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  • La lutte continue pour les retraites

    La lutte continue pour les retraites

    Plus de cotisations, moins de points acquis et un niveau de retraite complémentaire en recul constant », résume Josette Biancheri, secrétaire générale adjointe de l’USR CGT 13. La suspension de la réforme des retraites n’éteint pas la mobilisation contre les attaques du gouvernement. À l’heure où les négociations s’ouvrent sur la valeur du point, retraités et actifs ne lâchent rien sur la défense de leur pouvoir d’achat.

    Place du général-de-Gaulle, devant le rideau tiré du siège du patronat marseillais, les militants CGT, retraités et actifs des secteurs de la métallurgie et de la réparation navale, soutenus par François Canu, un des nouveaux secrétaires de l’Union départementale, étaient rassemblés pour exiger une revalorisation de 10 % du point Agirc-Arrco. « C’est le minimum pour un pouvoir d’achat permettant à tous de vivre dignement, défend Claude Diharçabal, membre du Conseil national des retraités de la métallurgie. l’inconvénient des complémentaires calculées sur le point, c’est qu’il change chaque année et comme il n’est pas à la hauteur de l’inflation, ça fait des années que notre pouvoir d’achat dégringole. Depuis 2020, en moyenne, on a déjà perdu deux mois de pension par an ».

    Des inquiétudes justifiées au regard de l’augmentation des prix des produits de consommation, de l’énergie, des transports, des mutuelles et des assurances. « Sans compter les dépenses en santé avec le doublement du ticket modérateur pour le remboursement des médicaments. Certains de nos camarades renoncent à se soigner », ajoute Josette Biancheri. Concernant la perte cumulée sur leur retraite complémentaire Agirc-Arcco, ils font le calcul qu’en « 30 ans, le rendement a baissé de 40 % impactant chaque génération avec un niveau de retraite en diminution ». Ce sentiment d’injustice sociale s’exprime également parmi les actifs. « Nous sommes tous des futurs retraités, rappelle Vincent Vadrot, secrétaire régional CGT métallurgie. dans tous les secteurs du privé, les actifs vont devoir payer plus pour avoir moins de retraite ».

    Un produit boursier juteux

    Dans une motion que l’USR CGT adresse au Medef, les retraités revendiquent : « Le gel de la valeur d’achat du point afin d’augmenter le nombre de points acquis, l’augmentation de la valeur de service du point de 10 % au nom d’un rattrapage des pertes cumulées depuis 2020 et d’un maintien du pouvoir d’achat pour 2025, la mise en place d’un principe de revalorisation des retraites complémentaires en début d’année indexées sur l’évolution du salaire moyen, la suppression de la sous indexation et l’ouverture d’une négociation d’un avenant à l’ANI de 2023. »

    Des demandes d’autant plus accessibles que les cotisations des travailleurs rapportent à l’Agirc-Arrco un pognon de dingue. Les résultats des comptes de l’exercice 2024 se traduisent, en effet, par un excédent de 4,6 milliards d’euros et les réserves atteignent 101,7 milliards d’euros, selon le rapport de la Cour des comptes. Enfin, souligne Josette Biancheri, « tout cet argent est placé en Bourse : 3 milliards d’euros sont issus des placements financiers ». Un niveau de réserve s’est construit depuis des années au détriment des niveaux de pensions et on voudrait encore les taxer.

    Les voyants étant tous au vert, l’augmentation des retraites et leur revalorisation sont donc une juste exigence sociale. « Ces moyens financiers conséquents doivent servir à répondre aux besoins des retraités et non pas à la spéculation financière comme c’est le cas actuellement. » La CGT demande en conséquence que le Conseil d’administration prenne en compte ses attentes en décidant d’une revalorisation d’au moins 10 %. « Nous serons très attentifs à la décision », conclut-elle.

  • L’OM vise un Havre de paix

    L’OM vise un Havre de paix

    Reprendre le chemin du championnat après deux semaines de trêve internationale n’est jamais simple. Surtout quand on s’appelle l’Olympique de Marseille et que l’on a connu une série de quatre succès consécutifs précédemment, dont deux majeurs, celui face au PSG en Ligue 1, avant celui contre l’Ajax en Ligue des Champions. Mais c’est la victoire à Metz que l’entraîneur phocéen retient comme celle de la maturité. « Le mérite revient aux joueurs », estime Roberto De Zerbi, en soulignant avoir vécu un très beau mois de septembre et qu’il a hâte « de repartir comme on a fini ».

    Et parmi ceux qui ont apporté leur grain de sel pour offrir plus de stabilité à cette formation olympienne, l’international marocain Nayef Aguerd est à mettre sur un piédestal. « C’est déjà un leader de l’équipe », martèle le technicien italien, en évoquant également Pavard et Emerson parmi ceux qui possèdent cette qualité. Le principal intéressé ne pouvait pas connaître meilleur situation pour ses débuts à l’OM. « Je suis très content, on est sur une série de victoires. Ça se passe très, très bien sur le terrain, en dehors du terrain, donc franchement, rien à dire  », se réjouit le défenseur des Lions de l’Atlas, avec qui il a vécu une seizième rencontre internationale victorieuse, mardi, face au Congo (1-0). Un record d’invincibilité dans l’histoire du football. « Je peux vous assurer que ce n’est pas facile, parce que les équipes qui viennent aujourd’hui veulent battre le Maroc. Même quand on joue chez nous, c’est dur », témoigne le premier buteur du Classique, qui retournera dans quelques semaines au Royaume chérifien pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations. Comme un certain nombre de ses coéquipiers marseillais.

    Mais, pour l’heure, l’OM va chercher à retrouver le chemin de la victoire avec la réception du Havre. « Ils ont perdu quelques matches, mais ils ont encaissé peu de buts. Ils ont joué aussi contre des équipes fortes comme Strasbourg », remarque Roberto De Zerbi. « Ils ont de bons joueurs au milieu du terrain. Donc, c’est une équipe vraiment à affronter de manière sérieuse, en sachant toutefois que si on fait les choses comme il faut les faire, on a la possibilité de l’emporter », poursuit-il, conscient qu’un succès serait une excellente opération, dans cette 8e journée où le PSG a reçu Strasbourg et que Lyon se déplace à Nice. « On a besoin de nous remettre sur la bonne fréquence, surtout au Vélodrome, afin de repréparer ces six matches avant la trêve », souligne-t-il, conscient que son groupe doit arriver fin prêt pour son match de Ligue des Champions, mercredi (21h), face au Sporting.

    « On a besoin de nous remettre
    sur la bonne fréquence »

  • La Grèce s’invite au Salon du livre métropolitain à la Citadelle

    La Grèce s’invite au Salon du livre métropolitain à la Citadelle

    Inauguré vendredi soir, le Salon du livre métropolitain vous donne rendez-vous tout au long du week-end avec La Grèce en invité d’honneur pour cette deuxième édition à la Citadelle de Marseille.

    Valoriser tous les acteurs du livre

    Au cœur d’un joyau patrimonial, le Salon a pour objectif de valoriser le livre et l’ensemble de ses acteurs qu’ils soient éditeurs, libraires, auteurs ou illustrateurs sur l’ensemble du pourtour méditerranéen.

    Au total, ce n’est pas moins de 50 auteurs, traducteurs et éditeurs venus d’Athènes, Thessalonique, Palermes et tant d’autres villes de Méditerranée qui sont attendus sur deux jours. Et c’est la Grèce, pays fondateur de Marseille qui est mise à l’honneur dans toute sa diversité et sa richesse.

    Causeries et dégustations

    De la mer à l’archéologie en passant le chant, la danse et le cinéma, de nombreux temps forts vous attendent au Salon. À commencer par le Banquet littéraire, un événement à ne pas manquer ce samedi dès 17h30 qui offrira des causeries assorties de dégustations et animées par des spécialistes. En plus il est gratuit, sur inscription à la Citadelle le jour même à partir de 14h.

    Le lendemain, la fête avec des danses et des chants traditionnels grecs sera mise en lumière avec un concert du Haïdouti Orkestar et un autre de la chanteuse franco-grecque Dafné Kritharas à partir de 17h.

    Un rendez-vous aussi pour le jeune public

    Mais le Salon est aussi et avant tout un lieu de rencontre et de partage pour tous les âges et toutes les générations. La photographie y sera valorisée et avec elle une exposition BD d’Astérix, le plus célèbre des explorateurs du bassin méditerranéen, réalisée par le collectif marseillais BIM. La jeunesse y trouvera toute sa place avec des ateliers et des lectures dansées. Sans oublier une chasse au trésor et un mapping. Pour les plus grands, ateliers d’écriture, rencontre autour du polar grec ou encore conférences musicales sont au programme.

    Infos et programme sur le site ampmetropole.fr

  • Découvrez les monuments à hauteur d’enfants

    Découvrez les monuments à hauteur d’enfants

    à l’occasion d’une nouvelle édition de Monument jeu d’enfant, les monuments nationaux de la région vous ouvrent leurs portes et leur histoire. Le temps d’un week-end, ce patrimoine se transforme en terrain de jeu et l’histoire devient ludique, vivante et sensorielle à travers une programmation faite pour le jeune public et organisé, comme chaque année, par le Centre des Monuments nationaux.

    Le site Archéologique
    de Glanum, à Saint-Rémy

    Découvrez un conte drôle et touchant avec Jean-Amédée, de Gwendoline Raisson et illustré par Christian Heinrich. Le héros, Jean-Amédée, est un crapaud aux yeux dorés qui a des rêves de grandeur. Pour sortir de son marais poisseux, il ne voit qu’une solution : embrasser une princesse, quitte à abandonner Bérénice la crapaude… Autour de ce conte plein d’humour sur l’amour et le pouvoir, un atelier en famille vous est proposé, samedi entre 10h et 14h. En vous inspirant de la grenouille sur son nénuphar, tirée de la mosaïque de la Maison du Faune à Pompéï, vous créerez un parallèle avec l’histoire de Jean-Amédée, tout en découvrant les pigments naturels et les couleurs, techniques utilisées dans l’Antiquité.

    Dimanche, un spectacle, sous forme de lecture dessinée, réalisé par les auteurs du roman et projeté en direct sur grand écran, est au programme à 11h et 14h.

    L’abbaye de Montmajour, à Arles

    Après une promenade sensorielle et historique dans les jardins médiévaux du site exceptionnellement accessibles pour l’occasion, les enfants à partir de 6 ans pourront réaliser un herbier du Moyen-Âge. L’objectif : cueillir, dessiner, mais aussi observer et nommer les plantes présentes à l’abbaye ! Pour participer, c’est samedi à 14h30 et dimanche à 10h 30 et 14h30.

    L’abbaye du Thoronet

    Michel et Michel, deux guides du patrimoine fraîchement diplômés, ont l’intention de vous faire sortir des sentiers battus en proposant une visite guidée pas comme les autres. Fresque historique, quiz, informations scientifiques et historiques… Découvrez en famille l’abbaye sous un jour nouveau ! à moins que quelque chose ne dérape… à vivre à partir de 6 ans, dimanche, à 10h30 et 14h30.

  • Entre ferroviaire et sports alpins, la Région tout schuss vers les JO

    Entre ferroviaire et sports alpins, la Région tout schuss vers les JO

    Le fil rouge, c’est la préparation des Jeux olympiques. » Pour l’avant-dernière assemblée plénière du conseil régional de l’année, la majorité de Renaud Muselier (Ren.) entend « accélérer » sur les différents projets en lien avec les JO d’Hiver 2030 dans les Alpes françaises en entérinant moult dispositifs.

    Le symbole de cette politique est évidemment la poursuite de l’ouverture à la concurrence des TER avec l’attribution d’un nouveau lot de lignes à la SNCF suite à un appel à manifestation (lire notre article du 17/10) dont la fameuse ligne des Alpes. Attribution votée suite à une passe d’armes avec son opposition d’extrême droite qui dénonce un « cirque coûteux pour n’avoir qu’une seule ligne régionale hors SNCF ». Jean-Pierre Serrus, vice-président en charge des transports (Ren.), artisan de l’ouverture de la concurrence, a paradoxalement défendu la SNCF : « Dans la concurrence, c’est le meilleur qui gagne. Tant mieux si la SNCF gagne deux fois sur trois. » Une référence au bras de fer autour de l’arrivée de Transdev pour la ligne Marseille Nice. De quoi faire le lien avec un autre rapport voté qui acte le déploiement de 522 millions d’euros pour « le désenclavement des Alpes ». Avec au programme : la régénération ferroviaire de l’Étoile de Veynes, et des conventions de financement des études de faisabilité pour plusieurs gares (celles de Chorges, Embrun, Les Ecrins et de Gap). En bref, l’exécutif régional vante « un programme ferroviaire plus ambitieux que prévu ».

    Parallèlement, le conseil régional a aussi voté une enveloppe de 9,6 millions d’euros pour les espaces valléens et les stations de ski en vue de « soutenir 52 opérations en faveur des stations, vallées et refuges ».

    Du fret pour Arles et Arenc

    Pas qu’en lien avec les JO, la Région fait aussi un grand pas dans le développement du fret ferroviaire avec le déblocage d’1,9 million d’euros pour le développement ferroviaire à Arles et à Marseille. Concrètement, la collectivité s’engage sur une convention de financement avec l’État pour la réalisation d’un terminal de transport combiné sur le port d’Arles. Même principe pour les études d’avant-projet pour l’allongement des voies de fret d’Arenc.

    Côté infrastructure sportive pour 2030, l’exécutif de Renaud Muselier tient à rassurer. D’où le vote d’un partenariat avec la Fédération française de ski, le Comité régional de ski Provence Alpes et le Comité de ski Côte d’Azur. Lesquels prennent la forme d’une convention pluriannuelle où la Région s’engage à soutenir la FFS et les deux comités. Autre dispositif d’importance en vue des JO, celui du « Pass sports de montagne » pour les lycéens du territoire. « L’ambition est de permettre à tous les jeunes, quels qu’ils soient d’accéder au sport sans barrière sociale et géographique. Et faire découvrir nos massifs alpins », explique Ludovic Perney, vice-président de Région en charge de la Jeunesse, des Sports. Avant de conclure : « Chaque jeune de notre région disposera d’un porte-monnaie numérique de 100 euros par an. Il servira à financer les forfaits de remontées mécaniques, les cours de ski, licences sportives ou l’achat d’équipement. »

  • La gauche dénonce « une saignée » budgétaire volontaire

    La gauche dénonce « une saignée » budgétaire volontaire

    Martine Vassal et son exécutif ont voulu se montrer rassurants. Malgré 2,2 milliards de dette attendus lors du vote du compte administratif 2025, et une capacité de désendettement de 18 ans, « le bateau est piloté et bien piloté », martèle la présidente (DVD), « Oui le département est solide, oui il agit, oui il regarde l’avenir avec confiance ». Un discours de la méthode (coué) approfondi par Yves Moraine (LR), son rapporteur des finances, en abordant la décision modificative (DM 2) du budget 2025. Saluant un « exercice exceptionnel » pour un budget voté à l’aveugle « sur la base d’un projet de loi de finance qui n’a jamais vu le jour », lui aspire « aux encouragements ».

    Enchaînant les parallèles avantageux avec « la situation dramatique des 100 départements de France », l’avocat s’attribue les bons points, expliquant que depuis 2022, la baisse des Droits de mutation à titre onéreux, a fait perdre à la collectivité 500 millions, l’équivalent de plus d’une année d’investissement.

    L’élu de droite y ajoute « la contrainte des dépenses sociales et de la solidarité » qui « contenu de la situation de sa ville centre », représentent 63 % des dépenses contre 54% en moyenne en France. Insistant sur le fait que le choix a été fait de recourir à l’emprunt pour maintenir l’investissement, ce dernier juge enfin bon de rappeler que le Conseil départemental « dépense moins pour son personnel que la moyenne des départements ».

    « Variables d’ajustement »

    « Finalement tout va bien, pourquoi sommes-nous inquiets ? », ironise Audrey Garino pour le groupe communiste estimant que « cette DM s’inscrit malheureusement dans la continuité du budget d’austérité et de renoncement » voté l’an dernier.

    Évoquant des coupes de 400 000 euros dans la culture, 600 000 dans le sport, 600 000 euros dans la jeunesse, elle, dénonce « une saignée volontaire à défaut d’être assumée » : « Les habitants de nos territoires ne sont pas des variables d’ajustement permettant d’équilibrer vos comptes publics que vos défaillances et vos choix politiques ont grandement fragilisés », glisse-t-elle.

    Plus qu’une « gestion rigoureuse », Azad Kazandjian (PS) pointe un « essoufflement financier inquiétant qui trahit des années d’arbitrages politiques hasardeux centrés davantage sur la communication que sur une véritable stratégie d’investissement au service des habitants ».

    Nouriati Djambae, l’élue écologiste, en remet une couche faisant le lien entre la mobilisation, au même moment devant le Département (lire encadré), d’associations travaillant dans l’aide sociale à l’enfance, « des associations qui protègent nos enfants, étranglés par des coupes budgétaires insensées, des éducateurs épuisés, des jeunes en détresse », et un rapport de la commission permanente actant l’achat d’une villa pour loger le sous-préfet d’Aix, « dans le confort le plus parfait ». « Voilà donc le sens des priorités », tance cette dernière.

  • Le couronnement par les airs de la Bonne Mère

    Le couronnement par les airs de la Bonne Mère

    C’est avec une grande agilité que le pilote du Super Puma d’Airbus Helicopter a hissé hier à 9h30 le caisson de 150 kilos contenant la couronne de la Vierge pour le déposer sur une plateforme au-dessus des échafaudages qui enlacent la Bonne Mère. La séquence marque la fin du chantier de restauration commencé le 2 février.

    Le père Olivier Spinosa, recteur de la basilique et Édouard Detaille, responsable mécénat du diocèse ont salué le travail accompli par les différents corps de métier. Il y avait Xavier David et Arthur Rafine, les architectes du chantier, Thomas Pages, l’artisan chaudronnier qui a rénové la couronne avant sa dorure, Lionel Fadat, le conducteur de travaux de l’entreprise Girard qui avec ses tailleurs ont traité les sculptures en pierre de Calissane, Grégory Bernard, le conducteur de travaux des Ateliers Gohard accompagné de Cyrielle d’Antony, une des cinq doreuses qui la semaine dernière ont posé les dernières feuilles d’or.

    Lundi, le nouveau paratonnerre de la société Protibat Sud sera posé sur la couronne avec les feux rouges de nuit de l’aviation civile. Le démontage des 50 tonnes d’échafaudage pourra alors commencer.

  • L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    Il y a quelques semaines, on a commandé une étude avec la chambre de commerce. L’étude est limpide, elle dit que depuis ces 15 dernières années, les centres commerciaux ont assassiné le centre-ville. En attendant, il faut trouver une solution », lance Benoit Payan, maire de Marseille (DVG), interrogé sur le plateau de BFM Provence, ce jeudi, sur l’avenir des Galeries Lafayette, au Centre Bourse.

    Bien qu’il ne se soit pas encore officiellement déclaré candidat à sa propre succession, à 5 mois des municipales, l’élu évoque ses projets sur ce dossier : « J’ai travaillé avec le président de la République et avec l’état sur une solution d’envergure nationale. Probablement un grand équipement culturel. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. » Selon l’édile, un financement important est attendu. Il poursuit : « Au 15 novembre, il doit y avoir la dernière proposition de rachat. On verra à quoi elle ressemble. Si elle ne me convient pas, je prends l’engagement de racheter les Galeries Lafayette pour en faire un lieu où on y remet de la vie, avec des gens, pour que le centre-ville ne périclite pas. Pas forcément un centre commercial. »

    Des projets encore flous pour le moment

    Le même jour, un peu plus tôt, Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole, candidate à la mairie de Marseille, lançait sa campagne sous le slogan « Marseille, je t’aime avec Martine Vassal ». Elle invite les Marseillais à choisir entre « cinq propositions pour l’avenir du site des Galeries Lafayette », à savoir le Centre Bourse. Une consultation citoyenne avec un vote qui sera ouverte dès ce lundi 20 octobre.

    Les options proposées sont une école de cuisine baptisée « Jean-Baptiste Reboul » (chef né dans le Var en 1862), une maison marseillaise de l’enfant avec de vastes espaces de crèche municipale, un parc urbain nommé « Central Mars », un centre commercial renouvelé, ou enfin un centre commercial 100 % dédié au « Made in Marseille ». Des visuels accompagnent ces propositions, mais ils ne sont ni crédités à une agence d’architecture, ni chiffrés à ce jour. Selon La Provence, ils auraient été « élaborés en interne ».

    Quelques mois plus tôt, en mars, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région, et Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce, envisageaient l’implantation de la cité judiciaire à la place du Centre Bourse, dans le but de redynamiser le centre-ville. Parlant de « véritable urgence », Renaud Muselier proposait alors « de se mettre vite autour de la table pour proposer des solutions sur la base des résultats de l’étude que je propose de cofinancer ».

  • Archi-passionnant !

    Archi-passionnant !

    Prendre le temps d’observer et de regarder avec un œil neuf les bâtiments et les équipements dans lesquels nous vivons parfois machinalement. C’est l’invitation de la 10e édition des Journées nationales de l’architecture qui s’attachent ce week-end à mettre en lumière les architectures du quotidien. L’occasion unique de découvrir, gratuitement, avec pour guides des architectes, urbanistes et les agents des services publics des réalisations aussi diverses que des écoles mais aussi des gestes architecturaux exceptionnels mis au service de tous. C’est le cas des bâtiments culturels.

    « Le droit à la ville »

    L’occasion aussi de se rappeler que l’architecture n’a jamais été neutre. C’est toujours un acte politique et l’histoire nous enseigne que les villes, l’urbanisme, ont été et sont toujours des instruments servant à reléguer ou à discipliner des populations. Recoudre la ville est fort heureusement l’ambition d’une nouvelle génération d’architectes prête à s’attaquer aux inégalités spatiales.

    Cette dimension sociale de l’architecture se déploie dans notre quotidien et l’éclairage offert par ces Journées peut permettre de prendre conscience de notre environnement et d’en devenir des acteurs, des citoyens pleinement dans la ville, le village. Comment ne pas penser au philosophe Henri Lefebvre et à son texte fondamental « le droit à la ville ». Il écrit que ce droit « ne peut se concevoir comme un simple droit de visite (..) Il ne peut se formuler que comme droit à la vie urbaine, transformée, renouvelée ». Un idéal à embrasser.

  • Vaucluse Un prétendu petit abattement en trompe-l’œil

    Vaucluse Un prétendu petit abattement en trompe-l’œil

    On ne sait pas si le message passera comme une lettre à la Poste, mais l’union des retraités CGT de Vaucluse y a mis tout son cœur, vendredi, en fin de matinée. Serge Andreozzi, membre du bureau et retraité de La Poste, a déposé dans la boîte aux lettres de l’antenne de l’Agirc-Arrco, dans l’intra muros d’Avignon, une motion pour la revalorisation des retraites complémentaires. Une dizaine de retraités l’accompagnait lors de ce rassemblement, s’inscrivant dans un appel national (lire ci-dessus), jour d’un conseil d’administration des caisses complémentaires de retraite.

    « Depuis 8 ans, le taux du point n’a pas bougé, à l’inverse de l’inflation : cela me fait perdre 200 euros par mois », calcule Serge Andréozzi. Le syndicat, soulignant la très bonne santé financière de l’Agirc-Arrco, exige notamment la mise en place automatique d’un principe de revalorisation annuel indexé sur l’évolution du salaire moyen.

    Les retraités CGT goûtent peu les propositions budgétaires du gouvernement Lecornu. Comme la suppression de l’abattement fiscal des retraités et son remplacement par un forfait de 2 000 euros. « J’ai fait les calculs hier soir, ça m’a empêché de dormir, j’aurais dû attendre ce matin car ça réveille, expose Serge Andreozzi. Avec mon épouse, nous avons 2 800 euros de retraite cumulée avec un abattement fiscal de 3 000 euros. Si le budget passe, on sera imposé de 40 euros de plus par mois, mais en cumulé, on perdra 110 euros avec le doublement des franchises médicales. » Françoise Lichière, ex-secrétaire générale de l’USR CGT 84, abonde en mettant en lumière l’effet pervers de ce changement fiscal : « On nous bassine depuis des semaines sur le fait que c’est juste une petite somme en plus par mois, mais en redevenant imposable, il y a plein d’autres petites choses en plus à payer comme par exemple l’abonnement transports. »

    Les retraités vauclusiens s’attellent déjà à la préparation locale de la journée d’action nationale et intersyndicale du 6 novembre. « On ne va pas rester les bras ballants », prévient Serge Andréozzi.