Le mensonge n’aura pas tenu. Ce samedi, le candidat du RN pour les municipales Franck Allisio s’est affiché à ses côtés sur le Vieux-Port, pour annoncer son ralliement, tandis que l’intéressé écrivait qu’il quittait ses fonctions de référent de circonscription pour Horizons « parce que je crois en une droite fidèle à ses valeurs ». Ces valeurs de l’extrême droite, il est désormais le quatrième à s’y rallier dans les 9-10, après Sophie Arrighi, Guil Darmon et l’ex-président du bailleur social Patrick Pappalardo. Au moment où l’ex-maire (Ren.) et député du secteur Lionel Royer-Perreaut annonce quitter la vie politique à la fin de son mandat.
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![[Entretien] Pinar Selek : « Transformer ce malheur en une action politique »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/0a12b6de4a01c50390a428063cc754ca.jpg)
[Entretien] Pinar Selek : « Transformer ce malheur en une action politique »
Pinar Selek sera ce mardi, à Marseille, où deux rendez-vous sont organisés en parallèle de son procès à Istanbul : l’un à l’Institut d’études avancées de l’Université d’Aix-Marseille, l’autre à l’Alcazar, où l’actrice Ariane Ascaride proposera une lecture de textes de la militante.
La Marseillaise : Quel est votre état d’esprit à la veille de l’ouverture de ce énième procès ?
Pinar Selek : Ce procès est symbolique en Turquie. Autour de lui s’articulent une lutte de justice, mais aussi de nombreuses luttes sociales. Il est question de mes investissements militants en Turquie, en France, en Italie, mais aussi en Belgique d’où je reviens tout juste. Il y a une convergence des luttes. Il faut aussi savoir que mon procès a lieu dans la foulée de celui d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul [Parti républicain du peuple, CHP] et principal opposant du président Recep Tayyip Erdogan [Parti de la justice et du développement, AKP] et à la veille de ceux d’avocats, journalistes ou responsables politiques qui défendent les droits démocratiques fondamentaux. En Turquie, les manifestations ne sont pas que dans les rues, la lutte se poursuit aussi dans les tribunaux. Plusieurs actions sont organisées en parallèle de mon procès, à Marseille, mais aussi sur place à Istanbul, où une délégation internationale sera présente. Nous transformons ce malheur en une action politique.
Pensez-vous que le processus de paix qui s’initie entre Ankara et le PKK (Parti travailliste du Kurdistan) peut avoir une influence positive sur votre procès ?
P.S. : Une bonne décision pourrait être le signe d’un espoir. Plus globalement sur le processus de paix, je pense que la Turquie est forcée d’y entrer au vu du contexte international. Les Kurdes veulent construire la politique avec des moyens démocratiques. C’est eux qui sont en train de construire la paix par le bas. Ils organisent des réunions, des congrès et des conférences, ils essaient de rendre possible une transformation. Il n’y a pas de paix pour l’instant, car elle se construit avec beaucoup de difficulté. Mais les Kurdes essaient de dépasser le conflit armé. Ils tentent de construire la paix avec beaucoup de force. Bien sûr, ce processus peut être utile à mon procès.
Quel regard portez-vous sur les actions menées par les comités créés pour vous soutenir ?
P.S. : Ces comités réunissent beaucoup de personnes différentes, toutes d’un milieu de gauche, progressiste, mais assez diversifié. J’ai connu des gens extraordinaires, très différents, que je n’aurais jamais pu connaître autrement. Ce sont généralement des gens engagés pour d’autres causes, féministes, anarchistes, antimilitaristes, communistes, écologistes… Ils deviennent amis, ce qui crée, je pense, un renforcement de l’espace des luttes sociales. Ils n’arrivent pas à nous épuiser. On leur répond avec nos créations. Nous ne sommes pas puissants comme eux, nous n’avons pas les mêmes pouvoirs, le même argent, les mêmes armes. Nous sommes non violents, mais nous sommes très très forts. J’attends tous les Marseillaises et Marseillais à mes côtés. Et surtout, je suis très contente qu’Ariane Ascaride lise un de mes textes, mardi soir, c’est une grande amie.
* À L’Imera, de 9h à 16h, sur inscription. À l’Alcazar à 18h avec entrée libre dans la limite des places disponibles.
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Le futur quartier de haute sécurité soulève des questions
Le personnel pénitentiaire aura obtenu plus de précisions, sans pour autant lever toutes les zones de flou.
Dimanche 12 octobre dernier, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a annoncé dans l’émission Zone Interdite (M6) l’arrivée de trois nouveaux quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), système de détention permettant d’isoler les profils les plus dangereux. L’un d’entre eux sera installé au centre pénitentiaire de Luynes, à Aix-en-Provence.
Les syndicats ont vivement réagi, avec le Snepap-FSU « effaré par cette modalité de communication managériale ». L’annonce a « estomaqué le personnel » pour la CGT Spip 13. Les syndicats attendaient les précisions de l’administration pénitentiaire, en visite, vendredi dernier, au centre pénitentiaire de Luynes, qui souffre déjà d’un taux d’occupation de 150%, selon les derniers chiffres des syndicats. FO Justice a taxé le projet de « véritable bombe à retardement pour le CP d’Aix-Luynes, déjà à genoux ». Les inquiétudes portent notamment sur une délocalisation du Centre national d’évaluation (CNE) et de son personnel, actuellement situés dans les locaux du Quartier d’accueil et d’évaluation (QAE). L’Ufap Unsa Justice a demandé de son côté un choix « du bon sens et de la stabilité » et assurait rester mobilisée pour que le projet « voie le jour dans le respect des agents et de leurs missions ».
Et le personnel ?Vendredi, les agents ont donc appris que le QLCO devrait accueillir une trentaine de détenus à partir du second semestre 2026. « On a été rassurés sur le fait que la structure du CNE bougerait à l’intérieur même du centre pénitentiaire, mais ne serait pas délocalisée », rapporte Olivier Caquineau, pour le Snepap-FSU. Des promesses « d’engagements humains et matériels, sans plus de précisions », auraient été formulées, rapporte le syndicat. « On a quand même un cumul de quartiers spécialisés, poursuit Olivier Caquineau. Mais au moment ou l’on se parle, il y a plus de questions que de réponses sur ce qu’on va faire, pouvoir faire et ce qu’il sortira de ce dispositif. On nous annonce qu’il y aura des réunions de travail pour préparer tout ça et la visite du garde des Sceaux, dans les quatre semaines à venir. »
« Ce quartier, historiquement, on est d’accord, il va permettre d’enlever de la détention des détenus dangereux. Mais il y a des priorités qui doivent être respectées, rapporte Cédric Apatou, secrétaire local FO pour le centre pénitentiaire. On a déjà moins 80 agents sur le CP. Au niveau des quartiers spécifiques, est-ce qu’il y aura assez d’agents pour gérer les croisements de détenus ? On ne nous a pas dit combien de personnels allaient arriver pour le QLCO. Nous n’avons pas ces précisions. Plus on va rajouter des quartiers, plus on aura le souci d’effectifs. S’ajoutent à ça les soucis d’hébergement. C’est comme apporter de l’eau dans un panier percé… »
Sollicitée, la Direction interrégionale des services pénitentiaires n’a pas pu nous répondre.
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L’avenir de la presse progressiste en débat dans les Alpes-Maritimes.
À l’occasion de la Fête de l’Humanité et des Libertés du Cannet dans les Alpes-Maritimes, un débat animé par Anne Manauthon, membre du conseil national du PCF, a réuni Bernard Lucchetti, directeur du Patriote Côte d’Azur, Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise et Emilien Urbach, journaliste à l’Humanité. Ce dernier a témoigné de son expérience de couverture de la flotille pour Gaza et dénoncé l’interdiction d’accès à l’enclave palestinienne faite aux journalistes. Bernard Lucchetti a alerté sur les difficultés à faire vivre un hebdomadaire progressiste dans les Alpes-Maritimes mais de la détermination qui anime son équipe. Quant à lui, Léo Purguette a cité Pierre Brandon, fondateur du Patriote et de La Marseillaise, décrit les progrès et la fragilité de notre journal et appelé les titres indépendants du pouvoir de l’argent à s’épauler les uns et les autres pour relever les défis du développement et de la pérennité.
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Montpellier en route vers l’Europe, Sète en pleine reconstruction
Un trou d’air. Les Bleus ont traversé le Mondial aux Philippines comme une météore. Habitués à la haute altitude et aux parcours au long cours, les doubles champions olympiques ont écourté leur séjour en Asie. Les Montpelliérains Nicolas Le Goff et Quentin Jouffroy ont rejoint très vite leurs partenaires de club sur les hauts de Castelnau et ont pris part à la préparation d’une saison qui débute le mardi 21 octobre face à Cannes.
Les clubs engagés en Coupe d’Europe peuvent-ils prendre le relais de l’équipe de France, effacer la défaillance des Bleus et montrer la vitalité du volley français ? Tours, plus grand club français du moment, et Montpellier porteront ce challenge sur leurs épaules tout au long d’une saison à l’allure d’un marathon.
Pour la seconde fois de son histoire, le MHSC-Volley, placé sous le contrôle de la famille Nicollin depuis 2021, s’apprête à participer à l’épreuve continentale. Il va croiser ce qu’il se fait de mieux sur la scène européenne en affrontant
un club polonais : Projekt Varsovie, un club italien
de la région des Marches : Civitanova et le club belge de Louvain. Son président Jean-Charles Caylar vise une place en quarts de finale, à savoir l’une des deux premières places d’une poule relevée.L’homme, qui porte le club depuis 2011, attend par ailleurs beaucoup mieux sur la scène hexagonale. L’an passé, l’équipe dirigée par Loïc Le Marrec a laissé un sérieux goût d’inachevé. Après avoir réussi son approche des sommets, avec une première place au bout de la saison régulière, elle a calé sur les pentes raides du play-off. Elle a chuté en demi-finale dans le combat des chefs face à Tours, futur champion de France, mais aussi en finale de la Coupe de France face à Tourcoing.
Montpellier n’a pas tout chamboulé pour autant. Au cours de l’été, il a élargi son effectif pour défier Tours et tenir son rang en Coupe d’Europe. Dans un premier temps, il a reconduit les contrats de ses leaders : Le Goff, Palacios…, puis densifié son banc, avec par exemple le dernier renfort du central canadien Jordan Schnitzer.
« On a atteint cet objectif »« La première étape du projet était de faire en sorte que le MHSC VB soit un club reconnu et respecté dans le volley-ball national. On a atteint cet objectif. La deuxième étape est de franchir les frontières pour que le club soit reconnu au niveau européen. Cela demande d’autres moyens et du temps. L’idée est de s’appuyer sur des joueurs cadres, on a donc voulu prolonger ces garçons qui s’inscrivent dans le projet. C’est avec eux qu’on y arrivera », expliquait récemment le président Jean-Charles Caylar.
Champion de France en 2022, après une disette d’un demi-siècle, Montpellier veut aller plus loin et prendre le relais de certains clubs dans le creux de la vague, comme le Montpellier Hérault tombé en Ligue 2, ou Montpellier rugby, absent de la phase finale depuis trois ans. Longtemps parent pauvre du sport collectif de la Métropole, il creuse le sillon de sa renommée nouvelle.
Afficher son ambition, c’est une belle audace, mais cela peut être aussi casse-gueule. L’Arago Sète a payé la saison passée pour le savoir et éviter de tomber dans le même piège. La tête de gondole du sport sétois a vécu une saison cauchemardesque. Pas de play-off, saison bouclée à la 10e place loin de l’objectif du quatuor de tête, changement d’entraîneur et remplacement de Luc Marquet, icône sétoise, et air de déjà vu.
L’Arago se cherche un après-Duflos. Ou plutôt un successeur au manager Patrick Duflos. L’ancien passeur international (59 ans) a réussi ses trois passages (2004-07, 2009-16, 2019-22) à la tête de l’équipe sétoise. Et, dans les intervalles, personne n’a fait mieux que l’actuel entraîneur toulousain.
L’Arago Sète a renouvelé son effectif, confié l’équipe à un entraîneur italien : Fulvio Bertini et réappris l’humilité pour repartir de l’avant. Pour relancer la machine, il attend surtout la fin des travaux de la Halle du Barrou, espérée pour fin décembre. Contrainte de jouer dans la salle Vié, d’un autre temps, de s’exiler à Béziers ou ailleurs, l’équipe sétoise n’a jamais pu s’appuyer sur son chaudron. Aujourd’hui, elle espère pour le moins échapper à un nouveau trou d’air.
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Les pompiers de Vaucluse bien équipés pour leurs formations routières
En clair, les sapeurs pompiers ont besoin de véhicules plus ou moins abîmés pour s’entraîner à réaliser des interventions routières. L’an dernier, plus de 3 380 sorties en Vaucluse concernaient des accidents de circulation. « Les sapeurs-pompiers utilisent des véhicules pour se former et s’entraîner régulièrement aux spécificités de ce risque (sécurisation du véhicule, désincarcération, manipulation et évacuation des victimes…) », souligne le Sdis. Des établissements partenaires mettent à disposition des véhicules dépollués et sécurisés qui sont ensuite utilisés tout au long de l’année lors des formations du SDIS. Cette convention de partenariat est également proposée à tous les établissements concernés par la formation au secours routier des sapeurs-pompiers vauclusiens.
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La daube de poulpes ou de bœuf réunit à Bargemon
Pour cette édition, 80 restaurateurs en tout ont participé, et samedi c’est le chef Arnaud Carton de Grammont qui a cuisiné ce banquet hors les murs. « Je suis venu en voisin, je tiens le restaurant Ciao Marcello, juste à côté. J’ai prévu 100 kg de viande de bœuf et 60 kg de poulpes ! » lance-t-il tout sourire. Et il précise : « J’ai tout préparé au lycée Corot (14e), où j’ai été élève, c’est un endroit magique ». Attablée à l’ombre avec deux amis Sétois, Sophie la Marseillaise témoigne :« C’est vraiment un chouette moment, j’adore l’ambiance très bon enfant. On a le temps de discuter ». Parole de gourmande qui a aussi testé le banquet à l’escale Borély !
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Cérémonie pour marquer la libération des otages à Marseille
La soirée a débuté par Les chaises vides, titre de Patrick Bruel et s’est poursuivie par des prières et des paroles d’espoir de paix. Parmi les personnalités présentes, les responsables de la communauté juive de Marseille : Bruno Benjamin (Crif), Michel Cohen-Tenoudji (consistoire), Lionel Stora (FSJU), de nombreux élus dont Martine Vassal, la présidente DVD de la Métropole et du Département, Laurent Lhardit, député PS, Ludovic Perney, vice-président LR de la Région. L’essayiste Amine El Khatmi était par ailleurs l’invité de la soirée.


