Category: sports

  • Sylvain André a inauguré le pumptrack de Grans

    Sylvain André a inauguré le pumptrack de Grans

    Il est fait de boucles et de bosses et serpente aux abords du lac de la Canebière.

    En plein cœur du Parc de Mary-Rose, le circuit de pumptrack est le nouvel équipement sportif qui vient enrichir le patrimoine de Grans. Né d’une proposition faite par le conseil municipal des jeunes de la commune, il a un parrain prestigieux, Sylvain André, le Cavaillonais médaillé d’argent aux Jeux de Paris, lors d’un triplé français historique.

    « C’est un honneur pour moi d’avoir été appelé sur cette manifestation », confie le champion du Monde 2018. Sous l’œil de dizaines de jeunes Gransois, il a coupé le ruban symbolique de la mise en service de la piste, au côté de Philippe Léandri, maire de la ville, et Alisson Devaux, représentant le conseil départemental des Bouches-du-Rhône, partenaire de l’opération.

    Sur une surface de 2 000 m2, le pumptrack comprend trois niveaux de circuit, sur une longueur de 49 mètres et une largeur de 37 mètres. Adapté à tous les âges, à partir de 3 ans et jusqu’à 99 ans, voire plus, il peut accueillir des pratiquants de BMX, skate-board, longboard, rollers ou encore trottinettes. Cela pour des pratiquants de tous les niveaux, qu’ils soient débutants, ou champion du Monde comme Sylvain André.

    Le médaillé d’argent de Paris 2024 n’a pas résisté à la tentation et a fait quelques tours de piste. « C’est un magnifique équipement et cela va créer des émulations dans la région, qui est riche en équipements de ce type, ce qui est une très bonne chose. Et ce qui est cool, c’est que ce n’est pas que pour une seule discipline », souligne-t-il. Dans son sillage, les gamins de Grans et des environs ont apprécié.

  • Monaco n’a pas fait de cadeau aux Olympiens

    Monaco n’a pas fait de cadeau aux Olympiens

    Avant le coup d’envoi, le système mis en place par Roberto De Zerbi pouvait rappeler l’organisation choisie face à Saint-Gilles en Ligue des Champions.

    Mais rapidement, l’OM a dévoilé ses plans. Avec Timothy Weah appelé à suppléer Igor Paixão dans le couloir gauche de l’attaque. L’États-unien se montrait rapidement à l’aise dans sa zone. Alors que le jeu était confié à Arthur Vermeeren, et que la défense retrouvait Benjamin Pavard, associé à Nayef Aguerd dans l’axe.

    Les Marseillais auraient pu rapidement prendre le score. Mais les deux occasions nettes de Pierre-Emerick Aubameyang n’allaient pas au bout. Des Marseillais qui avaient le contrôle, face à des Monégasques prudents, mais, à l’image d’Alexandr Golovin, prompts à se projeter vers la surface de Gerónimo Rulli.

    Monaco était finalement plus dangereux. Alors que les Olympiens ne mettaient que sporadiquement le nez à la fenêtre. Après deux buts refusés aux Monégasques, l’OM allait enfin au bout de ses intentions, à l’image de Mason Greenwood, buteur prodigue.

  • L’OM joue moche mais gagne

    L’OM joue moche mais gagne

    Malgré une soirée compliquée, l’OM termine l’année sur le podium.

    Pour cela, il n’avait pas d’autre solution que battre Monaco. Car les résultats de Lens et Lille, vainqueurs de Nice (2-0) et à Auxerre (4-3), dans l’après-midi, combinés au succès du PSG à Metz samedi (3-2) ne lui avaient pas été favorables.

    Pour l’ultime match au Vélodrome, c’était aussi le minimum que les hommes de Roberto De Zerbi devaient à des supporters qui permettaient de nouveau à l’enceinte du boulevard Michelet d’être à guichets fermés.

    Malheureusement, si les premières minutes ont donné le sentiment d’un OM volontaire et attiré par le but monégasque, au fil des minutes, la bonne volonté marseillaise s’étiolait. Ce dont devait profiter Monaco pour engranger de la confiance. Pour ensuite s’offrir les opportunités les plus franches, dans une première période plus équilibrée que ce que l’on pouvait penser.

    Une première période durant laquelle Geronimo était le gardien le plus en vue. Tandis que Lukas Hradecky n’avait que quelques ballons sans grand danger à négocier. Une première période qui ne laissait augurer rien de bon de la part d’un OM visiblement à bout de souffle et à court d’inspiration.

    Les retouches de Roberto De Zerbi n’allaient pas changer grand-chose. Même s’ils étaient plus présents aux abords de la surface monégasque, les Olympiens continuaient à faire des frayeurs à un Vélodrome qui pensait voir Lamine Camara ouvrir le score. Mais ce dernier était signalé hors-jeu (51e).

    Si dans le dernier quart d’heure, Mason Greenwood semblait enfin entrer dans son match, c’était toujours Gerónimo Rulli qui était sur le gril. L’Argentin avait heureusement retrouvé ses réflexes pour éviter à son équipe une cruelle désillusion. Et après que l’assistance vidéo à l’arbitrage ait annulé un second but monégasque, sur l’action qui suivait, Mason Greenwood sortait enfin de sa coquille pour offrir un avantage inespéré à l’OM.

    OM 1 (0) MONACO 0 (0)

    16e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (64 509 spectateurs)

    Arbitre : F. Letexier.

    But : Greenwood (83e).

    Avertissements : Kondogbia (41e) à l’OM, Vanderson (64e) à Monaco.

    OM : Rulli – Murillo (Balerdi, 59e), Pavard (Paixão, 59e), Aguerd, Emerson- Höjbjerg (c), Kondogbia (O’Riley, 46e)- Greenwood, Vermeeren (Nadir, 82e) , Weah – Aubameyang (Bakola, 86e).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    MONACO : Hradecky – Vanderson, Kehrer, Salisu, Caïo Henrique – Camara (Ilénikhéna, 86e), Zakaria (c) – Akliouche, Minamino (Biereth, 86e), Golovin( Tézé, 74e) – Balogun.

    Entraîneur : S. Pocognoli.

    Le fait de match

    « Autorités/LFP, contrairement à vous, on a la lumière à tous les étages. » Pour étayer son message, le Virage nord a craqué des centaines de fumigènes, alors que François Letexier s’apprêtait à donner le coup d’envoi. Résultat, il a fallu attendre douze minutes avant que la pelouse ne retrouve de la visibilité. Un retard qui va coûter cher à l’OM.

  • Champions Cup : Sous pression, le RC Toulon domine Bath et se relance

    Champions Cup : Sous pression, le RC Toulon domine Bath et se relance

    Au pied du mur après son premier match de Champions Cup raté à Edimbourg la semaine dernière, le RC Toulon n’avait d’autre choix que de l’emporter face à Bath, champion d’Angleterre, leader de son championnat, vainqueur de la Champions Cup et de son premier match dans la compétition face au Munster (40-14). Mission accomplie, non sans souffrir, mais avec une âme retrouvée, et un précieux bonus offensif.

    Dans un début de rencontre très physique, les deux équipes se rendent coup pour coup au tableau d’affichage. Ce sont les Anglais qui dégainent les premiers sur une pénalité de l’inévitable Finn Russell (0-3, 9e). Bousculés jusque lors, les Toulonnais réagissent, puisque quatre minutes plus tard, Alainu’uese inscrit le premier essai du match, sur un ballon porté consécutif à une touche (7-3, 14e).

    Après deux pénalités de Russell (16e) et Garcia (19e), ce sont les Anglais qui parviennent cette fois à franchir l’en-but grâce à Hill, suite à une succession de rucks devant la ligne, pour reprendre l’avantage (10-13, 22e). De courte durée, puisque Garcia envoyait une nouvelle pénalité entre les perches (13-13, 25e), avant que Brex ne conclut une attaque initiée par Serin, permettant aux siens de rentrer aux vestiaires avec un avantage de cinq points (18-13, 34e).

    Le RCT prive Bath du Bonus défensif

    Le second acte redémarre sur les mêmes bases. Garcia, sur une nouvelle pénalité, donne un peu d’air aux siens (21-13, 47e). Les Anglais recollent rapidement par Carreras (21-20, 51e). Dans la foulée, Dréan redonne huit longueurs d’avance au RCT (28-20, 55e). Mais Bath n’abdique pas, et replace Toulon sous sa menace sur un essai de Green, en force (28-27, 61e).

    La partie n’a pas encore choisi son vainqueur. Alors, il faut forcer le destin. Et c’est le RC Toulon qui parvient à le faire, grâce à Ludlam, suite à une mêlée à cinq mètres de la ligne, pour l’essai du bonus offensif (35-27, 67e). Garcia, sept minutes plus tard, gonfle encore le score (38-27, 74e). Mais comme trop souvent, les hommes de Mignoni sont victimes de leurs sautes de concentration. Sur une mêlée anglaise, Hennessey se fait oublier et transperce la défense toulonnaise, pour offrir aux siens le point du bonus offensif et remettre, une énième fois, les coéquipiers de Charles Ollivon sous pression (38-34, 74e).

    Un petit bémol sans conséquence, et que le RCT parvient finalement en quelque sorte à effacer, grâce à un ultime essai, en force, de Baubigny, qui enlève, sur la sirène, le bonus défensif aux Anglais (45-34, 80e). Le RC Toulon est relancé dans la course à la première place.

    RC Toulon 45 – 34 Bath (MT : 18-13)

    2e journée de Champions Cup

    Dimanche 14 décembre, 16h15

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Amashukeli (GEO)

    RCT : Gros (Priso, 59e), Lucchesi (Baubigny, 41e), Sinckler ; Rebbadj (Mézou, 67e), Alainu’uese ; Ludlam (Quere-Karaba, 80e), Ollivon (c), Mercer (Abadie, 61e) ; Serin (White, 67e), Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Brex (Smaili, 74e), Dréan ; Ferté.

    BATH : Obano, Dunn, Sela (Van Wyk, 56e) ; Roux (Richards, 55e), Molony ; Hill, Underhill (Reid, 55e), Barbeary (Green, 55e) ; Carr-Smith (Le Roux, 71e), Russell (c) ; Arundell, Redpath (Hennessey, 67e), Ojomoh, Cokanasiga ; Carreras

    Points RCT : 5E Alainu’uese (13e), Brex (34e), Dréan (55e), Ludlam (67e), Baubigny (80e) ; 4T Garcia (14e, 56e, 67e, 80e) ; 4P Garcia (19e, 25e, 47e, 74e)

    Points Bath : 4E Hill (22e), Carreras (51e), Green (61e), Hennessey (74e) ; 4T Russell (22e, 51e, 61e, 74e) ; 2P Russell (9e, 16e)

  • Richard Gasquet, le dernier bal

    Richard Gasquet, le dernier bal

    Sa première vie a pris fin le 29 mai sur le court de Roland-Garros. Sa vie de tennisman de haut niveau s’est achevée à 39 ans sur la terre de Paris devant le numéro 1 mondial : l’Italien Jannik Sinner. Plus de 1 000 matchs sur le circuit ATP, plus de vingt ans d’une carrière au très long cours à défier les plus grands joueurs de la planète.

    Tout est fini, tout est presque derrière lui. Richard Gasquet n’est pas là pour exhumer aujourd’hui son parcours, pour remonter le temps et corriger la trajectoire d’une carrière à courir après l’attente née de sa précocité et de son « génie ». Mardi 16 décembre, au stade Raoul-Barrière de Béziers, le Sérignanais (39 ans), veut partager sur les terres de son enfance et ce lieu de l’épopée de l’ASB une dernière balle avec ses amis de la génération post-Noah, avec d’autres retraités du haut niveau et le Variétés Club de France, qui rassemble d’anciens sportifs, la plupart footballeurs, sous la mainmise du journaliste Jacques Vendroux.

    Richard Gasquet vient peut-être humer les embruns de l’ex-stade de la Méditerranée en quête des sensations d’une enfance volée ou pour le moins très vite envolée. « Je voulais faire quelque chose à Béziers, parce que c’est là où je suis né. J’allais voir des matches de rugby quand j’étais tout jeune. Le stade de la Méditerranée, c’est un endroit que je connais depuis toujours. J’ai des souvenirs de rugby depuis tout petit, déjà parce que Richard Astre est un ami de mon père. J’ai vu des dizaines et des dizaines de matches au stade, c’est un lieu important pour moi » racontait-il récemment à nos confrères de Midi Libre. Richard Gasquet tombe quelque peu le masque d’un homme introverti, longtemps écrasé par sa réputation de petit génie et les promesses de ses premiers succès au tournoi des As à Tarbes devant Rafael Nadal ou de Monte-Carlo en quart de finale face à Roger Federer. Comme des jeunes footballeurs (Bravo, Ferreri…) ont été étouffés par la succession de Michel Platini, il a fait face à l’après Yannick Noah, dernier vainqueur français d’un tournoi du Grand Chelem (Roland-Garros en 1983), au charisme insolent. « Quand un magazine titre le champion que la France attend, quand tout le monde se retourne sur lui, on imagine tout le poids que ça peut engendrer chez un enfant », explique Julien Gillet, ancien sparring-partner de Richard Gasquet.

    « Une très belle carrière »

    Très tôt dans la région, très vite en France, tout le monde veut imiter le revers à une main d’un joueur, au talent rare. Très tôt, très vite, il est confronté à la médiatisation, au star-system d’un tennis, peut-être trop envahissant pour lui. Très tôt, très vite, au lieu de s’enthousiasmer pour la fulgurance de sa carrière naissante, tout le monde pointe ses échecs répétés en Grand chelem. Lui comme Tsonga, Monfils, Simon… croisent au début du siècle les trois monstres : Federer, Nadal et Djokovic.

    « Il y avait une attente en France, parce que depuis Noah, il n’y a pas eu de vainqueur de grands Chelem. En France, on a une densité de joueurs de haut niveau, mais on n’a pas l’égal des Espagnols, avec des joueurs comme Nadal ou Alcaraz capables de gagner les grands tournois. On lui a dit, mais pourquoi tu n’as pas réussi à en gagner alors que tu étais très fort jeune ? Ce ne doit pas être facile à gérer », relève le coach héraultais, qui se souvient de son style particulier. « Il jouait un tennis peut-être un peu moins puissant que n’est le tennis moderne. C’est du beau tennis, mais c’est vrai que c’est un tennis qui est aujourd’hui un peu moins joué. Il était très très régulier quand même dans ses performances, parce qu’il était très solide, il maîtrisait bien ce qu’il faisait. Pour être encore plus fort, il lui a manqué de servir mieux et de prendre la balle un peu plus tôt du fond de cours », décrypte Julien Gillet, entraîneur de Valentin Royer (58e mondial). Dans ce tennis, et ce sport de haut niveau musclé, Richard Gasquet oppose un jeu, empreint d’esthétique. Pas vraiment dans l’air du temps. Longtemps, peut-être s’est-il réfugié derrière ce jeu léché comme une carapace. « Il a fait tout de même une très, très belle carrière », rappelle l’ancien coach du Montpelliérain Arthur Cazaux. Ancien numéro 7 mondial, vainqueur de 16 tournois, notamment à l’Open Sud de France, présent à trois demi-finales de Grand chelem, deux à Wimbledon, une à l’US Open. « Sur la fin, il était plus démonstratif, plus accrocheur. Au début, c’était un peu moins le cas. On avait l’impression qu’il avait du talent, mais qu’il ne forçait pas son talent plus que ça. Alors qu’en fin de carrière, j’ai vraiment l’impression qu’il était vraiment dans la bagarre », pointe Julien Gillet comme on décèle une énigme.

    Cette vie est désormais derrière lui. Une autre peut commencer. Comme membre de la cellule « expert » de la fédération française. Pour aider peut-être des talents innés à mieux grandir.

  • Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    La Marseillaise : Quelle est, selon vous, la cause principale de ces violences ?

    Dominique Bodin : La recherche du symbolique, c’est-à-dire que les dirigeants et les entraîneurs recherchent la réussite. Et les parents rêvent, pour la plupart, d’avoir chez eux le futur Zidane ou Mbappé. Il y a un décalage important sur ce qui devrait être un jeu, notamment chez les jeunes, sur lequel on apprend à jouer et à marquer bien sûr. Mais un jeu pour gagner où la défaite ne devrait pas un problème.

    Mais cette violence s’exerce aussi bien sur le terrain qu’en dehors…

    D.B. : Il n’y a pas qu’un facteur, il faut concevoir ça impérativement comme une approche multifactorielle. Vous avez les problèmes des parents, du capital symbolique, des réseaux sociaux, des différences culturelles, voire religieuses parfois, vous avez des tas de sources d’opposition. Ce sont des comportements communautaristes, au sens culturel du terme, qui déclenchent des attitudes bien souvent disproportionnées et parfois déplorables.

    À vos yeux, comment peut-on lutter contre ce phénomène ?

    D.B. : Le premier axe, c’est la coercition. C’est-à-dire qu’il faut impérativement que chacun en arrive à prendre ses responsabilités. Le deuxième niveau, c’est la prévention. Sur ce point là, les instances font du mieux qu’elles le peuvent avec les renseignements qu’elles obtiennent. Il y a notamment eu de réels progrès sur le plan des contenus de formation et sur le fait de prendre en charge réellement des équipes, avec non plus de simples entraîneurs, mais de vrais éducateurs. Et il reste l’aspect réglementaire, à travers les règlements sportifs, où, malheureusement, les Fédérations ne se penchent pas assez sur la question.

  • Des personnalités marseillaises inaugurent le city stade rénové

    Des personnalités marseillaises inaugurent le city stade rénové

    Un nouveau city stade en plein cœur de Marseille, destiné à de nombreux enfants du quartier. Ce vendredi après-midi, le terrain jouxtant l’école Peyssonnel (3e) a été inauguré par de nombreuses personnalités locales. Le maire de Marseille (DVG) Benoît Payan était présent, tout comme le président de l’Olympique de Marseille, Pablo Longoria. La Ville, l’OM et la Fondation CMA CGM sont les instigateurs de ce projet de rénovation.

    Pour l’occasion, de nombreux élèves étaient invités. Au total, une bonne centaine de personnes ont pu fouler pour la première fois ce terrain peint de différentes teintes de bleu et d’orange. Tous ces enfants étaient habillés d’un t-shirt à l’effigie de leur city stade. Les sourires étaient présents sur les visages, alors que le speaker faisait grimper le volume en annonçant plusieurs surprises.

    Ces surprises se sont avérées être des joueurs et joueuses de l’Olympique de Marseille. Deux Marseillaises avec Ninon Blanchard et Tess Laplacette, ainsi que les grands blessés actuels, Amine Gouiri et l’Argentin Facundo Medina. Des invités d’honneur accueillis sous les cris de ce parterre de minots, tous âgés de 10 ans et moins. Ces derniers ont même pu rencontrer un Ballon d’Or, en la personne de Jean-Pierre Papin, « dieu vivant », d’après les dires de Benoît Payan. « C’est bien de voir tous ces sourires, c’est leur terrain maintenant », dit entre deux dédicaces l’ancien international français.

    Bain de foule pour

    les footballeurs de l’OM

    Ce city stade de Peyssonnel est le cinquième inauguré en l’espace de quelques mois dans la ville. L’OM et Pablo Longoria ne sont jamais bien loin. Le dirigeant espagnol évoque ce projet en faveur de la jeunesse : « Depuis que je suis au club, je cherche à augmenter la pratique du sport au sein de la ville. Vous savez, le football, ce n’est pas que des matches au stade Vélodrome, c’est aussi du partage et de la convivialité. »

    Sur les coups de 14h30, toutes ces personnalités ont dévoilé la plaque officialisant l’ouverture du lieu. Ensuite, c’était bain de foule pour les sportifs avec photos et dédicaces au milieu des jeunes. Un long moment de partage, avec des joueurs et joueuses ne sachant plus où donner de la tête. Les enfants ont pu ensuite tester ce nouveau bitume, situé juste en dessous d’une immense fresque avec l’inscription : Saint-Jean, terrain de passion.

    Ils ont pu tâter le ballon à un endroit où Ninon Blanchard espère voir « de nouvelles pépites éclore ». La défenseure arrivée durant l’été 2024 souligne aussi « l’initiative du club et de Treizième Homme ». L’après-midi ensoleillé s’est poursuivi avec un grand cookie au chocolat pour tous et un avis unanime sur le city stade. Les jeunes du 3e arrondissement de Marseille ont désormais une nouvelle aire de jeu pour se dépenser et pratiquer leur sport favori dans « la capitale du football », d’après Pablo Longoria.

  • Champions Cup : Bath, pas le meilleur adversaire pour rebondir pour le RCT

    Champions Cup : Bath, pas le meilleur adversaire pour rebondir pour le RCT

    Pour se relancer, le RCT aurait certainement préféré un autre adversaire. Car se coltiner Bath, auréolé d’un triplé coupe-championnat-Challenge Cup la saison dernière, et qui a débuté cet exercice sur les mêmes standards (leader du championnat avec 5 victoires en 6 matches, et vainqueur 40-14 face au Munster en Champions Cup) est tout sauf un cadeau.

    « Ils ont beaucoup d’expérience, avec des joueurs habitués à ce genre de matches. C’est un des favoris, donc ce sera un très gros match », annonce Pierre Mignoni, qui se fait une idée précise de son adversaire du week-end : « Ils te mettent beaucoup de pression chez toi, ils veulent te coincer dans un coin du terrain et attendre une faute. C’est une équipe qui ressemble beaucoup aux équipes françaises. Elle est très physique, elle attaque tous ses rucks, avec une défense qui ne te laisse pas beaucoup d’oxygène. »

    Parmi ses principaux atouts, l’ouvreur écossais Finn Russell, référence mondiale du poste : « C’est un grand joueur. Il faut lui laisser très peu de temps pour manœuvrer. Il faudra le mettre sous pression, monter un peu plus fort », prévient Jérémy Sinzelle, rejoint par son entraîneur : « Bath a beaucoup d’individualités, mais il les fait bien jouer. Il alterne énormément son jeu, il est capable d’animer à la main, de faire des passes au pied, de te mettre sous pression. On le connaît, il a joué en France, c’est un très grand joueur, mais ce week-end il ne faudra pas trop lui laisser le temps de choisir. » Les Rouge et Noir sont prévenus.

  • Champions Cup : Face à Bath, le RCT n’a déjà plus de marge d’erreur

    Champions Cup : Face à Bath, le RCT n’a déjà plus de marge d’erreur

    Quand il rate un match, cette saison, le RC Toulon le fait généralement dans les grandes largeurs. Ses premiers pas en Champions Cup, dimanche dernier, sur la pelouse d’Édimbourg (33-20), en ont malheureusement été une démonstration de plus, malgré un début de rencontre idéal, qui l’a vu mener 0-10 après six minutes. Mais la suite, entre défense friable, coups de pied à l’excès, et fautes de mains à répétition, s’est apparentée à un cauchemar, avec un second acte durant lequel les Varois n’auront passé qu’une petite pénalité.

    « On a très bien commencé pendant 25 minutes. Mais on n’a pas fait ce qu’il fallait dans la gestion, on s’est déréglé tout seuls, dans des conditions difficiles. L’équipe la plus précise et la meilleure sur le plan stratégique a gagné. On a perdu le fil. Édimbourg est une belle équipe, mais on aurait dû mieux faire », constate Pierre Mignoni, « frustré, énervé, comme nos supporters. On l’est toujours vis-à-vis de notre prestation ».

    « Dès qu’on loupe un truc, c’est la fin du monde »

    Oui, ce RCT aux deux visages frustre autant qu’il se frustre. Et doit trouver des réponses à ses questions : « On a fait beaucoup de rotations en début de saison. À Édimbourg, il y en avait peu, donc on n’a pas d’excuse. On a mal abordé ce match. Il faut arriver à switcher, se dire que c’est un match de rugby, que ce soit à domicile ou à l’extérieur, ce qu’on n’arrive pas à faire. Il faut gommer ça », analyse l’expérimenté Jérémy Sinzelle, qui fêtera sa centième en rouge et noir (lire ci-contre). « On manque par moments de connexion. Dès qu’on loupe un truc, on dirait que c’est la fin du monde. On doit garder une attitude positive, une concentration, une communication claire, des joueurs qui prennent leurs responsabilités, une qualité de jeu au pied, des choses de haut niveau. Quand tu n’as pas ça, surtout sur des matches de Champions Cup très serrés, encore plus avec ces conditions, tu passes à côté », pointe Pierre Mignoni.

    Après une journée, le RCT est donc déjà dos au mur, mais loin d’être enterré, à l’aube de la réception de Bath, champion d’Angleterre et vainqueur de la Challenge Cup l’an dernier. Mais il faudra jouer ce match comme le couperet qu’il est : « C’est une compétition avec un format très court, mais j’ai entendu que c’était cuit, et ce n’est pas vrai. C’est sûr qu’on ne pourra pas finir dans les meilleurs des meilleurs premiers, même si on bat cette équipe. On s’est loupé, on le sait, mais on a besoin de soutien face au champion d’Angleterre. C’est un test-match, de niveau international, on a besoin de tout le monde. Il y a des moments difficiles dans une année, on va voir comment on réagit », annonce l’entraîneur varois, qui en appelle au public avant ce qui pourrait être l’un des tournants de la saison.

  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »