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  • [Violences sexuelles] À Marseille, la rue exige des moyens

    [Violences sexuelles] À Marseille, la rue exige des moyens

    « Nous voulons ces trois milliards. » Devant les deux cents personnes qui se sont rassemblées devant le palais de justice à Marseille, Alexandra Brochus du collectif 13 droit des femmes, rappelle la nécessité d’avoir des moyens pour lutter réellement contre les violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales. À l’appel de la coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale, les Marseillais sont venus ce lundi, « mettre la pression pour que la loi intégrale (lire l’article ci-dessus) passe », rappelle la féministe.

    Dans une période où le gouvernement prône un budget d’austérité, les partisans de la loi ne craignent que l’article 68 soit amendé. Le paragraphe impose un budget pluriannuel de 3 milliards d’euros jusqu’en 2032, dédié à la lutte contre ce fléau. « Parce que c’est beau d’avoir une loi, mais si on a pas les moyens, ça ne sert à rien », souffle Florence, qui travaille dans l’administration d’un collège. Le manque de moyens financiers et humains, elle en fait les frais au quotidien : « Il y a trop d’élèves pour les enseignants, donc ils ne peuvent pas déceler les signaux faibles chez des enfants victimes, explique la syndicaliste à la FSU. Et on manque d’infirmières et d’assistantes sociales. Des postes sont fermés tous les ans », s’attriste-t-elle.

    Un manque d’argent plus global que Léonor, venue participer à la manifestation déplore. « En termes de financement, il y a une marge de progression énorme, insiste-t-elle. Il en faudrait plus pour la justice, les services sociaux ou les associations. »

    Pour cette mère de famille, qui est venue avec sa fille, ce manque de soutien financier marque les incohérences dans le discours du président de la République, qui affirmait vouloir faire de la lutte contre les violences faites aux femmes la grande cause du quinquennat. « On voit bien que les plannings familiaux ou les associations sont de moins en moins financés. Tout cela est menacé par la politique d’aujourd’hui, et peut être celle de demain. C’est pour cela qu’il faut rester mobilisés. »

    « Rendez- vous lundi, prochain devant le tribunal à 19h mais plus nombreuses et nombreux », insiste Annick Karsenty membre de l’association féministe Femmes solidaires. Car tant que le texte n’est pas inscrit au journal officiel, le combat doit continuer pour ces militantes et militants. Car si la loi a été écrite par la société civile, la rue espère la faire voter.

  • [Sénatoriales] En Vaucluse, des listes encore en salle d’attente

    [Sénatoriales] En Vaucluse, des listes encore en salle d’attente

    Les 318 grands électeurs vauclusiens seront fixés vendredi, 18h, dernier délai, sur l’offre complète des candidatures aux sénatoriales du 27 septembre. À ce stade, six listes ont fait part de leur intention de concourir, même si toutes ne sont pas encore passées en préfecture ce lundi. Parmi les trois sénateurs sortants, deux repartent et ont officialisé leur liste : Jean-Baptiste Blanc (LR), qui sera notamment secondé par la présidente du Département Dominique Santoni. Le second parlementaire, Lucien Stanzione (PS), doit déposer sa liste jeudi et la présentera vendredi à la presse. La conseillère départementale Sophie Rigaut (PS) l’accompagnera, suivi du maire de Velleron, Philippe Armengol.

    Toujours à gauche, la France insoumise concourra pour la première fois, sous la bannière Vaucluse en commun. La liste a été déposée ce lundi par Julien Gautier, élu d’opposition à la Tour d’Aigues. Sur les cinq candidats, quatre autres sont aussi élus : Mathilde Louvain et Oukacha Rtili (Avignon) et Yvonne Charra (Valréas). De l’autre côté de l’échiquier, le RN convoite son premier poste de sénateur en Vaucluse par le biais de Thierry D’Aigremont, son délégué départemental. À noter la candidature en 2e place de la députée Catherine Rimbert et en 4e d’Audrey Piazza, non encartée et ex-présidente des Jeunes agriculteurs.

    Le centre droit n’est pas en reste non plus. Poussée par le maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD), Anaïs Hausmann doit déposer sa liste mercredi, la veille du lancement du mouvement Le bon sens des territoires. Aucun nom ne fuite jusque-là, à tel point que des bruits courent d’un renoncement, balayé par l’entourage de la candidate. « Avec discrétion », Sylvie Viala, présidente du Modem 84, est aussi en lice. « J’ai rendez-vous mercredi matin en préfecture pour déposer ma liste », soutient la conseillère régionale qui divulguera ses colistiers à ce moment-là. Une élection dont se passera finalement Malika Di Fraja, ex-présidente de Renaissance 84. Après avoir officialisé sa candidature début mai, elle a renoncé vendredi soir dans un communiqué. Elle évoque un « choix de responsabilité face à la montée des extrêmes [RN et LFI à ses yeux] ». Un temps impliqué, Adrien Morenas n’ira pas non plus. L’ex-député macroniste, qui plaidait pour l’union du centre, regrette « les cavaliers seuls qui diluent les voix et ne crée pas une offre cohérente ».

  • [Violences sexuelles] À Toulon, les progressistes unis pour exiger des actions concrètes

    [Violences sexuelles] À Toulon, les progressistes unis pour exiger des actions concrètes

    Il n’était pas question de divergences partisanes, encore moins de course à la présidentielle, ce lundi, devant le Palais de justice de Toulon. Un large panel d’organisations progressistes, des syndicats (CGT, FSU, Solidaires) aux partis politiques (PCF, LFI, PS, Écologistes, UCL, Parti Occitan, Place publique, Génération.s) étaient tous réunis sous une même bannière, faisant fi des divergences, pour réclamer « une loi organique intégrale, qui englobe un ensemble de mesures, de la prévention jusqu’à la répression », résume Françoise Denis, militante au Planning familiale. « On ne se bat pas pour mettre tout le monde en prison, mais pour que les violences cessent. » Et cela passe par « l’éducation, la formation des magistrats, des policiers, des professionnels pour qu’ils prennent en compte la victime », mais aussi « par la prévention et la prise en charge de la victime sur tout son parcours », ajoute Gilberte Mandon, de la FSU. D’un point de vue législatif, les deux militantes appellent par ailleurs à la « reconnaissance de l’inceste comme crime », ou encore à celle du « crime vicariant, c’est-à-dire le meurtre des enfants par le père pour se “venger” de la mère, pour l’instant reconnu comme infanticide classique », explique Françoise Denis.

    « L’imposture » de la droite et de l’extrême droite

    Les dix points pour lesquels milite la coalition enfantiste et féministe ont ensuite été présentés par Manon Magagnosc (CGT CHITS) et Julie Birebent, secrétaire départementale adjointe de la FSU-SNUipp 83. « L’émotion suscitée par l’affaire Lyhanna est immense […]. Notre société ne supporte plus que les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants soient minimisées, invisibilisées. Mais cette émotion ouvre également une bataille politique sur les causes des violences, sur les réponses à apporter et sur le projet de société que nous voulons construire », a affirmé cette dernière, rappelant « l’imposture de l’extrême droite et de la droite réactionnaire », qui « tentent de se présenter comme les protecteurs des enfants victimes de violences sexistes et sexuelles ».

    Car le conservatisme demeure antagoniste de la lutte enfantiste : « On ne peut combattre la pédocriminalité sans combattre les systèmes de domination qui la rendent possible, ni lutter contre l’inceste sans interroger les rapports de pouvoir qui traversent la famille, les institutions, les relations entre adultes et enfants, entre hommes et femmes », clame Julie Birebent.

  • [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    La Marseillaise : En 2026, vous avez obtenu le label Tourisme et Handicap. Qu’a-t-il permis dans la prise en charge des personnes en situation de handicap
    à la mer
     ?

    Sophie Guérard : Ils nous ont guidés dans les équipements à mettre en place et de mon côté, j’ai rencontré les usagers et les associations afin de connaître leurs besoins. Aujourd’hui, notre volonté c’est d’être inclusifs pour tout type de handicap, donc on a différentes prises en charge. Si vous êtes en perte de mobilité, c’est essentiellement de l’aide humaine, puis le tapis rigide posé sur la plage permet d’aller jusqu’à l’eau sans s’enfoncer dans le sable. Pour les utilisateurs de fauteuil roulant, il y a l’hippocampe quand le handicap est léger. Il permet de s’immerger, puis la personne peut se lever grâce à la légèreté qu’apporte l’eau. Si le handicap moteur est plus lourd, c’est le tiralo qui va être utilisé. Il flotte et permet donc de se baigner. Pour les personnes déficientes visuelles, on a un dispositif qui émet des sons afin de savoir quand on s’éloigne de la plage. C’est un dispositif mobile qu’on installe sur demande.

    « À nous la mer » a été lancé en 2022 à la Pointe Rouge. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ? Envisagez-vous d’étendre le dispositif en dehors de la saison estivale ?

    S.G. : L’année dernière, on a tenté septembre et on a eu très peu de fréquentation. C’est un dispositif très coûteux donc cette année, on a préféré se concentrer sur les moments où on a vraiment du public. Le budget « À nous la mer » est de 360 000 euros pour cette saison. On a concentré les efforts sur juin, juillet et août, avec une augmentation de fréquentation très importante par rapport à l’année dernière. En juin, on a fait 76% d’augmentation avec 172 utilisateurs sur les trois plages, particuliers et établissements confondus. En juillet, on a eu une augmentation de 300% avec 623 personnes qui ont bénéficié du dispositif. On n’a que des retours positifs, les gens sont contents de pouvoir se baigner et aussi de pouvoir venir en groupe. Les saisonniers qui les accueillent sont formés au levage, au transfert, à la prise en charge des différents types de handicap. La plupart sont des étudiants, une grande partie en école de kiné. Ils font ça sur plusieurs années, donc ils sont vraiment investis sur le sujet. Les agents peuvent rester dans l’eau et donner leur main pendant 40 minutes si besoin. J’étais présente lors d’une visite d’un IME à Corbière en juillet. Ils étaient douze adolescents en situation de handicap. Ils ont été accompagnés au cas par cas dans l’eau. C’est rassurant pour eux d’être accompagnés humainement, sinon, ils ne se baignent pas. Cet été, on s’est aussi rendu compte, que ceux qui viennent pour la première fois se régalent et reviennent. Par exemple, une dame de 93 ans qui est venue en juillet avec sa petite-fille, en partant, elle a dit : « Je vais venir tous les jours. »

    Aujourd’hui, seulement trois plages sont équipées pour tout
    le littoral marseillais, d’autres ouvertures sont-elles prévues
     ?

    S.G. : On tente de mettre à disposition gratuitement toutes les aides dont les personnes en situation de handicap ont besoin pour pouvoir se baigner comme tout le monde. Pour l’instant, on est sur ces trois plages-là parce qu’il y a énormément de contraintes pour installer le dispositif et qu’on a pu le faire que sur ces plages. Il faut qu’il y ait un parking PMR, que ce soit facile d’aller jusqu’au dispositif, que ce soit des plages surveillées… Pour l’instant, on se concentre sur ces trois-là et on va renforcer leur capacité d’accueil au vu de la fréquentation importante de cet été.

    Une fois à la plage, l’accès est pensé pour les personnes en situation de handicap, mais ce n’est pas toujours le cas pour les transports en commun qui y mènent. Est-ce un sujet sur lequel vous travaillez ?

    S.G. : On sait que c’est éminemment compliqué quand on est une personne en situation de handicap moteur d’utiliser les transports en commun aujourd’hui. C’est un des axes d’amélioration prioritaire. On a déjà fait une réunion sur ce sujet avec Samia Ghali, la présidente de la RTM, pour mettre Mobil Métropole en corrélation avec le dispositif « À nous la mer » pour l’été prochain.

    Entretien réalisé
    par Andréa Goyard de Castro

  • Les frais d’inscription différenciés agitent la rentrée universitaire

    Les frais d’inscription différenciés agitent la rentrée universitaire

    Aix Marseille Université (AMU) demeure, malgré « une année difficile pour notre pays » et des « nouvelles formes de conflits qui ont émergé partout dans le monde », un « sanctuaire ». C’est en tout cas ce qu’a défendu Éric Berton, président de l’université, dans son discours de rentrée solennelle lundi, dans ses locaux du Pharo (2e). Un « sanctuaire pour la recherche » d’abord, a-t-il plaidé, avec « une dotation préservée, et même en augmentation, quand les budgets de l’État diminuent dans tous les domaines ». Mais aussi pour les étudiants « quelles que soient leurs origines, leurs religions, leurs convictions, leur sexe ou leur genre ». Un pont parfait pour évoquer le décret gouvernemental de mai 2026, relatif aux modalités d’exonération des droits d’inscription des étudiants étrangers et contre lequel une quarantaine de personnes étaient mobilisées en parallèle, à l’extérieur des bureaux de la direction d’AMU. Concrètement, le texte indique qu’une université n’a la possibilité d’exonérer que 30% des étudiants étrangers hors Union européenne. Une politique jugée xénophobe par l’intersyndicale universitaire. « Sur le fond : cette mesure est une fausse bonne idée, issue de calculs peu rentables sur le long terme, a défendu le président. Sur la forme : ce texte s’impose à l’ensemble des universités. (…) Un décret ne se choisit pas à la carte. Il s’applique. » Sur les 5 500 étudiants extracommunautaires d’AMU, seuls 1 800 seront donc exonérés, a-t-il maintenu.

  • Provence Alpes Agglomération développe la valorisation des biodéchets

    Provence Alpes Agglomération développe la valorisation des biodéchets

    Opérationnelle depuis janvier, la collecte et la valorisation des biodéchets continue à se développer dans l’agglomération. Le biodéconditionneur de Peyruis permet de séparer les emballages indésirables, comme les bouteilles ou les sacs en plastique, avant la méthanisation, actuellement réalisée dans la vallée du Rhône, faute d’un site plus proche. C’est pourquoi l’agglomération attend avec impatience le méthaniseur de Château-Arnoux, encore en construction, qui devrait être livré fin 2027. Les biodéchets sont ainsi transformés en biogaz, ou en engrais.

    Broyage de déchets verts

    Près de 200 bornes sont désormais installées dans les 10 communes desservies dans l’agglomération. Le conteneur, les bacs et les bioseaux, fournis aux habitants pour récolter leurs biodéchets, ont été achetés avec des subventions de l’Ademe et de la Région. La collecte des biodéchets est également en train d’être déployée pour les cantines.

    Pour les communes éloignées, qui ne disposent pas de bornes, Provence Alpes Agglomération fournit des composteurs individuels et des plateformes de compostage partagées. L’intercommunalité propose également de broyer les déchets verts « pour désengorger les déchetteries, pour les communes isolées », mais propose peu de créneaux car elle n’a pas encore acquis de broyeur et doit en louer un, explique Adrian Couton, responsable du service déchets. Pour l’instant, seules neuf communes pourront en bénéficier, sur inscription.

  • Vers une rentrée sociale de haute volée

    Vers une rentrée sociale de haute volée

    C’est le mouvement féministe qui va débuter les hostilités face au pouvoir en place avec le retour des rassemblements devant les tribunaux dès le 7 septembre. S’ensuivra une journée de grève et de manifestation concernant plusieurs secteurs sensibles : les travailleurs de la santé, des industries électriques et gazières, de l’enseignement supérieur avec le soutien des étudiants, le 15 septembre. Et le rythme
    va monter crescendo jusqu’à la fin du mois avec
    la date du 26 septembre dans le viseur. Avant une journée qui va faire office de point d’orgue avec
    un appel intersyndical dans la fonction publique
    et une grande manifestation des sapeurs-pompiers à Paris, le 29. Septembre s’annonce chaud !

    7 septembre

    Retour féministe devant les tribunaux

    La mobilisation pour avoir une loi-cadre contre les violences sexuelles et sexistes sur les femmes et les enfants a été suspendue pour l’été, le 7 juillet, on va donc reprendre dès ce 7 septembre », explique Annick Karsenty, présidente de Femmes solidaires Marseille.

    Un appel lancé par « l’ensemble des forces qui constituent la coalition ». Coalition qui rassemble 150 organisations et associations féministes à l’origine de la mobilisation devant les tribunaux notamment lancée suite à l’affaire Lyhanna. « On veut maintenir la pression et relancer la mobilisation au plus tôt ! C’est à partir de là que la loi peut être discutée au Parlement », développe la militante féministe. En clair, la coalition espère que la pression sur le terrain appuie ses revendications et permette ainsi qu’elles soient reprises par le Parlement. « On réclame 3 milliards d’euros par an, on propose 140 recommandations, la balle est dans le camp du gouvernement. Et vu les mobilisations qu’il y a eues entre le féminicide de Lyhanna et début juillet, le gouvernement a été obligé de nous entendre », insiste Annick Karsenty. D’où l’intérêt de poursuivre la mise sous pression.

    15 septembre

    Un mouvement électrique et une grève massive dans le secteur de l’énergie

    On s’attend à des taux de grévistes jamais vus dans le secteur. » Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, est plus que confiant sur l’ampleur de la mobilisation à venir chez les travailleurs du secteur de l’énergie.

    L’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, CFDT…) des agents des industries électriques et gazières (IEG) appelle à une journée de grève ce 15 septembre et elle promet d’être suivie. « On fait face à une attaque généralisée, avec en ligne de mire la fin du «tarif agents« suite à un rapport de la Cour des comptes », explique le syndicaliste marseillais.

    Concrètement, le gouvernement veut rompre avec ce tarif préférentiel sur l’électricité et le gaz pour les travailleurs du secteur et prévoit tout un panel de mesures austéritaires pour les petites mains de l’énergie en France. « On est dans la poursuite de la doctrine de ce gouvernement : appauvrir les travailleurs et enrichir le capital », résume Renaud Henry. Autant dire que cela ne passe pas. Et cela passe encore moins lorsqu’on sait que cette même profession était déjà mobilisée pour des augmentations salariales, l’an dernier à la même époque.

    Leur mouvement avait lancé la riposte sociale de la CGT en 2025, les électriciens et gaziers sont donc bien partis pour redevenir la locomotive du monde du travail en 2026. « C’est insupportable pour les agents : l’année passée nous avons fait grève car notre grille de salaires débute en dessous du Smic et aujourd’hui on a la présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, une ancienne ministre qui a participé aux 1 000 milliards de dettes qui vient donner des leçons à des travailleurs qui ont du mal à finir le mois. »

    De quoi surtout reposer dans le débat public la question du pouvoir d’achat et des augmentations salariales qui ne suivent pas l’inflation. « Cela fait 15 ans qu’on a des augmentations salariales entre 0,5% et 1,5%, voire 2% les grandes années où l’on faisait des grèves pour avoir un peu plus… Mais la Cour des comptes demande l’arrêt des augmentations pour le secteur », dénonce Renaud Henry. Preuve que la colère est réelle, ce sont les quatre organisations représentatives du secteur qui sont dans le coup. « Même les cadres poussent à la mobilisation », assure Renaud Henry. Avant de glisser : « La question de la reconduction de la grève se pose déjà. » Les agents comptent envoyer un message limpide au patronat et au gouvernement.

    15 septembre

    Étudiants, enseignement supérieur et santé dans la bataille

    Si ce sont les agents de l’énergie qui montent au créneau en premier lieu ce 15 septembre, ils sont loin d’être les seuls travailleurs à se mobiliser à cette date. Plusieurs autres fédérations de la CGT appellent à la grève le même jour, à l’instar de la Fédération nationale des industries chimiques (Fnic-CGT).

    Cette dernière entend pousser pour des augmentations salariales à la hauteur de l’inflation et s’opposer plus globalement au projet de budget austéritaire que prépare le gouvernement : « Sans riposte d’envergure, nous serons condamnés à vivre ou à revivre les heures les plus sombres de notre histoire sociale. » Même analyse pour la Fédération CGT de la santé et de l’action sociale qui dénonce les mesures à venir avec un appel à la grève également, qui concerne toutes les structures du secteur de la santé et du médico-social : « De nouvelles dégradations s’annoncent pour les budgets de l’État et de la Sécurité sociale : restriction d’accès aux soins, suppression de personnels, augmentation du reste à charge pour les patients… »

    Ajoutons à cela l’intersyndicale de l’enseignement supérieur (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires…) qui prévoit aussi une large mobilisation, là encore contre le budget à venir. Les travailleurs de la recherche pourront aussi compter sur le soutien des étudiants puisque plusieurs organisations de jeunesse appellent aussi à la riposte. De quoi faire du 15 septembre un moment de convergence.

    26 septembre

    Culture, climat et paix au programme

    La CGT Spectacle et plusieurs organisations progressistes du monde de la culture, appellent à « une semaine d’actions à partir du 21 septembre avec comme point fort le 26 septembre » avec le mot d’ordre : « Organisons une rentrée sociale. »

    Au programme : toujours la défense des droits des intermittents notamment, avec en ligne de mire les négociations autour de l’assurance chômage. Mais aussi l’opposition aux baisses de dotations des collectivités locales qui impliquent une baisse des subventions pour les structures artistiques. Ce timing tombe à pic puisque deux dates encadrent cette semaine d’actions. Dont le 21 septembre qui marque la journée mondiale pour la paix. « Il va y avoir une série d’initiatives dans plusieurs villes. On réfléchit à un rassemblement à Istres où se trouvent des armes nucléaires », explique Michel Dolot, pour le Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. Son organisation a aussi dans le viseur son congrès national à Port-de-Bouc, en octobre.

    Et le 26 septembre s’annonce aussi comme un temps fort avec l’organisation de « marches pour le climat, la paix et les solidarités » dans plus de 50 villes en France.

    29 septembre

    La fonction publique contre le budget

    La date du 29 septembre s’annonce comme l’autre temps fort de cette rentrée sociale avec un appel à la grève de l’intersyndicale de la fonction publique au complet (CGT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFDT et syndicats autonomes). « Les agents de la fonction publique que nous représentons ont toutes les raisons de se mettre en grève et de pouvoir exiger justement un autre budget puisque le lendemain le 30, Sébastien Lecornu fera ses annonces budgétaires », explique Virginie Akliouat, secrétaire de la FSU 13. Des manifestations vont avoir lieu dans plusieurs villes de la région Sud avec toujours l’objectif de faire plier le gouvernement. « Cette mobilisation est là pour influer sur les arbitrages qui vont être rendus et peser sur le débat qui va s’ouvrir pour obtenir un nouveau budget », développe la syndicaliste.

    Outre la large unité syndicale sur le sujet, qui englobe d’ailleurs les trois pans de la fonction publique, plusieurs organisations de la CGT entendent faire convergence avec les fonctionnaires, comme l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône. Cette dernière relaie la dernière communication du Comité confédéral national (CCN) de la CGT, l’une des instances décisionnaires de la centrale syndicale : « Rejoignons-les et faisons du 29 septembre une grande journée de grèves et de manifestations pour les services publics et l’augmentation des salaires. »

    Une manière d’enfoncer le clou après le 15 septembre et peut-être de préparer de nouvelles dates de mobilisations interprofessionnelles en octobre ? En tout cas, tous les mouvements sociaux de septembre s’accordent sur un fil rouge : l’opposition au budget austéritaire en préparation.

    29 septembre

    Les pompiers montent à Paris

    Plus qu’un symbole, l’ensemble des syndicats de pompiers appelle à une manifestation à la capitale ce 29 septembre après un été plus que rude pour leur profession. « Il va y avoir du monde à Paris, des sapeurs-pompiers de toute la France et des personnels administratifs », assure Laurent Guilloteau, pour la CGT Sdis et pompier des Bouches-du-Rhône. Pour faire monter la pression en amont, l’intersyndicale a justement déposé un préavis de grève dès le 8 septembre jusqu’au 20 octobre.

    Et aussi

    8 septembre. Grève dans les librairies à l’appel de la CGT et SUD de la profession à l’occasion de négociations dans le secteur sur les salaires.

    10 septembre. Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT va être dans le Var, le 10 septembre. Une visite pour préparer les élections professionnelles dans la fonction publique mais pas uniquement puisqu’un passage à l’arsenal de Toulon est aussi au programme.

    7 au 11 septembre. La Confédération nationale des buralistes annonce des mobilisations du 7 au 11 septembre avec un rendez-vous à Salon-de-Provence, le 9 septembre.

    15 septembre. Le secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot, sera à Marseille, ce 15 septembre, pour un meeting de rentrée de l’Union départementale FO des Bouches-du-Rhône.

    20 septembre. Manifestations prévues dans plusieurs villes contre la loi dites du « permis de tuer ».

    28 septembre. De nombreuses associations féministes appellent à la mobilisation dans le cadre de la journée mondiale pour le droit à l’avortement.

  • Hautes-Alpes : Marie-José Allemand fait le bilan de ses mandats

    Hautes-Alpes : Marie-José Allemand fait le bilan de ses mandats

    « Il ne suffit pas d’être députée, encore faut-il expliquer ce que l’on fait et dialoguer », a déclaré Marie-José Allemand (PS) samedi 5 septembre, devant une salle comble de la Cinémathèque d’images de montagne à Gap. « Un mandat, ce n’est pas une boîte noire. Nous devons rendre des comptes », a complété son attaché parlementaire Elie Cordier. Élue en juillet 2024 sous la bannière du Nouveau Front populaire, après « un duel serré avec le Rassemblement national », la députée de la 1re circonscription des Hautes-Alpes a rassemblé près de 200 personnes pour évoquer son mandat et échanger avec le public. La députée de la 2e circonscription du département Valérie Rossi (PS), plusieurs maires locaux et des habitants étaient présents. Avec son équipe, Marie-José Allemand est revenue sur ses combats à l’hémicycle.

    Engagement pour

    les communes rurales

    Sur les transports, elle défend notamment le maintien de la ligne de train de nuit Paris-Briançon et a soutenu les syndicats alertant de la diminution du personnel formé à l’accompagnement de personnes en situation de handicap en gares. Elle-même agricultrice, elle défend le pastoralisme, s’est opposée à l’accord UE-Mercosur et a voté contre la loi d’urgence agricole : « Nos territoires sont oubliés de cette loi, qui privilégie de très grosses exploitations », précise-t-elle. La députée s’est engagée pour la loi sur l’aide à mourir, adoptée cet été et exprime régulièrement son inquiétude sur la désertification médicale. Alors que le département a récemment été frappé par des crues, elle a rappelé sa volonté de créer une solidarité amont-aval : « Lorsqu’un ouvrage réalisé en amont protège aussi les populations en aval, son financement doit être partagé ». Une proposition en partie reprise dans la loi pour une montagne vivante et souveraine promulguée en août.

    La députée a enfin rappelé sa priorité : faire remonter les problématiques locales pour des avancées concrètes.

    Agathe Di Lenardo

  • Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Il était ce lundi à Lançon-Provence pour remettre un chèque de 135 723 euros à l’œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers, association qui apporte un soutien aux enfants et aux familles de sapeurs-pompiers décédés. Cette somme est le fruit d’une collecte citoyenne que Renaud Muselier avait lancé au début des incendies dans les Landes et dont il avait été « le premier donateur ».

  • Grand -Avignon : le festival « bien bon » veut valoriser la production locale, de la terre à l’assiette

    Grand -Avignon : le festival « bien bon » veut valoriser la production locale, de la terre à l’assiette

    Fort de son succès avec pas moins de 18 000 participants l’an dernier, le festival culinaire « Bien Bon » revient pour une quatrième édition du samedi 12 au 18 septembre « pour faire rayonner le territoire à travers ses producteurs, ses chefs, ses artisans et ses lieux d’exception », clame dans un communiqué de presse le Grand Avignon, organisateur de l’évènement.

    Fort d’un patrimoine agricole historique autour de la Cité des Papes, Bien Bon « a pour ambition de valoriser une alimentation produite selon les règles d’une agriculture vertueuse et de mettre en avant les producteurs et talents locaux », poursuit la collectivité. Pour cette année, plus de 200 acteurs de la filière agroalimentaire, entre chefs de restaurants gastronomiques ou non, producteurs, artisans, vignerons, seront de la partie.

    Repenser l’alimentation

    Avec au programme une belle diversité d’évènements. On peut par exemple noter, pour les courageux sous cette chaleur, la raclette géante du samedi 12 septembre à Vedène ou encore l’incontournable Défi Foodtrucks le lundi 14 à Villeneuve. Et pour la première fois, une conférence-débat est aussi organisée le mercredi 16 à 18h à Avignon. Intitulée « 2050 : Repenser notre alimentation du sol à l’assiette », il y sera présenté « des scénarios prospectifs permettant de concilier agriculture durable, santé des consommateurs, préservation de l’environnement et justice sociale ».

    Détails et réservations sur grandavignonbienbon.fr