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  • Plus que quelques petits jours pour faire sa procuration de vote

    Plus que quelques petits jours pour faire sa procuration de vote

    Les personnes qui ne pourront pas se rendre dans leur bureau de vote, les dimanches 15 et 22 mars, peuvent faire une procuration, en confiant leur vote à un proche, qui glissera le bulletin pour elles. Mais quelles sont les modalités de la procédure et surtout, est-il encore temps de la faire à trois jours du scrutin ? La préfecture de police du département et le commissariat des 1-6 ont détaillé ladite procédure…

    Pas de panique, il n’est pas trop tard ! Pour les détenteurs de la nouvelle carte d’identité, plus besoin de se rendre au commissariat, puisqu’ils « peuvent faire leur procuration de manière dématérialisée avec le dispositif France identité », explique Agathe Foucault, commissaire et porte-parole de la police nationale.

    Pour les autres, direction le commissariat ou la brigade de gendarmerie les plus proches de chez vous. En se rendant sur place, il est encore possible de réaliser la procédure complète auprès des officiers de police. Mais pour gagner du temps, le dispositif mi-dématérialisé demeure le plus fréquent.

    Détails de la procédure

    Les votants doivent d’abord réaliser une demande de procuration, sur le site « Ma procuration », en se connectant grâce au portail France Connect, puis en renseignant l’état-civil du mandataire choisi, qui réalisera le vote. La demande de procuration peut porter sur le premier, le second ou les deux tours. Ils recevront une validation par mail, accompagnée d’un code de six signes, à préserver. Une fois cette étape réalisée, direction le commissariat, munis de votre code et votre document d’identité, où des agents valideront la procuration.

    Une quinzaine de personnes faisait la queue au commissariat de Noailles, ce jeudi à 9h. Mais l’attente reste raisonnable, puisqu’« un dispositif particulier est mis en place avec des policiers dédiés à la prise en charge des procurations », précise Agathe Foucault. Ici, deux policiers sont à l’accueil, effectif pouvant évoluer « en fonction de l’affluence, pour que les procurations soient faites rapidement », ajoute la porte-parole de la police nationale. Une jeune femme venue valider sa procuration affirme n’avoir « pas attendu trop longtemps, une dizaine de minutes, ce qui est raisonnable et en dessous de ce que je pensais ».

    Dernier détail : les délais ! Techniquement, « il n’y a pas de date limite » assure Agathe Foucault, avant d’ajouter : « Toutefois, il vaut mieux y aller au maximum la veille, pour être sûr que votre procuration soit reportée sur la liste d’émargement de votre bureau de vote. »

    Demande de procuration via : maprocuration.gouv.fr

  • Aux Mées, Raymond Philippe et Gérard Paul votent Frédéric Puech

    Aux Mées, Raymond Philippe et Gérard Paul votent Frédéric Puech

    en bref

    Il a également reçu l’appui de Raymond Philippe, maire des Mées de 1971 à 2012, qui fut également conseiller général. Dans une déclaration, Frédéric Puech ,qui fait face à une seule autre liste, rappelle l’enjeu de ce dimanche :« Il n’y aura qu’un seul tour, votre participation est donc essentielle dès le 15 mars. Ce rendez-vous démocratique s’inscrit dans la continuité d’un bilan au service des habitants, avec une équipe renouvelée, où l’expérience des plus anciens vient enrichir l’engagement des nouveaux, et d’un projet tourné vers l’intérêt général. »

  • Le Gard, un scrutin scruté au national

    Le Gard, un scrutin scruté au national

    C’est un grand mouvement de bascule que pourrait opérer le Gard avec ces élections municipales des 15 et 22 mars. D’abord parce que la capitale du département pourrait revenir à gauche. C’est en tout cas la tendance confirmée par tous les sondages. La personnalité de Vincent Bouget (PCF), sa démarche d’écoute de la population et les nombreux soutiens de poids reçus lui ont permis d’engranger une réelle dynamique. « L’élection à Nîmes est scrutée au niveau national », annonçait la députée européenne socialiste Chloé Ridel il y a quelques semaines. Effectivement, le basculement de Nîmes serait un petit séisme. D’abord parce que la ville, gérée depuis plus de vingt ans par Jean-Paul Fournier, est la dernière cité de plus de 150 000 habitants dirigée par Les Républicains en France. Ensuite, parce que Vincent Bouget pourrait à l’inverse permettre au PCF de conquérir à nouveau une ville de cette ampleur. il pourrait aussi l’emporter au Havre, ville de 166 000 habitants où le député Jean-Paul Lecoq est donné au coude à coude avec Édouard Philippe, le maire sortant.

    Rivenq impopulaire à Alès

    À Alès, la donne semble plus difficile pour la gauche. D’abord parce que la droite municipale reste unie après que Max Roustan a laissé le fauteuil de maire à Christophe Rivenq il y a un peu plus d’un an. La gauche avance aussi divisée avec une liste PCF-LFI et une liste PS-Écologistes, qui ne permet pas d’avoir la même dynamique qu’à Nîmes. Mais l’impopularité de Christophe Rivenq et l’envie de renouvellement rendent le suffrage incertain, là où Max Roustan a été réélu dès le premier tour lors des quatre derniers scrutins…

    Sauf union des droites, une victoire de l’extrême droite dans les deux principales villes du département semble impossible (à Alès, le candidat est quasiment invisible). En réalité, en dehors du bastion Beaucaire et des villes ciblées par les députés (lire page 12), l’extrême droite, qui avait pourtant raflé les six circonscriptions lors des dernières législatives en juin 2024, peine à confirmer son ancrage local. Le parti lepéniste illustre ainsi ses difficultés à monter des listes et à s’appuyer sur des candidats « crédibles ». Face à ce constat, le RN a gangréné de nombreuses listes de droite sans mentionner d’étiquette politique pour entretenir le flou. Une union des droites devenue en somme de moins en moins tabou à l’échelon local, qui prolifère tant en Camargue gardoise que dans le Gard rhodanien.

    Outre les grandes villes, les Cévennes, qui avaient comme le reste du département voté majoritairement à l’extrême droite aux dernières législatives, font tout de même de la résistance pour ces élections municipales. Ainsi, le Parti communiste est seul en lice à La Grand-Combe, Cendras, Domessargues, Le Martinet et conservera donc plusieurs communes. Emmanuel Grieu (Debout!) et l’ancien député Michel Sala (L’Après) resteront aussi aux commandes de leurs petites communes rurales cévenoles. À Anduze, au Vigan, à Barjac ou encore à Saint-Martin-de-Valgalgues, les maires sortants de gauche ont de la concurrence mais ils s’appuient sur un solide bilan avant le scrutin. Partout des listes citoyennes, sans bannière politique mais prônant des valeurs progressistes, ont aussi été montées et se mobilisent contre l’extrême droite.

    À la veille du premier tour, ce dimanche 15 mars, les élections municipales dans le Gard, symbole de la tripartition de la vie politique française, n’ont ainsi jamais été aussi incertaines.

  • [Théâtre] Un nouveau biopic pour raconter Simone Veil

    [Théâtre] Un nouveau biopic pour raconter Simone Veil

    Avec Il y a en elle comme un secret – Biopic de Simone Veil, dont la première se tient samedi 7 mars à Aix-en-Provence, la compagnie aixoise la Tête dans les nuages propose bien plus qu’un portrait chronologique. Le spectacle invite à un pas de côté : raconter Simone Veil à travers le regard de son amie, la cinéaste et écrivaine Marceline Loridan-Ivens. L’objectif ? « Pouvoir découvrir des aspects de la vie de Simone Veil de manière originale, à partir de l’histoire de deux femmes très différentes mais qui ont un parcours de vie les ayant rendues très intimes », explique Magali Zucco, metteur en scène et comédienne dans la pièce.

    La nuit du 30 juin 2017 sert de point de départ. Ce soir-là, Marceline reçoit un appel. Jean Veil lui demande d’écrire le discours d’adieu de sa mère, qui vient de les quitter. Alors, au fil des mots, les souvenirs affluent : leur rencontre lors de leur déportation à Auschwitz à quinze et seize ans, l’amitié forgée dans l’indicible puis dans l’impossible retour, les chemins de vie qui ont continué à se croiser. Ce choix narratif donne au spectacle une vibration particulière : la mémoire n’est pas figée, elle émerge de plusieurs voix, se reconstruit et se transmet. De cette façon, « la pièce laisse entrevoir une Simone Veil très humaine », continue Magali Zucco.

    Une vie de luttes

    En filigrane, les combats de Simone Veil apparaissent avec d’autant plus de force. La loi sur l’avortement bien sûr, mais aussi sa bataille pour la parité et l’égalité salariale au travail, l’amélioration des conditions de détention ou encore la protection des malades du Sida. Pour Magali Zucco, le spectacle vise à « faire passer par le texte, par les corps, par l’image et par le son l’expérience d’une femme qui a fait de la dignité humaine le fer de lance de ses luttes ». À partir d’un long travail documentaire, les quatre comédiennes jouent avec les formes et les styles – théâtre, danse, chant, musique, vidéo et ombres chinoises – pour construire la pièce. Un hommage délicat et politique, qui interroge ce qu’il faut continuer à défendre et ce qu’il reste à gagner aujourd’hui.

    Samedi 7 mars, 20h. Repère Jeunesse d’Aix. 8€/12€

  • Extrême droite : la liste de bric et de broc de Bessèges

    Extrême droite : la liste de bric et de broc de Bessèges

    La liste d’Hervé Fiselle à Bessèges ressemble à un jeu des sept familles. Si les patronymes diffèrent, plusieurs membres d’une même famille sont en effet bien représentés dans la liste d’extrême droite qui a été déposée dans les tous derniers instants du délai légal. C’est notamment le cas de la famille de Nathan Casano. L’assistant parlementaire du député de la 5e circonscription du Gard est inéligible puisqu’il n’a pas présenté ses comptes de campagne après les élections législatives de 2022. À la manœuvre pour monter cette liste, il a ainsi réussi à convaincre son père (3e de la liste), sa mère (12e), son oncle (17e) et sa grand-mère (18e) de s’engager.

    Autre famille bien représentée : celle d’Amandine Juras. Cette amie d’enfance de Nathan Casano qui était sa suppléante en 2022 se présente à la quatrième place aux côtés de son frère (11e) et de son père (23e). À ces deux familles s’ajoute la tête de liste Hervé Fiselle et sa femme (8e) avec qui il partage une passion commune pour Eric Zemmour et Sarah Knafo, ainsi que Florence Boutet (6e) et son mari Laurent (11e). Quatre familles représentent donc près de la moitié de la liste…

    Si les candidatures d’une même famille ne sont pas illégales, seulement deux personnes d’une même famille peuvent appartenir au conseil municipal. « Le nombre d’ascendants et descendants en ligne directe père, mère, grand-père, grand-mère, fils, fille, petit-fils, petite-fille, frères et sœurs qui peuvent être simultanément membres du même conseil municipal est limité à deux dans les communes de plus de 500 habitants », précise ainsi la préfecture du Gard.

    « Je suis au courant », affirme Hervé Fiselle. « Ce n’est pas un problème parce qu’ils n’ont pas tous le même avis. Ça prouve aussi que la famille est unie. Pour des personnes qui cherchent la petite bête, ça peut manquer un peu de transparence mais là on parle de la forme et pas du fond », ajoute l’entrepreneur qui dit avoir « un grand projet national » pour mettre Bessèges en lumière.

    Pour compléter la liste, Alexandre Allegret-Pilot est venu faire le nombre (5e). Un choix justifié par le « scandale » de inéligibilité de son assistant parlementaire. L’équipe compte aussi dans ses rangs Yves Gaillac, historique du Front national à Bessèges qui a milité « toute sa vie pour le parti d’extrême droite », comme l’écrit France 24 dans un reportage réalisé dans l’entre-deux-tours des Présidentielles 2012 sur les électeurs frontistes qui disent « non » à Sarkozy.

    Autre signe que la constitution de la liste avec 23 noms a été douloureuse, Nathan Casano est allé convaincre Francette Moulin, 77 ans, de rejoindre l’équipe. Lorsque la liste a officiellement été diffusée, sa famille issue de « plusieurs générations de communistes » s’est insurgée. « Elle m’a dit que Nathan Casano est allé la voir et lui a dit qu’il lui manquait une personne sur la liste. Francette, c’est une personne qui ne réfléchit pas beaucoup et qui ne pose pas beaucoup de questions. Elle a dit oui comme elle aurait dit autre chose. Quand je lui ai dit dans quoi elle s’embarquait, elle m’a dit : « maintenant c’est trop tard je ne peux plus rien faire ». Je lui ai dit que ses parents, son grand-père, les tantes, tous doivent se retourner dans leur tombe », témoigne une cousine. Depuis, Francette Moulin a connu de graves problèmes personnels et ne fera ni campagne, ni ne pourra siéger au conseil municipal.

    Nathan Casano, futur maire ?

    Pour Nathan Casano, le rêve d’occuper le fauteuil du maire de Bessèges n’est pas nouveau. Après sa candidature aux législatives de 2022, il a passé beaucoup de temps sur le terrain. Depuis trois ans, il gère par exemple l’association Pass’Temps qui intervient dans l’Ephad Maison de secours, ou il prend part chaque année au Corso Fleuri, véritable tradition dans la commune de 2 900 âmes. Depuis qu’il est assistant parlementaire, il fait aussi régulièrement participer le député Alexandre Allegret-Pilot à toutes sortes de festivités.

    Malgré son inéligibilité prononcée en 2023, Casano a tout de même annoncé sa candidature à l’élection municipale dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux début janvier. Il a bien tenté de contester cette inéligibilité auprès du Conseil constitutionnel mais celui-ci a refusé sa requête. C’est pourtant lui, aux côtés d’Hervé Fiselle qui a déposé la liste en préfecture fin février. Il affirme même qu’il pourrait devenir maire : « C’est Hervé Fiselle qui mènera la liste jusqu’au second tour. À l’issue de celui-ci, je serai éligible et serai donc votre maire », écrit-il. Même si son inéligibilité s’arrête effectivement le 17 mars, soit donc dans l’entre-deux-tours des élections municipales, la règle est claire : « Les conditions d’éligibilité s’apprécient par rapport à la date du premier tour de scrutin ». Nathan Casano ne pourra donc pas devenir maire. En tout cas pas le 22 mars au soir du second tour.

    Peu importe, Nathan Casano s’affiche partout, sur les réseaux sociaux, les tracts, anime les réunions publiques et figure même sur l’affiche officielle de campagne aux côtés d’Hervé Fiselle et Alexandre Allegret-Pilot. Si là encore la manœuvre n’est pas illégale, de nombreux habitants se sont interrogés sur l’ambiguïté de la démarche. Pas un problème pour Hervé Fiselle : « Nathan aurait du être éligible. Le Conseil constitutionnel a eu une façon de compter qui n’est pas logique. Il est inéligible mais il n’a pas piqué dans la caisse, il n’a pas volé. Si Nathan avait été à gauche, le problème ne se serait pas posé ».

    Une omniprésence qui interroge et qui s’accompagne d’une petite musique à Bessèges : une fois élue, Hervé Fiselle pourrait démissionner avec tout son conseil municipal pour provoquer de nouvelles élections. Nathan Casano serait alors en mesure de se présenter. Hervé Fiselle dément ce scénario : « Les choses ont été mal présentées. Ce n’est pas inscrit dans ce sens. Je n’ai pas pour habitude de me battre pour lâcher l’affaire après. Les choses ont évolué depuis (le message où Nathan Casano dit qu’il sera maire au soir du second tour, Ndlr). Je suis pour la transparence. Les choses se décident à 23 et elles se décident parce qu’il y a une question qui est posée. Pour l’instant la question ne se pose pas. Mon seul souci c’est de redresser la ville. Tout le temps que je pourrais le faire, j’assumerai le mandat ».

    Trois autres listes sont en course à Bessèges, celle de l’adjointe à l’éducation Christine Roux, celle de l’adjoint à l’économie et au commerce Gilbert Baptiste et celle de la responsable associative Sophie Lalanne.

  • Dix jours de cinéma d’outre-Manche à Nîmes

    Dix jours de cinéma d’outre-Manche à Nîmes

    Pendant dix jours, le public pourra découvrir plus d’une trentaine de films couvrant plus d’un siècle de cinéma britannique et irlandais au cinéma le Sémaphore et à Carré d’Art. Avant-premières, films inédits, documentaires ou classiques restaurés composent une programmation éclectique fidèle à l’ADN du festival : mêler patrimoine et création contemporaine.

    Temps fort de cette édition, la venue du réalisateur irlandais Jim Sheridan, figure majeure du cinéma engagé. L’auteur de My Left Foot, In the Name of the Father ou The Boxer accompagnera plusieurs projections et rencontres avec le public. Six de ses films seront présentés durant le festival.

    Classiques et découvertes

    Les organisateurs proposent également plusieurs hommages, notamment au cinéaste britannique Charles Crichton, réalisateur du célèbre Un poisson nommé Wanda, ainsi qu’à Peter Watkins, disparu en 2025. Le festival mettra aussi en lumière la vitalité du nouveau cinéma irlandais avec plusieurs films inédits, dont Aontas, Fréwaka ou Horseshoe. Des courts-métrages de la London Film School, présentés par son directeur Chris Auty, complètent la programmation.

    Autre rendez-vous original : un ciné-concert autour de Sherlock Holmes, porté par Virgile Goller, qui fera dialoguer images muettes et musique en direct. Master classes, rencontres avec les invités et séances spéciales jalonneront également ces dix jours de projections.

  • Des propositions pour faire face au manque de logement social en Occitanie

    Des propositions pour faire face au manque de logement social en Occitanie

    À l’aune des élections municipales, rares sont les candidats faisant du logement social une priorité de leurs programmes. Pourtant, force est de constater que la crise perdure. C’est en tout cas le constat posé par la Fondation pour le logement d’Occitanie, qui vient de publier son éclairage annuel. Réalisé avec le master Urbanisme et aménagement de l’Université Paul-Valéry, celui-ci dresse un sombre tableau. « La situation du logement social est dramatique. En Occitanie, 217 915 demandes ont été enregistrées en 2025, un chiffre en hausse de 6% », soupire Sylvie Chamvoux, directrice de la Fondation pour le logement d’Occitanie. Le Gard et l’Hérault ne sont pas épargnés. Alors que 65 469 Héraultais en ont fait la demande en 2025, seuls 6 212 logements ont été attribués. Côté gardois, on dénombre 25 282 demandes pour 3 769 attributions.

    Pire, il semblerait que ces attributions soient déconnectées des réels besoins des demandeurs. « Sur les 6 212 attributions héraultaises, plus de 4 000 personnes vivent avec des ressources sous le plafond du PLAI [logement très social, Ndlr]. Or, le nombre de logements PLAI attribués est de 550. Ces ménages sont donc relogés dans des logements plus chers, moins accessibles, ce qui les met en difficulté », poursuit Sylvie Chamvoux. Une situation due en grande partie au non-respect de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) par les édiles qui imposent un quota de logements sociaux. « Nous avons essayé de comprendre pourquoi ces élus ne respectaient pas la loi. Certains ne veulent pas, d’autres mettent en avant le respect de la loi ZAN [Zéro artificialisation nette, Ndlr]. Mais cet argument n’est pas entendable », observe la directrice régionale.

    Des mécanismes existent

    La Fondation -épaulée par les étudiants- a donc engagé une réflexion avec trois communes héraultaises (Saint-André-de-Sangonis, Poussan et Castries) afin de montrer qu’il est possible de produire du logement social tout en restant sobre foncièrement. « Dans l’Hérault, il y a beaucoup de patrimoine à l’abandon, comme les caves coopératives. Leur réhabilitation permettrait de produire du logement social, tout comme celle des centres anciens. On pourrait également réquisitionner les logements vacants ou encore construire dans les dents creuses », énumère Sylvie Chamvoux. Des mécanismes possibles, donc, mais qui nécessitent une forte volonté politique de la part d’édiles.

    Sauf que le gouvernement ne semble pas l’entendre de cette oreille. En effet, un décret publié fin janvier revoit à la baisse le taux obligatoire de logements sociaux dans la loi SRU pour la période 2026-2028. Ainsi, pour 87 agglomérations et 144 intercommunalités, le quota de logements sociaux sera de 20%. Un détricotage qui offre la possibilité à nombre de communes de rentrer dans les clous de la loi SRU, tout en produisant moins de logements sociaux, à l’instar de Toulouse (22,59% du parc social).

    Pourtant, les bénéfices sont réels. Au-delà de faire preuve de solidarité avec les plus démunis -mais ce qui n’est pas porteur électoralement parlant pour une majorité de maires- la Fondation met en avant une « relation gagnant-gagnant ». « En réhabilitant avec du logement social et libre, on réinstalle des gens qui vivent bien, on remet de la mixité sociale. »

    L’Hérault, mauvais élève de la loi SRU

    Si le nombre de communes respectant la loi SRU pour la période 2023-2025 ne sera connu qu’à la fin de l’année, l’Hérault faisait office de mauvais élève parmi les premiers chiffres récupérés par la Fondation. Ainsi, sur les 47 communes concernées par la loi SRU dans l’Hérault, seule Montpellier arrivait à 25% en janvier 2024. Pire, d’autres régressent comme Saint-Georges-d’Orques, qui passe de 12,5% en 2023 à 10,7% en 2024.

  • Les propositions de la gauche pour conquérir la mairie de Castelnau-le-Lez

    Les propositions de la gauche pour conquérir la mairie de Castelnau-le-Lez

    Dirigée par la droite depuis 43 ans, Castelnau-le-Lez peut-elle enfin rebasculer à gauche ? Face aux trois listes de droite (celles du maire sortant Frédéric Lafforgue, de son ex-adjoint Julien Miro et de Jean-François Vendrell), deux répondent par l’affirmative : « Ici et ensemble » de l’écologiste Richard Corvaisier et « Réinventer Castelnau-le-Lez » de la socialiste Najate Haie.

    Celle-ci a refusé l’union jusqu’au bout avec R. Corvaisier qui a fait le choix, en plus du PCF ou de Génération.s, de s’allier avec les Insoumis. Rédhibitoire pour N. Haie. « Dommage » car leurs idées semblent souvent compatibles. Dans la 5e ville de l’Hérault qui connaît une fulgurance démographique (26 058 habitants en 2023 et 28 678 estimés à ce jour par l’Insee), la gauche veut stopper l’urbanisation galopante et incontrôlée.

    R. Corvaisier fait deux promesses. La première : préserver les acteurs de la filière agricole et leurs terres. Conséquence : avec lui, la clinique du Parc n’ira pas à Sablassou. « On propose une étude d’aménagement autour du lycée Pompidou qui a un arrêt de tramway et la route métropolitaine à côté ». Second engagement : réclamer à la Métropole la modification du Plan local d’urbanisme intercommunal (Plui) pour rehausser les exigences de logements sociaux. Pour atténuer la flambée des loyers dans une commune où le revenu moyen plafonne à 25 160 annuels, l’écologiste promet aussi la transformation d’actuels logements en habitats sociaux et l’encadrement des loyers.

    La clinique à Pompidou

    Soutenue outre le PS par Place publique, Génération Écologie, GRS ou le Parti animaliste, N. Haie se satisfait du Plui qui « sauvegarde les deux tiers des terres agricoles ». Elle milite aussi pour la clinique à Pompidou et déplore un manque de stratégie. « Tout est vendu aux promoteurs, il y a des malfaçons, le quartier Eurêka n’a pas d’école et peu de services ». Plutôt que l’étalement urbain, la socialiste souhaite « reconstruire la ville en hauteur ». Dans une ville qui ne respecte pas encore la loi SRU (20% d’habitat social au lieu de 25%), elle veut aussi développer le Bail réel solidaire pour permettre aux jeunes de devenir propriétaires.

    Entrée Est de Montpellier, Castelnau est embouteillée en dépit du tramway. Pour desservir les nouveaux quartiers excentrés, N. Haie propose une « navette électrique ». Elle veut revoir le plan des mobilités avec la Métropole. Notamment passer en sens unique l’avenue centrale J. Jaurès ou sécuriser le passage à niveau n°39. Même logique chez R. Corvaisier (avenues Jaurès et du jeu de mail en sens unique) qui veut « détourner le flux de transit » vers la route métropolitaine 65. Il prévoit des navettes scolaires et des parkings de covoiturage pour « des alternatives à l’autosolisme ».

    Pour créer de l’emploi pour lutter contre le chômage (7,9%), R. Corvaisier veut instaurer une « régie agricole » ainsi qu’une « cuisine communale » en plus de recrutements pour le soutien scolaire ou la tranquillité publique (médiateurs). N. Haie promet « la fermeture des commerces louches » et le doublement des dotations scolaires par élève.

  • La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    Les allers et retours ne faiblissent pas devant la façade rouge criarde de la maison de santé Ambroise-Croizat. Sur le bassin alésien, les soignants et notamment les médecins se font rares. Alors, les habitants des communes voisines sont nombreux à se déplacer à la maison de santé de Saint-Martin-de-Valgalgues. Celle-ci a été inaugurée en 2023 en présence de Pierre Caillaud-Croizat, le petit-fils du ministre communiste et père de la Sécurité sociale.

    Cet aboutissement a été le fruit d’un important travail et fait suite à un référendum organisé sur la commune en 2018 où les Saint-Martinois ont plébiscité à 96% cet investissement. Malgré une ouverture retardée par la pandémie de la Covid, ce centre a permis de garder la présence des trois médecins qui avaient des velléités de partir et d’attirer de nombreux autres soignants. Ainsi aujourd’hui, la maison de santé compte des infirmières, des kinésithérapeutes, ostéopathes, psychologues, orthophonistes, podologues, sages-femmes, naturopathes et d’autres soignants qui travaillent aussi en lien avec le centre comme les pharmaciens ou un chirurgien-dentiste.

    « Nous avons un logiciel commun entre les soignants et nous faisons des réunions entre nous pour parler des situations complexes », explique Marielle Auvergne, psychanalyste qui est également la coordinatrice de la maison de santé et ne serait pas venue travailler à Saint-Martin-de-Valgalgues sans la création de cette maison de santé. « J’aime beaucoup travailler avec les autres professionnels de santé. C’est dommage d’être enfermé tout seul dans un cabinet. C’est bien d’avoir aussi l’avis des autres. Je pense que les médecins ont aussi des peurs et ça peut rassurer de travailler en groupe au lieu d’être isolé. »

    Si la structure cherche toujours désespérément un dermatologue, des renforts de médecins pourraient arriver rapidement. Les trois docteurs saint-martinois étant formateurs et salariés du groupe de santé Filieris – garantissant la présence d’un médecin en permanence – la structure devrait accueillir un docteur junior en octobre et pourrait participer à l’accueil de médecins cubains si le projet aboutit.

    Trois listes en concurrence

    « Beaucoup de retraités viennent s’installer ici pour trouver du soleil ou trouver du vivre-ensemble mais ils cherchent forcément un médecin. Le fait d’avoir réalisé cette maison de santé et d’être en capacité d’accueillir de nouveaux médecins, c’est vraiment un atout. Parce que des gens me disent que s’ils n’ont pas de docteur, ils vont devoir repartir d’où ils viennent », explique Claude Cerpedes.

    Face à l’édile communiste s’est hissée son ancienne première adjointe. Officiellement pour une opposition sur le budget et officieusement pour des désaccords personnels, Lucile Pialat a quitté la majorité et s’est lancée dans la course aux municipales. Soutenue par trois anciens membres de la majorité, elle avance aujourd’hui sur une corde raide en tentant de critiquer un bilan auquel elle a participé. À la tête de la liste « Ambitions et perspectives pour Saint-Martin », elle critique des travaux réalisés avec « précipitation » ou la propreté dans certains quartiers « laissés à l’abandon ».

    Déjà opposant durant ce mandat, Mickaël Thery assume une ligne dure à droite où il est surtout question de sécurité avec le « renforcement de la police municipale » et l’embauche de deux agents supplémentaires. Il est également très critique à l’égard des soutiens financiers à des causes internationales comme l’Ukraine, la Palestine, la paix ou le secours en mer.

    Des critiques vite balayées par l’édile qui préfère s’appuyer sur son bilan : « Les habitants voient que notre gestion est faite de compétence et de bienveillance. Sur 3 500 inscrits, il y a près de 1 000 nouveaux inscrits depuis six ans. Je crois que les gens connaissent le maire et qu’ils sont contents de la manière dont la ville est gérée », conclut Claude Cerpedes.

  • Pétanque jeunes : visite au Pôle 13

    Pétanque jeunes : visite au Pôle 13

    Ce dimanche 8 mars, les jeunes prétendants et postulants au Pôle 13, soit un peu plus d’une quarantaine de jeunes joueurs sont venus à Saint-Victoret dans le fief de la Boule Diplomate pour participer à une nouvelle prise de contact avec la direction du Pôle 13. Autour du président Patrick Fara et du secrétaire général Georges Gautier l’ensemble des dirigeants et éducateurs. Claude Barbi, Christophe Tola avaient en charge les six féminines. Yasmine Manenssour, Ludovic Roulet et Ève Molina pour l’encadrement de 13 juniors. Anthony Linares, Patrick Linares et Manu Molina pour gérer la catégorie des cadets au nombre de 15, quant aux 10 minimes c’est le binôme Régis Monjo et Jacques Gomez qui en avait la charge. Pendant que les gamins « bossaient » sur les divers ateliers, peaufinant leur savoir-faire, le président Patrick Fara et Georges Gautier ont tenu une réunion avec les parents. Histoire surtout de leur faire part du projet, de parler de la charte de fonctionnement du Pôle 13 et de les mettre au cœur du projet et de surtout les informer sur les attentes, d’un projet qui prend corps, même si dans un premier temps chacun est en droit de s’attendre à quelques balbutiements. « Toutefois tout devrait être sur les rails rapidement ! », devait conclure le président.

    À voir l’engouement et le sérieux qui habitent ces jeunes, on peut se forger l’idée que ce projet ne peut être que porteur.