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  • [C’est l’été] La kermesse du mercredi à Puget-sur-Argens

    [C’est l’été] La kermesse du mercredi à Puget-sur-Argens

    L’office de tourisme intercommunal Puget sur Argens – Les Adrets de l’Estérel et « Les Petites Pierres Précieuses » vous proposent des animations ludiques destinées aux familles et aux enfants sur la place Saint Jacques.

    Gratuit.

    De 9h30 à 11h30.

  • [Tour de France] Ferrand-Prévot perd deux minutes

    [Tour de France] Ferrand-Prévot perd deux minutes

    Arc-en-ciel pour Marlen Reusser, nuages gris pour Pauline Ferrand-Prévot. La championne du monde de l’exercice a remporté mardi la 4e étape du Tour de France Femmes, un contre-la-montre de 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon où elle a pris le maillot jaune de leader à la Norvégienne Sigrid Haugset.

    La Française Pauline Ferrand-Prévot, tenante du titre, a échoué au-delà de la 30e place, concédant 2 minutes et 13 secondes à Reusser, ou 1mn55 à la Néerlandaise Demi Vollering, 3e, présentée comme l’autre grande favorite de la Grande Boucle. Un revers conséquent pour la championne olympique de VTT, qui n’avait plus pratiqué l’effort solitaire en compétition officielle depuis 2021.

    Demi Vollering impressionne

    Dès les premiers instants de ce contre-la-montre, les doutes sont apparus à propos de la dernière vainqueure du Tour de France. Une position bien différente par rapport aux grandes spécialistes du genre et des secondes perdues, kilomètre après kilomètre. Elle concédait déjà plus d’une 1min20 de retard lors du seul passage intermédiaire. Ensuite, dans la descente puis les rues de Dijon, « PFP » a continué de perdre du temps face aux autres favorites pour le classement général. Au final, elle compte 2 minutes de retard sur Reusser et Vollering, avant les étapes de montagne.

    La première citée s’est montrée ravie, après course, puisqu’elle a rempli le but qu’elle s’était fixé. « Ce n’était pas parfait aujourd’hui, mais je suis super contente. Le Tour de France, c’était mon objectif numéro 1 de la saison. J’avais un “objectif Dijon”, j’y pensais depuis décembre. Je suis tellement heureuse de prendre le maillot jaune. » Une seule adversaire de Ferrand-Prévot a fait pire qu’elle : Kim Le Court-Pienaar. La Mauricienne a lâché 10 secondes de plus que la Française.

    Au classement général, Marlen Reusser possède donc 14 secondes d’avance sur Demi Vollering, la Tricolore Cédrine Kerbaol montant sur le podium provisoire (+54’’). La Bretonne s’est classée à une excellente 7e place, en Bourgogne, ce mardi après-midi. Mercredi, une 5e étape accidentée entre Mâcon et Bellevile-en-Beaujolais, avec pas moins de huit grands prix de la montagne sur les 140 kilomètres du parcours.

  • Baptême du feu européen pour Thomas Wilkes

    Baptême du feu européen pour Thomas Wilkes

    Les projecteurs éclairent la piste du Qatar Sports Club Stadium de Doha. Au départ, huit hommes côte à côte. Tous portent une tunique frappée de « la virgule » ou des trois bandes, sauf un. Thomas Wilkes, tout juste 22 ans, arbore le maillot de son club : le Martigues Sport Athlétisme. Il ne le sait pas encore, mais le spécialiste du 110m haies va prendre la 3e place de cette étape de la Ligue de Diamant, le plus haut grade mondial de meetings. Avec à la clé, un record personnel en 13 secondes et 28 centièmes.

    Cette performance, parmi d’autres tout au long de l’été, lui a permis de valider son ticket pour les championnats d’Europe élites, à Birmingham (10-16 août). Une première sélection en équipe de France A pour le natif d’Aix-en-Provence. « Je suis heureux parce que c’est la récompense de beaucoup de travail. Pas forcément cette année, mais les années précédentes, quand j’étais blessé. Je pense que c’est ce travail-là qui paie maintenant, donc beaucoup de satisfaction. »

    Avant d’exploser au niveau mondial, Thomas Wilkes a connu les blessures, quasiment toutes au même endroit. « J’ai eu deux ans de galère avec dix blessures aux ischios-jambiers. Cette année, c’est ma première saison complète. J’ai réussi à me débloquer mentalement par rapport à ça parce que j’avais beaucoup d’appréhensions. Cette année, je me suis prouvé que je pouvais enchaîner les compétitions sans blessures. Je n’ai jamais fait autant de compétitions. Là, je suis en super confiance, à 200% », lâche-t-il.

    Bien entouré à Aix

    Le jeune hurdleur bucco-rhodanien a retranché deux dixièmes à son record personnel, comparé à l’année 2025 (13.48 contre 13.27). Une explosion hors-norme, qui a débuté sur une course en solo, à Orange. Lors des interclubs, pour sa rentrée estivale, le sprinteur a claqué un 13.38 en courant seul, avec dix haies en face de lui et pas de présence humaine autour. « C’est ça qui m’a mis dans le bain. C’est ça qui m’a fait réaliser que cette saison, il y avait peut-être quelque chose à faire », dira-t-il simplement.

    Les chronos vont continuer de descendre avec notamment 13.32 et 13.27 réalisés, coup sur coup, à Paris. Ensuite, les temps seront sans doute moins dans la même gamme, mais il arrivera tout de même à grimper sur le podium des championnats de France, fin juillet (3e). Aujourd’hui, Thomas Wilkes évolue dans un cadre idéal au sein du Creps d’Aix-en-Provence. « J’ai trouvé un très bon équilibre dans ma vie. Je pense que c’est vraiment la clé. C’est ça qui a fait qu’aujourd’hui, je peux enfin lâcher les chevaux. » Outre son coach, Franck Né, il est bien entouré avec des partenaires d’entraînements redoutables. En tête, Sacha Alessandrini, numéro 3 européenne cette année, mais aussi Ronan Greff ou Raphaël Mohamed.

    Ces championnats d’Europe, il les aborde avec l’envie de faire sa place, au milieu des stars. « Je n’y vais pas en spectateur non plus. Mais je le prends comme une nouvelle expérience, après les Diamond League, les France Elite etc. J’y vais pour apprendre des grands, je vais être entouré de légendes de l’équipe de France. » À Birmingham, Thomas Wilkes sera loin d’être un touriste.

    Un athlète international en mal de sponsor

    Trouver des partenaires pour accompagner sa carrière est parfois compliqué, surtout dans l’athlétisme. Thomas Wilkes porte sur chaque course le maillot de Martigues Sport Athlétisme pour une raison très simple : il n’a pas de sponsor.

    « J’espère que l’année prochaine, j’en aurai. Mais en tout cas, pour le moment, je n’en ai pas. Je suis fier d’être dans ce club-là. Ils m’ont accueilli cette année, ça se passe super bien. Je les remercie énormément, d’ailleurs, parce qu’ils m’ont beaucoup apporté cette saison. Pour les remercier, je mets le maillot dans tous les coins du monde », raconte l’athlète.

    Les Martégaux auront même un autre athlète aux championnats d’Europe avec le discobole Lolassonn Djouhan.

  • Des moyens supplémentaires pour nettoyer les plages de Marseille pendant l’été

    Des moyens supplémentaires pour nettoyer les plages de Marseille pendant l’été

    « Tuuut, tuuut, tuuut », le bruit de la tamiseuse sur la plage de la Pointe-Rouge résonne dans le quartier encore endormi. Les 42 agents de la Ville se réveillent à l’aube, tous les matins, pour nettoyer les 17 plages marseillaises. Ce mardi, au lever du soleil, entre les quelques baigneurs matinaux, la tamiseuse trie le sable et garde les déchets, un agent passe le jet à haute pression et un souffleur réunit les déchets en tas.

    Pour l’été, la ville de Marseille a « renforcé son dispositif avec des collectes nocturnes, plus de poubelles sur les plages et quatre bennes qui assurent quotidiennement la collecte séparée des ordures ménagères, des emballages et du verre », argumente Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté dans la ville. « En plus des Marseillais, on fait face à 5 millions de touristes, on avait besoin d’améliorer le dispositif et on continuera de le faire », ajoute-t-il.

    Responsabilités partagées entre Ville et Métropole

    Chantal, habituée à venir nager tôt le matin, a remarqué un changement ces derniers temps, « c’est vrai que c’est mieux, le matin quand j’arrive c’est propre, constate-t-elle, mais il y a toujours un sujet avec les poubelles surtout sur la Corniche ». C’est la Métropole qui s’occupe de mettre des poubelles dans la Ville, et la mairie qui gère celle sur les plages. Hedi Ramdane affirme avoir demandé à la Métropole « d’être plus présente aux abords des plages ».

    Concernant les infractions, l’adjoint a décidé « de faire de la sensibilisation et du nettoyage, et si on doit verbaliser on le fera ». La Métropole avait expressément demandé à la mairie d’être plus ferme sur la verbalisation concernant les déchets sauvages. « On va augmenter le nombre d’agent de la police de l’environnement, et les contrôles des professionnels, notamment ceux qui ont des terrasses et qui jettent les déchets sur le trottoir, explique-t-il. Je compte également utiliser les caméras qui sont en train d’être installées dans la ville pour faciliter les contrôles. » Pour l’instant il y a un seul agent. Hedi Ramdane souhaite qu’il y en ait quatre qui puissent regarder les caméras.

    Il est 8h sur la plage de la Pointe Rouge, l’agent municipal range son matériel de nettoyage, la tamiseuse fait son tour et les baigneurs arrivent pour profiter d’une plage propre.

    Gabrielle Cartellier

  • [Entretien] Valérie Boyer : « Je prends la place de la droite républicaine »

    [Entretien] Valérie Boyer : « Je prends la place de la droite républicaine »

    La Marseillaise : En 2020 vous êtes élue sur une liste de la droite rassemblée. Quel est le sens de votre candidature solitaire ?

    Valérie Boyer : En 2020, j’étais n°2 d’une liste où les trois premiers étaient Les Républicains avec ensuite une représentation centriste pour Aix. Aujourd’hui, ma candidature a tout son sens : je suis sortante, de droite, Les Républicains, et j’ai toujours été fidèle et loyale à ma famille politique. C’est une question de clarté. Je pense qu’il y a une alternative entre le macronisme incarné par la liste de Devésa – Muselier et les autres listes extrêmes. C’est la place que je prends, celle de la droite républicaine. Je suis très heureuse du soutien de David Lisnard, le président des maires de France. Je ne suis ni dissidente, ni solitaire dans cette démarche, et il y a sur ma liste des maires qui ont une carrière : Jean Mangion n’est pas n’importe qui pour Les Républicains du 13. Ce n’est pas un LR de cinq minutes.

    Vous ne craignez pas la dilution des voix de droite avec quatre listes ?

    V.B. : Quelle dilution ? C’est une affirmation. Si je n’avais pas été candidate, mon courant de pensée ne serait pas représenté. Ma liste est la seule liste de droite. Brigitte Devésa explique que la liste d’Hervé Granier est pilotée par Mme Roubache. Donc, il y a deux listes macronistes que je ne place pas à droite. Moi, je suis d’une droite libre et républicaine.

    ll se dit que vous avez quitté la liste Muselier par rapport à votre place ?

    V.B. : Je l’assume. Il y avait des négociations, sans moi, on voulait me mettre 4e puis 3e mais ça ne fonctionnait pas. J’ai de l’amitié et de bonnes relations avec Renaud Muselier mais à un moment, il soutient Gabriel Attal et moi tout m’y oppose, c’est un vrai différend politique. Je ne suis pas du tout alignée sur le plan des idées. Moi je suis restée fidèle au chemin tracé par le parti où je milite, je ne suis pas allée ailleurs contrairement à ce qu’on m’a prêté, et je ne suis pas méprisante en le disant. Donc ce n’était pas possible parce que la tête de liste colore la liste. Or je ne suis ni Modem-UDI, ni Renaissance. Et puis ça ne correspond pas à la sociologie du vote dans les Bouches-du-Rhône, ni aux maires. À part Jean-Pierre Serrus, il n’y a pas de maire Renaissance. Il n’y a d’ailleurs pas de maire en position éligible sur leur liste. Donc j’ai dit non, en cohérence avec les convictions que je défends depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir. J’ai toujours été dans son opposition. Même quand il était en majesté à Marseille, je ne l’ai pas soutenu. Ni lui, ni ses candidats. Qui est plus LR que moi dans les Bouches-du-Rhône ? Personne.

    Vous et cette droite assumée avez quand même voté au Sénat, ces budgets qui font mal aux maires dont vous dites porter la voix.

    V.B. : Oui et grâce au Sénat, beaucoup moins que ce que le gouvernement proposait. C’est la Macronie qui a lancé « Balance ton maire », et la baisse de la dotation aux communes a été féroce, sous Macron. On a fait en sorte de la compenser.

    Pourquoi ne pas s’opposer ?
    La gauche a voté contre.

    V.B. : On va jusqu’au bout de ce qu’on peut. Sur certains sujets, comme l’euthanasie, on s’est opposés mais sur le budget, à un moment il faut un compromis. Donc on a fait des propositions pour que la casse soit moins importante. Je suis intervenue sur le ZAN ou la loi SRU pour que les maires retrouvent de la disponibilité. Je plaide pour changer totalement le système et redonner de la liberté aux maires et aux communes.

    Où siégerez-vous si vous êtes réélue, sachant que Gérard Larcher, le président (LR) de la majorité sénatoriale soutient la liste Devésa ?

    V.B. : Brigitte Devésa siège chez les centristes et la majorité sénatoriale a différentes composantes. Les Républicains sont très largement majoritaires et je siège dans ce groupe. Vous voulez que j’aille où ? Et je peux vous dire que mes collègues me soutiennent énormément.

  • Une « importante reprise » du feu à Bayons, celui de Thorame ne progresse plus

    Une « importante reprise » du feu à Bayons, celui de Thorame ne progresse plus

    Les pompiers rencontrent des difficultés en raison d’un relief « dangereux, marqué par des chutes régulières de pierres, de matériaux incandescents et de blocs rocheux. Ces conditions représentent un risque majeur et favorisent la propagation du feu », a regretté le Sdis. L’ONF a fourni un bulldozer aux pompiers, qui l’utilisent ce mercredi matin pour prolonger une piste. Le feu de Thorame-Basse n’a lui plus progressé depuis lundi, sa surface brûlée restant stable à 21 hectares. Les pompiers surveillent « toute reprise » et poursuivent leur « travail acharné » sur les deux incendies.

  • Un dialogue social chez Haribo toujours aux fraises

    Un dialogue social chez Haribo toujours aux fraises

    « On est dans la sixième semaine de grève, la tension monte. Il faut que la direction réagisse. » Ce mardi, devant les grilles de l’usine marseillaise d’Haribo, Thierry Cambola, délégué syndical FO du site, ne cache pas son agacement.

    Le bras de fer se poursuit avec leur direction depuis plusieurs semaines pour une revalorisation salariale, le seul horizon qu’offrent les négociations est une rencontre au 28 septembre prochain (lire notre article du 31/07). « Le 28 septembre prochain c’est trop loin, c’est inacceptable. Ces négociations auraient pu, et dû, être finies en mars ! », commente, les dents serrées, le syndicaliste. Pas de quoi entamer la détermination des petites mains du géant de la sucrerie… Ni d’obtenir une trêve des confiseurs ou une suspension du mouvement. Devant le piquet de grève, Thierry Cambola assure que la colère des salariés est toujours vive : « On est plus d’une quinzaine de grévistes, ça tourne, et avec les personnes en congé, c’est pénalisant pour la production. L’usine tourne très peu, lundi par exemple ça n’a pas tourné. »

    Une grève

    qui coûte bonbon

    Olivier, également salarié de l’usine et syndiqué FO, confirme que la volonté est bien d’attaquer l’entreprise au portefeuille pour qu’elle revienne à la table des négociations le plus rapidement possible : « C’est de la perte pour eux, il n’y a presque pas de production, les machines démarrent tard, les camions partent à moitié vides. »

    Et l’intersyndicale CGT-FO compte augmenter encore la pression avec l’appel à une mobilisation, ce jeudi, en plus du piquet de grève quotidien. Les grévistes espèrent recevoir un soutien à la hauteur de leur mouvement social. Une délégation de leurs homologues du site d’Uzès, dans le Gard, est également prévue. La CGT de l’usine gardoise appelle d’ailleurs à une grève ce jour. « Il y a une solidarité, on se bat pour Haribo France, pas que pour Marseille mais bien pour tout le monde ! », martèle Olivier. Contactée, la direction d’Haribo explique rester « pleinement engagée en faveur d’un dialogue social constructif et d’une communication directe avec nos salariés ». Mais concrètement, elle renvoie seulement vers la fameuse réunion du 28 septembre.

  • Un accord pour suspendre la chasse dans le Bois Noir

    Un accord pour suspendre la chasse dans le Bois Noir

    Pour la prochaine saison de chasse, les « secteurs directement impactés par l’incendie » seront sanctuarisés. C’est la décision prise par Cyrille Drujon d’Astros, président de la communauté de communes du Pays des Ecrins et Philippe Boisset, président de la fédération départementale de chasse, après leur rencontre ce vendredi. La décision consiste à établir « des cartes d’exclusion de la chasse », qui « comprendront les zones forestières incendiées ainsi qu’un périmètre de protection, destiné à constituer un secteur refuge pour la faune sauvage, particulièrement fragilisée par cet événement », rapporte le communiqué paru ce lundi.

    Cette décision est motivée par « la volonté commune de favoriser la reconstitution des habitats et de laisser à la faune le temps nécessaire pour retrouver des conditions de vie compatibles avec son maintien », expliquent les deux parties. L’accord doit encore être approuvé par les sociétés de chasse de Freissinières et de l’Argentière-la-Bessée. La Communauté de communes recommande aussi d’éviter la cueillette de champignons dans le massif où du produit « retardant » été diffusé par voie aérienne.

    Une pétition nationale pour suspendre la chasse

    L’interdiction de chasser sur les secteurs incendiés est de plus en plus demandée au sein de la société civile et des associations de protection de l’environnement. La pétition « pas de fusil sur les cendres », lancée en juillet sur le site change.org a dépassé 380 000 signatures. Pour l’heure, le gouvernement laisse les préfets arbitrer localement et la Fédération de chasse n’a pas donné de consignes nationales.

  • La Camargue perd son label de parc régional

    La Camargue perd son label de parc régional

    La perte du label de Parc naturel régional (PNR) du PNR de Camargue, faute de reconduction avant février 2026, a fait l’objet d’une lettre ouverte adressée à Anne Claudius-Petit, présidente du syndicat mixte gestionnaire et conseillère régionale (Ren.) écrite lundi par le conseiller communautaire d’opposition d’Arles Nicolas Koukas (PCF).

    « Il est préoccupant que la Camargue se retrouve sans la charte fixant vision et stratégie sur 15 ans », écrit l’élu, estimant que « son renouvellement aurait dû être l’occasion de mettre sur la table l’avenir de la Camargue : le réchauffement climatique, la montée des eaux et les risques inondations, l’érosion du littoral, les risques d’incendies et la préservation de nos écosystèmes », liste-t-il.

    Sollicitée, Anne Claudius-Petit explique que « le début du travail pour la nouvelle charte a commencé début 2022 », mais que « le décès du président du Parc Rolland Chassain, les municipales de 2020, le départ du directeur, un autre avec qui ça s’est pas bien passé et la relation qui n’était pas au beau fixe avec Arles », ont reporté la révision de la charte à 2024 selon l’élue. À noter que Patrick de Carolis avait démissionné en juin 2022 en pointant la décision de la Région de reporter le vote de la charte pour lancer sa révision.

    « On a rattrapé notre retard »

    Nicolas Koukas pointe également le changement d’idée du président de Région (Ren.) Renaud Muselier sur la ligne à Très haute tension : « Il a longtemps porté ce projet avant de changer de position (…) à l’approche des élections sénatoriales », affirme-t-il.

    Anne Claudius-Petit répond que « RTE et l’État doivent trouver des solutions face au rejet massif par les Camarguais » mais considère qu’il s’agit d’un « concours de circonstances malheureux » entre les deux sujets. « La Camargue garde une grande force au-delà du juridique. Même si nous n’avons plus la charte, nous sommes protégés son caractère de réserve biosphère Unesco et son label Ramsar », détaille l’élue.

    La présidente espère présenter la nouvelle charte fin 2029. À moins que le Projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales actuellement au Sénat ne raccourcisse ce délai.

  • Les salles de sport font un carton plein

    Les salles de sport font un carton plein

    Lugubres il y a encore une vingtaine d’années, les salles de sport n’ont jamais été aussi tendance.

    Ouverts du matin au soir, et parfois même 24 heures sur 24, ces vastes espaces remplis de machines capables de solliciter le moindre muscle du corps humain ne désemplissent pas.

    Les étudiants profitent d’une heure libre entre deux cours pour s’y rendre, les actifs mettent à profit leur pause déjeuner ou la fin de leur journée pour s’entraîner, tandis que les retraités privilégient les heures creuses afin de profiter d’un peu plus de tranquillité.

    « En termes de pratiques et de modes de consommation, il y a eu un avant et un après Covid », remarque Thomas, directeur régional des salles Keepcool.

    « On a tous été vachement sédentarisé à cette période-là et dès qu’on a retrouvé notre liberté, on a senti que l’on avait besoin de reprendre soin de nous-même », ajoute-t-il, conscient que le secteur a fidélisé une vague de néo-passionnés.

    « Moi, j’ai besoin de ma séance quotidienne », confie Julien. En plein exercice à la poulie haute pour travailler ses grands dorsaux et ses biceps, le Marseillais s’entraîne cinq fois par semaine, à raison de séances d’une heure trente à deux heures. « Venir à la salle, ça m’a vraiment permis de prendre confiance en moi », explique celui qui prévoit de s’inscrire à des compétitions dans les prochains mois.

    « Quand on fait de la musculation, on adopte tout un rythme de vie. On est obligé de faire beaucoup de sacrifices : il faut bien dormir et avoir une alimentation adaptée si l’on veut obtenir des résultats », ajoute-t-il, fier des efforts qu’il fournit quotidiennement pour atteindre le physique dont il rêvait.

    Besoin de bien-être

    et d’une meilleure santé

    Si l’esthétique occupe une place prépondérante dans l’univers du fitness, tous les adhérents ne franchissent pas les portes d’une salle de sport dans l’unique but de se tailler un corps d’Apollon. Pour certains, l’activité physique répond avant tout à un besoin de santé.

    « À la suite d’un accident, je suis devenu hémiplégique et mon médecin m’a vivement conseillé de pratiquer une activité sportive très régulièrement », raconte Thierry, confortablement installé sur son vélo de biking, les écouteurs dans les oreilles et les yeux rivés sur son écran.

    Habitué du Keepcool de La Valentine, où il s’entraîne trois fois par semaine, il profite des fins de matinée pour effectuer sa séance dans un environnement calme. « J’ai déjà essayé de venir l’après-midi, mais l’ambiance ne me correspond pas », poursuit-il. Face à lui, un jeune couple sort des vestiaires.

    Monsieur s’installe sur le rameur tandis que Madame prend la direction des vélos elliptiques. « J’ai repris sérieusement pour me sentir mieux dans mon corps », souligne Kévin.

    Même s’ils ne s’entraînent pas ensemble, les deux amoureux s’encouragent mutuellement. « Il y a beaucoup de monde qui se regarde. Au début, c’est un peu perturbant, mais on s’y fait au final », glisse Chloé, convaincue que certains regards masculins peuvent déranger.

    Un monde plus féminisé

    Longtemps associées à des espaces austères réservés aux passionnés de musculation, véhiculant une image parfois machiste, les salles de sport ont progressivement évolué pour répondre aux attentes féminines.

    Elles représentent aujourd’hui 48% des adhérents en France et 45% d’entre elles se sentiraient mal à l’aise dans cet environnement.

    Chez On Air Marseille Joliette, ouvert en septembre dernier dans le 2e arrondissement, une partie de l’espace est ainsi exclusivement réservée aux femmes. Une initiative pensée comme une réponse aux freins que certaines peuvent encore ressentir en poussant les portes d’une salle de sport.

    « Pour moi, il faut le prendre comme un espace de transition pour les femmes qui ont du mal avec le regard des autres ou qui ne veulent pas subir le jugement des autres », estime Sophia. Coach sportive certifiée par l’État, elle a découvert l’univers des salles de sport en 2019, à la suite d’un cancer du sein.

    « Le sport a été mon exutoire. Je me suis dit qu’il fallait que j’en fasse profiter tout le monde, pour que chacun puisse se sentir bien dans son corps et dans sa tête », raconte la passionnée très investie aux côtés de Mathilde, la manager de la salle.

    Cette dernière se réjouit d’avoir contribué à mettre en place une démarche de plus en plus répandue dans le secteur, alors que de nombreuses enseignes cherchent à rendre leurs espaces plus inclusifs.

    EN CHIFFRES

    +7,7 %

    La fréquentation des salles de sport a progressé de 7,7% entre le premier trimestre 2024 et le premier trimestre 2025.

    5 600

    Le marché français du fitness s’appuie sur près de 5 600 établissements, témoignant de l’engouement croissant pour l’activité physique.

    35 €

    Le tarif médian d’un abonnement à une salle de sport s’élève à environ 35 € par mois. Certaines enseignes proposent toutefois des offres plus accessibles, notamment des formules à « un euro par jour » ou des tarifs préférentiels destinés aux familles.