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  • À l’Estaque, une flottille se prépare pour Gaza

    À l’Estaque, une flottille se prépare pour Gaza

    Depuis plusieurs semaines, une quinzaine de bateaux ont pris place sur le quai dit « sans nom », un quai désaffecté entre le port de l’Estaque et la plage des Corbières. Ils ont été installés par le collectif Thousand Madleens to Gaza (TMTG), né d’un mouvement populaire en 2025.

    Leur projet ? « Mettre fin au blocus illégal de Gaza par Israël en envoyant une flottille assez nombreuse pour inverser le rapport de force », explique Tino, membre du mouvement et coordinateur du pôle navigation. L’enjeu est surtout de « montrer un élan de solidarité international et servir de catalyseur à l’action en forçant à tourner le regard vers ce qui se passe là-bas », continue Esther, coordinatrice de la stratégie du réseau.

    Mouvement de solidarité

    La flottille de TMTG a annoncé prendre la mer au début du mois d’avril, depuis Marseille. Des bateaux de la Global sumud flotilla et de la Freedom flotilla coalition, deux autres mouvements qui militent contre le génocide à Gaza, partiront au même moment de Barcelone et de Tunis.

    En attendant, des bénévoles s’activent à l’Estaque pour préparer le départ, soutenus par les habitants du quartier. « Nous avons senti une responsabilité dans l’accueil de la flottille », confie Fathi Bouaroua, habitant de l’Estaque. Solidaires, plusieurs fournissent nourriture et matériel au collectif. « Nous demandons aux autorités portuaires et aux collectivités d’autoriser à titre exceptionnel et temporaire l’occupation du quai », ajoute Fathi Bouaroua. Avant de conclure : « Marseille doit rester une terre de solidarité et d’ouverture sur la Méditerranée. »

  • Camions bennes et peintres à l’assaut des points de deal

    Camions bennes et peintres à l’assaut des points de deal

    « Voilà un exemple concret de ce qui pourrit la vie des habitants. » Céline Lefléfian, directrice de la police municipale, pointe du doigt les meubles, portes et autres morceaux de tôles qui obligent les voitures à faire du gymkhana pour entrer ou sortir de la cité de la Bricarde (15e). Avec une vingtaine d’agents pour encadrer des peintres, des camions de chantier et la fourrière, elle a organisé une nouvelle opération « grappin ».

    L’idée : améliorer le cadre de vie, apaiser l’espace public là où les réseaux ont installé leurs points de deal tout en jouant un rôle de police de proximité, en complément du volet judiciaire assuré par la police nationale. Un travail de fond entamé en octobre dernier qui s’est accéléré depuis fin 2025, avec des interventions devenues hebdomadaires.

    Un peu plus tôt, à la brigade Nord de la police municipale, instructions ont été données de se positionner sur les trois points de deal recensés. Tandis que les agents à moto tournent pour assurer la sécurisation des lieux, les checks points artisanaux sont démantelés à la main ou avec le fameux « grappin ». Armés de leurs rouleaux, les agents de la Ville et les prestataires fournis par le bailleur, Erilia, enlèvent et repeignent à toute vitesse les tarifs et autres flèches qui emmènent les clients jusqu’à leurs doses. Côté choufs, on ne cache pas son agacement, refusant de répondre à nos questions. Empêchés de poursuivre leur business, les ados, bravaches mais à bonne distance, dégainent les portables et filment.

    Près de 10 tonnes d’encombrants ramassés

    Parpaings, chariots de supermarché, barils, barrières, canapés ou encore frigos : près de 10 tonnes d’encombrants ont été retirées depuis le début de ces opérations et près d’un kilo de produits stupéfiants retrouvés, précise Céline Lefléfian. Et si la fourrière se charge des « véhicules ventouses », c’est aussi parce qu’ils peuvent constituer des caches. « Certains, volés, ont aussi servi à des braquages, mais surtout, ils gênent les gens qui rentrent chez eux », ajoute-t-elle.

    Comme cette habitante, qui vit là depuis 25 ans et a vu la situation se dégrader. « Avant ici, il y avait un champ de lavande, des arbres, des oiseaux, des aires de jeux pour les enfants », se souvient-elle. Et puis il y a eu « plusieurs agressions », et si la police « est souvent là, il faut le reconnaître, ce ne sera jamais assez », estime-t-elle. « On paie notre loyer, mais pour rentrer chez soi, il faut faire des zigzags » et « le soir ici, c’est barbecue, tout brûle », décrit-elle. Désabusée, elle prévient : « Dès que la police sera partie, ils vont revenir. » Un peu plus loin, tout en réparant leur voiture, deux mécanos amateurs commentent l’action de la municipale. « C’est bien, mais ici depuis le biberon, ils crient araaaaah, et après à 14 ans, ils quittent l’école, que voulez-vous, quand vous n’avez connu que ça… », déplore l’un d’entre eux, à la retraite, qui a habité à la Bricarde durant 45 ans.

    Ce jour-là, 350 m2 de tags ont été effacés, 3,5 tonnes d’encombrants retirées, trois voitures mises en fourrière, dont une épave brûlée. Des quantités qui s’amenuisent d’intervention en intervention, assure Céline Lefléfian, signe pour elle que le travail porte ses fruits. « On reviendra autant de fois qu’il le faudra. C’est une guerre psychologique », promet-elle, nullement découragée.

  • Narcotrafic : Erilia veut expulser « pour l’exemple » à Marseille

    Narcotrafic : Erilia veut expulser « pour l’exemple » à Marseille

    Sur injonction du préfet, le bailleur social Erilia a plaidé, vendredi, devant le tribunal de proximité de Marseille, pour la résiliation du bail de deux familles de la cité de la Castellane (16e) en invoquant la condamnation d’un des enfants pour trafic de stupéfiants. Erilia est le premier bailleur social, à Marseille, à activer ce nouveau modèle d’expulsion, instauré par la loi contre le narcotrafic du 13 juin 2025 et laissé à la discrétion des préfets.

    Plusieurs conditions doivent être réunies : des « agissements » en lien avec le trafic de stupéfiants qui troublent l’ordre public de « manière grave ou répétée » et perturbent la jouissance paisible « aux abords du logement ou dans le même ensemble immobilier », ou des « comportements » qui portent « atteinte aux équipements collectifs utilisés par les résidents, à la sécurité des personnes ou à leur liberté d’aller et venir ».

    Partenaires d’expulsions en « circuit court »

    En dialogue avec la préfète de police déléguée, le tribunal judiciaire de Marseille a instauré un « circuit court » pour prioriser et accélérer ces expulsions déjà dérogatoires au droit commun. Erilia demande ainsi l’expulsion d’une mère et de ses enfants de 17 ans, 23 ans et 25 ans pour les agissements de Chamsedine, 21 ans. Le bailleur invoque une décision qu’il ne produit pas, selon laquelle il a été condamné, il y a six mois, à 18 mois de prison dont 9 avec sursis pour trafic de stupéfiants.

    Présent à l’audience, le bailleur social est au garde-à-vous. « Erilia a répondu positivement au préfet car elle est soucieuse de participer activement à la politique publique de la lutte contre les trafics. Cette loi a un côté moralisateur, c’est vrai, mais le législateur l’a voulu ainsi », plaide son avocat, Me Janis Leclanche. Elle rappelle « la violence extrême du narcotrafic avec 85 morts en 2023 dont 49 à Marseille », « le climat insoutenable qu’il fait peser sur les habitants ». Erilia affirme sur la foi d’un compte rendu d’enquête que le jeune a été arrêté avec deux individus déjà condamnés dans un véhicule quittant la cité avec 1,2 kg de résine de cannabis et 630 gr de cocaïne à bord. Que Chamsedine s’était proposé d’aller « travailler en bas » comme « ravitailleur » du réseau pour « rembourser une dette ». Pour Erilia, « le titulaire du bail est responsable des troubles des occupants habituels de son logement ». « Peut-être est-ce sévère, mais il faut des exemples. Peut-être s’agit-il d’une petite main, mais s’il n’y avait pas de petites mains, il n’y aurait plus de trafic. »

    « Vous, magistrats, gardez votre pouvoir d’appréciation ! » insiste Me Marilou Poisot pour la famille menacée qui n’a tiré aucun profit du trafic. Leur logement n’est pas en cause. Ce n’est pas un appartement nourrice. Le fils majeur vit désormais chez un oncle. Il serait disproportionné d’expulser une mère et ses trois enfants scolarisés, dont une mineure, et qui a toujours payé ses loyers. « Cette loi a un caractère moralisateur qui revient à dire qu’elle a mal éduqué son enfant. Cela heurte les principes du droit au logement, du droit au respect de la vie privée, de l’intérêt supérieur des enfants. C’est la porte ouverte à l’expulsion de familles entières. » Assise dans la salle, la maman pleure. Sa santé s’est dégradée. Toute la famille vit dans le stress de se retrouver sans toit.

    Le second dossier, toujours de la cité de la Castellane, vise un couple avec quatre enfants, dont deux mineurs. Erilia invoque, sans en rapporter la preuve, l’existence de trois
    condamnations en 2025 pour trafic de stupéfiants de Mouhamadi, le fils de 22 ans, à une peine de travail d’intérêt général, et pour sa dernière en septembre à deux ans de prison, dont un avec sursis et à l’interdiction de paraître à la Castellane. « Il y a de grandes chances qu’il récidive s’il reste chez ses parents et il semble bien être un acteur à part entière de ce trafic », suppute le bailleur.

    « Erilia est sous la coupe d’un préfet sous pression, dénonce Me Sofien Dridi. Leur fils ne vit plus chez eux depuis octobre 2024 et on vous demande avec une célérité exceptionnelle l’expulsion de gens qui n’ont rien commis, aucun trouble de voisinage, qui ont toujours payé leur loyer. C’est mettre à la rue une famille qui ne vit qu’avec les 1 600 euros du travail du père. » Dénonçant une procédure abusive, il réclame d’Erilia 1 000 euros pour chacun des membres de la famille et autant en préjudice moral.

    Délibéré le 19 mai.

  • L’équipe de « Reillanne en commun » échange avec les habitants

    L’équipe de « Reillanne en commun » échange avec les habitants

    L’occasion pour la candidate Simone Chagniard-Marand (DVG) de présenter ses colistiers et de revenir sur les grandes lignes du programme portées lors de cette campagne municipale. « Notre projet vise à faire de Reillanne un espace de rencontres, de solidarité et de transmission, en nous appuyant sur la diversité de ses habitantes et habitants et sur le lien intergénérationnel. Nous souhaitons une commune qui protège ses ressources, soutient ses acteurs locaux et prépare l’avenir en conjuguant écologie et qualité de vie », détaille la liste sur son site internet.

  • Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes

    Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes

    « Je tiens à apporter tout mon soutien aux membres de mon équipe départementale candidats aux élections municipales », pouvait-on lire sur le communiqué de la présidence des Hautes-Alpes, paru ce vendredi 6 mars. Parmi les vingt conseillers Les Républicains qui siègent au sein de la majorité au conseil départemental, aux côtés de Jean-Marie Bernard, vingt se lancent dans la bataille des municipales. Parmi eux, six sont têtes de liste : Arnaud Murgia à Briançon, Valérie Garcin Eyméoud à Molines-en-Queyras, Marcel Cannat à Réotier, Christian Hubaud à Pelleautier, Françoise Pinet à Aspres-sur-Buëch et enfin Gérard Tenoux à Valdoule.

    Six têtes de liste

    Le président du Département n’a pas manqué de leur adresser ses encouragements, ni de rappeler « l’échéance particulièrement importante » de ces élections en raison de la préparation des Jeux olympiques d’hiver dans 4 ans : « Un projet ambitieux de territoire, qui trouvera son apogée en 2030 et dont la portée ira bien au-delà. » Reste à savoir si ce soutien pèsera dans la balance pour les protégés de Jean-Marie Bernard ? Réponse dans les urnes les 15 et 22 mars.

  • Aloïs Eymard, figure montante de la gauche à Embrun

    Aloïs Eymard, figure montante de la gauche à Embrun

    Agé de 32 ans, Aloïs Eymard est secrétaire de la section embrunaise du Parti communiste français et travailleur saisonnier « dans la restauration principalement ». Ce trentenaire occupe la deuxième place sur la Liste d’union de la gauche « Uni.e.s pour demain », menée par Martina Sandri à Embrun.

    Une position qui reflète autant son engagement politique que la confiance que lui accordent les composantes de cette liste rassemblant communistes, écologistes, socialistes et un collectif citoyen. « On a décidé, par un vote démocratique, que Martine porterait notre rassemblement. Ensuite, les places dans la liste se sont faites naturellement, au vu de l’implication de chacun. Je suis très honoré d’être deuxième. »

    Même s’il n’a pas encore occupé de mandat, Aloïs Eymard se dit conscient de l’importance de ce scrutin : « En 2020, il n’y avait pas de liste unie à gauche. Ces derniers mois, de nombreux habitants nous interpellaient pour demander une liste de gauche. Les politiques nationales restent hors du débat local. Nous proposons une alternative à la majorité de droite en place depuis 25 ans. »

    Né à Embrun, Aloïs Eymard est revenu s’installer dans cette commune d’environ 6 500 habitants. Son parcours a forgé son engagement : « Les conditions de travail, en tant que saisonnier, sont difficiles. Se loger est une horreur en station. Le droit des travailleurs n’est pas bien respecté. Je me suis intéressé à la politique lors de mes études à Aix, pour un Diplôme d’accès aux études universitaires, où j’ai rencontré les JC [Jeunes communistes]. »

    Pour cette campagne municipale à Embrun, Aloïs Eymard, met en avant « la démocratie participative, l’accès au logement, notamment social, et la mobilité ».

  • À Morières, la liste d’union de la gauche épingle le bilan du maire RN

    À Morières, la liste d’union de la gauche épingle le bilan du maire RN

    L’équipe progressiste, qui a mené campagne en fin de semaine dernière pour échanger avec les habitants à la résidence Paul-Aymard, évoque « un écart important entre les promesses de 2020 et la réalité » et l’absence de dispositifs de participation citoyenne. Elle critique aussi une sécurité « sans résultats annoncés » et des engagements environnementaux « non tenus ». La liste de gauche accuse enfin le maire de mener « une campagne de diversion », en déplaçant le débat sur des sujets nationaux.

  • À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    Ancien adjoint aux finances du maire actuel Jean-Jacques Coulomb (DVG), ayant démissionné en 2023 en raison de désaccords avec ce dernier, Claude Passrel (SE) tente aujourd’hui de reprendre la mairie à celui dont il fut le colistier.

    À 66 ans, celui qui a été responsable des finances de la commune et acteur associatif local s’est entouré d’une équipe intergénérationnelle, de 21 à 76 ans, composée de femmes et d’hommes issus de tous horizons : anciens élus, chefs d’entreprise, professionnels de santé, enseignants, agents publics, éducateurs sportifs, bénévoles et présidents d’associations, étudiants ou jeunes actifs.

    « Une nouvelle page »

    Une liste qu’il décrit « d’une diversité rarement observée dans la vie politique locale, engagée et tournée vers l’avenir, déjà investie dans la vie du village et porteuse d’une dynamique nouvelle. Cette pluralité traduit la volonté d’incarner une alternance collective et crédible, fondée sur les compétences et l’engagement citoyen ».

    Par ailleurs, « Saint-Zach’ pour vous et avec vous » compte de nombreux jeunes parents, dont plusieurs ont été délégués de parents d’élèves dans les écoles du village. Une composition qui, selon Claude Passerel, incarne « une attention particulière portée à la jeunesse, à l’éducation et à la qualité de vie des familles. » Il conclut : « Sans renier le passé, nous faisons le choix d’ouvrir une nouvelle page pour Saint-Zacharie. Cette équipe rassemble des habitants qui partagent une même envie : servir le village avec sérieux, transparence et esprit collectif. »

  • Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Militant associatif, figure de proue du Collectif anti-carrière de Mazaugues (CACM), Thierry Gontier se lance dans la course à la mairie. Et ses engagements n’y sont pas étrangers : « On est une liste composée de citoyens engagés contre la carrière. Il est temps de faire différemment afin de prendre, avec les Mazauguais, des décisions qui impactent notre quotidien et celui de nos enfants. »

    Celui qui n’avait encore jamais fait de politique entend « préserver la qualité de vie » : « Il y a beaucoup à faire : réfléchir à un développement cohérent, ne pas priver les générations futures de nos ressources et qualité de vie, en portant une vision à long terme, pas que sur six ans. » Thierry Gontier ne souhaite pas se précipiter et prévoit un audit « pour voir où en sont les dossiers », notamment sur le « réseau d’eau, obsolète » : « On ne pourra pas prendre des décisions directement. Ce qu’on veut faire n’a pas été fait avant, c’est-à-dire travailler en transparence, tenir les Mazaugauias informés des décisions, voire les prendre avec eux. »

    « Changer de cap »

    À ses côtés, ses colistiers de « Mazaugues Ensemble » (SE) revendiquent « des âges (18-70 ans), parcours et sensibilités différents. Même si certains ont leurs idées, le but est de travailler pour Mazaugues, sans couleur politique ». « La commune va perdre son identité. Il faut changer de cap, ne pas l’empêcher de se développer, mais réfléchir aux conséquences en tenant compte de ses moyens, en accueillant des projets agricoles, touristiques, plutôt qu’industriels ou urbanistiques », propose-t-il.

  • Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    À Hyères, la gauche unie ne l’est finalement pas complètement, du moins si l’on étend l’alliance jusqu’au centre gauche. Après avoir quitté en juillet 2025 la liste « Hyères, unie à gauche », conduite par Caroline Moulin (Les écologistes), Place publique Var s’est en effet rangée derrière Nicolas Massuco et la liste citoyenne (SE) « Hyères Avenir ». Ses responsables s’en expliquent : « Nous partageons le respect des institutions, l’attachement aux valeurs de la République et le rejet des extrémistes. Nous appelons les sociaux-démocrates à nous rejoindre pour un projet juste et tourné vers l’avenir. »

    LFI dans le collimateur

    Avec cette position, les représentants du parti de Raphaël Glucksmann souhaitent se démarquer de « Hyères, unie à gauche », qu’ils considèrent comme « essentiellement portée par LFI. Le PS s’étant retiré, nous sommes la seule liste qui porte les valeurs sociales-démocrates ». Quand bien même la tête de liste en face est écologiste et que les colistiers proviennent de différents horizons (PCF, l’Après, Génération.s, Debout !, REV). « Certes, mais LFI est largement représentée, avec un numéro 2 REV [Rachid Setouty, Ndlr.] affilié », soutient Pascal Colin, co-chef de file PP à Hyères. Des propos auxquels Caroline Moulin a répliqué : « M. Massuco se dit PRG, mais s’affiche sans étiquette, ratisse au centre droit, et dit “ni droite ni gauche” dans ses discours. Et puis, est-ce que la social-démocratie a porté ses fruits par le passé ? On est la liste de gauche et écologique hyéroise, et là-dessus, on reste ferme. »

    De son côté, « Hyères Avenir » entend néanmoins porter des orientations écologiques, dont « une réduction des constructions et l’accélération de l’opération Grand Site de Giens », ainsi que la promotion de « l’agroécologie et les circuits courts ». Sur le volet social, Place publique affirme que la liste défendra « des actions fortes auprès des mineurs pour réduire les inégalités sociales », en instaurant « l’égalité réelle hommes-femmes dans tous les domaines de la vie locale » et en « favorisant le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels ».