Blog

  • Un travail de terrain à Marseille

    Le calcul de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône est simple. « Plus on construit la mobilisation et la grève, plus on sera en capacité de faire reculer les politiques de casse sociale et de mettre en échec le gouvernement sur ce budget », explique Jessica Jadé, secrétaire de l’organisation. D’où la volonté de maintenir la pression et de « monter le rapport de force », alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, tergiverse sur des annonces concrètes pour son budget : « On travaille à ancrer la grève dans la lignée du 18, elle est en débat dans les assemblées générales, dans les entreprises et dans les administrations ». Concrètement, la CGT prévoit une mobilisation d’un bon niveau. « On a des remontées d’appels à la grève dans tous les secteurs, on est un peu sur les mêmes taux que lors du 18. On est sur un travail de terrain pour mobiliser les salariés, avec des diffusions de la part des Unions locales, des syndicats ».

    S’il sera difficile de faire mieux que le 18, Jessica Jadé juge « qu’il y a la volonté d’avoir un processus de lutte pour aller à la gagne ». L’avis est partagé par Franck Balliot, co-secrétaire de la FSU 13 : « On a marqué des points en imposant un débat sur les recettes fiscales, en particulier sur les aides non contrôlées pour les entreprises et les taxes sur les plus riches. On se place donc sur une mobilisation sur le temps long ». Un temps long qui n’empêche pas de faire « un boulot de terrain dans les établissements et une tournée des services » en vue de ce jeudi.

    Reste que le syndicaliste n’anticipe pas un raz-de-marée de grévistes du côté des services publics et dans les collectivités territoriales pour cette date : « Les taux ne seront sans doute pas exceptionnels, il y a une forme d’attentisme puisque le gouvernement n’annonce rien de concret ».

  • Un travail de terrain à Marseille

    Un travail de terrain à Marseille

    Le calcul de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône est simple. « Plus on construit la mobilisation et la grève, plus on sera en capacité de faire reculer les politiques de casse sociale et de mettre en échec le gouvernement sur ce budget », explique Jessica Jadé, secrétaire de l’organisation. D’où la volonté de maintenir la pression et de « monter le rapport de force », alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, tergiverse sur des annonces concrètes pour son budget : « On travaille à ancrer la grève dans la lignée du 18, elle est en débat dans les assemblées générales, dans les entreprises et dans les administrations ». Concrètement, la CGT prévoit une mobilisation d’un bon niveau. « On a des remontées d’appels à la grève dans tous les secteurs, on est un peu sur les mêmes taux que lors du 18. On est sur un travail de terrain pour mobiliser les salariés, avec des diffusions de la part des Unions locales, des syndicats ».

    S’il sera difficile de faire mieux que le 18, Jessica Jadé juge « qu’il y a la volonté d’avoir un processus de lutte pour aller à la gagne ». L’avis est partagé par Franck Balliot, co-secrétaire de la FSU 13 : « On a marqué des points en imposant un débat sur les recettes fiscales, en particulier sur les aides non contrôlées pour les entreprises et les taxes sur les plus riches. On se place donc sur une mobilisation sur le temps long ». Un temps long qui n’empêche pas de faire « un boulot de terrain dans les établissements et une tournée des services » en vue de ce jeudi.

    Reste que le syndicaliste n’anticipe pas un raz-de-marée de grévistes du côté des services publics et dans les collectivités territoriales pour cette date : « Les taux ne seront sans doute pas exceptionnels, il y a une forme d’attentisme puisque le gouvernement n’annonce rien de concret ».

  • À Avignon, l’attente n’affaiblit pas la colère

    C’est le Premier ministre le plus lent pour nommer son gouvernement. Il laisse un peu couler les choses mais la colère, elle, ne disparaît pas », lance Étienne Raoul, secrétaire général Force ouvrière de Vaucluse, lors d’un point presse ce mardi 30 septembre. Et ce, à propos de la mobilisation prévue ce jeudi 2 octobre à 10h30 au départ de la place Jean-Jaurès, à Avignon.

    Un propos partagé par les autres représentants de l’intersyndicale présents. « La forte colère présente dans notre société aujourd’hui, ainsi que dans nos organisations syndicales, ne peut pas être ignorée ». D’autant que, « dans les tiroirs, il y aura toujours des régressions sociales en prévision. On ne sent ni une rupture, ni de nouveaux engagements. Ce n’est pas le casting qui va changer la politique de Macron », poursuit ainsi Laurence de Villèle, secrétaire générale CGT de Vaucluse.

    Le 18 septembre dernier, plus de 5 000 personnes avaient déambulé dans les rues d’Avignon et la situation n’a, depuis, que très peu évolué. « On s’attend à quelque chose dans la continuité du gouvernement précédent. Cette journée est là pour faire entendre à nouveau nos revendications », confie de son côté Sylvain Barthet, secrétaire départemental de la FSU.

    « Devant nous, le ministre a reconnu qu’il était affaibli. C’est le moment pour nous de construire un véritable rapport de force, car l’argent, on sait qu’il y en a. Et ce, dans la rue, mais aussi bien sûr dans les entreprises, en bloquant la production. Ce n’est pas aux salariés de payer la dette », ajoute Étienne Raoul.

    « Il faut continuer à mettre cette pression. On a tracté à Auchan Avignon Nord mercredi dernier et on a rarement reçu autant de soutiens avec de bons retours de la population. Ce qui avait été noté aussi avec des personnes mobilisées le 10 septembre qui nous ont rejoints le 18 », poursuit également Laurence de Villèle.

  • À Avignon, l’attente n’affaiblit pas la colère

    À Avignon, l’attente n’affaiblit pas la colère

    C’est le Premier ministre le plus lent pour nommer son gouvernement. Il laisse un peu couler les choses mais la colère, elle, ne disparaît pas », lance Étienne Raoul, secrétaire général Force ouvrière de Vaucluse, lors d’un point presse ce mardi 30 septembre. Et ce, à propos de la mobilisation prévue ce jeudi 2 octobre à 10h30 au départ de la place Jean-Jaurès, à Avignon.

    Un propos partagé par les autres représentants de l’intersyndicale présents. « La forte colère présente dans notre société aujourd’hui, ainsi que dans nos organisations syndicales, ne peut pas être ignorée ». D’autant que, « dans les tiroirs, il y aura toujours des régressions sociales en prévision. On ne sent ni une rupture, ni de nouveaux engagements. Ce n’est pas le casting qui va changer la politique de Macron », poursuit ainsi Laurence de Villèle, secrétaire générale CGT de Vaucluse.

    Le 18 septembre dernier, plus de 5 000 personnes avaient déambulé dans les rues d’Avignon et la situation n’a, depuis, que très peu évolué. « On s’attend à quelque chose dans la continuité du gouvernement précédent. Cette journée est là pour faire entendre à nouveau nos revendications », confie de son côté Sylvain Barthet, secrétaire départemental de la FSU.

    « Devant nous, le ministre a reconnu qu’il était affaibli. C’est le moment pour nous de construire un véritable rapport de force, car l’argent, on sait qu’il y en a. Et ce, dans la rue, mais aussi bien sûr dans les entreprises, en bloquant la production. Ce n’est pas aux salariés de payer la dette », ajoute Étienne Raoul.

    « Il faut continuer à mettre cette pression. On a tracté à Auchan Avignon Nord mercredi dernier et on a rarement reçu autant de soutiens avec de bons retours de la population. Ce qui avait été noté aussi avec des personnes mobilisées le 10 septembre qui nous ont rejoints le 18 », poursuit également Laurence de Villèle.

  • Martigues marchera pour la justice sociale et fiscale

    La lumière chaude de fin de journée met en exergue le rouge bien présent au tableau du rassemblement organisé par l’union locale CGT du pays martégal, devant l’hôtel de Ville de Martigues, ce mardi soir. Les syndicats des territoriaux, de l’éducation nationale, de Marcegaglia, ainsi que les militants locaux du PCF et de LFI ont répondu à l’appel pour un échauffement avant la manifestation marseillaise, jeudi.

    Le secrétaire général de l’union locale CGT, Daniel Bretonès, place le rassemblement sous le signe « du non des travailleurs aux reculs sociaux et à l’austérité imposée au nom d’un budget injuste », trois semaines après la nomination du Premier ministre (Ren), Sébastien Lecornu. « Son projet budgétaire est le même qu’avant, ses économies se feront sur nos salaires, nos retraites, notre Sécurité sociale et nos services publics », augure le syndicaliste. Il rappelle que « chaque année, 211 milliards d’euros sont versés sans contrepartie aux grandes entreprises, sans oublier les 100 milliards de fraude fiscale » . « La CGT a des propositions pour sortir de la crise, comme rétablir l’impôt sur la fortune, taxer les revenus du capital » ou encore « rétablir la taxe professionnelle et la taxe d’habitation, pour la démocratie locale, et rendre leur liberté aux communes », propose Daniel Bretonès.

    Un bus pour jeudi

    L’adjoint Gérard Frau (PCF) a salué, au nom du maire Gaby Charroux retenu en préfecture, « le travail constant et offensif de l’UL CGT » et témoigné son « soutien à la mobilisation, juste et nécessaire », quand « les Français voient leurs salaires stagner face à l’inflation, les hôpitaux saturés, la précarité et l’injustice fiscale ». L’élu local déplore un Premier ministre « sourd face à l’intersyndicale, la rue et la colère populaire », et promet de « marcher le 2 octobre avec la CGT et l’intersyndicale ».

    Le bus affrété par l’UL CGT part à 9h, jeudi, de la Halle de Martigues pour rejoindre la manifestation marseillaise.

  • Martigues marchera pour la justice sociale et fiscale

    Martigues marchera pour la justice sociale et fiscale

    La lumière chaude de fin de journée met en exergue le rouge bien présent au tableau du rassemblement organisé par l’union locale CGT du pays martégal, devant l’hôtel de Ville de Martigues, ce mardi soir. Les syndicats des territoriaux, de l’éducation nationale, de Marcegaglia, ainsi que les militants locaux du PCF et de LFI ont répondu à l’appel pour un échauffement avant la manifestation marseillaise, jeudi.

    Le secrétaire général de l’union locale CGT, Daniel Bretonès, place le rassemblement sous le signe « du non des travailleurs aux reculs sociaux et à l’austérité imposée au nom d’un budget injuste », trois semaines après la nomination du Premier ministre (Ren), Sébastien Lecornu. « Son projet budgétaire est le même qu’avant, ses économies se feront sur nos salaires, nos retraites, notre Sécurité sociale et nos services publics », augure le syndicaliste. Il rappelle que « chaque année, 211 milliards d’euros sont versés sans contrepartie aux grandes entreprises, sans oublier les 100 milliards de fraude fiscale » . « La CGT a des propositions pour sortir de la crise, comme rétablir l’impôt sur la fortune, taxer les revenus du capital » ou encore « rétablir la taxe professionnelle et la taxe d’habitation, pour la démocratie locale, et rendre leur liberté aux communes », propose Daniel Bretonès.

    Un bus pour jeudi

    L’adjoint Gérard Frau (PCF) a salué, au nom du maire Gaby Charroux retenu en préfecture, « le travail constant et offensif de l’UL CGT » et témoigné son « soutien à la mobilisation, juste et nécessaire », quand « les Français voient leurs salaires stagner face à l’inflation, les hôpitaux saturés, la précarité et l’injustice fiscale ». L’élu local déplore un Premier ministre « sourd face à l’intersyndicale, la rue et la colère populaire », et promet de « marcher le 2 octobre avec la CGT et l’intersyndicale ».

    Le bus affrété par l’UL CGT part à 9h, jeudi, de la Halle de Martigues pour rejoindre la manifestation marseillaise.

  • Sasha Djigaouri a fait un pacte avec les Diables rouges

    Sasha Djigaouri a fait un pacte avec les Diables rouges

    Il va revenir là où tout a commencé pour lui. Sasha Djigaouri (23 ans), défenseur des Diables rouges de Briançon, sera présent sur la glace du Palais omnisports de Marseille, ce mercredi (20h15), pour y affronter ses anciens coéquipiers des Spartiates, lors de la sixième journée de Ligue Magnus. « J’ai hâte de revoir tout le monde, j’en garde de super souvenirs », confie celui qui a porté le maillot phocéen entre 2023 et 2025. « C’est le premier club de Magnus a m’avoir donné du temps de jeu », souligne-t-il avec beaucoup de reconnaissance, malgré une fin d’aventure dans la cité phocéenne qui n’a pas été à la hauteur de ses attentes.

    « Je comprends que j’avais moins de temps de jeu en tant que jeune. Surtout au moment où le club a pris plus d’ampleur et où de meilleurs joueurs sont arrivés », analyse Djigaouri, conscient qu’il devait voguer vers de nouveaux horizons s’il voulait davantage s’exprimer sur la glace. « Il valait mieux que je parte pour avoir du temps de jeu ailleurs, plutôt que de rester à Marseille pour être le septième défenseur du groupe. »

    Au lendemain des play-offs, Sasha Djigaouri a reçu un appel de Pierre Bergeron, l’entraîneur des Diables rouges de Briançon. « Il m’a directement dit qu’il me voulait pour la saison 2025-2026 », souligne le défenseur, qui avait déjà évolué sous ses ordres à Chambéry, trois saisons plus tôt. « Il voulait me donner la confiance que Marseille ne m’a pas donnée lors de la fin d’aventure avec eux. Il voulait vraiment que je me développe à Briançon. Je savais que c’était le bon choix pour moi », poursuit le natif de Saint-Martin-d’Hères (commune limitrophe de Grenoble), persuadé « qu’avoir du temps de jeu en match vaut tout l’or du monde ».

    Au sein de la cité Vauban, Sasha Djigaouri évolue désormais avec Aurélien Chausserie-Laprée, un autre ancien pensionnaire des Spartiates. « C’est quelqu’un qui est très dévoué au hockey. Il apporte beaucoup dans un groupe, grâce à son très bon esprit d’équipe et son leadership », loue son coéquipier au sein de la même paire défensive. Il fait d’ailleurs parti de ceux qui l’ont convaincu de porter le maillot rouge et blanc.

    « Quand je jouais contre lui, je voyais qu’il était installé à Briançon et qu’il avait du temps de jeu. Il m’a rassuré sur le fait de signer à Briançon, c’est un défenseur solide. On échange beaucoup et j’aime jouer avec lui. Il a été un bon repère quand je suis arrivé », note Djigaouri, qui attend désormais de vivre sa première victoire avec les Diables rouges.

  • Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    La manifestation du 18 septembre a réuni plus de 6000 personnes à Toulon. Un mouvement suivi au sein de certains établissements scolaires, comme au Lycée Dumont d’Urville, devant lequel élèves et enseignants se sont retrouvés tôt le matin, « afin d’exiger un autre avenir pour la jeunesse, d’affirmer leur opposition aux idées d’extrême droite et d’appeler à une rupture avec les politiques économiques, sociales et environnementales menées jusqu’ici », souligne l’intersyndicale FNEC-FP-FO – FSU – SUD éducation – CGT Educ’action dans une lettre ouverte.

    Un mouvement achevé en fin de matinée et qui s’est « très bien passé », jusqu’à ce qu’une « étudiante qui préparait sa pancarte [pour la manifestation de l’après-midi] a été interpellée par les forces de l’ordre (en civil et sans brassard) de manière violente, sans explication. […] Refusant cette interpellation arbitraire, elle est traînée au sol et menottée, ainsi que sa camarade qui voulait la protéger, sans savoir qu’il s’agissait des forces de l’ordre », s’indignent les syndicats.

    La première avait été placée en garde à vue pour violences et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique, la seconde pour rébellion. Convoquées début octobre devant le délégué du procureur pour des stages de citoyenneté, ainsi qu’une composition pénale et une obligation d’indemniser un policier pour la première des deux, elles ont reçu le soutien des syndicats qui disent « partager l’indignation face à ces mesures de répression brutale contre des jeunes qui exercent leur liberté d’expression et d’opinion », rappelant « les conditions d’études dégradées » auxquelles sont sujets les élèves du secondaire et du supérieur, dont « plus de 100 000 étaient sans affectation après la première phase d’admission Parcoursup. » Ils fustigent « la volonté de criminaliser les revendications » et exigent « l’abandon de toute répression administrative, judiciaire et d’État ».

    Note

  • Don surprise d’un chef d’œuvre caravagesque à la Ville de Marseille

    Don surprise d’un chef d’œuvre caravagesque à la Ville de Marseille

    Un gentleman offre à Marseille un chef d’œuvre caravagesque. Une générosité qu’on croyait ne pas pouvoir côtoyer, une histoire qu’il fallait vérifier étape par étape. Un personnage qui préfère conserver l’anonymat vient de faire donation d’une toile d’un artiste proche du Caravage, Louis Finson. Coût de l’opération, plus de 500 000 euros !

    Lumières et cruautés, corps en souffrance, reflets de bronze sur la peau, silence et début d’extase. Percé par treize flèches, Saint- Sébastien entamera une nouvelle vie vendredi 3 octobre, dans une salle du rez-de-chaussée du Palais Longchamp. On se hâtera de venir l’admirer. Après une brève présentation au public qui s’achèvera dimanche 5 octobre en soirée, ce martyr rejoindra pour quelques mois le CICRP, le Centre de Restauration du Patrimoine basé à la Belle de Mai. Plusieurs défauts de ce clair-obscur de beau format – 147 x 116 centimètres – impliquent des réparations.

    Un indice fiable aura confirmé les expertises du Cabinet parisien Eric Turquin. En bas à gauche, sa signature mentionne en majuscules son auteur «Aloisus Finsonius fecit» et sa date, 1612. Ce tableau qui appartenait à une famille aixoise fut proposé aux enchères chez Drouot le 18 juin, par la maison de Ventes Ader. Son estimation était raisonnable, 40 à 60 000 euros. Alerté et très motivé, le conservateur du musée Longchamp Luc Georget avait obtenu de la Ville de Marseille des crédits conséquents : 300 000 euros avaient été provisionnés, la possibilité d’une préemption semblait envisageable.

    La déception de Luc Georget fut immense. Au téléphone et dans la salle d’autres concurrents du secteur privé surenchérissaient, le marteau final enregistra un implacable dépassement de prévision : 416.000 euros ! Frais compris, l’acquisition de Saint Sébastien par une galerie italienne voisina 500 000 euros. Quand il reprit son train pour Marseille, le conservateur de Longchamp ne pouvait pas anticiper le miracle qui survint une vingtaine de jours plus tard…

    Vœu de silence

    Surprises et joies, la Ville et les musées furent informés de la volonté d’un ultime acquéreur de la toile : il l’avait rachetée et avait résolu d’en faire donation à Marseille ! Au milieu de cette soudaine clarté, un très respectable point d’obscurité : ce mystérieux donateur exigeait de garder l’anonymat. Mis à part Benoît Payan, Jean-Marc Coppola et les directeurs des musées qui gardent très légitimement pour eux ce secret, personne ne peut révéler l’identité de ce donateur : notre gratitude ne s’exprimera pas directement.

    Ce taiseux n’est pas uniquement un riche bienfaiteur, ce mécène admire des expositions et des tableaux liés au destin de Marseille. On imaginera qu’il a souvent consulté le catalogue de l’exposition de la Peinture en Provence au XVII° siècle, programmée en 1978 au Palais Longchamp. Dans ce catalogue Jacques Thuillier raconte que Louis Finsonius (1578-1617) fut proche du Caravage qu’il hébergea dans son atelier de Naples. Auteur de tableaux qu’on aime dans les cathédrales d’Aix et d’Arles, Finson fut invité en Provence par l’érudit et collectionneur aixois Nicolas Peiresc. D’ordinaire visible à Longchamp, son chef d’œuvre, une copie de La Madeleine en extase du Caravage, est actuellement présenté dans l’exposition Georges de La Tour du musée Jacquemart-André.

    Le tableau, après avoir bénéficié d’une restauration complète pendant plusieurs mois rejoindra ensuite les collections permanentes du musée en 2026, dans un accrochage valorisant les écoles italienne et provençale du XVIIe siècle.

    Alain Paire

  • Où manifester jeudi 2 octobre dans le Gard et l’Hérault ?

    Où manifester jeudi 2 octobre dans le Gard et l’Hérault ?

    Pas moins de 12 rassemblements ou manifestations sont au programme de la deuxième journée de grèves et mobilisations dans le Gard et l’Hérault, jeudi 2 octobre.

    A l’appel des 8 formations qui composent l’intersyndicale, 5 cortèges sont prévus dans le Gard. Dès 10h à Alès (sous-préfecture), Bagnols-sur-Cèze (monument aux morts), et Uzès (mairie). La manifestation de Nîmes s’élancera à 14h30 du quai de la Fontaine. Enfin, Le Vigan donne rendez-vous à 18h (sous-préfecture).

    Dans l’Hérault, 7 mobilisations sont prévues. Trois à l’appel de l’intersyndicale à 10h30 à Montpellier (place Albert 1er), Sète (bourse du travail) et Béziers (place de la mairie). Quatre autres rassemblements sont prévus à l’appel de la CGT à 10h30 à Bédarieux (maison des syndicats), à 11h à Lodève (sous-préfecture) et enfin à 11h30 à Ganges (mairie) et Lunel (place de la République).

    Dans l’Hérault, Stéphane Audebeau (FSU 34) appelle à « continuer à mettre la pression au gouvernement pour faire valoir les intérêts du monde du travail : salariés, fonctionnaires, retraités et demandeurs d’emplois ». Lesquels seront, avec les services publics, « les premiers touchés par la politique d’austérité » à venir. « Nous réclamons plus de justice fiscale et sociale », insiste l’enseignant qui déplore le manque de profs et d’AESH.

    A la CGT 34, Sébastien Boudesocque rappelle que 1,1 million de personnes (près de 40 000 dans le Gard et l’Hérault) ont défilé lors du premier round intersyndical le 18 septembre. Face à la « langue de bois » du Premier ministre qui n’a eu que faire de « l’ultimatum », le secrétaire départemental de la CGT 34 rappelle que d’autres choix existent. Le cégétiste souhaite mettre à contribution les grandes fortunes et les grosses entreprises. « La France est championne d’Europe du versement des dividendes et dans le top 5 mondial pour le nombre de milliardaires ». Il rappelle que les 35 heures ont créé 350 000 emplois et le CICE seulement 100 000. « La théorie du ruissellement ne fonctionne pas. L’Espagne a fait d’autres choix en taxant les capitaux des banques », illustre-t-il.

    A la CFE-CGC 34, on alerte sur « la souffrance au travail », les cas de « burn-out » et de « dépression » qui se multiplient chez les cadres. Chez l’Unsa 34, Jean-Robert Biggio déplore « qu’aucune mesure de l’intersyndicale n’ait été retenue » par le Premier ministre et « qu’aucune recette fiscale supplémentaire n’ait été trouvée » alors même que 211 milliards d’euros annuels sont octroyés par l’État aux grandes entreprises « sans aucun contrôle ». Quant à la CFDT 34, Glawdys Klapka insiste sur le pouvoir d’achat et « les fins de mois difficiles à boucler » pour bon nombre de salariés.

    Enfin, du côté de FO 34, Franck Mary-Montlaur déplore que la rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu n’ait absolument « rien donné ». « Les salariés en ont marre d’attendre », s’agace le responsable héraultais. Il est pour l’heure le seul à émettre des réserves sur la stratégie des journées de mobilisation « saute-moutons ». « Elles coûtent trop cher. Soit on y va pour de bon…»