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  • COP30 : l’urgence à agir rappelée par les associations d’Occitanie

    COP30 : l’urgence à agir rappelée par les associations d’Occitanie

    « La survie de l’humanité est en jeu ». Dans un monde pourri par l’argent, où les intérêts particuliers priment sur l’intérêt général, Simon Popy n’y va pas par quatre chemins. « On a besoin d’un changement radical. Sinon c’est la fin du monde tel qu’on le connaît », alerte le président de France nature environnement (FNE) Occitanie Méditerranée.

    La COP30 marquera-t-elle le début d’un tournant mondial salvateur ? Rien n’est moins sûr. Mais le militant espère a minima une « piqûre de rappel » sur l’inquiétante réalité d’un climat qui se réchauffe plus vite que prévu et l’urgence à réagir à l’échelle internationale. « Face au fake news, le minimum c’est qu’on nous rappelle au monde réel. On doit mettre de côté la logocratie, la voix de celui qui parle le plus fort ».

    En disant cela, Simon Popy pense notamment au retrait des USA sous la pression de Trump. Une absence de taille qu’il envisage comme une « opportunité » pour les Brics, les pays du Sud étant les premiers touchés par le réchauffement climatique. « Le Brésil est confronté à beaucoup d’enjeux environnementaux autour de l’Amazonie. Après Bolsonaro, ils ont une carte à jouer ». Quant à la Chine, qui a déjà pris le virage des énergies renouvelables au contraire des USA arc-boutés sur leurs énergies fossiles, « elle peut avoir le champ libre pour être moteur elle aussi », positive-t-il sans s’attendre à des miracles. Il s’interroge aussi sur les positions de l’Union européenne. Sera-t-elle plus « exemplaire » ? Là encore difficile d’être optimiste tandis « qu’elle détricote les droits sociaux, environnementaux et qu’elle contribue à accroître l’accaparement des richesses par une minorité prédatrice ».

    Pour le président de FNE Occitanie Méditerranée, il existe deux sujets majeurs dans cette COP30. D’abord la question du financement de la transition écologique. « 65% des financements passés étaient des prêts aux pays émergents ! On est quasiment sur du néocolonialisme. Il faut un financement réel. Sans quoi la suite logique sera l’aggravation de la dette ». Second axe majeur, celui de la justice environnementale. Entre « le nord et le sud » mais aussi entre « les populations les plus pauvres et l’oligarchie dominante ». Or, il estime qu’en France, on est loin du compte. « On voit bien avec la politique de la droite sur les carburants, les ZFE, que c’est toujours la faute des pauvres ». Selon Simon Popy, il faut « avoir le courage d’interroger la responsabilité des grandes entreprises qui poursuivent leur fuite en avant comme Total ou Bouygues ».

    Taxer le kérosène

    et les billets d’avion

    Du côté d‘Aternatiba Montpellier, Cathy Valat « n’attend pas grand-chose et à la fois beaucoup » de cette 30e conférence sur les enjeux climatiques. Sans Bolsonaro, « Le Brésil n’est pas une dictature », observe-t-elle. De plus, le pays fait face à une « grosse mobilisation des peuples autochtones sur la déforestation ». Elle rappelle que le 28 septembre, une journée solidaire à leur appel avait mobilisé plus d’un millier de personnes à Montpellier. « Un sommet des peuples est prévu », positive la militante.

    Jugeant « dramatique » le retrait des USA, elle craint toutefois une montée des discours climato-sceptiques. « Les intérêts financiers prennent toujours le pas. Avec le greenwashing, le capitalisme a plus d’une arme dans sa besace ». Sans la mettre au même niveau que celle de Trump, elle juge la politique d’Emmanuel Macron « erratique » en matière écologique. « Il n’y a aucune stratégie du gouvernement français. Macron se fait mousser mais Total continue de forer en Afrique. »

    Fidèle au slogan d’Alternatiba – Changeons le système, pas le climat ! – Cathy Valat refuse pourtant de baisser les bras. Membre du collectif Atterrissons d’urgence, elle persiste à dire qu’il existe des solutions raisonnables contre le réchauffement. « Taxons le kérosène des avions et augmentons les taxes sur les billets d’avion. ». Tandis que l’aviation reste « le seul secteur à qui on ne demande jamais d’efforts », elle déplore le fleurissement de publicités en faveur de vols européens à des prix attractifs juste pour un week-end. « Cela provoque des demandes qui n’existaient pas. »

  • Nîmes : « Cette ville a les ressorts pour résister », selon Vincent Bouget

    Nîmes : « Cette ville a les ressorts pour résister », selon Vincent Bouget

    Dans l’arrière-salle du Prolé, la soirée touchait à sa fin lorsque Vincent Bouget a pris la parole. Sans notes, le candidat de la gauche nîmoise a replacé le questionnaire citoyen dans une perspective plus large : « On ne transformera pas cette ville à quelques-uns. Si on veut la changer, il faut que les Nîmois se réapproprient leur vie, leur histoire, la politique, leur quartier ». Pour lui, l’objectif dépasse la collecte de réponses : il s’agit d’un processus de réappropriation démocratique. « Beaucoup de gens n’y croient plus, a-t-il reconnu. Ils ne pensent pas qu’on puisse faire autrement, ni qu’on puisse le faire ensemble. C’est ce doute qu’il faut combattre. » D’ici la restitution du 11 décembre, Bouget veut mobiliser « jusqu’au dernier jour » pour que chaque Nîmois puisse s’exprimer.

    « En face, les forces réactionnaires se mettent en marche »

    L’intervention a aussi pris des accents politiques plus combatifs. Le candidat de la gauche unie a dressé un constat clair : « L’extrême droite se met en ordre de marche, pendant que la droite court derrière elle » Face à cela, Bouget appelle à ne pas se démoraliser : « Oui, les forces adverses sont puissantes, mais notre réponse, c’est le travail de terrain. 160 points de contact en deux mois, des milliers de rencontres : c’est ça qui compte ». Il conclut sur une note d’humilité : même en cas de victoire, « rien ne sera facile ». Mais, dit-il, « notre force, ce sera cette réunion des habitants de tous les quartiers. Cette ville a des ressorts pour résister et reconstruire ensemble ».

  • Quel avenir pour les Halles de Bagnols-sur-Cèze ?

    Quel avenir pour les Halles de Bagnols-sur-Cèze ?

    Lors du vote du conseil municipal pour se porter garant du prêt contracté par Anthony Gazan pour rénover les Halles en 2022, les élus avaient voté pour à l’unanimité. Seule la gauche et notamment le Parti communiste s’étaient inquiétés de ce choix, tant le projet porté par un acteur privé semblait ambitieux. Trois ans plus tard, force est de constater que le pari a été raté.

    En 2022, ce projet porté par Anthony Gazan, professionnel de l’immobilier, avait en effet été labellisé par le programme Action Cœur de Ville dans l’objectif de redynamiser le centre-ville. Celui-ci a donc bénéficié d’un prêt à taux zéro de 1,15 million d’euros de la part de la Banque des Territoires, pour lequel la Mairie s’est portée garante à 50%, en optant pour l’hypothèque. « Condition indispensable à l’obtention du prêt », précise aujourd’hui la municipalité. Mais seulement seize mois après son ouverture, ces Halles ont fermé en catimini après le départ des deux derniers commerçants.

    « Nous n’avons jamais cru à ce projet déjà parce qu’il avait eu des précédents ratés dans les partenariats publics-privés comme par exemple le lotissement PUP de la route d’Orsan ou Bagnols plage », explique Elian Cellier, le secrétaire de la section communiste bagnolaise. « Il manquait aussi un parking pour accueillir les clients. Et quand ça a commencé, les loyers des commerçants étaient exorbitants donc ça n’a pas marché ». Depuis un an, le rideau est donc descendu sur ces Halles qui abritaient historiquement un cinéma.

    Mais fin octobre, une annonce est apparue sur le site Le Bon coin pour proposer à la vente le fonds de commerce à 215 000 euros pour cet espace de 550 m2. « Qui va vouloir investir alors que le centre-ville est un désert et que le trois-quarts des magasins sont fermées ? Je pense que c’est invendable. On se demande pourquoi la mairie ne s’est pas saisie de ce bien dont elle prétend avoir une garantie ? », interroge Elian Cellier.

    Nouveau sujet des prochaines Municipales

    Dans ce contexte, la municipalité se fait discrète rappelant « qu’aucune somme d’argent n’a été versée par la mairie, situation qui demeure inchangée » et que « la seule subvention versée est celle de la Région » dans le cadre du projet « reconquête des friches ». Mais elle ne dit rien sur sa volonté ou non de récupérer ce bâtiment ou sur l’avenir des Halles. Le maire, Jean-Yves Chapelet, ne souhaite pas s’exprimer dans ce dossier.

    « Même si la mairie récupère le bâtiment, on en fait quoi ? Le bâtiment est bien rénové mais s’il faut l’adapter à un nouveau projet, ça va demander des investissements », souligne le communiste avançant une idée volontairement provocatrice sur un territoire où l’extrême droite prospère : « On pourrait y mettre la mosquée comme elle risque d’être expulsée de son lieu [la Cour d’appel de Nîmes a mis sa décision en délibéré après une audience le 6 novembre, faisant suite à l’affaire de l’imam Mahjoub Mahjoubi, Ndlr]. Qu’est-ce qu’on fait avec les musulmans ? On les renvoie dans les caves ? Il faut leur proposer autre chose ».

    De son côté, le candidat aux élections municipales de mars prochain Jérôme Jackel (Debout!) souhaite également que la municipalité récupère le bâtiment. « Aujourd’hui, les Halles font office de verrue dans le paysage urbain. C’est une structure abandonnée qui ternit l’image de notre ville. Je propose donc de réutiliser cet espace pour le musée archéologique qui est aujourd’hui vétuste et ne répond pas aux normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite », avance l’ancien insoumis. À cinq mois des élections, l’avenir des Halles de Bagnols-sur-Cèze pourrait bien venir animer la campagne municipale.

  • JR joue les prolongations au Carré Ste-Anne, à Montpellier

    JR joue les prolongations au Carré Ste-Anne, à Montpellier

    Au cœur de Sainte-Anne restaurée, l’installation a déjà séduit plus de 225 000 visiteurs. Face à ce succès public, l’exposition est prolongée jusqu’au dimanche 4 janvier 2026 inclus.

    Avec cette installation participative et collaborative, JR explore la mémoire des lieux et des âmes à travers un arbre monumental et vivant dont les frondaisons, composées des mains des visiteurs mais aussi envoyées depuis le monde entier, ont évolué au fil des mois. En effet, grâce aux deux photocopieurs mis à la disposition du public au sein de l’ancienne église, chacun(e) pouvait laisser son empreinte et contribuer
    à la vie de l’installation. Aujourd’hui, ce sont plus de 45 000 mains qui emplissent la nef du Carré Sainte-Anne.

    * La visite est libre et gratuite

  • La gestion de l’eau, nouveau pontentre l’Afrique et l’Europe

    La gestion de l’eau, nouveau pontentre l’Afrique et l’Europe

    La gestion de l’eau est l’un des angles morts des COP car elle n’est que très peu abordée au sein des COP climat ou des COP biodiversité alors que c’est probablement l’un des tous premiers marqueurs du changement climatique », regrette Eric Servat. Depuis 2021, le chercheur et hydrologue dirige le Centre international français Unesco sur l’eau (Icireward) basé à Montpellier qui multiplie les partenariats de recherche avec les laboratoires africains.

    « Quasiment tous les projets que nous finançons sont des programmes qui se déroulent avec des partenariats du Maroc, de Tunisie, du Sénégal, de Côte d’Ivoire etc. Nous tentons d’avoir une réflexion partagée sur les questions liées à l’eau parce qu’on voit par exemple que dans certaines parties du Maroc, les précipitations sont extrêmement faibles et nous avons, nous aussi en France, un cycle de l’eau perturbé », précise l’auteur du « Grand défi de l’eau » sorti début septembre.

    Aujourd’hui, la plupart des projets sont menés en Afrique permettant ainsi d’acquérir un grand nombre de données qui permettent aux pays du nord de la Méditerranée de s’adapter plus rapidement au dérèglement climatique. « Nous cofinançons par exemple un projet au Maroc sur les mécanismes de recharge des aquifères qui nous permet d’étudier la vulnérabilité et le renouvellement des eaux souterraines dans les milieux karstiques. Or ces milieux, ce sont ceux que nous connaissons dans l’Hérault », détaille Eric Servat.

    Le centre, qui finance aussi des projets sur le bassin de Thau et plus largement sur le Languedoc, participe aussi au programme « Défi water Occitanie » financé par la Région dont l’ambition est de travailler sur la réutilisation de l’eau. « Plusieurs laboratoires travaillent sur ce projet avec des « living labs » qui sont des expérimentations à grande échelle sur un temps long », explique Eric Servat.

  • Badminton : Emma Reymond sur deux tableaux

    Badminton : Emma Reymond sur deux tableaux

    Ils sont sourds ou malentendants, sportifs de haut niveau, mais ne peuvent pas participer aux Jeux olympiques, ou Paralympiques.

    Néanmoins, ces athlètes ont « leurs » jeux mondiaux. Les Deaflylimpics, une épreuve internationale réservée aux sportifs souffrant de ce handicap. Pour pouvoir intégrer ce circuit particulier, la personne doit avoir une perte auditive supérieure à 55 décibels. Et en compétition, elle ne peut pas avoir ses prothèses auditives.

    Cette année, c’est à Tokyo que se retrouvent les 3 000 athlètes, représentants 70 nations. Parmi eux, dans l’épreuve de badminton, figure Emma Reymond. La Vitrollaise est une habituée des grands rendez-vous internationaux. Elle est engagée sur deux tableaux. En individuel et en double mixte, avec son complice Xavier-Guillaume Valledor.

  • Coupe de France de football : Carnoux et Istres peuvent encore rêver d’une épopée

    Coupe de France de football : Carnoux et Istres peuvent encore rêver d’une épopée

    Trois clubs des Bouches-du-Rhône étaient encore en lice dans le 7e tour de la Coupe de France.

    Aubagne, pensionnaire de National, semblait en mesure de poursuivre l’aventure. Après avoir confirmé leur qualification face à Avignon, dans un match rejoué du 6e tour gagné 3 – 0, les Santonniers sont tombés de haut. Samedi, ils se déplaçaient à Seyssinet-Pariset. Le voyage dans la banlieue de Grenoble a été synonyme d’énorme désillusion.

    Face à un adversaire évoluant en Régionale 3, les Aubagnais ont été tenus en échec (0 – 0). Avant de céder dans la séance des tirs au but (4 – 3).

    Istres, in extremis

    Cette élimination va peut-être sourire au FC Istres. Les violet et noir, qui évoluent en Nationale 2, ont évité, de peu, la sortie de route. Les hommes de Zaki Noubir ont dû batailler ferme face à Allinges. Car, le petit Poucet haut-savoyard (évoluant en Départemental 1) a fait mieux que se défendre.

    Menés 1 – 0, réduits à dix, les Chablaisiens ont égalisé à la 83e minutes. Mais, à l’approche du temps additionnel, Simon Cara a libéré les Istréens. Ils seront opposés à Seyssinet-Pariset au prochain tour.

    Carnoux ira à La Duchère

    Carnoux, seul club évoluant à domicile, a quant à lui connu une soirée tranquille. Face aux Tahitiens de Piraé, les hommes de Samir Tarhat ont su se faciliter les choses. « Les gars ont respecté le plan de jeu à la lettre et ont été efficaces », souligne l’entraîneur.

    Avec trois buts en moins de vingt minutes, dont un doublé de Jems Vacher, les Carnusséens ont assommé leurs adversaires. « Nos têtes étaient sur le terrain, mais nos étaient encore dans le vestiaire », a regretté Heimano Bourebare. Le capitaine tahitien aurait « espéré un autre scénario. Mais nous sommes tombés sur un adversaire bien organisé ».

    Le succès, 5 – 1, fait du bien au moral. « C’était le match parfait. Il n’y a pas eu d’avertissement, pas de blessé et j’ai pu donner du temps de jeu à des jeunes qui le méritaient » enchaîne Samir Tarhat. Pour lui, «c’est un résultat qui fait du bien. Obtenu contre un adversaire qui avait des intentions de jeu et que nous avons su assommer en marquant très vite deux buts. »

    Carnoux, comme la saison dernière, atteint donc le huitième tour. Avec un adversaire qui sera La Duchère, qui évolue comme le CFC en Nationale 3. En terres lyonnaises, les Carnusséens auront fort à faire s’ils veulent atteindre les 32e de finale. Ce qui constituerait une première dans l’histoire du club.

    Toutefois, avant ce rendez-vous, Carnoux va se déplacer à Alès, pour la reprise du championnat. « Nous sommes en manque de points et ce déplacement chez les leader est peut-être le moment de renverser les choses », espère l’entraîneur. La qualification pourrait servir de déclic.

  • Le stade Vélodrome est en route pour un sacré record

    Le stade Vélodrome est en route pour un sacré record

    Pour accueillir Brest, avant la trêve, ils étaient 66 279 à vivre la victoire de l’OM (3 – 0).

    Il s’agissait de la vingt-deuxième rencontre consécutive à guichets fermés, pour un Vélodrome qui, alors que la Ligue 1 n’est pas encore à la mi-championnat et qu’il reste, a minima, deux matches de Ligue des Champions (Newcastle, Liverpool), le nombre de spectateurs vient de franchir la barre du demi-million.

    Si l’on ajoute les deux rencontres amicales du mois d’août, contre Seville et Aston-Villa, ce sont 650 000 visiteurs qui ont assisté aux diverses prestations de l’OM. Ce qui donne une moyenne de 65 000 spectateurs par match.

    Montpellier, le record

    Trouver un billet pour assister à un match de l’OM est donc devenu une véritable chasse au trésor. Sur les deux dernières saisons, l’affluence a largement dépassé le million, voire le million et demi. Y compris l’exercice 2024/2025 pourtant privé de coupe d’Europe.

    À l’heure actuelle, le record d’affluence, pour un match de football, est un derby. Celui contre Montpellier, la saison dernière. Ils étaient en effet 66 319 à vivre le retour de Jean-Louis Gasset au Vélodrome. Ce dernier était allé au chevet des Héraultais, après avoir aidé l’OM à sauver les apparences sportives, avec une participation à la demi-finale de la Ligue Europa.

    Ces chiffres font du stade Vélodrome une des enceintes les plus fréquentées d’Europe. Sans surprise, elle est numéro 1 en France, car l’OM possède le stade à la plus grande capacité d’accueil. Au niveau européen, le jardin des Olympiens est en bonne position dans le top 10.

    Les cinq stades qui le devancent sont le Westfallenstadion de Dortmund, l’Allianz du Bayern, San Siro, hôte des deux clubs milanais de l’Inter et de l’AC, Santiago Bernabéu du Real Madrid et Old Trafford de Manchester united.

    À quand une finale européenne ?

    Il est surprenant que le stade Vélodrome n’ait pas encore été choisi par l’UEFA pour accueillir une finale de Ligue des Champions, ou de Ligue Europa. Alors qu’il a le label 5 étoiles nécessaires et a accueilli celles de rugby.

    Ainsi, si l’OM tutoie les records d’affluence, ce n’est pas avec le football que l’enceinte du boulevard Michelet a enregistré ses plus fortes affluences. Elle accueille périodiquement des matches de rugby, et ce sont deux « classiques » du Top 14 qui figurent ainsi en tête.

    Il s’agit des deux dernières réceptions de Toulouse par Toulon. Le 10 mai 2025, avec 66 818 personnes, qui devance la finale du championnat de France, le 28 juin 2024, où ils étaient 66 760 à assister au sacre de Toulouse sur l’UBB.

    Retour à la Commanderie pour Nayef Aguerd

    Malgré une blessure, Roberto De Zerbi redoutant une pubalgie, Nayef Aguerd avait été appelé en sélection marocaine par Walid Regragri.

    Le défenseur de l’OM a été laissé au repos lors du premier match du Maroc face au Mozambique et a été libéré par le manager du Maroc avant le second match contre l’Ouganda.

    Nayef Aguerd est donc rentré en France et a retrouvé la Commanderie pour y suivre un protocole de soins. Le défenseur avait dû céder sa place à CJ Egan-Riley au cours du match de championnat contre Brest, avant la trêve, après avoir tiré sur la corde en Ligue des Champions contre l’Atalanta Bergame.

  • [Entretien] Aram Karim : « Documenter le Kurdistan d’avant les accords Sykes-Picot »

    [Entretien] Aram Karim : « Documenter le Kurdistan d’avant les accords Sykes-Picot »

    La Marseillaise : Vous avez exhumé des documents du début du XXe siècle aux archives de La Courneuve à propos du Moyen-Orient. En quoi sont-ils précieux ?

    Aram Karim : La France est une grande maison pleine de patrimoine archivistique précieux. L’importance de posséder ces documents et écrits que nous avons numérisés réside dans le fait qu’ils racontent l’histoire de manière scientifique dont nous pouvons tirer des leçons, car certaines pièces sont antérieures aux accords Sykes-Picot qui découpent le Moyen-Orient selon des frontières qui ignorent le Kurdistan.

    Nous avons découvert que parmi ces document se trouvaient des cartes contenant les informations les plus précises et scientifiquement détaillées de la période, alors que la démographie de toute la région était en train de changer. Encore aujourd’hui nous ne connaissons pas bien, en termes d’informations géographiques, une nation comme le Kurdistan et nous ne savons pas comment étaient les données démographiques de cette nation ! J’ai donc approfondi mes recherches dans les documents et les écrits de La Courneuve. J’ai découvert des informations méconnues qui renvoient à un siècle en arrière.

    Pourtant, leurs auteurs tournent vers l’avenir tout en retraçant les frontières du Kurdistan et leurs transformations – de la région du Caucase jusqu’à Mossoul et Kermanshah – comme le montrent certaines cartes, dont quelques-unes n’avaient jamais été publiées auparavant. La fatigue que ce travail provoque devient finalement une source de plaisir, car elle permet d’attirer l’attention des historiens et des lecteurs.

    Alors qu’un processus de paix est engagé à l’initiative d’Abdullah Öcalan, pourquoi est-ce important d’éclairer le présent par le passé ?

    A.K. : Dans le cadre de l’appel lancé par le leader Abdullah Öcalan le 27 février et du 12e congrès du PKK tenu du 5 au 7 mars, une nouvelle déclaration historique a été publiée le 26 octobre, annonçant le retrait des forces armées du PKK vers les monts Qandil.

    Cette décision s’inscrit clairement dans la continuité de l’appel d’Öcalan. En réalité, cet appel s’enracine dans une histoire ancienne de la pensée d’Öcalan : depuis près de cinquante ans, il plaide pour une résolution pacifique et la construction d’une société démocratique. Dans ses écrits, notamment dans son Manifeste pour la libération démocratique ou dans l’ouvrage intitulé De l’État sumérien des prêtres à la société démocratique, Öcalan souligne depuis le début du mouvement révolutionnaire la nécessité de résoudre les problèmes par le dialogue, d’instaurer la paix et de faire progresser la démocratie sociale.

    Cependant, l’État turc a toujours répondu à ces appels par des accusations et des conflits internes. En 1991, sous la médiation de Jalal Talabani, une rencontre a eu lieu entre le gouvernement turc et Turgut Özal pour discuter d’une possible solution politique. Mais ce processus a rapidement échoué : Özal a été assassiné, la guerre interne au Kurdistan s’est intensifiée, jusqu’à la capture d’Öcalan et son transfert dans la prison d’Imrali. Durant les 26 années d’emprisonnement d’Öcalan, le projet de reconstruction nationale kurde s’est structuré à travers l’enseignement, la participation au Parlement turc et la figure de Selahattin Demirtas, lui aussi détenu depuis plusieurs années. En outre, la pensée d’Öcalan a donné naissance à de nombreuses organisations culturelles et à la révolution « femme-vie-liberté ». Il a sans cesse pris position pour les droits des femmes, la culture, l’émancipation, l’éducation et un journalisme éclairés et démocratiques, ainsi que pour des médias libres.

    Malheureusement, plusieurs de nos journalistes ont été assassinés et beaucoup d’autres sont en prison. L’État turc doit avancer sérieusement, ne pas nous laisser dans l’attente, et cesser d’imputer au PKK l’étiquette de « terrorisme ». La communauté internationale devrait, de la même manière, mettre fin à cette accusation de terrorisme.

    Envisagez-vous de poursuivre
    vos recherches sous la forme
    d’un documentaire
     ?

    A.K. : Ce serait un rêve qui deviendrait réalité. J’adorerais réaliser un film documentaire et j’aimerais beaucoup avoir de l’aide et du soutien pour y parvenir.

  • « Marseille & friends » : galette hip-hop à l’ancienne dans les bacs

    « Marseille & friends » : galette hip-hop à l’ancienne dans les bacs

    À Marseille, les bonnes idées naissent souvent autour d’une bonne « pizze ». Il y a un an « presque jour pour jour », c’est autour d’une ronde à la marseillaise que le beatmaker Excès Zbraa lance à Olivier Gilles, taulier de Galette Records, disquaire implanté dans le quartier du Cours Julien : « ça te brancherait pas de faire un maxi qui s’appellerait Galette and friends, dans lequel on réunirait les rappeurs qu’on connaît ? », se remémore le dernier cité, avant d’embrayer : « Je lui ai répondu oui sur le principe. Mais ça s’appellerait plus Mars & friends car Galette, ça fait trop égocentrique », rappelle avec humour celui qui se retrouve alors propulsé directeur artistique d’un projet prenant rapidement le tour d’un vrai album. En ligne sur les plateformes de streaming, mais aussi et surtout en vente dans son échoppe de la rue des trois frères Barthélémy depuis vendredi 14 novembre.

    Le résultat ? 10 titres qui fleurent bon le hip-hop à l’ancienne, comme on les aime. « Ce que les gens écoutent actuellement, c’est du pop rap, pas du vrai hip-hop », constate Olivier Gilles, du haut de son œil d’expert mais aussi d’après le retour de ses clients. « De plus en plus de gens veulent un retour au hip-hop qu’on a connu dans L’école du micro d’argent [l’opus mythique du groupe IAM, sorti en 1997, Ndlr], à ce qu’on appelle le boom bap ».

    Internationale marseillaise

    « On a demandé à 38 artistes de donner leur vision de Marseille depuis chez eux », situe-t-il à propos de Marseille & friends. De Gino 1313, qui a « grandi entre le Panier et l’Opéra, et traîné jusqu’à l’heure où les requins côtoient les rats » à Nejma Nefertiti, tout droit venue de Brooklynn, qui clame qu’« elle adore New York, mais que Marseille est dans ses rêves », un panel réjouissant qui fait renouer les auditeurs avec les bons vieux rythmes à quatre temps ainsi que les samples chiadés. Que dire encore du Mc américain installé à Marseille, Napoleon Da Legend, qui répand son flow sur Marseille la nuit, ou encore du rappeur Inoki, « l’équivalent d’Akhenaton en Italie », dixit Olivier Gilles, qui triture avec jubilation La langue du rap aux côtés du Mc du Panier, Costello… Le tout, sur des instrus signées par le jazzeux Fred Spider, le plus funky des Marseillais, Mofak, et même Imhotep d’IAM.

    N’en jetez plus, Marseille & friends sonne comme une madeleine de Proust de l’âge d’or d’un hip-hop hélas englouti par une industrie qui l’a dénaturé aux oreilles du grand et jeune public. Mention spéciale pour Ronin de Mars, son tour à tour héroïque et lyrique, ponctué d’un couplet de Faf Larage, déplorant avec verve : « Quand l’amitié devient un mirage cruel, que les promesses sont bafouées et les sourires balafrés, quand la bienveillance de ceux qu’on a aimés s’effrite sous la semelle, la douleur nous plante sa dague affutée et le mode sombre dans le soupçon et l’anxiété ». Autant de titres estimables qui appellent une « release party, en préparation », et même une suite « à laquelle on est déjà en train de réfléchir », confie avec fierté Olivier Gilles. « Il est même possible qu’on y trouve Shurik’n », fait-il déjà languir.

    Vinyle disponible chez tous les bons disquaires, surtout chez Galette Records, et sur www.galette-records.com