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  • Le Rove en fête du 11 au 21 juillet

    Le Rove en fête du 11 au 21 juillet

    Organisé par le comité des fêtes avec le soutien de la municipalité du Rove, cet événement promet dix jours d’animations et de convivialité.

    Soirées musicales

    Samedi 11 juillet à 19h30, soirée lounge animée par Nico Sax, avec apéritif cocktail. Lundi 13 à 21h30, bal gratuit avec l’orchestre Éric Ferrari. Jeudi 16 à 21h30, place à la danse avec l’orchestre de variétés Depen-Danse.

    Samedi 18 et dimanche 19, le grand orchestre Almeras propose deux bals gratuits (et un spectacle le dimanche à 15h30).

    Mardi 21 à 20h, clôture en apothéose avec la Tournée d’été de La Marseillaise avec la présence de DJ Jean-Marc Sicky.

    Les rendez-vous gourmands

    Lundi 13 à 19h, sardinade. Jeudi 16 à 19h30, soupe au pistou. Dimanche 19 : journée de tradition avec l’apéritif offert à la population à 11h30, suivi à 13h de l’Aïoli traditionnel (inscription en mairie à 25 euros).

    Jeux, rires et animations

    Avis aux amateurs de cartes avec le concours de contrée (10 euros par équipe, nombreux lots) le mercredi 15 à 19h30.

    Vendredi 17 à 21h, un super loto en plein air avec 7 cartons pleins et 21 quines. À gagner : 7 bons d’achat de 300 euros et de nombreux autres lots !

    Lundi 20, une fin d’après-midi dédiée aux enfants avec des jeux dès 17h30, suivie à 21h30 d’une note d’humour avec la pièce de théâtre Résidence mon rêve ! par la compagnie Événement (entrée libre).

    Espace Festi’loisirs

    Du 16 au 20 juillet, dès 18h, ouverture de l’espace Festi’Loisirs. Pour 0,50 euro, les enfants pourront profiter du manège enfantin, structures gonflables, toboggan, taureau rodéo mécanique ou encore manège gyroscopique.

    Restauration lors des soirées. Programme et actualités sur .lerove.fr ou Facebook Leroveinfos.

  • La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    Après la mairie RN de Carpentras, qui supprime les subventions du Planning familial, c’est au tour de la municipalité de Monteux, également passée RN en mars dernier, de réduire de 90 % celle accordée à la Maison des Jeunes et de la Culture de sa ville.

    Dans un message posté sur ses réseaux sociaux, la structure, qui accueille un peu plus de 500 personnes à travers des activités sportives et des événements divers, explique que cette aide passe de 45 000 euros à 5 000. Elle ajoute que les subventions de fonctionnement et celle du festival des cultures urbaines des vacances d’automne, respectivement de 1 350 et 1 500 euros, sont, elles, supprimées. Et explique prendre acte de cette décision et que le conseil d’administration va se réunir en cette fin de semaine « pour mesurer l’impact sur la vie de l’association ».

    Répartition

    Le maire d’extrême droite, Patrice de Camaret, a justifié, lors du conseil municipal, cette décision en s’appuyant sur les comptes de l’association. Ceux-ci étant, d’après lui, assez fournis. « La collectivité doit soutenir en priorité les associations qui en ont réellement besoin, et non celles qui disposent d’une trésorerie solide », stipule la collectivité. Et assure que cette « décision ne remet pas en cause l’utilité de la MJC ni son travail auprès des Montiliens », mais « traduit une volonté de justice dans la répartition de l’argent public, au bénéfice d’associations qui, elles, ont un besoin réel et immédiat de soutien ».

    Les élus d’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. « Il le vend comme une nécessité économique, mais pour moi, c’est idéologique », glisse Michel Mus (DVG). Car, dans le même temps, les subventions aux associations sportives augmentent de 8 %.

  • [Entretien] Keny Arkana : « Je brûle, je finis en cendres et je renais »

    [Entretien] Keny Arkana : « Je brûle, je finis en cendres et je renais »

    La Marseillaise : Après la sortie de votre mixtape « Avant l’exode », en 2021, vous avez observé un silence médiatique. Qu’avez-vous fait ces dernières années ?

    Keny Arkana : Je suis partie de France en 2021 et ne suis revenue qu’en juin dernier. J’ai passé cinq ans au Mexique. La première année, j’étais un peu à droite à gauche, puis je me suis posée en 2023. J’avais une partie de mon matos avec moi, j’ai fait mon petit studio : ordi, compresseur, micro, enceinte… et je n’ai pas arrêté de faire du son toute seule : des instrus aux textes en passant par les enregistrements. J’ai énormément de chansons de côté donc j’aimerais bien sortir un album dans l’année qui arrive. Et puis, comme les artistes comme moi sont un peu boycottés, je me suis dit que ça serait bien de montrer au public que je suis encore là.

    Depuis vos débuts dans les années 2000, votre carrière et discographie alternent souvent entre les périodes hyperprolifiques et des parenthèses hors des radars de plusieurs années. Vous renaissez à chaque fois comme un phénix en fait ?

    K.A. : La vérité, c’est que je n’ai jamais eu vraiment de manager autour de moi. Ce qui explique que, souvent après la sortie d’un album et d’une tournée, je finissais en gros burn-out. J’étais aussi souvent en fight avec ma maison de disques à l’époque. Cette industrie me gavait. J’ai toujours été sur tous les fronts, je n’ai jamais eu le luxe d’être juste une artiste. Durant toutes ces années, je me suis toujours battue pour ne pas être un produit et garder mon intégrité. Après, même si j’ai des périodes d’inactivité publique, je fais toujours de la musique, j’ai des disques durs pleins de morceaux. Mais, à force de tout faire, les albums et les tournées, je finis en burn-out et ciao. Je brûle, je finis en cendres et je renais.

    Êtes-vous aussi partie au Mexique parce que Marseille vous gonflait ?

    K.A. : Ce n’est pas Marseille qui me gonfle mais la France. Je suis partie à l’époque du « passe sanitaire ». À Marseille, pendant le confinement, ça allait à peu près car il n’y avait pas trop de ségrégation. Mais j’ai surtout mal vécu le retournement de veste du peuple français. Si je me sens mal quelque part, et même si c’est chez moi, je me casse. Moi, je suis bien à Marseille, je n’ai pas de problème ici. Mais vraiment, ce qui m’a gonflé, c’est la France, la macronie, tous ces gens qui font du mal au peuple.

    Vous avez mis en ligne il y a trois mois un nouveau titre, « Quelque chose de pur a survécu »…

    K.A. : J’y parle des gens comme moi, qui ont traversé des épreuves depuis l’enfance et qui, malgré tout, ont fait preuve de résilience. On a gardé un truc pur en nous.

    Grâce à quoi n’avez-vous pas sombré ?

    K.A. : Déjà, j’ai la foi. J’arrive encore à m’émerveiller des belles choses de la vie. C’est la racine de mon engagement, de mon côté antisystème, de mon militantisme. Cela m’a toujours donné de la force par rapport à la douleur et à l’obscurité de ce monde. Je ne suis pas habitée par la peur et j’essaie de cultiver cela. Je me considère comme un être spirituel avant tout, avant même d’être un être social.

    Est-ce que le mouvement zapatiste au Chiapas, cette région pauvre du Sud du Mexique, avec qui vous êtes en lien depuis 20 ans, vous a aussi aidé à tenir le coup ?

    K.A. : Depuis cette période, nous sommes toujours en contact étroit. Marcos [le « sous-commandant » et figure de l’Armée zapatiste de libération nationale, Ndlr.] ainsi que tous ses camarades sont des gens vraiment importants dans ma vie. Notre relation a traversé les années. Souvent, ils me font des clins d’œil dans leurs communiqués, et moi, je leur en fais dans mes morceaux. Ce sont mes frères de lutte. Ce n’est bien sûr pas un hasard que je sois allée au Mexique car j’ai finalement un lien plus profond avec eux qu’avec mes propres origines.

    Inspirés par le socialisme libertaire et l’autogestion, les Zapatistes du Chiapas continuent de défendre leurs terres mais le gouvernement mexicain ne cesse pas ses coups contre eux…

    K.A. : Oui, et depuis toujours. Derrière leur lutte, il y a aussi toute une spiritualité, quelque chose de très profond envers les humains, la nature, les animaux : la vie quoi. Cela fait des décennies qu’ils construisent une autonomie, c’est un exemple. À mes yeux, c’est presque le seul exemple d’un peuple qui s’est construit dans l’autonomie totale par rapport au système actuel. Ils ont fait énormément de belles choses dont il faut s’inspirer.

    Pour revenir à un aspect plus musical, vos derniers titres montrent qu’en plus du rap, vous vous laissez de plus en plus aller au chant…

    K.A. : J’ai toujours chantonné, même sur mon premier album [Entre ciment et belle étoile, 2006]. J’essaye d’aller au bout de mes délires musicaux. Mais ce qui change aujourd’hui, c’est que je produis tout au niveau de mes instrus : je peux donc aller encore plus loin. J’ai depuis toujours eu des influences musicales plus larges que le seul rap. J’aime la musique en général, donc la mélodie aussi. J’ai la même bande de musiciens avec moi depuis 2012. Désormais, ça se fait un peu plus car le rap est devenu plus mélodieux.

    Vous vous produisez vendredi 10 juillet à Vitrolles, au cours d’une soirée très marseillaise avec notamment Le Rat Luciano et Massilia Sound System. Quel est votre rapport à eux ?

    K.A. : Cette soirée, ça tue. Avec Luch’ [L’un des surnoms du Rat Luciano, Ndlr.], on n’a jamais officiellement fait de morceaux, mais je l’ai toujours croisé en centre-ville. Pour l’anecdote, quand j’étais petite, encore mineure, et qui lui était une star de la Fonky Family, je suis allée quelques fois chez lui au Panier. Il m’a fait des instrus alors que moi, j’étais une petite anonyme. Ce mec est une légende, l’un des plus grands rappeurs de France, voire le plus grand. Et c’est surtout un exemple d’humanité. À l’époque, j’étais juste une petite du centre-ville, tout le monde s’en battait les couilles de moi, et lui prenait le temps pour me faire des sons. Et je ne suis pas la seule dans ce cas, il a aidé plein de petits à l’époque. Quant à Massilia Sound System, je les considère comme des grands frères. Pour moi, ça représente les sardinades de la Plaine et tout le reste. On a déjà fait des festivals en commun. C’est la famille.

    Entretien réalisé par Philippe Amsellem

    Hip-hop, folk et pop fleurissent Jardin Sonore à Vitrolles

    « Deux jours, comme un temps de rencontres musicales entre les têtes d’affiche et les plus émergents », résume Alexandre Langlais, directeur du festival Jardin Sonore dont la 9e édition se déploie les 10 et 11 juillet au Domaine de Fontblanche. Au menu, vendredi soir, un plateau très marseillais avec les tauliers du raggamuffin Massilia Sound System et le rappeur le plus légendaire de la ville, Le Rat Luciano, récemment à l’origine de l’album Magma, 26 ans après son classique Mode de vie béton style. La rappeuse colombienne Valentina ou encore le MC marseillais Allen Akino seront aussi de la partie. Davantage portée pop, folk et électro, la soirée du samedi verra la venue du groupe Lilly wood and the prick, mais aussi d’Angus & Julia Stone ou Ben Mazué.

    www.jardinsonorefestival.com

  • [Avignon off] Coupables ou non coupables ?

    [Avignon off] Coupables ou non coupables ?

    Que deviennent les enveloppes corporelles enfermées dans leur cercueil, et déposées sous terre ? voilà une interrogation qui a titillé bien des écrivains et auteurs de théâtre. Jean-Paul Sartre trace un Huis Clos étouffant, René de Obaldia exhume deux squelettes féminins condamnés à cohabiter (Grasse Matinée)… Aujourd’hui Aurélie Camus ne prend aucun gant pour déterrer Amaury et Gaspard, condamnés, faute de place dans le tombeau familial, à une réduction de corps qui les placera… l’un à côté de l’autre. Une promiscuité dérangeante pour ces deux cousins ennemis. Ils n’apprécient guère cette situation conflictuelle mais, pour « tuer » le temps ils n’ont d’autre échappatoire que d’engager la conversation, s’ouvrir à la discussion. De souvenirs charmants, en bagarres dérisoires et en injures au vitriol, ils s’engagent inconsciemment dans une psychanalyse pointue pour débusquer et vaincre la culpabilité « mortelle » que tous deux ont vécue : l’un parce qu’accusé du décès de sa mère à l’accouchement, l’autre pour dissimulation de son orientation sexuelle après avoir fait deux enfants à sa femme (à vérifier !). De propos tendus à d’amusants flashbacks sur les points névralgiques de leur courte existence, Aurélie Camus, qui assume tous les rôles féminins avec un plaisir qui saute aux yeux, brode une comédie zinzin où l’on rit franchement tant les situations surprennent, ourlées de dialogues piquants, et bifurque discrètement dans l’émotion. La scénographie de Jérôme Sauvion accentue la bizarrerie du propos avec un décor à transformation qui évite tout temps morts. L’action va bon train, Aurélie (encore elle !) signe une mise en scène à l’image de sa pièce : tonique, ironique. Après Yaourt et Chocolat, Rassemblez les corps ! est sa deuxième pièce qui accuse encore quelques maladresses mais privilégie une spontanéité qu’on lui souhaite de ne pas perdre dans ses pièces futures. Ajoutons qu’elle est admirablement servie par Julien Debuys et Simon Jouannot, jeunes comédiens passionnants et passionnés qui transmettent leur amour du jeu à un public conquis. Leur complicité sur scène renforce une empathie immédiate : sourires mordants, œil enflammé, voilà des morts qu’on aimerait bien côtoyés ! Rassemblez les corps ! rassemble un trio gagnant dans une partie macabre d’où les morts sortent en grands vainqueurs.

    « Rassemblez les corps ! »
    tous les jours, sauf lundi,
    à 17h30 à l’Épiscène.

  • Au festival d’Aix, le chant fait homme

    Au festival d’Aix, le chant fait homme

    Le public du Grand Théâtre de Provence n’a pas boudé, mercredi soir, son plaisir ni mégoté son enthousiasme. L’objet de cette ovation debout ? Le ténor français Benjamin Bernheim invité pour un récital de mélodies dans le cadre du Festival d’Aix. La veille, ce même public saluait un autre français, le baryton Stéphane Degout. Alors, peut-on dire que le chant lyrique français se porte bien ? Assurément ! De ce côté-là, non plus, notre « équipe de France » n’a pas à rougir. Le ténor était accompagné de la pianiste chinoise Qiaochu Li, toute en délicatesse de toucher et de sensible lecture, immensément attentive. On a même entendu dans la salle lancer un « la pianiste est formidable ! ». Et, certes, cette ancienne pensionnaire de l’Académie Européenne de musique méritait bien qu’on commençât par elle. Elle fait part à deux dans L’Invitation au voyage d’Henri Duparc. « Là tout n’est qu’ordre et beauté… ». Et surtout, elle fait oublier l’absence de l’orchestre dans les sublimes Nuits d’été de Berlioz. Benjamin Bernheim c’est ce type de ténor, à l’élégance française, à la diction impeccable, héritier direct d’un Georges Thill, et frère de Julien Behr ou Sébastien Droy. Ajoutons des aigus d’argent, lancés sans un soupçon de vibrato et une âme profondément artiste. L’école de chant français se porte plutôt bien. Les Nuits d’été sont un enchantement. Les mélodies espagnoles, Monpou et Turina, ou argentine, Alberto Ginastera, sont de petits bijoux de délicatesse. Le ténor se fait plus ample avec des mélodies de Puccini. Puis le ton change avec des adaptations de classiques de la chanson française. Douce France de Trenet, Les feuilles mortes de Kosma et Prévert et un très beau Tant qu’on a que l’amour de Brel. Un hommage à Pierre Audi et José Van Dam précède des bis généreux ; Werther Pourquoi me réveiller et Roméo et Juliette Ah ! Lève-toi Soleil ! finissent de mettre le public sous le charme. Une grande leçon de chant !

  • Impitoyable Marseillaise

    Impitoyable Marseillaise

    Quel Mondial ! Il fut haletant, déroutant et renversant avec son plateau de rêve. Au départ on pouvait cibler plus de trente triplettes capables d’inscrire leur nom au palmarès. Mais dès les premières escarmouches, un vent de folie a soufflé avec la défaite de Philippe Suchaud associé à Hureau et Lamour. Une première pour le multiple champion du monde.

    C’étaient les prémices de la chute des très grands. Au fil des tours, des jours, ils sont tombés. Un par un, parfois face à un autre grand, d’autrefois contre un gros outsider à l’image de Foyot défait en 8e de finale mardi après-midi contre une triplette qui disputait sa première compétition officielle au nom de Coulomb. Seule la Marseillaise peut donner autant d’émotions.

    Dans ce marathon de 13 parties qu’est La Marseillaise, la canicule a joué un rôle prépondérant. Elle a été constante et terriblement éprouvante pour les organismes déjà soumis durant quatre jours de compétition à la fatigue, la pression des galeries et le stress. Car il faut maîtriser tous les paramètres pour dompter Le Mondial.

    Maurel, Durk, Prud’homme n’y arrivent pas

    On attendait l’équipe de rêve au tournant, celle de Stéphane Robineau. Mickaël Bonetto, Dylan Rocher. Elle a échoué pour la seconde année consécutive dans sa conquête. Une déception tout de même au regard de la qualité de jeu. D’autres n’ont pas su ou pu atteindre le dernier carré à l’image de Jean-Michel Puccinelli, Romain Fournié et le petit prodige Dawson Herlemann. « Dawson a tenu sa place de tireur avec brio. Il a tout l’avenir devant lui. Un jour il soulèvera le trophée », assure Puccinelli.

    Eux ont pu échapper à la sentence et rentrer de nouveau dans le dernier carré où tout change, où l’expérience joue un rôle majeur. Pourtant ils ont échoué. Maurel, Durk, Prud’homme sont tombés face à Messonnier dans une partie qu’ils semblaient maîtriser.

    Deux demi-finales perdues. Une finale ça commence à faire beaucoup. Maurel, le meilleur des trois hommes, était particulièrement abattu après la défaite. Yves Rakotoarisoa était tout proche, lui, de sa deuxième victoire consécutive mais son équipe s’est fait hara-kiri en demi-finale en ne convertissant pas l’opportunité de victoire qui leur tendait les bras.

    Vincensini, grand connaisseur des boules, suivant la partie, avait prédit ce dénouement : « Lorsqu’on manque de telles occasions de conclure, le couperet tombe à un moment où un autre pour vous punir. »

    Terrible et impitoyable, La Marseillaise est cruelle pour les faibles. Elle l’a été pour l’infortuné Patrick Laur, perdu dans le stade d’honneur lors d’une finale médiocre. Il a entraîné dans son désespoir ses équipiers Sébastien Rousseau, qui perd sa deuxième finale en deux ans, et Sony Even. Il ne faut pas lui jeter la pierre. Des grands joueurs se sont souvent cassé les dents dans ce carré.

    La récompense est venue pour un immense joueur, Michel Loy, qui a ajouté à son tableau de chasse la seule étoile qui lui manquait. Même si sa prestation a été très médiocre. Il en était conscient. À la fin de la partie, il s’est tourné vers ses supporters en criant : « Désolé, on ne vous a pas régalé. » Le perfectionniste a parlé. Que dire de Yohan Cousin ? Il a éclaboussé de sa classe cette édition 2026. C’est l’homme fort du Mondial. Il a contribué grandement à la victoire des siens. La 3e de Patrick Messonnier, égal à son image. Sérieux. Appliqué. Un troisième titre n’est jamais un hasard.

    En amont, le GP Féminin Paprec a été conforme à la logique. Les trois équipes de France étaient en demi-finale. C’est un gage de reconnaissance et une belle vitrine pour la pétanque féminine. Il a été remporté par Camille Picard, Nagesse-Baussian-Protat, Aurélie Bories. Enfin le Trophée Crédit Mutuel juniors, cadets, benjamin-minimes a connu un bel engouement. À l’image de Loni Szczotkowski et Mylan Terryn qui ont remporté leur 3e titre sur le Trophée Crédit Mutuel, tous ces jeunes représentent l’avenir de la pétanque. Certains seront en haut de l’affiche dans quelques années du Mondial La Marseillaise.

  • Vincent Jeanbrun veut simplifier les normes pour relancer l’investissement locatif

    Vincent Jeanbrun veut simplifier les normes pour relancer l’investissement locatif

    C’est une loi attendue par les professionnels de l’immobilier et par les propriétaires. Le projet de loi « Relance Logement » dit « Dispositif Jeanbrun » – en écho au nom du ministre de la Ville et du Logement – a été adopté en première lecture par le Sénat mercredi. Objectif : relancer l’investissement locatif et créer 2 millions de logements d’ici 2030. Avant son passage devant l’Assemblée nationale en octobre, Vincent Jeanbrun est venu en discuter avec les professionnels du secteur, à Hyères, jeudi, dans les locaux de « la Boîte Immo ».

    Il y a découvert les pratiques de cette entreprise technologique au service de 14 000 agences immobilière grâce à une plateforme logistique basée sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. « Les outils d’IA sont nécessaires et très pertinents, car ça permet de gagner du temps, et surtout, ça opère une véritable révolution, qui limite le temps où un logement reste vacant », abonde Vincent Jeanbrun. Et cela va dans le sens de son projet de loi, qui se veut être « un choc de simplification ».

    « Figer les règles du jeu »

    Une notion qui revient souvent à droite et qui ressemble parfois à une volonté de contourner les lois. Et d’éviter « que la grenouille argentée » ne vienne entraver des projets, a illustré le ministre au cours d’une table ronde organisée avec les professionnels dans la foulée de la visite. Derrière cette pique aux défenseurs de l’environnement, une disposition de la loi qui fait débat, surtout à gauche : celle qui vise à permettre au préfet de « figer les règles du jeu » pour éviter tout obstacle entre le début et la fin du projet. « Ce texte de loi est dérogatoire sur les procédures administratives. L’ambition environnementale est maintenue. C’est essentiel », s’est défendu Vincent Jeanbrun.

    De manière plus large et toujours dans la même logique, le projet de loi, qui s’adresse d’abord aux 6 millions d’habitants des quartiers prioritaires, est conçu pour permettre un accès plus rapide au logement : abaissement du seuil minimal de travaux de 30% à 20% du prix du logement pour les rénovations, avec un DPE minimum de D à atteindre (contre B auparavant) pour les 700 000 logements classés F et G, aide à la rénovation pour produire 125 000 logements sociaux par an, déduction des revenus locatifs d’une partie du prix d’achat pour les propriétaires ainsi que des charges liées à la location…

    Le « comble du cynisme »

    Cette annonce phare du projet a été très décriée lors des débats, car la disposition pourrait remettre des centaines de milliers de passoires thermiques sur le marché de la location, sous condition d’une promesse ou d’un engagement à faire les travaux… « Pendant que la France étouffe (…), Vincent Jeanbrun a trouvé sa priorité : sauver les bouilloires thermiques », accuse la Confédération nationale du logement (CNL) tandis que pour Greenpeace, c’est « le comble du cynisme » que de faire une pareille mesure en pleine canicule…

    Autre principe défendu par le ministre, celui de la décentralisation, avec la création d’un nouvel outil : les Opérations d’intérêt local (OIL). Sur des périmètres établis par les maires et validés par les Préfets, la mise en conformité des documents d’urbanisme ne sera plus nécessaire.

    Suffisant pour répondre aux problématiques varoises ? Notamment celles sur le logement des travailleurs, notion sur laquelle le ministre a été interrogé, et en particulier les saisonniers ? « Il faut une réponse spécifique », a-t-il répondu, évoquant « des résidences emploi, qui permettraient de réserver de façon périodique ».

    « Un texte de loi dérogatoire sur les procédures administratives »

  • Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Petit à petit, l’hôpital fait son nid. Après la signature de la Déclaration d’utilité publique (DUP) la semaine passée, indispensable pour engager les négociations sur l’acquisition du foncier, le projet de construction d’un hôpital, dans la zone de Gargues à Aubagne, a passé, mercredi, une nouvelle étape. Les maires des 19 communes concernées par l’arrivée potentielle d’un nouvel établissement sur le territoire se sont réunis en fin d’après-midi, à la demande de Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville. Au menu : état des lieux détaillé du niveau d’avancement du projet et discussions autour de l’achat du terrain. À l’origine prévu à la seule charge d’Aubagne, le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari avait invité, début juin, les autres municipalités à mettre au pot. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement. Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait-il alors déclaré. Et cette première assemblée des maires semble de bon augure pour ses réclamations : trois communes se sont engagées à participer financièrement et plusieurs promettent d’y réfléchir. Parmi les mairies d’ores et déjà motivées : celle de Gémenos, dirigée par Roland Giberti, maire (DVD) de la ville depuis 2001. « C’est une très bonne nouvelle, très symbolique », s’enthousiasme une source proche de la mairie d’Aubagne. Et de poursuivre : « Il est normal qu’il y ait un temps de réflexion, mais au moins les choses sont présentées de manière officielle et les maires peuvent y voir plus clair. C’est une première approche, le début de quelque chose ».

    Réduire les frais,

    sans brusquer

    Restent les municipalités qui, dès mercredi, ont exposé leurs réticences, ne voyant pas « comment faire un effort dans le cadre de leur budget et des difficultés financières auxquelles sont confrontées les collectivités », est-il rapporté de la réunion. Quoi qu’il en soit, les négociations s’annoncent complexes pour une mairie qui cherche à amoindrir les dépenses tout en ménageant les actuels propriétaires de la zone. « Il faut qu’on parvienne à être au prix le plus bas possible tout en trouvant un accord avec les propriétaires, note la ville d’Aubagne. Parce que s’il n’y a pas d’accord, la DUP pourrait être attaquée en justice, ce qui nous ferait perdre de précieux mois et poserait une incertitude réelle sur le projet. » D’autant que d’autres frais connexes accompagnent l’acquisition du terrain : le déplacement de la ligne à haute tension actuellement en place sur la zone prévue ainsi que la réalisation de réseaux et de routes pour aménager le site l’hôpital. « L’idée est pour nous de travailler sur le financement de ces coûts-là, qu’on aimerait faire porter à d’autres opérateurs, pour réduire la participation des communes au simple achat des lieux », poursuit la municipalité. La mairie d’Aubagne espère régler ces questions de financement avant la fin de l’année, afin que les budgets des communes puissent être votés en conséquence.

  • Une surveillance accrue dans l’Arbois

    Une surveillance accrue dans l’Arbois

    « En pleine canicule, cinq adolescents sont venus faire leur feu de chamallows, sans se rendre compte du risque incendie qu’il a fallu leur expliquer. » Au milieu des herbes jaunies du massif de l’Arbois, témoins d’une sécheresse « en avance de 15 jours », Jean-Jacques Covo, chef de service de la police de l’environnement, se souvient de cette intervention menée la semaine dernière. Comme un rappel quotidien de sa mission : sensibiliser avant de sanctionner. D’abord sur les risques incendie. « Tous les jours, on en voit qui fument ou jettent leur mégot », souffle-t-il.

    Créée il y a 3 ans sous l’impulsion d’Amapola Ventron, maire de Cabriès et conseillère départementale chargée de la transition écologique, cette police sillonne les 19 000 hectares du domaine départemental. « Il fallait créer un lien entre les gardes et le répressif, mais aussi développer la pédagogie », explique l’élue, membre de « Provence Unie », groupe du conseil départemental à l’initiative de cette démonstration.

    Ce jeudi matin, la police de l’environnement fait équipe avec la police municipale de Cabriès pour illustrer son volet répressif. L’objectif : simuler l’interpellation d’un individu motorisé. En hauteur, la brigade équestre surveille les pistes. Plus bas, motos et quads sont fixés dans un virage serré. « La mutualisation fait que l’intéressé ne passe pas entre les mailles du filet », résume Éric Suzonni, chef de la police municipale. Le pilote est intercepté. D’abord la pédagogie, puis une amende de 135 euros.

    30 tonnes de déchets relevées depuis début 2026

    Cette vigilance répond à une réalité du terrain. Sur le premier semestre 2026, 260 relevés de manquement ou infractions réglementaires (usage du feu, cigarette, dépôt de déchets) ont été enregistrés sur le massif. « On reçoit beaucoup de signalements de motos et motocross par les randonneurs », explique John Zakrzewski, sous-directeur à la direction de la forêt, en charge de la police de l’environnement et de la garde équestre. La présence de ces véhicules est aussi recensée grâce aux pièges photo installés dans le parc. « Les motos électriques sont plus dangereuses car on ne les entend pas arriver », précise Jean-Jacques Covo, qui pointe « leur double impact : la vitesse et la perturbation du milieu avec des risques sur la faune et l’érosion ».

    Autre terrain de lutte : les dépôts sauvages. Devant un amas de pneus, Guillaume Costes, de la police de l’environnement, enfile des gants et fouille à la recherche d’un indice. « Certains gardes ont un pouvoir pour monter une procédure et la transmettre au parquet », précise John Zakrzewski. Ici, la pédagogie ne suffit plus. « Deux grosses procédures vont aboutir, mais c’est faible au regard du nombre de dépôts », regrette-t-il. Après une vingtaine de tonnes de déchets recensées en 2025, les équipes en comptabilisent déjà une trentaine depuis le début de 2026.

  • Les agents de l’hôpital de Martigues votent la grève contre l’austérité

    Les agents de l’hôpital de Martigues votent la grève contre l’austérité

    « Ce n’est pas une question de statut, de grade ou de métier, si on se mobilise pas tous ensemble jusqu’au bout, le bateau coule. » Ce brancardier de l’hôpital de Martigues a donné le ton de l’assemblée générale du personnel, bondée, organisée à l’initiative de la CGT et rejointe par la CFDT.

    Au cœur des préoccupations, les mesures sociales présentées par la direction aux syndicats le mois dernier et dont certaines doivent s’appliquer dès septembre. Le plus gros point d’achoppement est celui de la pause méridienne, dont le projet est de ne plus la décompter du temps de travail. « C’est impensable pour nous alors que ça fait partie de la prise en charge de prendre le repas avec les patients », s’insurge cette soignante en psychiatrie. Inquiétude aussi au bloc opératoire. « On mange sur site, si on devait sortir manger à tour de rôle, c’est juste pas possible », pour cette infirmière au bloc opératoire, notamment en raison des procédures très encadrées de préparation sanitaire.

    Autre mesure, la fin des gardes de 24h dans certains services. Cette infirmière anesthésiste au bloc opératoire indique que « ce roulement convient très bien à l’équipe depuis 20 ans ». « La direction veut couper le service en deux fois douze heures, ce qui voudrait dire travailler plus souvent et des roulements de nuit imposés. Le confort de vie personnel est menacé sans salaire ni repos en plus », poursuit-elle.

    Une autre infirmière du bloc complète : « On devra faire des astreintes de nuit mais au final on devra des heures à l’établissement car on n’aura pas assez travaillé. Avec parfois 47 passages au bloc, on travaille déjà jusqu’à des heures pas possibles. » « On a besoin de repos ! Au bloc on est habillé pendant 4-5h et on doit être concentré sur le robot chirurgical. Sinon, c’est un danger direct pour le patient », insiste-t-elle.

    Un laboratoire

    pour les autres hôpitaux ?

    La mobilisation a déjà commencé. « On a commencé une opération escargot au bloc, on a prévenu les chirurgiens qu’on ne ferait que 10 opérations, pas 47. Ils nous soutiennent, donc ils se plaindront à la direction », détaille cette autre infirmière de salle de réveil. « Notre espoir est de les emmener avec nous » reprend une autre infirmière du bloc, « Les opérations c’est ce qui ramène le plus d’argent à l’hôpital, c’est là qu’il faut taper. On met pas en danger les patients. » De la même manière, les agents du service facturation, sous « grosse pression de la direction pour faire rentrer l’argent » selon l’une d’entre elles, compte aussi se mettre en mode escargot et ne facturer que les consultations, non plus les hospitalisations. « C’est le seul moyen de pression qu’on a car on ne veut surtout pas toucher aux soins », justifie-t-elle.

    En filigrane de la mobilisation au CH de Martigues, les agents pensent aussi global. « À Arles et Aubagne, ils sont aussi en plein conflit social, face à des mesures faites à partir de Martigues », analyse à l’assemblée cette syndiquée CGT. La grève d’une heure jeudi 16 juillet prochain a été votée à l’unanimité par les participants. « Nous allons interpeller les élus du territoire et la population sur les marchés », précise Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital.

    Contactée, la direction du CH de Martigues n’a pas répondu à nos sollicitations.