Category: sports

  • Benjamin Pavard a trois mois pour rebondir à l’OM

    Benjamin Pavard a trois mois pour rebondir à l’OM

    Quand il a débarqué à la Commanderie, quelques heures avant la fin du mercato d’été, Benjamin Pavard a immédiatement suscité des commentaires élogieux du côté des supporters.

    Tous avaient encore en mémoire son but exceptionnel, contre l’Argentine, en huitième de finale de la Coupe du Monde 2018, prémices d’un second sacre mondial pour l’équipe de France. Néanmoins, sept années se sont écoulées depuis son exploit. Et le Benjamin Pavard prêté par l’Inter n’était, déjà plus, celui qui rayonnait dans la défense du Bayern.

    C’est à la demande de Cristian Chivu que le Chti a débarqué à l’OM. L’entraîneur des rossoneri ne comptait pas sur lui pour la saison à venir. Alors que l’OM avait besoin d’un nom pour combler le départ précipité d’Adrien Rabiot.

    Spirale négative

    Néanmoins, il n’est pas possible de comparer les deux joueurs. Car, même s’ils portent régulièrement le maillot de l’équipe de France, celui qui a retrouvé le championnat italien en endossant la tunique du Milan AC a définitivement marqué de son empreinte l’an I de Roberto De Zerbi sur le banc olympien.

    Avec dix buts à son compteur, il a été le patron du jeu marseillais et a joué un rôle prépondérant dans la réussite sportive de la saison dernière. Son départ a laissé un vide dans le vestiaire, que Benjamin Pavard n’a pas pu combler.

    Les deux hommes n’ont pas le même caractère. Et si le défenseur a marqué un but dès son premier match avec l’OM, lors du succès 4 – 0 face à Lorient, Benjamin Pavard n’a pas tenu la distance. Il s’est petit à petit éteint, jusqu’à perdre la confiance de Roberto De Zerbi.

    Sa dernière sortie réussie, c’était à Koweit city, dans le trophée de Champions, perdu aux tirs au but face au PSG. Depuis, l’international a suivi le mouvement de son équipe, emporté dans une spirale négative.

    Ses dernières apparitions ont toutes été marquées du sceau du doute. Comme s’il avait perdu ses repères. Jouant soit en latéral droit, soit en axial droit, Benjamin Pavard semble perdu, dans des systèmes qu’il devrait pourtant pouvoir assimiler, du fait de son expérience.

    Pour sa première sur le banc marseillais, Habib Beye lui a fait confiance. Mais, à l’image de la défense olympienne, le voyage à Brest ne l’a pas aidé à sortir la tête de l’eau.

    Désormais, le compte à rebours est enclenché pour lui. Arrivé sous forme d’un prêt avec option d’achat, Benjamin Pavard dispose de trois mois pour renverser la tendance et convaincre l’OM de miser sur lui la saison prochaine. En apprenant que l’Inter ne souhaite pas le conserver, il sait ce qu’il lui reste à faire.

    D’autant plus qu’une autre échéance se précise. Didier Deschamps doit faire ses choix pour les 23 joueurs qu’il amènera au Mondial. Benjamin Pavard en est loin. Mais il peut, encore, en être. Et l’OM peut profiter de cet objectif.

    Pas de supporters lyonnais au Vélodrome dimanche

    C’était malheureusement prévisible, les supporters de Lyon ne sont pas autorisés à se rendre à Marseille dimanche.

    C’est le ministère de l’Intérieur qui a signifié la décision, publiée au Journal officiel jeudi. Ces interdictions sont désormais systématiques à l’occasion des duels impliquant l’OM, Lyon ou encore le PSG.

    C’est aussi un aveu d’impuissance de la part des autorités. Au lieu de chercher des solutions, en concertation avec les intéressés, ces dernières préfèrent cacher la poussière sous le tapis. Ce qui alimente les rancœurs du côté des supporters des clubs concernés par ces interdictions systématiques.

  • Le Pôle 13 prend son envol à Saint Victoret

    Le Pôle 13 prend son envol à Saint Victoret

    Le pilotage est assuré par les membres de la Commission des jeunes du comité des BdR avec le président Patrick Fara à la tour de contrôle… Voilà une belle rampe de lancement pour les plus talentueux.

    Un constat s’impose à l’occasion de cette première, les éducateurs ont reconnu que ces jeunes ont mis du cœur à l’ouvrage, se montrant appliqués et réceptifs. Autour du président et du secrétaire général Georges Gauthier, les responsables de la commission des jeunes Yasmine Manessour, Régis Montjo et Anthony Linares, de nombreux éducateurs qui tout au long de la saison cultivent ses talents dans leurs écoles de boules : Claude Barbi (B. Pelivan), Yves Fouque (B. Batarelle), Sébastien Testard (Boul. Ciotadens), Ludovic Roulet (PT Miramas), Christophe Tolla (B. Aixoise), Manu Molina (B.Barquaise), Modeste Santiago et Patrick Linares. Signe que nombreux sont ces responsables qui se mobilisent pour mettre en avant et développer au mieux le sport bouliste chez les jeunes.

    Après le département c’est au tour de la région de passer par les installations de la Boule Diplomate pour une session de travail qui s’est déroulée en début de semaine. « Ils sont une douzaineSix sont absents », nous déclare Cintia Cantiget la responsable de l’institution qui participait ce lundi à une séquence entraînement orchestrée par les dirigeants du Pôle Jeune Région Sud.

    Composition du Pôle Jeunes Région Sud : Cintia Cantiget (CTFR Région) – Emmanuel et Jean-Paul Goffoz, Michel Garrigos (83), Antoine Sciortino (06), Xavier Ber (04) et Gilles Regent (84).

    Il est évident qu’en traversant ces deux collectifs, on y croise de jeunes garçons et filles, des minimes aux juniors, qui peuvent avoir un bel avenir au royaume des intégrales. La liste serait bien longue et loin d’être exhaustive, mieux vaut donc s’abstenir d’en communiquer.

    En attendant une information a son importance, le CRT présentera une équipe dans chaque catégorie à l’occasion du Crédit Mutuel La Marseillaise des jeunes le vendredi 3 juillet, au parc Borély.

  • Jeu provençal : Guidicelli conserve son titre

    Jeu provençal : Guidicelli conserve son titre

    Quel départ en fanfare pour Anthony Kerfah. Après une victoire au Grand prix de La Ciotat, une demi-finale, il y a quinze jours à La Valette, le nouveau pensionnaire de Mouans-Sartoux a confirmé sa grande forme actuelle et sa soif de victoire après une saison 2025 écourtée par une opération du genou. Il a porté sa grande contribution à la victoire avec son coéquipier et ami Max Guidicelli déjà vainqueur en 2025 avec Marc Cognard.

    On affichait complet pour ce régional. 128 doublettes et non des moindres. Un plateau relevé mais les premières surprises ne tardent pas à arriver. C’est ainsi que l’on enregistre les défaites prématurées du champion de France Juan Lopez et Enzo Paolucci face aux Port-de-Boucains Marc De Riu et Patrick Bellusci, et de Philippe Stievenart et Alain Valdés sous les couleurs Tropézienne face au duo de Plan-de-Cuques rodé aux dures batailles Michel Propos et Jean Marc Gillot.

    Dans le même temps Marc Cognard tenant du titre et Jean-Michel Puccinelli subissent la loi de la doublette de Puyricard Jean Pierre Bossy, Gilles Grimaldier.

    Au fil des tours les meilleures équipes se dégagent avec tout de même encore quelques accrocs pour certains prétendants comme Martin Torres et Claude Gosselin battus par les joueurs de la Boule de Lure Georges Sarrazin-Romain Cournac.

    Dans le dernier, on retrouve le haut du panier avec pas moins de quatre champions de France (Tony Lucchesi, Anthony Kerfah, Kévin Onde et Jean-Louis Flores l’ancien.

    Le joueur de la Boule Pertuisienne a encore prouvé qu’il demeurait une valeur sûre. Avec Sébastien Floret de retour à la compétition, ils ont réalisé un parcours plus qu’honorable en s’inclinant à une porte de la finale face aux futurs lauréats.

    Coup de chapeau également à l’équipe venue de Beauvoisin dans le Gard Gaëtan Parella, Fabrice Jullian éliminés en demi-finale par Kévin Onde et Tony Lucchesi.

    La finale d’un excellent niveau a confirmé la grande forme de Anthony Kerfah et la régularité de Max Guidicelli à l’appoint. Un doublé n’est jamais anodin et nous laisserons le mot de la fin à ce dernier ravi de cette performance et de la prestation d’ensemble de l’équipe. « Anthony a été impressionnant pendant deux jours. Il revient comme un boulet de canon et il n’a plus d’appréhension par rapport à son genou. Songez qu’il a frappé triple.au moins à dix reprises dans cette compétition. Nous avons été homogènes en jouant 4 à 6 boules par mène. Anthony et Kévin ont pourtant fait du beau jeu en finale. » Un Guidicelli qui a contribué grandement à la victoire en ouvrant les mènes..

    Rendez-vous est pris pour la prochaine étape les 7 et 8 mars aux Madets.

  • Jeu provençal : les lauriers à Domenge-Soeng, le trophée à Bentahar -Ventre

    Jeu provençal : les lauriers à Domenge-Soeng, le trophée à Bentahar -Ventre

    Le week-end était chargé pour les boulistes, plus particulièrement adeptes de la longue distance, avec une épreuve du super challenge à St-Martin-de-Crau (voir page précédente) et ce Challenge du maire qui se déroulait au Rove.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’épreuve au caractère régional n’aura pas fait d’ombre au concours qui s’est déroulé au pays de la brousse.

    Le temps d’enregistrer les 82 doublettes inscrites, un laps de temps durant lequel va souffler un vent de panique. Faute à un problème informatique, surtout un dysfonctionnement dans le système mis en place, peut sembler récurrent et qui pose quelques tracasseries au graphiqueur. Force est de constater que ce programme mis en place par la haute instance, connaît et traverse des zones qui ne sont pas appropriées !

    Après la journée de samedi, au cours de laquelle, 74 des engagés sont restés sur le bord de la route, ou se sont relancés dans la consolante, huit de ces binômes se sont retrouvés le lendemain pour aborder la phase active. Entrer dans l’emballage final. On note que sur la route des quarts les formations des Trenca, Mouka, Anginoni et le toujours performant Michel Santi vont rester sur le bord de la route.

    Les demi-finales vont nous permettre de suivre deux explications bien passionnantes et attractives avec un suspense qui ne sera point ménagé. À l’image de cette mène qui sera en fait la dernière. Alors que son équipe est en retard de deux points, on pourrait penser même à trois, car la famille Gazelle est maître de la situation. Il faut un « Exploit » avec un grand « E » de Karim Bentahar, lequel dans un trou de souris va frapper la boule adverse pour porter quatre points à son actif et se hisser en finale. Battue sur le fil, la famille Gazelle n’a toutefois pas démérité…

    Dans l’autre demi-finale, les joueurs de l’Étoile Septèmoise vont prendre un départ chaotique, avant de prendre le meilleur. Beaucoup d’application dans les deux formations. Olivier Domenge possède un avantage au score (10-9) quand sur un tir victorieux il porte trois points à son actif.

    Dans la foulée, le dernier acte sera de moindre qualité, Karim Bentahar et Georges Ventre, les sociétaires de la Boule Dorée, vont perdre de leur superbe se montrer moins brillant, et ainsi laisseront leurs adversaires cueillir les lauriers d’un succès mérité. Toutefois leur statut de joueurs groupés leur permet de remporter le magnifique trophée remis par le maire du Rove Paul Sabatino.

    Fiche Technique

    Quarts de finale

    1) Bentahar bat Patrick Trenca- Noël Blanc à 6

    2) Domenge bat Nadir Moka-Hubert Mallet à 8

    3) Gazelle bat Franck Anginoni-Pascal Petrini à 4

    4) Groubon bat Michel Santi-Thierry Hassini à 7

    Demi-finales

    Bentahar bat Francis et Nicolas Gazelle

    Evol. Score : 0-4 / 2-4 / 5-4 / 6-4 / 6-7 / 6-8 / 9-8 / 9-9 / 9-11 / 13-11

    Domenge bat Gaëtan Groubon – Daniel Jamarkozian

    Evol. Score : 2-0 / 4-0 / 4-3 / N / 4-5 / 4-7 / 7-7 / 10-7 / 10-9 / 13-9

    Finale

    Olivier Domenge – Soeng Yuthi battent Karim Bentahar – Georges Ventre 13 à 4

    Evol. du Score : 0-5 // 0-7 // 4-7 // 4-8 // 4 -12 // 4-13

  • [Portrait] Jeu provençal : Jean-Louis Flores : l’exemple à suivre

    [Portrait] Jeu provençal : Jean-Louis Flores : l’exemple à suivre

    Jean-Louis Flores réunit tous ces critères et il a traversé les décennies avec toujours la même passion « j’ai commencé à 17 ans, aujourd’hui j’en ai 65 ».

    Près d’un demi-siècle à arborer les terrains de boules avec des victoires de prestige (champion de France en 2006 (Blasco/Valdés), Martigues, Pertuis, Volx, Mouans-Sartoux, finaliste du Midi Libre et bien d’autres, mais aussi des grosses déceptions comme ces deux finales du Provençal perdues consécutivement (1992/1993) au Palais des Sports (toujours Blasco/Valdes). « La première contre Mussi, Calvez, Bonifay nous sommes passés à côté de notre finale, mais la seconde face à Cortes, Benoît Gonin, Massoni il y avait la place de gagner. Malheureusement nous n’avons pas saisi notre chance (11-13). »

    Des souvenirs plein la tête pour le Pertuisien fidèle à son club de cœur : « Depuis ma jeunesse je suis licencié à Pertuis. J’ai juste fait une pause il y a deux ans en signant à Mouans-Sartoux. »

    Dimanche à Saint-Martin-de-Crau Jean Louis a démontré combien il est encore compétitif en atteignant le dernier carré avec Sébastien Floret.

    Quand on lui pose la question sur le secret de sa longévité et surtout cette régularité au poste de tireur, il répond immédiatement « il faut toujours avoir cette flamme. Si un jour elle s’éteint il vaut mieux ranger les boules. Tiré c’est un plaisir, j’ai pratiquement toujours fait le tireur de tête sauf avec Alain Valdés notamment lors de notre titre de champion de France en 2006. Avouez qu’il y a pire. Et puis le jeu Provençal est un plaisir (comme la pétanque) autant le partager avec des personnes que l’on apprécie. J’ai toujours privilégié la fidélité (Blasco, Valdés, Poujol, Floret, Carbo). L’homogénéité est un facteur prépondérant.

    Ma devise est simple : Il faut tout faire pour gagner mais pas n’importe quoi. »

    Ancien grand footballeur (il a joué à Martigues en D2) Jean-Louis Flores a toujours allié talent, sportivité, science du jeu que ce soit dans les deux disciplines. C’est le sceau de la classe d’un gentleman.

  • Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Ils se lanceront en direction de Cassis, après avoir emprunté la célèbre route de La Gineste.

    À l’aube du lancement de cette nouvelle édition et de l’ouverture prochaine des inscriptions en mars, Marseille-Cassis « est fier » d’annoncer un partenariat inédit avec le groupe de protection sociale et patrimoniale, AG2R La Mondiale.

    Pour une durée de 3 ans, l’événement portera le nom officiel de Marseille-Cassis – AG2R La Mondiale.

  • États-Unis : la Coupe du monde en zone de turbulences

    États-Unis : la Coupe du monde en zone de turbulences

    La prochaine Coupe du Monde de football est programmée du 11 juin au 19 juillet dans trois pays, Canada, Mexique et États-Unis. Mais, à quatre mois du coup d’envoi, plusieurs incidents viennent perturber les derniers préparatifs d’une compétition déjà mise à mal par le durcissement des conditions d’entrée aux États-Unis décrétées par l’administration de Donald Trump.

    Au Mexique, après la mort de Nemesio Oseguera, chef d’un puissant cartel, des émeutes ont semé le trouble dans la ville de Guadalajara, qui doit accueillir deux barrages et quatre matches de la Coupe du Monde. Néanmoins, selon la presse mexicaine, « des accords devraient être trouvés pour assurer le bon déroulé des rencontres » à Guadalajara, mais aussi à Mexico et Monterrey, autres villes hôtes.

    L’ICE de la discorde

    Si, du côté du Mexique, les autorités affichent une certaine confiance, au nord du Rio Grande, quatre sites, Miami, Kansas city, New Jersey et Foxborough, sont plus pessimistes. Les trois premiers, où sont prévues 21 rencontres, dont la finale de la Coupe du Monde, dénoncent le retard dans les aides à la sécurité promises par Donald Trump.

    D’après le Guardian, les représentants de ces sites ont déclaré « qu’ils attendaient toujours que les fonds fédéraux soient versés. Ils ont exprimé leur inquiétude quant au fait que ce retard pourrait nuire à la planification et à la préparation de la Coupe du monde ».

    Ces fonds, d’un montant de 625 millions de dollars, ont été promis en juillet dernier par le président des États-Unis. Ils sont destinés au financement de la sécurité des sites devant accueillir les rencontres et les fans zones. Mais, depuis une dizaine de jours, un shutdown provoqué par des dissensions entre Démocrates et Républicains, concernant les agences gouvernementales susceptibles d’assurer la sécurité, bloque tout. Notamment parce que la tristement célèbre ICE (agence anti-immigration) fait partie des structures susceptibles d’être mobilisées.

    Kansas city, New Jersey et Miami ne remettent pas en cause leur capacité à organiser les rencontres. En revanche, les trois sites menacent de ne pas ouvrir les fans zones si l’argent ne leur est pas rapidement versé.

    C’est du côté de Fowborough que la situation est plus tendue. La ville, située dans la banlieue de Boston, menace carrément de refuser d’accueillir les sept matches qui sont programmés dans l’antre des New England Patriots. D’après le quotidien L’équipe, les élus de la cité devaient recevoir 7,8 millions de dollars devant financer le coût de la sécurité dans et aux abords du stade. « Ce n’est pas la responsabilité de la ville », a déclaré Bill Yukna, président du conseil municipal de Foxborough, selon des propos relayés par Bloomberg. La ville ne compte que 18 000 habitants et a menacé, faute d’accord, de ne pas accorder à la FIFA la licence nécessaire pour la tenue d’un match de football professionnel.

    Parmi les sept matches programmés dans l’enceinte du Stade Gilette, il y a celui de l’équipe de France contre le Norvège, le 26 juin. Les Bleus doivent également y disputer un match de préparation.

  • Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Quand on demande à Stan Karwat ce qui caractérise le gardien de but, sa réponse est simple. « C’est le seul joueur dans une équipe qui n’a pas le droit à l’erreur ».

    Celui qui a gardé la cage de Nîmes et Martigues, entre autres, dans sa longue carrière, connaît le rôle sur le bout des doigts. Des terrains de Tomaszow, sa ville natale en Pologne, jusqu’à Beauvais, il a croisé Fabien Barthez, « c’était un de ses tout premiers matches avec Toulouse, j’ai deviné qu’il ferait une belle carrière », ou encore Grégory Coupet, « avec qui nous échangeons souvent sur le métier ».

    Pour lui, la clé numéro 1 que doit avoir un gardien de but pour réussir, « c’est sa capacité à faire le minimum de boulettes. Et, surtout, d’être en mesure de gérer en un laps de temps le plus court possible une qualité de données avant de prendre sa décision ».

    Lorsqu’il a vu Geronimo Rulli dans le but marseillais, « j’ai tout de suite senti le joueur fait pour l’OM, comme l’a été avant lui Steve Mandanda. Il ne commet pas, ou très peu, de faute, il accélère le jeu et fait vivre le ballon ». Et le fait qu’il ait arrêté cinq penalties consécutivement la saison dernière ? « C’est un bonus ».

    Derrière le champion du Monde argentin, le Néerlandais Jeffrey de Lange attend. « C’est une excellente doublure. Mais son style n’est pas comparable. Il est dans le rôle du second. Celui qui doit attendre son tour en étant toujours très fort. Mais pour le poste de gardien, le titulaire doit être sûr d’avoir la confiance absolue de son entraîneur, de ses coéquipiers et, surtout à Marseille, des supporters ! »

    Mauvais timing

    Or, depuis l’échec en Trophée des Champions, Geronimo Rulli connaît un passage à vide. « Il a fait quelques erreurs de main qui ont coûté des points. Personnellement, si j’avais dû le diriger, je ne serai pas revenu sur ça. Il sait très bien ce qu’il n’a pas réussi. Ressasser les erreurs, ce n’est pas bon pour la confiance », insiste Stan Karwat.

    Quant au fait de donner des rôles, le Fosséen d’adoption n’est pas trop fan. « Quand un gardien est titulaire, il doit jouer tout le temps ! La doublure connaît son rôle. Elle est là en cas de blessure ou de suspension. C’est pourquoi j’estime que c’est une erreur que Geronimo Rulli ne soit pas dans le but en Coupe de France. »

    Il sait bien que ce n’est pas facile à vivre. Aussi bien pour l’entraîneur, qui doit gérer les espoirs du numéro 2 et faire en sorte que son numéro 1 soit toujours au top niveau de sa confiance, que pour les deux joueurs concernés. « Le numéro 2 reste dans son rôle. Montre ses qualités à l’entraînement. Sachant que son statut reste le même. Aussi longtemps que le numéro 1 est irréprochable. »

    L’entraîneur se base sur ce qui se passe en sélection nationale. « J’ai beaucoup discuté avec Grégory Coupet, qui a longtemps vécu dans l’ombre de Fabien Barthez en équipe de France. Avant d’avoir enfin sa chance. Nous avons la même philosophie à ce sujet », souligne-t-il.

    Quand la saison débute, surtout avec deux nouveaux joueurs au poste, comme ce fut le cas à l’arrivée de Roberto De Zerbi, « l’entraîneur doit être clair et fixer les rôles de chacun. à ce poste, c’est dangereux de mettre de la concurrence. Car cela amène le doute. Et le doute provoque la perte de confiance. L’entraîneur doit donc se montrer ferme et s’interdire de modifier la hiérarchie, si la situation ne le justifie pas. »

    Ainsi, quand Geronimo s’est mis à douter, l’erreur de Roberto De Zerbi a été de ne pas le protéger. « Il aurait dû jouer les deux tours de Coupe de France, cela l’aurait aidé à retrouver une certaine confiance. » Par ailleurs, ne pas le titulariser au Parc des Princes face au PSG, parce que Jeffrey de Lange avait réussi deux matches sans erreurs contre Bayeux et Rennes, a eu un double effet pervers. Il a fait perdre sa confiance au Néerlandais, qui a encaissé cinq buts, et fait un peu plus gamberger celui qui aurait dû rester le numéro 1 indiscutable.

    « Un gardien de but, c’est un peu comme un super ordinateur qui doit analyser en une fraction de seconde un maximum d’éléments. Prendre les informations sur le placement des attaquants adverses. Savoir où sont ses défenseurs. Où il se situe par rapport au but. Choisir une réponse ciblée et être capable d’anticiper ce que va faire le porteur du ballon », détaille Stan Karwat. Selon lui, « Geronimo Rulli a toujours ces capacités en lui. Il a juste besoin d’un signal de la part de son entraîneur qui lui montre qu’il a toujours confiance en lui. C’est comme cela qu’il réveillera ses qualités ».

    Et s’il a un conseil à donner à Habib Beye ? « Qu’il soit ferme dans son choix et clair dans son soutien au gardien titulaire. C’est comme cela qu’il en obtiendra le meilleur.  »

  • Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    L’arrivée du mois de mars coïncide avec le début du dernier quart de la saison. Il ne reste plus que 12 matches à jouer pour l’Olympique de Marseille et les supporters voudraient bien voir ce total grimper jusqu’à 14. Outre la chasse à la Ligue des Champions en L1, la Coupe de France représente un enjeu majeur avec des chances plus conséquentes de titre, avec l’absence du PSG. La densité de la compétition rend l’issue plus incertaine, mais l’espoir est encore présent. L’OM devra valider certains points de passage pour croire à un top 3 et à un nouveau trophée.

    OM – Lyon (1er mars)

    C’est ce pourquoi l’OM est parti en stage de cohésion à Marbella. Resserrer les liens, bien sûr, mais aussi préparer l’Olympico, qui aura lieu ce dimanche soir, au Vélodrome. Ce match peut être un tournant majeur de la fin de saison. Revenir à deux points, rester à cinq unités ou se faire distancer par son adversaire, voici les trois scénarios sur la table. L’OL s’est fait briser sa série de 13 victoires à Strasbourg (1-3) et l’incertitude est aussi présente côté rhodanien. Hors blessures de dernière minute, le groupe sera complet. Leonardo Balerdi, suspendu à Brest, sera de retour. Le choc s’annonce intense.

    OM – Toulouse (Coupe de France, 4 mars)

    Cette semaine est bien cruciale pour les Olympiens. Toulouse débarque boulevard Michelet dans une semaine et un billet pour les demi-finales de la Coupe de France est en jeu. Victoire obligatoire pour se rapprocher d’un trophée cette saison. Pierre-Emile Højbjerg sera suspendu. Beaucoup se souviennent de la première rencontre face aux Toulousains cette saison, le 29 novembre, où l’OM avait renversé la partie avant de se faire doucher sur une touche longue, dans le temps additionnel. Marseille souhaite être présent le 22 avril pour les demi-finales et le 23 mai pour la finale. Mais il faudra battre le TFC.

    OM – Lille (22 mars)

    Là aussi, les souvenirs sont noirs. L’un des pires matches de l’OM, en championnat, cette saison. Le déplacement à Lille était un cauchemar, avec une défaite 1-0 suite à une boulette de Gerónimo Rulli. Un résultat et surtout une prestation, très loin de ce que l’équipe de Roberto De Zerbi était capable de proposer. Ce 22 mars, ne pas prendre de point serait une énorme contre-performance pour ce début du printemps. Surtout que les Phocéens enchaîneront, après la trêve, par un déplacement à Monaco, formation toujours aussi difficile à lire.

    OM – Rennes (16 mai)

    Le grand frisson du multiplex. Après quelques rencontres plus abordables sur le papier (Le Havre, Nantes, Metz) –même si tout est possible avec cet OM –, les Olympiens accueilleront le Rennes de Franck Haise pour clore cet exercice 2025-2026 de Ligue 1. Une réception périlleuse, mais leurs adversaires directs auront aussi fort à faire. La fin de saison sera explosive avec un derby parisien, Lyon-Lens et Strasbourg – Monaco, en plus de ce choc au Vélodrome.

    L’OM victime d’une tentative d’intrusion informatique

    L’Olympique de Marseille indique avoir récemment fait l’objet d’une tentative d’intrusion informatique, dans un communiqué publié ce mardi. « Grâce à la mobilisation immédiate de nos équipes techniques et de nos prestataires spécialisés, la situation a été rapidement maîtrisée. À ce jour, toutes nos activités peuvent se poursuivre normalement, en toute sécurité, et nous continuons nos investigations sur le périmètre concerné. Le club tient à rassurer ses supporters : les données bancaires et les mots de passe n’ont pas été compromis », précise l’OM. Le club phocéen ajoute : « La protection des données personnelles et la confiance de nos supporters restent notre priorité absolue. (…) une procédure a été engagée auprès des autorités compétentes (…) et une plainte va être déposée. »

  • La France fête ses athlètes et se projette vers les JO 2030

    La France fête ses athlètes et se projette vers les JO 2030

    Des Alpes italiennes aux Alpes françaises. Moins de 24 heures après la cérémonie de clôture des JO 2026 dans les arènes de Vérone, l’ensemble de l’équipe de France était réuni à Albertville, lundi soir, pour célébrer ces Jeux réussis pour la délégation tricolore. Un record passé de 15 à 23 médailles et de nouveaux visages découverts, à l’image des triples médaillés Océane Michelon et Mathis Desloges.

    34 ans après la fin des Jeux olympiques d’Albertville, l’olympisme était de retour dans la cité savoyarde. Entre les massifs des Bauges et du Beaufortain, une fête était organisée devant plus de 6 000 spectateurs dans la halle olympique utilisée en 1992. Cette salle est devenue une sorte de Club France gigantesque pour quelques heures, ce lundi.

    « C’est chouette de voir cette cérémonie en terres savoyardes », disait la snowboardeuse de Val Thorens et porte-drapeau Chloé Trespeuch. Quentin Fillon Maillet, l’un des héros français des Jeux, a ajouté que cela « permet de valoriser la réussite des Bleus et de retrouver le public tricolore ».

    La bannière olympique placée à 53 mètres de haut

    Dès 18h30, des membres de toutes les disciplines sont montés au compte-goutte sur la scène de cette halle. Le biathlon (13 médailles dans ces JO), entré en dernier, s’est aussi imposé à l’applaudimètre. Cette cérémonie servait aussi à accueillir le drapeau olympique, obtenu dimanche lors de la « passation de pouvoir » entre l’Italie et la France. L’olympiade française débute et doit mener les athlètes vers le 1er février 2030, date de l’ouverture des 26e Jeux olympiques d’hiver de l’histoire. Les deux présidents de régions, Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, ont brandi le drapeau aux cinq anneaux, à Albertville.

    Le clou du spectacle était un show son et lumière mettant en avant les trois dernières éditions des Jeux en France avec Chamonix 1924, la pionnière, Grenoble 1968 et donc Albertville 1992. Ensuite, le drapeau olympique a été monté en haut d’un mât de 53 mètres. Sept membres du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins ont fait culminer cette bannière loin au-dessus du sol. Cette dernière y restera jusqu’à l’ouverture des prochains JO en Haute-Savoie, en Savoie, dans les Hautes-Alpes et dans les Alpes-Maritimes.