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  • Pour la Fonderie de Bretagne, c’est la liquidation

    Pour la Fonderie de Bretagne, c’est la liquidation

    Vencorex, Fibre Excellence et désormais la Fonderie de Bretagne : l’industrie française se meurt et le gouvernement ne la sauvera pas. Soixante ans après sa création par Renault, le site industriel emblématique du Morbihan sera placé en liquidation judiciaire ce jeudi par le tribunal de commerce de Lorient. « Et après, c’est fini », lâche Maël Le Goff, délégué CGT de la Fonderie de Bretagne. « On perd notre travail. On sacrifie une fonderie neuve avec plus de 150 millions d’euros d’investissement ces dix dernières années. C’est un gâchis, social et économique sur le bassin lorientais », déplore le salarié aux 24 années d’ancienneté.

    L’usine a été placée en redressement judiciaire en juillet dernier pour cessation de paiements, un an seulement après la reprise par Europlasma. Le groupe s’était engagé à diversifier la production au sein de la Fonderie, des pièces de voitures aux obus de mortier. Finalement, aucune des promesses n’a été honorée. Et 244 salariés restent sur le carreau. « Le gouvernement a favorisé la reprise par Europlasma, malgré les alertes sur les fragilités industrielles et financières de cette société (…) Aujourd’hui, il ne peut se défausser de sa responsabilité dans cet échec », pointe dans un communiqué le député écologiste du Morbihan, Damien Girard.

    Interrogé à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie, Roland Lescure assure que le gouvernement « s’est battu jour et nuit pour essayer de trouver un repreneur ». Il s’oppose à la nationalisation proposée par des élus de gauche et ose face à la représentation nationale « heureusement on est dans un territoire, le Morbihan, où le chômage est inférieur à la moyenne nationale ». Un argument déplacé et non recevable pour les salariés « la moyenne d’âge est de 49 ans ici, donc il y a plus de 150 cinquantenaires qui vont se retrouver sur le marché de l’emploi », tempête Maël Le Goff. « C’est au niveau de ce gouvernement », souffle-t-il.

  • Les souvenirs de Marcel Dib lors du duel historique de 1994

    Les souvenirs de Marcel Dib lors du duel historique de 1994

    Le 13 septembre 1994. Cinq mois avant cette date, l’Olympique de Marseille connaît la sanction la plus sévère de son histoire : la rétrogradation en Division 2 dès la saison suivante, suite au scandale de corruption du match Valenciennes-Marseille, souvent appelé « affaire VA-OM ».

    Cela ne l’empêche pas de terminer la saison de D1 à la deuxième place du championnat et d’obtenir sa qualification pour la Coupe de l’UEFA, compétition que les Olympiens ont pu disputer grâce à l’accord de l’instance européenne. Pour son entrée dans la compétition au stade des 32es de finale, l’OM hérite de l’Olympiakos. Un tirage « très compliqué », comme le souligne Marcel Dib, capitaine de la formation phocéenne lors de cette saison singulière. Prétendant au trophée européen, le club grec compte dans ses rangs le Yougoslave Ilija Ilic, triple champion de Grèce par la suite, et le Nigérian Rashidi Yekini, légende du football africain et serial-buteur au cours d’une carrière qui s’est étendue sur plus de deux décennies. « Je me rappellerai toute ma vie de ces deux matches, j’en garde un très bon souvenir », lance le milieu formé à l’US Michelis (11e) et à l’USL Premier Canton (4e).

    « On voulait à tout prix les battre, parce qu’ils nous avaient très mal reçus au match aller. Ils nous ont promis l’enfer », précise-t-il. Mis sous pression, les Olympiens ont pu compter sur de vieux briscards, comme Bruno Germain ou Michel De Wolf, et le soutien de Bernard Tapie – toujours président malgré le retrait de sa licence – pour « ne pas se dégonfler » dans un stade Karaïskakis plein à craquer, au match aller. « C’était déjà un combat avant d’entrer sur le terrain, où ils nous bousculaient dans le couloir. Je me souviens d’être face au capitaine [Petros Marinakis, Ndlr.] et on se regardait droit dans les yeux. Il s’est avéré que c’est nous qui leur avons fait la misère », se réjouit Marcel Dib.

    Grâce aux buts signés Bernard Ferrer et Jean-Christophe Marquet (1-2), l’OM prend un léger avantage avant le match retour au Vélodrome, une semaine plus tard, où les Grecs allaient être aussi bien reçus que les Marseillais.

    « Quand ils sont entrés sur le terrain, qu’ils ont vu l’ambiance de fou et la pression de nos supporters, on savait que l’on avait déjà gagné avant de jouer », s’amuse Marcel Dib. Sa prédiction s’est transformée en une réalité cinglante avec un but de Jean-Marc Ferreri et un doublé inscrit par l’Irlandais Tony Cascarino (3-0). « C’est l’un des dix matches qui a le plus marqué l’histoire de l’OM », estime « El Diablo », encore émoustillé 32 ans après.

  • [Tennis] La progression vitesse grand V du Vauclusien Arthur Gea au Masters 1000 de Shanghai

    [Tennis] La progression vitesse grand V du Vauclusien Arthur Gea au Masters 1000 de Shanghai

    Quelles sont les limites d’Arthur Gea ? Jusqu’où peut-il aller ? Peut-il gagner Shanghai ? Les superlatifs commencent à manquer face aux prestations du Vauclusien de 21 ans, tant il impressionne les suiveurs et même ses adversaires. Ben Shelton, 4e mondial, battu 7-6 7-6, se l’est joué fair-play après sa défaite : « Il a relancé de manière exceptionnelle. Du début à la fin, il a été très fort au retour. Je n’ai quasiment pas eu de points gratuits ou de balles courtes à attaquer ». Jakub Mensik (n°15) a subi la même foudre, en huitièmes de finale, puisqu’il a été vaincu 7-6 6-4. Mené 3-0 dans ce jeu décisif de la première manche, Gea n’a jamais paniqué, pour ensuite infliger un 7-1 au Tchèque et lui chiper le set.

    Plus de 200 places à l’ATP

    Ce jeudi matin, lors de ce Masters 1000 de Shanghai, il jouera pour une place dans le dernier carré du tournoi face à Alejandro Davidovich Fokina. Sur le papier, un adversaire encore plus abordable que les deux épouvantails du circuit qu’il vient de faire tomber. L’Espagnol, irrégulier au possible, réalise lui aussi une grande semaine et le voir à ce stade de la compétition est également une demi-surprise.

    Malgré une année chaotique en coulisses, avec différents changements de coaches, Arthur Gea a progressé dans tous les compartiments du jeu. Il s’est créé une arme, un coup droit supersonique, se montre efficace au service, au retour et sa couverture du terrain est démentielle. 244e mondial au 1er janvier 2026, le natif de Carpentras sera au pire 44e lundi prochain. Il intégrera même le Top 30 en cas de succès final en Chine. « Finalement, je ne sais toujours pas quel est mon classement réel vu que je monte toutes les semaines et que je ne fais que progresser », explique l’intéressé. L’entrée dans une nouvelle dimension.

  • Jeunes : les Amis de Saint-Julien à la relance

    Jeunes : les Amis de Saint-Julien à la relance

    Il est vrai que cette école de pétanque peut s’enorgueillir d’avoir effectué du bon travail vis-à-vis de la jeunesse, avec de nombreux titres sur le plan départemental ces dernières années via des garçons comme Milan Ajello, Hugo Rodrigez-Trinci champions de France minimes associés à Tylan Kapfer, plus près encore les « Kévin » Vallauri et Quiriconi.

    Le premier a été champion départemental en individuel et le second a terminé au pied du podium. Tom Alleman s’est tout autant distingué en tête-à-tête. « Je voudrais mettre en avant ces trois jeunes dont Kévin Vallauri, Pierre Tambon et Sylvain Réginensi qui détiennent un record parcouru par des jeunes sur le concours Le Provençal », souligne Mimi Réginensi. Côté féminin, Léa Navarro, titrée sur le plan départemental il y a deux ans, s’est récemment hissée en haut de l’affiche avec Mélissa Mordenti (lire par ailleurs).

    Toujours dans ceux qui ont fait briller le club, il faut également saluer l’investissement de Jauffrey Capasso. Il a, lui aussi, suivi leur parcours, pour finalement terminer au secrétariat du comité départemental. Ce qui lui a valu de disputer de très nombreuses finales, mais… derrière son ordinateur. Pour revenir sur l’école de Saint-Julien, cette dernière recherche des éducateurs passionnés, prêts à s’impliquer pour faire progresser des jeunes boulistes. Pour les intéressés, contactez le club au 06.50.63.27.07.

  • [Portrait] L’Éternelle jeunesse de Gilbert « Milou » Issert

    [Portrait] L’Éternelle jeunesse de Gilbert « Milou » Issert

    Alors que de nombreux sportifs profitent d’une retraite bien méritée à 83 ans, Gilbert Issert foule encore le gravier avec la même passion et une concentration hors du commun. Le pointeur et milieu de légende a récemment fait sensation au prestigieux International d’Aix. Avec ses deux partenaires René Brocca et Olivier Sanguinede, ils ont atteint les 8e de finale, après avoir sorti notamment le champion de France, Laurent Matraglia. Ils ont chuté en 8e de finale face à Maison Durk. Sa présence dans le tableau final face aux meilleurs joueurs du circuit a soulevé l’admiration du public et de ses pairs

    Né en 1943, c’est sous les couleurs du Gard que « Milou » écrit les premières lignes de sa légende nationale. Au début des années 2000, il forme avec Edmond Denis Salvador une triplette vétéran tout simplement invincible. Ensemble, ils réalisent un exploit historique : un triplé consécutif de champions de France en 2003, 2004 et 2005.

    Joueur complet et partenaire recherché pour son calme olympien, il s’est également illustré au Mondial La Marseillaise à pétanque atteignant la finale à deux reprises en 2004 et 2005 avec la légende Michel Schatz « Passo » et Jean-Pierre Daudet perdu à chaque face aux trois Philippe Pecoul, Quintais et Suchaud.

    Si le triplé des années 2000 reste gravé dans les mémoires, son chef-d’œuvre le plus mémorable intervient en 2018 à Albertville. Associé à Jean-Michel Spinouze et le joueur du siècle (sacre en 2000) Christian Fazzino. Issert décroche sa quatrième couronne nationale à l’âge de 75 ans. Une association magique où la science du jeu d’Issert a parfaitement épaulé la maestria de Fazzino.

    Aujourd’hui encore, il brille dans la catégorie vétérans écumant les terrains avec succès en compagnie de l’autre légende Marco Foyot et René Brocca, Gilbert Issert prouve que le talent n’a pas d’âge. Un monument de la pétanque, tout simplement.

  • [Jeu provençal] Pellegrin, Di Giovanni et Thellyere, les trois amis s’imposent

    [Jeu provençal] Pellegrin, Di Giovanni et Thellyere, les trois amis s’imposent

    Trente-trois triplettes au coup d’envoi ! Présent, Serge Michel, alias « le Master », dont le papa Jean-Jean, est au cœur de ce Souvenir. Il est vrai que la participation, sur cette épreuve dotée tout de même de 1 500 euros, sérieusement à la baisse ne l’étonne pas. « La conjoncture, les commodités, la réglementation font que beaucoup renoncent. Il y a aussi les circonstances, avec de nombreux amis des trois personnages honorés qui sont à leur tour disparus, dont le tout fait que, on en arrive à cet état de fait. » Lucide « le Master » qui pour sa part a préféré raccrocher, les intégrales.

    En attendant, le départ est donné sous la direction du délégué Jauffrey Capasso et l’arbitrage de Christine Garguillo et Jacques Montemarano

    Après la 1ère partie, sont restés dans les starting-blocks les trios de François Castiglione, Éric Vassallucci, Franck Canovas, Laurent Bello, Nicolas Alessio, Kamel Abdelghani, Petit Florian, Jean-Marc Borrini, Christian Lopez, Éric Friedrich, Richard Gallo, Oreste Bensa. On remarque qu’à défaut de quantité, la qualité est au rendez-vous sur le plateau.

    Le bouquet final en atteste. Le Lion Michel Santi et ses partenaires sortent en quart, non sans avoir donné du mal à Stéphane Marco et ses canonniers. Même trajectoire pour le trio de Beaumont de Jean-Luc Coudène, qui se montre moins serein que la veille. Massia lessive Simonet, Marcaini et Mir, avant de terminer avec Propos et Conte, eux les vainqueurs de la précédente édition, cette belle histoire en demi-finale face à Marco.

    Ce dernier retrouvera pour le rush final les sociétaires de la Boule du Vallon, qui après avoir battu la triplette de Brunel, puis Serein et les siens, vont arriver à bon port et s’imposer après plus de trois heures d’une opposition de forte intensité.

    Fiche technique

    Brunel bat Massimelli – Ghilardi – Dilberian à 2

    Himone bat Ghaleb – Izzo – Dovero à 3

    Masia bat Paloustian – Trani – Boisseau à 3

    Simonet bat Marando – Biancotto – Porte à 10

    Marco bat Camparmo – Luschi – Falsetti à 8

    Serein bat Bouhier – Grao – Dissais à 12

    Santi bat Duffes – Castellin – Fanara à 10

    Pellegrin bat Blanc – Paci – Ricciarelli à 8

    Cadrage

    Santi bat Baraston – Maltese – Garcia à 7

    Quarts de finale

    Pellegrin bat Brunel – Chappe -Guidicelli
    à 11

    Marco bat Santi – Cugno – Villielm à 6

    Masia bat Simonet – Marcaini – Mir à 6

    Serein bat Himone – Coudène – Garrigues à 11

    Demi-finales

    Marco bat Massia – Propos – Conte à 10

    Pellegrin bat Serein – Armitano – Aleman à 8

    Finale

    Pellegrin – Di Giovanni – Thellyere battent

    Marco – Pellegrini – Del Peloso 13 à 6

  • Pas de marée rouge attendue au Vélodrome

    Pas de marée rouge attendue au Vélodrome

    Depuis mardi, un bras de fer oppose les autorités françaises au club grec. Comme Liverpool ou Newcastle avant lui, l’Olympiakos a fait part de son mécontentement concernant les conditions d’accueil réservées à ses supporters, avant même leur arrivée à Marseille. Dans un premier temps, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté interdisant aux supporters athéniens l’accès au stade, laissant de nombreux détenteurs de billets dans l’incertitude. À l’issue de discussions entre les différentes parties, cette mesure a finalement été levée. Une décision jugée trop tardive par le club du Pirée, qui « dénonce de la manière la plus catégorique la gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse de la présence de [ses] supporters à Marseille par les autorités françaises compétentes ». Le club a même appelé ses fans, mardi soir, à ne pas effectuer le déplacement, estimant que leur sécurité ne pouvait être garantie.

    Le Portugais Chiquinho, cadre de l’effectif grec, a regretté cette situation. « C’est vrai que nous voulons toujours avoir nos fans avec nous, mais demain [jeudi], ce ne sera pas possible. L’objectif sera de gagner pour nous, mais aussi pour eux. » D’après des journalistes grecs présents à Marseille, aucun supporter de l’Olympiakos ne devrait se rendre dans le parcage visiteurs.

  • [International de pétanque] De jeunes joueuses talentueuses

    [International de pétanque] De jeunes joueuses talentueuses

    Après un samedi ou le quota limité à 128 triplettes engagées était bien rempli. Elles ne sont plus que 16 le lendemain pour venir s’attaquer au Graal. Ces dernières assaillantes seront rejointes par 74 triplettes de jeunes venus disputer leur propre compétition, dans la répartition suivante : 25 minimes, 28 cadets et 21 en juniors.

    En zappant d’un jeu à l’autre sur cette verdoyante et ombragée étendue du Parc Jourdan, avant d’arriver au stadium, écrin des parties finales, on pouvait observer et apprécier de jeunes et talentueux boulistes, qui mettaient bien du cœur à l’ouvrage, histoire de porter ou d’ouvrir d’un fleuron leur palmarès. Chez les féminines, elles font partie du Pôle espoir du département. Elles se sont déjà distinguées dans d’autres épreuves nationales, mais cette fois au cœur de la Provence, elles se sont mises en évidence, s’illustrant au plus haut niveau, ces trois jeunes filles, bien en osmose, ce qui va leur permettre de surmonter les difficultés, d’aligner les succès pour décrocher le graal. L’affaire dans le dernier acte, sera réglée en six mènes dont deux nulles, face à des Bivéroises emmenées par Marine Rocchietta. Principal artifice de ce rapide succès, la force de frappe de cette jeunesse : Mélissa Marsille frappant 7 boules sur 8 tirées et Mélissa Mordenti réalisant un 2 sur 2. Si l’on ajoute sur chaque ouverture de mène Léa Navarro qui mettait la table, le Pôle 13 peut prétendre tenir, là, de « belles » espoirs, de talentueuses jeunes joueuses…

    Fiche technique

    Quarts de finale

    1) Ginier-Maurel Bat Bonetto – Montagne Salas 13-0

    2) Navarro bat Lavaly- Mahé – Bernard 3 -13

    3) Dran ba Arnaud – Blanche – Cros 13 -11

    4) M. Ferrero Bat Piazzola – Verdoya – Bert 13 – 8

    Demi-finales

    Navarro bat Dran – Brondino – Onorrus 13 à 4

    Ferrero bat Ginier-Maurel – Germain – Romuald 13 à 12

    Finale

    Navarro – Mordenti – Marsille battent M et A Ferrero – Rocchietta

    Evolution du score : 3-0 / N / 7-0 / N / 11-0 / 13-0

    Focus sur les jeunes

    MINIMES

    Cette ultime partie dirigée par l’arbitre local Fréd. Cafieri. Kaylon Winterstein – Vaildy Fajardo – Jackson Vignal (à droite) les vainqueurs ont battu en finale les Varois de Salerne : Noé Lamotte- Maylan Démol – Keelan Lacroix 13 à 4. Ces Varois sur lesquels les joueurs de la Barque Esaie Cortes, le récent champion départemental en individuel, Tyron Sbrega et Anthony Bajolle ont échoué au stade des demi-finales.

    JUNIORS

    Si les « Barquais » Enzo Alazay, Gianni Seignouret et Tylan Kapfer pouvaient prétendre à un statut de favoris, leur défaite en quart de finale pouvait laisser présager d’un passage de témoin. Cela va se vérifier deux heures plus tard quand leurs vainqueurs Lorenzo Béraud, Malone Mourzelas et Valentin Vallet, après avoir vaincu Sony Guermoud, Dylan Cantarel et Jimmy Botella, vont se retrouver en finale. Dans ce dernier face-à-face, le suspense ne sera pas ménagé. Les joueurs de la Barque Diego Chapiteau, Lionnel Rodriguez Pinto ont fort bien voyagé avec la Monégasque Naïs Szczotkowski, avant d’échouer d’un infime écart.

    CADETS

    Dans cette finale, sous l’arbitrage du Vauclusien Jean Saletti, une question se pose. Que s’est-il passé dans la tête de ces Aixois qui sont vice-champions de France, ne l’oublions pas ? Loni Szczotkowski, Mylan Terryn et Ezekiel Cortes. Eux qui viennent d’inscrire 4 points suite à trois tirs victorieux dont trois carreaux. Rendant ainsi la pareille à leurs adversaires. Le score indique une égalité à 11 Dans le jeu suivant refusant d’attaquer ils vont sentir souffler le vent du boulet. Ne concédant qu’un point. Sur le renvoi, le jet des Varois de Salerne n’est pas bon, les locaux décident de flirter avec la bordure. Le visiteur réalise un appoint moyen sur lequel Cortes reste court par deux fois… C’est à partir de là que tout part à vau-l’eau, ils décident quatre boules en main de noyer le petit, mais par trois fois il surnage. Le dernier appoint par en éclat sur un tir victorieux. Les Salernois Devon Demol – Tom Lamotte – Keelan Lacroix s’imposent donc 13 à 11 face aux vice-champions de France, dont on peut écrire qu’ils se sont fourvoyés.

  • [Pétanque] Le directeur Quintais veut démissionner

    [Pétanque] Le directeur Quintais veut démissionner

    « Il est temps pour moi de fermer le livre du collectif féminin », lance d’entrée de jeu Philippe Quintais, directeur sportif du groupe tricolore. La légende de la pétanque s’est retrouvée mêlée ces dernières semaines au sein d’une polémique autour de l’équipe de France féminine, suite à plusieurs problématiques autour de départs de joueuses, le refus de certaines d’être sélectionnées pour les championnats d’Europe, et la mauvaise entente avec Patrice Rodriguez, le directeur technique national (DTN) de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP).

    « Je ne veux plus revenir »

    « Je pense avoir été trop présomptueux lorsque j’ai accepté ce challenge. On m’avait pourtant prévu », regrette l’homme aux 17 titres de champion du monde, qui semble avoir beaucoup appris de cette mauvaise expérience. « J’ai reçu de la part de plusieurs joueuses des excuses et des regrets. Je vais mettre tout ça sur de l’incompréhension ou de la mauvaise communication », poursuit-il, au lendemain de la publication réalisée par Nelly Peyre, l’une des athlètes qui a refusé la sélection pour les championnats d’Europe auprès du « roi Quintais », avant d’accepter plus tard celle de Ludovic Pereira, responsable du collectif France féminin. Suite aux multiples raisons évoquées en amont, le pensionnaire d’Hanches ne souhaite plus « revenir travailler au sein de cette DTN ». « Je veux juste les oublier même si cela va être compliqué. Je vous confirme donc mon souhait de démissionner », exprime-t-il clairement. Touché par un cancer, Philippe Quintais va dorénavant s’éloigner quelque temps des terrains, avec l’espoir de « rejouer début d’année prochaine ».

  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    La Marseillaise : Vous êtes leaders de Ligue Magnus après neuf journées avec une seule défaite. Comment analysez-vous ce début de saison ?

    Jonathan Zwikel : Le bilan comptable est positif, avec des points précieux dans la course aux play-offs. Mais le plus encourageant reste le contenu, la cohésion et la motivation du groupe. L’équipe est soudée, suit les consignes et va dans le même sens, ce qui permet d’aborder plus sereinement certains aléas.

    Comment vous adaptez-vous
    à la vague de blessures que vous connaissez depuis la première journée de championnat
     ?

    J.Z. : Elles ont particulièrement touché des joueurs clés de notre effectif. Nous avons d’ailleurs appris qu’Albin Nilsson sera absent au moins dix jours après avoir subi une commotion sur une charge [face aux Rapaces de Gap, ndlr]. Il faut anticiper la profondeur de l’effectif, mais lorsque les absences s’enchaînent aussi tôt dans la saison, nous devons réagir rapidement. L’objectif est d’éviter de trop solliciter les mêmes joueurs, au risque de provoquer de nouvelles blessures. Nous avons donc travaillé rapidement pour trouver des solutions en recrutant Anton Gradin et Jesper Larinmaa comme jokers.

    Y a-t-il un match référence depuis le début de saison ?

    J.Z. : Notre premier match à domicile contre Briançon a été difficile, notamment en raison d’une mauvaise gestion des émotions et d’un manque de cohérence. C’est celui qui nous a le plus appris. Nous avons compris que mettre de l’énergie sans coordination ni cadre ne suffisait pas. Le fait d’avoir vécu cette expérience, puis d’avoir identifié ensemble ce qui n’avait pas fonctionné, nous a beaucoup aidés pour la suite.

    Sur quel point votre équipe
    a-t-elle le plus progressé
     ?

    J.Z. : La saison dernière, certains n’en avaient pas les moyens ou l’envie, ce qui suffisait à déséquilibrer l’équipe. Cette année, le groupe croit dans le plan et possède les capacités pour le mettre en œuvre. Cela n’empêche pas les erreurs ou les périodes plus difficiles, mais cette cohérence est essentielle.

    Quel impact aura l’enchaînement des déplacements à Rouen et Amiens, jeudi et vendredi ?

    J.Z. : Les joueurs de hockey ont l’habitude d’enchaîner les efforts malgré la fatigue et les petits pépins physiques. Amiens bénéficiera toutefois d’un avantage puisqu’ils n’auront pas joué la veille. Les joueurs savent gérer ce type de situation, même si deux matchs consécutifs restent peu fréquents.

    Que ressentez-vous lorsque vous retournez à Rouen, où vous avez débuté et conclu votre carrière ?

    J.Z. : C’est un club particulier pour moi. Ma famille, mes amis d’enfance et plusieurs personnes du club y sont toujours. C’est aussi le club où j’ai été formé et où j’ai commencé puis terminé ma carrière. J’ai toujours plaisir à y retourner et je m’y sens encore un peu chez moi. Avec le temps, l’émotion est moins forte qu’au premier déplacement, mais retrouver ces personnes et ces souvenirs reste agréable. Une fois le match commencé, je me concentre toutefois sur notre objectif.

    Quels souvenirs gardez-vous
    de votre passage à Rouen
     ?

    J.Z. : Les saisons 2009-2010 et 2010-2011 restent marquantes. Nous avons remporté deux titres de champion avec mon frère, ainsi qu’une Coupe de France et une Coupe de la Ligue. Je retiens particulièrement la finale de 2010 contre Angers. Après avoir perdu les deux premiers matchs, nous avons remporté les deux suivants avant de gagner le match décisif à Rouen. Mon frère et moi jouions sur la même ligne et avions chacun marqué lors de cette rencontre. C’est un souvenir très fort que nous partageons.

    Comment analysez-vous les deux rencontres à venir ?

    J.Z. : Ce double déplacement représente un énorme défi. Rouen a construit une équipe très complète, avec de grandes ambitions et des joueurs de qualité à tous les postes. Même si nous les avons battus à domicile, gagner chez eux sera très difficile. À Amiens, il faudra enchaîner. Malgré son classement, elle possède une réelle valeur et a été pénalisée en début de saison par des blessures. C’est une équipe physique, qui joue avec beaucoup d’intensité.