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  • Le Medef invite Roussel et Lisnard à débattre

    Le Medef invite Roussel et Lisnard à débattre

    C’est sur le court Philippe-Chatrier que les deux hommes politiques aux visions radicalement opposées échangeront. Le Medef organise lors de son université d’été, la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), un débat entre Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français et le très libéral David Lisnard, président de Nouvelle Énergie, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) sur le thème « le courage de produire » de 12h05 à 12h30. Ils répondront ainsi, en quelques minutes, à cette question centrale et cruciale : « comment redonner à la France l’envie, les moyens et la capacité de produire ? »

    Cette séquence s’inscrit dans une volonté de l’organisation patronale de peser dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Dans son discours introductif, le président du Medef Patrick Martin a rappelé, comme un avertissement : « nous sommes nombreux et, dans nos entreprises et autour, on nous écoute, on nous fait confiance plus que jamais dans l’Histoire. N’oublions jamais la puissance de notre collectif avec ses 240 000 entreprises qui emploient 12 millions de salariés, partout en France ». Il insiste : « nos convictions sont libérales (…), nous voulons un programme présidentiel de libertés », a-t-il dit, rejetant « la collusion, la collision des prophètes de malheur » et enjoignant à « faire voler en éclat le carcan qui étouffe notre pays et libérer son énergie et ses ambitions ».

    Pour clôturer son événement, le Medef a invité, toujours sur le court central de Roland-Garros, sept des – très nombreux – candidats déclarés à l’élection présidentielle à répondre aux questions de cinq chefs d’entreprise à partir de 16h45. À savoir : Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Le Pen. Ces derniers réagiront par ailleurs aux résultats de la consultation lancée par le Medef en association avec Opinion Way.

  • Accusé d’outrage, Delogu porte plainte pour violences

    Accusé d’outrage, Delogu porte plainte pour violences

    Le député LFI de Marseille Sébastien Delogu est convoqué ce jeudi matin en audition libre, après l’ouverture d’une enquête en flagrance par le parquet de Marseille. Celle-ci fait suite à un dépôt de plainte de trois policiers pour outrage, après une intervention lundi après-midi dans l’immeuble du 2e arrondissement où réside le parlementaire. Alors que les agents en civil du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun intervenaient pour le vol d’une montre de luxe, ils affirment que le député les a empêchés d’entrer dans l’immeuble et leur aurait lancé, selon les informations de La Provence, que « La République c’est moi, trous du cul ». Des propos contestés par l’avocat de Sébastien Delogu, qui indique que le ton a monté lorsque le député a demandé à un agent de s’identifier alors qu’il s’introduisait dans l’immeuble en bloquant la porte. Dans un courrier à la préfète de police déléguée, il affirme que le policier l’a insulté en disant qu’il était « une merde » et qu’il « puai[t] de la gueule », avant de le pousser avec le poing refermé sur la poitrine. Il annonce déposer plainte auprès du procureur de Marseille pour « violences volontaires et faits commis par des personnes se présentant comme fonctionnaires de police ». Il a également demandé la conservation des bandes de vidéosurveillance de l’immeuble, diffusées dans la presse et les réseaux sociaux, pour appuyer ses dires.

    Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé en début d’après-midi ce mercredi qu’il « apporte évidemment [son] soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République », rappelant qu’une enquête est ouverte. Le député de son côté dénonce être « harcelé par les chiens de garde de Vincent Bolloré » face à la présence de journalistes devant son domicile.

  • Fibre Excellence à la croisée des chemins

    Fibre Excellence à la croisée des chemins

    La date fatidique du 28 août se rapproche pour les ex-salariés du site Fibre Excellence de Tarascon et la situation commence à se tendre sensiblement.

    Alors que c’est ce vendredi que l’usine de pâte à papier doit définitivement fermer ses portes, après sa liquidation judiciaire le mois dernier, les travailleurs du site occupent toujours leur ancien lieu de travail. Et ce mercredi, ils se sont même opposés à la venue d’une entreprise de maintenance industrielle qui doit prendre en charge la transition post-fermeture. « La présence de cette entreprise ne répond ni aux besoins ni à la mise en sécurité du site. On ne les laisse pas rentrer ! », dénonce Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT dans l’après-midi. Rappelons qu’après la liquidation du site, les salariés avaient été rappelés à leurs postes pour assurer la sécurité de l’usine classée Seveso alors qu’ils recevaient leurs lettres de licenciement. Ils avaient tiré la sonnette d’alarme sur un risque industriel réel lié à cette transition (lire notre article du 24 août). « Les effectifs prévus par le manutentionnaire ne correspondent pas aux besoins de sécurité. Il n’est pas capable de maintenir les installations en état », développe le syndicaliste. De quoi provoquer un coup de chaud sur le pays d’Arles avec des tensions entre salariés et nouveaux venus. Le tout, piloté par un mandataire judiciaire qui a en main le site depuis sa liquidation. « La situation est tendue, le mandataire judiciaire a menacé de se retirer et de laisser à l’abandon le site ! On lui dit chiche, allons-y, la balle sera dans le camp du préfet ! Et on ne laissera pas un site Seveso rempli de produits chimiques à l’abandon », relate Jean-Michel Bulinge. La CGT entend d’ailleurs interpeller la préfecture des Bouches-du-Rhône une nouvelle fois sur la situation « dans les deux jours à venir ».

    Si c’est la sécurité du site à l’instant T qui préoccupe ses anciens salariés, c’est bien l’avenir du site qui en dépend. « Selon ce qui va être fait, ou pas, les installations pourraient être dégradées. Alors que les salariés font toujours tout tourner », rappelle le délégué syndical. D’où le combat actuel pour les préserver.

    Plusieurs scénarios possibles

    Car même liquidé, l’usine ne restera pas en l’état et une reprise du site est toujours possible : « C’est le mandataire judiciaire qui a la main, il peut vendre le site au plus offrant ». En clair, plusieurs scénarios sont sur la table : « Un repreneur peut toujours acheter le foncier et en faire ce qu’il veut… Il peut reprendre les salariés, créer une activité différente. Dans le pire des scénarios, on se retrouve avec un ferrailleur qui va démanteler et revendre au poids de la ferraille », développe Jean-Michel Bulinge.

    Ce débat sur l’avenir du site a justement fait l’objet d’une longue communication de la Région Sud, ce mardi. « Depuis la décision de liquidation, la priorité de la Région est de transformer cette crise industrielle en opportunité de réindustrialisation, tout en protégeant les salariés et l’ensemble de la filière bois », explique la collectivité. Avant d’assurer qu’elle a « diligenté une première étude économique afin d’organiser un tour de table d’investisseurs et d’industriels pour préserver l’avenir du site ». Une étude qui « a permis de cibler les domaines stratégiques pour une reconversion : BTP, logistique, économie circulaire ». Forcément, cette piste n’a pas la faveur des salariés : « Convertir le site coûterait 10 fois plus cher que trouver une solution pour reprendre l’outil actuel ». Reste que la Région entend poursuivre dans cette voie avec l’annonce du « lancement d’une seconde étude approfondie avec l’agence de développement économique risingSUD [entité de la Région, ndlr] ». Autant dire que le dossier est loin d’être conclu… Et si l’avenir de l’usine tarasconnaise est assombri, il est un peu plus clair pour celui de son usine-sœur de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, rescapée de la liquidation. Et notamment grâce à l’action de la Région Occitanie, dirigée par Carole Delga (PS) qui a déposé une offre de reprise avec un industriel.

  • La Région Occitanie veut sauver l’usine Saint-Gaudens

    La Région Occitanie veut sauver l’usine Saint-Gaudens

    « Nous avons fait la moitié du chemin et allons poursuivre le travail jusqu’à la prochaine audience du Tribunal de commerce, le 8 septembre. Rien n’est gagné. Mais une dynamique est engagée. J’irai jusqu’au bout pour donner un avenir industriel durable à Saint-Gaudens, à ses salariés et à la filière pâte à papier française ». Déterminée à ne pas voir s’éteindre l’emploi industriel, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga (PS), a déposé lundi, via l’agence régionale des investissements stratégiques de la collectivité (Aris), une « offre consolidée » de reprise pour la deuxième usine du groupe Fibre Excellence située à Saint-Gaudens en Haute-Garonne.

    Le groupe Soprema

    autour de la table

    Contrairement au site provençal de Tarascon, le tribunal de commerce de Toulouse a laissé un sursis aux quelque 300 travailleurs occitans. L’offre pilotée par la Région Occitanie comprend « 90 millions d’euros d’investissement bouclés, un business plan solide et plusieurs industriels autour de la table », précise Carole Delga. Parmi eux, l’entreprise Soprema, un groupe indépendant alsacien au chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros en 2025, spécialisé « dans le domaine de l’étanchéité, mais également comme un spécialiste de la couverture, des sous-couches phoniques et de l’isolation », comme l’indique le site de l’entreprise dont le siège est à Strasbourg. Soprema emploie 5 700 salariés en France, plus de 13 000 dans le monde.

    « Je garde aussi pour ambition d’offrir des perspectives pour le site de Tarascon » a aussi déclaré la présidente de la Région Occitanie.

  • L’indécence des Baumettes en procès

    L’indécence des Baumettes en procès

    Après la prison de Luynes (notre édition du 26 août), le tribunal administratif de Marseille se penche ce vendredi sur les conditions de détention aux Baumettes. Le Syndicat des avocats de France (SAF) et l’Observatoire international des prisons (OIP) ont en effet déposé conjointement un référé liberté, pour « faire cesser les atteintes graves et manifestement illégales portées aux libertés fondamentales des personnes détenues ».

    La procédure intervient après la publication au mois de janvier, d’un rapport du Comité européen pour la prévention de la torture, rattaché au conseil de l’Europe, qui va jusqu’à parler d’une transformation « en un entrepôt humain », mais aussi après les visites successives de l’ordre des avocats du barreau de Marseille, du contrôleur général des lieux de privation de liberté et des députés LFI Sébastien Delogu et Ugo Bernalicis, qui dressent des « constats officiels, récents et concordants », affirme la requête, en particulier lors des dernières vagues de chaleur. « La suroccupation, le couchage sur un matelas posé au sol, l’exposition durable à des températures excédant 32°C, la défaillance de l’aération, la prolifération des nuisibles, l’insalubrité des douches et des cours de promenade et l’absence d’intimité sanitaire portent atteinte à la dignité et à l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants », résume le document. Il rappelle aussi les défaillances de l’établissement pénitentiaire mises en lumière par le meurtre d’un détenu, le 9 octobre 2024, dans le quartier des arrivants, en soulignant que la surpopulation augmente les actes de violence. Surtout, une partie des visites ont été réalisées après l’inauguration par Emmanuel Macron en décembre dernier de l’extension des Baumettes 3, qui devait résoudre une partie de ces problèmes. « On peut construire, agrandir, dans tous les cas reste le problème de l’accès aux soins, des moyens que l’on donne pour permettre à chaque détenu d’être dans des conditions dignes », pointe Me Maxime Carrez, qui porte la requête. Et de rappeler qu’ « une bonne partie des personnes sont détenues sans avoir été jugées, pour certaines innocentées et libérées ».

  • Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    À un mois des sénatoriales, la seule certitude est qu’il y aura forcément un nouveau sénateur vauclusien. Des trois actuels, Alain Milon (LR) est le seul à ne pas repartir, assumant le rôle de président de comité de soutien de son acolyte Jean-Baptiste Blanc. Lucien Stanzione (PS) postule à nouveau dans un scrutin très indécis.

    Gros embouteillages

    à droite

    Sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc fait figure de grand favori pour être réélu. Disposant d’un socle de voix de grands électeurs favorable, apprécié dans son camp comme à gauche, celui qui gère aussi
    la délégation finances au Département a réussi à convaincre Dominique Santoni d’être à nouveau seconde de liste. La présidente du conseil départemental est attendue ce jeudi soir à Gordes pour une réunion de soutien à Jean-Baptiste Blanc en présence de Gérard Larcher, actuel président LR du Sénat. Reste à savoir, en cas d’élection, un
    scénario plausible, qui lui succéderait à la présidence du Département. Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’association des maires de Vaucluse, sera 3e de liste. Parti tôt en campagne, Jean-Baptiste Blanc a sillonné le Vaucluse tout l’été mettant en avant son bilan. Il se prévaut du soutien de la majorité sénatoriale, courrier à l’appui signé par Hervé Marseille (UDI). Un parti dont le président vauclusien, Thomas Faure, a lui choisi la candidature d’Anaïs Hausmann, précisant faire un « choix personnel » bien que le camp Hausmann y associe l’UDI. Un embrouillamini qui a eu le don d’agacer Jean-Baptiste Blanc.

    Adjointe et compagne du maire d’Avignon, Anaïs Hausmann incarne le Bon sens des territoires, mouvement créé par Olivier Galzi (DVD) et qui sera officiellement lancé le 10 septembre lors d’une réunion publique. Pour l’heure, la composition de sa liste reste secrète et la candidate vise plutôt le 3e siège. Face à son déficit de notoriété et d’ancrage, Anaïs Hausmann a également arpenté le terrain, convaincue d’être complémentaire de Jean-Baptiste Blanc en jouant la carte du renouvellement. Ce vendredi, elle recevra la ministre Aurore Bergé pour un déjeuner de Femmes de territoire. Un nouveau cercle qu’elle co-préside, décorrélé des sénatoriales, mais dont le timing vise à la crédibiliser. « Il faut faire attention aux divisions et j’appellerai à la responsabilité dans un département où le RN est présent », prévient Gérard Larcher, dans Vaucluse matin. D’autant que Sylvie Viala, présidente du Modem, nous confirme également sa volonté de déposer une liste.

    Le RN en embuscade

    Ce morcellement à droite et l’éparpillement de listes pourraient mécaniquement profiter à l’extrême droite. Fort de victoires aux municipales, le RN espère glaner son 1er sénateur vauclusien, en la personne de Thierry D’Aigremont son délégué départemental. Sur le papier, l’étiage de grands électeurs n’est pas tout à fait suffisant pour y parvenir mais une victoire ne serait pas en soi une surprise. Mi-août, il a adressé une lettre aux élus, tapant sur ses adversaires dont les partis sont affaiblis au national.

    À gauche, Lucien Stanzione en difficulté, LFI y sera aussi

    Sénateur (PS) sortant, Lucien Stanzione n’a pas abandonné l’idée de conserver son siège mais « la bataille sera difficile ». Avec les pertes à gauche d’Avignon et Carpentras, il mise surtout sur son expérience et son réseau auprès des élus acquis depuis six ans pour rempiler au palais du Luxembourg. Contrairement à 2020, sa liste ne sera pas une addition de partis. Selon nos informations, confirmés par les intéressés, Sandrine Raymond, maire de Saint-Pierre-de-Vassols, et Philippe Armengol, maire de Velleron, devraient être numéros 2 et 3 de la liste. Enfin, LFI a désigné Julien Gautier, élu d’opposition à la Tour d’Aigues comme candidat Vaucluse
    en commun, aux côtés
    de l’Avignonnaise Mathilde Louvain.

  • Une rentrée universitaire toute politique

    Une rentrée universitaire toute politique

    Ce mercredi 26 août France Universités a rassemblé une cinquantaine de présidents d’établissement à l’occasion de son assemblée générale de rentrée sur le campus de la Porte d’Italie.

    L’occasion de mettre en avant les grands défis auxquels doit répondre l’enseignement supérieur français, mais aussi les investissements insuffisamment à la hauteur des enjeux pour y parvenir. Et de se projeter sur les mois à venir, avec notamment l’échéance de l’élection présidentielle.

    « C’est aussi pour les universités l’occasion de réfléchir, de débattre de manière à pouvoir rencontrer les futurs candidats [à l’élection présidentielle, ndlr]. Et de voir comment ils se saisissent des propositions qu’on fera dans les prochaines semaines, dans les prochains mois », précise Lamri Adoui, le président de France Universités. Une démarche d’importance lorsqu’on sait qu’à l’extrême droite on en est encore à s’interroger sur le rôle de ces établissements supérieurs « bastions de la démocratie », et à les attaquer.

    Et de poursuivre : « L’été a démontré combien on avait besoin finalement de sciences et quelque part d’université, que ce soit en recherche ou en formation ». Les phénomènes extrêmes auxquels on a assisté, comme les épisodes de canicule et les méga-feux ne pouvant que nous inciter à travailler sur les enjeux de ressources en eau et de transition écologique, explique-t-il. Et il en va de même en matière de cybersécurité, de souveraineté nationale ou de compétitivité économique.

    « Il n’y a pas de puissance fondamentale telle que la France sans une recherche qui soit une recherche forte », insiste-t-il.

    Des sujets éminemment politiques qui doivent faire vivre le débat et aider à déterminer les orientations de demain.

    Quant à la question cruciale du financement ou plutôt du sous-investissement chronique des universités, le constat est clair : « la situation est préoccupante de façon générale et alarmante pour un certain nombre d’établissements », a rappelé le président de France Universités.

    « Un choix de société »

    Certes, les subventions augmentent – un tout petit peu – tous les ans, mais les transferts de charges supplémentaires sont tels qu’en réalité, les budgets sont à la baisse. Et de prévenir : « Si rien n’évolue dans les prochaines années, il est très clair que toutes les universités seront déficitaires à l’horizon 2030 ».

    Et comme personne ne sait aujourd’hui de quoi sera faite la représentation nationale, et quel budget sera voté en 2027, ni dans quelles conditions il sera voté, mieux vaut continuer de marteler le message, poursuit Lamri Adoui, de manière à ce personne n’ignore les enjeux.

    Parce que la seule solution, lorsqu’il n’y a plus de financements suffisants, « c’est de réduire les activités de formation et de recherche », prévient à son tour le président de l’université de Toulon Xavier Leroux. Ce qui n’est pas sans conséquence sur la société que l’on veut construire. Et de préciser : « A Toulon nous ne sommes pas déficitaires, mais on a dû politiquement, stratégiquement faire des choix en interne que j’aurais voulu ne pas avoir à faire, mais il fallait les faire pour pouvoir continuer d’avancer ».

    À travers le sort réservé à l’université, ce pilier de la démocratie, et à son 1,8 million d’étudiants, « c’est un choix de société » qui est en train de se dessiner.

    France Universités qui prévoit de consacrer une partie de ses échanges de ce jeudi à l’élection présidentielle, indique que le 15 octobre prochain un grand colloque va porter sur la place de l’université dans la société. Et comment on pense son rôle dans le paysage de demain. « Ça sera pour nous l’occasion de faire connaître un certain nombre de nos propositions », conclut le président de l’association. De quoi nourrir la réflexion de cette rentrée étudiante et politique.

  • Le budget à l’os des Universités

    Le budget à l’os des Universités

    Les universités françaises vont mal ; financièrement s’entend. Le futur budget de la Nation redressera-t-il la barre ? Rien n’est moins sûr. Le plafond prévisionnel 2027 du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche est fixé à 31,8 milliards d’euros, soit une légère hausse à peine au-dessus de l’inflation, donnée fluctuante s’il en est. Il ne sera donc, sans surprise, absolument pas au niveau des défis que doivent relever les universités déjà étranglées comme le révèle le rapport issu des Assises du financement des universités, rendu public le 24 juin.

    Ouvrir le débat démocratique

    De plus, ce budget, selon le gouvernement, « confortera les moyens des grands opérateurs de recherche, notamment le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), le Cnes (Centre national d’études spatiales), ainsi que ceux dédiés à la vie étudiante ». Des étudiants menacés de voir leur aide au logement réduite.

    Cerise sur le maigre gâteau budgétaire, faute de majorité pour la macronie à l’Assemblée nationale, la loi de finances 2027 pourrait ne pas être votée à huit mois de l’élection présidentielle et laisser place à une loi spéciale reconduisant le précédent budget.

    Une année « blanche » ? Plutôt « noire » pour le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Aussi, la décision des présidents d’universités de se mêler du débat lors de la campagne présidentielle, est une bonne nouvelle : le débat démocratique doit s’ouvrir et, parmi les enjeux du scrutin, la question des moyens publics pour les universités n’est pas la moindre.

  • [Maj] Un ex-boxeur blessé par balles à Marseille

    [Maj] Un ex-boxeur blessé par balles à Marseille

    Deux hommes casqués ont tiré depuis leur scooter en direction de la tour Bel Horizon, qui abrite un important point de deal, dans le quartier de Saint-Lazare (3e) ce mardi 25 août vers 22h30 a-t-on appris de source policière. L’équipage touche un homme de 51 ans. Pris en charge par les marins-pompiers, son pronostic vital est engagé. Selon nos sources, il s’agit fort probablement de l’ex boxeur professionnel, Badar M’Baye. Un colosse de 1,91 m, catégorie poids lourds, auréolé de 12 victoires sur 20 combats, menés au cours de sa courte carrière de 1997 à 2003 sur les rings de la région.

    En conditionnelle

    « Black Thunder », littéralement le « tonnerre noir », d’origine sénégalaise, est arrivé à Campagne Lévêque (15e) à l’adolescence, et s’était recasé chef de la sécurité à Grand Littoral. Mais visiblement impulsif, sous l’emprise de l’alcool, il avait décoché une série de crochets fatale à un cinquantenaire, à la sortie d’un bar à Noailles en 2018. Il sera condamné deux ans plus tard à dix ans de prison. Il était en liberté conditionnelle depuis peu. L’enquête, confiée à la direction de la criminalité organisée et spécialisée, doit permettre d’éclaircir les circonstances du drame.

    Reste que si son entourage reconnaît qu’il pouvait consommer de la cocaïne, il assure que l’ex-sportif n’avait pas de lien avec le narcotrafic. Mieux, il voulait s’engager aux côtés des jeunes, nous affirme-t-on. Il aurait été là, au mauvais endroit, au mauvais moment…

  • Marseille s’envole à New York sans escale européenne

    Marseille s’envole à New York sans escale européenne

    Un jour historique pour notre aéroport qui accueille pour la première fois une compagnie américaine sur notre territoire. Cette nouvelle ligne va générer d’importantes retombées économiques, avec une augmentation attendue du nombre de visiteurs américains en Provence, en provenance non seulement de New York mais aussi de tous les États-Unis », s’est félicité Julien Coffinier, président du directoire.

    Après Paris et Nice, puis Toulouse qui ouvre une ligne saisonnière à l’été prochain, Marseille deviendra la 4e ville française à bénéficier d’une connexion aérienne directe avec les États-Unis, avec une durée de vol estimée à 9h15. United Airlines opérera la liaison entre Marseille-Provence et Newark Liberty (EWR), l’un des grands hubs de la région new-yorkaise, en A321XLR « Born to Explore », « un avion de dernière génération de 150 sièges dont 20 suites avec siège-lit et porte privative », précise la compagnie américaine. Les billets sont en vente depuis ce mardi.

    Dans les deux sens

    Cette nouvelle ligne est une ouverture stratégique motivée par la progression de la fréquentation des touristes américains. En 2025, les États-Unis constituaient le troisième bassin émetteur international de la destination marseillaise. Ils sont près de 800 000 à séjourner chaque année en Provence pour une durée moyenne de 8,4 jours « générant près d’un milliard d’euros de retombées économiques directes pour le territoire » indique la direction de la Région Sud. « Plus de 500 000 nuitées américaines ont été enregistrées en 2025 et la tendance se poursuit en 2026 avec une hausse de 22% au premier trimestre », précise la collectivité qui y voit « une nouvelle preuve de notre attractivité internationale ».

    « C’est la preuve que Marseille attire et séduit toujours plus en s’imposant désormais comme une porte d’entrée incontournable en France et en Méditerranée » a aussi salué Arnaud Drouot, le président de l’Office du tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. La ligne est aussi une nouvelle porte d’entrée aux États-Unis pour les Marseillais. « Elle favorisera les échanges touristiques » a-t-il précisé, la Ville voulant « poursuivre son travail de fond pour porter et encourager un tourisme équilibré, durable et bénéfique aux Marseillais ».

    Si les Américains semblent « apprécier l’authenticité marseillaise », il reste à souhaiter que cette nouvelle porte d’entrée sur la Méditerranée ne s’ouvre pas sur celles des Airbnb. Sur fond de crise du logement, quand près d’un appartement sur dix en centre-ville est dédié à des meublés touristiques, la ville a dû réagir en adoptant une série de mesures durcissant les règles pour encadrer leur location.