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  • Un service pour soulager les personnes aidantes

    Un service pour soulager les personnes aidantes

    Elles sont plus de onze millions de personnes à donner de leur temps et de leur énergie pour assister un proche au quotidien. Pourtant, les personnes aidantes ne savent souvent pas que ce travail informel et essentiel à l’intérêt général leur donne des droits, et que des services existent pour les soutenir. C’est le cas de Mireille, venue pour un rendez-vous administratif et aiguillée par le personnel vers la permanence Territoires des aidants. Retraitée de 69 ans, habitant à Sigoyer, elle s’occupe d’un mari qui ne peut plus marcher à cause de problèmes à la hanche et qui souffre de pertes de mémoire, alors que le couple doit déjà s’occuper des parents de ce dernier. « On a jamais pensé à demander de l’aide, explique Mireille. J’aimerais bien être un peu remplacée, pouvoir souffler, sortir, peut-être prendre un jour le temps d’aller faire une randonnée. » Les aides proposées par le service, financé par l’ARS et le Département, se regroupent en trois types : un soutien financier selon l’éligibilité, un soutien psychologique avec un psychologue et/ou un suivi social, ainsi que l’accès à des formations, des cercles de paroles, et enfin, un service de répit, qui permet d’être remplacé dans le soin à la personne aidée, de quelques heures à quelques jours, par des professionnels de santé.

    Deux tiers de femmes

    « Les profils concernés sont variés, ça peut être une mère seule qui s’occupe d’un enfant qui a des soucis de santé, ou quelqu’un qui s’occupe d’un conjoint malade », rappelle Solenn Quéméré, coordinatrice dans les Hautes-Alpes. Le service, gratuit, permet de soulager et d’apporter une reconnaissance aux personnes aidantes, dont les efforts sont rarement comptabilisés comme du travail formel. « Si en France on devait rémunérer le travail d’aidant au Smic cela coûterait 164 milliards d’euros par an », avance François Ollivier, coordinateur de la plateforme. Au total, en France, 61% des aidants sont salariés, et deux tiers sont des femmes. En 2025, 98 personnes ont pu bénéficier du système de répit dans les Hautes-Alpes. Un total que Territoires Aidants veut doubler en 2026, les besoins allant croissant avec le vieillissement de la population. Une rencontre entre personnes aidantes, professionnels de santé et du social sera organisée à Briançon le 1er juin à 17h. À Gap, la permanence sera ouverte le 22 juin et le 6 juillet.

  • Le Département redistribue ses ordinateurs aux collégiens

    Le Département redistribue ses ordinateurs aux collégiens

    Maintenant, il va falloir faire de la place dans la chambre », s’amuse Florence, venue avec son mari et sa fille, Andréa, élève en 6e, récupérer l’un des ordinateurs distribués par le Département. Au collège Achille-Mauzan de Gap ce lundi, une quinzaine de familles ont reçu un ordinateur de bureau de marque Lenovo. « Déjà, ça lui sera utile pour ses problèmes de psychomotricité, pouvoir écrire à l’ordinateur va lui simplifier la vie, remarque Florence. C’est bienvenu car on n’aurait pas eu le budget pour lui acheter et ça lui servira pour des années, si on ne fait pas n’importe quoi avec. » L’ordinateur sera utile à Andrea, qui, studieuse, compte déjà l’utiliser pour faire des recherches sur les matières où elle a des difficultés. Yakin, en 3e, projette lui de s’en servir pour « réaliser des maquettes et des plans en 2D » une fois admis en filière architecture et bâtiment au lycée Paul-Heyraud de Gap.

    Le but de cette opération d’« inclusion numérique » est de distribuer 275 ordinateurs appartenant au Département, après les avoir reconditionnés, sur les 14 collèges publics des Hautes-Alpes. Une distribution sur critères sociaux, visant à assurer une égalité d’accès au numérique. « On stockait du matériel qui pouvait encore servir. On s’est dit qu’en les reconditionnant convenablement on pouvait les redistribuer à nos élèves, à des familles qui ne pouvaient pas forcément l’acheter, explique Maryvonne Grenier, 2e vice-présidente du Département, en charge de l’éducation, des collèges et de la jeunesse. On a voulu que tout le monde puisse avoir le même niveau d’information au niveau du numérique, c’est un outil de travail qu’ils auront sans arrêt durant leur vie d’adulte donc c’est bien qu’ils puissent s’exercer là-dessus. » L’an passé, le Département avait distribué des tablettes, cette fois ce sont des ordinateurs de marque Lenovo, avec écran et tour, doté d’une mémoire vive de 16 go qui seront donnés aux élèves. De quoi permettre une large utilisation scolaire et créative, à condition de savoir s’en servir. « Les ordinateurs sont fournis avec une liste de services numériques, notamment celui du Département, que les familles peuvent contacter pour être aidées dans leur utilisation, pour installer des logiciels par exemple », précise David Coulibaly, chef de projet numérique.

    Des familles inégales devant le numérique

    L’ordinateur peut aussi permettre un meilleur accès à Pronote, logiciel de suivi et de gestion de vie scolaire d’un élève, pour certains parents qui n’ont pas d’ordinateur à la maison. Posséder un ordinateur sera aussi très utile pour l’épreuve orale du Brevet, qui inclut une présentation PowerPoint ou encore pour la recherche de stage de 3e et la rédaction de lettres de motivation.

  • Une fête de la nature pour mieux la protéger

    Une fête de la nature pour mieux la protéger

    Mieux connaître la biodiversité pour mieux la protéger : tel est l’objectif de la Fête de la nature, organisée à Digne du 20 au 23 mai. Des ateliers de peinture végétale, des sorties en pleine nature à la découverte d’espèces animales et végétales, des animations sur la géologie, à la recherche du castor, ou encore des ateliers cyanotype y seront proposés gratuitement au grand public et aux élèves des écoles de la ville préfecture du département.

    « On ne protège efficacement que ce qu’on connaît bien. Si on connaît bien ce qui nous entoure, on a envie de le protéger », avance Richard Bonnet, conseiller municipal délégué à l’environnement. « La Ville de Digne a tenu à faire participer les écoles le mieux possible, puisqu’on y construit les citoyens de demain », ajoute-t-il.

    La Ville organise cette fête en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l’association la Cistude, la médiathèque ou encore le musée Promenade.

    « Un film animaliste suivant une famille de renards pendant toute une année » sera également projeté au centre culturel René-Char, s’est réjoui l’élu. Flora Berger, conteuse et autrice d’un livre sur la vie des abeilles, interviendra auprès des écoliers avec une apicultrice des Mées et une ruche pédagogique.

    « La charte fondatrice de la Fête de la nature impose que la fête fasse progresser la connaissance, qu’elle soit en contact direct avec la nature, qu’elle fasse preuve de protection de la biodiversité, qu’elle favorise l’évolution des comportements, et que tout ce qui est proposé soit gratuit », explique Richard Bonnet.

    Programme dignelesbains.fr/2026/05/fete-de-la-nature-du-20-au-25-mai/

  • Vers un changement des règles d’affichage au Festival

    Vers un changement des règles d’affichage au Festival

    Depuis plusieurs semaines, le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), a évoqué à plusieurs reprises vouloir plus durement encadrer l’affichage des spectacles pendant le Festival. Et si l’arrêté portant réglementation sur le sujet a été publié ce lundi 11 mai, il est en grande partie identique à celui de 2025, publié par l’ancienne municipalité de Cécile Helle.

    Comme évoqué, l’actuel premier magistrat de la Cité des Papes avait affirmé dès le lundi 27 avril, lors de la conférence de présentation du Festival Off, chercher une solution « pérenne et définitive à la problématique de l’affichage sauvage » en « concertation avec les compagnies ». « Alors, je sais que certains y voient une sorte de poésie. C’est vrai que c’est sympa, mais il y a un moment donné, ce n’est pas très écolo, c’est un petit peu compliqué à gérer. Non seulement ça crée une pollution visuelle et environnementale, mais ça renforce, j’allais dire, les inégalités aussi, entre les compagnies qui ont les moyens, effectivement, d’imprimer massivement et puis celles qui ne les ont pas », a-t-il poursuivi. Avant d’assurer qu’un travail allait être fait pour « tourner la page d’un affichage anarchique » et « inventer une communication à la fois plus intelligente, plus équitable et plus verte ».

    « Le délai était trop court et des commandes d’écopacks (service de mutualisation d’impression d’affiches et tracts d’Avignon Festival & Compagnies) étaient déjà dans les tuyaux pour cette année », confirme de son côté à La Marseillaise Laurent Rochut, adjoint au spectacle vivant et ex-coprésident du Festival Off. Il assure que de « grosses réunions de concertation » vont être organisées avec les différents acteurs en septembre et en octobre. Et émet plusieurs pistes, comme « confier l’affichage aux théâtres et puis afficher par salle » et limiter à 100 le tirage par affiche, quitte à autoriser des formats plus grands. Ou encore que la communication soit « maîtrisée par la mairie » avec des espaces dédiés. Car « s’il y a tout à coup des spectacles qui se mettent à afficher sauvagement, c’est super simple, c’est facile à enlever, à arracher et à pénaliser », explique-t-il. Mais « rien n’est arrêté. Ce qui est certain, c’est qu’on veut mettre fin à ce que ça représente pour les compagnies pour qui ce n’est pas sympa à faire. Et pour les services municipaux, c’est une usine à gaz », conclut-il.

    150 affiches par spectacle

    L’arrêté de réglementation est donc en finalité assez similaire à celui de la précédente édition. Ainsi, du jeudi 2 juillet à partir de 22h jusqu’au samedi 25 juillet, en centre-ville ou en extra-muros, les compagnies de théâtre ou les exploitants de lieux pourront déposer leurs affiches. Mais de nombreux lieux sont interdits, à savoir les édifices publics, les monuments historiques, les pupitres et blasons de ces monuments, les arbres et plantes ou encore la signalisation routière et les gouttières, balcons ou palissades de chantier. Les affiches doivent être au maximum au format A2. L’affichage est également interdit sur diverses places, comme la place Pie, celle du Palais des Papes ou celle de l’Horloge. Et le nombre d’affiches par spectacle est limité à 150, sachant que deux affiches identiques ne peuvent être collées l’une à côté de l’autre.

  • Le théâtre s’exporte dans les villages isolés

    Le théâtre s’exporte dans les villages isolés

    La salle était pleine lundi soir pour la première de la tournée des Échappées du théâtre Durance, qui s’exporte dans les villages du département pour venir au contact des habitants des territoires ruraux les plus isolés. Nepo babies, MeToo, influenceuses, inceste… La pièce de cette semaine revisite avec humour et de manière très actuelle les contes du Petit chaperon rouge, de Barbe bleue et de Peau d’âne.

    L’objectif est de « travailler sur l’éloignement de nos habitants des lieux culturels, et, si les gens ne peuvent pas venir au théâtre, le théâtre viendra vers eux », explique Élodie Presles, directrice du théâtre Durance. « C’est un service public qui vous est dû », lance-t-elle aux spectateurs venus nombreux malgré le changement de lieu de dernière minute en raison de la météo. Les pièces sont prévues pour être jouées en plein air avec les beaux jours de ce mois de mai, mais la pluie a contraint les artistes à se rapatrier dans une salle polyvalente du village voisin.

    « On a signé une convention avec les communautés de communes de notre département, et, avec chacune d’elles, nous proposons une programmation dans les villages », précise Élodie Presles. « On s’est rendu compte qu’il y avait des territoires qui n’étaient pas du tout touchés par l’offre culturelle. Il faut faire en sorte d’aller rencontrer les gens sur leur lieu de vie, puisqu’ils ont du mal à venir chez nous, puisqu’en plus, nous, on n’a pas de transports en commun. C’est extrêmement compliqué de se rendre dans n’importe quel établissement culturel du département si on en est un peu éloigné », regrette la directrice du théâtre.

    Le théâtre Durance met par ailleurs en place des bus gratuits « pour que les habitants des vallées éloignées puissent venir au théâtre voir un bon gros spectacle avec beaucoup de décors, parce que ça aussi, ça n’a pas de prix », ajoute Élodie Presles.

    Cette semaine, c’est la compagnie de théâtre toulousaine Groupe Merci qui joue en itinérance, avant de se rendre à Grenoble, Lyon ou encore Échirolles dans les prochains jours.

    Ce mardi à Fontienne, mercredi à Volonne, jeudi à Laragne, vendredi aux Thuiles, puis du
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    er au 5 juin.

  • Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Un projet de fusion des écoles maternelle et élémentaire Simone-Veil à Avignon, souhaité par la précédente municipalité, provoque encore quelques remous. Le syndicat Snudi-FO 84 regrette en effet que la direction académique ait retiré « le poste vacant de direction de l’école maternelle Simone-Veil pour préparer la fusion avec l’école élémentaire pour la rentrée 2027… après avoir échoué à la réaliser pour la rentrée 2026 ».

    Le syndicat estime que « rien ne justifie de soustraire ce poste au mouvement » et que le projet de fusion « n’avait pas l’adhésion des équipes pédagogiques ». « Pour diverses raisons, il a été décidé de prendre une année supplémentaire pour finaliser ou non ce projet. L’ensemble des acteurs concernés seront donc consultés l’an prochain, notamment les conseils d’école. Les échanges se poursuivront l’an prochain et la direction académique mettra en œuvre les décisions qui auront été prises. Le sujet sera donc abordé avec la nouvelle équipe municipale dans les semaines ou mois à venir », précise, contactée par La Marseillaise, la direction académique de Vaucluse.

    Si la fusion des écoles n’est pas prévue avant 2027, une direction unique pour la maternelle et l’élémentaire sera bien mise en place à la rentrée 2026 pour l’heure.

    La direction académique confirme bien ce retrait, mais ajoute que c’est seulement de façon temporaire. « Dans la mesure où un des deux postes de direction d’école sera vacant à la rentrée 2026, il a été décidé de n’y affecter un personnel qu’à titre provisoire, le temps de s’assurer que la fusion aura lieu (auquel cas, il n’y aura plus qu’une direction unique). Si le projet est abandonné, le poste de direction sera de nouveau proposé au mouvement des personnels pour la rentrée 2027 », confirme la direction académique de Vaucluse.

  • Les sénatoriales avancent à grand train

    Les sénatoriales avancent à grand train

    Alors que les formations politiques digèrent à peine la fin des municipales, un nouveau scrutin est en préparation : les sénatoriales du 27 septembre, où le Vaucluse est amené à renouveler ses trois sénateurs. Une élection loin de passionner comme les municipales, puisque seuls de grands électeurs (parlementaires, élus régionaux, départementaux, municipaux) sont amenés à désigner leurs représentants au Palais du Luxembourg. Dans le département, ils seront quelque 1 300 à devoir se prononcer. Le 5 juin, les conseils municipaux se réuniront pour finaliser la liste des grands électeurs.

    En 2020, la droite avait aisément glané deux sénateurs, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR), qui avaient mené deux listes respectives arrivées en tête. Le 3e siège revenant à Lucien Stanzione, 1er secrétaire fédéral du PS, à la tête d’une liste d’union de la gauche. Loin derrière, l’extrême droite, divisée entre le RN et le clan Bompard, avait présenté deux listes, celle du RN recueillant 157 voix, quand il faut entre 280 et 300 voix pour espérer décrocher un siège.

    Sortant le mieux élu, Jean-Baptiste Blanc sera de la partie. Il a officialisé sa candidature dans une lettre aux élus jeudi dernier, dans laquelle il vante son bilan, autour de la loi ZAN (artificialisation des sols) ou ses 117 propositions de loi. « Je pense que mon travail mérite d’être poursuivi, j’ai été un vrai pont pragmatique entre Paris et le Vaucluse », estime le parlementaire, qui a déjà rencontré quelques-uns des 50 nouveaux maires vauclusiens. Seconde de sa liste en 2020, la présidente LR du Département, Dominique Santoni pourrait de nouveau être candidate mais reste, pour l’heure, en observatrice des configurations éventuelles. Âgé de 78 ans, Alain Milon devait initialement passer la main mais, selon Vaucluse Matin, une nouvelle candidature n’est pas à exclure. « Je suis pour une liste d’union la plus totale car sinon, plus il y a de listes, plus on favorise le RN », analyse Jean-Baptiste Blanc. La droite est sortie confortée (Apt, Cavaillon, Vaison…) voire renforcée des municipales (Avignon). Avec l’élection d’Olivier Galzi (DVD) à la tête de la ville-centre, la droite peut espérer 80 grands électeurs de plus.

    Olivier Galzi pousse

    sa compagne

    Sauf que le premier magistrat entend peser dans l’élection « d’une manière ou d’une autre », se contente-t-il de répondre, sans préciser s’il compte pousser une liste autonome ou s’allier avec la droite. Interrogé jeudi dernier, Olivier Galzi avait des atours macronistes d’il y a dix ans. « Notre large mouvement sans étiquette et transpartisan s’est levé pour faire bouger les lignes, nous devons peser dans les échéances qui arriveront », plaide Olivier Galzi. Si lui-même ne sera pas candidat, sa compagne et adjointe au maire, Anaïs Hausmann, pourrait l’être. Questionné, le maire préfère éluder dans un sourire. Toujours est-il que jeudi dernier, c’est Anaïs Hausmann qui a représenté la Ville lors de l’assemblée générale des maires de Vaucluse. Une présence remarquée où l’élue a engagé bon nombre d’échanges. Une rencontre Blanc-Galzi est prévue le 22 mai. Ex-présidente de Renaissance 84, Malika Di Fraja vient aussi de se déclarer candidate à l’investiture.

    À gauche, « le contexte est moins favorable », sait bien Lucien Stanzione, au moment d’aborder sa seconde campagne, marquée par les pertes d’Avignon et de Carpentras. Le sénateur PS compte bien rempiler et miser sur le soutien des partenaires de gauche. « J’ai fait un tour pour le moment informel, mais cela va s’accélérer avec l’idée de présenter ma liste début juillet », projette-t-il. Côté PCF, si rien n’a été validé du côté des instances, « on considère que Lucien a fait le travail et si la gauche a une chance de conserver un siège, il doit lui revenir », estime Julien De Benito, secrétaire du PCF 84. Une liste a priori sans insoumis, qui pourraient présenter leurs propres 5 candidats. « Toutes les élections nous intéressent mais aucune décision ne sera prise tant que des chefs de file ne seront pas désignés, d’ici à la fin du mois », temporise-t-on chez LFI.

    Quoi qu’il en soit, Lucien Stanzione espère convaincre au-delà du simple sérail de la gauche. « Il y a 6 ans je démarrais comme candidat, là je pense que mon bilan et travail, sur l’agriculture par exemple, peut être reconnu au-delà des étiquettes », projette-t-il. Et ce « alors que le danger RN tape à la porte ». L’extrême droite rêve de glaner son premier sénateur vauclusien – Thierry D’Aigrement, délégué du RN 84 est pressenti –, elle qui a déjà 4 députés sur 5. La probabilité existe mais elle est loin d’être assurée, l’étiage actuel de grands électeurs RN serait autour de 200.

  • Les leçons d’un syndicalisme toujours en lutte et en résistance

    Les leçons d’un syndicalisme toujours en lutte et en résistance

    L’Institut d’histoire sociale (IHS CGT) du Var se propose une fois encore de puiser dans la richesse des luttes passées de quoi éclairer les combats d’aujourd’hui et de demain, pour arracher par la mobilisation de nouveaux conquis sociaux et mener la bataille contre les idées d’extrême droite. La conférence de ce soir, qui sera donnée à 17h30 à l’Igesa, se donne pour objectif de mener une réflexion collective sur la manière dont s’est bâtie « une conscience de classe universaliste, offensive et émancipatrice » dans notre département, et comment celle-ci est capable encore aujourd’hui « de répondre aux défis du capitalisme en crise », si l’on parvient à la réactiver.

    L’occasion de rappeler que, des chantiers navals de La Seyne à l’arsenal de Toulon, mais aussi des mines aux industries métallurgiques, s’est constituée au XXe siècle une classe ouvrière dense, organisée et fortement marquée par l’internationalisme.

    Une situation qui s’est radicalement modifiée depuis la fin des années 1970 avec une désindustrialisation planifiée et mise en œuvre à grands coups de casse sociale. Ce qui a en plus profondément désorganisé les collectifs de travail et freiner la circulation des valeurs portées depuis toujours par la CGT. Rien d’étonnant donc, que dans un contexte de crise, les vieux démons ressurgissent face à « l’instrumentalisation des divisions opposant travailleurs et chômeurs, nationaux et immigrés », en faisant renaître la figure du bouc émissaire.

    L’unité face à la haine

    Comment donc aujourd’hui reconstruire l’unité du monde du travail quand le capitalisme et les forces de la réaction prospèrent sur sa fragmentation ? C’est le défi auquel doit répondre aujourd’hui le syndicalisme

    Alain Henckel rappellera en première partie le riche héritage des solidarités mises en mouvement par la CGT dans le Var avant de laisser la parole à André Prone, essayiste et secrétaire général de l’IHS, qui mettra en exergue « la résistance syndicale face à la crise du capitalisme et la montée de l’extrême droite ».

    « Ce qui se joue aujourd’hui dans le Var ne tombe pas du ciel », explique-t-il. Mais le fruit de transformations profondes qui ont généré un accroissement des inégalités, la fragilisation du travail, le recul des solidarités et la progression du racisme. Ce qui se traduit aujourd’hui dans les urnes par les conquêtes du parti à la flamme.

    Et de poursuivre : « Le Var est ainsi devenu un département où l’emploi est majoritairement dispersé, fragmenté et moins organisé collectivement que les bastions ouvriers d’hier. » Avec des milliers de salariés vivant avec des revenus modestes, des contrats courts, des temps partiels imposés, des horaires éclatés, et un taux de chômage global supérieur à la moyenne nationale d’environ de trois points.

    « L’histoire du Var montre que des femmes et des hommes venus d’origines diverses ont su s’unir, lutter ensemble, gagner des droits, défendre la paix, résister au fascisme, s’impliquer dans les luttes au niveau international, arracher des conquêtes sociales », insiste l’intellectuel marxiste.

    Et de conclure : « Si cela fut possible hier, cela reste possible aujourd’hui et demain. » Ce qui suppose de « reconstruire du collectif là où règne l’isolement, de la solidarité là où l’on organise la concurrence, de la conscience là où l’on entretient la confusion, et de l’unité là où l’on diffuse la haine. » Tout un programme.

  • Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Après avoir donné naissance à son troisième enfant dans les années 2010, Allison Piraud s’interroge. Comment éliminer les plastiques des objets nécessaires au quotidien d’un nourrisson tels que les tétines et les biberons ? « Mon mari, qui travaille dans la plasturgie, me déconseillait formellement le plastique pour les risques de migration de substances vers le lait. Je me suis alors tournée vers le verre, mais il cassait. » Après deux années de recherche, l’idée du silicone pur de grade médical, matériau biocompatible (donc toléré par l’organisme), s’impose comme la meilleure alternative. Utilisé, comme son nom l’indique, en médecine, du soin infirmier jusqu’à la chirurgie, garanti sans BPA, BPS, phtalates, PVC, plomb ou nitrosamines, ce matériau ne libère aucune substance volatile ni microparticule sous l’effet de la chaleur, et constitue une alternative saine et sûre aux contenants alimentaires traditionnels. « Je cherchais un matériau qui puisse répondre à des exigences sanitaires extrêmement élevées pour des produits destinés aux nourrissons. Et au-delà de l’aspect sanitaire, le silicone médical est aussi un matériau durable et réutilisable, conçu pour durer dans le temps », souligne Allison Piraud. Elle lance alors l’entreprise Elhée, en 2018, dont le nom est inspiré de celui de sa fille, Éléonore.

    Objectif : multiplier le chiffre d’affaires par 3 ou 4

    Naît alors le « Biberond », premier produit de la gamme, un biberon anti-coliques, qui offre un confort digestif et sensoriel. Dans sa lignée sont conçus d’autres objets (tétines, tasses, chauffe-biberon…), en collaboration avec d’autres marques de l’univers de la puériculture, et bientôt une ligne de soins dermocosmétiques. Toujours avec une double visée sanitaire et écoresponsable : « Nos produits sont évolutifs, avec des accessoires interchangeables et des pièces détachées pour prolonger leur durée de vie et limiter les déchets. »

    Avec des produits imaginés à Toulon et conçus en Isère, Elhée entend privilégier des circuits courts, des matières premières sourcées en Europe et une conception durable. Actuellement « dans une phase d’accélération importante », tel que le décrit sa présidente, présente dans 35 pays, la marque revendique un chiffre d’affaires de 4 millions en 2025, et vise 7 millions cette année, puis 15 à 20 millions à l’horizon 2030. Des objectifs d’expansion qui vont « s’accompagner d’investissements industriels et du renforcement progressif des équipes », prévoit Allison Piraud, qui compte aujourd’hui cinq salariés et une vingtaine d’emplois indirects générés à travers ses partenaires industriels et ateliers français.

  • Le projet Bio-Méthane en débat public

    Le projet Bio-Méthane en débat public

    Ils seront nombreux à répondre au rendez-vous organisé par l’Association des travailleurs de la centrale de Gardanne (ATCG). Partant d’une démarche volontaire, les salariés de la centrale, porteurs du projet Bio-Méthane Provence (BMP), lancent depuis ce lundi une consultation publique autour de celui-ci. Dans ce cadre-là, trois réunions publiques sont organisées par la CGT du site. La première se tiendra ce mardi 12 mai, dès 18h, à la Maison du Peuple de Gardanne. Pour rappel, le projet BMP est porté par la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), sous l’égide de l’ATCG, en association avec Gazotech. Née de longues années de lutte, après la fermeture de la tranche charbon de la centrale, celle-ci a pour objectif de « produire de l’énergie verte à partir de ressources locales et contribuer ainsi à la décarbonation du territoire et à son indépendance énergétique », indique la CGT dans un tract distribué à la population la semaine dernière.

    Les porteurs du projet Bio-Méthane organisent, dans le cadre de cette concertation, trois réunions publiques, permettant de présenter le projet en détail, mais aussi de répondre aux questions des citoyens, comme tenter de rassurer les plus sceptiques vis-à-vis du projet. « Le projet n’a jamais été présenté au public (sous cette forme-là), même si nous avons toujours été clairs sur notre projet et avons toujours informé le public de notre projet. Mais cette réunion permet une information pleine et entière pour tous les riverains, recontextualise Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT du site. (Cette consultation), nous n’avions pas obligation de la faire. Mais selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), il y avait une forte probabilité qu’on soit amenés à la faire via la Commission nationale du débat public (CNDP). » Celle-ci, a donc été saisie au plus tôt. La consultation elle, est ouverte jusqu’au 22 juin. Parmi les trois réunions publiques, la première se tiendra ce mardi 12 mai, dès 18h, à la Maison du Peuple de Gardanne.

    Associations, partis et élus présents

    L’entrée à cette rencontre reste libre, dans la mesure des places libres. Parmi les présents dans la salle, une délégation envoyée par la majorité – le maire, Hervé Granier (LR), se rendra sur place entouré de quelques élus. François Canu, secrétaire de l’Union départementale CGT et secrétaire général de l’Union locale d’Aix, sera lui aussi présent. « La lutte des salariés de la centrale est un dossier départemental, rappelle ce dernier. Le meeting tenu avec Sophie Binet à la centrale [en février 2026, Ndlr] était une première victoire, nous venons soutenir les camarades qui sont encore en train de boucler le projet. » Ce lundi soir, l’Union locale PCF, qui se rendra également à la Maison du peuple, indiquait recevoir dans ses locaux l’ATCG. « Ce projet, on le soutient. Il correspond à tout ce que l’on veut au niveau de l’emploi, de l’industrie… », souligne Amélie Barbey. Mais également, plusieurs associations et militants, notamment écologistes, opposés au projet devraient être présents.

    « Cette réunion permet une information pleine et entière »