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  • L’ambassadeur d’Israël en France face à la presse de la région

    L’ambassadeur d’Israël en France face à la presse de la région

    Laura Sahin : Comment abordez-vous l’esquisse d’un accord de paix apportée par le président Trump ?

    Il y a une occasion assez importante de peut-être terminer la guerre. Le Premier ministre donnera sa réponse, la meilleure pour l’État d’Israël. Nous sommes avec une organisation qui prend la population palestinienne en otage à Gaza pour empêcher d’avoir un accord. Cette décision sera très difficile, mais importantissime. Nous sommes dans un carrefour majeur, mais la direction n’est pas encore très claire.

    Olivier Biscaye : Vous condamnez l’action du président français ?

    Bien sûr. Il a rendu les choses plus compliquées.

    Léo Purguette : Y a-t-il une autre solution de paix que celle à deux États ?

    Quatre fois Israël a proposé la création d’un État aux Palestiniens. Arafat a refusé trois fois. Il recevait entre 97 % et 98 % territoire, la division de Jérusalem, le contrôle de ses frontières et une armée. Puis Mahmoud Abbas a refusé encore. La question est de savoir si les Palestiniens veulent cette solution.

    Léo Purguette : L’annexion de la Cisjordanie dans le but de rendre impossible un État palestinien ne semble pas aller vers une idée de paix…

    Ce n’est pas obligatoirement le cas. C’est notre façon d’évoquer le contrôle des frontières. Pour nous, il est clair qu’on ne permettra pas à un État palestinien d’avoir des frontières avec un pays arabe. Car l’entité palestinienne aurait la possibilité de s’armer comme le Hamas l’a fait avant le 7 octobre.

    Philippe Boccara : Pourquoi ne pas laisser rentrer les journalistes indépendants à Gaza ?

    Certains journalistes rentrent. Un groupe de Français a pu rentrer et filmer il y a quelques semaines. Ils sont indépendants. La décision a été prise de crainte que des journalistes meurent par accident sous les balles, ce qui nous aurait forcés à arrêter les opérations militaires. Il y a une discussion à ce sujet en Israël. De temps à autre, nous réussissons à en faire entrer.

    Léo Purguette : Vous parlez d’inhumanité des terroristes, c’est un fait. La situation à Gaza pose aussi question. Les institutions internationales parlent de génocide. Pourquoi empêcher l’aide humanitaire d’entrer ?

    C’est totalement faux. Israël, au contraire, amène l’aide humanitaire. Ce sont différentes organisations onusiennes qui ne veulent pas la distribuer, alors qu’elle est entreposée et pourrit. Ils attendent que le Hamas veille à leur sécurité. Mais le Hamas, en 2024, s’est enrichi en revendant l’aide humanitaire au lieu de la distribuer. On a décidé d’arrêter, mais on a ouvert huit points pour la distribuer directement et nous collaborons avec les ONG, afin qu’elles ne passent pas par le Hamas.

    François Tonneau : Votre pays est-il toujours dans l’unité face au conflit ?

    Israël est une des démocraties les plus vivantes du monde. Tout est permis. Mais il n’y a jamais d’unité, nous ne sommes pratiquement jamais d’accord, nous discutons de tout. Il y aura toujours des manifestations. Le sujet est sensible. Personne ne veut cette guerre. Elle nous a été imposée et même si la population est résiliente, elle est fatiguée. Tout le monde veut terminer. Mais le Hamas veut un nouveau 7 octobre. Allons-nous arriver à une atmosphère de paix et une solution stable, c’est la question.

    Laura Sahin : Un rabbin a été agressé dans l’Essonne, ce week-end. Comment observez-vous l’explosion de l’antisémitisme ?

    Cette explosion date du 7 octobre 2023. Je regardais, il y a peu, des manifestations ce jour-là à Paris et Londres. J’ai été surpris par ces groupes fêtant la mort des juifs. On pansait nos plaies, on ne connaissait même pas le nombre de morts, le nombre de personnes kidnappées. L’antisémitisme était là. L’attaque du 7 octobre a donné une justification pour vouloir la mort des juifs.

    Philippe Boccara : Que dites-vous aux juifs de France qui ont peur de porter une kippa et envisagent de partir ?

    Je suis né en France et j’ai fait mon alya à l’âge de 12 ans et suis israélien. Chaque juif a sa place en Israël. Mais les juifs doivent être fiers et se promener la tête haute. C’est dangereux, je le sais. Mais ne pas le faire, ce serait revenir aux années trente. Je ne demande pas à mes petits-enfants de ne pas parler hébreu dans les rues en France. C’est une période difficile. Mais le peuple juif a contribué à l’humanité et doit continuer. Nous sommes victimes, ce n’est pas à nous de nous cacher. C’est à ceux qui veulent notre mort de se cacher.

    Léo Purguette : Une part de la communauté juive se tourne vers l’extrême droite, dont l’histoire se rapporte à la collaboration. Cela vous interpelle-t-il ?

    Je ne parle que de la France insoumise, qui a une position très ouvertement contre Israël. Mais je ne parle pas des autres partis.

    François Tonneau : La confusion entre antisémitisme et antisionisme est-elle devenue définitive ?

    L’antisionisme est une négation du droit d’Israël d’exister. Cette négation est une nouvelle forme d’antisémitisme. Tous les peuples auraient le droit d’avoir un état, à part les juifs. C’est là où le lien se crée. La critique d’Israël n’est pas un antisémitisme. La plus grande critique à l’égard de l’État israélien se trouve en Israël. Et on ne peut pas dire que les Israéliens soient antisémites.

    Philippe Boccara : Que pensez-vous du jumelage de la Ville de Marseille avec celle de Bethléem en Palestine ?

    Je n’ai aucun problème conceptuel avec cela, beaucoup de villes le font dans le monde. Mais faire cela le jour de Roch Hachana, le nouvel an juif, alors que nous sommes en guerre, ce n’est pas une très bonne idée. Bethléem était à majorité chrétienne avant de rentrer sous le joug de l’autorité palestinienne. Aujourd’hui, il y a en son sein 15 % de chrétiens.

    Julien Desvages : Marseille accueille une communauté juive importante, la deuxième de France. La tradition de cohabitation avec les autres communautés est-elle en danger ?

    Nous avons parlé de ces sujets avec les présidents du Département et de la Région. J’ai compris que Marseille était une ville exemplaire en ce sens et j’espère que cela continuera.

    Philippe Boccara : Profitez-vous de votre séjour marseillais pour rencontrer le maire, Benoit Payan ?

    J’ai demandé une audience au maire de Marseille, mais je n’ai pas eu de réponse.

    Olivier Biscaye : Que pensez-vous de la flottille ?

    C’est un exercice de com de politiciens qui n’ont rien d’autre à faire que bronzer 15 jours en Méditerranée.

    Laura Sahin : Il y a de nombreuses manifestations pro-palestiniennes, avec parfois des débordements antisémites. Qu’en pensez-vous ?

    C’est le parfois qui est important. Énormément d’Israéliens sont pro-palestiniens. Cela ne signifie pas être antisémite ou antisioniste. Beaucoup d’Israéliens pensent simplement que les Israélo-Palestiniens ont des droits. Si la manifestation appelle à la paix, pas de problème. Elle le devient si elle appelle à l’intifada ou glorifie le Hamas.

    Léo Purguette : Il reste la question des otages. La guerre que vous menez à Gaza ne les met-elle pas en danger ?

    La guerre se terminerait demain si les otages étaient libérés. Israël ne pourra jamais abandonner ses otages. Israël perdrait sa raison d’être. Nous ferons tout ce qu’il faut pour les libérer. Il ne faut jamais perdre espoir, ni pour les otages, ni pour la paix. À nous de faire en sorte que le futur soit meilleur que le présent. Nous devons tous y œuvrer.

  • L’OM est prêt à se sublimer face à l’Ajax

    L’OM est prêt à se sublimer face à l’Ajax

    Trois ans que le Vélodrome attendait que l’hymne de la Ligue des Champions y résonne à nouveau.

    Ce sera chose faite lorsque, sur le coup des 20h55, les acteurs de la deuxième journée entreront dans l’arène. Si pour certains joueurs, ce sera un retour aux sources, d’autres vont goûter à une ambiance qui s’annonce d’ores et déjà exceptionnelle. Une ambiance dont ils ont pu avoir un avant-goût à l’occasion du succès historique face au PSG.

    « Nous sommes dans une bonne dynamique, après avoir obtenu des résultats importants », note Roberto De Zerbi. En championnat, l’OM vient d’aligner un trois à la suite concernant les victoires. Mais, surtout, il y a eu le succès face au PSG, qui doit servir de marqueur sur les capacités du groupe à regarder toujours plus haut.

    « Nous nous devons de bien faire les choses en Ligue des Champions, surtout au Vélodrome », enchaîne-t-il. Notamment après avoir poussé le Real dans ses derniers retranchements à Santiago Bernabéu, lors de la première journée. Il attend de ses hoplites qu’ils montrent les mêmes qualités qui leur ont permis de faire chuter le PSG et de renverser le cours du match à Strasbourg.

    Il insiste sur la nécessité « de bien entrer dans le match. Comme nous l’avons fait face à Paris, en montrant notre force de caractère qui nous a fait entrer dans le match et a attiré le public avec nous ». Pour Roberto De Zerbi, « nos entames doivent toujours être fortes pour créer de la magie ».

    Cette osmose joueurs-supporters qui séduit tant, il compte bien l’alimenter en offrant une victoire face à l’Ajax, pour le retour de la Ligue des Champions à Marseille. Néanmoins, si son équipe semble lancée sur la bonne trajectoire, en bon italien, il n’oublie pas que le Capitole, où les généraux romains étaient portés en triomphe, est voisin de la roche Tarpéïenne, d’où les bannis étaient précipités dans le vide. « À Marseille, nous marchons toujours sur des œufs ! », rappelle-t-il.

    Toutefois, l’OM a les moyens de venir à bout d’un Ajax qui se cherche encore. Un succès européen validerait les belles choses montrées en championnat face à Lorient, le PSG et Strasbourg.

    « À Marseille, nous marchons toujours sur des œufs ! »

  • Les moins de 19 ans veulent un premier succès face aux Hollandais

    Les moins de 19 ans veulent un premier succès face aux Hollandais

    La Coupe d’Europe est aussi présente au stade Francis-Turcan, à Martigues. L’OM accueille l’Ajax (14h30) pour cette 2e journée de Youth League, la Ligue des champions des moins de 19 ans. Ils sortent, eux aussi, d’une défaite rageante sur la pelouse du Real Madrid. Après avoir mené deux fois au score, ils se sont inclinés sur un penalty dans les derniers instants. Sous la houlette de Tadjidine Mmadi, auteur d’un doublé contre les Madrilènes, les jeunes Olympiens vont vouloir obtenir leur première victoire face à un centre de formation reconnu. Un joueur de l’effectif pro pourrait venir gonfler le groupe de Lasaad Hasni, il s’agit de Darryl Bakola. Le Marseillais de 17 ans devrait bien être présent pour ce match entre moins de 19 ans. Quant à l’Ajax, la volonté sera d’afficher un visage similaire par rapport au match inaugural contre l’Inter (1-1). Emre Unüvar, petit frère de Naci, ex-prodige ajacide, était le seul buteur des Néerlandais lors de cette rencontre. Le compte X @Foot_NL met aussi en avant Aaron Bouwman : « Défenseur central, grand (1,88m), rapide et solide dans la relance, un profil à la néerlandaise rappelant Matthijs De Ligt. » À 17 ans, il a déjà joué en Eredivisie (équivalent de la Ligue 1). Sean Steur et Abdellah Ouazane seront aussi des jeunes à surveiller pour cet OM qui rêve de prendre les trois points, à Martigues. Il ne leur restera plus que quatre matches pour intégrer le top 22, qualificatif en phase finale.

    2e journée de la Youth League

    À 14h30 au stade Francis-Turcan, à Martigues

    OM : Badaoui – Calisto, Camara, N’Zinga, Bezahaf – Corbon, Bakola, Issanga – Ali, M’Madi, Valero

    Ajax : El-Hani – Frankel, Bouwman, Jetten, Tilborg – Romers, Steur, Ouazane, Ayyildiz – Unuvar, Nash

  • Amsterdam compte toujours sur une jeunesse éclatante

    Amsterdam compte toujours sur une jeunesse éclatante

    Faites vos jeux, rien ne va plus. L’Ajax arrive, ce mardi (21h), au stade Vélodrome, pour cette 2e soirée de Ligue des champions. La formation amstellodamoise réalise un bon début de saison, comptablement parlant, mais le contenu des matches fait grincer des dents les fans ajacides. Les confrontations modestes en championnat (Breda, Volendam, Almelo, mais le PSV) n’ont pas non plus préparé l’équipe d’Amsterdam aux joutes européennes. Malgré tout, l’Ajax possède un centre de formation hors pair et plusieurs jeunes talents pointent le bout de leurs crampons. Dans la lignée des De Jong (FC Barcelone), Gravenberch (Liverpool), Timber (Arsenal), quelques joueurs sont promis à un bel avenir.

    Du talent à revendre

    « Rayane Bounida est sans doute le plus prometteur de la génération U21/U19. Techniquement, il est très au-dessus de la moyenne. » C’est avec ces mots que @Foot_NL présente la première pépite. Ce compte X géré par plusieurs passionnés de football néerlandais totalise près de 11 000 abonnés et reste à l’affût de chaque actualité. Hormis le milieu offensif d’origine marocaine, Jorthy Mokio est également un joueur à suivre de près. Extrêmement précoce, le milieu offensif né en 2008 est moins en vue ces derniers mois. « Mokio avait débuté en fanfare, il a perdu du temps de jeu et semble moins dangereux qu’à ses débuts », nuance le compte Foot néerlandais. Kenneth Taylor est sûrement le jeune le mieux installé au cœur du dispositif du coach John Heitinga. Le numéro 8 de 23 ans a trouvé sa place : « Kenneth Taylor reste l’un des joueurs les plus influents. Ancré dans l’entrejeu, il peut parfois passer à côté de certains matches, mais il est considéré comme un leader naturel qui organise le jeu de l’équipe. »

    Offensivement, deux joueurs sont aussi à mettre en avant pour leurs qualités. Le premier est Oscar Gloukh. Transfuge du Red Bull Salzburg, l’Israélien est arrivé cet été. Ce week-end, face à Breda, il a ouvert le score sur une passe de Mika Godts. Le Belge, formé à Genk, est justement l’homme dangereux de cette attaque ajacide. « Il représente une menace constante. C’est un ailier qui ne se contente pas de rester collé à la ligne, il pénètre souvent dans la surface pour créer un danger direct. » En comparaison avec les précédentes générations dorées de l’Ajax, celle-ci semble être d’un calibre moindre. Des talents individuels, oui, mais « un manque de constance collective et un contexte moins favorable », d’après ce compte spécialisé. « Il est toutefois réaliste d’imaginer que deux ou trois joueurs de cette vague perceront au final ».

  • Alerte sur la situation financière du Gard

    Alerte sur la situation financière du Gard

    Comme de nombreux Départements, la situation financière du conseil départemental du Gard s’est détériorée ces deux dernières années. Selon la Chambre régionale des comptes (CRC), les finances de la collectivité étaient saines en 2021 et 2022 grâce notamment à des droits de mutation à la hausse (perçus à chaque vente immobilière).

    Mais ces recettes ont diminué à partir de 2022. « Le fort recul des produits des droits de mutation à titre onéreux, dont le caractère est particulièrement volatil, réduit de moitié la capacité d’autofinancement brute du Département (77 M contre 153 M en 2022) », écrivent les magistrats de la CRC. Ils alertent également sur les charges de personnel qui « limitent les marges de manœuvre du Département ». Malgré cette situation, l’institution a continué d’investir (123,3 M en 2023 contre 111,2 M en 2022). « La dégradation de la situation financière se confirme en 2024 au point de compromettre à court terme la soutenabilité de la politique d’investissement.[…] Le recours à de nouveaux emprunts (60 M) met un terme à la tendance au désendettement amorcée en 2021. La capacité de désendettement atteint 13 ans en 2024 ce qui est au-delà du ratio prudentiel de 10 ans », précise encore la CRC.

    Des conclusions que ne réfute pas le conseiller départemental Christian Bastid. Mais l’élu communiste tempère tout de même la responsabilité du Département : « Ce que ne dit pas assez fortement la Chambre régionale des comptes ce sont les raisons de ces difficultés. Ce n’est pas parce qu’on a une mauvaise gestion, au contraire. C’est la conséquence de toutes les politiques décidées au niveau national qui ne financent plus à la hauteur nécessaire le RSA [Revenu de solidarité active, Ndlr], l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) et la Prestation de compensation du handicap (PCH) ». La CRC précise tout de même que les « dépenses d’action sociale progressent plus rapidement que l’ensemble des charges de gestion ».

    Peu de marge de manœuvre

    Pour le budget 2025, le Département a engagé un plan de 31 millions d’économies. Pour cela, des emplois devraient être supprimés en ne renouvelant pas certains titulaires ou en ne remplaçant pas des départs à la retraite. La CRC s’inquiète aussi du montant alloué à l’investissement qui pourrait être revu à la baisse si le Département ne parvient pas à « rétablir un niveau d’épargne suffisant » ou si les recettes fiscales de l’année sont plus faibles que prévu.

    Françoise Laurent-Périgot, la présidente (PS), a écrit à la CRC où elle s’engage à « mettre en œuvre un plan d’économies des dépenses de fonctionnement » pour le prochain budget. « Nous allons devoir réduire certains dispositifs », confirme Christian Bastid. « Il faut trouver un juste équilibre pour rester un Département au plus près des gens et en même temps, il faut qu’on réfléchisse à comment réduire certaines aides. »

  • Nuit du droit : « C’est un peu notre fête de la musique à nous ! »

    Nuit du droit : « C’est un peu notre fête de la musique à nous ! »

    Découvrir, le temps de la reconstitution d’un procès historique, la Cour d’appel de Montpellier ou assister à des joutes oratoires dans les locaux du tribunal administratif. Le 2 octobre, ces lieux de justice, où l’on se rend peu et souvent contraints, ouvrent leurs portes à l’occasion de la Nuit du droit, manifestation à la fois pédagogique et ludique destinée à faire mieux connaître, auprès du grand public, le droit, « qui régit tous les aspects de notre vie et ceux de la société dans laquelle nous évoluons ».

    Pour la 4e année consécutive, l’ensemble des professions juridiques (magistrats administratifs et judiciaires, avocats, notaires, commissaires de justice, étudiants en droit…) s’associent pour ouvrir grand les portes du palais vers la Cité. Et chaque année, c’est un immense succès : les places, gratuites sur inscription*, sont prises d’assaut (plus de 1 000 personnes l’an dernier, sans compter les déçus restés sur liste d’attente). « C’est un peu notre fête de la musique à nous  », résume avec humour Virginie Bertrand. « Le but est de rendre accessible les lieux de justice pour que le public puisse y rentrer. Le message, c’est de dire : le droit vous appartient, venez voir comment ça se passe », explique cette avocate montpelliéraine impliquée dans l’organisation de l’événement.

    Forte de ce plébiscite, la manifestation, traditionnellement organisée à la cour d’appel, s’étoffe cette année avec l’ouverture au public d’une nouvelle juridiction : le tribunal administratif et de nouvelles activités : une visite historique des lieux de droit à Montpellier (départ à 16h du parvis de la cour d’appel) et un escape game qui proposera au visiteur de se glisser dans la peau d’un magistrat financier en réalisant le contrôle d’une commune fictive.

    Comme ce fut déjà le cas l’an dernier, la manifestation débutera par un forum des métiers du droit proposé dans l’enceinte du lycée Jean-Monnet, à destination des élèves de première et terminale. Le grand public, lui, pourra assister, au tribunal administratif (rue Pitot) à des joutes oratoires proposées par des étudiants en droit et des élèves de l’école d’avocat sur les thématiques : « le télétravail rend-il plus heureux ? », « L’art contemporain est-il une imposture ? » et « Faut-il vraiment tourner la page ? »

    La cour d’appel accueillera, de son côté, sur deux créneaux distincts (18h-20h et 20h30-22h30), plusieurs ateliers. Notamment la reconstitution d’un procès historique de 1946, celui du docteur Petiot, médecin parisien accusé d’avoir assassiné et dépouillé, sous l’Occupation, 27 personnes retrouvées mortes à son domicile. Les visiteurs pourront également revivre la célèbre affaire de la commune de Morsang-sur-Orge. Par arrêt du 27 octobre 1995, le Conseil d’État a validé l’interdiction d’un spectacle de « lancer de nains », décision qui a fait entrer la dignité dans la notion d’ordre public en France.

    Seront également proposées, comme chaque année, des lectures théâtralisées de textes ayant trait au droit sur des thèmes divers tels que la condition des femmes en Afghanistan ou les enjeux suite aux incendies estivaux, ainsi que des plaidoiries sur les droits de l’Homme.

    * Inscription sur : https://my.weezevent.com/nuit-du-droit-2025

  • « En un an, on a enregistré une augmentation de 20% de nos publics »

    « En un an, on a enregistré une augmentation de 20% de nos publics »

    La Marseillaise : Quels sont les principaux enseignements de cette étude ?

    Fabien Albert : Il y a cette année une toute petite amélioration de l’indice de pauvreté-précarité sur l’ensemble des populations visées par ce sondage, due à l’inflation qui a baissé, elle aussi. Ce qui n’empêche que le sentiment des gens de basculer dans la pauvreté-précarité, est, lui, beaucoup plus grand. Il a augmenté de 30% en un an. Et de fait, sur le terrain, on a de plus en plus de personnes qui rentrent dans nos structures et demandent de l’aide, à tous les niveaux.

    Le baromètre fait un focus sur les 18-35 ans, révélant une situation sociale difficile couplée à une angoisse pour l’avenir. Est-ce que ça se reflète dans l’Hérault ?

    F.A. : Oui tout à fait. De 5 000 jeunes suivis, on est passé à un peu plus de 7 000. Plus globalement, à l’échelle nationale, on le mesure à travers le fait qu’en 3 ans, sur l’ensemble des fédérations du SPF, on est passé de 19 à plus de 40 antennes dans les facs.

    Ces personnes sont psychologiquement fragilisées par l’inquiétude qui les ronge ?

    F.A. : Il y a un voyant rouge quand ils franchissent la porte du Secours populaire, ils arrivent avec tous leurs soucis, qu’il faut parfois désamorcer. Ça touche tous les publics, mais les plus concernés ce sont les gens qui travaillent et qui, malgré cela, ne s’en sortent pas. Ceux qui ont des enfants ont le sentiment de ne pas pouvoir leur faire plaisir quand ils en ont envie. Ce sont des frustrations psychiques qui accentuent encore l’injustice entre ceux qui s’en sortent financièrement et ceux qui, même en travaillant, n’y parviennent pas. Et ils sont de plus en plus nombreux.

    Les bénévoles jouent donc un rôle d’écoute important ?

    F.A. : C’est le rôle premier du Secours populaire que d’écouter. Même s’il y a un portail d’entrée par l’aide alimentaire, qui est le plus connu, on est une association généraliste de la solidarité. On n’apporte donc pas forcément tout de suite une aide matérielle. Le premier geste solidaire qu’on fait, c’est l’écoute et l’accueil. Et ensuite l’échange. Car ces personnes ne viennent pas forcément chercher une aide matérielle, ça peut être un coup de pouce sur la façon de résoudre un problème médical ou des problèmes de papiers (on travaille aussi sur l’accès aux droits).

    Les demandes d’aides ont augmenté dans l’Hérault. De quel ordre ?

    F.A. : Entre 2023 et 2024, on a enregistré une augmentation de 20% de nos publics, soit 6 à 7000 personnes en plus. 32 000 personnes ont franchi la porte du SPF 34 en 2024.

    Parmi ces gens, beaucoup de familles, donc d’enfants ? Quel type d’aide spécifique leur est proposé ?

    F.A. : Oui beaucoup d’enfants, en effet, et beaucoup de familles monoparentales. On propose une aide sur la rentrée scolaire en fournissant des fournitures grâce à des collectes réalisées fin août dans des supermarchés. On donne également un coup de pouce sur les licences extrascolaires : sport, musique, etc. Et puis il y a le soutien scolaire, assuré par des bénévoles dans toutes nos structures. Enfin il y a toutes les activités de loisirs, dont la Journée des oubliés des vacances est emblématique. Cette année, elle a réuni 40 000 enfants à Paris, dont 180 de l’Hérault, pour les 80 ans du SPF.

    Qu’en est-il de l’aide alimentaire ?

    F.A. : Sur ce plan-là, on est en baisse. D’abord parce que les sommes allouées par l’Union européenne n’ont pas augmenté avec l’inflation. Ensuite parce que la ramasse, depuis le vote de la loi anti-gaspi il y a 7-8 ans, est devenue un marché parallèle et économique, avec des déstockeurs qui viennent récupérer la marchandise avant nous… Sans compter que – mais ça c’est une bonne chose – les grandes surfaces, de leur côté, ont baissé leur surproduction en 10 ans. Si bien qu’au final, on a de moins en moins de produits qui rentrent, donc à distribuer. Pour autant la décision n’est pas de priver des personnes d’accès à cette aide, seulement on est contraints de réduire le colis qui, de 20- 30 produits, se réduit à une quinzaine.

    Le budget de l’association est-il fragilisé par les restrictions budgétaires des collectivités ?

    F.A. : Sur la partie subventions publiques, on a perdu, en 2025, 20% de l’aide du Département de l’Hérault et environ l’équivalent sur la Ville de Montpellier.On a de moins en moins de moyens…

    Les bénévoles, eux, sont au rendez-vous ?

    F.A. : Oui, les Français sont résistants. La nouvelle génération arrive. On a gagné 200 bénévoles sur le département entre 2023 et 2024, portant leur nombre de 1200 à 1400. Avec des jeunes de 20-30 ans qui se mobilisent pas mal. Il y a une résurgence de la solidarité chez cette jeunesse.

    * Une grande collecte départementale de produits alimentaires et/ou d’hygiène sera organisée le 11 octobre dans les supermarchés de l’Hérault ; et une grande braderie départementale aura lieu le 18 octobre aux halles du marché gare (MIN), à Montpellier.

  • Les chemins du vivant, le second souffle de Montpellier 28

    Les chemins du vivant, le second souffle de Montpellier 28

    Près deux ans après avoir échoué au pied du mur pour faire de Montpellier la capitale européenne de la culture en 2028, l’association M28 – qui portait la candidature – ne s’avoue pas vaincue. Ainsi, du 26 septembre au 5 octobre, l’association propose « l’événement 25 – les chemins du vivant », soit plus de 100 manifestations culturelles dans 80 lieux (le territoire de la candidature, à savoir Montpellier, Lunel, Sète, Pic-Saint-Loup, Vallée de l’Hérault, Agde) réalisées par plus de 150 artistes, scientifiques ou encore chercheurs.

    « Cette programmation est variée, nous voulons montrer une diversité de territoires, une diversité de propositions artistiques qui va se déployer sur dix jours. Nous invitons le public à venir emprunter les chemins du vivant, à se déplacer là où on n’a pas l’habitude d’aller, à échanger avec les artistes », souligne Sophie Léron, présidente de l’association M28. Premier rendez-vous est donné à la cité européenne du théâtre du Domaine d’O, pour la soirée d’ouverture avec un concert de Blick Bassy (19h30).

    Et il y en aura pour tous les goûts. « Une particularité de cette collection est qu’elle est pluridisciplinaire avec des arts visuels, du spectacle vivant, de l’architecture, des réflexions sur le paysage. Il est assez rare de voir dans le même temps toutes ces disciplines qui dialoguent les unes avec les autres. Il y a aussi une place pour les arts culinaires, la musique, la danse », détaille Nicolas Lebourg, directeur artistique de M28. Notamment du théâtre de rue au Peyrou, à Montpellier, avec la compagnie Beagat theater « qui réalise des installations, qui invite à la lecture, à la réflexion. Ça va être magnifique » (05.10, 18h). Ou encore les danseurs Nicolas Fayol et Salia Sanou (avec la compagnie Mouvements perpétuels, 4 et 5 octobre, à 18h, Université Paul-Valéry à Montpellie

    Sept lieux phares

    L’occasion également de découvrir les différents sites du territoire et notamment sept lieux phares : la Mosson à Montpellier, le Quai des Moulins à Sète, l’abbaye d’Aniane, le canal de Lunel, les sources du Lez et le château Laurens à Agde. « Découvrir à travers des lieux patrimoniaux, symboliques, dans lesquels vont pouvoir s’exprimer des artistes, c’est vraiment nous interroger à travers ces différentes formes d’expression sur ce que nous sommes, c’est vraiment un sujet actuel dans cette période de bouleversement », observe Loïc Linarès, président socialiste de Sète Agglopôle.

    Un tel projet qui n’aurait pas pu être réalisable sans la coopération entre les différents acteurs. « M28 est une démarche de coopérations des communes, des EPCI à une échelle plus large que celles sur laquelle nous exerçons nos responsabilités. Une coopération en faveur de la culture qui rassemble », estime Michaël Delafosse, président PS de la métropole de Montpellier.

    Et pour attirer de nouvelles têtes, l’événement 25 se délocalise dans six gares héraultaises (Montpellier, Frontignan, Vic-la-Gardiole, Agde et Sète) afin de mettre en avant les projets culturels ayant lieu sur le territoire. « La gare est un lieu de passage, de transition qui permet de faire venir la culture vers tous les publics, parfois non habitué à venir dans des lieux culturels », souligne Hilaire Hautem, directeur régional de SNCF Gare et connexion. Tout en permettant d’admirer le patrimoine et la richesse de la région.

    Programme complet à retrouver sur montpellier2028.eu.

  • Au Parti socialiste ciotaden, il y a comme de la friture sur la ligne…

    Au Parti socialiste ciotaden, il y a comme de la friture sur la ligne…

    « Pour moi, c’est un non-sujet », s’agace, au téléphone, Yannick Ohanessian. Le 1er fédéral du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône rechigne à commenter ce qui se passe au PS de La Ciotat. Il livre un propos prêt à l’emploi : « Les socialistes seront en ordre de marche et unis dans une union de la gauche et des écologistes pour les municipales. » Il ajoute : « Il y a aujourd’hui un PS qui est en train de s’organiser. Il peut y avoir plusieurs candidats pour un même poste. Il y aura à la fin une équipe socialiste. »

    À la question de savoir qui est légitime pour préparer le terrain des municipales à La Ciotat, de Bernard Ougourlou-Oglou élu 1er des socialistes en avril, mais qui n’est plus depuis le 19 juin 1er secrétaire du PS ciotaden, Antonio Delogu, ligne Faure, étant sorti vainqueur des urnes, Yannick Ohanessian ne tranche pas. « Ils sont tous un peu légitimes. On a besoin de toutes les forces pour mener le combat. » Selon une source, les choses clarifiées en novembre. Le 18 septembre, Bernard Ougourlou-Oglou, par voie de communiqué à la presse, a fait savoir qu’il avait organisé une première réunion « en vue de la préparation d’une candidature de gauche sociale-démocrate pour les élections municipales de 2026 ». « Pour les Ciotadens, explique-t-il, est une association loi 1901. Elle a vocation à permettre aux gens de s’investir, même s’ils ne sont pas étiquetés socialistes. » Ce jour-là, « une vingtaine de Ciotadens d’horizons divers ont répondu à l’invitation », affirme-t-il. il conclut : « Dans cet esprit d’un travail pour les possibles de notre commune, car c’est “possible”, nous renouvelons ici la volonté de rencontrer nos partenaires progressistes de la ville de La Ciotat. D’amicales invitations ont été envoyées. »

    Antonio Delogu assure : « Je ne suis pas là pour faire la guerre à Bernard. Quand il a été élu 1er des socialistes, la ligne locale à La Ciotat était alors celle de Meyer-Rossignol, à l’aile droite du PS. Mais entre-temps, il y a eu, du 13 au 15 juin à Nancy, le congrès du PS, et la ligne Olivier Faure a gagné. Moi-même j’ai été élu à la section ciotadenne sur cette ligne. Bernard conteste ma légitimité comme secrétaire de section et parle d’un bourrage d’urnes*. » Il développe : « Le rôle du premier des socialistes en vue des municipales – et je ne remets pas en cause son élection – est de rencontrer les partis, les associations, les syndicats, collecter les informations et les remonter au fédéral. Mais il doit faire tout ça avec la section PS locale. Or il fait cavalier seul… »

    « Bernard est dans le déni »

    Pour Patrick Ducôme, porte-parole du PS de La Ciotat, « Bernard Ougourlou-Oglou ne veut pas admettre son échec à l’élection de la section du PS de La Ciotat. Il est dans le déni. Mais il est complètement isolé sur la scène politique locale ». Et d’achever : « Cela crée de la division et ça brouille le message. »

    Catherine Vingtrinier

    * Notre édition du 31 juillet.

  • « Le patronat essaie d’enfermer la gauche dans le prélèvement »

    « Le patronat essaie d’enfermer la gauche dans le prélèvement »

    La Marseillaise : La taxe Zucman suscite de vifs débats autour du budget. Quelle est votre analyse sur cette mesure très populaire dans l’opinion ?

    Frédéric Boccara : Il y a un vrai problème de justice fiscale. Mais le problème du budget c’est d’abord que son financement est dans les mains des marchés financiers : ils prélèvent 66 milliards d’intérêts, soit l’équivalent de la dépense pour l’enseignement primaire et secondaire. C’est ensuite un problème de dépenses malsaines, qui minent l’économie, la société et son développement, donc la capacité « d’avaler la dette » par une croissance saine… Enfin, il y a les impôts. La taxe Zucman doit être regardée relativement à deux enjeux. La justice fiscale, une contribution juste des personnes et des entreprises, et une inégalité extraordinaire s’est creusée en faveur des ultra-riches que des grandes entreprises. Et l’enjeu d’efficacité. Si on prélève et que le pays s’appauvrit, ça ne va pas. Développer la France, c’est développer l’efficacité pour vivre mieux. Et la taxe Zucman ne s’inscrit pas forcément dans cette logique.

    Quels leviers envisagez-vous alors ?

    F. B. : Les économistes du PCF, avons d’autres propositions. Nous parlons d’une sorte de taxe Zucman améliorée, un impôt sur la fortune amélioré. Ce problème de l’efficacité, les uns prétendent le résoudre en disant, on va taxer les biens professionnels, les autres, on va les exclure. La question est : quelle est la contribution des biens professionnels au développement sain et efficace du pays ? C’est l’enjeu d’une partie de la richesse. Nous proposons donc une taxation minimale de toutes les fortunes, à partir d’un certain seuil, y compris biens professionnels, modulée à la hausse s’ils ne développent pas l’emploi, la valeur ajoutée, l’écologie. Il faut ainsi taxer « l’outil de non-travail ». De même pour les bénéfices. Côté ménages, il faut baisser fortement la TVA, si douloureuse pour les plus modestes, et rétablir plus de progressivité de l’impôt sur le revenu.

    Le patronat s’agite avec ce meeting du Medef le 13 octobre. Comment interprétez-vous cette réaction ?

    F. B. : Ça veut dire deux choses : le patronat est inquiet de la mobilisation sociale, et il veut serrer les boulons parce qu’il redoute aussi des défections dans son camp. Car nous voulons et pouvons emmener l’ensemble des forces de la création et du développement avec nous pour aller de la justice fiscale vers une nouvelle efficacité fiscale du prélèvement et de la dépense. Un certain nombre de couches moyennes et supérieures sont intéressées par cette vision. L’U2P, les vraies petites entreprises, a réagi très durement face au Medef, en disant : « Nous payons plus, nous voulons contribuer mais il ne faut pas nous écraser ». C’est précisément cet élément que nous reprenons. Il y a quelque chose de juste dans leur argument. Les grandes entreprises ont vu leur taux effectif d’impôt baisser de cinq points entre 2016 et 2022, quand celui des très petites a augmenté de 0,4 (étude Insee). Les grandes entreprises paient 14% de leur bénéfice, contre 21% pour les PME. Le patronat essaie d’enfermer la gauche dans le prélèvement. Nous devons prendre au sérieux l’argument de l’efficacité. Dénonçons le double égoïsme du grand capital sur les entreprises. Il fait tout, jusqu’à tricher, pour payer le moins possible d’impôts. Mais son pire égoïsme, ce sont les délocalisations. Que fait-il avec les richesses ? L’argent qu’on lui laisse (dont les aides), il l’utilise à démolir l’activité et l’économie. Entrons dans une autre relation avec les entreprises pour aller vers une efficacité qui recèle des ressorts nouveaux : l’enjeu écologique, l’enjeu des capacités et des dépenses humaines.

    La dette, souvent brandie comme un frein à l’investissement social ou écologique. C’est une contrainte réelle ou construite politiquement ?

    F. B. : Elle est à la fois réelle et utilisée politiquement, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut dire que c’est bidon. Elle est réelle car elle est dans les mains des marchés financiers, avec deux conséquences : cette dîme de 66 milliards et cette exigence que les dépenses soient faites pour le capital, les bas salaires, moins pour les services publics… c’est leur vision de la compétitivité. Mais une dette n’est pas forcément mauvaise. Je préfère parler d’avances, c’est moins moral. Or des avances pour se développer, c’est nécessaire. Nous proposons un fonds d’avances pour le développer des services publics et de l’économie, appuyé par le pôle public bancaire et financé à 0%. Et une bataille convergente sur la Banque centrale européenne.