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  • Construire l’avenir

    Construire l’avenir

    Quel que soit le territoire, la crise du logement se fait sentir durement. A fortiori dans une région comme la nôtre, où 174 communes sont déficitaires en logements sociaux par rapport au seuil fixé par la loi, dont 95 ont été déclarées carencées, c’est-à-dire qu’en plus d’être en dessous de ce seuil, elles n’ont manifestement rempli aucun des objectifs triennaux qui leur étaient fixés.

    C’est un sujet de préoccupation majeure pour des habitants qui peinent à se loger dans des conditions décentes et avec un loyer abordable.

    Pour résorber cette crise du logement et casser les logiques de marché, il faut construire. Et notamment du logement social. Loin des clichés véhiculés par la droite et l’extrême droite, le logement social d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui des années 1970.

    70% des Français éligibles au logement social

    Il n’est pas question de grands ensembles, pas plus qu’il n’est prévu de transfigurer des communes. Il s’agit simplement de faire prévaloir l’intérêt général en partant d’un constat éloquent : 70% des Français sont éligibles au logement social. Et aujourd’hui, un grand nombre d’entre eux, se retrouvent entre les mains de propriétaires privés, certains pouvant être qualifiés de marchands de sommeil, alors que l’accès au logement est un droit fondamental.

    Les municipalités ne peuvent pas tout mais elles doivent agir avec les bailleurs sociaux pour rénover le parc existant, construire de nouveaux logements, notamment en contraignant les promoteurs à inclure dans leurs constructions une dose de logements sociaux.

    Pour cela, il faut de la volonté politique et des maires qui ne font pas campagne en expliquant qu’ils violeront la loi et paieront les amendes avec l’argent du contribuable.

    C’est un des grands enjeux de ces élections pour… construire l’avenir.

  • Logement social, bataille oubliée du scrutin

    Logement social, bataille oubliée du scrutin

    Après la déflagration des effondrements de la rue d’Aubagne, la bataille pour un logement digne avait été au cœur de la bataille des municipales en 2020 à Marseille, jusqu’à la défaite inattendue de la droite en gestion. Six ans plus tard, la thématique peine à s’imposer dans le débat.

    « Le sujet a plus ou moins disparu des discussions », s’alarme ainsi le directeur régional de la Fondation pour le logement des défavorisés, Francis Vernede. La crise pourtant n’a jamais été aussi aiguë. « On parle d’une année noire sur le logement, pointe-t-il. On n’a jamais eu autant d’expulsions locatives : à l’échelle des Bouches-du-Rhône, ce sont plus de 1 000 ménages ! » Dans le même temps, l’attribution de logements sociaux a atteint son plus bas niveau, avec seulement 21 100 demandes satisfaites en région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour 2024 sur 337 800 demandes (notre édition du 12/05/2025). De quoi nourrir l’envolée des prix et la prédation des marchands de sommeil, alors même que les besoins vont s’envoler entre l’attractivité de la région et la réindustrialisation annoncée.

    « Les candidats n’ont pas souhaité aller sur ce sujet parce que ce n’est pas ce qui sera payant », déplore Francis Vernede. Quand ils ne font tout simplement pas campagne contre la construction de logements, en particulier social. « Pour préserver le cadre de vie des Allaudiens, il faut résister à la pression foncière des promoteurs et de l’État qui nous impose 25% de logements sociaux », défendait auprès de La Provence le maire sortant (LR) d’Allauch Lionel de Cala, se vantant même qu’« aucune construction n’est sortie ». Et pourtant plus de 1 100 familles étaient en attente d’un logement social dans sa commune. À Marseille, ce sont les trois quarts des habitants qui sont éligibles pour en obtenir. « Le premier poste de dépense des ménages, c’est le logement, on ne peut pas l’oublier », insiste Francis Vernede. Et la publication en tout début de mandat d’arrêtés préfectoraux de carences en logement sociaux, pour les communes qui n’atteignent pas l’objectif de 25%, devrait le rappeler aux maires qui, dans les Bouches-du-Rhône, ont déjà dû payer 15,8 millions d’euros de pénalités en 2025.

    À Marseille, seuls les Insoumis y ont consacré une séquence de campagne, promettant de produire au moins 30 000 logements sur le mandat (notre édition du 06/03). « On sort des gros chiffres à la sulfateuse sans parler de l’assise financière nécessaire », déplore le directeur régional de la Fondation pour le logement des défavorisés. Au moment de présenter son programme le 17 février, le maire (DVG) sortant était de son côté revenu sur le travail réalisé au fil du mandat. « C’est extrêmement important de travailler encore et encore sur cette question », assurait Benoît Payan. Six pages de son programme y sont consacrées, promettant d’atteindre 25% de logements sociaux à Marseille et de mener une action foncière d’envergure. S’ajoutent l’augmentation des aides à la production de logements sociaux, des baux réels solidaires pour faciliter l’accès à la propriété et l’encadrement des loyers.

    « Vide sidéral » à droite

    Quant à la droite, le programme publié ce lundi n’a même pas de séquence dédiée. Si elle promet de « réhabiliter massivement le logement dégradé en reconstruisant la ville sur la ville » dans la continuité du travail conjoint entre la Ville et la Métropole, la candidate Martine Vassal mettait bien plus l’accent sur l’accès à la propriété, par un bail réel solidaire ou un prêt à taux zéro. « C’est le vide sidéral », souffle Francis Vernede, alors que l’accession à la propriété « concerne une part infime de la population ». Reste l’extrême droite, qui n’en dit pas un mot dans ses discours mais annonce dans son programme économique « pro-business » qu’il veut déréguler davantage le secteur. « Nous assouplirons la délivrance de permis de construire », s’engage le RN, en promettant de défendre les investisseurs et les propriétaires. Loin de l’urgence sociale.

    Et aussi

    16 communes carencées dans le Vaucluse

    Seize des 151 communes du Vaucluse restaient carencées au titre de la loi SRU en 2025. Pertuis arrive en tête des villes les plus sanctionnées, avec une amende qui dépasse les 660 000 euros, la plus élevée du département. C’est à Pernes-les-Fontaines que la pénalité a le plus progressé : la commune enregistre une hausse de +375%, passant de 95 000 à 454 000 euros. Une envolée qui illustre le retard important de la ville, qui n’a réalisé que 60 logements sur les 455 attendus sur la période précédente. Malgré l’inauguration de 27 villas sociales et plusieurs opérations engagées avec le bailleur Grand Delta Habitat, Pernes reste loin des objectifs de la loi SRU. Les deux communes incarnent les difficultés persistantes du département à rattraper la production de logements sociaux exigée par l’État.

    Dans le Var, le rythme reste insuffisant

    Le Var reste confronté à un déficit massif de logements sociaux. Le département compte 55 504 logements sociaux, alors qu’il en faudrait près de 47 000 de plus pour que toutes les communes respectent la loi SRU. Toulon, Roquebrune-sur-Argens, Six-Fours-les-Plages ou Saint-Cyr-sur-Mer, cumulent les pénalités les plus importantes au titre de la loi SRU.

    Sans surprise, la demande explose, avec 48 132 dossiers en attente. Face à cette pression, la préfecture tente d’accélérer la cadence : 1 261 logements ont été livrés en 2023, 1 458 en 2024 et 1 433 entre janvier et octobre 2025. Surtout, l’État a relevé les financements : 1 672 logements sociaux agréés en 2024, contre 2 500 prévus en 2025, portés par des bonus de subvention pour les opérations d’amélioration ou de reconstruction. Malgré cette dynamique, le rythme demeure insuffisant pour combler le retard, dans un département où la population continue de croître…

    Les efforts de Rosans dans les Hautes-Alpes

    Rosans, petit village de 500 âmes dans les Hautes-Alpes, compte 389 logements, dont 214 résidences principales. La commune se caractérise par un habitat majoritairement individuel (81,5% de maisons) et un petit parc social : 21 logements HLM (9,8% des résidences) initié par la commune. « On est les premiers à faire du logement locatif. Il y a un volet social important », indiquait dans nos colonnes le maire, Lionel Tardy.

  • Plus de 1200 personnes au meeting de Vincent Bouget et de Nîmes en commun

    Plus de 1200 personnes au meeting de Vincent Bouget et de Nîmes en commun

    Un meeting historique : plus de 1200 personnes étaient présentes, dimanche 8 mars, à la Halle des Sports, pour le grand meeting de campagne de Nîmes en commun et de sa tête de liste Vincent Bouget (PCF).

    Amal Couvreur, Pierre Jaumain, Julien Pacioni et Soukaïna Benjaffar ont précédé Vincent Bouget sur scène, pour défendre le droit des femmes, soutenir les associations, les habitants des quartiers populaires, s’engager pour la création d’emploi, l’accès aux soins, promouvoir l’action environnementale, «mais une écologie humaine qui ne laisse personne au bord du chemin». Enfin, la lutte contre la montée de l’extrême droite a traversé toutes les prises de parole, dénonçant «leur stratégie de des boucs émissaires sans jamais apporter de solutions concrètes».

    Le public a fait une ovation lorsque Amal Couvreur a rendu hommage aux Nîmoises. « Parce que je crois profondément à l’écoute, parce que je pense que l’engagement politique commence d’abord par l’attention que l’on porte aux autres, par la capacité à entendre les attentes, les inquiétudes, les espoirs. Mais il est des moments où il faut aussi prendre la parole. Des moments où il faut dire ce que l’on croit juste. Des moments où il faut affirmer une vision pour notre ville. Et des moments où il faut se lever pour défendre ce qui nous rassemble. Et aujourd’hui, nous sommes le 8 mars, et soyons claires, nous sommes féministes. Nous le sommes parce que nous refusons les inégalités, nous refusons les violences, nous refusons l’assignation à résidence. Je voudrais rendre hommage à nos mères, nos grands-mères, nos filles et nos petites-filles. A celles que l’on voit et celles que l’on ne voit pas. »

    En conclusion du meeting, Vincent Bouget a rappelé le chemin parcouru depuis 18 mois, avec l’équipe de Nîmes en commun : « nous sommes allés à la rencontre des Nîmoises et Nîmois : nous avons écouté et nous avons beaucoup travaillé à partir de ce que vous nous avez dit. Je crois que nous vous avons entendu…Partout vous nous avez dit la même chose : Oui, les Nîmoises et les Nîmois aiment leur ville, profondément. Mais oui aussi, ils veulent que les choses changent. Et bien je vous le dis : les choses vont changer ! Ensemble nous allons réunir notre ville. Ensemble, nous allons investir pour la rafraîchir. Nous allons faire revivre son esprit solidaire, festif et populaire, nous allons la rendre plus sûre, plus dynamique… Ensemble, ces prochaines années, nous allons redonner aux Nîmoises et aux Nîmois des raisons d’être encore plus fiers de notre ville. ».

    Soulignant la richesse intellectuelle et historique de Nîmes, Vincent Bouget a évoqué une période particulièrement marquante du récit récent de Nîmes : la solidarité qui s’est fortement exprimée pendant les inondations de 2008 : « Cette solidarité est toujours là. Dans nos quartiers, dans nos associations, cans nos familles, et dans cette salle ce soir. »

    Enfin, avant un appel à la mobilisation générale jusqu’au 15 et 22 mars, Vincent Bouget s’est attaché à décliner son programme, en 3 axes . Premier engagement : « réunir la ville et mettre fin à la ville à deux vitesses. En redonnant du pouvoir d’achat par la gratuité des transports des jeunes, la mutuelle municipale et l’ouverture d’épiceries solidaires notamment. En nous tenant aux côtés des entreprises pour développer l’emploi. Et aux côtés de ceux qui en sont le plus éloignés pour lever les freins à l’embauche. En ayant la même exigence de propreté, de services publics, d’espaces publics dans tous les quartiers.»

    Deuxième engagement : « accompagner chaque jeune, pas un jeune sans écoute, pas un jeune sans solution. En investissant dans les écoles, pour des conditions d’enseignement optimales, même au début de l’été. En faisant de Nîmes une vraie ville étudiante. En facilitant financièrement l’accès au sport, à la culture, aux transports, véritables leviers d’émancipation. En créant un réseau de réussite pour accompagner les jeunes dans leurs premiers pas vers l’emploi : des stages jusqu’à l’entrée dans leurs premiers jobs.»

    Troisième engagement : «rendre le pouvoir aux habitants, fini la gestion clanique ! Nous changerons profondément la méthode, comme nous le faisons depuis 18 mois ; nous redonnerons le pouvoir aux Nîmoises et aux Nîmois. Nous les associerons aux choix qui les concernent. Les comités de quartier seront soutenus, par une écoute active, et une association pleine et entière aux projets de chaque quartier de la ville. Nous mettrons en place des budgets participatifs pour que la voix des Nîmois, leurs aspirations, se concrétisent en réalisations.»

  • La procuration 100% en ligne, une nouveauté

    La procuration 100% en ligne, une nouveauté

    « T’es à Marseille le week-end prochain ? Si oui, peux-tu voter pour moi ? Je suis en train de faire ma procuration. » Avec ce message à sa copine, Sonia entend prendre ses précautions pour le premier tour des municipales, dimanche. Lors du précédent scrutin, celui des législatives anticipées en juin 2024, pas moins de 23 000 électeurs avaient fait ce choix, à Marseille, contre 9 000 pour les élections européennes, la même année. Expérimentée en 2024, la démarche 100% en ligne est réalisable cette année pour les utilisateurs du portail FranceConnect, rappelle le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué. Pour ce faire, l’électeur doit disposer d’une carte d’identité au nouveau format, de type carte bancaire, et d’une identité numérique certifiée en mairie.

    Le papier toujours valable

    Si cette dernière condition n’est pas remplie, il est possible de déposer sa demande de procuration de manière dématérialisée via le service web maprocuration.gouv.fr, précise le ministère de l’Intérieur. Il faudra alors se déplacer physiquement dans un commissariat, une gendarmerie ou un consulat. Lors de la phase test, 100 000 procurations avaient été établies entièrement en ligne au niveau national, toujours selon Beauvau.

    Il est aussi toujours accepté de faire sa procuration à l’ancienne, avec un formulaire Cerfa papier et de se déplacer avec sa pièce d’identité pour la faire valider.

    À noter qu’il n’y a pas de date limite. La démarche est possible le dimanche 15 mars, jour même du premier tour du scrutin.

  • Les trois expositions de la Galerie Negpos à Nîmes

    Les trois expositions de la Galerie Negpos à Nîmes

    D’abord, elle a reprogrammé « Benzine Cyprine », l’exposition de la photographe Kamille Lévêque Jégo. Puis elle a lancé dans la foulée son festival « Les Villes Invisibles ». « Ça s’est très bien passé, nous avons eu beaucoup de monde et beaucoup de soutiens de la part de nombreux partenaires. Maintenant, le rendez-vous est tellement apprécié, qu’il va être ritualisé », s’enthousiasme Patrice Loubon, directeur et fondateur de l’association NegPos.

    Pour clôturer ce festival, le centre d’art et de photographie organise deux expositions. La première, « De l’autre côté du périphérique » est accessible jusqu’au 31 mars au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) du Gard à Nîmes. Elle traite principalement des questions d’architectures et d’urbanisme et rassemble le travail de plusieurs photographes. « Il y a aussi des pratiques un peu différentes, il n’y a pas que de la photographie. Cette exposition veut montrer comment la ville de Nîmes se développe, sur des perspectives très commerciales aux dépens des terres agricoles, notamment au sud de la ville », prévient Patrice Loubon.

    La deuxième, ARTXINÎM, explore de son côté de l’urbex (l’exploration urbaine) local à travers, là encore, le regard de plusieurs photographes, à découvrir au sein de la galerie Negpos.

    Toujours dans sa galerie, Negpos vient également d’inaugurer la huitième édition de « Ceci n’est pas une photo » qui met à l’honneur l’artiste cubain Jorge Luis Marrero Carbajal. Celui-ci s’est fait connaître en ajoutant ses mains sur des photographies pour leur donner un sens poétique.

    « Comme la main est l’outil premier de l’artiste Jorge Luis Marrero Carbajal met en scène ses mains dans des contextes divers. C’est vraiment un jeu avec les mains. On découvre ainsi l’imaginaire de cet artiste. C’est très introspectif mais c’est aussi très abordable parce qu’il y a beaucoup d’humour », précise Patrice Loubon. Le public a désormais deux mois pour découvrir cette exposition intitulée « Plaisir intime ».

  • [Entretien] Michel Arrouy : « Être un maire réparateur plutôt qu’un bétonneur »

    [Entretien] Michel Arrouy : « Être un maire réparateur plutôt qu’un bétonneur »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir voulu vous représenter ?

    Michel Arrouy : J’arrive à la fin de mon premier mandat. L’action et les projets en cours nécessitaient un deuxième mandat pour les finaliser. Mais je ne suis pas pour le cumul des mandats et la longévité. Par contre, il faut un minimum de temps pour que l’action publique se mette en place.

    Quels sont les projets à finaliser ?

    M.A. : On a attaqué la rénovation du cœur de ville, des quais au bord du canal avec le pôle culturel et le cinéma qui a ouvert. Demain, on va attaquer les 11 hectares de la zone d’Exon Mobil où la dépollution a démarré le lendemain de mon élection. Il y a eu cinq ans de remédiation et puis là, c’est ce grand projet qui va démarrer avec la nouvelle gare, le pôle d’échanges multimodal. Mais aussi des activités de loisirs, d’animations et des entreprises qui s’implanteront sur le site. C’est un grand projet qui va permettre d’accélérer la requalification, la revitalisation de notre cœur de ville qui est un enjeu majeur.

    Il y a beaucoup de fonciers disponibles à Frontignan, est-ce un atout pour la commune ?

    M.A. : À Frontignan, on a cette chance d’avoir la maîtrise du foncier puisque ces 11 hectares sont la propriété de la Ville donc il n’y a pas de procédures d’acquisition. C’est une chance aussi pour la ville d’avoir ces zones industrielles. Nous avons commencé il y a quelques années sur la ZAC des Pielles avec la médiathèque, du logement, des espaces publics. On a une chance de reconstruire la ville sur elle-même sans utiliser de nouveaux espaces.

    Mais le contexte économique ne risque pas de limiter votre marge de manœuvre ?

    M.A. : Non, puisque nous sommes sur du volontarisme politique. Par exemple, sur ce mandat, on n’a pas augmenté les impôts et on n’a pas endetté la Ville d’un euro supplémentaire. Si on travaille collectivement sur des projets, on peut y arriver mais ça veut dire qu’il faut se retrousser les manches et aller chercher les financements là où ils sont. Je crois à l’intelligence collective dans ces projets, par exemple, nous avons ouvert un cinéma dans une période où il n’y a pas d’ouverture de cinémas et c’est un véritable succès puisqu’il y a eu quasiment 30 000 entrées en deux mois. Donc, si on travaille les projets véritablement, qu’on les boucle bien, on peut le faire sans dégrader les finances communales.

    Quels sont les nouveaux projets ?

    M.A. : À la Peyrade, on aura un pôle sportif. Nous réalisons un travail de bouclage du secteur en termes de voirie. Le nouveau gymnase du collège Simone-de-Beauvoir du Département sera implanté. Il y aura aussi la nouvelle piscine intercommunale financée par l’Agglo. Ça, c’est un gros projet qui est attendu parce que notre piscine est désuète. Ça n’impactera pas les finances communales, le projet est financé à la fois par l’Agglo et le Département. Autre projet, la friche Lafarge en bordure de l’étang de Thau. Ce sont 70 hectares que nous allons renaturer et qui permettront de reconnecter la ville et la Peyrade à notre façade du bassin de Thau. Car nous avons oublié à Frontignan qu’on était véritablement une ville du bord du bassin de Thau. Nous sommes une des seules parties du bassin qui n’est pas urbanisée. On va le rendre à nos concitoyens à travers des promenades, quelques activités culturelles et d’économie circulaire. Ce sera un des enjeux du prochain mandat, il faudra être un maire réparateur plutôt qu’un maire bétonneur. Il va falloir retrouver de l’espace public, des espaces de fraîcheur dans la ville, créer des lieux de rencontre, parce que je crois que c’est ce qui manque aujourd’hui dans notre société. Le programme ne doit pas être lié uniquement à du bétonnage et à des grands ensembles.

    Frontignan n’échappe pas à la tendance nationale de la montée de l’extrême droite. En deux ans, le RN progresse de dix points. Comment lutter ?

    M.A. : Les chiffres du RN sont très forts sur le bassin de Thau depuis très longtemps sauf pour les élections locales. Sur les élections locales, les citoyens font confiance à leur maire, aux élus locaux. Et ça, c’est important. Je pense qu’il y a un divorce de nos concitoyens avec nos élus nationaux plus qu’avec nos édiles locaux. Le maire ou les élus, que ce soit Frontignan ou ailleurs, sont les interlocuteurs de proximité des citoyens. Concernant la ville de Frontignan, le candidat RN habite à Frontignan depuis six mois, il n’est pas d’ici et est un parachuté. Je ne pense pas qu’on fasse de la politique en prenant les administrés pour des imbéciles. Je crois que c’est important que les élus, quels qu’ils soient, nationaux ou locaux, renouent la relation avec leurs concitoyens et ne sortent pas juste six mois avant les élections.

  • Ce que changerait une victoire de Nîmes en commun

    Ce que changerait une victoire de Nîmes en commun

    1. Réunir une ville jugée « à deux vitesses »

    Premier objectif affiché, martelé : rééquilibrer les politiques publiques entre les quartiers. La liste estime que certaines zones populaires souffrent d’un manque d’équipements et de services. Pour y répondre, elle propose la création de « Places communes » dans chaque quartier, des lieux de proximité mêlant services publics, activités associatives et espaces de rencontre. Ces structures pourraient accueillir, par exemple, des permanences d’élus, des jardins partagés, des ateliers associatifs ou des équipements sportifs ouverts aux habitants.

    2. Redonner du pouvoir aux habitants

    La question démocratique constitue un autre pilier du projet. La liste promet de renforcer la participation citoyenne avec des conseils de quartier plus décisionnels et des budgets participatifs. L’idée serait de permettre aux habitants de décider directement d’une partie des investissements municipaux : rénovation d’une place, aménagement d’un square ou création d’équipements de proximité.

    3. Renforcer la solidarité

    Face à la précarité, la coalition propose plusieurs dispositifs sociaux. Parmi eux, la création d’une mutuelle municipale négociée par la ville pour permettre aux habitants d’accéder à une complémentaire santé à tarif réduit. Le projet évoque aussi un campus des solidarités, destiné à coordonner associations, services publics et initiatives citoyennes. Des mesures plus concrètes sont envisagées, comme le développement de jardins partagés, d’épiceries solidaires ou de ressourceries.

    4. Une approche de la sécurité mêlant prévention et proximité

    Sur la sécurité, la liste défend une approche combinant présence policière et médiation. La liste propose notamment de renforcer la police municipale de proximité, avec des postes mobiles dans les quartiers, des bornes d’appel et d’augmenter les effectifs de médiateurs urbains chargés de prévenir les conflits. Elle souhaite aussi réaliser un audit du parc de caméras de vidéoprotection pour en évaluer l’efficacité.

    5. Faire de la jeunesse une priorité municipale

    La situation des jeunes à Nîmes constitue un axe central du programme. Parmi les propositions : gratuité progressive des transports publics pour les moins de 25 ans, création d’un pôle ressource jeunesse pour accompagner les jeunes dans leurs démarches (logement, formation, emploi) et renforcement du conseil municipal des jeunes avec un budget propre. Des actions sont également prévues contre le décrochage scolaire, notamment via des dispositifs d’accompagnement éducatif.

    6. Adapter la ville au changement climatique

    Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, la liste met en avant une transformation écologique de l’espace urbain. Elle propose notamment une végétalisation massive de la ville, la création d’îlots de fraîcheur et la désimperméabilisation des sols pour lutter contre les fortes températures et les inondations. Les écoles et les quartiers les plus minéralisés seraient prioritaires dans ce plan d’adaptation.

    7. Développer l’économie sociale et solidaire

    Enfin, le collectif souhaite renforcer la place de l’économie sociale et solidaire dans le développement local. Le projet évoque notamment la création d’une école de la coopération, destinée à former habitants, entrepreneurs et associations aux pratiques coopératives. L’objectif serait d’encourager des modèles économiques plus participatifs, selon le principe « une personne, une voix ».

  • [Quoi de neuf] Serge Ragazzacci : « Une recrudescence des discriminations syndicales »

    [Quoi de neuf] Serge Ragazzacci : « Une recrudescence des discriminations syndicales »

    Louis Dupin : Les années passent, mais les femmes subissent toujours les inégalités au travail. Les mesures mises en place ne sont que des effets d’annonce ?

    Serge Ragazzacci : Oui, effectivement, on a eu foultitude de mesures annoncées mais qui ne sont que cosmétiques puisque la réalité, année après année, elle demeure. Ce sont effectivement des écarts de salaires de l’ordre de 22, 25%. 40% lorsqu’on arrive à la retraite. Donc, pour nous, le 8 mars, notre slogan sera « on compare et on répare ». C’est-à-dire comparer véritablement les salaires des femmes et des hommes. Par exemple, dans la fonction publique, quand le gouvernement décide de ne pas augmenter le point d’indice, il s’en prend à des femmes. Parce que ce sont majoritairement des femmes qui travaillent dans la fonction publique hospitalière, la fonction publique territoriale. Il y a aussi d’autres sujets tels que les droits sociaux pour permettre un accès à l’emploi facilité. Et celui de ne pas avoir à faire ce choix, lors d’une naissance, de plutôt privilégier le congé maternité parce que la femme a souvent le plus petit salaire.

    L.D. : Sur l’égalité salariale, en juin 2026, la France va devoir transposer une directive européenne sur la transparence salariale. Est-ce que ça pourra changer les choses ?

    S.R. : Ce serait bien que la France la transpose déjà. Il y a des sujets où bizarrement ça ne pose aucun problème. Il faut que cette transposition ait lieu, ce qui permettra d’avoir des éléments sur les différences salariales. Et puis, on met le pied dans la porte. Donc si c’est plutôt positif on le prend, mais ça ne suffira pas. Il va falloir des mobilisations derrière, parce qu’au-delà des inégalités dans l’entreprise, il y a aussi à avoir de véritables politiques d’augmentation salariale.

    Olivier Nottale : Le syndicalisme est attaqué de toutes parts, on vous pointe du doigt…

    S.R. : Oui, on constate une recrudescence des discriminations et des plaintes contre des syndicalistes. La plus emblématique étant celle de Sophie Binet. Ça peut amener des années de procédure, des militantes et des militants vont avoir à subir des interrogatoires pendant parfois plusieurs années pour des faits qui ne sont absolument pas répréhensibles. Et puis, au-delà de ça, ce qui nous inquiète, c’est que ces discriminations s’inscrivent dans un schéma global de remise en cause de l’ensemble des libertés fondamentales : le droit de grève, le droit de manifester mais aussi la justice.

    L.D. : Sur le département, vous venez d’ailleurs de finir votre mois sur les libertés syndicales pour recenser les discriminations ?

    S.R. : On avait lancé un mois des libertés syndicales pour avoir une remontée dans les entreprises parce qu’il y a des problèmes. On va continuer à recenser les cas de discriminations pour communiquer dessus, mais aussi sur les victoires. On a réussi à obtenir une victoire en première instance pour une camarade à Montpellier. On a le non-respect d’un protocole de fin de conflit à l’hémodialyse à Castelnau-le-Lez où la boîte a été sévèrement condamnée.

    L.D. : L’avenir du dépôt SNCF de Béziers va se jouer cette année. La CGT propose un projet pour le sauver…

    S.R. : C’est assez symptomatique de ce qui se passe dans le pays et sur notre département. Il y a près de 30 ans que le dépôt doit être fermé, qu’on empêche sa fermeture. Il y a 2 ans, on apprend que le dépôt fermerait d’ici trois ans. Pourquoi ? Les directions de la SNCF ne sont pas capables de répondre. Donc on a retravaillé avec le syndicat, puisqu’on a un problème sur cette région : il va y avoir de nouvelles rames qui vont arriver pour desservir la région. On sait que les deux centres de maintenance sont en surcapacité, ils ne peuvent pas engranger plus de boulot. Quid de l’entretien de ces nouvelles rames ? Il va falloir régler les problèmes de maintenance et d’entretien du matériel. C’est vital pour les trains du quotidien d’assurer une régularité, la sécurité des transports de voyageurs. Donc on a relancé l’idée à la fois du maintien du dépôt et des emplois – il en reste une quarantaine – mais surtout avec la création d’un centre de maintenance qui pourrait effectivement créer 100-150 emplois dans les années à venir. La Région a été interpellée, la SNCF est en train d’étudier la faisabilité du site. Derrière, ce qu’on est en train de faire, c’est de faire signer des pétitions et de mettre la population biterroise dans le coup.

    O. N. : Sur ces problèmes d’emploi, on a l’impression que dès qu’il y a une solution, ça freine, il y a un double discours…

    S. R. : Il n’y a pas un double discours, il y a une absence de volonté politique. Il y a 300 milliards d’aides publiques données sans aucune contrepartie. On aurait très bien les moyens aujourd’hui de protéger un certain nombre d’emplois et d’industries dans notre pays alors qu’on continue à licencier. Mittal, par exemple, touche 300 millions d’euros d’aides publiques pour licencier les gens en France. Il faut arrêter. Une des solutions peut être la nationalisation. Une autre serait de conditionner les aides. Et puis qu’il y ait une véritable stratégie nationale.

  • Rugby – Six Nations : piqués, les Bleus restent maîtres de leur destin

    Rugby – Six Nations : piqués, les Bleus restent maîtres de leur destin

    Balayés par un XV du Chardon sur un nuage qui rejoint la France en tête du classement avec 16 points, les Français gardent toutefois leur destin en mains grâce à un sursaut d’orgueil en fin de partie, et devront faire mieux que l’Écosse lors de la dernière journée pour remporter le Tournoi. L’Écosse peut rêver d’un sacre, elle qui n’a plus mis la main sur le trophée depuis que le Tournoi est passé à six nations : son dernier titre remonte à 1999.

    Les hommes de Fabien Galthié arrivaient pourtant à Murrayfield avec des certitudes, trois victoires au compteur et, dans le viseur, le rendez-vous de samedi prochain face à l’Angleterre. Mais parler de Grand Chelem était prématuré avant de défier l’escouade emmenée par un Finn Russell en état de grâce, après des succès prometteurs certes, mais obtenus face à des adversaires loin de leurs plus belles heures. « C’est normal que les Écossais aient remporté ce match », reconnaît Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. « Ils ont fait un grand match. Ils ont pris dans les bases du rugby, dans les essentiels, au moins deux tiers du match. Le dernier tiers, il est pour nous. Mais ça ne suffit pas parce qu’on reste à 10 points. Les bases du rugby, ça veut dire tout ce qui est conquête, engagement, agressivité, présence collective sur les ballons à gagner en l’air ou au sol. Et puis aussi une équipe qui jouait en avançant avec la possession, et une équipe qui jouait en reculant sans la possession », poursuit-il.

    Le sélectionneur est conscient que le début de match s’est résumé à une succession de petits signaux défavorables au XV de France, alors qu’ils tournaient jusque-là en faveur des Bleus : un en-avant de Thomas Ramos sur un ballon haut, des passes qui ne trouvent pas destinataire, des fautes dans des zones décisives… Au milieu de cette multitude de scories, l’ailier Darcy Graham s’est faufilé jusqu’à l’en-but pour aplatir (5e), devenir le meilleur marqueur d’essais de l’histoire de la sélection écossaise, et surtout permettre à son équipe de mener face à la France, ce qu’aucune nation n’avait encore réalisé depuis le début du Tournoi.

    Meilleur second acte

    Un avant-goût d’un après-midi en enfer, ou rien ou presque n’est allé dans le sens de Français démunis et agacés par la tournure des événements. Au cœur d’un match manqué, Dupont a tenté de sonner la révolte, en arrachant le ballon des bras du capitaine adverse Sione Tuipulotu et permettre à Louis Bielle-Biarrey de remettre les deux équipes à égalité, en marquant pour le neuvième match d’affilée dans le Tournoi (7-7, 18e). Le Bordelo-Béglais s’est mué en passeur quatre minutes plus tard, d’un coup de pied rasant malin pour Attissogbe (14-7, 22e). Mais cet avantage de courte durée s’est révélé être un leurre. Vexée, l’Écosse s’est rebellée avec la manière, forçant les Bleus à défendre et à se mettre à la faute. Une faute de Jegou ? Finn Russell trouve la touche, et Kyle Steyn réduit l’écart (14-12, 26e). Une autre de Marchand ? Les Écossais lancent le rouleau compresseur et repassent devant, grâce à Schoeman, avec en prime un carton jaune infligé à Matthieu Jalibert. Derrière à la pause, les Français ont explosé au retour des vestiaires dans des proportions extraordinaires. Le n°9 de Toulon Ben White, vainqueur de son duel avec Dupont, a allumé la première mèche puis Steyn et Graham se sont offert un doublé chacun face à une arrière-garde aux abois, avant que Tom Jordan n’alourdisse la note.

    « Là, à chaud, on est plutôt sur des pensées… Mais c’est clair qu’on est premiers, on a la possibilité de gagner la compétition », lance Galthié, déterminé à soulever le titre mythique.

  • Marseille-Cassis : inscriptions, mode d’emploi

    Marseille-Cassis : inscriptions, mode d’emploi

    Il y en a 20 000 et pas un de plus : ce sont les dossards du Marseille-Cassis. La course pour les récupérer débute ce lundi. Avec cinq sessions.

    Inscriptions en groupe spéciales universités et écoles supérieures. Lundi 9 mars de 10h à 17h sur le site internet marseille-cassis.com. Réservation de 10 à 50 coureurs maximum par équipe : tarif unitaire préférentiel de 70 euros. Session limitée à 500 places qui seront exclusivement réservées aux étudiants de chaque établissement.

    Inscriptions en groupe. Mardi 10 mars 2026 à 10h sur le site internet marseille-cassis.com. Session ouverte aux entreprises, associations et clubs sportifs avec réservation de 20 à 100 dossards maximum. Tarif unitaire de 80 euros

    Inscriptions pour les licenciés de la Fédération française d’athlétisme. Du mercredi 11 mars à 9h au jeudi 12 mars à 9h sur le site internet marseille-cassis.com. Session limitée à 1 500 places, au tarif de 70 euros.

    Inscriptions individuelles. À partir du jeudi 12 mars à 10h sur le site internet marseille-cassis.com. Au siège de la SCO Sainte-Marguerite uniquement le jeudi 12 mars à partir de 10 heures. Inscriptions sur place avec un maximum de deux inscriptions par personne et dans la limite des places disponibles. Tarif unitaire 75 euros.

    Marseille-Cassis Solidaire. La création de cette 47e édition permettra de mettre en lumière un engagement citoyen au profit d’une caisse d’intérêt général par le biais de la pratique sportive. Les 1 000 dossards seront disponibles au cours du deuxième trimestre 2026.

    SCO Sainte-Marguerite,
    1, boulevard de la Pugette,
    13009 Marseille.