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  • La Décade Malraux, dix jours de festivités et de culture à La Ciotat

    La Décade Malraux, dix jours de festivités et de culture à La Ciotat

    Pour le cinquantième anniversaire de la disparition d’André Malraux, La Ciotat organise des projections, des expositions, des rencontres littéraires mais aussi des spectacles, conférences et ateliers pédagogiques pour dix jours de célébrations à partir de jeudi 17 septembre.

    Une initiative nationale

    Une initiative portée par la Ville et en partenariat avec le Fonds de dotation André Malraux et l’association Horizons Malraux, avec la participation des communes de Ceyreste et de Roquefort-la-Bédoule. La Décade Malraux s’inscrit dans sa politique culturelle et patrimoniale fondée sur la préservation du patrimoine, la transmission des savoirs et l’accès du plus grand nombre à la culture.

    Elle est également labellisée au niveau national et s’inscrit dans la dynamique « 2026, Année Malraux », initiée par le ministère de la culture. Premier temps fort prévu donc ce jeudi avec une conférence* autour de la construction du navire scientifique André Malraux, l’inauguration de l’exposition « La construction de l’André Malraux » ainsi qu’une projection de films.

    *18h à la Maison de la Construction Navale 46, quai François-Mitterrand prolongé – La Ciotat.

    Sur inscription au 04.42.08.65.23 / 06.43.20.63.16. Durée : 1 heure 30

  • À Avignon, le placement pénal pour mineurs se transforme

    À Avignon, le placement pénal pour mineurs se transforme

    Maël*, mineur en Unité Judiciaire à Priorité Éducative (UJPE) à Montfavet, donne son autorisation pour montrer sa petite chambre d’une dizaine de mètres carrés. « Ça va, c’est propre », lâche-t-il sans avoir le droit d’en dire plus sur son quotidien ni sur son passé, maillot du Paris-Saint-Germain sur le dos et entouré de posters de dessins animés japonais, avec tout de même un doudou dans le coin. S’il est là pour une durée d’au moins 6 mois, c’est en alternative à un placement en prison pour mineurs.

    L’établissement a invité la presse ce vendredi pour inaugurer le passage, il y a une dizaine de jours, du site de centre éducatif fermé (CEF) en UJPE. Une transformation comme pour l’ensemble des 19 CEF de France, mais aussi des 66 Unités d’Hébergement Classiques (UEHC), sur décision du ministère de la Justice. « Ces dernières années, particulièrement sur la région Sud-Est, on s’est rendu compte que les jeunes accueillis en CEF et en UEHC étaient les mêmes. Alors que le niveau de contrainte judiciaire, c’est-à-dire la contrainte décidée par l’autorité judiciaire, n’était pas forcément le même. Le niveau de contenance, c’est-à-dire la prise en charge éducative proposée, n’était pas le même non plus », précise Franck Baldi, directeur par intérim de la PJJ Sud-Est. Une généralisation qui permet également de doter chacun des établissements d’un poste d’infirmier et d’un professeur technique. Pendant que les dix jeunes, qui viennent des six coins de l’Hexagone, rentrent de leur activité matinale, à savoir du débroussaillage dans les environs, le responsable de l’unité éducative, Moktar Elkhourdj, tente d’expliquer ce que ce changement implique.

    « L’individualisation »

    « La grande différence, l’objectif, c’est surtout d’assurer un suivi éducatif renforcé. Donc autant en augmentant les moyens humains, mais aussi dans la façon de travailler », expose-t-il devant les emplois du temps des jeunes qui ont parfois des rendez-vous avec des juges.

    Tout en faisant visiter les lieux, entre une salle de sport, une sorte de cabane de bricolage, un poulailler fabriqué avec les jeunes ou encore une salle de classe, le tout entouré de grands murs parfois surmontés de barbelés, il poursuit son explication. « On a renforcé l’individualisation de la prise en charge. C’est-à-dire que dans ce cadre judiciaire qui doit être ferme, strict, apporter vraiment, inciter en tout cas, un travail très étroit sur le rapport à la loi, à la règle, à l’autorité », poursuit le responsable. Un travail sur mesure, à hauteur humaine, pour permettre à ces jeunes de se reconstruire.

    *Le prénom a été changé

  • La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    « Nous avons la volonté d’être unis face à la mairie de droite et aussi face à l’extrême droite qui est entrée dans le Conseil municipal. Une grosse responsabilité », affiche en ce 12 septembre Marc Pena (PS).

    À la tête d’Aix Avenir, principal groupe d’opposition – passé de six à neuf élus – à la maire d’Aix Sophie Joissains (UDI), il entend être force de « proposition » et « animer les discussions en conseil municipal qui sont souvent refusées par la majorité actuelle ». Dans son local de la rue du Puits-neuf, le groupe ne compte pas ses critiques envers la première magistrate de la ville, pointant « la dégradation » de l’état des écoles. « Des classes ont fermé à la rentrée comme à l’École Daudet. D’autres sont encore menacées de fermeture comme l’école maternelle Campra, dernière maternelle publique du centre-ville intra-muros », déplore David Tessier. L’élu communiste souligne à quel point « un rapport de force » est nécessaire et « peut payer comme l’a montré la lutte victorieuse des parents d’élèves et personnels de l’école les Floralies ».

    Porte-voix des Aixois

    S’appuyer sur l’expérience et les revendications du monde associatif, syndical et des habitants en général pour s’en faire l’écho en conseil municipal : telle est la démarche d’Aix Avenir, qui va par exemple collecter « à partir d’octobre, les propositions des Aixois » contre les chaleurs extrêmes pour les porter dans l’hémicycle afin que « les effets de l’été que l’on vient de connaître ne se reproduisent plus », situe le conseiller PS Cyril Di Meo. « Entre mai et septembre, Aix a connu cinq canicules. La mairie n’a pris aucune mesure d’urgence, n’a pas ouvert les piscines municipales gratuitement à tous, a réduit les horaires des musées. Au lieu de ça, la mairie construit un parking sur le parc de la Torse, bétonise les champs d’amandiers à la Constance… À Aix, on vit encore comme il y a 50 ans », regrette quant à elle l’élue municipale Cécile Cristofari.

    Parmi les autres thématiques évoquées, celle du patrimoine municipal et de la « mise en vente des bijoux de famille aixois », l’Hôtel de Venel dernièrement. « Depuis un quart de siècle, la droite aixoise sert le même discours selon lequel elle n’a pas les sous pour la réhabilitation. Un autre chemin est pourtant possible », explique le conseiller municipal Hervé Guerrera.

    La mise à mal du tissu associatif aixois a aussi été abordée, notamment l’arbitraire des subventions qui lui est alloué. Philippe Amsellem

  • Martine Vassal met en scène l’union de la droite pour sa rentrée politique

    Martine Vassal met en scène l’union de la droite pour sa rentrée politique

    Union de la droite. C’était le mot d’ordre de la rentrée politique de la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal. Ce dimanche, au domaine de la Tour de La Ciotat, 80 maires et 200 élus de droite des Bouches-du-Rhône sont venus partager un aïoli et afficher une union de façade devant deux mille cinq cents participants. Car la droite affiche ses divisions pour les élections sénatoriales du 27 septembre. Trois listes ont été déposées ce vendredi. Mais malgré ce climat à couteaux tirés, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.) second sur la liste conduite par Brigitte Devésa, soutenue par la majorité sénatoriale de droite LR, Valérie Boyer, tête de liste soutenue, elle, par le président du parti LR Bruno Retailleau et Hervé Granier, maire de Gardanne, tous candidats sur trois listes adverses, étaient présents derrière Martine Vassal.

    C’est donc avec une droite qui apparaît unie derrière elle que la présidente du Département a tenu son discours de rentrée. Le premier depuis sa défaite aux municipales de Marseille. Si elle s’est dite « triste et en colère de voir que la droite n’a pas réussi à s’unir pour les sénatoriales », elle a officiellement apporté son soutien à la liste de Brigitte Devésa et de Renaud Muselier. Mais ce dimanche, l’objectif est clair : mettre en scène l’unité. « Ça fait chaud au cœur de les voir autant rassemblés », s’émeut la présidente du Département. Pour elle, sa famille politique « n’a pas le droit d’être en conflit ou d’être en opposition. Pour les prochaines élections départementales, il n’y aura qu’une candidature et pour les régionales aussi, clame-t-elle. Parce que c’est obligatoire pour tout ce que l’on a fait. » Il reste deux ans pour y travailler.

    « On espère n’avoir qu’un candidat à la présidentielle »

    Pour la présidentielle, « on espère n’avoir qu’un seul candidat pour ne pas tomber dans l’un ou l’autre extrême ». précise Martine Vassal. Pour Sylvain Di Giovanni, ancien président du mouvement Marseille Provence Unie « la droite a gagné lorsqu’elle a été unie ». Selon Martine Vassal, son camp politique devra « trouver des voies pour ne pas charger davantage ni les entreprises ni les habitants et donc réduire les dépenses en faisant des économies d’échelle ». Un cap qui fait l’unanimité à droite.

  • À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    Septembre signe le retour des élèves à l’école, mais aussi celui des licenciés dans leurs clubs. À Istres, élue par deux fois ville la plus sportive de France, le tissu associatif est riche : environ 85 structures accueillent plus de 16 000 inscrits. Cette rentrée, quatre nouveaux clubs ont vu le jour. Ce week-end, la commune de l’ouest des Bouches-du-Rhône était rythmée par la « Faites du sport ». Mais cette effervescence n’efface pas certaines difficultés.

    Après une année marquée par des élections municipales et un changement de majorité, 2027 sera sous le signe des restrictions budgétaires. « Nous avons désormais à composer avec une situation financière très contrainte, et c’est un euphémisme », a indiqué le maire (LR) Robin Prétot aux dirigeants vendredi soir, lors de la signature de la convention avec l’Office municipal des sports (OMS). « Les incertitudes qui pèsent à la Métropole se cumulent à la situation de la commune, que nous présenterons fin septembre à l’issue de l’audit, et privent aujourd’hui Istres d’un avenir très radieux. » Si des pistes sont étudiées pour obtenir le paiement des attributions de compensation d’ici janvier, « à ce jour, il manque 4,7 millions d’euros dans les caisses de la Ville », révèle l’édile, qui a demandé que 12% d’économies soient réalisées dans tous les services.

    Transparence et équité

    Dans ce cadre, l’enveloppe dédiée aux associations sportives sera vraisemblablement revue à la baisse. « Le sport ne peut pas être traité comme une simple ligne budgétaire, il participe au lien social, à l’animation de la commune, contribue à la santé… affirme néanmoins Robin Prétot. (…) Notre choix n’est pas de promettre tout à tout le monde mais d’organiser une action municipale solide qui parte des besoins réels et qui tienne dans le temps. » C’est dans cet esprit que de nouveaux critères d’attribution des subventions ont été imaginés par l’OMS pour une « politique qui soit à la fois utile, juste et équitable ».

    Le directeur de la structure Arnaud Gebleux détaille : « Il y a un critère financier, qui est le taux de dépendance à la Ville. On a constaté que chez certains clubs, 90% du budget venait de la subvention. Chez d’autres, a contrario, c’était 7 ou 8%. L’idée c’est de lisser ces différences avec des critères partagés et objectifs : le nombre de licenciés, la valorisation des publics jeunes, de la compétition (puisque ça engage des coûts supplémentaires). On encourage aussi la professionnalisation et la formation de l’encadrement des clubs. Puis, il y a toute la dimension inclusion, qui n’était pas valorisée jusqu’ici : ça va du handicap au sport par ordonnance en passant par l’inclusion sur critères sociaux. » La municipalité travaille aussi le sujet des doublons. « On aimerait essayer de rassembler certains clubs pour faire des économies d’échelle et mutualiser les équipements », révèle Robin Prétot.

    Du côté des dirigeants, ces nouveautés dans l’attribution des subventions sont bien accueillies. Lucie et Benjamin, à la tête d’Istres Tennis de table, témoignent : « On trouve que ces critères correspondent aux clubs qui travaillent et valorisent la dynamique du haut niveau comme du sport pour tous. Il y a plus de clarté dans les attendus, de transparence au niveau des attributions, et ça oriente la politique de la ville ce qui peut aider les associations à se structurer et à avoir une ligne directrice. »

    Stéphane Renaud-Bezot est aussi très satisfait de ce travail mené sur les critères : « On les trouve justes, ils reflètent vraiment la vie associative des clubs. Les subventions seront données sur des données tangibles ». Son club Istres sport tennis a beaucoup changé ces 4 dernières années : « On a engagé des profs, étoffé l’équipe pédagogique, fait évoluer notre tournoi international… On pense qu’être accompagnés pour faire évoluer le club est important. Ces critères vont en ce sens-là ».

  • Découvrir les gestes qui sauvent à Marseille

    Découvrir les gestes qui sauvent à Marseille

    Un français sur dix maîtrise les gestes de premiers secours. Pour Wadji Zarraa, vice-président de l’Unité locale de la Croix rouge de Marseille, c’est trop peu. « Chaque minute compte lorsqu’il y a un arrêt cardiaque », explique le bénévole. C’est pourquoi, samedi, la Croix rouge a investi le Vieux-Port, pour apprendre à ceux qui le souhaitent les premiers gestes. « Le but c’est aussi leur donner envie de se former », insiste Wadji Zarraa.

    Ce qui semble porter ses fruits sur certains passants. Faycel est de ceux-ci. Sorti pour s’aérer, le voilà à essayer de faire un massage cardiaque et à apprendre les bons gestes lorsque quelqu’un s’étouffe. « C’est important de savoir ça, parce que ça peut arriver partout, dans la rue ou même à la maison ». Le quadragénaire, qui « regarde pas mal de vidéos sur le sujet », hésite même à faire une formation.

    Si les parents se retrouvent plutôt autour des mannequins pour apprendre les gestes qui sauvent, les enfants eux n’ont d’yeux que pour le camion de l’association, qu’ils peuvent visiter. L’occasion pour Mayssane, 6 ans, de monter pour la première fois dans un camion de secours sans avoir besoin d’être blessée. « Ils m’ont montré leur casque, leur gilet et aussi la mallette » énumère la minote.

    Une façon pour les bénévoles de sensibiliser aussi les plus petits. « Dans la chaîne des secours, le citoyen est le premier maillon. Donc plus ils sont formés, meilleurs seront les informations transmises aux secours et meilleures sera la prise en charge », conclut Amandine Rocher, bénévole de la Croix rouge.

  • Première déferlante de colère sociale pour le 15 septembre

    Première déferlante de colère sociale pour le 15 septembre

    « C’est le premier rendez-vous de la rentrée sociale ! Ça s’annonce bien suivi et ça risque d’être une belle mobilisation ». François Canu, secrétaire de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône est plutôt confiant sur l’ampleur de la mobilisation à venir pour la journée d’action et de grève du mardi 15 septembre.

    Il faut dire qu’un bon paquet de fédérations de la CGT en a fait une date clé de la rentrée sociale : fédération des mines-énergie, fédération de la santé et de l’action sociale, fédération des organismes sociaux, fédération de l’agroalimentaire, fédération des industries chimiques… Si chacune a son lot de revendications spécifiques, toutes convergent vers un refus des politiques libérales mises à l’œuvre sous Emmanuel Macron. « Chaque secteur et chaque entreprise porte ses cahiers revendicatifs propres, mais l’attaque patronale et gouvernementale que l’on subit est globale. Sur les salaires, la vie chère, la répartition des richesses, les conditions de travail sous canicule, les services publics à l’os… Tout cela fait qu’il y a besoin d’une réaction commune », explique François Canu.

    Avant de développer : « Il y a aussi les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu pour le prochain budget, avec les franchises médicales qui vont augmenter, les entreprises vont être encore moins taxées… Cela provoque un bouillonnement ». Notons que le PCF des Bouches-du-Rhône appelle également à la manifestation à cette date et donne rendez-vous à ses militants à la Porte d’Aix à Marseille à 11h, mardi.

    « Tous à Marseille »

    pour la santé

    Car c’est de cette place que s’élancera le cortège. Spécificité, et pas des moindres, pour cette manifestation, des travailleurs du secteur de la santé de toute la région, du Vaucluse aux Hautes-Alpes en passant par le Var et les Alpes-de-Haute-Provence, prévoient de s’y retrouver. Avec le mot d’ordre « Tous à Marseille », relayé par les différentes Unions départementales et CGT de diverses structures hospitalières. Parmi elles, celle de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (APHM) évidemment, mais aussi du centre hospitalier intercommunal de Manosque Forcalquier. Un bus de militants des Alpes-de-Haute-Provence est d’ailleurs prévu. Dans le viseur : « Un budget à la hauteur des besoins ».

    Les agents des hôpitaux ne seront pas seuls puisque l’UD CGT 13 a décidé de « départementaliser » la date. Comprenez par là que la mobilisation sera interprofessionnelle : « Il y aura les salariés d’Haribo qui ont fait plus de 7 semaines de grève cet été, ceux de Fibre Excellence qui sont actuellement en lutte », donne, à titre d’exemples, François Canu. Il faudra aussi compter sur une mobilisation des étudiants, qui se donnent rendez-vous à 10h devant le parvis de la gare Saint-Charles. Le cortège prendra d’ailleurs la direction de la Préfecture.

    Préfecture où les travailleurs des industries électriques et gazières (IEG) et des organismes sociaux ont prévu de se rassembler. De quoi illustrer la volonté de « convergence » entre les diverses professions mobilisées ce jour.

    Mouvement électrique dans l’énergie

    Ce sont bien les agents de l’énergie qui vont être la figure de proue de cette date. « On a des retours très importants avec des assemblées générales qui comptent 300 à 400 agents dans les centrales à Marseille, c’était l’une des plus grosses jamais vues », explique Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Il table sur « des taux de grévistes très forts », le mouvement étant intersyndical, avec des piquets de grève dans plusieurs sites de production d’électricité et de gaz de la région, à l’instar de Géométhane à Manosque. De quoi envoyer un premier message limpide au gouvernement pour la rentrée sociale.

  • Mobilisés pour nettoyer le littoral

    Mobilisés pour nettoyer le littoral

    Seuls, en famille ou entre amis, de nombreux Marseillais se sont donné rendez-vous ce samedi matin à Malmousque pour ramasser des déchets. Organisé par l’entreprise marseillaise de nettoyage Onet, en partenariat avec le cercle des nageurs marseillais et l’association Un déchet par jour, l’évènement a mobilisé une centaine de personnes. Une action qu’est venu soutenir Fabrice Amedeo, grand navigateur breton qui a notamment participé au Vendée Globe. Grâce à un partenariat avec l’entreprise Onet le skipper a pu équiper son bateau de course de capteurs. « Ils mesurent le CO2, salinité, température. Ces données aident les scientifiques à mieux comprendre les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan, précise-t-il. J’ai aussi un capteur de microplastique qui mesure toute la pollution anthropique, les pollutions humaines ».

    Engagé dans la lutte contre la pollution des océans, c’était donc tout naturel pour lui de venir aider sur cette démarche, qui est « surtout symbolique, pour sensibiliser les gens. Car la Méditerranée est magnifique mais fragile », insiste-t-il.

    Pour Lola Tertre-Dumas, chargée de sensibilisation scolaire pour l’association un déchet par jour, « ce genre d’événement sert à sensibiliser les enfants qui souvent vont influencer leurs parents qui ont parfois plus de mal à changer leurs habitudes », sourit-elle.

    Beaucoup de cigarettes

    Et ce samedi 12 septembre, les enfants sont nombreux à être venus accompagner leurs parents, comment les filles de Gilles et Anne qui ont ramassé « beaucoup de verre et de cigarettes », précise la plus jeune des deux sœurs.

    Les 94 kg de déchets que les participants ont ramassés seront ensuite presque entièrement revalorisés. Les mégots de cigarettes seront par exemple donnés à l’association Recyclop qui en fait de l’énergie, les bouchons de bouteille à une autre association qui en fait des bijoux ou des objets d’arts, et le reste dans le réseau classique de recyclage.

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Un final historique pourles danses urbaines à l’opéra

    [La Marseillaise Breaking Cup] Un final historique pourles danses urbaines à l’opéra

    Gravures, hauts plafonds et marbre contre pantalons larges, musiques rythmées et casquettes à l’envers. Deux mondes aux antipodes se découvraient, ce dimanche après-midi, à l’occasion de la 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup. Le hip-hop faisait sa première entrée à l’opéra, avec une compétition de breakdance sur la scène principale de ce prestigieux lieu du centre-ville de Marseille.

    Les principaux concernés par cette venue exceptionnelle et inédite, c’étaient les danseurs eux-mêmes. Sorti des qualifications, comme bon nombre de ses camarades, Izzy était impatient de monter sur les planches. Habillé de la tête aux pieds par la marque aux trois bandes, le jeune homme se disait « excité et très content. J’aime beaucoup l’opéra, c’est très beau et c’est très différent des endroits dans lesquels on a l’habitude de danser ».

    En effet, leur terrain de jeu d’une journée est majestueux. Des hautes colonnes, du marbre partout, des balcons offrant une vue panoramique, jamais le hip-hop n’était entré dans une dimension pareille. Pour animer et faire vivre l’après-midi, les MCs Kmeleon, lunettes pailletées sur le nez, et Tony Badman, veste vert kaki et barbe bien taillée, ont pris le micro. L’ambiance était posée, la salle s’était remplie à vue d’œil, il n’y avait plus qu’à démarrer les phases finales.

    Salle comble et danseurs ravis de la compétition

    Les jurés, tous avec une haute renommée dans leur discipline, sont aussi entrés en scène avec une démonstration chacun. Les huitièmes de finalistes zyeutaient au bout de la coulisse pour observer les cadors de leur discipline. Le programme était forcément important avec ces nombreuses battles, mais les deux MCs, en plus d’instaurer un environnement jovial, enchaînaient rapidement pour assurer une après-midi dynamique.

    Le planning se déroulait progressivement et les danseurs étaient peu à peu éliminés. Certains sont allés prendre l’air, pour s’évader de cette salle chauffée, dans les deux sens du terme. Aline, elle, s’est hissée dans le dernier carré. Avant son dernier passage, elle se disait « focus, je me concentre sur moi et sur la musique ». Polo blanc, pantalon ample et chapeau couleur ambre, la jeune femme adepte du popping racontait que « les styles vestimentaires pouvaient être spécifiques par discipline, mais maintenant tout le monde s’habille librement et a son propre style ». Lemzo était justement l’invité de la catégorie popping. Le Lillois a bien profité de l’événement. « C’est l’occasion de revoir beaucoup de connaissances, car on se connaît un peu tous. J’avais déjà dansé à l’opéra de Lille, c’est cool de voir que ça se répète dans d’autres villes. » Danseur depuis 2004, l’homme est un ami de Mofak et salue l’initiative. Il poursuit : « Ça permet de se découvrir mutuellement et c’est bien de pouvoir dire aux gens, “venez nous voir !“ » Leila fut la première danseuse à monter sur scène, dimanche après-midi. Elle s’est dite « reconnaissante » d’avoir pu vivre ça, alors qu’elle entrait à l’opéra pour la première fois. « C’était compliqué d’entrer dans le bain, car c’est un lieu magnifique. Le ressenti était étrange et la configuration a pu être difficile pour nous. Peut-être qu’il aurait fallu plus d’enceintes sur scène pour qu’on entende mieux la musique. » La prestation de Naestro, prodige du chant lyrique, a fait le trait d’union entre les deux univers, l’opéra et les danses urbaines. Rappelant que le bel canto est lui aussi profondément populaire.

    Sonya, « queen » du popping, faisait partie du jury. Venue de Seine-Saint-Denis, elle a apprécié les performances des uns et des autres, mettant en avant « la technique et la prise d’espace » des danseurs. Directeur artistique durant toute la Breaking Cup, Mofak a lui aussi apprécié de voir autant de monde à l’opéra. « Je suis content, il y a eu du monde dès le début, on a eu que des bons retours. »

    Il fut l’un des soutiens de l’événement, Jean-Marc Coppola, maire des 15/16, a eu cette phrase : « Nous cherchions une maison pour le hip-hop, je crois que nous l’avons trouvée ». En début de soirée, les danseurs ont quitté les lieux. La prochaine venue sera celle, début octobre, de Don Giovanni, l’opéra de Mozart. Aurait-il aimé le breaking ?

  • David Gehant dans la course pour l’association des maires des Alpes-de-Haute-Provence

    David Gehant dans la course pour l’association des maires des Alpes-de-Haute-Provence

    « Cela fait plus de 10 ans que je m’engage au travers de mes mandats régionaux. Et cette année, j’ai décidé d’aller encore plus loin. Je serai candidat à la présidence de l’association des maires des Alpes-de-Haute-Provence le 8 octobre », a annoncé David Gehant (DVD), maire de Forcalquier et vice-président de la Région, dimanche, devant près de 200 élus et soutiens venus pour sa rentrée politique.

    « C’est une décision que je n’ai pas prise tout seul », mais avec le soutien de la présidente du département, Éliane Barreille (DVD), et de Camille Galtier (DVD), maire de Manosque, a-t-il affirmé. « Toutes les décisions que nous prenons, nous les prenons à trois, pour le bien de ce département », a-t-il lancé.

    L’élection du président de l’association des maires aura lieu le 8 octobre à Forcalquier. « Daniel Spagnou avait choisi et tenait à ce que ce soit à Forcalquier. Il avait déjà en tête de me passer le flambeau. On en discutait régulièrement. Il me présentait comme son successeur », a affirmé David Gehant. « À la Région, j’ai commencé sans connaître personne, simple conseiller régional, et je suis aujourd’hui cinquième vice-président, avec une délégation extrêmement importante. J’ai bon espoir de faire la même chose au niveau national, à l’AMF », a-t-il avancé.

    Galtier et Di Benedetto vice-présidents

    Il espère « faire monter aussi un certain nombre de collègues qui seront avec [lui]. Camille Galtier est déjà membre de la commission des finances au niveau national. Je suis certain que Julien Di Benedetto peut prétendre à occuper un rôle. Donc un jeu collectif, d’équipe, pour qu’on soit plusieurs à Paris ».

    Le maire de Forcalquier a également annoncé la composition de son équipe . S’il est bel et bien élu le 8 octobre, son premier vice-président sera Camille Galtier, et Jean-Louis Chabaud, maire de Barrême et président de l’association des maires ruraux des Alpes-de-Haute-Provence, sera son deuxième vice-président.

    98 maires présents

    Julien Di Benedetto, maire (SE) de Digne, Jean-Pierre Templier, maire (DVD) de Sisteron, Elisabeth Jacques, maire de La Condamine-Châtelard, et Jacques Depieds, maire de Mane, feront également partie de son équipe. Claude Fiaert sera à nouveau secrétaire général. Avec son équipe, David Gehant a expliqué vouloir « être les porte-voix de nos territoires, dans notre département où les parlementaires sont tous dans l’opposition et n’ont donc plus de voix à faire porter ».

    Il s’est réjoui de la présence de nombreux édiles : « 98 maires sont là aujourd’hui sur les 198. La moitié des maires du département se sont déplacés à Lardiers. Je n’ai jamais vu autant de maires un dimanche dans le département. C’est deux fois plus que l’année dernière », s’est réjouit David Gehant.