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  • [Entretien] « À Tarascon, Fibre Excellence mérite plus que des annonces »

    [Entretien] « À Tarascon, Fibre Excellence mérite plus que des annonces »

    Le tribunal de commerce de Toulouse rendra sa décision le 12 novembre sur l’avenir de l’usine de pâte à papier Fibre Excellence à Saint-Gaudens en Haute-Garonne, placée en redressement judiciaire le 27 avril. Mais le sort de Fibre Excellence Provence à Tarascon reste incertain. Après avoir dénoncé « l’incurie du liquidateur judiciaire », l’État lui avait repris les rênes des mains. Une décision prise « en urgence ». Un mois et demi plus tard, ni sécurisée, ni relancée, ça traîne, ça coince. Pourtant des propositions émergent pour redonner un avenir à ces 35ha d’industrie et d’emplois.

    La Marseillaise : Depuis la liquidation judiciaire, vous dénoncez des entraves administratives dans l’activation des droits des salariés. Est-ce encore le cas et combien sont concernés ?

    Jean-Michel Bulinge : Le mandataire a licencié les 270 salariés le 29 août. Or, des bulletins de salaire couvrent le 31 août, voire septembre. Ces incohérences bloquent l’ouverture de droits auprès de France Travail. Nous sommes encore une cinquantaine privés d’emploi avec des dossiers ingérables.

    Vous dites être « écartés » des opérations de mise en sécurité. Vous craignez des accidents ?

    J.-M.B. : Les salariés qui connaissent les installations, leurs particularités et leurs risques continuent d’être écartés des opérations. Lors des derniers épisodes de pluies et quelques anciens salariés ont été appelés en urgence sur le site. Il y a toujours des produits dangereux, des milliers de tonnes de bois. À ma connaissance seul le fioul a été évacué. L’État a dénoncé l’incurie des liquidateurs mais qui répond de l’inaction de l’État aujourd’hui ? La sécurité des populations, des salariés et du Rhône exige davantage que des annonces.

    Vous restez mobilisés pour la reprise de l’activité. Où en est-on du soutien de l’État ?

    J.-M.B. : Le 18 septembre dernier, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, dénonçait publiquement « l’incurie des liquidateurs » et annonçait que l’État reprenait la main en « urgence impérieuse » avec l’Ademe, agence de la transition écologique, pour sécuriser le site. Plus d’un mois après, la CGT est en droit de demander où sont les résultats. L’Ademe avance à un rythme qui interroge.

    Des acteurs économiques ont manifesté de l’intérêt pour le projet de diversification que vous défendez. Y-a-til des freins ?

    J.-M.B. : Il y a une proposition d’Alliance industrie et deux autres projets dont les porteurs réclament des visites. Mais le liquidateur ne répond pas, comme il le fait depuis son arrivée. Des projets émergent, des industriels manifestent leur intérêt et la Région sollicite des visites. Chaque retard fragilise davantage les possibilités de redémarrage, les emplois et les compétences industrielles du territoire. L’accord obtenu par le syndicat de la filière bois avec la préfecture pour le traitement de 100 000 tonnes à Gardanne ne suffira pas. Nous proposons une chaîne locale, entière et diversifiée de réemploi du bois, créatrice d’emplois.

    Vous demandez des actes. À qui et lesquels ?

    J.-M.B. : Au ministre nous demandons : un bilan public des engagements pris, un calendrier de sécurisation et des garanties concrètes sur la préservation de l’outil industriel. À l’Ademe : une accélération des opérations, la transparence sur les moyens mobilisés et l’association des ex-salariés disposant des compétences nécessaires. Aux liquidateurs : la régularisation immédiate des dossiers sociaux et des réponses aux demandes de visite. Aux pouvoirs publics : l’organisation rapide d’une réunion avec les représentants des salariés, la Région, l’Ademe et les acteurs industriels intéressés pour examiner les projets et les possibilités de relance.

  • La Marine lève le voile sur la lutte anti-sous-marine

    La Marine lève le voile sur la lutte anti-sous-marine

    C’est une exposition exceptionnelle qui s’ouvre au grand public ce mercredi 4 novembre. En effet, la Marine nationale, dans le cadre de son 400e anniversaire, présente « l’évolution des techniques et des technologies dédiées à la maîtrise du monde sous-marin », un des théâtres d’opérations les moins connus de la Marine nationale.

    Découvrir des métiers

    Une centaine d’objets étonnants, rarement visibles, seront exposés, permettant au grand public, y compris aux plus jeunes, de découvrir cet univers fascinant. Cet événement s’inscrit dans les célébrations organisées partout en France pour fêter les 400 ans de la Marine nationale et faire connaître cette armée qui protège la France et les Français, sur tous les océans, depuis plus de quatre siècles.

    La Marine nationale, la Délégation générale de l’armement, l’Ifremer, Naval Group, Thalès et ALSEAMAR seront présents pour accueillir et accompagner les visiteurs tout au long de l’exposition.

    Chaque après-midi en semaine, l’exposition sera uniquement accessible aux étudiants de la région afin qu’ils découvrent concrètement le monde sous-marin, les métiers liés à la mer et les opportunités professionnelles du secteur naval. Quelque 300 étudiants sont déjà inscrits.

    L’événement prendra place dans un cadre historique remarquable : le fort de l’Eguillette, construit entre 1674 et 1685 sous le règne de Louis XIV. Le fort de l’Eguillette forme avec la Tour royale et le fort Balaguier, le système défensif historique majeur de la petite rade de Toulon.

    Le public pourra visiter l’exposition du 4 au 15 novembre, hors 11 novembre, en semaine de 9h à 13h. Les week-ends de 9h à 13h et de 14h à 18h.

    Exposition de la Marine nationale
    sur la lutte anti-sous-marine, du 4
    au 15
     novembre, au Fort de l’Eguillette, 1 corniche Bonaparte,
    La Seyne-sur-mer.

  • [Justice] À Marseille, un voyou des déchets à la barre

    [Justice] À Marseille, un voyou des déchets à la barre

    Mickael Mira, 36 ans, s’est vu requérir 30 mois ferme avec mandat de dépôt pour s’être inscrit durablement dans la délinquance environnementale. Avec 15 mentions à son casier judiciaire, ce professionnel dont la mauvaise foi est soulignée dans l’ordonnance de renvoi, a exploité en 2021 et 2022 jusqu’à saturation et sans autorisation une décharge de 43 439m3 de déchets du BTP à Peypin avec des norias de camions de 32 tonnes. On y a trouvé aussi des batteries, des bouteilles de gaz, de l’huile de moteur, de l’amiante, des pneus et des ordures ménagères. Il a été placé en détention provisoire plus de trois mois dans cette procédure.

    Les montages de déchets répandus sur 1,75 hectare s’élevaient jusqu’à 7 mètres de hauteur après avoir défriché à blanc une zone forestière protégée. « 45 000m3, c’est pas vrai, ça représente une montagne. C’est tout dans la démesure ! (…) Je ne suis pas un saint, mais pas non plus un criminel », s’est-il défendu. Il facturait 240 euros la benne de 7m3. Ses gains sont estimés à 1,5 million d’euros.

    M. Mira a laissé le souvenir à Marseille d’une colline de déchets stockés en 2022 sur un terrain de 3 200m2 loué au 47 route d’Allauch, 10e, à Marseille par sa société Eco Bennes, administrée par sa compagne pour contourner une interdiction de gérer. L’Ademe avait dû engager 1,2 million d’euros pour traiter 8 000 tonnes de déchets parfois dangereux. La commune de Peypin a réclamé 1,9 million d’euros de dommages et intérêts pour réparer l’environnement.

    La 6e chambre a mis en délibéré sa décision au 1er décembre.

  • Les militants de la CGT 13 à la rencontre des travailleurs

    Les militants de la CGT 13 à la rencontre des travailleurs

    Tous à l’arrêt, jeudi ! Pour les salaires, pour de meilleures conditions de vie ! Tous dans la rue, jeudi », clame Sabrina Manca, postière et secrétaire de l’UD CGT 13 depuis un an. À la gare Saint-Charles, l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône prépare la mobilisation nationale de jeudi. « L’électricité augmente, pas mon salaire », peut-on lire sur l’affiche placardée au mur, juste à côté. Installés à un point stratégique entre les quais des trains et la station de métro, les cégétistes profitent de ce passage très fréquenté pour distribuer leurs tracts au flux ininterrompu de voyageurs.

    Le tractage de ce lundi matin cherche à visibiliser et détailler les motivations de la mobilisation de jeudi. « Aujourd’hui, on a trois points de distribution dans tout Marseille, un à Gèze, un à la Blancarde et un ici à Saint-Charles. Le but, c’est vraiment de faire connaître au plus possible l’action de grève, et expliquer aux travailleurs en général, pourquoi on se bat et pourquoi ça va être important de sortir dans la rue ce jour-là », précise Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13.

    Rapidement, des dizaines de tracts transitent des mains des militants CGT à celles des passants. « C’est une heure de pointe, donc ça va très vite avec tout ce monde. L’objectif, c’était de viser les travailleurs. C’est pour ça qu’on est venu aussi tôt », confie Sabrina Manca, qui milite « depuis toujours ».

    Une journée

    d’une importance capitale

    Marc Pietrosino insiste sur le caractère décisif de la mobilisation de jeudi : « C’est le début de quelque chose. Là, on a un budget qui se prépare, qui est un budget de guerre sociale. Il y a des mobilisations un peu partout : citoyennes, lycéennes, étudiantes… Pour l’instant, elles n’obtiennent que la répression comme seule réponse. Donc, nous, en tant qu’organisation du travail, il faut qu’on réussisse à mettre le pays à l’arrêt, qu’on fasse un véritable bouclage de l’économie afin de se faire entendre, puisque visiblement le gouvernement ne comprend que ça ».

    Il souligne, par ailleurs, le bon accueil reçu de la part des salariés, dont l’implication est nécessaire afin de donner plus de poids au mouvement : « Il y a des signes qui sont très positifs. De manière générale, on a pas mal d’arrêts de travail qui tombent. Donc, on a des raisons de croire que ça peut être une journée assez énorme ».

    Les militants ont parfaitement conscience de la nécessité, pour eux, de faire le lien entre les travailleurs. « Dans leur vie de tous les jours, les gens se concentrent sur la façon dont ils vont payer leurs factures. Mais les salaires et les conditions de travail sont déplorables et ne s’améliorent pas. Dans le même temps, le Rassemblement National vote contre l’augmentation du Smic. C’est donc important de leur rappeler pourquoi on fait ça, ils ont besoin de l’entendre », affirme Sabrina Manca.

    Les cégétistes mobilisés se réjouissent des réactions des passants, qu’ils espèrent voir venir grossir les rangs de la manifestation de jeudi. « Je trouve les gens vachement réceptifs, c’est pas toujours comme ça. J’ai croisé plusieurs personnes qui m’ont dit : “on est avec vous, on sera dans la rue jeudi“. Le tractage fait son effet, on ressent une vraie volonté des travailleurs de répondre à l’appel du 5 », poursuit la postière, alors qu’une dame souhaite « bon courage » aux militants, au moment de saisir son tract.

  • Sur le terrain, les communistes tractent pour inciter à la participation

    Sur le terrain, les communistes tractent pour inciter à la participation

    On se retrouve tous ensemble jeudi pour la grève contre la vie chère ! Ça concerne tout le monde ! » Devant les portes de la station de métro de Sainte-Marguerite Dromel, dans les quartiers sud de Marseille, plusieurs militants communistes donnent de la voix pour la distribution de tracts du jour. « La colère est légitime, la réponse doit être sociale », est imprimé sur les plusieurs centaines de feuilles qui partent en quelques dizaines de minutes. À la criée, Selma, militante du 10e arrondissement, donne le lieu et l’heure de la manifestation marseillaise à venir. « La vie chère, on est tous concernés par le problème. Le mouvement de grève est pour les retraites, pour des conditions de travail dignes et des études dignes », lance-t-elle à tire-larigot. D’un sourire ou d’un signe de tête, les passants prennent volontiers le tract estampillé PCF.

    Dans la plupart des cas, l’échange ne dure que quelques secondes mais certains curieux s’arrêtent et échangent avec les militants. Un jeune qui est au lycée professionnel César Baldaccini lit le tract avec attention après qu’Erwan, militant du 9e arrondissement, lui a confirmé le soutien du PCF au mouvement lycéen. « Fallait bien qu’on se fasse entendre mais c’est pas encore assez », juge le jeune. Avant de développer : « Les horaires, c’est impossible. On n’a pas de vie. » « On veut aussi supprimer la réforme Blanquer et Parcoursup », répond Erwan. Mais le sujet du jour est bien l’invitation à la manifestation de ce jeudi. « Ma mère ne voudra pas que j’y aille mais je vais venir quand même », poursuit le lycéen. « La manif va être sécurisée avec les syndicats », rassure Erwan. L’échange continue quelques minutes, le premier appelant à « arrêter de consommer » quand le militant communiste fait de la pédagogie : « C’est justement l’objet de la grève, arrêter l’économie. » Véronique, la secrétaire de la section du 10e arrondissement, confirme le bon accueil global du jour : « Aujourd’hui, les gens prennent les tracts assez volontiers. On sent un soutien, on sent que ça leur parle. »

    Des milliers

    de tracts distribués

    Même ceux qui refusent les tracts d’un geste de la main restent cordiaux. « Les refus vont rarement jusqu’aux insultes », confirme Florian Le Pape, militant de la section du 10e. Manque de chance, quelques instants après, un retraité refuse avec véhémence et lance « Si j’étais flic… » en mimant des tirs de fusil avec ses mains. Le militant communiste ne désarme pas : « C’est grâce aux communistes que vous avez une retraite ! » Le belliqueux repartira en baissant la tête et en marmonnant dans sa barbe. Pas de quoi enrayer l’ambiance bon enfant de la distribution ni son efficacité : les 500 tracts du soir sont partis comme des petits pains. L’initiative s’inscrit d’ailleurs dans un déploiement plus global de maintes sections communistes cette semaine : la veille, les militants du 8e arrondissement de la ville, ont fait de même du côté du Prado et ont distribué « 1 500 tracts ». Le matin même, c’était ceux du 2e arrondissement qui étaient sur le pont de l’autre côté de la ville.

  • [Afecioun] À Saint-Gilles, le Gland d’Or pour Lucas Lopez

    [Afecioun] À Saint-Gilles, le Gland d’Or pour Lucas Lopez

    Malgré un mistral pour rafraîchir l’atmosphère, cette course a bénéficié d’une belle entrée avec une affiche attirante et au bout du compte tous les cocardiers se sont distingués avec un plus pour Hermès. Côté raseteurs, Lopez a mené les débats avec constance. Félix et Leal ont eux aussi apporté leur touche à l’édifice au sein d’une équipe de huit, 4 de chaque bord.

    1) Quartz (362) de Chauvet

    À l’heure tout de suite, il se distingue dans de belles séries avec l’aide de Cadenas, avant de finir sur la retenue. Six fois la musique.

    2) Lucullus (109) de Cuillé

    Le vétéran de la course va beaucoup bouger sans oublier de taper dans les arrivées derrière les droitiers Lopez et Cadenas. Il s’envoie après Boualam avant de casser les planches sur Lopez. Pour 6 récompenses.

    3) Hermès (371) d’Aubanel et Fils

    Un vrai cocardier avec du placement et de la tenue qui compliquent le travail. Il peut aussi anticiper comme après Leal et Lopez. Motivé, il accomplit tout avec autorité. Il tolère une paire de rasets avant de se replacer pour mieux gérer le système. Ce qui lui permet de conserver ses ficelles avec un septième Carmen. Et le prix en poche sans aucune contestation.

    4) Novillero (706) de Bon

    Avec la vigueur en exergue, il enferme Cadenas. Des qualités telles que le placement et la générosité dans les séries vont lui permettre de se préserver pendant 14 minutes et recevoir une septième fois la musique.

    5) Pacha (509) de Lautier

    Il va à une vitesse de formule 1… Mais il est un peu trop sur la réserve malgré un grand nombre de propositions. Mais ça manque de percussion et il laisse ses ficelles partir assez vite. 5 fois la récompense.

    6) Amiral (732) de Chauvet

    Le taureau de l’Avenir 2025 va étaler beaucoup d’énergie avec des poussées puissantes au bout de la sollicitation. Bagarreur, il accepte tout et il conclut avec la manière. De temps à autre, il se soulève ( Cadenas, Leal, Lopez). Il va vite et Lopez le fait briller. Tout cela lui permet d’entendre l’air du Toréador à 10 reprises.

    7) Malagroy (723) de Fabre Mailhan

    Un vigoureux qui est capable de belles actions dans des arrivées puissantes et la plupart de l’adversité est menacé (Cadenas, Leal, Lopez ou Marquis). Le final nécessaire pour enchanter le public et un peu le réchauffer. Les ficelles aux Bernacles avec la fanfare pour la cinquième fois.

    Course du dimanche 1er novembre

  • La protection de l’enfance, un enjeu de politique publique

    La protection de l’enfance, un enjeu de politique publique

    Le cerveau de l’enfant est vulnérable et malléable, il se façonne dans la relation à l’adulte », rappelle Vincent Théron dans son intervention au conseil de canton de Martigues mardi soir, salle Dufy. Cette idée tirée de l’œuvre de la pédiatre Catherine Gueguen résume l’enjeu de la protection de l’enfance, qui fait l’objet d’assises obtenues par le groupe communiste au Département les 18 et 19 novembre.

    Comme à Gardanne à la mi-octobre, les témoignages en attestent. « J’ai été victime d’inceste il y a plus de 20 ans. Ça a déclenché des handicaps chez moi » illustre cette jeune femme, « les enfants victimes de violences se construisent de manière bancale et les rendent plus vulnérables à l’âge adulte, par exemple aux violences conjugales ». Cette autre jeune femme membre du Mouvement des jeunes communistes rebondit : « L’Éducation nationale a mis en place un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles. Mais quel est le suivi ? » pose-t-elle. « Il faut donner les outils aux jeunes pour s’exprimer, au travers de l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité », affirme-t-elle.

    Former à détecter

    Victime devenue travailleuse sociale, l’adjointe Marceline Zéphir considère que « la politique de la Ville permet de prévenir ces problèmes quand elle met en place des activités gratuites et des accompagnements financiers, psychologiques ou sociaux ». Le maire (PCF) Gaby Charroux complète : « Cela nécessite une vigilance permanente » des agents, « nous avons eu des expériences où il nous est arrivé de prendre des mesures d’éloignement contre des adultes ». « Nous formons l’ensemble de nos animateurs et de nos structures comme les CIS ou centres aérés qui sont un pilier préventif », poursuit cette agente de la Ville, « dès qu’on a un doute, nous faisons des informations préoccupantes », le dispositif de signalement des mineurs en danger.

    Mais au-delà de la Ville, Marceline Zéphir insiste sur le besoin « de développer les mesures d’Action éducatives en milieu ouvert », pour maintenir les mineurs en famille, « parfois mieux que d’être placé loin ». Mais aussi, l’élue appuie « le suivi des enfants jusqu’à 21 ans dans le cadre du contrat jeunes majeurs », contrairement à certains départements où « quand t’es majeur, tu te démerdes ».

    La conseillère départementale (PCF) Magali Giorgetti rappelle que « le service public et le tissu associatif ne sont pas des chances mais des choix politiques ». Son binôme Gérard Frau affirme dans ce sens que ces témoignages et propositions « doivent créer l’exigence que nous allons porter » lors des assises de la protection de l’enfance. Le prochain rendez-vous est à Arles, samedi 7 novembre à 17h en la Bourse du Travail.

  • À Marseille, plus de 300 salariés du médico-social mobilisés

    À Marseille, plus de 300 salariés du médico-social mobilisés

    Cette journée s’inscrit dans un contexte social fortement tendu », ont précisé les syndicats qui s’élèvent contre les coupes budgétaires en cours. Fortement mobilisés les salariés de Sauvegarde 13 en proie à des difficultés financières refusent que le plan de retour à l’équilibre se fasse sur le dos des salariés et du public accueilli et accompagné. Ils ont exigé un réexamen de la situation.

  • Une messe pour l’Armistice à Rognac, l’opposition saisit le procureur

    Une messe pour l’Armistice à Rognac, l’opposition saisit le procureur

    La cérémonie de commémoration de l’Armistice organisée par la Mairie fait polémique au sein des élus. Envoyée par le service du protocole, l’invitation indique, entre autres : « 10h : messe à l’église Saint-Jacques. (…) Prévoir le port de l’écharpe. » Le conseiller d’opposition Stéphane Duchesne (DVD) annonce faire un signalement auprès du procureur de la République d’Aix-en-Provence, au titre de l’article L2122-34-2 du Code général des Collectivités territoriales qui dispose : « Pour les attributions qu’ils exercent au nom de l’État, le maire ainsi que les adjoints et les membres du conseil municipal (…) sont tenus à l’obligation de neutralité et au respect du principe de laïcité. » « J’estime qu’une écharpe tricolore n’a rien à faire dans une messe, réagit-il. Afficher ses opinions religieuses dans le cadre d’une cérémonie républicaine n’a pas de sens. »

    Le maire (RN) Christophe Gonzalez n’en est pas à son coup d’essai. Début octobre, il avait fait bénir une voie verte en présence du préfet Jacques Witkowski. L’extrême droite exerce une laïcité à géométrie variable. Tandis que le parti lepéniste pousse pour une interdiction du port du voile dans l’espace public, l’édile de Rognac « ancre de plus en plus la religion catholique comme étant religion communale », dénonce Stéphane Duchesne.

    Au RN, Christophe Gonzalez n’est pas le seul à jouer la provocation. À Ivry-sur-Seine, l’élu Kevin Nader, par ailleurs collaborateur d’Emmanuel Fouquart, s’était fait remarquer en juin pour avoir sorti un crucifix et entonné une prière catholique suite au rejet de sa proposition d’interdiction de tout signe religieux pour les élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions. « Une charge peu subtile contre deux conseillères municipales qui portent le voile », selon Street Press qui relate l’épisode.

  • Face aux baisses de dotations, la Mission locale du pays de Martigues s’inquiète pour son avenir

    Face aux baisses de dotations, la Mission locale du pays de Martigues s’inquiète pour son avenir

    La mission locale du Pays de Martigues tire la sonnette d’alarme. Alors que les baisses de dotations se succèdent année après année, « les nouvelles économies qui pourraient nous être demandées auraient désormais des conséquences radicales et impacteraient la pérennité de notre association », écrit le conseil d’administration dans une résolution.

    La principale ressource de la structure, qui couvre six communes de l’ouest du département (Martigues, Port-de-Bouc, Sausset-les-Pins, Carry-le-Rouet, Ensuès-la-Redonne et Saint-Mitre-les-Remparts), est « la subvention versée par l’État », explique Pierre Dharréville, le président de la structure. En 2023, elle s’établissait à environ 1 million d’euros. Après des réductions de 16%, de 6% puis de 8%, « on nous annonce pour 2027 une diminution de 5,55% », sans compter une éventuelle baisse de dotation de 6% du côté de la Métropole. Au total, l’antenne perdrait plus de 80 000 euros.

    Capacité d’accueil restreinte

    Depuis 2023, la Mission locale du Pays de Martigues Côte Bleue a déjà vu son budget amputé de 353 000 euros. « La pyramide des âges a permis de contenir la charge de personnel, donc l’hémorragie », et de continuer d’accompagner 1 800 jeunes à l’année, détaille son directeur Fayçal Abed. « Aujourd’hui, on n’est plus en mesure de supporter ces baisses de dotations », assure-t-il. Des effets directs commencent à se faire ressentir, avec le non-remplacement d’une chargée d’entreprise. Deux autres équivalents temps plein sont menacés pour l’exercice 2027, avec, à la clef, une « capacité et une qualité d’accueil restreintes ».

    Fayçal Abed s’inquiète : « Moins on a d’agent pour recevoir les jeunes, moins on sera en mesure de satisfaire les besoins, d’autant que les besoins se complexifient. Le traitement ne se fait pas uniquement sur l’emploi, il se fait aussi sur la santé, la formation, le logement, la mobilité… Les situations que rencontrent les jeunes sont multi-factorielles et nécessitent plus de temps et d’engagement de nos conseillers ». Pierre Dharréville s’agace : « Ce serait quand même hallucinant qu’avec le mouvement de la jeunesse que nous avons dans tout le pays on s’attaque à un des outils qui permet de l’accompagner ». Le conseil d’administration appelle l’État à renoncer aux baisses annoncées, et la Région et la Métropole à revenir à la subvention initiale.