« On est venu leur redire qu’on se tenait à leur disposition selon leurs besoins et que nous sommes attachés à la préservation de ce site historique de notre secteur », relate Marion Honde, secrétaire de la section. Les militants ont ainsi remis un chèque de 300 euros à la CGT de l’usine. Pour rappel, les salariés d’Haribo ont réalisé plus de 7 semaines de grève cet été pour une augmentation de salaire. « Nous sommes passés à de nombreuses reprises sur le piquet de grève, nous avons écrit une lettre à la direction d’Haribo, et nous les soutenons toujours », martèle Marion Honde.
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Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel
« Né dans les jardins et autour d’une équipe de copains » comme le rappelle Patrick Simonetti, bénévole historique et aujourd’hui responsable bénévole, en 9 ans Mama Stock a grandi sans perdre son ADN.
Pour Julien Fortier, codirecteur de projet, cette neuvième édition reflète toujours cette volonté de culture pour tous. La programmation mêlera ainsi rap, rock, musiques berbères, Balkans, dub et sound system. Sophie les Bas Bleus, Dizzy Sounds, Anzul Project, ShazaLaKazoo, La Cercleuse, Melan et Soom T se succéderont sur la scène principale. La scène dub, elle, réunira les collectifs Assoya, South Attack et Salvatge Sound.
Mama Stock ne se limite pas aux concerts : marché artisanal, espace Kidz, live painting, expositions, friperie solidaire à prix libre investiront le site. C’est aussi un grand village associatif. Avec cette édition qui soutient particulièrement l’antenne Hérault de SOS Méditerranée France pour sensibiliser le public au sauvetage en mer. « C’est une manière de rappeler que la fête peut être consciente. » Autre nouveauté cette année : le 28 août à 14h15, une projection de Tous au Larzac sera proposée en partenariat avec le What a Trip! Festival.
Une aventure portée par les bénévoles
Cette diversité repose sur une forte mobilisation bénévole. Environ 138 personnes sont engagées cette année, dont 85 à 90% de nouveaux venus. « Nous avons une équipe de copains qui arrive à faire un truc géant », souligne Patrick Simonetti. Or le festival étant autofinancé à plus de 90 %, ce modèle devient toutefois plus difficile à maintenir. « L’ensemble des charges a augmenté avec le coût de la vie et c’est inenvisageable de tout répercuter sur les festivaliers », explique Julien Fortier. La gratuité impose donc de « bricoler » et de s’accrocher au sens du projet. « Maintenir le projet selon ses modalités actuelles s’avère être, année après année, un acte toujours plus militant ».
Amélia Siapo
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![[C’est l’été] Lecture : « Voyages extraordinaires »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/5da89de48ca16b76e28d7f013d2f86df.png)
[C’est l’été] Lecture : « Voyages extraordinaires »
Ne nous demandez pas devant quel animal il nous a plu de nous arrêter. Notre amour pour toutes les espèces qui racontent la grande aventure de la biodiversité fait que nous n’avons aucune préférence. Si Jules Verne écrivit que son regard s’attendait à toutes les surprises, et son imagination à tous les étonnements, il en est de même pour ceux qui entrent dans ce livre, jalonné de 45 illustrations, que nous classons parmi les plus instructifs de l’année.
Laffont 22,90 euros.
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Marseille : un ex boxeur blessé par balles à Bel Horizon
Depuis leur scooter, deux hommes casqués ont tiré des rafales au bas de la tour Bel Horizon, qui abrite un important point de deal, dans le quartier de Saint-Lazare vers 22h30 ce mardi 25 août a-t-on appris de source policière. Un homme de 51 ans est tombé. Pris en charge par les marins-pompiers, son pronostic vital était engagé.
Selon une autre source, la victime serait très probablement le boxeur Badara M’Baye, condamné en 2020 à dix ans d’emprisonnement. Deux ans plus tôt dans un bar à Noailles, visiblement sous l’emprise de l’alcool, il avait décoché une série de coups de poings fatale à un homme de 56 ans. L’ex sportif était en liberté conditionnelle il y a peu.
Une enquête a été ouverte et confiée à la Direction de la criminalité organisée et spécialisée.
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Les free parties plus durement réprimées
Et une loi répressive de plus au tableau de chasse du gouvernement ! S’il a bien censuré 7 dispositions et émis 6 réserves d’interprétation, le Conseil constitutionnel estime que le cœur de la loi Ripost n’enfreint pas la Constitution.
Dès lors que le chef de l’État aura promulgué au journal officiel le texte que le Parlement avait définitivement adopté le 21 juillet en dépit de protestations à gauche, la plupart de ses dispositions répressives seront donc applicables. À savoir une sévérité accrue contre les organisateurs de free parties (jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende) mais aussi les participants (6 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende ou une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros pour éviter les poursuites judiciaires).
C’est l’un des 30 points sur lesquels des députés socialistes, insoumis et écologistes avaient saisi les Sages du Conseil constitutionnel, voyant dans la mesure une « atteinte à la liberté de réunion » quand le législateur entend lui « réprimer les abus de rassemblements illégaux ».
De leur côté, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), ainsi que le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat de la magistrature avaient déposé une contribution extérieure contre la promulgation de la loi jugée « liberticide et disproportionnée » qui tendrait vers « une justice automatisée ». À l’instar du monde de la culture mobilisé via une tribune dans Le Monde, Sophie Mazas estime qu’au-delà des free parties, cette loi « va à l’encontre des festivals et de la fête ». La présidente de la LDH 34 craint « un champ d’application beaucoup plus large » avec, dit-elle, potentiellement des fêtes de village réunissant plus de 250 personnes sur des terrains privés dans le viseur de Ripost qui cible aussi les rodéos urbains ou le narcotrafic.
7 mesures censuréesIl faut ajouter que la possibilité de suspendre administrativement le permis de conduire en cas de consommation répétée de drogue (sans conduite) a été validée. De même que l’interdiction totale de l’usage détourné du gaz hilarant ou la sanction du transport de mortiers d’artifice.
Parmi les petites victoires des opposants au texte que n’aurait pas renié Nicolas Sarkozy, on peut citer 7 censures. Notamment la destruction dans la journée des véhicules saisis lors des rodéos urbains (non-respect du droit de propriété), la fermeture automatique de magasins vendant des engins pyrotechniques (jugée disproportionnée), l’anonymisation des forces de l’ordre dans les procédures (atteinte aux droits de la défense).
Les Sages ont aussi émis 6 réserves d’interprétation. Elles concernent l’usage de drones et de caméras aéroportées en urgence par la préfecture (usage proportionné), l’expulsion forcée de squats de locaux commerciaux ou agricoles ou la vidéoprotection algorithmique (3 mois maximum). Enfin, 5 « cavaliers législatifs » ont été rejetés (trafic de tabac, peines plus lourdes contre la vente à la sauvette…), ces mesures n’ayant aucun rapport avec la loi.
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Contre l’alcoolisme, le CHU de Nîmes teste les psychédéliques
Longtemps associée aux seuls champignons hallucinogènes, la psilocybine franchit désormais les portes de l’hôpital. Au CHU de Nîmes, elle est devenue l’objet d’une recherche de pointe pour tenter de répondre à l’une des difficultés majeures de l’addictologie : empêcher la rechute après un sevrage alcoolique.
À la manœuvre, la psychiatre et addictologue Amandine Luquiens, professeure à l’université de Montpellier et praticienne au service d’addictologie du Grau-du-Roi, rattaché au CHU nîmois. Dès 2024, son équipe avait lancé PAD, la première étude française depuis plusieurs décennies à administrer un psychédélique dans un cadre médical. « Nous avons inclus 30 patients dans cette étude-pilote », retrace la médecin, qui dit avoir été « dépassée par la demande » avec plus de 300 volontaires intéressés.
Deux administrations de psilocybine, espacées de trois semaines, venaient compléter le parcours classique de soins et de psychothérapie. À douze semaines, 55% des patients ayant reçu 25 mg étaient toujours totalement abstinents, contre 11% dans le groupe ayant reçu une très faible dose. Des résultats suffisamment encourageants pour passer aujourd’hui à l’étape supérieure.
De trente patients
à un essai nationalDepuis le 1er juillet, Nîmes coordonne ainsi ERPPAD, un essai clinique national de phase III mené dans huit CHU : Nîmes, Bayonne, Bordeaux, Lyon, Besançon, Saint-Étienne, Brest et Nantes. 172 patients doivent être inclus pendant trois ans et chacun sera suivi durant douze mois. « Notre hypothèse est que deux administrations orales de 25 mg de psilocybine, à trois semaines d’intervalle, seront plus efficaces que deux administrations de 3 mg », détaille Amandine Luquiens.
Car il ne s’agit pas de distribuer des « champignons » aux patients. Les séances sont préparées puis réalisées pendant plusieurs heures dans un environnement hospitalier sécurisé, avec psychiatres et psychologues. Hallucinations, modification des perceptions ou sensation de sortie du corps peuvent accompagner l’expérience. « La gélule va rester plusieurs heures dans le sang et peut entraîner des réactions pour le patient », explique la psychiatre. Méditation, présence constante des soignants et accompagnement psychothérapeutique doivent permettre d’intégrer cette expérience sans la dissocier du soin.
L’espoir repose notamment sur la capacité supposée des psychédéliques à assouplir temporairement certains automatismes cérébraux profondément installés dans l’addiction. Amandine Luquiens compare volontiers ce mécanisme à « une voiture sur l’autoroute qui pourrait normalement prendre toutes les sorties, mais qui reste bloquée sur sa voie, sans freins, l’accélérateur enfoncé à fond. » La psilocybine pourrait ouvrir, temporairement, d’autres chemins là où les conduites addictives se sont rigidifiées.
La prudence reste toutefois de mise : il appartient désormais à l’essai national de confirmer l’efficacité et la sécurité observées à petite échelle. « Si l’efficacité de la psilocybine est confirmée, cela pourrait représenter une avancée significative pour une population de patients aujourd’hui insuffisamment prise en charge », souligne Amandine Luquiens. Depuis le Grau-du-Roi, le CHU de Nîmes s’est déjà imposé comme l’un des pionniers français du retour des psychédéliques dans la recherche médicale. Une innovation de plus pour un établissement qui multiplie les projets de recherche et les nouvelles approches thérapeutiques.
Les personnes qui voudraient participer à l’essai clinique, ayant un trouble de l’usage de l’alcool avec symptômes dépressifs persistants après sevrage, peuvent se rapprocher de l’équipe investigatrice via le lien suivant : https://redcap.link/ERPPAD
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Vins : comment garder du fruit sans faire grimper les degrés ?
Dans le verre aussi, le thermomètre laisse sa trace. Avec les fortes chaleurs, le raisin mûrit plus vite et les vendanges s’avancent, mais dans les caves gardoises, l’objectif n’est pas forcément de laisser grimper le sucre et l’alcool. Pour le cru 2026, les vignerons cherchent surtout à préserver la fraîcheur, le fruit et l’équilibre, tout en composant avec un marché aux attentes changeantes.
Le constat est déjà visible dans les vignes. En 2026, les vendanges ont commencé avec cinq à six jours d’avance sur l’an dernier et, sur certains cépages précoces, parfois dès le début du mois d’août. « Il y a une maturité qui est globalement avancée », constate Denis Verdier, président des vins IGP du Gard. Il rappelle qu’il y a une dizaine d’années, les premières récoltes démarraient plutôt au début du mois de septembre. Cette précocité ne change pas seulement le calendrier. Elle modifie aussi le profil du raisin. Plus il mûrit, plus sa teneur en sucre augmente. Or, « le sucre fait l’alcool », résume Denis Verdier. Avec des températures élevées, les raisins peuvent donc atteindre rapidement des degrés importants. Mais ce n’est justement pas toujours ce que recherchent aujourd’hui les vignerons.
Pour les blancs et les rosés, la tendance va plutôt vers des vins frais, fruités et moins alcoolisés. « Les vignerons n’attendent pas une surmaturité avec des degrés importants, des 14 degrés ou plus que le climat pourrait leur donner », explique-t-il. Pour un sauvignon blanc, la récolte peut ainsi être déclenchée autour de 11,5 ou 12 degrés afin de conserver « une certaine fraîcheur et du fruit ». Même logique pour le rosé. Un grenache arrivé à pleine maturité peut afficher 14 ou 15 degrés. Pourtant, les producteurs peuvent choisir de le vendanger avant. « On préfère jouer une petite maturité, à 11,5, 12 degrés », explique Denis Verdier. Objectif : produire des rosés légers et fruités, adaptés à une consommation plus immédiate, « autour de l’apéritif, de la piscine et des tapas ».
« Une alchimie un peu compliquée »La solution pourrait sembler évidente : vendanger plus tôt pour limiter le sucre, et donc le degré d’alcool. Dans les faits, c’est déjà ce que font les vignerons. Mais récolter plus tôt a aussi ses limites. « Faire des petits degrés, mais s’ils n’ont plus de goût, plus d’arômes… », prévient Denis Verdier. La maturité ne se résume pas à un chiffre : elle participe aussi aux arômes et à l’équilibre du vin. Dans sa cave coopérative, une cuvée à 9,5 ou 10 degrés a par exemple été testée. Une façon de répondre à la demande de vins plus légers. Mais « il ne suffit pas de dire qu’on enlève des degrés de sucre », insiste-t-il. « Ça a des incidences sur l’équilibre général du produit. C’est une alchimie un peu compliquée. »
Le marché lui-même reste difficile à lire. Les consommateurs disent parfois vouloir boire plus léger, mais l’expérience ne confirme pas toujours cette envie. Denis Verdier raconte que certains clients, après avoir testé ces cuvées moins alcoolisées, sont revenus réclamer des vins plus classiques : « Arrête, laissez-moi ça tranquille, donnez-moi du vrai. » « C’est de l’innovation, on y va avec l’intelligence », sourit-il.
Pour les rouges, la stratégie est différente. Cette fois, les producteurs cherchent davantage la pleine maturité. Il faut laisser le raisin se charger en sucre pour obtenir des vins autour de 13,5 ou 14 degrés, « plus structurés, plus longs en bouche ». Si la météo ne vient pas brutalement interrompre la maturation, Denis Verdier espère « des rouges structurés qui devraient tenir la route ».
Le cru 2026 doit donc composer avec des attentes parfois contradictoires : tandis que le climat accélère la maturité et pousse les degrés vers le haut, une partie des consommateurs recherche des vins plus frais, plus légers ou se tourne vers les bulles et les cocktails. « Il y a toute une mosaïque de consommateurs qui ont des demandes différentes », résume Denis Verdier. Une évolution qui oblige le vignoble à s’adapter sans perdre son identité. Dans dix ou vingt ans, le vin gardois aura-t-il le même goût ? « Certainement pas », répond-il, tout en fixant une limite : préserver un vin « issu de la fermentation d’un raisin », dont l’essentiel des arômes vient toujours du fruit.
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![[C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/ce0b9033ec7b6d9905aeb0eedd42728c.jpg)
[C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne
Dans les quartiers, les Petits Débrouillards montrent que la science est présente dans le quotidien : dans la cuisine, le sport, les transports, les plantes ou les objets qui nous entourent.
Chacun et chacune est capable de comprendre le monde à condition de disposer des bonnes conditions pour apprendre. Les expériences deviennent ainsi des occasions de découvrir, de s’étonner et de reprendre confiance dans sa capacité à réfléchir.
À Digne, les enfants ont pu toucher à tout grâce à de nombreuses animations proposées par Perrine et Mathilde : atelier bombe à graines, cartes Pokémon légumes, jeu sur la toxicité d’aliments pour les animaux… avec des ateliers adaptés à leur âge. On met en avant le côté sensoriel des 4-7 ans avec le jardin des sciences et une réflexion plus avancée avec les cités débrouillardes pour les 8-12 ans.
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![[Insolite] Une mystérieuse campagne présidentielle pour Cantona](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/7c9411e797aa4b74b2166567d03edd8f.jpg)
[Insolite] Une mystérieuse campagne présidentielle pour Cantona
Représenté sur deux 33 tours en nuances de bleu affublé d’une couronne ou d’une plus républicaine écharpe tricolore, l’ex-joueur de foot auteur du célèbre kung-fu kick semble avoir des fans capables de l’imaginer à l’Élysée. « 2027 votez Cantona » exhorte un troisième disque.
Mais le phénomène ne semble pas uniquement phocéen. Il y a une vingtaine de jours, nos confrères de l’Est républicain ont signalé l’apparition de trois vinyles identiques sur la façade de l’opéra de Nancy.

![[C’est l’été] À la Croix des Oiseaux, la culture comme levier](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/e60326656ea0c49ecd91c2477fc97b85.jpg)