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  • La transformation massive du cours Sextius se poursuit à Aix

    La transformation massive du cours Sextius se poursuit à Aix

    Lancé en septembre 2025, l’imposant chantier de requalification du cours Sextius, au cœur du quartier Faubourg à Aix, commence à prendre forme. « À la clé, une piétonnisation progressive du quartier Faubourg et le renforcement de sa végétalisation », rappelait la Ville, au lancement des travaux.

    La première phase du chantier, qui attaquait le haut de cette artère, touche à sa fin et l’eau s’est remise à couler entre la fontaine des Thermes et la rue des Cordeliers. C’est dans ce secteur que doit naître le futur jardin des Thermes, le projet comportant un important volet végétalisation, qui promet « 2 700 m² d’espaces verts ». D’ici la semaine prochaine, les plantations qui composeront le nouveau Jardin des Thermes démarreront, indique la Ville, et la phase 2 devrait démarrer d’ici le printemps.

  • Une mère de cinq enfants dans un immeuble en péril à Marseille

    Une mère de cinq enfants dans un immeuble en péril à Marseille

    Une mère isolée veut quitter l’immeuble en péril où elle demeure avec ses cinq enfants. En septembre dernier, le 25 rue Fongate (6e) à Noailles a été frappé par un arrêté de mise en sécurité, sans évacuation, pour des pathologies diverses dont la corrosion et la putréfaction des poutres dans les caves, des fissurations dans un logement et sur le mur de clôture limitrophe. Mise en demeure, la propriétaire de l’immeuble dispose de 12 mois pour réaliser une liste de travaux exigés par la mairie.

    « Depuis cet arrêté, on ne vit plus normalement. Les enfants ont peur. Ma plus jeune fait des cauchemars qui la réveillent. Mon deuxième garçon préfère dormir chez ses amis tant il a peur de rester dans l’immeuble », raconte Ilham Belbard, cette mère courage de 52 ans, qui porte encore son tablier de cuisinière du restaurant qui l’emploie. « Vous savez on a le souvenir de la rue d’Aubagne qui est juste à côté. Heureusement que je les ai mis au sport. » Le péril a suspendu le loyer de 954 euros.

    « Grande précarité domiciliaire »

    L’association de médiation Asmad du groupe Addap13 a alerté depuis longtemps les autorités sur la situation de « grande précarité domiciliaire » qui « s’aggrave de jour en jour » avec en novembre dernier « l’effondrement partiel du sol dans une des chambres », conduisant la mairie à demander de ne plus utiliser cette pièce. Le logement ne comporte plus que deux chambres pour une famille de cinq enfants. Un relogement adapté s’impose. « Il en va de la sécurité de la famille et du bien-être des enfants notamment mineurs », a écrit l’association tout en rappelant qu’un inspecteur de salubrité de la Ville avait émis en juin 2020 une mise en demeure pour non-décence du logement. Un rapport de 2021 des Compagnons Bâtisseurs Provence, missionnés par la CAF, diagnostiquait déjà l’« affaissement du sol dans une chambre » et conduisait à un constat de non-décence qui suspendait l’allocation logement versée au bailleur. Le propriétaire est décédé depuis. Sa veuve qui vit en dessous, s’est vue réclamer de la CAF un rappel de 23 000 euros d’allocations versées et reste redevable de 13 500 euros à l’égard de sa locataire. Des travaux ont remédié depuis à l’indécence, mais reste le péril. Entre-temps, en août dernier, la commission Dalo a reconnu pour la seconde année de suite le caractère prioritaire de sa demande d’attribution en urgence d’un logement social qu’elle réclame depuis huit ans et il lui a été proposé un logement T5, avenue de la Croix-Rouge (13e) relevant du contingent réservé de l’État auprès du bailleur social 13 Habitat. Ce qu’elle a accepté mais saisis de deux autres candidatures, la commission Caleol a préféré allouer le T5 à une autre famille.

  • Dans les coulisses de la grande collecte des Restos

    Dans les coulisses de la grande collecte des Restos

    Depuis vendredi, les camions arrivent chargés de palettes d’environ 500 kg en provenance des points de collecte du département. Ils sont accueillis sur la plateforme mise à disposition par la fondation du géant maritime, spécialement aménagée pour répondre aux besoins de stockage des associations caritatives. « On va traiter près de 300 palettes jusqu’à mercredi », estime Gérard, responsable du service approvisionnement des Restos, occupé à la pesée des arrivages, « parce qu’on doit des résultats aux enseignes ».

    Dans les 5 000 m2 que se partagent le Secours catholique, le Secours populaire, Andes et les Restos du cœur qui en occupent la moitié, une équipe d’une vingtaine de bénévoles des Restos et de la CMA-CGM se relaient, de 8h à 16h, sur la chaîne de logistique bien rodée. Ils trient, vérifient et répartissent les denrées alimentaires et les produits d’hygiène destinés à la distribution de colis essentiels aux 51 000 personnes aidées par l’association.

    Des produits frais en plus

    Après la pesée, la palette est débarrassée de ses 32 cartons que la petite armée de bénévoles éventre et répartit en catégories bien précises. « Dans les magasins, il y a un premier tri, mais parfois quelques erreurs, explique Mariam, qui sépare les boîtes de conserve de bœuf et de porc. On apporte aussi une attention aux dates de péremption. » La jeune femme participe pour la deuxième fois à « un petit effort de solidarité bien normal au regard des besoins ». Elle a répondu à l’appel d’un ami associatif « parce que j’avais un jour de congé et que les gens sont sympas ». À ses côtés, « c’est une première en entrepôt », confie Julia, employée du groupe CMA-CGM et bénévole dans le cadre du mécénat d’entreprise, « curieuse de voir l’autre côté de la logistique ».

    Les denrées sont reconditionnées dans leurs nouveaux cartons, étiquetées, passées au film et repositionnées sur le transpalette pour être embarquées en direction des huit allées de stockage bordées de rayonnages à quatre étages. « On a de l’espace, mais il faudrait toujours plus de moyens en bras et en achats de denrées pour mieux faire », lâche Alexandre, coordinateur de l’entrepôt solidaire, recruté spécialement depuis la mise en place du partenariat entre la Fondation et les associations en 2024. Le fruit de la collecte annuelle des Restos, « c’est trois semaines de distribution alimentaire », précise Alain Avezard, le président de l’association dans les Bouches-du-Rhône. « Nous approvisionnons entre 70 et 90 tonnes dans nos 47 centres par semaine et les besoins augmentent chaque année », regrette-t-il. Parfois des denrées manquent, « c’est conjoncturel, comme les œufs en ce moment », ou plus constant, « comme les produits d’hygiène pour femmes et enfants ». Le soutien du groupe logistique aux associations « a été renforcé par un don de 50 tonnes de produits d’hygiène infantile », se félicite Marion Dupuy, responsable de la Fondation.

    Au fond de la plateforme, les salariés du sous-traitant Onet remplissent les ventres de deux réfrigérateurs et d’un congélateur de 300 m2. Un autre avantage apprécié par Alain Evezard, heureux d’avoir pu abandonner les anciens locaux des Restos, bien « trop vétustes pour que nos bénévoles y travaillent dans de bonnes conditions et que les produits y soient stockés en toute sécurité ». Cet équipement professionnel, loué aux associations et dont 50% des frais de fonctionnement sont pris en charge par la Fondation, permet « d’emmagasiner les dons de fruits et légumes des producteurs locaux ».

  • [Entretien] Thierry Ganzerla : « On dénonce le mal-être du médico-social »

    [Entretien] Thierry Ganzerla : « On dénonce le mal-être du médico-social »

    La Marseillaise : Pourquoi appelez-vous à la grève aujourd’hui ?

    Thierry Ganzerla : Nous rejoignons l’appel de l’intersyndicale à une mobilisation nationale des salariés du secteur social et médico-social ce mardi 10 mars. La grève est interprofessionnelle car le constat est le même partout : la dégradation de nos conditions de travail et de notre convention collective, celle des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées. Plus largement, nous dénonçons la baisse des budgets qui entraîne un sous-financement chronique et engendre de la souffrance.

    Quelles difficultés rencontrent les salariés de votre association ?

    T.G. : L’Unapei Alpes Provence emploie 1 500 salariés, sur trois départements, et gère près de 60 établissements pour accueillir et accompagner des enfants et des adultes en situation de handicap. Depuis 2023, nous constatons un gel des salaires qui stagnent autour du Smic. Les salariés sont épuisés par le manque de moyens. Il y a un gros turn-over et les postes ne sont souvent pas remplacés. Résultat, on dépend en grande partie d’intérimaires, et ce sont les titulaires qui en paient le prix, avec un mal-être croissant. Il y a aussi des disparités entre salariés : l’Unapei refuse par exemple de verser la prime Laforcade aux apprentis.

    Ce n’est pas la première fois que vous vous mobilisez…

    T.G. : Oui, depuis la fusion des associations qui a vu la naissance de l’Unapei en 2019, le dialogue social est compliqué. Les représentants du personnel subissent des pressions. C’est devenu difficile de continuer à exercer notre mandat.

    Quelles revendications portez-vous devant votre direction ?

    T.G. : Nous demandons d’abord à être entendus et que la délégation syndicale soit reçue par la direction générale au plus vite. Nous voulons des réponses concrètes face au mal-être des équipes : des revalorisations salariales cohérentes avec l’ancienneté et l’expérience, un accès plus facile à la formation, la reconnaissance de la pénibilité de notre travail. Les conditions doivent s’améliorer pour fidéliser les salariés et stopper l’hémorragie. Pour que les salariés du médico-social soient bien-traitants, il faut qu’ils soient bien traités.

  • Une centaine de personnes présentes pour « Uni.e.s pour Demain » à Embrun dans les Hautes-Alpes

    Une centaine de personnes présentes pour « Uni.e.s pour Demain » à Embrun dans les Hautes-Alpes

    Martine Assandri, tête de liste, insiste sur la démarche de co-construction du programme, remercie chacun des colistiers et rappelle leur implication et la volonté d’œuvrer ensemble pour les Embrunais. Les thèmes de la solidarité, de l’action sociale, de la culture pour tous, du logement, des saisonniers… ont été notamment abordés. La soirée s’est prolongée par un temps d’échange informel autour du verre de l’amitié.

  • Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Sécurité routière, rénovation de l’école de Dabisse, manque de places de parking, logements sociaux… De nombreux sujets locaux ont été évoqués lors de la réunion publique organisée par le maire sortant communiste des Mées, Frédéric Puech, candidat à sa réélection avec sa liste DVG. Après une courte présentation de son programme et de ses propositions, le candidat a laissé la part belle aux débats et aux questions des habitants. Une initiative qui fait écho à son projet de travailler avec plus de participation citoyenne.

    En introduction, Frédéric Puech a dit vouloir maintenir « la continuité d’engagement ». Élu au conseil municipal avec l’ancien maire communiste Gérard Paul en 2020, il avait pris sa suite après sa démission en juillet 2023. Il veut donc continuer « les choses qu’on avait mises en place ensemble ». Au cœur de son projet : « l’écoute, la proximité et le lien avec les habitants », a-t-il répété au début de sa réunion publique. Il a avancé un bilan de son mandat positif, « pas contesté ». « 87% des délibérations ont été votées à l’unanimité », s’est-il félicité.

    Le maire sortant a présenté « cinq grands engagements ». D’abord, « la planification des investissements importants », comme la rénovation et l’agrandissement de l’école de Dabisse, l’un des trois villages composant Les Mées. Ensuite, « la solidarité, qui est au cœur de notre action », et la protection de la nature. Le maire promet par ailleurs « toujours plus de participation citoyenne ». Finalement, il a insisté sur la maison de santé en cours de construction, qui devrait être terminée en janvier 2027. Des fonds européens doivent permettre de la financer à hauteur de 1,5 million d’euros, a-t-il avancé.

    Frédéric Puech a également évoqué le stade synthétique, pour lequel « il faut qu’on trouve des financements à 80% », ainsi que le centre culturel, la salle des fêtes et le cinéma, sur lesquels « il y a un vrai travail à faire ».

    Un défi majeur

    Il a ensuite parlé du « défi majeur pour la commune », la sécurisation des Pénitents, alors que l’un d’entre eux s’est effondré en 2019. Il a annoncé la tenue d’une réunion publique « pour voir ce que propose l’étude de faisabilité » en septembre ou octobre. Le candidat a finalement insisté sur l’importance de « poursuivre la politique de logements sociaux ». « Il y en a qui vivent dans des logements insalubres, il y a des marchands de sommeil sur la commune », a-t-il affirmé.

    Les habitants lui ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’impact des travaux du stade et de l’école sur les élèves. « Une école neuve aurait coûté beaucoup moins cher et serait déjà finie. Ça fait cinq ans qu’on attend l’école. », a déploré Richard, un habitant de la commune. « Une école neuve aurait coûté beaucoup plus cher que la rénovation », répond Frédéric Puech, et aurait-il fallu trouver les fonds nécessaires…

    Prochaine réunion publique le vendredi 13 mars de 18h30 à 20h30 salle des fêtes des Mées

  • À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    « Campagne pluvieuse, campagne radieuse », philosophe-t-on, ce lundi, au local de campagne de Patrick Blanès (PS), tête de liste de l’Élan citoyen pour Cavaillon. En ce jour de marché dans le centre-ville, la météo n’est guère propice à engager les discussions. « On arrive en fin de campagne, les gens nous connaissent déjà », assure Jean-Pierre Reneleau, secrétaire de la section PCF et 3e sur la liste qui, en dehors du climat électoral, « tracte une fois par mois sur le marché ». « On vous voit souvent, vous », a bien remarqué un forain, remballant ses montres et bijoux entre deux gouttes.

    Cavaillonnais pur jus, cadre chez Airbus helicopters, Patrick Blanès mène sa 5e campagne des municipales, la première comme tête de liste, après avoir été directeur de campagne de Christian Morand en 1995, bref conseiller municipal entre juin 1999 et 2001, et sur la liste d’Olivier Florens (DVG) en 2014 puis sur celle de Benoît Mathieu, estampillée macroniste, en 2020. « La tête de liste était LREM, mais il y avait plusieurs sensibilités », justifie celui qui fut candidat NFP aux dernières législatives, battue par la sortante RN Bénédicte Auzanot (57% – 43%). La liste de gauche compte neuf encartés sur 37, venus du PS, PCF ou Génération.s. « On n’a pas le soutien de LFI, je ne participe pas à la curée actuelle contre les insoumis, mais lors de la campagne 2024, j’avais déjà dit que je préférais François Ruffin à Jean-Luc Mélenchon », rappelle la tête de liste.

    « Il y a un réel besoin d’être écouté »

    Parmi ses colistiers, on retrouve notamment Vérane Nieto, que La Marseillaise avait suivie il y a trois ans, lors d’une grève de la faim pour que sa fille, en situation de handicap, obtienne une place en foyer. « Elle est précieuse et dévouée dans cette campagne », salue Patrick Blanès. Maire depuis 2017, Gérard Daudet (LR) compte bien rempiler. Et aura aussi fort à faire avec Bénédicte Auzanot qui, rappelons le, élue députée a préféré quitter le conseil municipal pour rester à la Région et les indemnités qui vont avec. Dans ce contexte, la gauche unie, absente sous ce format-là il y a six ans, espère déjouer les pronostics. Le RN accuse déjà la liste de préparer un retrait, largement rejeté au sein des équipes. « Laissons se passer le premier tour », tempère Patrick Blanès, dont la campagne des législatives, il y a moins de deux ans, a permis de renouer et entretenir le fil entre militants de gauche. « Les gens sont en attente, sont contents de revoir la gauche », apprécie Jean-Pierre Reneleau.

    « Ce qu’il ressort des attentes, c’est un réel besoin d’être écouté, d’être associé aux décisions », campe la tête de liste, qui a co-construit un projet de 100 mesures. Sur le marché, les militants passent devant le local de campagne de Gérard Daudet. Patrick Blanès salue de loin quelques connaissances. « Je parle avec tout le monde », dit-il. Même au curé, croisé sur le marché. « Il n’a qu’un bulletin, c’est le paroissial », sourit la tête de liste. « Patrick est quelqu’un de sérieux, j’ai confiance, il y arrivera », lâche une dame, qui fut la compagne du dernier maire de gauche de la commune, François Lombard (PS).

    Sous les bâches de devantures, de brefs échanges s’installent parfois. « De toute façon, avec la guerre, les problèmes de climat, que le RN arrive ou pas, il ne pourra rien faire », confie un homme désabusé. Patrick Blanès s’efforce de recentrer le débat sur des décisions d’impact local comme justement le déplacement du marché ou les problèmes d’urbanisme. « On veut dynamiser l’agriculture locale avec des magasins de producteurs et en préservant une ceinture maraîchère », prône-t-il. En quittant le marché, un tract de Bénédicte Auzanot dépasse d’une poubelle. Personne ne se risque à y voir un signe.

  • À Orange, Fabienne Haloui regrette la dispersion

    À Orange, Fabienne Haloui regrette la dispersion

    Après treize ans de mandats en tant que cheffe de file de l’opposition à Orange, Fabienne Haloui (PCF) ne figure sur aucune liste pour ces élections municipales. Et si elle s’arrête, elle ne peut que regretter l’échec d’un front commun contre l’extrême droite alors qu’elle est divisée avec d’un côté le retour de Jacques Bompard, de l’autre le candidat RN Jean-Dominique Artaud.

    Et cible particulièrement la dernière candidature en date, la cinquième, celle de Marc Martinet (DVC). En plus donc de celle d’Antoine Boudet (DVG) et Carolle Normani (DVC). « Elle accentue les divisions au lieu de les dépasser », regrette ainsi Fabienne Haloui, qui « part avec le sentiment d’être restée fidèle à mes valeurs et fidèle aux Orangeoises et Orangeois qui m’avaient fait confiance en 2020 ».

    Mentor et Retailleau

    Elle juge que cette liste supplémentaire rendrait une victoire finale hors extrême droite très compliquée. « On a vu qu’à Carpentras, c’est dans une quadrangulaire que la gauche l’a emporté. À cinq, c’est impossible. C’est une ignorance totale des comportements électoraux d’un tel scrutin », regrette-t-elle.

    Elle compare également la liste à « un panier à crabes dont les grosses pinces sont très à droite ». En précisant « une historique LR tendance Retailleau » ou encore « un candidat qui s’était présenté aux municipales de 2014 sur la liste d’un militant historique du FN, Laurent Concetti, et aux européennes 2019 sur la liste du sulfureux Gilet jaune Christophe Chalençon ». Tout en ajoutant qu’elle était « prête à se rassembler avec une partie de la droite » dans le contexte si particulier d’Orange, elle assure que Marc Martinet « est fier de dire que son mentor est et restera Thierry Mariani, qui a pourtant rejoint le RN en 2019 ».

  • Valréas : ultime réunion pour Manon Julian (DVG)

    Valréas : ultime réunion pour Manon Julian (DVG)

    Avec un discours axé sur la « transition environnementale et concertation citoyenne ». Jeudi dernier (photo), une rencontre similaire s’est tenue, autour des précarités. « Valréas présente un taux de pauvreté de 26 %, soit 11 points au-dessus de la moyenne nationale », rappelle Manon Julian qui compte apporter des réponses sur la santé (maison médicale communale), le logement (permis de louer), l’emploi (dispositif territoire zéro chômeur) ou la culture (création d’une MJC).

  • Grand Avignon : le Collectif de l’eau attend de la clarté dans les engagements

    Grand Avignon : le Collectif de l’eau attend de la clarté dans les engagements

    Ardent défenseur d’un retour en gestion publique de l’eau, le Collectif de l’eau ne pouvait pas rater l’occasion des municipales pour sonder les divers candidats au sein du Grand Avignon. « Nous sommes surpris par l’absence de débat autour de ce sujet central par rapport notamment à la question des déchets et de la propreté, qui sont aussi une compétence communautaire », campe Mireille Dapon, présidente du Collectif de l’eau.

    Comme déjà amorcé début décembre, lors du dernier conseil communautaire où une possible hausse de la facture avait finalement été retirée de l’ordre du jour, l’association a fait en sorte que les candidats se mouillent sur la question de la régie publique. Car l’actuelle délégation de service public touche à sa fin au 31 décembre 2028. « Le sujet va arriver très vite au début de la nouvelle mandature, c’est un dossier qui se prépare tôt », avertit Bernard Goron, vice-président du Collectif de l’eau. Un questionnaire a ainsi été adressé aux principaux candidats, dont les questions ne se limitent pas qu’à la régie publique, mais, plus largement, au contrôle du délégataire, à la place des usagers et à la tarification.

    Sans trop de surprise, c’est à gauche que ces questions-là infusent le plus. Spontanément déjà, sans passer par le Collectif, Mathilde Louvain (LFI) et David Fournier (PS) se sont prononcés à plusieurs reprises pour un retour en gestion publique de l’eau. Par exemple, il y a près de deux semaines, lors de la venue du maire (PS) Michaël Delafosse en soutien à David Fournier, l’édile héraultais a notamment confié que depuis une décennie que l’eau est dans le giron public à Montpellier, les fuites sur le réseau sont passées de 25% à 14%. Un sujet qui résonne fort ici. « Mathilde Louvain a été la première à nous rencontrer, elle est alignée sur ce qu’on pense avec aussi l’instauration d’une tarification sociale », souligne Mireille Dapon, sans toutefois prendre parti.

    Hors Avignon, il faudra renverser les majorités

    Dans le reste de la ville-centre, « Olivier Galzi [DVD] n’a pas pris position, se retranchant derrière un audit », relate le Collectif qui interprète la réponse comme plutôt favorable « à des DSP bien contrôlées car il met en avant son expérience professionnelle [chez Edeis, conseil aux collectivités] ». Stéphan Fiori (DVD) et Anne-Sophie Rigault (RN) n’ont, eux, pas donné suite et « pas de présence de l’eau dans leur programme », note le Collectif.

    Hors Avignon, l’association à l’appui de Fabienne Vera (PCF), candidate à Vedène et partie prenante du Collectif. Moins du maire et président du Grand Avignon sortant Joël Guin, qui s’est montré favorable à la DSP. À Morières, Annick Dubois (PS) plaide pour la gestion publique, tout comme les candidates de gauche à Villeneuve-les-Avignon et aux Angles, respectivement Anne Daniel (celle-ci a été présidente du Collectif de l’eau gardois) et Anaïs Rambaud. Mireille Dapon regrette en revanche l’absence de retours de maires classés à gauche, et sans concurrence aux municipales, à Velleron (Philippe Armengol) et Sauveterre (Jacques Demanse).