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  • [Exposition] Genre, sexe et transgression chez Negpos

    [Exposition] Genre, sexe et transgression chez Negpos

    Patrice Loubon n’a pas oublié cette journée du 27 avril 2025 où il a découvert sa galerie vandalisée. Mais le président et fondateur de l’association NegPos, qui a toujours associé son travail culturel à la politique, loin d’être impressionné, a récidivé. D’abord en accueillant à nouveau l’exposition féministe de Kamille Lévêque, puis en proposant à partir du 8 mai, une exposition autour du genre, du sexe et de la transgression.

    « C’est une exposition que l’on a déjà montrée en Espagne mais je me suis dit qu’elle était une bonne réponse au saccage de l’année dernière. Ça permet d’en remettre une couche et de parler de questions qui nous préoccupent tous, à savoir le genre, la liberté sexuelle, la liberté d’expression et de création. Cette exposition concentre tout cela à travers une grande diversité d’expressions », précise Patrice Loubon.

    Six photographes

    La galerie a en effet rassemblé le travail de six photographes dont quatre internationaux. Parmi eux, le Cubain Yomer Montejo Harrys (Cuba), radiographe, propose une série de radios pour illustrer la violence sexuelle engendrée par le tourisme sur son île. « C’est un travail original qui évoque la soumission chimique, la prostitution et la prostitution des mineurs. C’est un travail très fin parce que la radiographie permet de mettre à distance ces questions. Avec la radiographie, on touche vraiment au corps parce qu’on est dans le squelette même », explique Patrice Loubon. Alejandro Perez Alvarez, également cubain, présente lui son reportage réalisé durant trois ans au sein d’un cabaret transformiste de La Havane.

    Carla Yovane propose de son côté un travail rare, réalisé avec les hommes prostitués de Santiago au Chili après qu’ils ont eu des relations sexuelles avec leurs clients dans des chambres d’hôtel. La sud-africaine Noncedo Gxekwa, elle, multiplie les clichés de femmes puissantes à la force physique déroutante, presque menaçante. Un travail qui évoque fortement l’exposition de Kamille Lévêque « Benzine cyprine ». Côté français, Pauline Sauveur suit une personne en transition de genre, entre traitements hormonaux et démarches administratives, alors que Fabien Dupoux propose un reportage en noir et blanc sur des hommes déguisés en femmes.

  • Le lac de Rives, les Calanques du Larzac

    Le lac de Rives, les Calanques du Larzac

    La dernière fois que c’est arrivé, c’était en 2014. À Rives, commune héraultaise, les fortes précipitations de ce début d’année ont permis la réapparition d’un lac temporaire. Un phénomène qui arrive une fois tous les dix ans. Voilà plusieurs mois maintenant que ce lac éphémère attire les curieux et autres touristes, dans ce coin du Larzac généralement sans cours d’eau. « Comme le sol est argileux, les eaux au bout d’un moment ne s’infiltrent pas complètement. Et en même temps, comme il a beaucoup plu – au moins 100 mm -, l’eau va aussi s’infiltrer dans les terrains qui sont plus perméables autour, dans le karst, où on retrouve aussi du sable dolomitique, les produits d’érosion du calcaire  », souligne Laurent Danneville, hydrogéologue et directeur général adjoint du Parc naturel régional des Grands Causses.

    Ce karst et ce sable vont ainsi créer des sources de débordement qui viendront alimenter le lac dans un second temps – qui change de couleur et s’éclaircit – permettant au point d’eau de durer plusieurs mois. Vient ensuite la vidange, qui est en train de se produire actuellement. « Au fond du lac, on a un ancien avène [puits creusé dans la roche, Ndlr.] plus ou moins artificialisé. Et donc les eaux vont s’infiltrer et au bout de quelques semaines, le lac se vide. Il y a aussi l’effet de l’évapotranspiration », poursuit Laurent Danneville. Cette vidange ira alimenter une autre nappe phréatique, la source de la Sorgues, près de Saint-Affrique, dans le Sud-Aveyron. « Il n’y a jamais eu une mesure complète. On est en train de travailler avec des scientifiques de Montpellier, Hydroscience et on a mis des sondes de mesure depuis un mois pour regarder un peu comment ça se passe », précise l’hydrogéologue.

    Présence d’animaux

    Si le lac apparaît environ tous les dix ans, les périodes de fortes précipitations devraient s’amplifier du fait du dérèglement climatique. Et donc le lac réapparaître plus souvent. Une aubaine pour les chirocéphales, petits animaux vivant dans le lac. « Lors de la ponte, les œufs sont dans ces argiles au fond du lac. Lorsqu’il pleut et que le lac réapparaît, la vie revient, ce sont des petites bêtes de 4-5 cm qui sont là, qui vont se reproduire et restent là », éclaire Laurent Danneville.

    De fait, le lac attire de nombreuses personnes. Kayak, plongée dans des eaux pouvant atteindre 5-6 mètres de profondeur. Problème : il se situe sur un terrain privé. « Il y a toute une réglementation et il ne faut pas marcher n’importe où, faire attention à la faune. Il faut que les gens soient prudents et se garent correctement », fait valoir le directeur général adjoint du PNR, dont le parc est en train de voir comment améliorer l’accessibilité afin de préserver au mieux ces calanques du Larzac.

  • La moto américaine efface le 1er mai

    La moto américaine efface le 1er mai

    Comme toutes les mairies gérées par le Rassemblement national, la politique culturelle à Beaucaire s’inscrit dans la défense des traditions locales. Ici, c’est donc naturellement la culture taurine qui capte toutes les attentions. « Une école taurine est en cours de mise en place avec une association qui a eu une subvention exceptionnelle à la création, ce qui est assez rare. Il y a aussi une novillada qui va voir le jour. Pour eux, la culture c’est la culture taurine et provençale, point », explique Luc Perrin.

    L’élu d’opposition, également secrétaire de l’association Latinos Sin Fronteras, remarque qu’il est aussi très difficile pour certaines associations d’obtenir une salle  : « Il y a toujours de grandes difficultés pour avoir des réponses. Nous essayons d’organiser une fête avec l’association pour le 20 mai. On a demandé une salle il y a plus d’un mois et je n’ai aucune réponse. J’ai fait une relance, toujours sans réponse. Si ce qu’on demande ne leur plaît pas, ils préfèrent ne pas répondre plutôt que de dire non ».

    À Beaucaire, la culture chrétienne est également à l’honneur avec notamment la traditionnelle crèche installée chaque année dans la mairie malgré les multiples condamnations judiciaires. « Il y a aussi la Sainte-Madeleine, les vendanges de la Madeleine, la cuvée de la Madeleine où les maires sont toujours présents sans écharpe. Le maire assiste à des messes et on voit bien qu’il ne fait pas ça en toute discrétion, il s’affiche mais sans écharpe », détaille Luc Perrin.

    Les USA à l’honneur

    Comme depuis onze ans, les drapeaux américains ont envahi les rues de Beaucaire vendredi 1er mai. En effet, la fête des travailleurs a toujours été fustigée par l’extrême droite. Alors à Beaucaire, la municipalité RN a décidé de l’invisibiliser en organisant une grande fête de la moto américaine. Harley-Davidson, tatouages, musique country et jeeps sont au rendez-vous de cet événement qui a tout du rassemblement Maga (Make America Great Again, la devise de Donald Trump). Une procession de motards est même bénie par des prêtres. Pendant le temps d’une journée, la municipalité RN ne voit donc pas d’objection à célébrer une culture étrangère…

    « Ça fait toujours très bizarre de voir le curé bénir les motards sous une nuée de drapeaux américains. Mais cet événement a un succès énorme donc si on le critique, on passe pour un rabat-joie », explique Luc Perrin. « À Beaucaire, on met en place ces fêtes américaines pour effacer le 1er mai des calendriers », confirme Jean Vanhaute, président de l’institut d’histoire sociale de la CGT du Gard.

  • « Voix de femmes » met en lumière les talents algériens

    « Voix de femmes » met en lumière les talents algériens

    Le poème Petit corps sera grand, de Lydia Ait Bouziad a reçu mardi le Prix de l’Excellence, à l’occasion du salon littéraire « Voix de femmes », organisé par Femmes Forum Méditerranée. Ce texte « intime mais dont la portée est universelle », aborde la dépossession du corps féminin, depuis l’espace familial jusqu’à la rue. « Ce texte parle du Soi de façon très introspective. J’explore le rapport à soi, à l’exil et la condition des femmes », explique la poétesse.

    La libération par l’écriture

    Dans son poème, l’auteure se demande : « Comment faire pour exister ? ». C’est là que réside toute la force salvatrice de l’écriture. « L’écriture est vitale pour moi, elle m’a permis de m’exprimer, de me libérer et de mieux me comprendre », confie la jeune lauréate, poétesse depuis l’adolescence, entre ses engagements pour un féminisme décolonial et ses études de littérature française, algérienne et africaine à Alger puis Marseille. La continuité entre les deux rives de la Méditerranée est vécue par Lydia Ait Bouziad de façon « douloureuse ». Car cette continuité est aussi une disruption, que l’exil soit choisi ou subi.

    Fatna Fekih ressent elle aussi la douleur, mais aussi l’amour de la séparation d’une terre qu’elle a quittée à 8 mois. La responsable associative d’Atouts femmes, située dans le 10e arrondissement de Marseille, n’avait jamais écrit avant le concours de 2003, qu’elle a remporté grâce à son texte autobiographique qui retrace son adoption, les violences sexuelles, et ses engagements politiques. « La thématique Escales a vibré en moi. Ma vie chaotique a été une succession d’escales et ce texte m’a permis de parler pour la première fois à mon entourage des agressions sexuelles que j’avais subies », partage-t-elle. « L’écriture m’a libérée. J’ai étalé sur une feuille tout ce que j’avais gardé en moi durant des années », ajoute Fatna Fekih. L’écriture comme moyen d’expression de soi, de libération et de résistance est le combat mené par l’association Forum Femmes Méditerranée depuis sa création.

    Renforcer le réseau féministe d’Alger à Marseille

    D’ailleurs, l’histoire de l’association a, dès ses débuts, été liée à l’Algérie. Sa présidente, Esther Fouchier, détenant une maîtrise en littérature française et algérienne, s’est rendue à Alger pour y rencontrer un collectif féministe. Car outre l’écriture, un point d’honneur est mis sur la formation et les échanges de bonnes pratiques entre associations féministes du pourtour méditerranéen. À l’occasion du salon littéraire, l’association féministe Teroua Fatma Sumer est venue d’Alger. La présidente, Chouaki Fatima, « féministe depuis l’enfance », se bat notamment pour l’abolition du Code de la famille. Ce rendez-vous est aussi, avant tout, un grand rassemblement dont l’objectif est de renforcer le réseau féministe méditerranéen et de rendre hommage aux « créatrices et artistes », notamment celles qui utilisent le langage pour résister. Aldjya Rahab, également présente, lutte pour que la langue tamazight soit reconnue en Algérie et non plus criminalisé. Lauréate du concours de 2000, elle avait reçu un prix pour un texte sur sa mère. L’autrice tenait à rendre hommage à la vie d’une femme berbère et à ses coutumes.

  • Première escale « Mondial » pour Gérard Schneider

    Première escale « Mondial » pour Gérard Schneider

    Élu président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal en octobre 2025, le Luxembourgeois Gérard Schneider était de passage à Marseille où se trouve le siège de la Fédération. L’occasion d’une visite de courtoisie dans les locaux du journal La Marseillaise et d’une rencontre avec la nouvelle équipe du Mondial.

    « Il connaît bien la pétanque. En tant que joueur puis dirigeant, il a participé à une trentaine de championnats du monde », note Maryan Barthelemy. Le directeur des événements du journal et nouveau patron du Mondial, a côtoyé le nouvel homme fort de la pétanque mondiale à l’occasion de plusieurs championnats du monde. « C’est bien que ce ne soit pas un Français, ça montre tout le développement de notre sport à l’international. Puis sa manière de fonctionner va permettre une ouverture sur les continents émergents. »

    « La grande masse fait

    le succès de la pétanque »

    À la FIPJP, Gérard Schneider succède au Français Claude Azéma, après avoir présidé la Fédération luxembourgeoise et la Confédération européenne. « J’ai appris pas mal de choses durant ces années, surtout de Claude Azéma. C’est le grand monsieur du sport boule », insiste cet homme d’expérience et de conviction. Passionné, il incarne la continuité autant que le renouveau. Avec un objectif : « Mener la pétanque, un sport très populaire, j’insiste, au niveau olympique. On a raté Paris mais on doit essayer à nouveau. »

    Pour y parvenir, la nouvelle équipe veut travailler sur l’attractivité du jeu et sa visibilité pour les spectateurs. Sans perdre de vue la base : « C’est le point le plus important. Les joueurs loisirs, c’est la grande masse qui fait le succès de la pétanque. Chacun doit pouvoir jouer à son niveau. Il faut juste trouver le bon mix pour rendre notre sport plus attractif au niveau de la compétition de haut niveau. »

    Un lien tout trouvé avec le Mondial La Marseillaise symbole de ce trait d’union entre amateurs et champions. « Il souhaite nous accompagner dans le futur, c’est une très bonne chose », apprécie Maryan Barthelemy qui fera découvrir le Mondial La Marseillaise en juillet à Gérard Schneider. « J’en ai entendu parler évidemment. Je connais des Luxembourgeois qui sont déjà venus jouer mais je n’ai jamais eu ce plaisir. J’ai hâte de voir ce spectacle en direct. »

    Une manière de s’inscrire dans les pas de Claude Azema fidèle au rendez-vous, tout en affichant sa différence. Alors que son prédécesseur ne prononçait jamais le mot « Mondial » pour ne pas faire d’ombre au championnat du monde, lui n’y voit « aucun souci ». « Il y a 25 nations présentes, on peut parler d’un mondial », sourit le Luxembourgeois qui fera le déplacement avec le vice-président Stéphane Pintus et le trésorier Michael Doerhoefer.

    L’occasion aussi de remettre la Boule d’Or du Mondial à la fédération de Mauritanie. « C’est une des fédérations d’Afrique qui a fait le plus de progrès, pas qu’au niveau du jeu mais au niveau de son organisation. Ils ont refait leurs statuts avec un nouveau comité directeur et ils ont organisé de manière assez exemplaire, le Championnat d’Afrique en 2025. On veut les encourager : la Mauritanie est un exemple à suivre pour les pays africains. »

    Un continent qui s’éveille à la pétanque, symbolisé par la victoire de Madagascar en 2025, première nation étrangère à inscrire son nom au palmarès de La Marseillaise.

  • La famille Masini brille à la Boule Dorée

    La famille Masini brille à la Boule Dorée

    Le championnat départemental en binômes s’est déroulé durant ce long week-end du 8-Mai, ce jour qui commémore la victoire en 1945 sur les nazis.

    Tout a donc débuté le vendredi pour les équipes engagées et cela sur 4 sites, La Destrousse, La Ciotat, la Batarelle et Port-de-Bouc dans le fief de la Boule Dorée.

    C’est là que vont se retrouver samedi les 64 doublettes qui abordent les 32e de finale avec les 16e et 8e à suivre.

    En attendant, coup d’œil sur les champions en titre François Gomez et Serge Penna qui après avoir abordé cette compétition à la Batarelle dans la poule 11, face aux joueurs de Saint-Martin-de-Crau Michel Christophe et Jean-Claude Novi. Ils vont souffrir mais sortir de la poule après le barrage et par la suite face à Amar Ghaleb Bouchaid et Diego Andréo, ils vont non sans mal se qualifier.

    Ils vont être battus en 16e par le binôme de la Boule Carrée, Cédric Marchisio et Frédéric Lorenzetti, lesquels au tour précédent avait plombé les espoirs de la doublette du groupe Mondial La Marseillaise, Maryan Barthelemy et Roger Gatti. Dès lors, dans la course au titre, la voie est libre.

    Le France en ligne de mire

    Dimanche matin, ceux qui ont fait preuve de la plus grande dextérité reviennent à la Boule Dorée pour disputer l’emballage final, à partir des quarts de finale. Cette phase qui ouvre la route au France mais aussi au championnat régional, une étape qualificative au France aussi, en cas de brillants résultats.

    Il reste donc ce dimanche matin huit formations candidates à la succession, On note que le Cercle Saint-Michel Plan-de-Cuques a deux fers au feu… Sous la direction de l’arbitre Patrick Paul débutent les quatre parties programmées par le tirage au sort.

    En ce début de journée, la jeune formation des Calanques, connaît bien des difficultés, sous les yeux et bien soutenus par leur président Lionel Pugliese, pour prendre une métaphore automobile on dira que sur cette route des quarts, Gaëtan Garcia et Florent Boggero n’ont pu passer la vitesse supérieure, au point qu’ils vont être les premiers à prendre la voie de garage.

    Pris à la gorge dès l’entame, Christian Landi et Tom Alleman, si l’on fait là une métaphore sur la boxe, on dira qu’ils sont presque comptés KO, avant de réagir avec énergie, venir titiller le clan Masini, qui finalement repart de plus belle, laissant la formation des Amis de Saint-Julien prendre sur la route de Besançon un chemin détourné…

    Face aux joueurs de Trinquetaille, il a manqué un petit quelque chose, à Thierry Leroy et Max Capelle cette petite part de chance laquelle vis-à-vis d’eux a joué l’Arlésienne. Malgré cela, ils vont en découdre plus de trois heures, avant de voir défiler le générique de fin…

    Le vice-président du Cercle Saint-Barnabé était auprès de ses joueurs. Il va suivre avec son épouse une véritable partie marathon. Ce soutien n’aura toutefois pas suffi, car après bien plus de trois heures de jeu, au cours desquelles ils sont allés au charbon, ses protégés vont laisser les joueurs du bassin minier Fabien Rosa et Mathieu Bogi entrer dans le dernier carré.

    Un final enthousiasmant

    Un final épargné par les pluies annoncées et disputé devant un public très nombreux.

    À ce stade, les places sont attirantes !

    L’enjeu est deux visas pour le France à Briançon, ou deux cartes de participation au championnat régional à Pertuis.

    Le sort offre un derby entre les joueurs de l’AS Trinquetaille Arles et la Commerciale de Saint-Martin-de-Crau d’une part et ceux du Cercle Saint-Michel Plan-de-Cuques face à la formation du Bassin Minier Peypin.

    Nous avons là quatre joueurs qui ont du talent, ils vont réaliser de belles phases, de belles séquences tant sur des tirs ou des appoints importants. Dans ces duels, il faut éviter les mauvaises séquences. Dans ces deux oppositions, il n’y a pas de déchets, toutes les boules a de rares exceptions sont jouées tactiquement avec justesse et précision.

    Les deux oppositions se ponctuent sur le même score à la faveur de la famille Masini dans le derby du nord et par Conte et Lombardi dans celui de l’Est…

    C’est Jean Domingo, le président du groupe de la Boule Dorée qui lance le but de ce dernier acte. Les Plan-de-Cuquois prennent le meilleur départ. Soudain, la belle machine s’enraye, ça arrive bien souvent quand les organismes après trois jours d’une compétition intense demandent à souffler un peu. Il y a des douleurs qui surgissent et sont une entrave pour chercher les repères, pour apprécier et gérer les difficultés du terrain. Qui plus est, même si vous êtes un joueur expérimenté, si vous avez en face un joueur qui marche sur l’eau, réalise un tir d’une belle puissance de feu, il est plus dur de sortir la tête de l’eau, et souvent on entraîne aussi son partenaire dans cette mésaventure.

    Les Masini sont à 9 quand on aborde la 8e mène. Pour les joueurs de Plan-de-Cuques, l’affaire ne tourne pas à leur avantage. Ils laissent leurs adversaires avec un point au sol et trois boules en main.

    Philippe Masini glisse les trois points qui vont, avec son fils Mathieu, leur permettre de s’octroyer le titre de champion départemental 2026.

    Fiche technique

    Quarts de finale

    1) Rosa bat Christian Lopez – Mario Augugliaro (Cercle St Barnabé) à 11

    2) Lupi bat Thierry Leroy – Max Capelle (C. St Michel Plan-de-Cuques) à 8

    3) Conte bat Gaëtan Garcia – Florent Boggero (B. des Calanques) à 2

    4) Masini bat Christian Landi – Tom Alleman (B. Amis St Julien) à 8

    Demi-finales

    1) Francis Conte -Serge Lombardi battent Fabien Rosa – Mathieu Bogi (B. Bassin Minier Peypin) à 8

    2) Mathieu et Philippe Masini battent Damien Lupi – Frédérick Martinez (B. A.S. Trinquetaille Arles) 13 à 8

    Finale

    Mathieu et Philippe Masini (B. Com. St Martin de Crau) battent Francis Conte – Serge Lombardi (C. St Michel Plan-de-Cuques)

    Evol. Score : 0-4 // 0-5 // 1-5 // 2-5 // 6-5 //
    7-5 // 9-5 // 13-5

    Qualificatif à la Ligue

    Leroy-Capelle battent
    Garcia Boggero à 10

    Landi -Alleman battent
    Lopez- Augugliaro à 12

    Finale qualificative

    Landi – Alleman battent
    Leroy-Capelle 13 à 7

  • Championnat doublette : les favoris au rendez-vous

    Championnat doublette : les favoris au rendez-vous

    Dans le Var département -roi de la pétanque mais également du Jeu Provençal, les favoris Thierry Terreno et Mohamed Benmostefa (Draguignan) ont frappé fort dans une compétition particulièrement relevée. Vainqueurs de Laurent Matraglia et Henri Lacroix en 8e de finale, ils ont enchaîné pour venir cueillir le titre après un duel titanesque face à Cédric Soma et Mickaël Martini (Boulouris) 13 à 12.

    Battus en demi-finale par ces derniers, Julien Serrano et Philippe Stievenart (Boule Tropézienne) auront une nouvelle chance lors de la Ligue.

    Un Stievenart peut en cacher un autre. Frédéric le frangin a fait le mille dans les Alpes-Maritimes avec son partenaire Rocco Ursida. Ils ont remporté le titre avec panache en se payant le luxe de battre en finale Anthony Kerfah et Alain Vincensini en finale. C’est un retour gagnant pour l’enfant de Plan-de-Cuques, malgré cette défaite. Il disputera un nouveau championnat de France avec son ami Anthony Kerfah. Mouans-Sartoux sort à nouveau triomphant de ce championnat avec deux équipes en finale.

    Dans le Gard, la victoire est revenue à Virgil Rascalon et Albert Julli (Boule Joyeuse de Beauvoisin). À domicile, ils ont dominé en finale Tyson Molinas et Jean-Louis Amorich (Boule Col Nem). Dans les Alpes-de-Haute-Provence, belle performance de Georges Sarrazin et Romain Cournac (Boule de Lure). Ils seront accompagnés au championnat de France par Pasquin Cristofari et Jean-Pierre Rambla (Pénitents et Plan). Dans les Hautes-Alpes, deux équipes de Briançon/Serre Chevalier ont disputé la finale remportée par David Pocchiola et Boris Colomb face Mickaël Lacroix et Rémi Servel.

    Dans le Vaucluse, Nicolas Laugier et Lionel Guérin (Boule du Roussillon) ont décroché la timbale.

  • Le patinage de vitesse glisse vers les Pays-Bas

    Le patinage de vitesse glisse vers les Pays-Bas

    Un temple, un mythe, un monument. Le Thialf, basé à Heerenveen, aux Pays-Bas, devrait accueillir les épreuves de patinage de vitesse lors des Jeux olympiques 2030 en France. L’anneau néerlandais est l’une des meilleures pistes du monde, dans un pays vivant pour ce sport loin d’être développé dans l’Hexagone. En effet, aucune piste de 400 mètres n’existe sur le sol français, la délocalisation de ces épreuves était donc obligatoire. Les Néerlandais étaient en concurrence avec l’Oval Lingotto de Turin, mais ils ont finalement été choisis au détriment des Lombards.

    Lieu hôte de nombreuses étapes de Coupe du monde et de divers championnats internationaux, le Thialf est un anneau ultramoderne. Une longue piste et plusieurs d’une distance plus courte pour le short-track, la décision est évidente pour le coach des Bleus Alain Nègre. « Entre l’Italie et les Pays-Bas, notre choix est clair : on choisit le Thialf », disait-il en début d’année à Franceinfo.

    12 500 spectateurs pourront assister à ces épreuves sur glace et l’équipe de France a l’assurance de pouvoir s’entraîner à Heerenveen jusqu’à l’échéance olympique. Au pied du podium lors des JO 2026, le tricolore Timothy Loubineaud espérait encore que la France puisse accueillir le patinage de vitesse. Ces athlètes seront donc isolés près de la mer du Nord lorsque les autres sportifs prendront leurs quartiers dans les Alpes.

    Ce choix du Thialf doit être entériné lors du prochain bureau exécutif du comité d’organisation, le 4 juin. C’est à cette date que nous devrions connaître la totalité de la carte des sites pour 2030. Les dernières incertitudes : le hockey niçois, le ski alpin avec Méribel, Val d’Isère et Courchevel et les sites des sports additionnels. Trois semaines intenses arrivent pour le Cojop.

  • Grégory Lorenzi, homme fort du secteur sportif à l’OM ?

    Grégory Lorenzi, homme fort du secteur sportif à l’OM ?

    Il est le premier wagon d’un train qui doit relancer un Olympique de Marseille malade. Il ne reste plus que de malheureux détails à régler pour que Grégory Lorenzi devienne le prochain directeur sportif de l’OM. L’officialisation doit arriver dans les dix prochains jours pour la venue de celui qui a construit, pièce par pièce, le Stade Brestois. Il est sur le point de remplacer Medhi Benatia, dans un style opposé à l’ancien international marocain. Travailleur de l’ombre et discret, apaiser les esprits sera aussi l’une de ses missions.

    Lorenzi, 42 ans, a d’abord écumé les terrains professionnels. Le Corse, formé à Bastia, a fait le bonheur du Sporting, mais aussi de Brest. C’est en Bretagne qu’il va clore sa carrière pour prendre le poste de coordinateur sportif, au cours de l’année 2016. Alors en Ligue 2, le club n’a fait que progresser avec l’ancien joueur à sa tête. Huit maintiens avec différents coaches, avant de se qualifier brillamment pour la plus belle des compétitions européennes : la Ligue des Champions. Un exploit toujours aussi dingue, même deux ans après.

    Grégory Lorenzi a réussi à construire un effectif efficace, tout en réalisant des plus-values importantes sur certains éléments. Romain Faivre et Ibrahima Diallo ont notamment été achetés une bouchée de pain avant d’être revendus 10 millions de plus. Des joueurs expérimentés comme Pierre Lees-Melou, Ludovic Ajorque ou Marco Bizot ont vu l’explosion des jeunes Bradley Locko, Kamory Doumbia et Abdallah Sima, tout aussi précieux.

    Un nouveau mercato XXL à venir

    La suite de la prometteuse carrière de Grégory Lorenzi a bien failli se faire un peu plus à l’est de la cité phocéenne. L’accord était proche avec l’OGC Nice, mais l’intérêt marseillais a fini par prendre le dessus. C’est donc un chantier qui attend le directeur sportif. Il est l’un des premiers maillons d’un OM « new-look », qui est en train de se former. Futur président, Stéphane Richard arrivera au 2 juillet. Le futur ex-brestois devra également choisir son premier entraîneur, une mission pressante. Les premiers échos évoquent qu’un Français, connaisseur de la Ligue 1, pourrait être nommé sur le banc du Vélodrome. Est-ce qu’Eric Roy pourrait venir dans les valises de son collègue de travail ? Nul ne le sait à l’heure actuelle.

    Au-delà du choix du nouveau technicien, l’homme de 42 ans devra inévitablement retaper un effectif bien mal en point. Les départs seront nombreux dès la fin de saison 2025-2026 et le mercato estival pourrait ressembler à ceux réalisés par Pablo Longoria ces dernières années. Beaucoup de mouvements sont attendus pour retrouver de la cohérence et de la densité à chaque ligne. Habitué à travailler avec de petits moyens, Grégory Lorenzi aura forcément une enveloppe plus importante. Même s’il va falloir rester dans les clous, surtout sans qualification en Ligue des Champions.

    Le Bastiais sera-t-il l’homme qui rendra à l’OM une certaine sérénité ? Laissons-lui le temps de travailler avant de se faire un premier avis.

  • Marche blanche pour Ahmed, tué par un motard

    Marche blanche pour Ahmed, tué par un motard

    Les images d’Ahmed, Avignonnais de 79 ans, qui jouait avec un grand sourire aux dominos avec ses amis dans un bar de la Rocade quelques minutes avant de se faire mortellement faucher par un motard alors qu’il traversait sur un passage piéton en soirée ce vendredi, ont marqué les esprits. Une marche blanche en son honneur est organisée par ses camarades de jeu et sa famille ce vendredi 15 mai au départ du stade Pierre-Baizet à 14h30.

    Il était autour de 23h vendredi lorsque le septuagénaire a été percuté. « Un lien a également été établi avec un refus d’obtempérer du conducteur d’une moto de même type, réalisé dans le cadre d’un contrôle routier quelques instants plus tôt au niveau de l’avenue Eisenhower à Avignon », a précisé de son côté le parquet d’Avignon dans un communiqué, ajoutant que « le conducteur avait pris la fuite à la vue des policiers, qui avaient perdu sa trace quelques minutes après l’avoir suivi ». Le suspect, un homme de 28 ans, défavorablement connu des services de police et de justice, a été interpellé dans la foulée et a été placé en garde à vue après avoir été pris en charge par les secours, s’étant lui-même blessé dans sa chute. D’après nos confrères de Vaucluse Matin, ce dernier a été condamné en 2022 à quatre ans de prison pour sa participation à un réseau de trafic de stupéfiants dans le quartier des Amandiers, à Carpentras.

    Appel à témoins

    Une enquête a été ouverte pour des chefs d’homicide routier et refus d’obtempérer. Et « elle se poursuit afin de connaître plus précisément les circonstances de ce dramatique accident », précise le parquet. Un appel à témoins a été lancé par la police nationale d’Avignon.

    Le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), est allé à la rencontre de la famille du défunt. Et plaide sur ses réseaux sociaux pour que « les auteurs de rodéos urbains soient lourdement sanctionnés » et qu’il « ne s’agit pas d’un accident de la route mais d’une mise en danger volontaire de la vie d’autrui ». Il assure également avoir signé, vendredi, le recrutement de trois policiers municipaux supplémentaires avec affectation à la patrouille de nuit.

    Si vous avez assisté à la scène ou disposez d’informations, contact au 04.32.40.56.45 ou par courriel à dipn84-avignon-slpj-daj-gaj-cyclique@interieur.gouv.fr.