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  • À Salon, traversée du monde en films filiaux et féministes

    À Salon, traversée du monde en films filiaux et féministes

    Son affiche présente une femme cagoulée en violet. Pas une déclinaison féminine de l’homme araignée, mais plutôt une autre héroïne, une vraie, celle-là : l’une de celles qui a lancé « le mouvement Metoo au Chili », avant qu’il ne se répande à travers le globe, précise Patricia Flori, présidente des Rencontres cinématographiques de Salon-de-Provence, qui se déploient dans la ville du 13 au 22 mars. Un personnage de La ola, film musical de Sebastián Lelio dans le sillage de cette militante à Santiago qui « dénonce la société patriarcale et les violences faites aux femmes. Le cœur battant de notre festival, c’est d’être aux côtés de celles et ceux qui ont un désir d’émancipation et résistent. Nous aimons enjamber les frontières et les préjugés », résume l’organisatrice.

    Au menu de cette manifestation, 171 projections d’une soixantaine de films et une quarantaine de pays traversés pour « promouvoir le cinéma Art et essai », inaugurées par celle de Julian. Réalisé par Cato Kusters, « un film militant sur le mariage pour tous qui cartographie ce droit ». Une histoire d’amour inscrite dans le cadre d’un focus sur le cinéma belge initié par les Rencontres cinématographiques de Salon, qui exploreront aussi particulièrement la création à l’œuvre en Italie, en République tchèque ou encore en Iran, à travers les films 7 jours et La femme qui en savait trop, respectivement autour d’une militante pour les droits de l’homme emprisonnée dans son pays et d’une professeur de danse victime de pressions du régime.

    Passerelles pacifistes

    « Notre ADN consiste à jeter des passerelles vers les autres, déconstruire les préjugés et porter le féminisme, même si toutes les causes se rejoignent », rappelle la présidente de ce festival, pointant entre autres Résister pour la paix, documentaire de Hanna Assouline et Sonia Terrab qui « tient sa position pour la paix » en Palestine et en Israël, « sans renoncer aux valeurs, en dénonçant la colonisation, l’apartheid et la guerre à Gaza ».

    « Mais », prévient-elle, la sélection de ce festival qui accueille jusqu’à 14 000 spectateurs, comporte également « des grandes histoires d’amour, des polars, des films plus accessibles que d’autres pour toucher un public qui ne va pas forcément vers l’art et essai ». Illustration avec Muganga, celui qui soigne de Marie-Hélène Roux, d’après la vie d’un médecin congolais et futur Prix Nobel de la paix qui vient en aide aux victimes de violences sexuelles dans son pays. « Si la thématique de la filiation s’est imposée à nous, nous programmons aussi des films qui sont davantage porteurs de la promesse d’une vie meilleure », indique Patricia Flori, tout en soulignant la diffusion du documentaire de Thomas Ellis, Tout va bien, ou encore du « petit bijou réalisé par Antoine Fromental », Retour au collège, « qui porte un regard bienveillant sur la communauté éducative ».

  • [Entretien] Karen Sadlier : « Les enfants sont co-victimes des violences dans le couple »

    [Entretien] Karen Sadlier : « Les enfants sont co-victimes des violences dans le couple »

    La Marseillaise : Comment et pourquoi êtes-vous devenue marraine de la maison des femmes à Manosque ?

    Karen Sadlier : La maison des femmes de Manosque m’a invitée à être marraine, et j’étais très contente de le devenir parce que je trouve que toutes les maisons des femmes sont extrêmement importantes pour le suivi, l’accompagnement et la prévention des violences faites aux femmes et aux enfants. Je pense qu’ils m’ont connue parce que je donne beaucoup de conférences et j’écris des livres sur le sujet, surtout sur l’impact des violences au sein du couple sur les enfants. L’agresseur peut utiliser son autorité parentale et son droit de visite pour continuer à exercer les violences.

    Pourquoi le sujet de la conférence, l’impact des violences au sein du couple sur les enfants, est-il important pour vous ?

    K.S. : C’est un sujet très important parce que les enfants sont co-victimes des violences dans le couple. Les violences continuent après la séparation et s’exercent dans la parentalité. 80% des enfants sont témoins oculaires ou auditifs des violences au sein du couple. 50% sont aussi victimes de maltraitances physiques de la part de l’auteur. 60% de ces enfants ont présenté des troubles post-traumatiques en lien avec les violences dans le couple. En France, pendant longtemps, on avait l’idée que l’enfant restait indemne, alors que les enfants sont en grande souffrance par rapport à ces violences et doivent être vus comme des victimes.

    De quoi allez-vous parler à la conférence ?

    K.S. : Je vais parler de comment la violence au sein du couple va s’exercer dans la parentalité. L’idée « ça peut être un mauvais conjoint, mais un bon parent », on a des centaines d’études qui montrent le contraire. Ils sont en difficulté sur la parentalité.

  • La première cantine solidaire à prix libre ouvre ses portes à Digne-les-Bains

    La première cantine solidaire à prix libre ouvre ses portes à Digne-les-Bains

    Créer du lien et permettre à tous d’accéder à une alimentation saine à prix abordable, en fonction de ses moyens : tels sont les objectifs de l’association Chiche, qui a organisé mercredi sa première cantine solidaire à Digne. « Pour l’instant, on a essentiellement des personnes qui ne sont pas en précarité », regrettent les organisatrices. La cantine est ouverte à ceux qui ont les moyens, essentiels pour l’équilibre économique. « Pour que le modèle économique fonctionne, il faut toujours un tiers des repas réservé pour les personnes en précarité », explique Gitanjali Picovschi, l’une des trois fondatrices de Chiche. Les sommes plus importantes données par les personnes qui ont les moyens permettent de financer les repas de celles qui sont dans le besoin, les ingrédients et les locaux. « Si une personne ne paye pas, il faut derrière qu’une personne paye », précise Gitanjali Picovschi. « Si on a que des personnes qui ont les moyens, ça devient un entre-soi, un restaurant, ce n’est pas l’intérêt », ajoute-t-elle.

    L’association Chiche a été créée en juillet 2024 avec l’objectif d’ouvrir la première cantine solidaire de Digne. « Pendant un an et demi, en attendant d’avoir nos locaux, on a participé à des actions culturelles, fait des buffets et structuré un réseau de bénévoles », explique Fanny Lorgeron, une autre des trois femmes à l’initiative du projet. « Depuis des mois, on travaille et rencontre les services sociaux du département, les associations locales », pour faire connaître la cantine et ramener un public précaire.

    À la recherche d’un local

    Six travailleurs du CADA sont d’ailleurs venus tester la première cantine mercredi midi, pour ensuite la faire découvrir aux demandeurs d’asile bénéficiaires. Chiche loue un local partagé à l’association étudiante Pan’IUT et cherche à en acquérir un nouveau, toujours dans le quartier prioritaire de la ville du centre ancien. Au menu pour ce premier jour : au choix, boulettes de viande ou steak de butternut, houmous, salade composée et moelleux au citron avec sa sauce à la lavande. Ce jeudi, pour le deuxième, ce sera tarte aux poireaux, avec une version aux lardons, velouté de courge et crème au chocolat. En cuisine, plusieurs bénévoles, parmi lesquels « un monsieur qu’on a croisé tout à l’heure dans la rue », lance Gitanjali Picovschi. « N’importe qui peut venir cuisiner » et bénéficier d’un repas gratuit pour le remercier de son aide. « On a même des personnes précaires qui viennent cuisiner, voir du monde, mais ne mangent pas car elles ont besoin de collectif plus que de repas », explique Fanny Lorgeron. L’idée est aussi de « permettre à tout le monde d’apprendre de nouvelles choses et partager des nouvelles recettes ». Des demandeurs d’asile maliens ont déjà réalisé des recettes de leur pays lors de l’inauguration de l’ancien local de Chiche, que l’association n’a finalement pas pu garder. « Au début, on avait peur de pas avoir suffisamment de monde, mais en fait on a été complet en trois jours ! », se réjouit Fanny Lorgeron.

  • Mettre en lumière les richesses méconnues du lac de Serre-Ponçon

    Mettre en lumière les richesses méconnues du lac de Serre-Ponçon

    En 2022, un épisode de sécheresse alarmant a conduit les collectivités locales au lancement du plan de résilience pour le lac de Serre-Ponçon. État, Région, entreprises et collectivités locales ont convenu d’investissements à hauteur de 18 millions d’euros, étalés sur les années à venir pour adapter le lac aux défis du changement climatique. L’objectif à long terme est donc de diversifier l’offre touristique, afin de ne pas reposer uniquement sur les activités nautiques. Pour cela, l’année a été placée sous le signe de la valorisation du patrimoine, naturel comme historique.

    L’idée est d’abord de mettre en valeur l’ancien village d’Ubaye, englouti dans les années 1960 à la création du lac de Serre-Ponçon. Le Smadesep a annoncé la création d’un parcours pédestre (en bateau l’été), jalonné d’œuvres artistiques immergées et de panneaux d’interprétation rappelant l’histoire du village disparu. Les abords de la chapelle du lac, ultime vestige de l’ancien Ubaye et joyau du site, seront également aménagés pour accueillir des espaces de pique-nique et être accessibles aux personnes à mobilité réduite. L’ancien village recouvert par les eaux pourra être découvert au travers d’une modélisation virtuelle en réalité augmentée.

    Découvrir la faune locale

    Dans un second temps, c’est le patrimoine naturel que le syndicat d’aménagement veut mettre à l’honneur. À Savines-le-Lac, il prévoit d’aménager un espace d’interprétation pédagogique pour mieux connaître le paysage et la faune locale, en particulier les oiseaux. Un chemin dédié et une passerelle sur l’eau conduiront à un poste d’observation faisant face au village. À Embrun, le Smadesep annonce « l’aménagement d’une zone ludo-environnementale intégrant des espaces de loisirs et des équipements légers » et la création d’« un poste d’observation de l’avifaune en zone immergeable ».

  • De vibrants hommages aux victimes du terrorisme

    De vibrants hommages aux victimes du terrorisme

    C’est sur ce parvis que Laura et Mauranne ont été assassinées il y a 9 ans. L’ambiance est pesante en haut des escaliers de la gare Saint-Charles. Les voyageurs s’arrêtent pour assister à la commémoration qui regroupe une centaine de personnes dont familles des victimes, élus et agents du service public. C’est la 6e année que se déroule cette journée nationale instaurée par l’Union européenne à la date de l’attentat de la gare de Madrid-Atocha le 11 mars 2004. La cérémonie est présidée par Corinne Simon, préfète déléguée de la région et du département.

    Des larmes sur la joue de Marianne

    La chanson Évidemment de France Gall, dont la voix résonne à travers la foule en silence amorce la commémoration. Des jeunes de l’Établissement public d’insertion (Epide) sont présents et lisent des poèmes et des citations poignantes : « Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente », écrivait Albert Camus. Notamment. Et de citer aussi Des larmes sur la joue de Marianne : « Quand de nos différences naissent la peur, la méfiance, coule une larme sur la joue de Marianne », récite une jeune fille. Parmi les élus présents, Didier Jau, le maire sortant écologiste des 4-5, Yannick Ohanessian, adjoint au maire (PS) à la sécurité ou encore le député Sébastien Delogu. La Marseillaise retentit pour clôturer cette cérémonie, après cet hommage aux victimes de la terreur.

  • Des agents ferroviaires récompensés en Vaucluse

    Des agents ferroviaires récompensés en Vaucluse

    Les cinq agents de la Sûreté ferroviaire SNCF affichent un grand sourire en recevant ce mercredi 11 mars, dans une salle de l’hôtel Novotel d’Avignon, leur médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement.

    Ces derniers avaient, le 7 septembre 2023, immobilisé un homme violent suite à un contrôle en gare d’Avignon-Centre. Celui-ci avait sorti un couteau et menaçait les personnes autour de lui.

    Un geste que salue Thibaut de Cacqueray, directeur de cabinet du préfet de Vaucluse. « Cela aurait pu finir avec un drame. Ils permettent aux millions de voyageurs de circuler librement », clame-t-il devant un parterre constitué d’agents et de leurs familles.

    Services publics

    « Et ce sont avant tout des agents de la SNCF », s’exclame fièrement Alexandre Dumens, directeur de la zone sûreté Méditerranée pour la SNCF, qui couvre une grosse partie du sud de la France. Il estime que ces agents « sont les premiers à représenter le service public » de par leur statut particulier. Car ces derniers sont assermentés et armés. « On est un peu l’équivalent de policiers », résume Renaud*, chef de l’unité opérationnelle des agents récompensés. Tout en expliquant que leur « mission principale est la prévention et la dissuasion », leurs tâches peuvent évoluer. Ils ont notamment été formés ces dernières années contre les atteintes sexuelles et sexistes dans les transports en commun. « À Marseille, on a eu cinq outrages en une semaine. C’est un vrai sujet de société », insiste l’agent. « Ce qui les distingue, c’est leur connaissance du système ferroviaire sous toutes ses formes, y compris le côté commercial car ils sont confrontés aux clients. Et sont capables d’intervenir dans des milieux contraints qui peuvent être dangereux », abonde Alexandre Dumens. Et avec la loi Tabarot, ces agents pourraient bientôt être équipés d’armes à feu et de tasers.

    *Le prénom a été modifié

  • La course Paris Nice arrive à Apt

    La course Paris Nice arrive à Apt

    Les souvenirs du passage du Tour de France en Vaucluse en juillet dernier vont sans doute être ravivés avec le passage du Paris-Nice ce vendredi dans le département. La sixième journée de l’une des premières courses par étapes du calendrier mondial se terminera à Apt ce vendredi 13 mars à 17h.

    Les coureurs, dont font partie les Français Kévin Vauquelin, le vainqueur au sommet du mont Ventoux Valentin Paret-Peintre, David Gaudu ou Bruno Armirail, mais aussi le Danois Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France, s’élanceront depuis Barbentane (Bouches-du-Rhône) à 12h50 et traverseront donc le Vaucluse jusqu’à Apt sur plus de 170 kilomètres.

    Outre l’enjeu sportif, cela entraînera forcément des perturbations au niveau de la circulation pour laisser passer le peloton et ses presque 150 coureurs. Le Département de Vaucluse précise que « les routes départementales empruntées par les coureurs ne seront pas fermées à la circulation », mais plutôt « coupées ponctuellement sous le contrôle des forces de l’ordre pendant une trentaine de minutes, le temps du passage de la course ». Il précise que le stationnement sera interdit sur les sections de route empruntées ainsi que sur les intersections concernées, et ce à partir de 14h30 à Cheval-Blanc, puis en passant par Ménerbes, Lourmarin ou encore Cucuron. À Apt, les quais (RD 900) seront fermés à la circulation entre 15h et 17h30.

    Informations précises sur Vaucluse.fr

  • Élèves et personnels des lycées se relaient pour être entendus à Marseille

    Élèves et personnels des lycées se relaient pour être entendus à Marseille

    « Ce sont les élèves qui sont en ligne de mire. Ce sont leurs conditions d’apprentissage qui sont remises en question. » Réunis devant le lycée Montgrand (1er), les enseignants ont reconduit leur grève, ce mercredi. Déjà mobilisés la veille, avec plus de 90% des personnels en grève, ils ont profité, mercredi matin, du « relais des lycéens », explique Didier Castino, professeur de lettres et de membre de la CGT Educ, en désignant l’amoncellement de poubelles qui bloquent l’entrée de l’établissement. Avant de continuer : « On a vraiment des revendications qui se complètent. Avec les élèves qui se mobilisent, on ne peut qu’embrayer. »

    Convergence

    Au lycée Montgrand comme au lycée Diderot (13e), enseignants et élèves se sont mobilisés, mercredi, contre la suppression des heures d’enseignement prévue par les dotations horaires globales (DHG). Les critiques concernent aussi « la suppression des 4 000 postes annoncée pour la rentrée 2026 » et « la baisse des moyens pour l’éducation, tandis que de l’argent, il y en a pour financer la guerre et l’armée », explique a CGT Educ 13 .

    Les personnels éducatifs et les élèves se rejoignent aussi sur la crainte de voir des établissements qui accueillent des publics scolaires déjà fragiles mis encore plus en difficulté. La perte de 100,5 heures, soit 9,2% de sa dotation, signifierait par exemple, pour le lycée Montgrand, « la suppression des groupes de soutien en première, qui sont mis en place pour que les élèves puissent réussir leur bac de français », indique une professeure. Des lycéens mentionnent « des classes surpeuplées qui monteraient à 35 élèves ». Au lycée Diderot, la même crainte s’exprime. « On va perdre le dédoublement des classes dans la formation professionnelle », redoute un professeur d’histoire-géographie.

    Une assemblée générale des établissements mobilisés, réunie à la Bourse du travail mardi, a voté un appel à la grève plus large pour le mardi 17 mars. « Pour faire aboutir nos revendications, nos luttes et nos grèves doivent converger », note la CGT Educ 13, qui appelle « les établissements durement touchés par des pertes d’heures à rejoindre le mouvement ».

    Un rassemblement est prévu à 11h le 17 mars au kiosque des Réformés à Marseille, pour réunir personnels, élèves et parents. Les enseignants des lycées Montgrand et Diderot ont annoncé une nouvelle grève, ce 12 mars. Un moyen de mettre la pression sur leurs chefs d’établissement, reçus ces jours-ci par le rectorat de l’académie d’Aix-Marseille. Contacté, le rectorat rappelle que que « la période (…) est consacrée aux échanges avec les établissements afin d’identifier (…) les besoins pour la rentrée (…). Les dotations sont fixées (…) par la baisse démographique, l’objectif demeure inchangé : être au plus près des besoins des élèves et leur garantir les meilleures conditions possibles. Le retrait des emplois dans les lycées (…) de l’académie représente moins de 1% des moyens dont dispose les lycées (-0,6%) ».

    Gardanne : grève au collège Pesquier

    À Gardanne, les enseignants se sont mis en grève, les 10 et 11 mars. Ils dénoncent l’absence de réponse du rectorat devant « la recrudescence des faits de violence » dans l’établissement, qu’ils attribuent au « manque de moyens », comme l’explique Johanne Guedini Souche, professeur de français. Des postes de proviseur adjoint, de professeur de musique ou d’assistant social sont vacants depuis le début de l’année scolaire. Une délégation de l’établissement a été reçue par le directeur d’académie des Bouches-du-Rhône, mercredi. Celui-ci réaffirme « sa vigilance particulière quant à la dotation des collèges du département », note le rectorat.

  • Les collégiens invités à briser les stéréotypes de genre

    Les collégiens invités à briser les stéréotypes de genre

    En cercle, les filles s’assoient d’un côté et les garçons de l’autre. C’est ainsi que les élèves procèdent instinctivement dans cette classe de 6e du collège Jules-Massenet. « Le mot égalité, ça veut dire quoi pour vous ? », demande Eva, intervenante de l’association Aroéven. « Qu’est-ce que vous pouvez faire et ne pas faire en tant que garçon et en tant que fille ? », interroge-t-elle. « J’ai trop de choses dans le cœur à écrire », lance vivement une élève. Chacun vient poser son post-it coloré sur le tableau de la classe : « Les filles doivent faire à manger, mais elles ne peuvent pas traîner dehors toutes seules le soir » ; « C’est mal vu d’être efféminé en tant que garçon. »

    À l’occasion de la semaine de l’égalité du 9 au 13 mars au collège Jules -Massenet, dans le 14e arrondissement (classé réseau d’éducation prioritaire renforcé REP+), l’association Aroéven intervient dans les classes de la 6e à la 3e pour sensibiliser les élèves à l’égalité entre les hommes et les femmes. « Ils apprécient qu’on leur donne un espace de parole », affirme Eva. En se déplaçant dans la pièce, les élèves se positionnent d’un côté ou de l’autre pour dire s’ils sont d’accord ou pas avec telle ou telle affirmation. « Pourquoi c’est mal vu de pleurer pour les garçons ? », « c’est à cause de Neymar », déclame un élève amusé.

    « Les élèves sont acteurs »

    Avec l’appui de quiz et de jeux en groupe, ils échangent, argumentent et débattent entre eux pour déconstruire les préjugés et stéréotypes, mais aussi prendre conscience de leurs représentations. Tous se prêtent au jeu. « J’ai appris qu’il n’y a pas beaucoup de filles qui jouent au foot et qu’on pouvait dire sage-femme même pour les hommes », indique joyeusement Tidjara, 12 ans. « Tous les élèves sont acteurs et porteurs du message », explique la principale du collège, Lamia Abassi. « Les élèves de 4e interviennent auprès des 5e et les 5e auprès des 6e avec des exposés sur des femmes célèbres », poursuit-elle. Plusieurs partenaires extérieurs et académiques accompagnent cette semaine qui concerne tout l’établissement. Les professeurs et personnels suivent des formations internes sur l’égalité femmes-hommes. José, 12 ans, ressort légèrement insouciant de l’atelier : « Je ne savais pas ce que le mot préjugé voulait dire, mais après pour moi, filles ou garçons, on est tous pareils. »

  • Un rassemblement pour la paix à l’appel du PCF d’Istres

    Un rassemblement pour la paix à l’appel du PCF d’Istres

    Après une première initiative début février, la section PCF d’Istres organise un rassemblement le samedi 14 mars, porte d’Arles à 11h, pour dire « halte à la guerre » après que les États-Unis et Israël aient déclenché les hostilités en Iran, le 28 février.

    « Ce n’est pas la première fois que nous nous mobilisons, il y a aussi le Mouvement de la paix, la CGT, la FSU, la Ligues des droits de l’Homme, Istres solidarité Palestine » explique Denis Rousseau, membre de la section. Alors que le président de la République a autorisé les avions américains à se ravitailler sur la base militaire toute proche, « nous sommes bien placés pour évoquer cette actualité brûlante », poursuit-il, inquiet de l’attitude d’Emmanuel Macron « qui navigue à vue », loin « de la position courageuse des Espagnols qui ne veulent pas être les vassaux des États-Unis ». Pour aller plus loin, le PCF devrait aussi s’organiser en comité de lutte.