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  • Au Mémorial, la tolérance pour ADN

    Au Mémorial, la tolérance pour ADN

    Aux abords du Mémorial de Rivesaltes, une succession de barbelés et de baraquements délabrés parcourt la garrigue. Ici, entre 1941 et 2007, la France a interné de force près de 60 000 personnes au total. D’abord les Juifs et les Nomades, puis les Républicains espagnols exilés lors de la Retirada. Ensuite les Harkis et les Guinéens… Dès 1982 et jusqu’à sa fermeture en 2007, le camp Joffre est transformé en centre de rétention où sont alors confinés l’ensemble des migrants en cours d’expulsion…

    C’est donc ici, sur le site du camp Joffre, que le gouvernement de Vichy puis l’État français plus largement ont entassé les « indésirables » dans des conditions indignes, et c’est à l’ensemble de ces peuples que le Mémorial d’aujourd’hui, abrité dans un immense bloc à moitié enterré, souhaite rendre hommage. Graver dans le marbre. Raconter. Et surtout réparer.

    « Toutes ces personnes étaient très différentes. Mais elles avaient un point commun : elles ont été enfermées ici sans avoir commis ni crime ni délit. Elles n’ont pas été enfermées pour ce qu’elles ont fait mais pour ce qu’elles sont », analyse Nicolas Serpette, directeur de la communication du Mémorial, bien déterminé avec l’ensemble de l’équipe à veiller à l’équilibre des mémoires.

    Éclairer, rayonner, éduquer…

    Ces dix dernières années, le site s’est donné pour mission de plancher sur trois axes essentiels. D’abord « éclairer » en participant à faire avancer la connaissance historique et scientifique, « notamment sur des périodes ou des groupes encore peu explorés, comme les populations de tirailleurs sénégalais, ou encore les femmes et les enfants internés dans les camps de Vichy, un thème que nous avons abordé récemment à l’occasion d’un colloque ».

    Le deuxième grand axe consiste évidemment à éduquer, le Mémorial accueillant de nombreux groupes scolaires tout au long de l’année. « Nous sommes un lieu de transmission, qui inclut tous les publics, dont un visiteur sur deux a moins de 18 ans », ajoute Nicolas Serpette. Doté d’un conseil pédagogique dirigé par Benoît Falaise depuis 2023, le Mémorial accueille de nombreux projets scolaires autour de l’écriture, de l’histoire et de la laïcité. « L’idée, c’est de contribuer à faire de ces élèves les citoyens éclairés de demain. Avec ces témoignages, nous voulons les préparer à faire face au monde d’aujourd’hui, qui n’est pas toujours facile à décoder et qui voit un retour en force des discours dangereux. »

    Mais l’équipe s’échine aussi à faire rayonner cette structure, pour en développer la portée. « Nous avons une programmation culturelle très active et nourrie. Nous essayons toujours d’associer un temps de réflexion historique avec un temps artistique. Nous sommes convaincus que la transmission de l’histoire ne peut pas être que savante », détaille Nicolas Serpette. Actuellement, elle se révèle notamment via l’exposition « Objets de mémoires », de l’artiste Nicole Bergé, à voir jusqu’en février 2026.

    En lutte contre

    les discriminations

    En 2006, Robert Badinter, dont la dépouille vient tout juste de faire son entrée au Panthéon, avait joué un rôle déterminant en mobilisant de nombreuses personnalités autour de lui, pour alimenter une pétition en faveur du projet de mémorial. « Je me souviens d’un discours tout à fait émouvant. C’était un homme très sensible à ces problématiques d’internement et de déportation. À l’époque, on lui avait remis une cuillère trouvée sur le site de Rivesaltes. Dans les camps, les gamelles et les cuillères en métal sont un symbole fort, ce sont des éléments de survie. Et Robert Badinter l’a conservée dans son bureau jusqu’à la fin de ses jours. »

    Tout comme l’avocat, le Mémorial s’inscrit dans une lutte sans faille contre le racisme et les discriminations. À l’image de Badinter dans ses mille combats, il s’est donc lui aussi attiré les foudres du RN (voir ci-dessous), mais qu’importe. En interne, on assume : « Nous, nous portons des valeurs de tolérance, d’ouverture, de respect et de fraternité. C’est dans notre ADN », martèle Nicolas Serpette.

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • Renaud Muselier : « Notre pays dysfonctionne, il faut un fédéralisme à la française »

    Renaud Muselier : « Notre pays dysfonctionne, il faut un fédéralisme à la française »

    Ce week-end, Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Le Macronisme
    Didier Gesualdi : Quelle triste fin pour le macronisme nous sommes en train de vivre. Qu’en pense le président de Région Renaissance que vous êtes encore ?
    Triste fin… je ne sais pas comment ça va finir en fait. Je ne suis pas pour son départ, je pense que ça ouvre la porte à d’autres problèmes pour l’avenir. On a un Parlement, il faut qu’il trouve des solutions. Le problème, c’est que les parlementaires n’arrivent pas à s’entendre. Le fait qu’on ait voté le non-cumul des mandats fait que les députés sont aux ordres de leurs chefs de parti. Certains demandent le départ du président de la République, on en a eu quelques-uns avant lui. Avec des hauts et des bas. Quand ça va pas, si on fait partir le président de la République, qu’est-ce qui va se passer pour le prochain ?
    Didier Gesualdi : On a l’impression qu’il joue un peu avec les Français non ?
    Léo Purguette : Il y a de la colère dans le pays !
    Ce sont deux choses différentes. La colère est réelle, les incertitudes sont nombreuses, dans toutes les couches sociales. Du patron au salarié tout le monde déteste ce contexte d’instabilité donc il y a une sourde colère mais ce qui me gêne le plus, au-delà de ce sentiment que je partage quelque part, je n’arrive pas à comprendre que les parlementaires ne s’entendent pas. Ça m’énerve ! Leur façon de se comporter, de s’exprimer, de voter… Un jour je suis pour, un jour contre…
    Léo Purguette : C’est particulièrement caractéristique dans votre ancienne famille politique, LR, avec l’exclusion de 6 ministres qui viennent d’être nommés.
    Ils ne sont pas exclus… Je regarde ça avec un peu de sidération aussi. Je regarde la totalité du schéma là-haut qui est assez incroyable. Vous avez le RN, l’extrême droite, qui demande absolument la dissolution non pas pour régler nos problèmes collectifs mais pour voter une loi d’amnistie pour Mme Le Pen. C’est ça son problème à elle. Quant à M. Mélenchon, il veut absolument faire partir le président parce que des socialistes qui arrivent à vivre sans lui, reprennent du poids. Les communistes sont tiraillés là-dedans, je ne les vois pas trop au niveau national. Et vous avez le bloc central, où vous avez des trucs incroyables. M. Bayrou qui dit « c’est moi ou le chaos » en rentrant de vacances. On lui a dit, ben c’est toi. Au revoir et merci…
    Le bloc central

    Léo Purguette : Édouard Philippe d’Horizon qui demande le départ du chef de l’État, c’est assez significatif des dissensions qui règnent dans ce bloc central.

    Ou des stratégies complexes. Il a vu que dans les sondages, il était en train de s’effondrer donc il prend un autre chemin. Moi j’essaye d’être plus raisonnable. D’abord parce que je ne suis pas candidat à la présidence de la République. Quand on veut le devenir, si on peut gagner, on ne déstabilise pas la fonction.

    Léo Purguette : Êtes-vous favorable à la concession faite avec la suspension de la réforme des retraites et en cohérence avec le budget qui continent un certain nombre de reculs sociaux dénoncés par la gauche et les syndicats ?

    C’est deux questions en une. Sur la première, je pense que la réforme des retraites est indispensable. Il y a de moins en moins d’actifs, de plus en plus de retraités. Ce sont les jeunes qui payent pour les vieux et les vieux veulent partir de plus en plus tôt. C’est une inégalité sociale incroyable. Je suis pour la réforme des retraites. Une fois que j’ai dit ça, je ne suis pas pour la dissolution parce que c’est le chaos dans le pays. Donc chacun doit faire des efforts. Il y a une démarche à l’Assemblée nationale, s’il n’y a pas un mouvement sur la réforme des retraites, le gouvernement saute. Ça coûterait encore plus cher que de lever la plume de la réforme. Il faut que chacun fasse un effort. Sur la physionomie du budget, il faut laisser une chance au débat parlementaire. Je souhaite que chacun soit capable de discuter avec son voisin.

    Dissolution

    Didier Gesualdi : Certains ont peur de repasser devant les urnes, pourtant la dissolution pourrait clarifier les choses, non ?

    Moi, je n’ai pas peur des électeurs. J’ai fait 17 campagnes, j’en ai gagné 15. En général, c’est ceux qui ont été candidats une fois ou deux qui ont peur, ou ceux qui se disent « j’ai pas reçu les gens, j’ai traîné tout le temps à Paris parce que j’étais tranquille sans électeurs pour m’ennuyer ». Il n’y a pas à avoir peur du peuple mais quand vous faites une dissolution, tout s’arrête au niveau national. Donc ce qui pose question, c’est que pendant un moment bien particulier, plus rien ne bouge.

    Les municipales

    Léo Purguette : Vous êtes partisan de ce qu’on pourrait appeler un « socle commun » au niveau marseillais. Peut-il tenir localement alors qu’il a volé en éclat au plan national ?

    L’unité c’est toujours difficile. Quand les états-majors sont loin d’être exemplaires, forcément ça a des conséquences au niveau local. Mais ici je pense quand même que chez Renaissance, les LR, chez Horizon, chez les divers droite, les écologistes raisonnables, tous ceux qui composent ma majorité en réalité, il y a des gens qui se respectent, qui fonctionnent assez bien.

    Didier Gesualdi : En face, c’est qui l’ennemi ?

    Tous ceux qui sont candidats contre nous. Le RN s’est uni. LFI veut y aller et déteste le Printemps marseillais et Benoît Payan. Il y a les Verts qui ont décidé de soutenir le Printemps marseillais mais chez les Verts, je connais plutôt M. Barles qui était le chef des Verts depuis longtemps et qui était candidat la dernière fois, même s’ils s’étaient mariés entre deux tours. Aujourd’hui, il est plutôt proche de LFI. Chacun a ses problèmes et son histoire. Moi je trouve que cette mairie est mauvaise. Je disais à l’un de vos confrères de me dire ce que Benoît Payan a réussi. Il m’a répondu les JO ! Mais vous rigolez ou quoi ? ! C’est moi qui suis allé les chercher à l’époque quand il y avait Jean-Claude à la mairie. Et eux, ils votaient toujours contre !

    Léo Purguette : Benoît Payan a décroché le plus grand plan d’aides de l’État de l’histoire de Marseille.

    Vous me reprochez à moi d’être Renaissance et quand le président de la République Renaissance donne à Marseille, vous dites que c’est lui. J’espère que vous rigolez ! Ou alors c’est lui qui ment. Soyons sérieux.

    Léo Purguette : M. Sarkozy, ne vous avait pas beaucoup aidé quand vous étiez aux responsabilités.

    C’est pas parce qu’ils nous ont aidés ou pas beaucoup aidés qu’il faut donner la paternité de la victoire à l’adversaire.

    Léo Purguette : La maire de Marseille a récemment inauguré un parc Jean-Claude Gaudin. Quel regard avez-vous porté sur cela ?

    Je suis un peu mort de rire et triste à la fois. Mort de rire parce que c’est la honte absolue. Quand il y a eu la rue d’Aubagne, c’est lui qui organisait les trucs en criant « Gaudin assassin » et maintenant, c’est lui qui va nous expliquer que Gaudin était un homme merveilleux ? J’ai travaillé avec Gaudin suffisamment longtemps, j’ai eu une proximité avec lui que personne n’a eu dans cette ville, j’ai eu des difficultés avec Jean-Claude que personne n’a eu dans cette ville…

    Didier Gesualdi : …Est-ce que le Printemps marseillais n’a pas fait sortir Marseille de sa torpeur ?

    Non mais ça va bien là ? Pourquoi, il dormait ? On a eu Euroméditerranée, un certain nombre de choses quand même ! Et maintenant ça irait bien ? On connaît pas la même ville alors…

    Léo Purguette : Dans les enquêtes d’opinion, les Marseillais semblent dire que cela va plutôt mieux…

    Le dernier sondage on avait un point d’avance sur le Printemps marseillais, vous l’oubliez ?

    Léo Purguette : Comment analysez-vous le rapprochement Allisio-Ravier ? À moi la mairie, à toi le Sénat ?

    Vous avez M. Ravier qui représente le plus extrême de l’extrême et M. Allisio qui ne voulait pas lui parler. Donc oui, ils lui ont promis le Sénat.

    Didier Gesualdi : La droite va-t-elle courir après le RN dans cette campagne ?

    D’abord, c’est pas la droite, c’est une addition de forces pilotée par des gens comme Romain Simmarano, Mme Blanchard qui sont des jeunes, la génération pour Marseille. C’est la droite et le centre élargi.

    Décentraliser

    Didier Gesualdi : Il faut un geste de décentralisation ?

    Il faut aller beaucoup plus loin que ça. La loi 3DS, c’était des ajustements législatifs et réglementaires des dysfonctionnements français, ce n’est pas ça la décentralisation. Il faut faire ce que propose M. Borloo : un fédéralisme à la française où les territoires ont la capacité de faire et l’État s’occupe du régalien.

    Léo Purguette : Ça veut dire une autonomie fiscale pour les Régions ?

    Oui. Regardez on s’occupe bien des lycées, on les a tous refaits, ils étaient tous pourris, c’est la Région qui l’a fait, pas l’Éducation nationale. Là, c’est la Région qui paye le nouveau Samu qui arrive à Marseille. Est-ce que c’est dans notre mission ? C’est plutôt à l’État non ?

    Léo Purguette : Justement, ça ne vous fait pas craindre qu’avec une nouvelle décentralisation, il y ait une nouvelle déresponsabilisation de l’État ?

    Pourquoi on ne pourrait pas nous faire confiance à nous les élus locaux. On pleure pour avoir 4 euros 50 et quand on les a, on nous prend 1 euro 50…

    Personnalité régionale

    Didier Gesualdi : Vous avez été désigné personnalité régionale de l’année par le Trombinoscope. Il n’y a pas beaucoup de macronistes qui remportent des prix dans la période…

    Oui, ça m’a fait vraiment plaisir. J’ai passé ma vie et je passe ma vie à essayer de développer, de valoriser ce territoire, à trouver des solutions. J’ai amené les Jeux olympiques, je suis allé chercher les fonds européens, je travaille contre la désertification médicale… Là c’est un panel de journalistes qui s’est prononcé et j’ai gagné, moi le Marseillais, le bébé Chirac, un amoureux de la vie qui essaye d’aider son pays. Ou alors peut-être que les autres sont très très mauvais et que c’est pour ça que j’ai gagné.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Nathalie :

    Bonjour. Pourquoi s’obstiner sur la privatisation du rail alors que ça a été une catastrophe partout en Europe ?

    Ça n’a pas été une catastrophe dans toute l’Europe et ça a été très instructif d’arriver les derniers dans l’appel à manifestation d’intérêt, justement parce qu’on a vu là où ça ne marchait pas et là où ça marchait. Ça a été une catastrophe en Angleterre, un semi-succès en Italie, plutôt un échec en Espagne, un semi-succès en Allemagne, d’ailleurs parce que Transdev s’en occupe chez eux. En arrivant les derniers, on a vu ce qu’il ne fallait pas faire. Globalement, c’est plutôt un très gros succès. Sur les trains -à la louche- on perdait 365 millions d’euros par an, un million par jour ! On avait 80% de trains à l’heure. Aujourd’hui on est à l’équilibre et on a 97% de trains à l’heure. On a fait trois lots. Un a été gagné par la SNCF, l’autre par Transdev, ça marche plutôt bien. On vient d’attribuer le troisième, ce vendredi, pour le train des Alpes. C’est la SNCF qui a gagné, loin devant. Donc quand ils veulent, ils peuvent.

    Par ailleurs, on a diminué de 20% le prix des abonnements, parce qu’on a bien réalisé qu’il y a une gare à moins de 10mn de chaque habitation. Comme on ne peut pas faire de routes, d’autoroutes supplémentaires, on refait les gares.

  • À 14, Provence Rugby fait chuter Nevers

    À 14, Provence Rugby fait chuter Nevers

    Trois de suite pour Provence Rugby. Après Dax et Grenoble, Nevers est tombé face aux Aixois. Malgré l’exclusion rapide de Teimana Harrison, ils ont tenu jusqu’au bout pour l’emporter 39-33 et poursuivre leur série positive.

    Les locaux ont vécu la première période comme des montagnes russes. Deux essais rapides puis un carton rouge pour le capitaine Teimana Harrison, auteur d’un raffut au visage trop virulent. 60 minutes à 14, mais les Provençaux ne se sont pas laissé abattre. ils marquent à nouveau deux fois avant la première sirène, avec notamment les premiers points du demi d’ouverture Caleb Muntz. Nevers inscrit aussi deux essais et rentre aux vestiaires avec 15 points de retard (29-14).

    Après la pause, la rencontre était beaucoup plus équilibrée. De bonnes défenses de la part des joueurs de Philippe Saint-André et un score qui évoluait peu. Les équipes sont entrées dans les dix dernières minutes avec un écart de dix points. Cette marge de sécurité a encore permis à Provence Rugby de jouer libéré, le carton jaune reçu par les visiteurs a offert de l’air. Le physique a tenu jusqu’au bout de la partie et cette victoire fait entrer les Aixois dans le top 6 pour la première fois en 2025-2026. Et, accessoirement, de dépasser son adversaire du soir.

    « On a dû s’adapter avec ce carton rouge, on a eu des consignes du staff. À 14, il faut se serrer les coudes, c’est la solidarité qui nous a donné la victoire » confie, tout sourire, Baptiste Lenoir, 18 ans et enfant du club, titulaire pour la première fois.

    Provence 39 (29)Nevers 33 (14)

    7e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David.

    Essais : Valero (5e, 50e), Harrison (9e), Muntz (26e), Latterrade (36e) pour Provence, Coulibaly (22e, 73e), Jules (40e), Bousquet (54e), Wasserman (80e) pour Nevers ;

    Pénalités : Muntz (31e), Salles (75e) ;

    Carton jaune : Gabriel (74e)

    Carton rouge : Harrison (18e)

    Provence : Portela – Lapegue, Lenoir, Finau, Drouet – Coville, Muntz – Gambini, Harrison, Jalagonia – Youyoutte, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

    Nevers : Mayo – Wassermann, Turner, Pommelet, Tshimanga – Tarel, Le Bourhis – Coulibaly, Fraser, Kazubek – Gabriel, Smith – Pkhakadze, Jules, Ikahehegi

  • Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Retombé dans ses travers à Marcel-Michelin face à l’ASM samedi dernier (27-10), le RCT veut repartir de l’avant. Et vite oublier : « J’ai très mal digéré le match. Mais ce qui est important, c’est qu’on reparte. On l’a analysé. Place au prochain. Je n’ai pas envie de revenir dessus », balaye d’un revers de main Pierre Mignoni, qui a visiblement peu goûté à la prestation de ses joueurs. « On est vite passé à autre chose mais la première réunion a été costaude », confirme Jean-Baptiste Gros. « Mais on a fait une bonne semaine avec beaucoup d’énergie, d’enthousiasme. On veut laisser ce match derrière, ça arrive de passer à côté. »

    Gros le « leader », Brex le « régulateur »

    Pour se relancer, la recette est simple : « Il faudra mettre ce qui nous a manqué. Mais pas uniquement ce week end. Si on est en difficulté en conquête, si on manque d’agressivité, c’est pareil tous les week-ends », affirme le pilier international, conscient que le RCT, à l’image de la saison dernière, a aussi pêché (3 cartons jaunes) par son « indiscipline. Ça me dérange un peu. »

    Présent, une fois n’est pas coutume, pour la préparation estivale, le joueur de 26 ans, peu habitué à cette période car habituellement en tournée avec les Bleus « a un peu souffert car la reprise a été dure. Mais c’est en train de payer et de lui faire du bien », décrit Pierre Mignoni. L’Arlésien de naissance, de nature discrète, a aussi pris de l’épaisseur au sein du vestiaire, poussé par son entraîneur : « Il est dans le groupe des leaders. Je me disais que c’était une bonne idée. Il a des choses à dire même si ce n’est pas un gros communicant. Il parle peu, mais il fait », décrit-il, conscient de la chance d’avoir à sa disposition « un pilier international avec ce vécu. »

    Autre joueur d’importance, le centre italo-argentin Ignacio Brex, laissé au repos samedi dernier, recrue estivale qui a déjà conquis la Rade. « C’est un bon relai sur le terrain, avec beaucoup d’expérience, très aimé du groupe. Il communique bien, aide beaucoup les trois quarts. C’est celui qui a été le plus aligné. À lui de continuer, car il n’est pas trop habitué au rythme du Top 14, donc il faut faire attention, avant de partir en sélection. C’est un régulateur en attaque mais aussi et surtout en défense. Il prend de bonnes décisions, il arrive à rattraper des coups à 50-50. Il ne va pas hyper vite mais a un bon sens de l’anticipation », vante Pierre Mignoni. L’intéressé, qui commence déjà à maîtriser le français, dit « se sentir très bien à Toulon ». Jusqu’ici aligné aux côtés de Cowie ou d’Antoine Frisch (lire par ailleurs), l’international italien (46 sélections) connaîtra un nouveau partenaire (Nonu, Sinzelle ou Smaïli) dimanche, ce qui ne le perturbe pas : « Je n’ai aucun problème car j’ai joué avec différents centres en Italie. Je suis ici depuis 3 mois, je peux jouer avec n’importe qui. Ma’a ? C’est mon idole, le meilleur centre de l’histoire, donc j’apprends beaucoup de lui. »

    La tuile pour Frisch
    Gros coup dur pour Antoine Frisch. Indisponible pendant de longs mois la saison dernière à cause d’une fracture du pied, le centre international français (deux sélections), revenu à la compétition en septembre, a rechuté et sera indisponible quatre à cinq mois. « Il va subir une opération du pied la semaine prochaine, le même que la saison dernière. Il est très déçu, car ça arrive lors de sa deuxième saison chez nous, après avoir été poursuivi par les blessures, l’an dernier. On avait fait un choix à l’époque. Ça n’a pas tenu. Il reviendra en mars », indique Pierre Mignoni, qui a annoncé qu’il ne ferait pas appel à un joker, mais qu’il était en revanche toujours en recherche d’un élément supplémentaire pour remplumer sa ligne d’avants.
  • A Marseille, découvrez la nature et les sols vivants

    A Marseille, découvrez la nature et les sols vivants

    La fête du sol vivant est un événement organisé par le Réseau compost citoyen. Elle a pour but de promouvoir et partager les techniques de compostage, paillage et jardinage au naturel.

    à Marseille, c’est une journée « Trame ouverte » qui vous est proposée par le Collectif Trames Vertes, dont les associations Donut et Germ’ sont à l’initiative, à l’instar de nombreux collectifs d’habitants inquiets par l’ouverture à l’urbanisation d’une partie de ces terres et espaces de nature.

    Un événement grand public auquel vous pourrez participer en famille à partir de 9h30 au départ de l’arrêt de tram La Grognarde sur la ligne 2 avec une balade qui ouvre la possibilité de sillonner la trame, d’en valoriser les pratiques passées ou existantes mais aussi de penser à celles à venir. Une autre balade est également organisée un peu plus tard dans la matinée, à partir de 11h15 au départ de l’entrée du parc de la Mirabelle.

    25 hectares d’espaces naturels en ville

    Pour information, les milieux naturels et sols vivants dont il est question à l’occasion de cet événement se situent dans les 11e et 12e arrondissements de la ville et s’étendent sur presque 25 hectares, de La Grognarde jusqu’à la Ferme du Collet des Comtes – lieu où se poursuivra la journée – en passant par la butte de Butris, le parc de la Mirabelle ou encore la friche du Collet des Comtes. Un territoire urbanisé qui abrite cependant une trame verte continue où la biodiversité y est riche.

    Dès 10h donc vous pourrez vous rendre au sein de la ferme du Collet des Comptes où de nombreux stands vous donnent rendez-vous. Au programme une exposition, des ateliers et animations autour de la biodiversité mais aussi des temps forts autour de la sensibilisation au risque inondation, l’apprentissage des bases du compostage et sol vivant…

    La nature comme bien commun

    Un grand temps d’échange est aussi au programme au cœur de l’après-midi et l’événement se terminera par un moment convivial et un goûter partagé.

    Ces espaces qui jouent un rôle clé dans l’équilibre écologique de la ville sont à la fois des lieux de respiration pour les habitants, ils favorisent la circulation douce et sont des refuges pour de nombreux êtres vivants. Ce qui en fait un atout majeur pour la préservation de la biodiversité dans le contexte du réchauffement climatique.

    Au-delà d’un moment convivial à vivre en famille pour s’informer et en apprendre davantage sur l’importance d’avoir un espace de nature en ville, ce sont des enjeux majeurs qui se jouent selon les organisateurs pour laisser vivre la nature et la biodiversité, répondre aux enjeux de santé publique et de confort urbain mais aussi conjuguer agriculture urbaine et agroécologie.

    Des valeurs que les collectifs et habitants ne manqueront pas de rappeler tout au long de la journée.

    Samedi de 9h30 à 17h.

    Gratuit.

  • Le grand JT du territoire du 18 octobre

    Le grand JT du territoire du 18 octobre

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5Monde.

    L’intelligence artificielle est toujours plus puissante, et désormais même les plus grands groupes l’utilise. C’est le cas du groupe LVMH. Reportage exclusif dans cette édition au cœur de la fabrication du champagne de la maison Moët et Chandon, qui utilise l’IA lors du tri optique des raisins.

    Qui dit chantier d’envergure, dit moyen d’envergure ! La plus haute nacelle de France a fait escale en Bretagne pour nettoyer le plus haut clocher de la région. Après plus de 50 ans sans être nettoyé, l’édifice avait bien besoin de faire peau neuve.

    Un potiron de 472,5 kg ! Vous ne rêvez pas. Un agriculteur Béarnais a cultivé cette courge géante. Entre minutie lors de la culture et absurdité, ce légume devrait être transformé en citrouille géante, à l’approche de la fête d’halloween.

  • Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Reçus en mairie, ils ont obtenu l’assurance de travaux engagés pour sécuriser les établissements scolaires. Une série de travaux a été listée et un calendrier doit leur être fourni lors d’un prochain rendez-vous à fixer après les vacances. Par ailleurs les questions de la reconnaissance professionnelle et de la pénibilité avaient été soulevées par le syndicat, ainsi que le besoin de renfort en personnels pour la surveillance des cantines. « Nous avons obtenu que ces points soient étudiés » a indiqué leur représentante syndicale Françoise Risterucci.

  • [Cancer du sein, toutes concernées] « Le cancer du sein a doublé chez les femmes de moins de 40 ans, ce qui est très inquiétant. »

    [Cancer du sein, toutes concernées] « Le cancer du sein a doublé chez les femmes de moins de 40 ans, ce qui est très inquiétant. »

    C’est un constat, froid. Le cancer du sein est le cancer qui touche le plus de femmes en France et dans le monde. Un cancer qui, s’il est dépisté rapidement, se soigne très bien avec des traitements spécialisés. Au sein de l’Institut Paoli-Calmettes, le docteur Isabelle Oddou exerce depuis quatre ans. Du haut de ses 36 ans, cela fait déjà 6 ans qu’elle a décidé de ne travailler que dans des centres de lutte contre le cancer. « C’est une profession qui me parle, j’aime être présente pour les patients qui en ont le plus besoin », confie la radiologue.

    La mammographie, indispensable tous les deux ans

    à partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans, chaque femme reçoit tous les deux ans, à son domicile, une convocation pour ce que l’on appelle un dépistage organisé et gratuit. « En plus du dépistage organisé qui se fait dans un centre agréé et qui sera suivi par une deuxième lecture faite par un radiologue, il existe le dépistage individuel, qui est fait sur ordonnance de la part de votre médecin traitant ou gynécologue », explique Isabelle Oddou. « Le but même du dépistage, c’est de détecter les cancers asymptomatiques, c’est-à-dire sans aucun signe clinique chez la femme. C’est ce qui permet une augmentation de l’efficacité thérapeutique », poursuit la professionnelle.

    Attention aux facteurs
    risques modifiables

    Un examen conseillé officiellement par les autorités de santé publique à partir de 40 ans. Pourtant, la spécialiste note, depuis quelques années, une hausse des cas de cancer du sein chez des femmes de plus en plus jeunes. « Une étude menée entre 1990 et 2023 a montré que ce cancer a doublé chez la femme de moins de 40 ans, ce qui est inquiétant. » Ce qui l’est encore plus, c’est la patientèle de moins de 30 ans davantage présente dans les centres d’imagerie de la femme. D’où l’importance de la palpation « chez soi, sous la douche avec du savon, pour plus de facilité », conseille Isabelle Oddou, ou auprès d’un professionnel de santé.

    « Nous constatons à notre échelle que ces femmes qui se présentent n’ont, pour la plupart, aucun antécédent familial. Ce qui prouve bien qu’il y a un facteur externe qui entre en jeu. » C’est ce que le docteur appelle les facteurs risques modifiables. Ils sont en opposition avec les non modifiables que sont l’âge, les antécédents familiaux, les mutations génétiques ou encore les pubertés précoces et ménopauses tardives. « Il y a un facteur modifiable qui, selon moi, est encore trop sous-estimé et qui risque de prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir. C’est l’exposition aux polluants environnementaux que sont les perturbateurs endocriniens », poursuit-elle. « Il faut éviter l’eau en bouteille, car présents en grande quantité dans les plastiques. Seulement, pour réduire cette présence dans l’environnement il faudrait un changement de politique, donc on se sent impuissant. »

  • Raymond Depardon superstar du 47e Cinemed

    Raymond Depardon superstar du 47e Cinemed

    Une édition qui s’annonce haute en couleurs. Pour ses 47 bougies, le festival du cinéma méditerranéen de Montpellier Cinemed met la barre très haut. Il démarre sur les chapeaux de roues puisque dès la soirée d’ouverture, le 17 octobre, sera projeté L’Étranger, très attendu film de François Ozon (20h30, au Corum). « Je pense que les gens ne seront pas déçus car François Ozon réussit là où Luchino Visconti a échoué, c’est-à-dire adapter un monument de la littérature française en restant fidèle à Albert Camus mais en apportant une touche de modernité. C’est une réussite avec un formidable Benjamin Voisin dans le rôle de Meursault », sourit Christophe Leparc, directeur du Cinemed.

    Mais l’acmé du festival sera à n’en pas douter la présence de Raymond Depardon et de son épouse, la cinéaste Claudine Nougaret. Si le photographe est mondialement connu pour ses photographies, il l’est moins pour son œuvre cinématographique réalisée avec sa femme. Le Cinemed y remédie et programme une grande partie de sa filmographie (21 projections) avec notamment Journal de France, que le couple présentera au Corum (19/10, 14h). « Claudine Nougaret revient sur l’histoire du cinéma chez Depardon, elle retrouve des chutes de films non montés et brosse un portrait de lui absolument passionnant », précise Christophe Leparc. L’œuvre du photographe témoigne des bouleversements sociétaux depuis les années 70. « C’est un cinéaste à part entière qui a inventé son propre langage comme pour la photographie. C’est une œuvre assez foisonnante et éclectique. »

    Fidèle à son ADN, le Cinemed élargit sa focale sur le bassin méditerranéen et met à l’honneur l’Espagne, notamment, avec la venue du réalisateur Fernando León de Aranoa (rencontre le 24/10, 17h). « C’est un cinéaste plutôt intéressé par les petites gens, les conflits de classe. Son dernier film, El buen patrón, reflète la lutte sociale tout en étant caractérisé par l’humour et la tendresse des gens », souligne le directeur du Cinemed.

    Focus sur le cinéma syrien

    Mais le Cinemed ne s’emploie pas uniquement à mettre sur le devant de la scène des pointures de renommée nationale ou internationale. En ce sens, le festival met en lumière le jeune cinéma syrien, victime depuis dix ans de la guerre et aujourd’hui à un moment charnière de son histoire, depuis la chute du régime de Bachar al-Assad. « On se demandait quel était l’état de la production cinématographique syrienne. On s’est aperçu qu’il y avait beaucoup de choses intéressantes, une créativité foisonnante que ce soit en Syrie ou de la part des cinéastes en exil », précise Christophe Leparc. Une sélection de courts et longs métrages sera proposée – coconstruite avec le collectif d’artistes syriens Al-Ayoun – ainsi que plusieurs tables rondes pour dresser un état des lieux du cinéma syrien (22/10). « Il est important de leur donner la parole, de la visibilité. On leur permet de se rencontrer, de montrer leurs projets à des producteurs. »

    En somme, pléthore de films présentés dont la diversité est représentée sous toutes ses formes. « On a une volonté d’être un festival populaire puisqu’on n’aime pas une seule forme de cinéma, mais toutes les formes, les cinémas. »

    *Programme complet à retrouver sur cinemed.tm.fr