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  • Des chauffeurs de bus en grève à Aix-en-Provence

    Des chauffeurs de bus en grève à Aix-en-Provence

    Des salaires revalorisés et une feuille de route « cohérente ». Depuis six heures ce vendredi, les chauffeurs du réseau de bus à la demande sont en grève, maintenus sur un piquet de grève du parking relais des Alpes.

    Les salariés de la société Tad’Aix (transport à la demande aixois), entité du groupe Ulysse, lui-même sous-traitant du groupe Keolis, une délégation de service public de la Métropole pour le réseau de transport aixois, pointent, entre autres, des conditions de travail « déplorables ». « On dit nous écouter, mais on veut des avancées concrètes, pécuniaires, avec des augmentations de notre taux horaire. On est aux minimas sociaux », estime Karim Bounoua, représentant CGT. Parmi les raisons de la colère également, des consignes estimées « hors-sol ». Celle, notamment, d’aller d’un point à l’autre dans un certain délai. Souvent « impossible », estiment les grévistes. « Je vais faire remonter les revendications, j’ai commencé à apporter des premières réponses, je ferais une réponse collective le plus rapidement possible une fois que nous nous serons concertés en entreprise », précise Arnaud Rambert, représentant de la société Tad’Aix, sur place. La mobilisation s’est pour le moment limitée à ce vendredi, mais le préavis de grève s’étend jusqu’au 16 septembre, préviennent les salariés.

  • Toulon veut repartir de l’avant à Mayol face à La Rochelle

    Toulon veut repartir de l’avant à Mayol face à La Rochelle

    Pour Toulon, l’ouverture à Bayonne s’est jouée à peu de chose. Alors qu’ils ont bousculé les Basques tout au long de l’après-midi, les rouge et noir n’ont été récompensés que par le bonus défensif. Avec à la clef une défaite, certes honorable (26-27), mais qui est loin de les satisfaire. D’autant qu’ils semblaient avoir la maîtrise de leur sujet face à un Aviron montrant certaines lacunes.

    « Nous n’avons pas su tenir le ballon et mettre sous pression Bayonne », analysait après coup Franck Azéma. L’entraîneur principal du RCT regrettant que ses hommes « se soient débarrassés trop vite du ballon, que nous ne portions pas. En deuxième période, sur les deux premiers rucks, nous le perdons systématiquement, donc nous n’avons pas pu nous exprimer ».

    Toulon est donc revenu avec le point de la frustration. Tout le contraire de ce qu’a vécu son premier adversaire de la nouvelle saison à Mayol, ce samedi. Car, si le RCT n’est pas allé au bout de son jeu, La Rochelle a frappé fort. Grâce à une pénalité d’Antoine Hastoy, sur la sirène, les Maritimes se sont offert une victoire surprise aux dépens de Toulouse (30-27). S’il est trop tôt pour en mesurer la portée, dans les têtes charentaises, ce succès initial a permis de confirmer les belles choses montrées lors des rencontres de préparation.

    Les duels opposant Toulon et La Rochelle réservent toujours de belles surprises. La saison dernière, les Varois avaient dominé les Rochelais à Mayol (39-14). Avant de couler à pic lors de la revanche à Marcel-Deflandre (0-66).

    Duel de caractères

    Les Toulonnais auront à cœur d’effacer cette déroute en offrant à Franck Azéma et à Mayol une belle revanche. Un match dont il attend plus car le voyage à Bayonne l’a laissé sur sa faim : « Il y a tout de même de la frustration, même si en termes d’état d’esprit, nous avons été là de bout en bout. Le comportement a été bon. »

    Mais à la maison, c’est à un festin qu’il aimerait offrir à ses supporters. Pour montrer que cette sortie chez les Basques n’était pas sans lendemain. Et que ses joueurs ont à cœur de rendre la monnaie de leur pièce aux Rochelais, après l’humiliation du 4 janvier dernier.

    Pour y parvenir, le manager varois devra se passer de Charles Ollivon. Victime d’une commotion à Jean-Dauger la semaine dernière, le capitaine des rouge et noir est au repos. Beka Gigashvili a été opéré avec succès et entame désormais sa rééducation. Autres nouvelles de l’infirmerie : Gabin Villière, Marius Domon, Gaël Dréan, Matthias Halagahu et Dany Priso poursuivent leur processus de rétablissement. Alors que Corentin Mézou et David Ribbans ont, eux, repris le travail, mais sont encore dans une phase de stabilisation.

    Côté rochelais, les Charentais se rendent à Mayol privés de Tolu Latu. Le talonneur a reçu un carton rouge lors de la journée d’ouverture et se retrouve suspendu pour quatre semaines, coupable d’un déblayage dangereux qui a heurté le visage de Matthis Lebel en fin de rencontre. Il ne sera pas le seul absent du déplacement dans le Var. L’infirmerie rochelaise est copieusement garnie, avec dix joueurs en soin.

    TOULON – LA ROCHELLE

    2e journée de Top 14

    Stade Mayol

    Samedi, 21h

    Arbitre : J. Rozier.

    TOULON : Jaminet – R. Rebbadj, Jones, Fickou, Ferté – Garcia ( o ), Serin ( m ) – Abadie, Mercer, Ludlam – Candoriet, S. Rebbadj – Sinckler, Baubigny, Amettla.

    LA ROCHELLE: Leyds – Nowell, Seuteni, Daunivucu, Bollengier – Hastoy ( o ), Bouju ( m ) – Boudehent, Haddad, Botia – Adélaïde, Kanté-Samba – Sorin, Bourgarit, Kaddour.

    2e journée

    Clermont – Stade Français 16h35

    Pau – Bayonne 16h35

    Perpignan – Castres 16h35

    Racing 92 – Lyon 16h35

    Vannes – Montpellier 16h35

    Toulon – La Rochelle 21h00

    Dimanche

    Toulouse – UBB 21h05

  • Fabien Roussel : « nationalisation sanction de Total ! »

    Fabien Roussel : « nationalisation sanction de Total ! »

    Vivre ! Le slogan de campagne de Fabien Roussel pour 2027 s’affiche un peu partout dans les allées de la Fête de l’Humanité. Le candidat communiste a donné rendez-vous à la presse sur le stand de la Dordogne la veille de son meeting.

    Donnant l’accolade à Ian Brossat, le sénateur de Paris qui a accepté d’être son directeur de campagne, il lance : « C’est mon frère, je suis content qu’il soit avec moi pour cette nouvelle campagne. On reforme notre tandem mais ça ne sera pas la même qu’en 2022 ».

    Visiblement aminci, « j’ai couru en Corse cet été », il assure être en pleine forme pour mener le combat avec un credo : ramener le centre de gravité du débat public sur l’urgence sociale et l’exigence de paix.

    Très remonté contre le prix de l’essence, il dénonce le « racket inacceptable de M. Pouyanné », le PDG de Total qui « gagne 1 million d’euros par mois et dont le groupe va afficher entre 17 et 20 milliards d’euros de bénéfices », pendant que les Français peinent à faire le plein. « Pourquoi le litre d’essence est plus bas en Outre Mer ? Parce que ce sont les préfets qui fixent le prix. J’appelle le préfet de Matignon à se bouger sinon son siège, on va aller le prendre sans attendre la censure », prévient-il à l’adresse de Sébastien Lecornu en affirmant son souhait d’être le candidat des mobilisations pour « obtenir des résultats immédiats, pas des promesses lointaines ». « J’appelle les Français à se mobiliser le 15 septembre sur l’énergie, le 29 septembre sur les services publics et le 17 octobre pour faire entendre leur voix, sur les ronds points, devant les préfectures, devant le siège de Total », énumère-t-il.

    Il dénonce « Le Groupe Rubis qui a le monopole de l’approvisionnement des carburants en Corse comme le groupe Total, ils font leurs profits sur la guerre comme Renault pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est inacceptable, je propose la nationalisation-sanction ! ». Fabien Roussel estime qu’une baisse « immédiate » de 40 centimes par litre est possible en nationalisant Total et en retirant la taxe ajoutée par le gouvernement en janvier.

    « Carte Vitale ou

    American Express »

    Le communiste, scandalisé par la proposition de TVA « sociale » qui monte dans le débat public fustige une « arnaque ». « Supprimer des cotisations pour augmenter la TVA c’est donner d’une main pour reprendre de l’autre mais c’est surtout la marque d’un projet de société anti-Sécurité sociale. Ceux qui le proposent veulent remplacer la Carte Vitale par l’American express », dénonce le secrétaire national du PCF.

    Porteur d’un « plan climat » qui vise à planifier jusqu’en 2050 une politique de lutte et d’adaptation au changement climatique, Fabien Roussel martèle sa conviction : « la canicule, c’est une violence de classe ». « Les 8 000 morts de la canicule, ce ne sont pas les riches. Eux, ils ne risquent rien dans les palaces climatisés avec des gouvernantes qui viennent les éponger quand il fait trop chaud », attaque-t-il en réclamant une commission d’enquête sur l’origine sociale des victimes de la chaleur.

    Sur le plan international, le communiste assume ses nombreuses « différences avec ceux qui veulent rester alignés derrière les États-Unis, dans l’OTAN, en dépensant beaucoup pour alimenter les conflits ». Quant à lui, Fabien Roussel se pose en promoteur de la culture de paix et du respect du droit international.

    Questionné à propos de Jean-Luc Mélenchon qui tiendra meeting ce samedi après-midi sur le stand de la France insoumise, le candidat communiste botte en touche : « dans cette campagne, je ne parlerai pas des autres candidats, seulement de mon programme. On va enfin se débarrasser de Macron l’année prochaine, je veux faire en sorte que ce soit une fenêtre d’espoir qui s’ouvre ».

    « Que le meilleur gagne ! »

    Fabien Roussel rappelle sa volonté de battre l’extrême droite et d’élargir le socle de la gauche en allant convaincre des électeurs déçus, abstentionnistes ou tentés par l’extrême droite : « chaque fois que la gauche a atteint ou approché les 50% au premier tour, elle s’est qualifiée au second. Que le meilleur gagne ! »

    Le voilà déjà reparti dans les allées de la Fête de l’Humanité. Ian Brossat glisse à la presse que le programme présidentiel qui « s’élabore sous la conduite de Jérémy Bacchi sera dévoilé au début de l’année ».

    Des comités de campagne vont se former un peu partout sur le territoire pour donner à la campagne une assise populaire.

  • Le jour d’après pour la Métropole Aix-Marseille

    Le jour d’après pour la Métropole Aix-Marseille

    Retour à la case départ. Au lendemain de l’approbation d’une modification budgétaire assumée comme insincère par l’hémicycle métropolitain, les services de l’État confirment que le préfet saisira logiquement la chambre régionale des comptes, dès lors que la délibération lui sera notifiée. Une décision sans surprise. Le vote qui modifiait le budget arrêté par la préfecture au mois de juin ignorait délibérément la disparition de 53 millions de recettes issues des coupes prévues dans la dotation de solidarité versée aux communes. À une voix près ce jeudi, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan a imposé une minorité de blocage, échappant à une perte sèche de 36 millions d’euros pour sa ville.

    « Benoît Payan et les élus du Printemps marseillais se sont battus pour défendre Marseille, les Marseillaises et les Marseillais », rappelle encore ce jeudi la majorité marseillaise, qui reproche à la droite et l’extrême droite d’avoir « marqué contre Marseille » en approuvant cette délibération. Le RN et ses alliés de leur côté remercient encore le président (LR) de la Métropole Nicolas Isnard « qui a très clairement annoncé lors de cette séance budgétaire sa volonté de travailler avec nous » sur un nouveau plan de coupes sombres de 100 millions d’euros.

    Trois options

    « Le Département continuera d’accompagner les communes, de soutenir la Métropole lorsqu’elle agit dans l’intérêt général », réagit sa présidente Martine Vassal (DVD) face à ce « blocage institutionnel ». Et d’insister sur son vote en faveur de la délibération coupant dans la dotation de solidarité, appelant le président à « prendre ses responsabilités ». « Nous voulons faire une délibération en octobre sur des aides complémentaires aux structures et communes en très grande difficulté », annonçait lui aussi le président (Ren.) de la Région Renaud Muselier, en campagne pour les sénatoriales, sur BFM Marseille jeudi soir. Il promet d’ores et déjà de modifier la loi spéciale qui a créé la Métropole, ce « truc en plomb qui ne peut pas avancer ». Les Insoumis de leur côté rappellent qu’ils veulent la supprimer.

    Reste à savoir ce qui va advenir dans l’immédiat à cette Métropole. Dès lors que la chambre régionale des comptes sera saisie, c’est le budget arrêté par le préfet au mois de juin qui de nouveau s’applique, avec ses coupes dans les attributions de compensation versées aux communes. Les magistrats financiers ne pourront que constater l’insincérité assumée du budget, qui présente des recettes inexistantes, et donc son déséquilibre réel. « À partir de là, l’incertitude est totale », reconnaît le vice-président (LR) aux finances David Ytier. Trois options se profilent déjà dans la copie qui doit être rendue un mois après la saisine : les magistrats pourraient réitérer leur proposition initiale ou reprendre le budget arrêté par le préfet. Mais la municipalité marseillaise espère aussi qu’ils proposeront une trajectoire pluriannuelle pour résorber ce déficit, comme cela a été le cas pour le Département de Gironde. Des propositions qui devront être soumises au vote. « On regrette d’en être arrivés là », souffle-t-on dans l’entourage du maire, face à « un défi lancé à des institutions qui ne nous feront pas de cadeau ». Si un départ de l’exécutif n’est pas à l’ordre du jour, « nous avons été déçus par l’absence de dialogue et de considération de Nicolas Isnard », reproche-t-on dans les couloirs de l’hôtel de ville. « Cela va ajouter beaucoup de complexité à l’exercice de 2027 », craint de son côté l’argentier de l’institution. « On décale le problème, on ne le fait pas disparaître », pointe David Ytier, en rappelant que chaque commune peut saisir aussi les magistrats financiers pour solliciter des dépenses obligatoires. Mais la réunion du pacte financier et fiscal prévue ce mardi à Aix-en-Provence reste maintenue. « Nous continuons à travailler », insiste-t-il, et en bonne entente avec Marseille. Le même jour, Nicolas Isnard présentera l’édition 2027 de son marathon. Une épreuve que la Métropole doit désormais courir.

    « Nous décalons
    le problème. »

  • Graffiti, DJ et breakdance pour les minots de la Gavotte-Peyret

    Graffiti, DJ et breakdance pour les minots de la Gavotte-Peyret

    Les premiers pas sur le lino, posé en plein cœur de la résidence de la Gavotte-Peyret à Septèmes-les-Vallons, sont un peu timides. Installé ce vendredi après-midi, l’objectif est de faire découvrir aux enfants mais aussi aux plus grands, la culture hip-hop. Au programme : initiations gratuites aux tags, au mixage et à la breakdance.

    Et pour chauffer tous les habitants, c’est Mofak, breaker, compositeur et directeur artistique de la Breaking Cup, qui est au micro. L’artiste participe à l’événement depuis 3 ans. Pour cet enfant de Marseille « c’est important de transmettre ce que l’on nous a appris. Ça fait partie des valeurs de ce milieu ». Alors, il n’hésite pas à motiver les plus timides à venir apprendre les bases de la danse avec Lina Félicité, danseuse de l’association Ac2n.

    Mais au début, le lino impressionne un peu, laissant la piste à la danseuse qui en profite pour faire une petite démonstration. C’est vers les bombes de peinture que les minots se précipitent d’abord. Organisés par le graffeur Ozas, les petits apprennent « les bases : comment utiliser la bombe, à quelle distance et avec quelle pression », explique le taggeur. Ce qu’ils testent en remplissant les lettres du nom de leur quartier, dessinées par Ozas. Une petite victoire pour Aziza, qui avec deux amies observe toute cette effervescence. « Je suis contente, mon petit-fils est là-bas, alors que normalement, il n’y a que le foot qui compte. »

    Passées les premières réticences, des petits groupes de curieux s’aventurent sur la scène centrale. Si les premiers gestes sont hésitants, les conseils de Lina semblent porter leurs fruits : Iden et ses amis s’essaient même à quelques figures. Des tentatives encouragées par Mofak au micro : « je vois que ça break un max ».

    Samia et Jasmine ont elles aussi, osé s’aventurer sur le lino. Après avoir appris quelques mouvements, elles se lancent dans une battle. Si Jasmine fait déjà de la danse, en étant pom-pom girl, c’est une première pour Samia : « j’ai trop aimé quand on a appris certains mouvements. Après la figure c’était un peu difficile », ajoute-t-elle.

    Une histoire

    de transmission

    Un savoir-faire que Lina Félicité est heureuse de transmettre. Si elle n’a fait que deux ans de cours de breaking, elle a déjà bien assimilé ses valeurs. « Je trouve ça cool de faire en sorte que les enfants s’intéressent à cet univers. Moi c’est à l’école primaire que je l’ai découvert, et j’ai tout de suite adoré », se rappelle-t-elle.

    Derrière DJ D.D, il y a foule aussi, curieux de voir comment l’artiste fait ses transitions et le fameux scratching [toucher les vinyles pour faire un effet éraflé et rythmé]. Parmi les bambins qui s’essayent aux platines, il y a le petit-fils de Shérazade, celle-ci félicite ce genre d’initiative : « c’est vraiment super ce genre d’événement, ça permet aux petits de découvrir plein d’activités et ça nous fait sortir », sourit-elle.

  • Bboys et bgirls fin prêts pour les battles… que le meilleur gagne !

    Bboys et bgirls fin prêts pour les battles… que le meilleur gagne !

    La Marseillaise Breaking Cup se déroule tout au long de la journée de dimanche, mais comment va se dérouler la compétition ? La discipline se dispute en battle, des face-à-face entre deux breakers. B-boy Wesna figurera dans le jury (toujours d’un chiffre impair) de cette 5e édition, il explique en détail le fonctionnement : « Dans un 1 contre 1, c’est tout simplement que les danseurs se mettent face à face, et ils vont donner leurs meilleurs moves pour pouvoir gagner », explique-t-il simplement. Tony Badman, le speaker de l’épreuve, détaille la meilleure manière de gagner. « La musicalité, le style, l’originalité, il y a énormément de choses qui sont prises en compte. On a aussi la propreté, l’exécution, la prise de risque aussi. Il y a une chose aussi qu’il ne faut pas faire, c’est ce qu’on appelle dans le jargon du hip-hop : “pomper“. C’est le fait de recopier le move d’un danseur. »

    La musique prend une place énorme dans la gestion d’une battle. Wesna dira que « sans musique, on ne peut pas danser, tout simplement ». L’adaptation au DJ est aussi importante pour les danseurs, peu importe la discipline, alors que le speaker, le « MC », pose un cadre pour que spectacle se fasse. « Il doit connaître l’univers du danseur, le milieu du break, pour pouvoir le présenter au mieux », renchérit Tony. Au final, deux passages doivent départager et désigner le vainqueur de chaque battle.

  • [Entretien] Mofak : « On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit »

    [Entretien] Mofak : « On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit »

    La Marseillaise : Pourquoi vous tient-il à cœur de vous investir au plus près des quartiers avec La Marseillaise Breaking cup ?

    Mofak : Ça peut être l’occasion de donner une étincelle à un jeune, de lui transmettre une passion, de lui donner envie de prendre des cours de danse, de DJing, de graff. Et parfois, tout simplement, cette rencontre peut déclencher quelque chose chez un jeune. Pour moi, c’est donc essentiel de pouvoir aller dans les quartiers et transmettre ce qu’on a nous-mêmes reçu des grands, qui étaient là avant nous. Ils nous ont donné leur temps, leur énergie, leur savoir et leur passion. Aujourd’hui, c’est à notre tour de redonner.

    Vous disiez avoir beaucoup reçu
    de vos aînés. Pouvez-vous nous raconter comment vous avez vécu votre enfance au quartier du Clos-la-Rose, dans le 13
    e arrondissement ?

    M. : Nous, on était peut-être un peu plus autonomes, mais on a surtout eu la chance d’avoir des grands autour de nous. Des personnes comme DJ Djel de la Fonky Family, qui m’a un peu initié, ou Didier Dazoyam du groupe IAM, qui a pris le temps de me montrer, de transmettre. Je suis vraiment reconnaissant de tout ce que j’ai pu recevoir de ces grands-là. Et aujourd’hui, je pense que c’est à nous de donner à notre tour, notamment aux jeunes qui sont curieux, qui ont envie d’apprendre et qui veulent s’investir. Ça me fait plaisir de pouvoir le faire, parce que le temps passe et, à un moment, il faut aussi savoir laisser la place. Pour moi, c’est ça, l’héritage du hip-hop. C’est une culture de transmission, de partage et d’héritage. C’est important de ne pas garder pour soi ce qu’on a appris.

    Qu’apportent les cultures urbaines à la jeunesse ?

    M. : Les jeunes écoutent certaines musiques, mais ils ne connaissent pas forcément leur origine, ni toute l’histoire qui se trouve derrière. Les danseurs étaient avec les rappeurs, les rappeurs avec les DJs, les DJs avec les graffeurs… Tout le monde faisait partie du même mouvement. C’est l’histoire qui a fait qu’avec le temps, les disciplines se sont davantage séparées, mais à l’origine, elles étaient profondément liées. C’est un petit moment d’histoire qu’on leur transmet.

    Cela permet également aux jeunes de se détacher des écrans, devenus omniprésents dans notre société…

    M. : Beaucoup de personnes sont devenues esclaves des écrans, il faut le dire. C’est un véritable fléau et ça touche aussi bien les enfants que les adultes. C’est important de pouvoir préserver les jeunes le plus longtemps possible, de leur permettre de rester concentrés sur une activité, de leur donner quelque chose qui les passionne et qui les éloigne de certaines choses. Cette activité, ce n’est pas forcément le hip-hop. Ça peut être le foot, le basket, la danse, la musique… Peu importe. L’essentiel est de leur donner un cadre, une passion, quelque chose dans lequel ils peuvent s’investir et s’épanouir.

    Quel message souhaitez-vous faire passer aux Marseillais ?

    M. : Rendez-vous dimanche à l’Opéra de Marseille ! On va célébrer ça ensemble, parce que c’est historique : c’est la première fois qu’on est programmés à l’Opéra. On va fêter ça comme il se doit, parce qu’on marque une page de l’histoire. Je suis vraiment content et fier de pouvoir vivre ce moment avec La Marseillaise. Et en plus, c’est gratuit ! On s’est battus pour que cet événement soit accessible à tout le monde. Alors vraiment, il ne faut pas rater ça. On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit.

  • La Breaking cup franchit les portes l’Opéra

    La Breaking cup franchit les portes l’Opéra

    L’heure est venue d’entrer pleinement dans le vif du sujet. Après six jours de démonstrations et d’animations autour de la culture urbaine à Marseille et dans ses environs, La Marseillaise Breaking cup propose, ce dimanche, une compétition internationale. La discipline prendra ses quartiers toute la journée devant et à l’intérieur de l’Opéra. Une première qui s’annonce remarquable, avec des activités proposées sur le parvis du matin au soir.

    L’événement débutera justement au cœur de la matinée. Le fronton de l’Opéra accueillera les qualifications de la Breaking Cup. À l’issue d’un mini-tournoi, seuls les meilleurs accéderont à la scène principale dans l’après-midi. Entre 14h et 18h30, les phases finales se dérouleront sur le parquet de l’édifice. Une épreuve longue durée avec trois catégories du breaking qui sont représentés : le popping, le breakdance et le hip-hop. Des styles et des façons de danser différents qui mettront en appétit les 600 spectateurs attendus pour assister à la compétition. L’entrée est totalement gratuite, mais la réservation est conseillée, puisqu’une majorité des places a déjà été réservée.

    Un jury international

    pour les battles

    Pour désigner les vainqueurs, un jury de choix a été constitué. Neuf personnalités issues du monde du breaking départageront les concurrents des trois disciplines. En breakdance, les Français Lil’Kev et Babyson, ainsi que le Brésilien Samuka, jugeront les performances. Pour le popping, Ness, Sonya et le Canadien Hya ont été invités. Le hip-hop sera quant à lui évalué par Dykens, Sam Yudat et le Marseillais Pakdjeen.

    Parmi les danseurs stars conviés (voir par ailleurs), figure notamment la B-Girl Pita. Enfant de Marseille, Pita Auffan participera aux « battles », avant de se rendre aux championnats du monde de breakdance, début décembre, à Paris. Cinq DJ rythmeront la journée. Un pour chaque discipline, tandis que DJ Cali animera le roller-disco prévu sur le parvis à partir de 15h. Asli s’occupera du warm-up et des entractes. Kmeleon et Tony Badman seront, eux, les speakers officiels de la compétition.

    La Marseillaise Breaking Cup clôturera la saison événementielle du journal et fera entrer ce type de danse dans une nouvelle dimension grâce à sa présence dans ce cadre unique. « On est très heureux de pousser les portes de l’Opéra de Marseille. Toute la communauté du hip-hop marseillais est “choquée” de ce qui arrive », lance Tony Badman.

  • L’histoire continue de s’écrire

    L’histoire continue de s’écrire

    La culture hip-hop franchira, dimanche,
    une étape symbolique à Marseille en investissant pour la première fois l’Opéra municipal. Pendant longtemps,
    les cultures urbaines ont dû conquérir leur place, d’abord dans la rue,
    puis sur les scènes,
    avant d’obtenir la reconnaissance qu’elles méritent, notamment
    lors des Jeux Olympiques de 2024.

    Voir aujourd’hui le breaking, le hip-hop, le popping et l’ensemble de cet univers franchir les portes d’un lieu aussi emblématique constitue bien plus qu’un simple changement de décor. Cette journée est d’abord une célébration du talent. Celui de danseurs venus de divers horizons pour partager leur passion et repousser leurs limites. Mais elle est aussi la reconnaissance d’une culture qui rassemble, crée du lien et transmet des valeurs fortes.
    Le hip-hop n’est pas seulement une pratique artistique. C’est une école de respect, de créativité, de persévérance et de dépassement de soi.

    Transmission

    La Marseillaise Breaking cup s’est imposée comme un rendez-vous incontournable. Elle affiche surtout une ambition chevillée au corps de La Marseillaise : aller à la rencontre des habitants, notamment des plus jeunes. Comme le rappelle Mofak, directeur artistique, dans nos colonnes, une passion transmise au bon moment peut changer une trajectoire, éveiller une vocation ou simplement offrir un cadre et des repères. Des moments de partage qui rappellent que la culture se vit et se transmet. Au-delà des performances et des résultats des « battles », la journée de dimanche rappellera surtout le parcours d’une culture née dans la rue et qui continue d’écrire son histoire, sans renier ses origines.

  • L’arrêté contre l’occupation de l’espace public suspendu à Avignon

    L’arrêté contre l’occupation de l’espace public suspendu à Avignon

    L’arrêté de la ville d’Avignon, pris le 31 juillet et interdisant, sous certaines conditions, « l’occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques », dans une trentaine de rues du centre-ville, a été suspendu par le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes ce vendredi 11 septembre.

    Dans une ordonnance que La Marseillaise a pu consulter, le juge motive sa décision par l’imprécision de plusieurs paramètres géographiques et temporels. Estimant dans un premier temps que « les interdictions édictées à ce titre doivent être strictement proportionnées à leur nécessité », il poursuit en relevant que « l’arrêté litigieux n’indique pas davantage quelles occupations prolongées de la voie publique porteraient atteinte, par leur nature même, à la libre circulation des personnes, à la sécurité publique ou à la salubrité publique, si ce n’est l’émission de bruit, mais dont il ne fixe ni la durée, ni l’intensité ».

    Le magistrat rappelle toutefois que la commune d’Avignon « invoque des troubles nombreux et réitérés ». Il ajoute ensuite que « l’article 2 de l’arrêté contesté n’est pas plus précis quant à la portée de l’interdiction du “stationnement prolongé” des regroupements de chiens sur la voie publique ». En conséquence, estime-t-il, « le caractère nécessaire de cette mesure de police n’est pas démontré » et « est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette interdiction ».

    La commune d’Avignon doit également verser 1 000 euros à la Ligue des droits de l’Homme et à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une audience sur le fond est prévue dans les prochains mois.

    « Ouf de soulagement »

    « C’est un ouf de soulagement pour les associations et les travailleurs sociaux qui travaillent sans relâche », confie Thierry Mila, président de la FAS Paca. Il remet sur la table sa proposition de rencontre entre les équipes municipales et les structures sociales. Un courrier doit être adressé dès lundi afin de « demander à travailler ensemble, en toute intelligence, pour une solution digne, pérenne et non répressive ».

    De son côté, le maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD) a réagi dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Il y critique la décision du tribunal : « On nous a dit que l’on n’avait pas assez qualifié plusieurs paramètres comme le niveau sonore. Il faut imaginer que les policiers municipaux doivent venir avec des sonomètres », ironise-t-il. « Vous voyez bien, à travers cette histoire ahurissante, que le système ne va pas dans le bon sens », poursuit-il, reprenant au passage son slogan politique. Il estime que « le bon sens », selon lui, consiste à agir lorsqu’un problème est identifié et que « tout le monde est d’accord pour le résoudre ». Tout en confirmant que la décision de justice sera respectée, l’édile assure que l’arrêté sera retravaillé : « Nous ne renoncerons pas ».