Category: sports

  • Quand les parents s’acharnent à pousser leurs enfants

    Quand les parents s’acharnent à pousser leurs enfants

    Beaucoup trop de gens voient leur enfant comme un jackpot qui servira plus tard à payer la maison, la voiture… Et les conséquences sont catastrophiques. » Ces deux phrases sont sorties de la bouche d’Omar Keddadouche, président de l’ASC Vivaux-Sauvagère (10e), à Marseille. À la tête de la Ligue Méditerranée, Éric Borghini appuie ce propos : « C’est très difficile de devenir un joueur professionnel et donc de gagner beaucoup d’argent, parce que les parents ne voient qu’une chose, l’argent. La valeur suprême aujourd’hui, c’est l’argent. » Une envie de parents appelée communément « projet Mbappé », alliant réussites financière et professionnelle.

    Keddadouche a vu les tensions s’accumuler le long des rectangles verts et les parents sont en grande partie responsables. Une anecdote lui revient : « Il y a quelques années, j’ai inscrit mes moins de 6 ans au tournoi d’Allauch. À midi, le coach m’appelle en panique car des parents d’Allauch et de Plan-de-Cuques étaient en train de se bagarrer sur le terrain. Vidéos à l’appui. »

    Ce changement de mentalité au sein du foot amateur, Florent Benidriss le constate également depuis le club de Luynes, où il s’occupe des catégories U6 et U11. L’éducateur se plaint de voir de jeunes enfants avec la crainte de l’échec. « Le discours du coach passe parfois après celui des parents. Un petit rate une passe, il va regarder son père dans les tribunes. Certains enfants ont juste trop de pression », raconte-t-il, presque dépité. Les deux spécialistes du football amateur sont raccords sur le fait que tous les clubs sont confrontés à ce type de problèmes. Ils sont aussi en adéquation sur le rôle des parents : « Encourager et accompagner. » C’est tout. Savoir garder une distance est déjà un premier pas solide pour conserver ce vivre-ensemble.

    Une meilleure formation des éducateurs

    Pour cela, les éducateurs sont adeptes de la prévention. Groupes WhatsApp où seul le coach peut parler ou encore réunions avec consignes pour pères et mères, des pratiques désormais courantes pour conserver le calme autour des équipes d’enfants. « Les parents peuvent être le pire poison, ça peut être une horreur », raconte Florent Benidriss.

    Le district de Provence a mis en place, depuis cette année, l’obligation d’avoir un diplôme d’éducateur pour toutes personnes voulant entraîner des footballeurs en herbe. Ce qui permet d’avoir un personnel qualifié pour gérer le côté pelouse, mais aussi être pédagogue avec l’entourage de l’équipe. Keddadouche pointe aussi du doigt que « certains parents ne sont pas réalistes avec le talent de leur enfant, mais ils les poussent quand même »… Pour rappel, en France, seuls 10% des joueurs passés par un centre de formation deviennent professionnels. Un sacré écrémage.

  • La violence gangrène le football amateur

    La violence gangrène le football amateur

    Agressions entre joueurs, bagarres entre supporters, menaces envers un arbitre… Les violences et les incivilités sont devenues monnaie courante dans le monde du football amateur.

    Pas plus tard que le 26 octobre dernier, où la rencontre du 6e tour de Coupe de France entre Aubagne Air Bel (National) et le FC Avignon (Régional 2) a été interrompue à la 72e minute après des incidents entre supporters en tribune. Une affiche qui devait déjà se disputer la veille, mais qui a été décalée au lendemain en raison de craintes liées à la sécurité, notamment concernant le déplacement des supporters vauclusiens. La mère d’un joueur avignonnais, touchée lors des affrontements entre supporters et forces de l’ordre, a porté plainte contre le Sporting club Aubagne Air-Bel et la Ligue Méditerranée pour manquement à la sécurité.

    Chaque année, plus de 10 000 actes de violences sont enregistrés sur les terrains amateurs, selon l’Observatoire des comportements de la Fédération française de football. La barre des 12 000 a même été franchie pour la première fois l’an passé, soit une moyenne de 230 incidents chaque week-end. Ces débordements peuvent conduire jusqu’au retrait de l’agrément d’un club, synonyme d’arrêt des activités de l’association, comme l’a vécu celui d’Orange FC, dans le Vaucluse, au mois de janvier.

    « Depuis la saison sportive 2022-2023 (…), de nombreuses rencontres impliquant le club, ses supporteurs ou ses encadrants ont conduit à des actes de violence contre des équipes adverses ou des officiels », précisait le communiqué du préfet. Depuis, des dizaines d’enfants, passionnés par le ballon rond, se retrouvent punis et privés de leur sport favori. Entre temps, la Ville d’Orange a permis au Rugby Club Orangeois de récupérer le stade Marcel-Clapier.

    Menacés de mort

    De nouveaux dispositifs pour lutter contre ce phénomène vont être proposés, a annoncé la Ligue Méditerranée, le week-end dernier (lire ci-dessous).

    Parmi les acteurs victimes de ces violences et de ces incivilités, les arbitres sont de plus en plus pris pour cible sur les terrains. Plus de 100 agressions – insultes, menaces, intimidations, voire violences physiques – ont été signalées, à l’échelle nationale, après un mois de compétition seulement en début de saison 2024-2025.

    « Au-delà de ce qu’ils peuvent subir sur les terrains, on constate que de plus en plus d’arbitres sont pris à partie sur les réseaux sociaux, où ils sont critiqués après un match, avec des insultes à tout va et jusqu’à même recevoir des menaces de mort », déplore Lionel D’Antonio, président de la Commission départementale de l’arbitrage au District de Provence.

    « ça n’a jamais été simple, mais c’est devenu très compliqué d’arbitrer, parce qu’au-delà de la petite indemnité que chacun perçoit, il y va quand même des fois de notre intégrité physique. Il faut être fort mentalement pour continuer. » D’où la nécessité d’un nouvel arsenal dissuasif et préventif.

    « Il y va quand même des fois de notre intégrité physique »

  • Marcel Dib, un cœur partagé entre l’AS Monaco et l’OM

    Marcel Dib, un cœur partagé entre l’AS Monaco et l’OM

    L’affiche de la 16e journée de Ligue 1 entre l’OM et l’AS Monaco, dimanche soir, va lui rappeler de mémorables souvenirs. Marcel Dib, milieu de terrain relayeur, l’un des meilleurs de sa génération, fait partie des 66 joueurs à avoir évolué dans les deux camps.

    Le minot de Marseille, formé à l’US Michelis et à l’USL Premier Canton, a d’abord évolué au sein du club princier, à partir de 1985, après quatre saisons au Sporting Club Toulon. « Ce n’était pas forcément la joie mes premières années à Monaco », lance-t-il, sous les ordres de Lucien Muller, puis du légendaire entraîneur roumain Stefan Kovacs, avant de connaître le déclic avec l’arrivée du jeune Arsène Wenger à la tête de la formation monégasque.

    Le technicien alsacien, qui débarquait des Chardons de l’AS Nancy-Lorraine, avait déjà des principes bien à lui. « Il a toujours aimé jouer dans son 4-4-2 ou dans son 4-3-3, dans une défense à plat. Il aimait avoir de bons jeunes et les lancer avec des joueurs d’expérience. Il a toujours maîtrisé son groupe en entraînement. Il y avait de la discipline, mais il laissait de la liberté aux anciens. Il avait confiance en ses joueurs, sans mettre trop de pression », développe Marcel Dib, persuadé que la rigueur de Wenger a permis au club du Rocher de remporter le championnat de France 1988, puis la Coupe de France 1991, avant d’être finaliste de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe face au Werder Brême, l’année suivante. « Il y a eu beaucoup de grands joueurs à cette époque-là », insiste le milieu marseillais, en pensant notamment à la puissance et au talent de buteur du Roi George, père de l’actuel latéral olympien Timothy Weah. « ça a permis de créer une rivalité entre nous et les joueurs de l’OM qui formaient l’ossature de l’équipe de France », ajoute l’homme aux six sélections en Bleus.

    Le sauveur du Boss

    En 1993, Marcel Dib a quitté le club princier afin de rejoindre les Girondins de Bordeaux. Après une saison aux côtés des jeunes Christophe Dugarry, Bixente Lizarazu et surtout Zinédine Zidane, le milieu de terrain a répondu favorablement à l’appel du « Boss », Bernard Tapie, pour tenter de réaliser « ce que beaucoup pensaient impossible » : remonter l’OM en Première division suite à la célèbre affaire VA-OM.

    « Franchement, j’ai hésité, avoue celui qui portera le brassard de capitaine. Je me suis demandé si je pouvais, à 34 ans, réaliser ce challenge. Je me suis impressionné moi-même d’avoir fait tous ces matches sans être blessé. Mais on y est parvenus, alors que le club était en plein dépôt de bilan au terme d’une affaire qui a secoué le monde du football et que les huissiers venaient dans les vestiaires », poursuit-il, avec le souvenir du dernier match de la saison 1995-1996 face à Sochaux. « Ce jour-là, j’ai sans doute vécu un rêve », glisse Dib. « Les Minots avaient réalisé quelque chose de grand, mais, nous, on a accompli un exploit que personne ne pouvait s’imaginer. »

    François Letexier au sifflet d’OM – Monaco

    Dernière ligne droite pour l’OM dans cette année civile 2025, avant de se déplacer à Bourg-en-Bresse pour disputer le 32e de finale de la Coupe de France, le 21 décembre. Les protégés de Roberto De Zerbi vont recevoir l’AS Monaco, dimanche (à 20h45), pour le compte de la 16e journée de Ligue 1. Ce match permettrait aux Olympiens, en cas de victoire ou si Lille craque à Auxerre, de conforter leur troisième place en Ligue 1. François Letexier, arbitre expérimenté du championnat de France, sera au sifflet de cette rencontre face aux Monégasques. Une décision qui fait débat, puisqu’il avait arbitré le Classico OM-PSG en octobre 2024 et avait expulsé l’international marocain Amine Harit pour un pied haut sur le défenseur brésilien Marquinhos.

  • Rugby : les Aixois veulent finir l’année en beauté à domicile

    Rugby : les Aixois veulent finir l’année en beauté à domicile

    Derniers moments de rugby, en 2025, à Aix-en-Provence. Provence Rugby reçoit dans son stade Maurice-David, Béziers, végétant aux portes de la zone de relégation depuis de nombreuses semaines. Face à un mal classé, ce vendredi à 19h30, les Aixois ont l’occasion de poursuivre leur série à domicile. Seule la défaite, début septembre, contre Valence-Romans, est venue entacher un bilan parfait sur l’année civile. Un seul revers face aux Drômois, mais l’antre d’environ 8 000 places est donc une forteresse imprenable, aussi car les joueurs provençaux se donnent les moyens de la protéger. « Si on n’est pas prêt, on peut se faire surprendre, donc on essaie de respecter tout le monde, on essaie de bien travailler avec les joueurs sur cet aspect psychologique. On respecte tout le monde, la Pro D2, elle est compliquée, elle est même ennuyeuse », appuie l’entraîneur des arrières, Julien Dupuy.

    Face aux Biterrois, Provence Rugby souhaite aussi retrouver rapidement le goût de la victoire. Si, sur le synthétique de Maurice-David, tout roule pour les hommes de Philippe Saint-André, ces derniers restent sur une défaite la semaine dernière. C’était à Agen, après des dernières minutes manquées, qui ont frustré le groupe (23-27). Avec Béziers, les Provençaux savent à quoi s’attendre. « Ça va être ultra-agressif, c’est une équipe qui est malgré tout très joueuse. Il n’y aura pas de surprise, si on n’est pas prêt, on va se faire bousculer, c’est clair. Il va falloir être entreprenant, qu’on maîtrise les choses », explique Dupuy.

    Piazzoli signe son retour

    Béziers adversaire joueur, agressif, dur sur l’homme, mais donc positionné en bas de classement. Le mal est encore plus profond à l’extérieur pour les Héraultais. Le bilan est simple : six matches joués, aucune victoire et aucun point de bonus défensif gratté en voyage. Les Aixois savent très bien qu’ils doivent garder leur humilité et leur sérieux pour faire le plein d’un point de vue comptable. Surtout qu’ils peuvent compter sur un retour, un absent de longue date. Guillaume Piazzoli a été exclu en fin de match contre Biarritz (le 13 septembre) et a été suspendu dix semaines par la commission de discipline. Le troisième ligne est titulaire, ce vendredi. Un renfort considérable, alors que le capitaine Teimana Harrison sera absent jusqu’au mois de janvier. Le Néo-Zélandais s’est déchiré le mollet contre Carcassonne et va passer les fêtes hors des terrains. Provence Rugby a donc l’objectif de soigner sa sortie et rester agrippé à la tête du tableau de Pro D2.

    PROVENCE – BÉZIERS

    14e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Arbitre : Hugo Dutreuilh

    PROVENCE : Drouet – Lapegue, Lenoir, Colombet, Bituniyata – Muntz, Coville – Gambini, Jalagonia, Piazzoli – Rodda, Zafra – Hawkes, Pifeleti, Wegrzyn.

    ZIERS : Anon – Vassalo, Recor, Masiwini, Tuimaba – Aubry, Gomes – Ancely, Koen, Van Bost – Gayraud, Benoy – Judge, Boulassel, El Maslouhi.

  • [Entretien] Emmanuel Schmitt : « Les victoires nous permettent de travailler sereinement »

    [Entretien] Emmanuel Schmitt : « Les victoires nous permettent de travailler sereinement »

    La Marseillaise : Quel bilan faites-vous de cette première partie de saison ?

    Emmanuel Schmitt : Le bilan chiffré est plutôt conforme à ce qu’on espérait puisqu’on est en tête du classement. Je crois qu’on est là où on voulait être. C’est important d’être dans cette position-là, parce que notre équipe est totalement reconstituée, avec des nouveaux joueurs, un nouveau coach, un nouveau staff. Les victoires nous permettent de travailler sereinement.

    Dominick Bridgewater et Martins Igbanu sont deux joueurs clés, comment les jugez-vous ?

    E.S. : Ce sont des joueurs qui ont un statut un peu différent. Dominick Bridgewater est un joueur qui a été formé au club, qui a passé de longues années ici quand il était plus jeune, qui avait réussi la transition vers la Pro B l’année dernière. C’est un joueur un petit peu symbole du club. Igbanu a un gros problème de genou. Il a manqué beaucoup d’entraînement, beaucoup de matchs. L’équipe a beaucoup progressé quand il était absent et c’est maintenant à lui de se mettre au niveau de l’équipe.

    Un mot sur le match du 20 décembre au Palais des Sports de Marseille, ce sera un rendez-vous important pour le club.

    E.S. : C’est clairement un événement important. J’ai eu l’occasion de jouer au Palais des Sports lorsque j’étais à Aix-Maurienne. C’est un événement parce que c’est important d’être dans ce cadre-là qui est différent de notre cadre habituel. C’est un match qu’on veut gagner à la fois pour l’image qu’on donne et pour donner encore plus envie aux Marseillais de venir nous soutenir.

  • Une demi-siècle de course pour la section athlétisme de Sainte-Marguerite

    Une demi-siècle de course pour la section athlétisme de Sainte-Marguerite

    Avant de fêter l’année prochaine les 90 ans de la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite, anciennement Sporting club ouvrier, il tient d’abord à la section athlétisme, de cette même association, de souffler ses cinquante bougies, ce vendredi, à l’occasion d’une soirée au siège de l’association qui retracera une belle histoire amicale et familiale de longue date. « Ce n’était pas programmé », souligne d’entrée de jeu son initiateur, André Giraud, passionné d’athlétisme depuis l’âge de 14 ans, où il courait avec le club d’entreprise des Ateliers Terrin. « Mon père travaillait sur le port de Marseille », indique le minot originaire des quartiers nord qui a passé sept ans (de 1967 à 1974) en coopération en Algérie comme professeur de mathématiques.

    Liens solides avec la FSGT

    Désireux de faire du volley-ball à son retour du Maghreb, son meilleur ami d’enfance et témoin de mariage, Joël Peyric, lui conseille de rejoindre la SCO Sainte-Marguerite. « Il avait expliqué au président de l’époque que j’étais professeur, que j’avais du temps et que c’était une bonne opportunité pour lancer une section athlétisme au club », raconte Giraud, persuadé que son esprit militant lui a permis d’avoir « des heures pour encadrer une quinzaine de gamins le mercredi après-midi » à l’automne de l’année 1975. « Faire du footing avec les jeunes, ça m’a donné envie de me remettre à la course à pied avec l’idée de faire un marathon. C’est en préparant ce marathon que j’ai eu l’idée de créer Marseille-Cassis en 1979. Ça nous a permis de nous développer, passant d’une vingtaine d’adhérents à plus de 300 dix ans plus tard », poursuit le fils du premier président, accompagné et affilié à la FSGT, présidée entre 1980 et 2000 par nul autre que Joël Peyric, grand militant décédé le 5 février 2024. « Je suis un peu nostalgique, je suis l’un des derniers survivants », déplore André Giraud, qui a présidé la section athlétisme entre 1990 et 1998, avant de se tourner vers d’autres fonctions, comme celles de président du Comité départemental olympique et sportif, de chargé de mission auprès du préfet lors de la Coupe du monde 1998 avec le projet « Cités-foot », de directeur de la Jeunesse et des sports au conseil général ou de président de la Fédération française d’athlétisme. Ce qui ne l’a jamais empêché de garder un œil sur sa section fétiche.

  • Jeu provençal : Draguignan succède à La Crau

    Jeu provençal : Draguignan succède à La Crau

    Les Kerfah, Rouvin, Benmostefa, Job, Terreno constituent le meilleur effectif de France. Ce n’est pas par hasard s’ils ont conquis le titre de champion de France au Jeu Provençal l’an dernier et la Coupe de France le week-end dernier à Montauban. Après une demi-finale très compliquée face à la solide équipe de Lattes, les Varois ont affronté Pont-Trambouze (69) en finale. L’équipe surprise de cette édition très talentueuse. Les Dracénois ont dû sortir le grand jeu pour l’emporter. Une victoire acquise sur une frappe de Anthony Kerfah. Tout un symbole. Ce dernier rejoindra les rangs de Mouans-Sartoux en 2026.

  • Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    On attendait Fréjus, les grandissimes favoris dans cette édition pour un triplé historique . Et bien non ! Le Sud n’a pas trop brillé. Les équipiers de Dylan Rocher sont tombés en 8e face à Thonon-les-Bains tout comme La Crau face à Freyming-Merlebac où encore Nice à domicile. L’équipe emmenée par Mickaël Bonetto a chuté d’entrée face à Grenoble. La seconde équipe azuréenne avec comme chef de file Basil Jackel a succombé en demi-finale contre les futurs vainqueurs. Gap-Pelleautier s’est incliné prématurément contre Île Rousse.

    Finalement c’est Canohes qui a fait briller les couleurs pyrénéennes avec un parcours presque sans faute. En finale deux défaites en doublettes(13-8 et 13-10) ne laissaient présager rien de bon. Pourtant la triplette permettait à Canohès et Maison Durk intraitable (13-0) de recoller au score. Tout doit se jouer sur un tir de départage… remporté par les joueurs de la Pétanque Axéenne (33-23). Une juste récompense pour cette équipe après trois quarts de finale perdus dans cette compétition.

    Fiche technique

    Demi-finale :

    Nice 2 – Ax-les-Thermes 1-3

    Canohès – Freyming-Merlebach 3- 1

    Quarts de finale

    Nice 2 – Romans-sur-Isère 3-1

    Ax-les-Thermes – Thonon-les-Bains 4-0

    Arlanc – Canohès 2-2 victoire de Canohès au tir de départage

    Freyming-Merlebach – La Crau 3-1

  • Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Ca glisse aussi pour le para-hockey à Marseille. Vendredi dernier, lors de la rencontre face à Bordeaux, les Spartiates ont mis à l’honneur leur équipe handisport. Rudy Krygel est membre de cette formation créée lors de la saison 2022-2023 et également sélectionné en équipe de France. Responsable de ce groupe de joueurs, il décrit l’expansion de la discipline et son état actuel en France et dans les Bouches-du-Rhône.

    Dans un premier temps, le Marseillais explique les différences avec le hockey valide. « On a la chance, en France, de pouvoir jouer aussi bien handi que valide. Il y a vraiment une grosse mixité, parce que c’est hommes-femmes, handis-valides. Sinon, la grande différence entre le hockey valide et le para-hockey, c’est que nous, au lieu d’avoir deux patins, on joue sur une luge. Sur une luge, donc un baquet avec une structure en aluminium qui est munie de deux petites lames, comme des lames de patins. Au lieu d’avoir une crosse, on a deux petites crosses dont on se sert pour se propulser et aussi pour manipuler le palet », décrit précisément Rudy Krygel.

    Concernant le profil des pratiquants, en France, ils sont tous atteints de paraplégie, c’est-à-dire la partie basse du corps. Il y a aussi différents types d’amputation, mais Rudy n’entre dans aucune de ces cases. Suite à un accident de moto, il souffre d’atrophie musculaire à la jambe droite, l’empêchant de jouer avec les valides. Quinze sections sont actuellement existantes dans l’Hexagone et le championnat français est peuplé de sept équipes. Marseille est la seule au sud de la France et affronte donc exclusivement des clubs de la partie nord. Pêle-mêle : Tours, Cholet, Neuilly, Poitiers. Les Spartiates ont le deuxième plus gros effectif de la ligue. Derrière qui ? « Cholet est devant nous, mais ils ont ouvert en 2009. C’est un club ancestral », précise Rudy.

    Record et tournoi continental

    Chaque année, Neuilly-sur-Marne organise un tournoi international de para-hockey regroupant plusieurs nations comme l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. En 2026, les Spartiates souhaitent engager leur équipe, mais ils ont besoin de fonds. « Pour pouvoir s’engager, on a fait une tombola, vendredi dernier. Il faut déplacer 15 joueurs en situation de handicap. Au niveau des minibus, avec tout le matériel, ce n’est pas pareil que d’emmener 15 valides. »

    L’objectif est aussi de happer la foule et de se créer un public. Marseille détient le record français avec 570 spectateurs sur un match et espère passer la barre des 1 000, le 7 février prochain. Quelques semaines plus tard, les Jeux Paralympiques 2026 (6-15 mars en Italie) mettront en lumière la discipline, pour le plus grand bonheur des pratiquants.

  • Jeu provençal : Groubon père et fils, Amendola lauréats

    Jeu provençal : Groubon père et fils, Amendola lauréats

    Cent trente-deux joueurs sont venus participer à cette épreuve que les dirigeants de la Boule Modérée ont tenue à pérenniser. Une épreuve dont c’était cette année le troisième anniversaire. Une épreuve qui honore la mémoire d’un garçon qui a marqué son passage au royaume des intégrales, empruntant la voie royale qui l’a conduit au sommet du Jeu Provençal avec notamment cinq Provençal gagnés et chaque fois avec des partenaires différents. C’est dire le talent que possédait le grand Loule performant à tous les postes. S’il a beaucoup voyagé, Louis-Benoît Gonin a fini sa carrière dans le club du Canet, cher à la famille Marinello.

    Ce samedi, c’est sur deux sites que les participants ont abordé la compétition. Sous l’arbitrage de Miche Borghino. Après un samedi après-midi ou l’on enregistre quelques battus de marque à l’image des équipes conduites par Gilbert Diaz, Enzo Paolucci ou encore Christophe Muratori, les huit derniers assaillants se sont retrouvés dimanche matin pour poursuivre ce challenge.

    Le voyage en quart ne va pas sourire aux trios emmenés par Armitano, Kadri, Brunel et Adam battus respectivement par les Dupuis, Groubon, Scarzella et Ghilardi.

    Ces formations qui vont en découdre dans cet ordre dans le dernier carré.

    De là, vont s’extraire Groubon et Scarzella qui vont disputer une finale au parfum local. Un dernier acte qui se déroulera en présence des trois filles Patricia, Valérie et Karine, de « feu » Louis-Benoît Gonin. C’est Carla, sa petite-fille, qui lancera le but de la partie au terme de laquelle Gaëtan et Enzo Groubon acoquinés à Teddy Amendola vont s’imposer 13 à 4

    Fiche technique

    Quarts de finale : Dupuis bat Armitano -Lankar – Lacolas ; Groubon bat Kadri – Houssein – Sornais ; Scarzella bat Brunel – Chappe – Fossati ; Ghilardi bat Adam – Lassabliere – Guidicelli

    Demi-finales : G. Groubon bat Dupuis – Guglielmi – Guida ; Scarzella bat Ghilardi – Massimelli – Arnaud

    Finale : Gaëtan et Enzo Groubon -Teddy Amendola 13 – Thierry Scarzella – Sébastien Batista – Mickaël Martins de Arujo 4