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  • Pétanque féminine : Fara, Roche et Bernard du début de la nuit, au bout du suspense

    Pétanque féminine : Fara, Roche et Bernard du début de la nuit, au bout du suspense

    C’était une première ! Et pour les dirigeants de la Boule Plate, le carreau fut parfait, sans recul… 150 joueuses sont venues disputer ce 1er Challenge de la femme.

    Après toutes les formalités accomplies, le temps de chauffer les organismes, de s’accommoder aux aires de jeux et voilà venu le temps où Jean-Luc Ballester, d’un coup de sifflet strident, lance le début de ce challenge.

    Une fois encore, force est de constater que l’IA du tirage au sort nous assure sa poule phare avec les formations de Florence Bazin, Mégane Cacciatore et Muriel Ben Hocine qui cohabitent dans la n° 3.

    Autre fait, un peu exceptionnel, le face-à-face familial entre Sabine Fara et sa maman Marie-Louise Pizelle. Un peu plus de 12 heures plus tard, la « mama » suivra, dans le froid, la dernière partition de sa fille dans cette épreuve. Nous allons y revenir !

    Au cœur de l’épreuve, organisateurs et joueuses vont recevoir la visite de celui qui vient de prendre la tête à la direction du Mondial La Marseillaise : Maryan Barthelemy. Sur le plan sportif, force est de constater que de belles équipes ont basculé vers le complémentaire.

    Pour les rescapées de ces premières oppositions, deux voies s’ouvrent à elles : le cadrage ou les quarts !

    Seules les triplettes de Castiglione, Fiumara et Hautemayou vont bénéficier d’un temps de repos supplémentaire, car elles prennent directement la route des quarts. Une route que quitteront Castiglione et ses partenaires les Alpines Carles et Chrissokerakis, mais aussi les Monégasques Vierjon, Silve et Paille, victimes de Fiumara. Les joueuses venues de la principauté paient certainement, le prix fort une débauche d’énergie déployée au tour précédent.

    Point culminant de ces quarts, le duel entre l’équipe de Beaumont de la capitaine Hélène Mokrani et la formation de Hautemayou. Ces dernières vont s’imposer, mais la résistance aura été intensive.

    Avec ces dames, on ne partage pas !

    L’heure est bien avancée quand ces dames entrent dans le dernier carré. C’est le « clan » Hautemayou qui se montre le plus expéditif. Il est vrai que le trio Seriat-Gautier, Mattei et Espinas a perdu en cours de route de sa superbe.

    Dans l’autre demi-finale, Fiumara et ses partenaires vont donner bien du fil à retordre au trio du Cercle Saint-Barnabé conduit par Fara.

    Quand Jean Léonetti lance le but de la finale, si l’on est pour certains au début de la nuit, là nous ne sommes qu’au début d’un face-à-face au cours duquel personne ne veut rien lâcher. Ce qui est à l’honneur de ces joueuses qui poussent la finale jusqu’au bout. Là point question de partage, on fait honneur aux organisateurs, on défend ses chances jusqu’à la fin et sans jamais baisser les bras. Un bel exemple dont beaucoup chez ces Messieurs devaient s’inspirer ! Comprenne qui pourra !

    On notera toutefois, que de part et d’autre, c’est surtout dans le secteur des tirs que l’on a été le moins performant. Ce qui peut s’expliquer par la longueur du parcours, mais aussi par la fraîcheur de la nuit, autant de facteurs qui peuvent épuiser les organismes. Les deux équipes vont tout de même échanger 25 points.

    Générique de fin : après une mauvaise entrée en matière de Fara, un de ses rares méfaits de cette finale. Il est vrai qu’en face on ne va pas trop briller non plus, c’est Axelle Bernard qui glisse le point de gagne, suite à un but qui venait de voyager sur un tir de Morgane Hautemayou. Nous sommes passés du début de la nuit au bout du suspense.

    Pour terminer, saluons la superbe organisation avec une parfaite intendance, un accueil chaleureux, ce qui est tout à l’honneur des bénévoles autour du président, qui font la force de la Boule Plate.

    Cadrage

    1) Sériat -Gautier bat Michèle Query – Élisabeth Galasso – Martine De Santis à 7

    2) Fara bat Cécile Trujas – Sabrina Lucchesi – Sabine Terreni à 4

    3) Vierjon bat Stéphanie Pagano – Michèle Cazorla – Joëlle Mérabtène à 12

    4) Tortia bat Florence Bazin – Yvette Maceri – Isabelle Audry à 11

    5) Mokrani bat Marylin Micolau – Martine et Valérie Massard à 6

    Quarts de finale

    1) Fiumara bat Laura Vierjon – Christelle Silve – Christel Paille à 10

    2) Sériat Gautier bat Bernadette Castiglione – Mireille Carles – Meryl Chrissokerakis à 6

    3) Hautemayou bat Hélène Mokrani – Valérie Malet – Laure Sylvère à 11

    4) Fara bat Marie José Tortia – Joséphine Balducci – Patricia Grimaudo à 3

    Demi-finales

    1) Hautemayou bat Dorothée Sauriat-Gautier – Corinne Mattei – Lucette Espinas. à 2

    2) Fara bat Marina Fiumara – Sakhoeun Chin – Angelina Luppino à 8

    Finale

    Sabine Fara – Axelle Bernard – Séverine Roche battent Morgane Hautemayou – Christelle Carel – Pauline Lucchesi 13 à 12

  • Jeu provençal – Grand Prix des Madets : Gais Agueni en grande forme

    Jeu provençal – Grand Prix des Madets : Gais Agueni en grande forme

    Cent dix-huit doublettes ont pris part à cette étape du Super Challenge. Encore une fois, les surprises n’ont pas manqué avec les éliminations prématurées de favoris à l’image de celles de Martin Torres et Angelo Lacroix ou Juan Lopez associé à Enzo Paolucci. Un passage à vide pour les champions de France Juan Lopez et Martin Torres qui sauront vite rebondir.

    Le retour des anciens

    Au fil des tours, on retrouve des anciennes gloires en haut de l’affiche avec un dernier carré inédit. Une demi-finale digne des années 1990-2000 avec une opposition entre Christian Lopez, Guy Perez et l’élégant gaucher Morad Amraoui associé à Frédéric Poutet. Une partie qui tourne à l’avantage du duo Lopez-Perez. Dans l’autre demi-finale, les vainqueurs du souvenir Flores la semaine dernière à la Boule carré sont encore présents mais en ordre dispersé.

    Daniel Jamakorzian, Gaëtan Groubon sont cette fois opposés à leur partenaire de victoire Gais Agueni équipé à Pierre Guida. Duel fratricide remporté par l’excellent Agueni et son partenaire. Le trio de l’ES Septèmoise démarre la saison sur les chapeaux de roues et ne semble pas près de s’arrêter.

    La finale a également tourné en faveur de Agueni. À trente ans, il a trouvé une maturité qui le guide vers les succès. Il est le digne héritier de son oncle Hamid qui fut un grand dans les années 1980 avec notamment une victoire au Mondial La Marseillaise en 1987 avec Rachid Adrouamine et Marcel Manzon.

  • Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Stéphane Robineau a démontré pendant deux jours dans une des plus grandes compétitions qu’il restait le numéro 1 au poste de pointeur. Non seulement par sa qualité à l’appoint avec une régularité impressionnante mais également lors des mènes dites de tir où ses deux boules concluent souvent une grosse mène. C’est l’apanage des très grands. Rappelons que le champion natif de la Nièvre a longtemps fait le tireur de tête. Avec ses deux comparses, Dylan Rocher et Diego Rizzo ils ont marché sur l’eau jusqu’en finale et lorsque la machine Rocher est légèrement grippée et Diego Rizzi un ton en dessous, comme ce fut le cas en finale, Robineau est là pour sauver les meubles.

    Cela étant, les adversaires des Fréjusiens ont tous très peu espéré et n’ont jamais été dans la gagne. Même Petit-Jean, Henri Lacroix et Philippe Suchaud n’ont pas trop résisté en demi-finale.

    Par contre la finale a été de toute beauté face à la triplette Christian Andriantseheno, Baldwin Magny et Donovan Lamberger.

    Trois hommes qui jouent souvent ensemble avec comme chef de file le Malgache Andriantseheno à l’expérience consommé, champion du monde 1999 et vice-champion du monde 2024.

    Les joueurs de Vaulx-en-Velin, demi-finalistes de la Marseillaise en 2024 ont échoué de très peu. Il faut dire que Diego Rizzi avait eu la bonne idée de sortir le bouchon dans une mène compliquée. Malheureusement Donovan Lamberger, excellent au tir, n’a pas eu cette chance, son tir réussi ne permettait pas au but de sortir hors des limites du jeu. Une aubaine pour Rocher. Il conclut par un carreau un week-end où les trois hommes sont restés invaincus. Une cinquième étoile inscrite dans le long palmarès de Rocher.

    Chez les femmes, le spectacle fut grandiose avec six joueuses du pôle France. D’un côté Anna Maillard, Sandrine Poinsot et Cindy Peyrot de l’autre Charlotte Darodes, Nelly Peyre, Torea Tairio. La victoire a choisi le camp de ces dernières mais ce fut d’un niveau haut de gamme à l’image du talent des six protagonistes.

  • Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Depuis l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, le rythme ne faiblit pas. Moins de trois semaines après, un millier de joueurs (333 équipes) étaient engagés. Mercredi, c’est la barre symbolique des 666 triplettes qui a été franchie. En un mois, plus d’un millier de nouveaux joueurs se sont engagés sur la ligne de départ de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque (5 au 8 juillet).

    En 2025, année du record historique de participation (4 784 équipes), ce cap avait dépassé le 25 mars. Bien évidemment, rien ne dit qu’un nouveau record sera battu le 2 juillet, jour prévu pour la clôture de cette campagne d’inscriptions 2026. Mais la tendance se confirme.

    Quinze nations sur la ligne de départ

    72 départements sont désormais représentés. Onze de plus qu’il y a un mois. Les Bouches-du-Rhône, sans surprise, arrivent largement en tête avec 146 équipes, suivis du Var (39), du Rhône (33), de l’Isère (32) et du Vaucluse (30). Viennent ensuite le Gard (28) et l’Hérault (26) ex æquo avec la Loire (26), la Drôme (20) et la Haute-Garonne (18). Des terres de pétanque fidèles au rendez-vous.

    Rayon international, pas moins de 35 équipes étrangères et quinze nations sont à ce jour engagées. L’Espagne est la dernière nation à avoir fait son apparition sur la ligne de départ. L’équipe de Juan Ramirez vient de Toro, une commune au nord de la communauté autonome de Castille-et-León, dans la province de Zamora, frontalière avec le Portugal. Algérie, Slovénie, Maroc, Danemark, Italie, Pays-Bas, Sénégal, Brésil, Suisse et Monaco figurent à leur côté. La palme revient, à ce jour, à l’Allemagne avec 13 triplettes en lice. Parmi elles, le club de VfL Sindelfingen 1862 EV débarque en force avec trois triplettes : celle de Frank et Ulrike Mössinger associés à Thomas Langer a été la première à s’engager (n° 250) suivie de celle de la famille Bausch, Peter, Brigitte et Mika (n° 271). La dernière triplette est composée de Hans Diehm, Joacim Köhler et Uwe Klemm (n° 358).

    Dans ce club omnisports situé dans le Bade-Wurtemberg (9 400 membres, 28 sections), la section boule et pétanque a vu le jour fin 2023. Mais elle s’affirme déjà sur les terrains avec une montée en Oberliga, l’élite régionale, dernier échelon avant le national… Au-delà de la fête, leur Mondial aura valeur de test.

  • Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Karl Tabouret a pris sa revanche. Et quelle revanche ! Au lendemain de son échec sur le sprint du biathlon, qui l’a vu terminer au-delà de la dixième place, le novice français a pris une belle revanche sur le 10 km en ski de fond.

    Il lui a fallu moins de 24 heures pour qu’il digère sa désillusion en sprint, spécialité dans laquelle il est champion du monde en titre, pour écœurer la concurrence, en reléguant le Bélarusse Raman Svirydzenka, sacré la veille en sprint, à 27 secondes 7/10e, et le Canadien Mark Aretz, à 48 secondes 6/10e.

    « J’ai le démon en moi qui s’est réveillé pour pouvoir aller chercher cette médaille », a expliqué en zone mixte le Savoyard. « On a beaucoup parlé [mardi] soir avec l’équipe et avec Benjamin Daviet. »

    L’histoire d’une transmission

    Ce troisième titre des Jeux paralympiques, après ceux de Cécile Hernandez en snowboard cross et Arthur Bauchet en super-G, est aussi l’histoire d’une transmission. Ce sacre symbolise un passage de témoin entre Benjamin Daviet, qui, en terminant 3e du sprint mardi, a offert à l’équipe de France de ski nordique sa première médaille de ces Jeux paralympiques italiens, la onzième de sa carrière, et celui présenté comme son successeur qu’il surnomme « Jambes en mousse ».

    « Pendant une heure, on a discuté [mardi] soir, j’en ai remis une couche ce [mercredi] matin : Karl peut être quelqu’un de “négatif”, il fallait qu’il comprenne que lui aussi pouvait faire peur à ses adversaires et pas qu’il ait peur d’eux », a expliqué l’aîné.

    « Cette médaille d’or, a insisté Karl Tabouret, elle représente tout pour moi, parce qu’il y a beaucoup de préparation. L’année dernière, j’ai tout fait pour aller la chercher. »

    L’avertissement

    « Mais ce n’est pas fini, a-t-il prévenu. Je ne vais pas m’endormir, c’est le moment où justement je suis bien en forme. Je vais revenir encore plus fort pour les prochaines courses. »

    « Je n’ai pas eu la chance d’avoir quelqu’un dans ma catégorie devant moi avec qui je pouvais m’entraîner », avait rappelé de son côté Benjamin Daviet. « J’aimerais bien que cet athlète puisse un jour prendre les rênes de notre catégorie et me dépasser en termes de palmarès. Ce serait une immense fierté. »

  • Les Marseillaises tombent les armes à la main face au PSG

    Les Marseillaises tombent les armes à la main face au PSG

    Les Marseillaises se sont approchées de l’exploit. Au Campus PSG de Poissy, mercredi après-midi, les joueuses de Corinne Diacre n’ont perdu que sur le score de 2-1, après avoir tenu bon plus d’une heure.

    Le PSG a d’abord misé sur la vitesse supérieure de ses joueuses pour déstabiliser le bloc marseillais. Dans les couloirs, les locales ont apporté du danger, notamment au cœur du premier acte avec Leuchter, proche d’ouvrir le score à deux reprises. L’impact physique des deux équipes a également été important et l’arbitre central, Romy Fournier, n’a pas hésité à sévir à trois reprises à la suite de contacts trop appuyés.

    Paris fait le travail en fin de match

    Les Marseillaises ont, par ailleurs, bien existé lors de ces 45 premières minutes. Tactiquement au point, elles ont réussi plusieurs sorties de balles pour affoler la surface parisienne. Ce score nul et vierge à la pause et le contenu ont dû satisfaire Corinne Diacre, en béquilles suite à une rupture du tendon d’Achille récemment.

    Cet OM a été loin d’être frileux. De la qualité technique, avec notamment Naomi Bamenga au milieu de terrain, un bon alignement défensif sur l’ensemble de la partie et globalement de la justesse dans tout ce qui a été entrepris. Jamais dépassé, Marseille est puni après la 70e minute par un tir croisé de Jenifer Echegini. Les Marseillaises ont ensuite encaissé un bijou d’Elimbi, petit pont et frappe premier poteau pour sceller la victoire parisienne.

    L’OM a brillamment réagi avec une réalisation de Jenny Perret, mais c’était tout. L’OM reste 9e, six points devant la zone rouge.

    PSG 2 (0)

    OM 1 (0)

    17e journée d’Arkema Première Ligue

    Campus PSG (700 spectateurs).

    Buts : Echegini (73e), Elimbi (80e) pour le PSG, Perret (83e) pour l’OM.

    Avertissements : Samoura (20e), Ajibade (21e) pour le PSG, Elisor (26e) pour l’OM

    PSG : Earps – De Almeida, Samoura, Dudek, Carmona – Karchaoui – Kanjinga, Groenen, Echegini, Ajibade – Leuchter

    Entraîneur : Paulo César

    OM : Shore – Carro, Laplacette, Blanchard, Kbida – Bamenga, Perret, Elisor – Cabezas, Bourgoin, Bourdieu

    Entraîneur : Corinne Diacre

  • Handball : Istres, dans la zone rouge, veut croire au maintien

    Handball : Istres, dans la zone rouge, veut croire au maintien

    Trois victoires, un match nul, pour 19 rencontres jouées. C’est le bilan d’Istres Provence Handball alors que le championnat en est maintenant à ses deux tiers. Avant le sprint final de cette Liquimoly Starligue exercice 2025-2026, les Bucco-Rhodaniens se classent à la 16e et dernière place avec sept points au compteur, à égalité avec l’un des promus, Dijon. La sortie de la zone rouge n’est toutefois distante que d’une victoire : les Istréens sont loin d’être sauvés, mais tout aussi loin d’être condamnés.

    Surtout que, le week-end dernier, les Violets se sont imposés avec poigne face à Tremblay, l’une des équipes frissons du début de championnat (36-30). Notamment grâce à une première période grandiose où les locaux ont compté jusqu’à sept buts d’avance. L’international cap-verdien Edmilson Araujo confiait avant la rencontre son « envie de réagir et nous allons tout donner pour aller chercher la victoire ».

    C’est chose faite, avec un succès on ne peut plus précieux qui a remis les têtes à l’endroit avant un printemps où chaque bataille aura son importance. Les Franciliens ont été vaincus grâce à la performance XXL (9/11 au tir) du Suédois Assar Kammenhead, pour la première fois élu dans l’équipe de la semaine par la ligue de handball. Sur un nuage suite à sa convocation en équipe de France par le nouveau sélectionneur Talant Dujshebaev, le gardien Romain Mathias a aussi vécu une belle soirée. Ses 13 parades à 32% ont montré la voie.

    Un mois de mai décisif

    Ce résultat a revigoré les troupes de l’entraîneur Bastien Cismondo, après six défaites consécutives. « On va travailler chaque match du mieux possible en espérant que quelque chose récompense le boulot fait par les garçons depuis plusieurs semaines. Et qu’une fois que nous remportons un match, cela enclenche quelque chose de positif », racontait ce dernier avant de défier Tremblay. Ce quelque chose de positif est primordial pour continuer d’y croire dans cette lutte pour le maintien.

    Une bouffée d’air frais est la bienvenue dans les têtes istréennes alors que trois matches compliqués s’annoncent. Limoges, Saint-Raphaël, le PSG, avant de se déplacer à Sélestat, autre équipe se battant pour rester dans l’élite du handball français.

    L’enchaînement du mois de mai avec Cesson-Rennes, Dunkerque et Dijon (à la Halle Polyvalente) sera aussi primordial. Gratter des points ici est presque de l’ordre de l’obligatoire pour Guénolé Gaillard et ses coéquipiers.

    Présents en première division depuis 2018, les Istréens n’ont connu qu’un bref passage dans l’antichambre de la Starligue, en 2023-2024, avant de remonter immédiatement. Prendre l’ascenseur n’est pas à l’ordre du jour pour ceux qui étaient les premiers maintenus, la saison dernière, devant Créteil et Ivry. Onze rencontres comme autant de finales en cette fin d’année sportive pour Istres, qui a encore les cartes en mains pour valider son ticket pour une 26e saison dans l’élite.

  • L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    Samedi dernier, la victoire ramenée de Toulouse a stoppé la chute sportive. L’OM a profité du nul de Lyon face au Paris FC pour remonter sur le podium de la Ligue 1, grâce à une meilleure différence de buts. Néanmoins, si elle s’est améliorée, la situation reste précaire. « Cette victoire n’enlève en rien du début 2026 calamiteux », clame Thierry.

    Au Stadium, samedi dernier, la délégation des supporters marseillais a fait la grève des encouragements. Qu’en sera-t-il vendredi, pour le retour de l’OM au Vélodrome à l’occasion de la réception d’Auxerre ? « Les joueurs ne méritent pas d’être encouragés. Ils auront droit à l’accueil qu’ils méritent. Je sais que la plupart des abonnés seront au stade, car l’amour du maillot est plus fort. Mais je pense que le meilleur moyen de faire comprendre la déception, ce sera le silence. » Gilbert a d’ailleurs tranché. « Mes places, je vais les donner à mes petits-neveux. Moi, je serai devant la télé vendredi », continue celui qui ne compte plus les décennies à suivre les matches.

    Nouveau départ ?

    « Auxerre, cela doit être le coup d’envoi d’un nouveau départ ! » Thierry n’arrive pas à se défaire de sa carapace de supporter viscéral. « C’est vrai qu’il y a eu les déceptions, la rouste face au PSG, l’élimination en Coupe qui est peut-être la défaite de trop. Mais il reste encore la troisième place à aller chercher », insiste-t-il.

    Alain est plus radical : « C’est vrai que le nom OM reste vendeur. Mais les vrais supporters ont fini par se lasser. Moi le premier. » Quant à savoir comment le peuple du Vélodrome doit se manifester vendredi, lui reste sur sa position. « Je le répète depuis plusieurs semaines. Il faut un stade vide ! Les banderoles, les chants hostiles ne mènent à rien. »

    Contre Strasbourg, les deux virages s’étaient signalés de la sorte, boycottant le premier quart d’heure. « Ce qu’il faudrait, c’est passer tout le match dehors. à chanter comme si nous étions à l’intérieur, faire la fête. Montrer que l’on est là, sans y être. »

    Florence, quant à elle, a une autre vision. Celle d’une personne qui s’apprête à traverser toute la France pour assister à OM-Lille : « Chaque fois que je peux venir au Vélodrome, c’est une bouffée d’oxygène. » La Boulonnaise voit le verre à moitié plein. « Je me dis qu’il reste encore une fin de saison qui peut tout changer, remarque-t-elle. Même si je comprends la déception d’une nouvelle saison sans trophée. » Elle note que « chaque fois que je viens, il y a la victoire ! » La dernière fois, c’était pour la Ligue des Champions, contre Newcastle.

    Une saison perdue

    Toutefois, Florence reconnaît « comprendre la lassitude de ceux qui attendent en vain quelque chose ». De son côté, Gilbert rumine depuis qu’il a assisté aux deux humiliations de Liverpool et du PSG. « Pour moi, cette saison est perdue depuis début janvier. Elle va se terminer dans l’indifférence totale. »

    « Le mal est profond, car mes amis Dodger’s, grâce à qui je pourrai venir assister au match de Lille, envisagent de ne pas reprendre leur abonnement la saison prochaine, alors que certains n’ont rien raté depuis plus de trente ans », souligne Florence.

    Une chose est sûre. L’OM n’a plus le droit à l’erreur s’il veut regagner les cœurs. Mais battre Auxerre ne suffira pas. « Il faut faire le plein sur les deux réceptions consécutives », clame Thierry. Mais il avertit que « les victoires ne suffiront pas. Il y faudra la manière. Faire le travail avant la trêve et enchaîner à Monaco. Pour terminer le championnat à fond jusqu’au bout ! ».

    Ligue 1 : l’appel des sept

    Frank Mc Court fait partie des sept patrons de clubs de Ligue 1 demandant une réforme du football professionnel français.

    Le propriétaire de l’OM s’est joint à ceux de Lyon, Rennes, Lens, Metz, Le Havre et du Paris FC pour interpeller l’Assemblée nationale afin qu’elle inscrive à son calendrier la proposition de loi sur la réforme du football français, en sommeil depuis son vote au Sénat, en juin 2025. Elle prévoit le remplacement de la LFP par une société de clubs, sur le modèle de plusieurs grands championnats européens et évoque les droits TV à renégocier.

  • [Entretien] John R. Mac Arthur : « Trump veut détourner l’attention du dossier Epstein »

    [Entretien] John R. Mac Arthur : « Trump veut détourner l’attention du dossier Epstein »

    La Marseillaise : En tant qu’Américain, quel regard portez-vous sur cette guerre déclenchée par Trump et Netanyahu au Moyen-Orient ?

    John R. MacArthur : C’est une agression qui n’a aucune différence sur le principe de ce qu’a fait Poutine en Ukraine, Bush en Irak ou Clinton au Kosovo. Tout cela a commencé avec cette maudite idée de la guerre préventive où on invente un prétexte pour justifier une agression. Le prétexte que les Iraniens étaient sur le point de nous attaquer, de lancer un missile nucléaire, c’est exactement ce que Bush disait sur Saddam Hussein. C’était un mensonge. Mais dans ce cas-là, ce n’est pas, à mon avis, une coïncidence que quatre jours avant l’attaque, la radio nationale publique NPR a sorti son scoop sur la suppression d’un document des dossiers Epstein dans lequel une femme accusait Trump de l’avoir violé oralement alors qu’elle avait 13 ans. Ce n’est pas du tout complotiste de le dire. Trump est l’homme le plus irréfléchi que je connaisse mais il a un instinct de survie animal. Il voit bien qu’il est en chute dans les sondages. Les républicains se montrent perdants lors des élections de mi-mandat en novembre. Il a détourné la conversation et on ne parle plus d’Epstein, pour l’instant. C’est très similaire à la situation politique de Netanyahu. Tout le monde disait en Israël et partout ailleurs qu’il devait continuer la guerre à Gaza pour éviter que son procès n’aboutisse par son emprisonnement. C’est la prison ou la guerre. Alors bien sûr, il a choisi la guerre. Pour Trump, c’est la catastrophe politique ou la guerre. Et pour l’instant, il a choisi la guerre. Mais c’est un échec et déjà une humiliation. Ils ont imaginé que les Iraniens allaient céder tout de suite, un peu comme Poutine pensait que les Ukrainiens allaient céder rapidement. Ce n’est pas le cas. L’Iran est un pays très sophistiqué. Ce n’est pas une ancienne colonie inventée par les Britanniques ou les Français.

    Certaines voix au sein du parti républicain estiment que cette guerre est celle d’Israël et pas des États-Unis.

    J.R.M. : Ce n’est peut-être pas la guerre des États-Unis mais c’est la guerre de Trump. Je ne sais pas qui a commencé mais ça arrange Trump pour détourner l’attention du dossier Epstein. Netanyahu en profite aussi politiquement parce qu’il voudrait avancer l’élection d’octobre à mai pour exploiter le soutien presque unanime des Israéliens pour la guerre. Tous les deux sont des animaux. Mais Netanyahu est dix fois plus malin que Trump et il a une ambition. C’est évident qu’il profite de l’attaque sur l’Iran pour cibler le Liban et tenter d’en annexer une partie, c’est ce qu’il fait déjà en Cisjordanie.

    Les Américains sont contre cette guerre ?

    J.R.M. : Oui, majoritairement. Et je pense que le soutien à cette guerre va baisser encore plus parce que les gens voient que c’est un échec. La preuve étant que les Iraniens ont nommé le fils d’Ali Khamenei comme successeur.

    Le candidat démocrate est arrivé en tête au premier tour d’une élection visant à remplacer Marjorie Taylor-Greene en Géorgie. C’est le début d’une fronde ?

    J.R.M. : Dans une circonscription majoritairement républicaine, ça serait extraordinaire si le démocrate était à égalité avec le Républicain, même s’il est perdant. Marjorie Taylor-Greene était très populaire et le vote pour le démocrate, c’est un peu une protestation contre Trump. D’autant qu’elle avait elle-même rompu avec Trump [autour de l’affaire Epstein, Ndlr.]. L’opposition à Trump qui compte désormais est celle qui vient de la droite et plus spécifiquement des MAGA [Make America Great Again. Rendre sa grandeur à l’Amérique, le slogan de Trump et ses partisans Ndlr.]. Les démocrates sont très faibles, ils ne jouent pas leur rôle de parti d’opposition. Ils l’ont démontré avec le projet de résolution visant à limiter les pouvoirs de Trump dans cette guerre contre l’Iran. Car Trump a violé la Constitution en faisant la guerre sans l’appui du Congrès, lui seul a le droit de déclarer la guerre. Quatre démocrates ont voté contre ce texte. C’était la marge qu’il fallait pour que la résolution soit perdante. S’ils avaient voté pour, la résolution aurait été promulguée par 216 voix pour et 215 contre.

    Les Démocrates soutiennent cette guerre ?

    J.R.M. : Une petite majorité des démocrates soutiennent la guerre et ne veulent pas confronter Trump sur le sujet parce qu’ils ont toujours très peur du lobby israélien. On peut appeler ça l’aile clintonienne du parti qui est toujours très forte. Alors que Bill Clinton lui-même est mouillé dans l’affaire Epstein. Il y a aussi toujours cette rancune anti-iranienne qui date de 1979 et la prise en otage des diplomates américains. Je connais beaucoup de démocrates « libéraux » qui sont pro-guerre mais n’en parlent pas à haute voix. Seuls deux démocrates se distinguent : le maire de New York, Zohran Mamdani, qui a tout de suite dénoncé cette guerre, comme il l’a fait avec le Venezuela. Mais aussi le sénateur de Virginie Tim Kaine. Il y a une fissure dans le Parti démocrate qui ne fonctionne plus comme parti d’opposition. Alors, mon espoir repose sur les Républicains de droite, malheureusement. Au moins la moitié des MAGA est furieuse contre Trump, elle se sent totalement trahie. Il avait promis qu’il ne déclencherait plus jamais une guerre inutile avec l’intention de faire un changement de régime.

    À l’approche des midterms, Trump chercherait à modifier le calendrier électoral. Dans quel but ?

    J.R.M. :Jusque-là, j’ai toujours dit que non, Trump, n’est pas un fasciste. Il est trop désordonné, trop désorganisé. Ce n’est pas Hitler, ce n’est pas Mussolini. Il n’y a pas de parti fasciste aux États-Unis. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne pourrait pas tout simplement déclarer un état d’urgence où il faudrait envoyer des soldats pour surveiller les urnes en novembre afin d’empêcher la fraude et garantir des élections honnêtes. Ce serait une tactique d’intimidation. Je crains des fusillades.

    C’est la succession de Trump qui se joue à travers ce conflit ? Entre Vance et Rubio ?

    J.R.M. : Cette rivalité c’est l’autre enjeu politique très important. Pour l’instant, le vice-président J.D. Vance se tait parce qu’il ne veut pas être associé à cette guerre. Le secrétaire d’État Marco Rubio, est, au contraire complètement mouillé là-dedans, se présentant comme un genre de général. Son but ultime, c’est de renverser le régime cubain. Il pense que c’est comme ça qu’il pourra se présenter comme le candidat MAGA du deep state (de l’État profond).

  • [Théâtre] « Le petit chaperon rouge » trace son chemin à Marseille

    [Théâtre] « Le petit chaperon rouge » trace son chemin à Marseille

    Avant de s’attaquer à des contes populaires tels que Pinocchio ou Cendrillon dans les années 2010, Joël Pommerat s’était emparé en 2004 du Petit Chaperon rouge.

    « Je voulais parler d’aujourd’hui à des enfants d’aujourd’hui. Raconter à nouveau, le plus simplement et le plus concrètement possible, l’histoire de cette petite fille qui part de chez sa mère pour se rendre chez sa grand-mère et qui rencontre un loup », rappelle-t-il à propos de ce récit auparavant popularisé par les frères Grimm ou encore Charles Perrault, qui prend ses quartiers du jeudi 12 au dimanche 15 mars, au Théâtre de La Criée.

    « Le désir et la peur de grandir »

    Les comédiens Rodolphe Martin, Murielle Martinelli et Isabelle Rivoal incarnent les rôles principaux de ce conte qui prend les enfants au sérieux à travers des évocations du quotidien et des ambiguïtés qui en découlent parfois. « Le passage d’une génération à l’autre, le désir et la peur de grandir, la solitude, la rencontre, sans que ces questions ne soient jamais abordées directement par les personnages, c’est cela qui, je crois, rend cette histoire si envoûtante pour les enfants et les adultes », estime Joël Pommerat. Un spectacle et une trame éclairés par un jeu de lumières et une création sonore immergeant petits et grands dans une quête initiatique qui ne dit pas son nom.

    Jeudi 12 mars à 19h, samedi 14 mars à 11h et 18h et dimanche 15 mars à 16h. Entre 6 et 14 euros. www.theatre-lacriee.com