C’est décevant mais la chaleur a joué un rôle prépondérant. Dans la fournaise Fosséenne, les gardois Antony Mougenot, Thierry Caligo et Mickaël Pizzaro (Boule des Anges) se sont imposés contre les Marseillais Loîc Del Peloso, Dylan Brandelo, Loîc Pellegrini.
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![[Jeu provençal] Le Cercle St Barnabé s’incline face à Mazan](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/364b21fdab92848a2bbcd0024eb75ed4.jpg)
[Jeu provençal] Le Cercle St Barnabé s’incline face à Mazan
Tout a commencé le matin à l’aube pour les Marseillais. Histoire d’avoir des surfaces de jeux bien appropriées, c’est Dédé Clément qui s’y colle, il sera le premier en action pour peaufiner ces aires de jeux. Il est le bénévole exemplaire type.
Suite à un repas pris en commun, c’est à 14h que Michel Borghino lance les deux parties en triplettes. Des parties programmées en deux heures de temps, avec deux mènes supplémentaires si les 11 points n’ont pas été atteints.
Après la série des triplettes, les deux clubs sont à égalité.
La donne est simple, l’équipe qui remportera deux doublettes sera obligatoirement qualifiée.
Si le binôme Lopez – Augugliaro semble montrer la voie aux locaux, les Vauclusiens vainqueurs du mixte vont revenir à la hauteur.
Dans le dernier duel, alors que les locaux Guidicelli – Merlin semblent enchantés avec un score de 9-2 en leur faveur, ils vont voir leur jeu se déliter. Didier et Laurent vont refaire leur handicap et revenir au terme de l’antépénultième mène à égalité à 9.
Pourtant dans ce jeu, les visiteurs gagnent le point à leur sixième boule…. Le double local dispose de cinq boules. En favorisant l’appoint au tir – qui s’imposait – ils vont par cinq fois échouer et donc laisser revenir à 9.
Dans le jeu suivant, les joueurs de Mazan manquent à leur tour la sortie. N’engageant qu’un point alors qu’ils disposaient de quatre possibilités. Une occasion qu’ils ne manqueront pas dans la mène suivante.
Ce qui donne au final, la victoire à la Boule Joyeuse de Mazan sur le score de 3 à 2.
Fiche technique
Cercle St Barnabé
Claire Gaudilliere – Sabine Fara – Max Guidicelli – Stéphane Marco – Jean-David Merlin – Mario Augugliaro – Frédéric Comentale – Christian Lopez – Capitaine : Fara Patrick
Boule Joyeuse de Mazan
Françoise Pau – Chantal Gabellon – Fabien et Philippe Correger – Francis Laurent – Nicolas Bibal – Nicolas Didier – Stéphane Chabot – Capitaine : Jacques Marek.
Résultats des triplettes
Gaudilliere (puis Fara) – Lopez -Augugliaro battent Pau (puis Gabellon) – Chabot – Correger 11 à 8
Didier (puis P. Correger)- Laurent – Bibal battentGuidicelli (puis Marco)- David – Comentale 11 à 8.
Doublettes
Fara (puis Gaudilliere) – Marco
Gabellon – F. Correger battent Fara (puis Gaudilliere) – Marco 11 à 9
Didier – P. Correger battent Guidicelli – Merlin 11 à 9
Augugliaro -Lopez battent Bibal – Chazot 11 à 2.
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![[National de Valréas] De Laur en barre](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/fdbd99414f64a7122ad387b7d2d7385f.jpg)
[National de Valréas] De Laur en barre
Avec 460 triplettes, un cadre magnifique, un plateau exceptionnel, le National de Valréas n’en finit pas de grandir.
Cette édition 2026 a été grandiose comme les lauréats Sébastien Rousseau et Patrick Laur. Ils ont réussi le tour de force d’enchaîner une finale de la Marseillaise et une victoire dans le Vaucluse. Un exploit d’autant plus retentissant qu’il a été réalisé face à des adversaires de grande qualité. En quart de finale, Yves Rakotoarisoa a subi le même sort qu’en demi-finale du Mondial la Marseillaise. Associé à Richard Feltain et Enryck Serge Begnis, le Malgache n’a jamais pu lutter à armes égales. Puis viennent Henri Lacroix, François N’Diaye et Jean Pierre Garibian sur le chemin de Rousseau. Tombeurs de Herbert Choppick, Dylan Rocher. Diego Rizzi en quart de finale, Lacroix et ses partenaires ont baissé pavillon après une partie à suspense et un carreau de Laur.
Maître CapeleaudÀ 9 à 12 le Parisien à l’opportunité de gagner mais il faut faire carreau. Il réussit sa tentative. Un exploit qui valide le billet pour la finale.
Dans l’euphorie et la forme du moment Patrick Laur, Sébastien Rousseau et Jilly Capeleaud dominent Theo Vaurs. Frédéric Bauer et Lahatra Randriamanantany après une finale d’excellente facture. Théo Vaurs et ses équipiers n’ont pas tenu la distance (6 à 12).
Au-delà de la victoire on a pu constater la forme étincelante de Rousseau. La petite revanche de Laur, parfois décrié pour sa prestation lors de la finale de la Marseillaise, a mis les pendules à l’heure. Il faut dire qu’avec quatre jours sous la canicule avec 11 parties disputées, on peut être « absent » dans une finale de la Marseillaise.
Enfin quel régal de voir tirer Jimmy Capeleaud. Un bras d’acier avec une régularité de métronome.
Moins connu que ses pairs sur le circuit, le champion de Gironde est un véritable phénomène au tir. On n’a pas fini de parler de lui.
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150 joueuses dans les ronds
Si ce n’est la chaleur qui a pénalisé les organismes, et on peut le comprendre, le concours s’est déroulé dans une ambiance vraiment conviviale.
Dans la foulée du GP Féminin Paprec La Marseillaise, il y avait là de fortes personnalités de la pétanque féminine. Des équipes qui vont offrir de belles oppositions, des parties de haute intensité, avec de fortes doses de suspense. Lysiane Bernard, qui était sortie de route en quart de finale, la vice-présidente du comité des Bouches-du-Rhône Cécile Trujas va se retrouver en finale face à Amandine Blanche. Devant la forte chaleur et pour abréger leur souffrance elles vont s’offrir une pause fraîcheur qui sera déterminante pour clôturer cette belle épreuve.
A.P.
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![[C’est l’été] Lecture : « Comment tuer son mari », de Sue Hincenbergs](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/8b7ebe441b533287dec5fefdb573e10a.png)
[C’est l’été] Lecture : « Comment tuer son mari », de Sue Hincenbergs
Imaginez aussi deux époux (le mari de l’une n’étant plus de ce monde) qui commencent à être gênants, lorsque leurs chères et tendres apprennent qu’ils ont contracté des assurances-vie. Imaginez enfin un tueur à gages, non encore averti que les messieurs de ces dames risquent fort de lutter pour sauver leur peau. Humour et suspense garantis pour ce « soap » littéraire. Sue Hincenbergs peut se féliciter d’avoir Françoise-Anne Laporte pour traductrice.
Editions Cherche Midi, 22,90 euros
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![[C’est l’été] Réveil sportif à Saint-Cyr-sur-Mer](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/12a568d03393b194dda5c8ae16ac6e85.jpg)
[C’est l’été] Réveil sportif à Saint-Cyr-sur-Mer
Avec un large choix d’activités qui sauront satisfaire tout un chacun : renforcement cuisse-abdos-fessiers (lundi, mercredi et vendredi de 8h à 8h45), circuits training (mardi et jeudi de 8h à 8h45), fitness bâtons (lundi, mercredi et vendredi de oh à 9h45) et stretching (mardi et jeudi de 9h à 9h45). Le tout dans un cadre idyllique vue sur mer, à l’ombre des pins du square Ferrié, au bord de la plage des Lecques, pour profiter d’une bonne baignade après l’effort ! Pensez seulement à apporter vos baskets, bouteille d’eau, serviette, et éventuellement votre tapis de sport pour plus de confort.
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![[C’est l’été] Grand jeu aux archives municipales](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/3a1f12344847b851ffaf70ebdfaf4985.jpg)
[C’est l’été] Grand jeu aux archives municipales
« Les soldats arriveront dans le bâtiment dans 1 heure. Le temps est compté… », lance l’animatrice des archives municipales. C’est le début du grand jeu d’évasion. Aussitôt, tous les participants, replongés en 1944 à la libération de Marseille, s’activent pour trouver à travers les copies des documents historiques les indices leur permettant de sauver de précieux documents des griffes des nazis. « L’idée c’est de valoriser les archives municipales et de concevoir l’importance de la conservation des documents », explique Laurence, chargée de projets culturels au sein des archives.
Le jeu, ouvert à tout type de public tout l’été les mardis et jeudis à 14 h permet de se divertir tout en découvrant l’histoire de Marseille offrant 1h15 de fraîcheur dans l’ancien bâtiment de la manufacture des tabacs (3e). « Alors que la mémoire se perd, c’est cool d’aborder la Seconde Guerre mondiale sous forme de jeu pour les nouvelles générations », félicite Mathilde, après avoir participé à l’animation. « L’immersion était totale », ajoute Priscilla qui recommande l’activité.
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![[C’est l’été] Un voyage musical tout en nuances et délicatesse au Festival d’Aix](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/64310b603ec210eea971e7048591b3b8.jpg)
[C’est l’été] Un voyage musical tout en nuances et délicatesse au Festival d’Aix
Délaissant La Flûte Enchantée dans la fosse de l’Archevêché, Leonardo García-Alarcón offrait, mardi soir au GTP, un délicieux concert baroque, illuminé par la présence de la soprano bulgare Sonya Yoncheva. Soutenus par neuf pupitres choisis et d’un programme rayonnant entre l’Italie, Angleterre et Espagne, les deux artistes ont livré un peu plus d’une heure d’un voyage musical tout en nuance et délicatesse. Les deux artistes ont rappelé leur rencontre, leur projet mûri pendant les heures angoissantes de la crise du Covid et leur bonheur à se retrouver ce soir-là. Leur complicité était évidente. L’Argentin de La Plata, claveciniste et organiste, musicologue averti est désormais une incontournable figure du Festival. Outre le Mozart cette année, il est, l’homme des succès au Jeu de Paume des opéras de Cavalli ; Elena, Erismena et de Monteverdi, Il Ritorno di Ulisse in Patria, Orfeo et L’incoronazione di Poppea. Sonya Yoncheva qui a débuté aux côtés des Arts Florissants de William Christie, est depuis rompue aux grands rôles ; Violetta, Desdemona, Tatiana d’Onéguine, et semble mettre ses pas dans ceux de Callas en abordant Bellini, Donizetti, la Médée de Chérubini… Une voix bien ample, bien chaleureuse, pour un programme très « camerata musicale ».
Le baroque à ses sources vénitiennes est illustré par des madrigaux de Claudio Monteverdi, un extrait de L’incoronazione di Poppea et Francesco Cavalli, bien sûr ; Xerse, L’Egisto. Sans oublier une composition du maître Alarcón sur une mélodie de l’Italien Antonio Draghi. Un détour conduit vers les derniers feux du madrigal anglais élisabéthain d’Orlando Gibbons et John Dowland. La Mort de Didon, « Remember me ! » du Dido & Æneas de Purcell, suspend le vol du temps. L’auditoire est recueilli, comme il est bien plus encore lorsque la soprano entame un chant traditionnel bulgare. Puis le voyage passe par l’Espagne du Siglo de Oro. Une « Jácara » (chanson satirique) de Lucas Ruiz De Ribayaz et une mélodie de José Marín Ojos. L’Atlantique est alors traversé dans ce galion musical pour conduire le public sur les rivages du Venezuela (Simón Díaz) et l’Altiplano péruvien (Tomás De Torrejón y Velazco).
Un bel instantLe voyage n’aurait pas eu ce charme propice aux découvertes sans le talent des neuf pupitres qui ont servi de guides. Très applaudie la flûte à bec virtuose de Rodrigo Calveyra et les guitares aux teintes flamenca de Monica Pustilnik et Quito Gato, pinçant avec tout autant de grâce Archiluth et Théorbe. Sonya Yoncheva se laisse aller à quelques pas de danses. Il n’en faut pas plus pour séduire un public déjà largement acquis. Pour être entièrement juste il convient de retenir les noms de la harpiste Marina Bonetti, des violonistes Amandine Solano et Laura Corolla, de la gambiste Margaux Blanchard, du violoncelliste Oleguer Aymami Busqué et du contrebassiste Eric Mathot. Ils forment le Cappella Mediterranea qui est aujourd’hui l’instrument incontournable du répertoire baroque. Instrument on ne peut plus exact que Leonardo García-Alarcón dirige presque de loin, faisant entière confiance aux talents de ses musiciens. Un très bel instant de musique.
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![[C’est l’été] Les coups pleuvent aussi sur les planches du Festival Off d’Avignon](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/791aa62d61942066e247dbb99d55edf6.jpg)
[C’est l’été] Les coups pleuvent aussi sur les planches du Festival Off d’Avignon
Deux frèresIls ont été élevés dans la même famille, ont tout partagé : deux frères comme les autres, sauf que… leur père brutalise l’aîné, Renaud. Les gifles pleuvent pour le plus minuscule prétexte, les coups frappent à la volée. René, le cadet, ne subit aucuns sévices. Que cache cette presque indifférence paternelle ? Pourquoi lui et pas moi ? s’interroge René. Toujours très complices, presque fusionnels, ils grandissent. Au fil du temps, leur connivence débusque par bribes tous les non-dits qui pourrissaient leur enfance, les violences subies mais jamais oubliées. Renaud Merviel a écrit ce vibrant hymne à l’amour fraternel d’où il exclut toute forme de jalousie. Il interprète lui-même le rôle de Renaud avec une fougue juvénile, une fervente complicité avec son partenaire qui le lui rend bien. Quelques notes de piano, un accord de guitare adoucissent le blouson en cuir noir qui matérialise la dureté d’un père malfaisant mais qu’on aime quand même ; « Après tout, c’est mon père » bougonne Renaud devant un paternel gisant à terre qu’il faut relever ou livrer à la police.
Dans cette tranche de vie, Renaud Merviel dénonce sans fioriture le traumatisme des enfants battus et parvient à écrire une comédie où l’on sourit souvent devant cette bouffée d’optimisme qui ne demande qu’à se développer pour en faire une grande pièce. Alain Degois dit Papy, leur metteur en scène, pourrait bien l’y aider.
RosalindeBon, d’accord les conditions de la représentation ne sont pas optimales : une cour aménagée en théâtre avec gradins et coques en plastique, une scène avec de grands panneaux noirs en guise de coulisses, et début et fin du spectacle en plein jour, avec bruits de la rue adjacente… Les comédiens sont obligés de porter la voix à un niveau tel qu’il leur est difficile de jouer les nuances. Pourtant la pièce Rosalinde aurait exigé une intimité très british pour cette histoire inventée par James Matthew Barrie, adaptée par Anne-Hélène Landaret, truffée de didascalies qu’une voix enregistrée égrène en douceur. Dans un salon cossu, méridienne et fauteuil de velours bleu ciel, tapis, service à thé anglais, s’avachit Madame Page, 40 ans, et sa domestique Madame Quickly… Ambiance alanguie dynamitée par l’arrivée d’un fougueux jeune homme, fan de Béatrice Page, fille de madame, comédienne. Rosalinde (clin d’œil à Shakespeare) parle avec ironie du vieillissement, des apparences, avec une légèreté un peu factice. Les comédiens, malgré les difficultés dénoncées, s’en sortent à merveille dans une mise en scène de Mélanie Le Duc, élégante et voluptueuse. On la déguste comme un bonbon anglais.
« Deux Frères » :
tous les jours sauf jeudi, à 13h
au Théâtre de l’Oriflamme.« Rosalinde » :
tous les jours sauf mercredi,
à 18h55 dans la cour du Roi René. -

Sur les berges des six lacs, spectacles et pédagogie
« Bonjour, Messieurs, Dames, est-ce que vous connaissez les créatures qui habitent dans ses montagnes ? » Lorsque Fabrice Arbo, guide de montagne et conteur en tenue traditionnelle de montagnard interpelle les randonneurs, à plus de 2 600 mètres d’altitude, ces derniers sont plutôt étonnés. Mais, très vite, Fabrice déroule les anecdotes, sur l’ours, le loup, le bouquetin, la marmotte. L’auditoire se prête au jeu, surtout les plus petits, et on bascule des anecdotes nature aux légendes de montagne. « Connaissez-vous le dahu ? questionne Fabrice. C’est un grand fainéant ! » Bientôt, le conteur décrit la créature fantastique, sorte de chèvre à queue-de-renard, qui aurait les pattes avant et arrière plus courtes d’un côté que de l’autre, « pour pouvoir traverser la montagne sans avoir à se fatiguer à monter et descendre », explique Fabrice. Ensuite, des cris retentissent, c’est tout le petit groupe qui apprend à glapir comme l’animal, suivant les indications du guide. Bientôt, l’auditoire de quatre randonneurs se transforme en un groupe d’une vingtaine de personnes.
« On ne s’y attendait pas ! », s’étonne Marie, venue de Lyon à la montagne avec son mari Antoine et leurs enfants Simon et Valentine. « C’était super orignal ! », commente cette dernière. « Le plus dur, c’est d’arriver à capter le public, une fois qu’ils sont là, ils se régalent, confie Fabrice. Les enfants qui viennent ne vont pas forcément choisir d’eux-mêmes un spectacle de contes à moins d’avoir été bercés par ça, mais tous n’ont pas eu cette chance. » Adepte des longues veillées de contes, il a opté cette fois pour un format de quelques minutes, afin de ne pas trop retarder les randonneurs. Une fois leur attention captée, Fabrice s’adresse tout particulièrement aux enfants. « Ils se disent “tiens ! il est bizarre lui, il ne parle pas comme les autres adultes, allez je l’écoute”, et là on rigole et je les fais participer, explique-t-il. Et ça fonctionne ! Dans toutes les sociétés humaines il y a des conteurs, ça fait rêver, c’est intemporel. »
Les contes de Fabrice font partie des animations du « Voyage dans le monde des six lacs ».
Chaque semaine, du 15 juillet au 18 août, l’un des six lacs d’altitude d’Orcières accueille des sculpteurs, musiciens et artistes le temps d’une journée pour surprendre les randonneurs et leur proposer une pause artistique au fil de l’eau. Une programmation hebdomadaire en plein air, gratuite pour tous les âges. Le but est de faire du paysage unique des six lacs une véritable scène artistique à ciel ouvert.
à quelques pas de Fabrice, une petite équipe du Parc National des Écrins présente aux randonneurs des crânes de chamois et de bouquetins, mais aussi des jeux qui consistent à identifier un animal à ses empreintes ou un rapace à sa forme et son envergure.
Vivre la montagne…
et la respecter« Le but, c’est d’améliorer la connaissance de la faune sauvage du public, souvent les gens connaissent la marmotte mais pas vraiment les autres espèces », présente Marion Moing agent du Parc. Une activité complémentaire aux animations artistiques, si l’affluence estivale en montagne est en hausse, il reste cependant à concilier celle-ci avec la préservation du cadre naturel. « Ça permet d’expliquer les conditions de vie de ces animaux, l’impact qu’a l’humain sur ces espèces, rappeler aussi les réglementations de bivouac, les comportements à respecter avec les chiens de troupeau pour que tout se passe bien en montagne, surtout avec l’explosion de la fréquentation qu’il y a actuellement », explique-t-elle.
![[National de Fos] Mougenot, Caligot et Pizzaro vainqueurs](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/fe61617eeede7afc991533aa2eb7c4b5.jpg)