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  • Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Ce n’était pas parfait, mais on s’en contentera pour cette fois. Les Olympiens, sous tension depuis quelques jours suite à leur élimination en Ligue des champions, puis à un match nul au scénario catastrophique sur la pelouse du Paris FC quelques jours après, ont fait taire leurs détracteurs, mardi soir au Vélodrome, en remportant leur 8e de finale de Coupe de France face au Stade Rennais (3-0). « Je suis content du match, de la victoire et de la réaction. Rennes est une équipe forte et n’a jamais tiré au but », se réjouit Roberto De Zerbi, déjà concentré sur la suite du calendrier.

    « Maintenant, on prépare le PSG, Strasbourg et Brest. On cherche un peu de continuité et régularité. L’équipe a été concentrée. En première période, on a eu du mal à presser, on n’a pas été fluides avec la balle. J’avais peur d’être un peu déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir », résume le technicien italien, persuadé que la réunion avec les supporters, survenue à La Commanderie à la veille de la rencontre, a fait son effet.

    Longoria prend la plume

    « Les supporters nous ont dit des choses justes, hier [lundi] à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C’est à nous de trouver de la régularité. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu’on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d’élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c’est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l’idée d’être très forte, il est normal qu’il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non », lance De Zerbi, qui devra patienter jusqu’à jeudi (19h50) pour connaître son futur adversaire au stade des quarts de finale.

    Contre les Bretons d’Habib Beye, les Marseillais n’ont pas perdu de temps avant de faire mouche. Amine Gouiri, idéalement placé dans la surface après un tacle autoritaire et audacieux de Timothy Weah, a ouvert le score dès la 2e minute. Décisif également sur l’action qui mène au but de Mason Greenwood au retour des vestiaires, l’ancien rennais n’a toutefois pas été épargné par les sifflets lors de son remplacement. La faute sûrement à une occasion en or manquée quelques secondes plus tôt. « Je pense que je les comprends, je dois la mettre au fond, et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses, mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire », martèle l’international algérien, contraint de laisser sa place à Pierre-Emerick Aubameyang à la 78e minute. « Je pense que comme tout attaquant, et je sais très bien à mon âge, c’est dommage de rater une occasion comme ça. Et surtout, j’imagine le regret qu’il a de sortir juste après, forcément. J’aurais aimé qu’il ait plus de temps », confie l’avant-centre gabonais de 36 ans, auteur du troisième et dernier but olympien de la partie en fin de match.

    C’est dans ce contexte que Pablo Longoria a pris la plume, ce mercredi, pour s’adresser aux supporters : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. » Le président de l’OM ajoute : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. (…) Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. (…) On avance. Ensemble. »

    Beşiktaş serait intéressé pour enrôler Murillo

    Écarté du groupe professionnel et rétrogradé en équipe réserve depuis l’élimination en Coupe d’Europe suite à son manque d’envie sur le terrain, qui a d’ailleurs été pointé du doigt par Roberto De Zerbi lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi, le défenseur latéral droit Amir Murillo pourrait faire rapidement ses valises. L’Olympique de Marseille cherche à s’en séparer, mais les options ne sont plus si nombreuses, en raison de la fermeture du marché en France, Italie, Espagne, Allemagne ou encore Portugal, survenue le 2 février à 20h. Quelques marchés restent ouverts, en Turquie, en Grèce, en Autriche, en Roumanie, en Israël ou encore aux Émirats arabes unis. Selon la presse turque, le Besiktas aurait entamé des discussions préliminaires avec l’Olympique de Marseille au sujet de l’international panaméen. Pour l’heure, aucune offre officielle n’a été transmise au club marseillais. Arrivé à l’OM en août 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo a prolongé son contrat jusqu’en juin 2028. Capable d’évoluer dans différentes positions, comme il l’a notamment prouvé sous l’ère Gattuso et De Zerbi, le défenseur de 29 ans a toujours du talent à revendre.

  • Le tournoi inter-lycées de Miramas prend du volume

    Le tournoi inter-lycées de Miramas prend du volume

    Il y a un an, une bande de copains du lycée Jean-Cocteau réussissait son pari.

    Organiser un tournoi de futsal auquel, à l’époque, huit équipes représentant deux établissements, avaient répondu présent. Pour la seconde édition, Mathieu, Rayane, Esteban et Badr ont eu un surcroît de travail pour la mise en route de l’épreuve. « Nous allons finalement nous retrouver avec 22 équipes, représentants 5 établissements de Miramas, Salon-de-Provence, Saint-Chamas et Vitrolles. Et, grande première, nous aurons aussi des équipes de filles », détaille Mathieu Roux.

    « Nous aurons une équipe du lycée. Il a fallu surmonter les timidités de certaines, mais les filles seront là », se réjouit Romaïssæ Mehamel. Joueuse en club, la capitaine des futsaleuses de Jean Cocteau a su trouver les mots pour fédérer un groupe autour d’elle. « J’espère que l’équipe va continuer. Ce tournoi, ce sera une grande première pour la plupart des joueuses », dit-elle.

    Une petite entreprise

    Les équipes de Jean-Cocteau auront à cœur de briller durant les deux jours de l’épreuve. Car elles arboreront des tenues conçues et designées par deux de leurs camarades. Rayane Zaboubi et Badr Daoudi ne comptent plus les nuits blanches passées à réfléchir sur le graphisme, les couleurs et la forme. « Nous avons écouté les suggestions de nos potes, multiplié les essais, pour finalement trouver ce qui nous semble symboliser notre lycée », détaille Rayane.

    « Nous sommes fiers de ce qu’ils ont mis en route. Je tiens à saluer cette initiative qu’ils ont su monter, en trouvant des partenaires. En démontrant que nos jeunes sont capables de réussir de belles choses et de fédérer tout l’établissement », souligne le proviseur Guillaume Rossi.

    Ils ont su trouver les contacts. Tenter l’impossible, en contactant notamment Benoît Payan, le maire de Marseille, pour se renseigner sur la possibilité de jouer au Stade Vélodrome. Finalement, c’est au gymnase Saint-Suspi, mis à disposition par la Ville de Miramas, que le tournoi aura lieu. « C’est une fierté pour notre ville d’être à leurs côtés, d’accompagner des jeunes qui ont de l’ambition et de la suite dans les idées », note Eric Marchesi, adjoint aux Sports de Miramas.

    Près de 250 joueurs sont attendus dans un tournoi qui sera ouvert au public. « Avec l’expérience de l’an dernier, je pense que ce sera un bel événement », espère Mathieu.

    Les 16 et 17 février, gymnase Saint Suspi à partir de 9h45.

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  • [Théâtre] « Un barrage contre le Pacifique » se dresse à Arles

    [Théâtre] « Un barrage contre le Pacifique » se dresse à Arles

    En 1950, lorsque Marguerite Duras écrit Un barrage contre le Pacifique, la guerre d’Indochine atteint son climax. À cette époque, une colonie française où elle est née 36 ans plus tôt et a passé une partie de sa jeunesse. Inspiré de ses turpitudes adolescentes, un roman qu’Anne Consigny met en scène au Théâtre d’Arles vendredi 6 et samedi 7 février. L’histoire de Suzanne et Joseph qui ressassent la vie de leur mère ayant vu le jour sur les rives du Mékong, aux prises avec la froide et corrompue administration coloniale. Car la concession pour laquelle elle a économisé pendant 15 ans se révèle incultivable, la poussant au bord du précipice et de la folie.

    « Acte politique »

    « Aujourd’hui, alors que la condition féminine est arrivée au premier plan des préoccupations de notre société », expose Anne Consigny, « donner à entendre le destin de cette mère me semble essentiel ». Selon elle, « faire entendre Un barrage contre le Pacifique » de nos jours se rapproche d’un « acte politique. Comment faire pour que ces femmes-là existent, qu’elles soient entendues, respectées, qu’elles ne soient ni violées ni battues ni vendues, qu’elles ne meurent pas ? », s’interroge avec conviction celle qui porte également le récit sur scène et ses seules épaules. Le combat d’une femme qu’Anne Consigny retrace « dans l’intimité secrète de leur âme ».

    Entre 4 et 18 euros

  • Le Mucem fait le bilan de 2025 et lance quatre expos en 2026

    Le Mucem fait le bilan de 2025 et lance quatre expos en 2026

    « L’année 2025 a été exceptionnelle en termes de fréquentation. Le public n’est jamais venu aussi nombreux au Mucem depuis 10 ans avec 1,4 million de visiteurs », amorce Pierre-Olivier Costa, mercredi 4 février, lors d’une conférence de presse destinée à faire le bilan et promouvoir le programme 2026. Parmi les expositions présentées lors de l’année écoulée, la qualité d’« Amazighes », « En piste » et autres « Un air de famille » et « Lire le ciel » ne sont pas étrangers à pareil succès, mais à relativiser au regard « d’autres établissements culturels de Marseille, comme les Musées de la Ville, qui ont battu des records de fréquentation », souligne le président du Mucem. « En ces temps compliqués où l’on parle les uns contre les autres, le Mucem est un refuge, un lieu où l’on peut prendre le temps », estime celui qui est à la tête d’un musée dont la moyenne d’âge des visiteurs est passée « en trois ans, sous la barre des 40 ans ». Et de préciser encore : « En 2025, il y a eu une augmentation de 15% de visiteurs qui venaient des quartiers nord. »

    Au moment de lui emboîter le pas, Marie-Charlotte Calafat salue quant à elle la politique d’acquisition du Mucem en 2025, des costumes des Jeux olympiques de Paris 2024 aux objets des 3G, le bar associatif lesbien de la rue Saint-Pierre qui a fermé ses portes la même année, « valorisés immédiatement à travers des expositions ». La directrice scientifique et des collections du musée d’État souligne ainsi la nécessité pour le Mucem de continuer à « faire vivre les collections et de les confronter aux enjeux contemporains. Un musée attentif aux mémoires, aux luttes et aux enjeux politiques et culturels de notre temps ».

    « Réalités de la maternité »

    Si les expositions « Don Quichotte – histoire de fou, histoire d’en rire » et « Ferdinandea, l’île éphémère » sont encore abrités en ses murs, respectivement jusqu’au 30 mars et 20 septembre, le Mucem lancera sa première exposition de l’année 2026, le 18 mars, avec « Bonnes mères ». Se voulant « solaire », campe l’une de ses deux commissaires, Caroline Chenu, un parcours autour de la maternité, irrigué pour « un tiers par des collections du Mucem, ethnographiques, anciennes et contemporaines ». Son alter ego Anne-Cécile Mailfert, par ailleurs à l’origine de la création de la Fondation des femmes, qui milite pour les droits des femmes et contre les violences qui leur sont assénées, situe : « En ces temps d’injonctions contradictoires faites aux femmes, entre dénatalité et natalité, l’époque invisibilise ce que vivent les mères. Il est donc temps de parler des réalités de la maternité, de la réalité matérielle du corps des femmes. » Avant d’illustrer son propos par des symboles : « De la mère de Dieu jusqu’à la mère de la patrie, les sociétés ont toujours besoin de figures maternelles. Elles sont au sommet des églises mais pas à leur tête. Et Marianne est la représentation idéale de la République, alors que les femmes en étaient exclues jusqu’au XIXe siècle. »

    Mode, images et Mayotte

    Le Mucem proposera ensuite, à partir du 20 mai, l’exposition « Mossi Traoré, la mode aussi ». Avec l’idée, précise ce styliste parisien, de « rendre la mode et les musées accessibles aux publics des quartiers populaires ». Un parcours aux multiples ambitions, parmi lesquelles celles de « faire revivre [sa] perception et passion du football de [son] enfance avant ses dérives » actuelles, de mettre en avant les « collaborations entre artistes et artisans d’art » ou encore de montrer ses « collections en hommage aux éboueurs de la ville de Paris ».

    Deux autres expositions seront programmées à partir de l’automne : « Manger les images », autour de la surabondance d’iconographies en tous genres, de l’Antiquité à nos jours, et de la façon dont on les consomme autrement qu’avec le regard, ainsi que « Mayotte, Maoré – La rencontre des mondes ». Un parcours qui retrace l’histoire de cette île de l’océan indien, véritable « carrefour où les mondes se croisent et s’influencent », résume Abdoul-Karime Ben Saïd, directeur du Musée de Mayotte.

  • Domessargues, le petit poucet de l’Étoile de Bessèges

    Domessargues, le petit poucet de l’Étoile de Bessèges

    Un village au rendez-vous d’une course internationale. Petit bourg rural gardois recouvert à plus de 50% de forêts, Domessargues fait figure de petit poucet dans l’organisation de l’Étoile de Bessèges. Et elle ne sera pas seulement traversée par les coureurs, puisqu’elle les verra passer par trois fois, accueillant l’arrivée de la deuxième étape et tout ce qui va avec (bus des équipes, podiums…). Une opportunité unique pour la commune, qui va se retrouver sous les feux des projecteurs et des caméras de télévision. « C’est une occasion exceptionnelle pour notre village de mettre en avant son patrimoine et de partager la passion du cyclisme avec les participants et les spectateurs. Nous sommes impatients d’accueillir les coureurs et amateurs de vélo pour cet événement majeur », se réjouit la municipalité.

    Un écran géant installé

    Le village sera donc en effervescence ce jeudi. Et pour que la fête soit complète, une trentaine de bénévoles – cyclistes amateurs, agents municipaux, élus – seront mobilisés, et un écran géant sera installé sur la place de la mairie. Un moment qui promet d’être historique, et unique dans le milieu du sport professionnel.

  • [Etoile de Bessèges] Saint-Gilles, entre nature et patrimoine historique

    [Etoile de Bessèges] Saint-Gilles, entre nature et patrimoine historique

    Aux portes de la Camargue, jonché entre de majestueux voisins – Arles à l’est, Vauvert à l’ouest, les Saintes-Maries-de-la-Mer au sud, et Nîmes au nord – Saint-Gilles et ses quelques 15 000 habitants a également des atouts à faire valoir. Au premier rang, l’abbatiale de Saint-Gilles construite au XIIe siècle et qui demeurait, au Moyen-Âge, le 4e lieu de pèlerinage du monde Chrétien. Elle figure ainsi au Patrimoine Mondial de l’UNESCO comme étape sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Citons aussi le Château d’Espeyran, bâti au XIXe siècle, et resté en l’état, qui accueille aujourd’hui le Centre national du microfilm et de la numérisation.

    Pour les amateurs de grand air, Saint-Gilles offre également de nombreuses possibilités de balades et randonnées entre Costières et Camargue, notamment sur le sentier du Cougourlier, au cœur des marais, mais aussi via les pistes cyclables, avec des nombreuses voies vertes, et un nouveau tronçon de la Via Rhôna qui relie la commune à Bellegarde depuis cet été.

  • [Etoile de Bessèges] Nicola Marcerou pour une première étoile

    [Etoile de Bessèges] Nicola Marcerou pour une première étoile

    Né à Nîmes, à 18 km de Bellegarde, théâtre de la première étape, Nicola Marcerou participe à sa première Étoile de Bessèges, mais n’a cependant rien d’un novice : « C’est la première course professionnelle à laquelle j’ai assisté. J’étais sur le bord de la route à 6-7 ans, c’était un petit rêve d’y participer », ressasse le coureur de 23 ans, qui entame sa deuxième saison chez les professionnels.

    Cette première étape avait ainsi pour lui « une saveur particulière », d’autant plus qu’elle arpentait des routes qu’il connaît par cœur, « à 5 km de la maison », lui qui habite Manduel. Ses proches étaient ainsi présents au bord de la route, ce qu’il n’a pas manqué de remarquer malgré la concentration : « J’ai entendu mon nom dans la bosse d’arrivée où on est passé trois fois. C’est un boost et une motivation supplémentaire. »

    « Pourquoi pas une journée à l’avant »

    Pour cette grande première, le régional de l’étape est avant tout investi d’un rôle d’équipier. « J’ai pour objectif d’aider le collectif, notamment aller chercher une victoire avec Sandy Dujardin au sprint, et Alexandre Delettre pour le général. Mon but est d’avoir un bon placement pour les mecs, et les accompagner le plus loin possible » détaille-t-il. Avec, dans un coin de la tête, l’idée de « pourquoi pas, passer une journée à l’avant, pour me faire plaisir. »

    Ce n’était pas pour ce mercredi, le jeune puncheur s’échinant à remplir son rôle, sous des averses qui n’ont pas rendu grâce au ciel de son département. « Ce n’est pas de chance, chaque fois que l’Étoile passe à Nîmes il ne fait jamais beau, ça ne reflète pas du tout le temps du reste de l’année », plaide-t-il, non sans chauvinisme. Du reste, la journée aura été « un peu longue, même s’il n’y a pas eu beaucoup de kilomètres. Il y avait du vent mais pas assez pour faire des écarts. C’était un peu stressant avec à chaque tour le placement pour la bosse, qui était le point clé de la course. On avait deux objectifs : ne pas perdre de temps au général pour Alex (Delattre), et une place avec Sandy (Dujardin) qui fait 5e, donc c’est un bon début » se satisfait-il.

    Sur le plan personnel, avec une anecdotique 66e place, « ça a été. Comme je connais ces routes par cœur, j’ai aiguillé l’équipe à l’oreillette. » Avant de profiter de ses connaissances pour se montrer ? « Je pense que l’étape de Vauvert sera intéressante, avec ce circuit final assez cool et deux belles bosses. » Et, peut-être, une belle histoire.

  • [Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde

    [Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde

    Un début en fanfare pour cette nouvelle édition de l’Etoile de Bessèges ! Une équipe s’est directement placée au sommet à l’issue de cette première étape et ce n’est pas l’une que l’on attendait. Les Belges de la Team Flanders Baloise ont tout simplement raflé tout ce qui était possible de rafler. À 20 ans, Tom Crabbe s’est offert la première victoire pro de sa carrière en triomphant en haut de la côte de la Méditerranée, au-dessus de Bellegarde.

    La pluie comme invitée de la journée

    Le jeune coureur a résisté au redoutable champion de Slovaquie Lukas Kubis et a levé les bras sur la ligne d’arrivée. Vainqueur d’étape, leader des classements par points, des jeunes et du général, le compte est bon. La formation flamande est aussi rentrée à l’hôtel avec le maillot de la montagne grâce au numéro de Victor Vercouillie, impérial toute la journée. Un torrent d’émotions pour les Belges membres de la deuxième division mondiale.

    L’une des actrices principales de cette ouverture de l’Etoile 2026 a été la pluie. Un va-et-vient incessant, le ciel attendant même que la course se lance, à 12h30, pour s’énerver. Hormis une accalmie pour les 25 derniers kilomètres, la plupart des coureurs ont passé leur après-midi avec un K-way noir sur les épaules. Bref, dès le kilomètre 0, quatre hommes ont pris la poudre d’escampette. Cette échappée était déjà la bonne puisque le peloton a laissé champ libre rapidement. Quelques-unes des plus petites équipes alignées étaient représentées avec Léandre Huck (Van Rysel Roubaix), Jaakko Hänninen (Nice Métropole Côte d’Azur), Nils Aebersold (Elite Fondations) et Victor Vercouillie (Team Flanders Baloise).

    Ces quatre-là vont donc passer du temps ensemble puisque le peloton a choisi de laisser filer. Plus d’une minute après quelques bornes, une autre supplémentaire à mi-course et même près de quatre minutes après 100 kilomètres. Que l’échappée aille au bout était une réelle possibilité sur ce circuit autour de la commune de Bellegarde. L’entente était excellente entre les fuyards, qui roulaient et se relayaient de manière coordonnée. Ils savaient que seule cette manière de faire pourrait leur offrir un succès lors de cette première étape. Samuel Leroux, de la Total Energies, a bien tenté de partir en contre et rejoindre ce premier groupe, en vain. Ce dernier ne reprenait pas assez de temps et ses efforts étaient trop importants pour espérer quoi que ce soit dans le final.

    Il a manqué 400 mètres à l’échappée

    En quelque sorte, le peloton a joué avec le feu sous ce fort crachin. Deux minutes, c’était encore l’écart à 25 kilomètres. Il fallait s’activer et s’entendre en tête du groupe de chasse pour revenir sur ce quatuor. La Decathlon – CMA CGM et Unibet Rose Rockets ont finalement pointé le bout de leur nez. Un peu aidé par la Groupama – FDJ United, les trois équipes françaises ont réduit la marge des échappées. La vingtaine de secondes dans le final a été rapidement comblée. Le trio – puisque Jaakko Hänninen a lâché prise un peu plus tôt – s’approchait de la dernière bosse quand il a commencé à sentir le souffle de leurs poursuivants.

    Justement, ce dernier kilomètre était difficile et a permis ce retour rapide. La côte de la Méditerranée, c’est 700 mètres à près de 8% de moyenne et un pic à 15%, impressionnant même lors d’un passage en voiture. Le plan de cette échappée est tombé à l’eau à 400 mètres du but. Passé en tête des deux premières montées ici-même, Victor Vercouillie a longtemps cru à la victoire, mais a été rattrapé.

    Dans son sillage, c’est son coéquipier Tom Crabbe qui a jailli pour sortir du groupe et prendre l’avantage. Le jeune belge a été suivi par Lukas Kubis, le Slovaque des Rockets, mais le premier cité a été plus fort sur le replat au sommet. Une joie forcément contagieuse après son arrivée, lui qui l’emporte pour la toute première fois au plus haut niveau. Une sacrée première. Dans ce bazar, le duo a terminé devant sept coureurs français. Les Bucco-Rhodaniens Clément Izquierdo et Maxime Decomble finissent 3e et 4e. Paul Lapeira, déjà en vue, dimanche, à Marseille, est 5e, juste devant Sandy Dujardin.

    Tom Crabbe succède au palmarès, à Bellegarde, à Paul Magnier et Arnaud De Lie, deux hommes qui sont devenus des pointures après leur passage dans le Gard. Journée pluvieuse, journée victorieuse pour la Team Flanders Baloise, le maillot corail de leader du classement général est bien pour leur équipe après le premier des cinq jours de course.

  • Les facteurs en grève à Avignon contre une réorganisation qui « dégrade le service »

    Les facteurs en grève à Avignon contre une réorganisation qui « dégrade le service »

    C’est le troisième mouvement de grève depuis juillet dernier contre la réorganisation du service de distribution de lettres et colis, mise en place en mai dernier, qu’a organisé le syndicat Sud PTT ce mercredi 4 février devant le centre de tri de Courtine, à Avignon.

    Et ils étaient une trentaine de facteurs, sur 49 au total, à s’être mobilisés devant le portail de l’établissement de La Poste dans la matinée. « Voilà bientôt huit mois qu’une réorganisation inique a été mise en place au service de la distribution des lettres et colis d’Avignon. Résultat : une qualité de service fortement dégradée, des restes accumulés quotidiennement, des conditions de travail fortement détériorées », précise le syndicat. Des négociations se sont tenues ce vendredi 31 janvier avec la direction, sans succès.

    Demandes persistantes

    Les demandes du syndicat restent globalement les mêmes depuis les premières mobilisations en juillet. À savoir « la réinjection de moyens supplémentaires (8 facteurs colis/courrier), l’arrêt du management toxique, une réfection complète du bâtiment permettant aux agents d’exercer leurs activités sereinement », précisent-ils. Les grévistes réclament aussi « le retour des facteurs sur le site de Kennedy permettant ainsi une proximité avec les usagers ». Ce centre se situait à proximité de l’agence de la rue de la République, en intra-muros de la cité des Papes. « En début de conflit, après la grève, on a l’impression que ce déménagement était une punition », glisse Noémie Leblanc, secrétaire adjointe de Sud PTT 84. Elle conclut en soulignant que « le maintien de ce service public à Avignon et en périphérie repose uniquement sur l’implication et le professionnalisme des facteurs » et que « les usagers sont impactés de plein fouet ».

    Contacté par La Marseillaise, le groupe La Poste assure qu’une nouvelle direction a été mise en place « depuis le début du mois » et affirme avoir engagé plusieurs actions, comme l’intégration de neuf personnes en CDI qui « terminent actuellement leur formation », une étude sur le réaménagement des surfaces en concertation avec les postiers et l’initiation de groupes d’échanges « dans chaque équipe pour travailler au plus près du terrain, à la recherche de solutions et à l’amélioration des conditions de travail ».

  • Le propriétaire de Rocher Mistral de retour au tribunal

    Le propriétaire de Rocher Mistral de retour au tribunal

    Le feuilleton judiciaire pourrait toucher à sa fin. Mais le dernier volet de l’affaire Rocher Mistral reste à démêler. Le 13 février dernier, le tribunal correctionnel condamnait Vianney d’Alençon, propriétaire du Château de la Barben et sa société, la SAS Rocher Mistral respectivement à 20 000 euros d’amende 70 000 euros d’amende avec sursis. L’entrepreneur qui porte le projet d’un parc de loisir sur le château, classé Monument Historique était reconnu coupable en première instance d’avoir enfreint les règles du code de l’urbanisme et du patrimoine, dans le cadre des aménagements du parc de loisirs Rocher Mistral.

    Le tribunal avait notamment demandé au propriétaire d’entamer une série de travaux pour s’aligner aux demandes de régularisation des autorités compétentes. En suspend, Vianney d’Alençon et ses conseils ayant fait appel de la décision. Autre volet, en appel, de ce millefeuille judiciaire, la mise en danger d’une espèce protégée de chauves-souris. Pour ces faits, le propriétaire avait été relaxé, en première instance : point sur lequel le Ministère public, soutenu par la défense de la FNE13, avait fait appel. « Le point le plus important de ce dossier », estimait Me Mathieu Victoria, avocat de la FNE13.

    Délibéré à venir

    Ce lot d’infractions supposées a donc été débattu ce jeudi, en cour d’appel. « Vous comprendrez que lorsqu’on regarde ce dossier, on se rend compte que les travaux ont débuté [en 2020, Ndlr.] sans autorisations ? », demande Fabrice Naudé, le président du tribunal. Comment expliquer ce choix, dans un dossier qui présente 8 infractions ? Faute d’abord, au contexte international tendu, à cette époque, marquée par le Covid. Faute aussi, au « climat délétère » dans la commune. « Je me suis retrouvé dans un contexte difficile, j’ai dû prendre des décisions difficiles », explique l’entrepreneur, qui invoque des enjeux économiques, le sort de 400 salariés entre les mains, des investissements importants… Enfin, si depuis un an des discussions « constructives » ont repris avec les services de l’État dont il aurait contourné les règles et dérogations, D’Alençon aurait fait face au silence de la part de la DDTM, de la Drac, de l’ABF : « On avait des chantiers à avancer », résume Vianney d’Alençon. Pour le conservateur des monuments historiques de la Drac à la barre, les « relations ont été complexes, mais jamais aussi distendues que ce que l’on dit ». L’Architecte des bâtiments de France, estime que les instances ont été au courant de ce projet, en 2020 seulement, après rachat du château. De son côté, l’avocat général, demande réformation de la décision de relaxe sur les murins, et demande condamnation pour les autres infractions. Sur cet axe, il requiert un ajournement de six mois pour s’assurer que les travaux, repris l’an dernier, vont se poursuivre. À l’heure ou nous écrivons ces lignes, les plaidoiries de la défense et la date de délibéré n’étaient pas rendues.