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  • [jeu provençal] Thierry Leroy et Max Capelle : les inséparables

    [jeu provençal] Thierry Leroy et Max Capelle : les inséparables

    Les boules ce n’est pas toujours une affaire de talent. Il en faut certes mais pas que. Il doit y avoir une osmose indispensable avec le coéquipier afin d’acquérir des résultats.

    Pour Max Capelle « Kinou » et Thierry Leroy ça va bien au-delà. Ils vivent une amitié indestructible depuis plus de 30 ans et elle se ressent sur les terrains lorsque les deux protagonistes opèrent. Ils se connaissent par cœur.

    Enfant de Château-Gombert, Max a rapidement mis le pied à l’étrier et s’est retrouvé très jeune (10 ans) les boules à la main, drivé par les anciens de l’époque. Thierry lui est de la Madrague de Montredon, un autre quartier où les boules et le football étaient les seules attractions des jeunes.

    Le taiseux et l’expressif

    Les deux hommes ont des caractères diamétralement opposés. Leroy est un taiseux et Capelle pointeur de talent, très accrocheur est beaucoup plus expressif. C’est l’entente parfaite.

    « Nous avons disputé notre premier concours ensemble en 1992, il y a 34 ans, depuis nos chemins ne se sont jamais écartés », affirme Max Capelle.

    « Trois décennies de bonheur », poursuit le pointeur aujourd’hui licencié à Plan-de-Cuques.

    Avec Thierry, « nous avons eu de très beaux résultats dans de grandes compétitions c’est d’autant plus valorisant de gagner avec un ami ».

    Il faut dire que Thierry Leroy est un tireur de très haut niveau et d’une régularité impressionnante. Il aime les confrontations face àdes tireurs au grand standing à l’image de celles disputées souvent face à Anthony Kerfah.

    Capelle-Leroy, ce sont de belles victoires à Digne, Sisteron, et beaucoup d’autres, de nombreux carrés d’honneur. Des coups d’éclat comme au Provençal, il y a trois ans face à Kerfah et Estrang.

    « Faire perdurer

    cette amitié »

    En triplette, les deux hommes ont souvent joué avec le jeune Sébastien Santiago et d’autres mais sans jamais être dissociés.

    Dimanche encore, les deux hommes disputaient un quart de finale du championnat départemental doublette à Port-de-Bouc avec une défaite à la clé.

    « On disputait la septième partie depuis le début de l’épreuve », explique « Kinou » Capelle. « C’est valorisant mais fatigant. » Le poids des années commence à peser (71 ans pour moi, 61 pour Thierry). « Nous sommes encore présents pour lutter. Le principal c’est que nous le fassions le plus longtemps possible, pour notre plaisir, pour faire perdurer cette amitié sur et en dehors des terrains. »

  • L’élection municipale d’Allemagne-en-Provence annulée

    L’élection municipale d’Allemagne-en-Provence annulée

    Le tribunal administratif de Marseille a décidé la semaine dernière d’annuler l’élection municipale d’Allemagne-en-Provence en raison de l’absence de mention de la nationalité étrangère d’un candidat de la liste arrivée en tête. « Les opérations électorales du 15 mars 2026 relatives aux élections municipales de la commune d’Allemagne-en-Provence sont annulées », peut-on lire dans la décision du tribunal administratif du 7 mai, confirmant des informations de BFM DICI et de La Provence. La liste de Christian Gaudemard était arrivée en tête de l’élection municipale, mais c’est son adversaire, le maire sortant Alex Pianetti, qui avait été déclaré vainqueur, les bulletins de Christian Gaudemard ayant été annulés. Ce dernier avait saisi le tribunal administratif. Une nouvelle élection municipale devra être organisée dans les trois mois, précise le jugement.

  • Le personnel du CHU de Montpellier préoccupé par ses conditions de travail

    Le personnel du CHU de Montpellier préoccupé par ses conditions de travail

    Sous les bâches et drapeaux rouges de la CGT, les
    « blouses blanches » affichent des visages inquiets ce mardi 12 mai, alors qu’elles se rassemblent devant le centre administratif André-Benech du CHU de Montpellier, où se concentre la grève. « Les chiffres qui nous ont été avancés, c’était potentiellement 12% de non-renouvellement de CDD ou de départs à la retraite. Quand on fait le calcul, ça correspond à peu près à 1 200 postes », annonce Pierre Renard, délégué CGT au CHU de Montpellier.

    Ce qui inquiète les personnels médicaux et paramédicaux, ce n’est pas seulement ce plan social annoncé en haut lieu, mais aussi le fait que ces suppressions de postes coïncident avec l’arrivée de l’intelligence artificielle au sein de l’hôpital. « On n’est pas contre l’IA, mais contre le fait qu’elle aille remplacer l’humain au sein de l’établissement », précise Pierre Renard.

    Une préoccupation partagée par tous les grévistes présents, qui redoutent d’une perte de compétence, notamment dans le milieu administratif. « Est-ce que l’intelligence humaine n’est pas supérieure à l’intelligence artificielle, surtout lorsque notre cœur de métier, dans un hôpital, c’est les soins ? », interroge Rana, infirmière de bloc opératoire diplômée d’État depuis 17 ans.

    La copieuse enveloppe budgétaire de 14,9 millions d’euros accordée à l’établissement public par l’État, serait destinée à remplacer stratégiquement des postes administratifs par cette nouvelle technologie en vue, notamment, de réaliser des économies de temps et financières. Une logique qui ne parle pas à tout le monde : « Il y a peut-être des domaines d’application de l’IA qui auraient pu être liés aux soins », souligne l’infirmière de bloc opératoire, « nous par exemple, au bloc opératoire, on a la chirurgie assistée par robot, si cette enveloppe peut permettre d’améliorer les techniques chirurgicales, pourquoi pas, mais je n’ai pas l’impression que ce soit le projet ». L’arrivée de l’IA au sein du CHU suscite donc de vives inquiétudes.

    Un besoin de moyen financier et humain

    « Ce qu’on veut réellement pour l’hôpital public, ce sont des moyens humains », martèle le délégué CGT Pierre Renard. Ce dernier rappelle qu’actuellement, le manque de personnel aux ressources humaines entraîne par exemple des retards dans l’établissement des contrats de travail et des fiches de paie et, plus alarmant encore, la CGT s’inquiète de la « charge de travail en constante augmentation » qui plonge le personnel de l’hôpital dans un épuisement professionnel qualifié lui aussi de « constant ».
    « Ce qu’on réclame, c’est de remettre, comme avant, le personnel formé secteur par secteur, que ce soit administratif, ouvrier ou soignant, pour qu’on puisse travailler convenablement, avec des coefficients de remplacement corrects pour que chacun puisse bénéficier de son repos, de ses vacances », martèle l’infirmier Pierre Renard.

    Les annonces faites quant au développement de l’IA au sein de l’hôpital inquiètent d’autant plus que, pour l’instant, il n’est pas question que cette technologie soit utilisée en complément des salariés, mais bien en remplacement de ces derniers. Un remplacement qui « peut être dangereux dans un secteur comme celui de la santé », estime le représentant syndical, alors que les personnels paramédicaux et médicaux autour de lui acquiescent.

    Ce n’est pas la première fois que les difficultés rencontrées dans le secteur de la santé en France sont soulevées, et les solutions censées permettre des économies de temps et d’argent ne semblent définitivement pas faire l’unanimité.

  • Une femme poignardée en plein centre-ville de Digne-les-Bains

    Une femme poignardée en plein centre-ville de Digne-les-Bains

    Une femme de 40 ans a été poignardée dans le centre-ville de Digne-les-Bains dans la nuit de dimanche à lundi, a expliqué le procureur Antoine Pesme à La Marseillaise, confirmant une information de BFM DICI. Elle est toujours hospitalisée à Marseille. Les faits ont eu lieu aux alentours de minuit et demi dans le quartier du pied de ville, a précisé le procureur. L’auteur n’a pas encore été identifié. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Digne pour tentative de meurtre. «J’insiste sur le fait qu’à priori, ce n’est pas une agression de rue, de quelqu’un qui rôde et qui agresse les gens gratuitement. Je pense qu’il y a un différend, que c’est une connaissance avec quelque chose qui a mal tourné », a précisé Antoine Pesme.

  • En Occitanie, le grand public invité à suggérer des contrôles

    En Occitanie, le grand public invité à suggérer des contrôles

    La période de réserve électorale étant achevée, la Chambre régionale des comptes (CRC) revient en force. Cauchemar des collectivités, organismes publics locaux (hôpitaux, offices HLM, syndicats intercommunaux…), des sociétés d’économie mixte et des associations dont elle contrôle régulièrement les finances, cette instance méconnue cherche à s’ouvrir au grand public.

    Du 11 mai au 22 juin, la juridiction financière lance en Occitanie sa 5e campagne de participation citoyenne. L’idée est simple : permettre à toute personne âgée de plus de 15 ans de suggérer un ou plusieurs sujets de futurs contrôles à la CRC. Pour ce faire, rien de plus simple : il suffit de se rendre sur la plateforme en ligne accessible depuis le site de la CRC ou bien de la Cour des comptes de Paris dont elle dépend. L’an passé, un millier de contributions ont été faites en France, dont à peine une quinzaine en Occitanie.

    Parmi les sujets déjà retenus qui vont faire l’objet d’une étude, « le bilan du téléphérique toulousain ou la mise en place par un syndicat d’une tarification incitative pour les déchets dans le Gers », précise Valérie Renet. L’année précédente, la présidente de la CRC rappelle que l’exercice citoyen avait permis la publication de deux rapports transversaux. Très commenté dans la presse, le premier était relatif aux « soutiens publics à la corrida ». Le second traitait du « recours [souvent coûteux et pas toujours efficace, Ndlr] des collectivités aux cabinets de conseil ».

    Rapports à venir

    En attendant les nouvelles propositions, la CRC reprend ses activités. Parmi ses rapports à paraître, celui sur le festival du Printemps des comédiens à Montpellier sortira en juin… en plein festival (29 mai-21 juin) ! Fin juin, ce sera au tour de la Ville de Pont-Saint-Esprit de passer sur le gril. Puis à l’office de tourisme de La Grande-Motte. En septembre sera passée au peigne fin la gestion de l’association Soliha (logement de personnes précaires) présente dans le Gard et l’Hérault. Fin septembre seront publiés les rapports sur l’établissement public administratif Hérault Culture ainsi que sur la Spleth, la société publique locale qui gère les thermes de Balaruc-les-Bains. Enfin est attendue une synthèse sur les effectifs des Villes de Nîmes, Clermont-l’Hérault ou Ganges.

    À ces rapports s’ajoutent plusieurs enquêtes annuelles qui seront publiées dans les prochains mois voire en 2027. La première (septembre), à la demande du Sénat, traitera des aides à domicile dans le Lot et l’Aveyron. La seconde (automne) concernera « le coût du renouvellement des réseaux vieillissants d’eau et d’assainissement » dans le Gard rhodanien, l’Aude et les P-O, résume Patrice Ros, vice-président de la CRC. Parmi les autres enquêtes à lancer et qui sortiront en 2027, on peut citer celle sur les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou une autre sur la gestion des aires de passage pour les gens du voyage. Enfin, un travail partenarial va être testé avec l’Espagne au sujet des Sdis. Avec cette question : sont-ils en capacité de faire face aux événements liés au changement climatique ?

  • [Occitanie] Eau : les écologistes veulent y voir clair

    [Occitanie] Eau : les écologistes veulent y voir clair

    Publié le 25 mars au lendemain des Municipales, le rapport national de l’Anses a reçu un écho inversement proportionnel à l’urgence de son message. A savoir que la France est surexposée au cadmium, ce « métal lourd contaminant et préoccupant pour la santé publique car reconnu cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction ». L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ajoute qu’omniprésent dans les sols, l’air, les eaux et les sédiments, ce polluant entraîne des cancers (poumon, pancréas, vessie, rein), des atteintes rénales et une fragilité osseuse « en cas d’exposition prolongée par voie orale ».

    Or, l’essentiel du cadmium que nous ingurgitons provient de notre alimentation (98% chez les non fumeurs). Hormis le tabac, le pain, les pâtes, le riz, les pommes de terre, les céréales ou le chocolat sont les aliments les plus chargés en cadmium. « Il faut limiter les produits ultra transformés, privilégier les légumineuses et moins le blé », résume Lise Florès.

    Avec le groupe local, l’ancienne candidate écologiste a décidé d’interpeller les collectivités. Dans un courrier cosigné par Debout (le mouvement de François Ruffin) envoyé à la Mairie et à l’Agglo de Lunel, les Verts réclament que la transparence soit faite sur la qualité de l’eau du robinet. « 47% des adultes et 36% des enfants de moins de 3 ans sont surexposés au cadmium », rappelle Lise Florès.

    Si la démarche intentée à Lunel serait légitime partout ailleurs, la militante précise les sources du doute. « Lunel n’a pas une population riche, qui doit manger pas mal de produits transformés ». La commune est aussi entourée de terres agricoles et il se trouve que les engrais phosphatés sont largement pointés du doigt par le rapport de l’Anses. « On a les moyens de rechercher la signature chimique du pollueur ».

    Déjà les Pfas…

    Si les écologistes jouent la carte du principe de précaution, c’est aussi parce qu’ils ont déjà été échaudés sur le sujet de l’eau. L’an passé, il a été révélé dans l’eau potable des taux de Pfas (per- et polyfluoroalkylées, des polluants éternels) supérieurs aux normes dans les communes voisines de Lunel-Viel, Saint-Just ou Saint-Nazaire-de-Pézan. « Les Lunellois sont en droit de savoir ce qu’ils mangent et ce qu’ils boivent ».

    S’il s’agit d’un problème de santé publique qui relève en soi de l’Etat, les collectivités ont aussi leur mot à dire et un rôle de garde-fou à jouer. « Le maire a le devoir d’informer la population. Il peut intervenir sur les menus dans les cantines, dans l’agriculture et la bétonnisation via les points de captage de l’eau », illustre l’écologiste qui rappelle que « dès qu’on imperméabilise, on touche au cycle de l’eau ».

    Ainsi la politique jugée pro-industrielle de la municipalité de droite est-elle décriée. « Sur le projet de zone des Dardaillons, on avait demandé des études sur la qualité de l’eau, rien n’a été fait », déplore-t-elle. « On est dans un système où l’industriel décide et le politique suit ». La co-secrétaire régionale des écologistes y voit la limite des élus soi-disant apolitiques. « Ils n’ont pas de militants ni de spécialistes qui leur donnent d’autres éléments pour décider que ceux de l’industriel ou du café du commerce ».

  • L’OM se sépare déjà de Diacre

    L’OM se sépare déjà de Diacre

    L’histoire entre l’Olympique de Marseille et Corinne Diacre est déjà finie. Les deux parties ont décidé, d’un commun accord, de ne pas prolonger leur collaboration à l’issue de la saison.

    Arrivée à la tête de l’équipe avec l’ambition d’accompagner le projet sportif du club, Corinne Diacre a contribué, avec son staff, à atteindre les objectifs fixés cette saison, notamment le maintien des Marseillaises en Arkema Première Ligue.

    L’OM tenait à remercier l’ancienne sélectionneuse des Bleues pour « son investissement, son professionnalisme et le travail accompli tout au long de son passage au sein du club ».

  • Contrôles routiers renforcés à la veille du week-end prolongé

    Contrôles routiers renforcés à la veille du week-end prolongé

    Au péage Prado-Carénage, les policiers du Groupe de lutte contre la délinquance routière (GLDR), effectuent leurs contrôles routiers habituels. Ils arrêtent une voiture « en fonction des signes visibles de manque d’entretien », souligne l’un d’entre eux, avant de sortir un test de dépistage de stupéfiants. 50 à 60 conducteurs sous stupéfiants sont arrêtés chaque mois, « une augmentation considérable », affirment-ils. Ces équipes sont rejointes dès aujourd’hui par des centaines de policiers, de gendarmes et de CRS, mobilisés jusqu’à dimanche autour de Marseille dans le cadre du renforcement des contrôles routiers sur tous les axes principaux et secondaires du département.

    Corinne Simon, la préfète déléguée des Bouches-du-Rhône, présente au péage Prado-Carénage mardi, explique que « l’objectif est de rappeler les règles principales pour les personnes qui entrent et sortent du département, à savoir le port de la ceinture, le contrôle de la pression des pneus et l’importance de s’arrêter toutes les deux heures ».

    Le protoxyde d’azote,

    un « véritable fléau »

    Depuis le 1er janvier, 30 personnes ont perdu la vie à cause d’accidents de la route à Marseille. Ce travail de prévention et de répression vise à « responsabiliser les automobilistes », dans un contexte de hausse des délits, selon la préfecture de police. Hervé, officier de police judiciaire présent au contrôle du péage ce mardi, explique que 80% des contrôles effectués sur les motos sont liés à des défauts de permis voire à l’absence de permis.

    Jusqu’à dimanche, l’accent sera mis sur les contrôles intensifs liés à la consommation d’alcool, de stupéfiants et notamment de protoxyde d’azote, « un véritable fléau » responsable de plus en plus d’accidents de la route, a souligné la préfète. « Depuis le 1er janvier, 25 automobilistes ont été arrêtés avec des bouteilles de protoxyde d’azote, un gaz qui vous fait complètement perdre vos moyens », a-t-elle déploré. La semaine dernière, un automobiliste sous protoxyde d’azote a provoqué un accident, son pronostic vital est toujours engagé. Le gouvernement entend d’ailleurs sévir sur le sujet, la loi Ripost, présentée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, entend punir de 9 000 euros d’amende et de trois ans d’emprisonnement la conduite après avoir consommé du protoxyde d’azote. Pour l’instant, les forces de l’ordre n’ont reçu aucune formation pour reconnaître et prévenir les risques liés à ce gaz, dont la consommation est en hausse.

  • [Passerelle Interculturelle] Et si la Chine n’était pas si loin ?

    [Passerelle Interculturelle] Et si la Chine n’était pas si loin ?

    Si vous êtes déjà allé en Chine, vous aurez sûrement envie d’y retourner encore et encore. Si vous n’y êtes jamais allé, la Chine reste peut-être encore dans votre imagination : un pays lointain, immense, difficile à comprendre, où la langue semble être une barrière et où le voyage paraît compliqué.

    Et pourtant, aujourd’hui, partir en Chine est devenu beaucoup plus simple. Pour les voyageurs français titulaires d’un passeport ordinaire, il est possible de séjourner en Chine sans visa jusqu’à 30 jours, pour un voyage touristique, familial, professionnel ou de transit. Pour un séjour court, cela enlève une grande partie des démarches qui rendaient autrefois le voyage plus difficile à organiser.

    Exemption de visa

    Le trajet lui-même est aussi devenu plus direct. Depuis la France, notamment depuis Paris, il existe des vols vers plusieurs grandes villes chinoises comme Beijing, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen ou Chengdu, selon les compagnies et les périodes. Une fois sur place, le train facilite beaucoup les déplacements. Les grandes lignes ferroviaires permettent de traverser le pays assez facilement, et les transports urbains sont souvent pratiques et peu coûteux.

    C’est aussi un aspect qui surprend beaucoup de voyageurs français : en Chine, manger dehors et se déplacer peuvent rester très accessibles. On peut prendre un métro, un taxi, un train, manger dans un petit restaurant local ou goûter des spécialités de rue sans forcément prévoir un budget énorme. Il y a beaucoup de choix, parfois même trop, et c’est souvent dans ces moments simples que le voyage devient le plus vivant.

    Bien sûr, Beijing, Shanghai et Hong Kong gardent une place particulière, surtout pour les jeunes voyageurs qui cherchent de grandes villes dynamiques, modernes et intenses. Mais la Chine ne se limite pas à ces grandes métropoles. Wuhan, Kunming, Lijiang ou Lhassa offrent d’autres rythmes, d’autres paysages, d’autres façons d’approcher le pays. Certaines villes sont plus faciles, d’autres plus dépaysantes, mais chacune laisse une impression différente.

    La Chine n’est pas toujours un pays que l’on comprend immédiatement. Elle peut surprendre, fatiguer parfois, impressionner souvent. Mais elle donne aussi beaucoup à observer : une rue animée le soir, un repas partagé, une gare immense, un vieux quartier, un paysage de montagne, une conversation faite de gestes et de sourires.

    Avec la politique actuelle d’exemption de visa, le voyage paraît simplement moins lointain qu’avant. Et au moment où revient la saison des vacances en France, la Chine peut devenir non pas une destination à cocher sur une liste, mais une vraie expérience à vivre, à son rythme. 

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Passerelle Interculturelle] Le cinéma chinois en France : entre diversité, mémoire et innovation

    [Passerelle Interculturelle] Le cinéma chinois en France : entre diversité, mémoire et innovation

    Les projections sont organisées dans plusieurs villes françaises, parmi lesquelles Paris, Lyon, Marseille, Toulouse ou encore Cannes, ainsi que dans certains territoires d’outre-mer, notamment à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. À travers cette tournée, le festival offre au public francophone l’occasion de découvrir la diversité du cinéma chinois contemporain, tout en revisitant une partie de son patrimoine cinématographique.

    Pour Noël Garino, conseiller technique et artistique du Festival, l’un des rôles essentiels du festival est justement de permettre au public français de découvrir des films chinois auxquels il n’a généralement pas accès. « En 2025, il y a un film chinois qui est sorti en France et qui a très bien marché. Il a été très bien accueilli par le public, mais aussi par la critique. Ce film, c’est Her Story. En chinois, le titre est Hao dongxi. C’est un film sur les femmes. C’est aussi un film très moderne. Et je pense que c’est un film qui peut parler à tout le monde. Il peut toucher les femmes chinoises, mais aussi les femmes françaises. » « Il y a également une autre grande tendance très nette dans le cinéma chinois récent : c’est la place de plus en plus importante du cinéma d’animation. En 2025, les films d’animation ont représenté 48% du box-office chinois. Cette année-là, plusieurs films d’animation ont connu un succès absolument impressionnant. Parmi eux, Ne Zha 2, sorti pendant la période du Nouvel An chinois 2025, a dépassé les 15 milliards de yuans de recettes. »

    Il y a plus de cent trente ans, en France, les frères Lumière faisaient pour la première fois « bouger » les images. Georges Méliès, lui, ouvrait la voie au rêve cinématographique grâce aux décors, à la magie et aux premiers effets spéciaux. Dès ses origines, le cinéma n’a donc jamais été seulement une invention technique : il est devenu un prolongement de l’imagination humaine.

    Aujourd’hui, le cinéma se trouve de nouveau à un tournant technologique. Intelligence artificielle, tournage virtuel, images numériques, plateformes de streaming : les nouvelles technologies transforment la manière de produire, de diffuser et de regarder les films. Les échanges cinématographiques entre la Chine et la France prennent ainsi un sens nouveau. Pour le cinéma français, le cinéma chinois représente de nouveaux publics, de nouveaux récits et de nouvelles possibilités de coopération. Pour le cinéma chinois, la France demeure une référence importante en matière d’art cinématographique, de transmission et de protection de la diversité culturelle. La Chine et la France ont des industries cinématographiques très différentes, mais elles partagent une même conviction : le cinéma n’est pas seulement un produit culturel ou commercial. C’est aussi une expérience collective, artistique et humaine.