Category: sports

  • Aurélie Richard décroche sa quatrième médaille milanaise

    Aurélie Richard décroche sa quatrième médaille milanaise

    Quoiqu’il advienne d’ici le 16 mars, le nom d’Aurélie Richard restera dans les mémoires paralympiques.

    Sur le slalom géant, la Française a conquis une quatrième médaille en quatre courses. Cette fois en bronze, après ses trois breloques d’argent en descente, Super-G et combiné. Quatre départs, quatre podiums. Une série remarquable, presque irréelle, qui impose déjà son nom comme l’un des grands visages de ces Jeux paralympiques.

    Ce nouveau podium n’a rien d’un éclair isolé. Depuis plusieurs jours, Aurélie trace sa route, avec une densité impressionnante, mêlant fraîcheur, audace et solidité. Elle qui raconte avoir découvert le para ski « un peu par hasard », lors d’une course près de chez elle, avait trouvé une ambiance, une famille, un monde qui lui avait immédiatement donné envie d’aller plus loin. Repérée très jeune, intégrée en équipe de France à 14 ans, elle avançait alors sans mesurer pleinement ce qui s’ouvrait devant elle. Aujourd’hui, ce chemin prend une dimension éclatante. En quatre courses, elle a installé sa signature sur la neige italienne.

    Tête brûlée assumée

    Son parcours donne encore plus de relief à cette moisson. Passée par deux ruptures des ligaments croisés, dont une l’ayant éloignée des pistes la saison dernière, Aurélie a appris à transformer les obstacles en moteur. « Tête brûlée » assumée, elle l’explique elle-même. Autrefois elle fonçait sans réfléchir. Aujourd’hui, elle a gardé l’instinct en y ajoutant la maîtrise. « C’est une très belle médaille de bronze et surtout une nouvelle médaille paralympique », a-t-elle confié, une fois passée sur le podium. Concernant sa course, elle confesse avoir été « un peu déçue de mon ski aujourd’hui, mais je suis très heureuse d’avoir pu me battre avec l’Allemande. Je suis fière d’avoir réussi à conserver cette troisième place ».

    Malgré la fatigue, la Briançonnaise conserve sa fraîcheur du premier jour : « Je suis toujours aussi heureuse de pouvoir partager tout ça avec tout le monde. Quatre médailles en quatre courses, je suis fière de ce que j’ai réussi à accomplir. »

    Dans le portillon, il y a toujours un peu de peur. Puis vient l’adrénaline, celle qui pousse à attaquer. Aurélie n’est pas seulement en train de réussir ses Jeux. Elle est en train d’en devenir l’une des grandes figures. Course après course, elle confirme sa constance au plus haut niveau et s’impose comme l’un des moteurs du camp français.

    Et la suite s’annonce dense. Après Aurélie Richard, place aux hommes sur le slalom géant. à suivre : Arthur Bauchet, Oscar Burnham, Jordan Broisin, Jules Segers, Lou Braz-Dagand, sans oublier l’entrée en piste de Victor Pierrel dans ces Jeux.

    En nordique, les récents médaillés, Benjamin Daviet et Karl Tabouret, seront au départ de la poursuite, accompagnés d’Anthony Chalençon et de son guide Florian Michelon. Enfin, en raison d’une météo qui se dégrade pour le week-end, le banked slalom de snowboard a été avancé à ce vendredi. On y retrouvera notamment Cécile Hernandez, tout juste sacrée en cross, ainsi que Maxime Montaggioni, champion paralympique en titre, déterminé à défendre sa couronne conquise à Pékin.

  • Le grand bleu pour la pivot Héléna Mathon

    Le grand bleu pour la pivot Héléna Mathon

    C’est le fruit de mon travail. » Mercredi après-midi, Héléna Mathon a eu le bonheur d’apprendre qu’elle était convoquée en équipe de France A. La pivot de Plan-de-Cuques, 22 ans, disputera les deux derniers matches des éliminatoires pour l’Euro, fin 2026. Les Bleues déjà qualifiées, le sélectionneur Sébastien Gardillou a décidé de faire tourner son effectif et de nouveaux visages vont découvrir le maillot tricolore. La joueuse du HBPC en fait partie. « Je l’ai découvert après l’entraînement, ce sont les coaches qui me l’ont annoncé. Au début, je ne comprends pas ce qu’il se passe. C’était mon objectif depuis longtemps et, de voir que c’est la réalité, j’étais hyper heureuse », décrit la principale intéressée.

    Héléna Mathon a connu, par le passé, les catégories de jeunes de l’équipe de France, dès les moins de 16 ans. Mais cette sélection marque un véritable tournant dans la carrière de la pivot passée par Nantes. Ce n’est que le début. « Quand j’étais plus jeune, c’était un rêve. Petit à petit, c’est devenu un réel objectif. Ce n’est pas un accomplissement, mais le début de ce que je peux faire au plus haut niveau. »

    Le staff français en test

    Plus que de la pression, la future internationale française évoque « le sentiment de vouloir bien faire ». Les Bleues joueront au Kosovo, le 9 avril, avant d’accueillir la Finlande, trois jours plus tard, à Poitiers. Deux rencontres sans enjeu majeur au classement, mais riches en apprentissage pour les joueuses, et une période intéressante pour le staff. Sébastien Gardillou justifie ce renouvellement : « Ce stage servira de tour d’observation pour les joueuses du championnat de France que nous regardons attentivement chaque semaine. Je souhaite profiter de cette fenêtre internationale un peu particulière pour observer de nouveaux profils et donner du temps de jeu à de jeunes joueuses qui ont connu leurs premières sélections récemment. »

    Mais, avant de rejoindre la maison du handball, début avril, Héléna Mathon et ses coéquipières de Plan-de-Cuques ont un match important, ce vendredi. Le promu havrais débarque aux Ambrosis. Une confrontation « pour en finir avec cette série noire », puisque le HBPC reste sur quatre défaites. Pour rappel, la rencontre aller avait tenu toutes ses promesses et s’était soldée sur un 35-33 pour le HBPC, face à la lanterne rouge.

    17e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis (20h)

    HBPC : Novellan, Schüpbach – Mathon, Perrret, Antonissen, Loquay, Berrais, Kromoska, Garcia, Dembélé, Naal, Martel

    LE HAVRE : Boudekhane – Ayong, Boly, Diawara, Pin, Le Gardien, Guerrier, Goy, Legoff, Ribeiro, Nkindanda, Djiogap

  • L’OM attendu aux virages

    L’OM attendu aux virages

    En allant s’imposer à Toulouse, l’OM a effacé une partie de l’ardoise. Certes, il reste encore quelques bavures qui entretiennent une certaine défiance de la part des supporters, échaudés par la sortie de route au Vélodrome face à ces mêmes Toulousains, en quart de finale de Coupe de France. Mais avec la confiance engrangée grâce au succès en Haute-Garonne, les Olympiens se sentent prêts à relever le dernier défi qu’il leur reste : terminer sur le podium.

    Pour le moment, ils y sont. En enchaînant des victoires contre Lyon et le TéFéCé, les hommes de Habib Beye ont pu recoller, puis dépasser les Lyonnais grâce à une meilleure différence de buts. « Il nous reste maintenant neuf matches pour finir sur le podium », indique Gerónimo Rulli.

    Le gardien olympien, qui a rendu son premier clean shit de la nouvelle année, a conscience que cette quête, si elle est réussie, sera le minimum acceptable pour les supporters : « Nous avons raté beaucoup de choses, vécu beaucoup de désillusions dans les dernières secondes. Mais pour moi, dans cette série, il n’y a qu’un match de raté : à Bruges ! »

    L’échec en Ligue des champions doit désormais être définitivement digéré. Pour cela, rien ne vaut une belle série victorieuse en Ligue 1. Série lancée face à Lyon. Et qui, avec deux réceptions consécutives, Auxerre puis Lille, doit permettre à l’OM de s’ancrer plus solidement sur le podium.

    S’il est conscient de l’importance de cette dynamique, Habib Beye ne veut pas que ses joueurs s’y enferment : « Nous ne devons pas nous focaliser là-dessus. » Tout en reconnaissant qu’elle est très attendue par les supporters : « Nous l’avons enclenchée. Maintenant, nous devons la faire durer le plus longtemps possible. »

    Au-delà d’avoir engrangé trois points et doublé Lyon, le voyage à Toulouse a permis à son équipe de regonfler son moral collectif. Et certains de ses hoplites ont connu un regain de confiance, à l’image de Benjamin Pavard. « Il a traversé une période où il a été moins bien. Mais il a toujours eu ma confiance et, à Toulouse, il a fait ce que j’attendais de lui. Il a été à l’image de l’équipe », insiste Habib Beye.

    La confiance revenue, l’OM entend l’entretenir face à une équipe d’Auxerre qui n’a plus gagné depuis le 15 février contre Metz et n’a récolté que cinq points en neuf matches depuis le début de l’année. « Nous abordons ce rendez-vous dans une dynamique positive, reconnaît Habib Beye. Il nous faut l’alimenter par une victoire. » Gerónimo Rulli y voit « une option unique, aller droit au but et gagner. »

    « L’option
    est unique, aller droit au but et gagner »

  • Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Bordeaux – Marseille, comme on se retrouve ! Pour la troisième fois de leur histoire, les Spartiates se sont qualifiés en play-offs de Ligue Magnus, qui opposent les huit meilleures équipes de la saison régulière. Et pour la troisième fois, ils joueront Bordeaux au premier tour. Les Marseillais ont été éliminés lors des deux précédentes séries et comptent bien bouleverser les choses, ce vendredi soir, sur le glaçon bordelais. En 2024, les Phocéens sont passés à quatre minutes de franchir un tour, mais Bordeaux avait égalisé avant de l’emporter en prolongation.

    En phase finale, les deux formations se sont donc affrontées à treize reprises. Huit matches ont tourné en faveur des Boxers et cinq pour les Spartiates. Lors de ces différentes confrontations, les hommes de Luc Tardif Jr ne se sont imposés qu’une seule fois dans leur Palais omnisports, pourtant souvent entièrement acquis à leur cause. C’était il y a deux ans jour pour jour, lors d’un succès 3-1. Depuis, ils restent sur une série de quatre défaites à domicile.

    Trois buts par match encaissés cette saison

    La différence de buts est d’ailleurs nettement en faveur des Girondins. 13 matches, 37 buts marqués et 23 encaissés. Près de trois buts par rencontre concédés sur les deux séries, soit exactement le ratio des Spartiates, cette année, lors de la saison régulière. Il faudra sans doute resserrer les rangs pour espérer enfin dépasser ce premier tour des play-offs version 2025-2026. Les premiers éléments de réponse arriveront dans les prochaines 24 heures, avec deux face-à-face Bordeaux-Marseille, avant un retour dans les Bouches-du-Rhône, la semaine prochaine.

  • Pétanque jeunes : visite au Pôle 13

    Pétanque jeunes : visite au Pôle 13

    Ce dimanche 8 mars, les jeunes prétendants et postulants au Pôle 13, soit un peu plus d’une quarantaine de jeunes joueurs sont venus à Saint-Victoret dans le fief de la Boule Diplomate pour participer à une nouvelle prise de contact avec la direction du Pôle 13. Autour du président Patrick Fara et du secrétaire général Georges Gautier l’ensemble des dirigeants et éducateurs. Claude Barbi, Christophe Tola avaient en charge les six féminines. Yasmine Manenssour, Ludovic Roulet et Ève Molina pour l’encadrement de 13 juniors. Anthony Linares, Patrick Linares et Manu Molina pour gérer la catégorie des cadets au nombre de 15, quant aux 10 minimes c’est le binôme Régis Monjo et Jacques Gomez qui en avait la charge. Pendant que les gamins « bossaient » sur les divers ateliers, peaufinant leur savoir-faire, le président Patrick Fara et Georges Gautier ont tenu une réunion avec les parents. Histoire surtout de leur faire part du projet, de parler de la charte de fonctionnement du Pôle 13 et de les mettre au cœur du projet et de surtout les informer sur les attentes, d’un projet qui prend corps, même si dans un premier temps chacun est en droit de s’attendre à quelques balbutiements. « Toutefois tout devrait être sur les rails rapidement ! », devait conclure le président.

    À voir l’engouement et le sérieux qui habitent ces jeunes, on peut se forger l’idée que ce projet ne peut être que porteur.

  • Pétanque féminine : Fara, Roche et Bernard du début de la nuit, au bout du suspense

    Pétanque féminine : Fara, Roche et Bernard du début de la nuit, au bout du suspense

    C’était une première ! Et pour les dirigeants de la Boule Plate, le carreau fut parfait, sans recul… 150 joueuses sont venues disputer ce 1er Challenge de la femme.

    Après toutes les formalités accomplies, le temps de chauffer les organismes, de s’accommoder aux aires de jeux et voilà venu le temps où Jean-Luc Ballester, d’un coup de sifflet strident, lance le début de ce challenge.

    Une fois encore, force est de constater que l’IA du tirage au sort nous assure sa poule phare avec les formations de Florence Bazin, Mégane Cacciatore et Muriel Ben Hocine qui cohabitent dans la n° 3.

    Autre fait, un peu exceptionnel, le face-à-face familial entre Sabine Fara et sa maman Marie-Louise Pizelle. Un peu plus de 12 heures plus tard, la « mama » suivra, dans le froid, la dernière partition de sa fille dans cette épreuve. Nous allons y revenir !

    Au cœur de l’épreuve, organisateurs et joueuses vont recevoir la visite de celui qui vient de prendre la tête à la direction du Mondial La Marseillaise : Maryan Barthelemy. Sur le plan sportif, force est de constater que de belles équipes ont basculé vers le complémentaire.

    Pour les rescapées de ces premières oppositions, deux voies s’ouvrent à elles : le cadrage ou les quarts !

    Seules les triplettes de Castiglione, Fiumara et Hautemayou vont bénéficier d’un temps de repos supplémentaire, car elles prennent directement la route des quarts. Une route que quitteront Castiglione et ses partenaires les Alpines Carles et Chrissokerakis, mais aussi les Monégasques Vierjon, Silve et Paille, victimes de Fiumara. Les joueuses venues de la principauté paient certainement, le prix fort une débauche d’énergie déployée au tour précédent.

    Point culminant de ces quarts, le duel entre l’équipe de Beaumont de la capitaine Hélène Mokrani et la formation de Hautemayou. Ces dernières vont s’imposer, mais la résistance aura été intensive.

    Avec ces dames, on ne partage pas !

    L’heure est bien avancée quand ces dames entrent dans le dernier carré. C’est le « clan » Hautemayou qui se montre le plus expéditif. Il est vrai que le trio Seriat-Gautier, Mattei et Espinas a perdu en cours de route de sa superbe.

    Dans l’autre demi-finale, Fiumara et ses partenaires vont donner bien du fil à retordre au trio du Cercle Saint-Barnabé conduit par Fara.

    Quand Jean Léonetti lance le but de la finale, si l’on est pour certains au début de la nuit, là nous ne sommes qu’au début d’un face-à-face au cours duquel personne ne veut rien lâcher. Ce qui est à l’honneur de ces joueuses qui poussent la finale jusqu’au bout. Là point question de partage, on fait honneur aux organisateurs, on défend ses chances jusqu’à la fin et sans jamais baisser les bras. Un bel exemple dont beaucoup chez ces Messieurs devaient s’inspirer ! Comprenne qui pourra !

    On notera toutefois, que de part et d’autre, c’est surtout dans le secteur des tirs que l’on a été le moins performant. Ce qui peut s’expliquer par la longueur du parcours, mais aussi par la fraîcheur de la nuit, autant de facteurs qui peuvent épuiser les organismes. Les deux équipes vont tout de même échanger 25 points.

    Générique de fin : après une mauvaise entrée en matière de Fara, un de ses rares méfaits de cette finale. Il est vrai qu’en face on ne va pas trop briller non plus, c’est Axelle Bernard qui glisse le point de gagne, suite à un but qui venait de voyager sur un tir de Morgane Hautemayou. Nous sommes passés du début de la nuit au bout du suspense.

    Pour terminer, saluons la superbe organisation avec une parfaite intendance, un accueil chaleureux, ce qui est tout à l’honneur des bénévoles autour du président, qui font la force de la Boule Plate.

    Cadrage

    1) Sériat -Gautier bat Michèle Query – Élisabeth Galasso – Martine De Santis à 7

    2) Fara bat Cécile Trujas – Sabrina Lucchesi – Sabine Terreni à 4

    3) Vierjon bat Stéphanie Pagano – Michèle Cazorla – Joëlle Mérabtène à 12

    4) Tortia bat Florence Bazin – Yvette Maceri – Isabelle Audry à 11

    5) Mokrani bat Marylin Micolau – Martine et Valérie Massard à 6

    Quarts de finale

    1) Fiumara bat Laura Vierjon – Christelle Silve – Christel Paille à 10

    2) Sériat Gautier bat Bernadette Castiglione – Mireille Carles – Meryl Chrissokerakis à 6

    3) Hautemayou bat Hélène Mokrani – Valérie Malet – Laure Sylvère à 11

    4) Fara bat Marie José Tortia – Joséphine Balducci – Patricia Grimaudo à 3

    Demi-finales

    1) Hautemayou bat Dorothée Sauriat-Gautier – Corinne Mattei – Lucette Espinas. à 2

    2) Fara bat Marina Fiumara – Sakhoeun Chin – Angelina Luppino à 8

    Finale

    Sabine Fara – Axelle Bernard – Séverine Roche battent Morgane Hautemayou – Christelle Carel – Pauline Lucchesi 13 à 12

  • Jeu provençal – Grand Prix des Madets : Gais Agueni en grande forme

    Jeu provençal – Grand Prix des Madets : Gais Agueni en grande forme

    Cent dix-huit doublettes ont pris part à cette étape du Super Challenge. Encore une fois, les surprises n’ont pas manqué avec les éliminations prématurées de favoris à l’image de celles de Martin Torres et Angelo Lacroix ou Juan Lopez associé à Enzo Paolucci. Un passage à vide pour les champions de France Juan Lopez et Martin Torres qui sauront vite rebondir.

    Le retour des anciens

    Au fil des tours, on retrouve des anciennes gloires en haut de l’affiche avec un dernier carré inédit. Une demi-finale digne des années 1990-2000 avec une opposition entre Christian Lopez, Guy Perez et l’élégant gaucher Morad Amraoui associé à Frédéric Poutet. Une partie qui tourne à l’avantage du duo Lopez-Perez. Dans l’autre demi-finale, les vainqueurs du souvenir Flores la semaine dernière à la Boule carré sont encore présents mais en ordre dispersé.

    Daniel Jamakorzian, Gaëtan Groubon sont cette fois opposés à leur partenaire de victoire Gais Agueni équipé à Pierre Guida. Duel fratricide remporté par l’excellent Agueni et son partenaire. Le trio de l’ES Septèmoise démarre la saison sur les chapeaux de roues et ne semble pas près de s’arrêter.

    La finale a également tourné en faveur de Agueni. À trente ans, il a trouvé une maturité qui le guide vers les succès. Il est le digne héritier de son oncle Hamid qui fut un grand dans les années 1980 avec notamment une victoire au Mondial La Marseillaise en 1987 avec Rachid Adrouamine et Marcel Manzon.

  • Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Stéphane Robineau a démontré pendant deux jours dans une des plus grandes compétitions qu’il restait le numéro 1 au poste de pointeur. Non seulement par sa qualité à l’appoint avec une régularité impressionnante mais également lors des mènes dites de tir où ses deux boules concluent souvent une grosse mène. C’est l’apanage des très grands. Rappelons que le champion natif de la Nièvre a longtemps fait le tireur de tête. Avec ses deux comparses, Dylan Rocher et Diego Rizzo ils ont marché sur l’eau jusqu’en finale et lorsque la machine Rocher est légèrement grippée et Diego Rizzi un ton en dessous, comme ce fut le cas en finale, Robineau est là pour sauver les meubles.

    Cela étant, les adversaires des Fréjusiens ont tous très peu espéré et n’ont jamais été dans la gagne. Même Petit-Jean, Henri Lacroix et Philippe Suchaud n’ont pas trop résisté en demi-finale.

    Par contre la finale a été de toute beauté face à la triplette Christian Andriantseheno, Baldwin Magny et Donovan Lamberger.

    Trois hommes qui jouent souvent ensemble avec comme chef de file le Malgache Andriantseheno à l’expérience consommé, champion du monde 1999 et vice-champion du monde 2024.

    Les joueurs de Vaulx-en-Velin, demi-finalistes de la Marseillaise en 2024 ont échoué de très peu. Il faut dire que Diego Rizzi avait eu la bonne idée de sortir le bouchon dans une mène compliquée. Malheureusement Donovan Lamberger, excellent au tir, n’a pas eu cette chance, son tir réussi ne permettait pas au but de sortir hors des limites du jeu. Une aubaine pour Rocher. Il conclut par un carreau un week-end où les trois hommes sont restés invaincus. Une cinquième étoile inscrite dans le long palmarès de Rocher.

    Chez les femmes, le spectacle fut grandiose avec six joueuses du pôle France. D’un côté Anna Maillard, Sandrine Poinsot et Cindy Peyrot de l’autre Charlotte Darodes, Nelly Peyre, Torea Tairio. La victoire a choisi le camp de ces dernières mais ce fut d’un niveau haut de gamme à l’image du talent des six protagonistes.

  • Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Depuis l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, le rythme ne faiblit pas. Moins de trois semaines après, un millier de joueurs (333 équipes) étaient engagés. Mercredi, c’est la barre symbolique des 666 triplettes qui a été franchie. En un mois, plus d’un millier de nouveaux joueurs se sont engagés sur la ligne de départ de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque (5 au 8 juillet).

    En 2025, année du record historique de participation (4 784 équipes), ce cap avait dépassé le 25 mars. Bien évidemment, rien ne dit qu’un nouveau record sera battu le 2 juillet, jour prévu pour la clôture de cette campagne d’inscriptions 2026. Mais la tendance se confirme.

    Quinze nations sur la ligne de départ

    72 départements sont désormais représentés. Onze de plus qu’il y a un mois. Les Bouches-du-Rhône, sans surprise, arrivent largement en tête avec 146 équipes, suivis du Var (39), du Rhône (33), de l’Isère (32) et du Vaucluse (30). Viennent ensuite le Gard (28) et l’Hérault (26) ex æquo avec la Loire (26), la Drôme (20) et la Haute-Garonne (18). Des terres de pétanque fidèles au rendez-vous.

    Rayon international, pas moins de 35 équipes étrangères et quinze nations sont à ce jour engagées. L’Espagne est la dernière nation à avoir fait son apparition sur la ligne de départ. L’équipe de Juan Ramirez vient de Toro, une commune au nord de la communauté autonome de Castille-et-León, dans la province de Zamora, frontalière avec le Portugal. Algérie, Slovénie, Maroc, Danemark, Italie, Pays-Bas, Sénégal, Brésil, Suisse et Monaco figurent à leur côté. La palme revient, à ce jour, à l’Allemagne avec 13 triplettes en lice. Parmi elles, le club de VfL Sindelfingen 1862 EV débarque en force avec trois triplettes : celle de Frank et Ulrike Mössinger associés à Thomas Langer a été la première à s’engager (n° 250) suivie de celle de la famille Bausch, Peter, Brigitte et Mika (n° 271). La dernière triplette est composée de Hans Diehm, Joacim Köhler et Uwe Klemm (n° 358).

    Dans ce club omnisports situé dans le Bade-Wurtemberg (9 400 membres, 28 sections), la section boule et pétanque a vu le jour fin 2023. Mais elle s’affirme déjà sur les terrains avec une montée en Oberliga, l’élite régionale, dernier échelon avant le national… Au-delà de la fête, leur Mondial aura valeur de test.

  • Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Karl Tabouret a pris sa revanche. Et quelle revanche ! Au lendemain de son échec sur le sprint du biathlon, qui l’a vu terminer au-delà de la dixième place, le novice français a pris une belle revanche sur le 10 km en ski de fond.

    Il lui a fallu moins de 24 heures pour qu’il digère sa désillusion en sprint, spécialité dans laquelle il est champion du monde en titre, pour écœurer la concurrence, en reléguant le Bélarusse Raman Svirydzenka, sacré la veille en sprint, à 27 secondes 7/10e, et le Canadien Mark Aretz, à 48 secondes 6/10e.

    « J’ai le démon en moi qui s’est réveillé pour pouvoir aller chercher cette médaille », a expliqué en zone mixte le Savoyard. « On a beaucoup parlé [mardi] soir avec l’équipe et avec Benjamin Daviet. »

    L’histoire d’une transmission

    Ce troisième titre des Jeux paralympiques, après ceux de Cécile Hernandez en snowboard cross et Arthur Bauchet en super-G, est aussi l’histoire d’une transmission. Ce sacre symbolise un passage de témoin entre Benjamin Daviet, qui, en terminant 3e du sprint mardi, a offert à l’équipe de France de ski nordique sa première médaille de ces Jeux paralympiques italiens, la onzième de sa carrière, et celui présenté comme son successeur qu’il surnomme « Jambes en mousse ».

    « Pendant une heure, on a discuté [mardi] soir, j’en ai remis une couche ce [mercredi] matin : Karl peut être quelqu’un de “négatif”, il fallait qu’il comprenne que lui aussi pouvait faire peur à ses adversaires et pas qu’il ait peur d’eux », a expliqué l’aîné.

    « Cette médaille d’or, a insisté Karl Tabouret, elle représente tout pour moi, parce qu’il y a beaucoup de préparation. L’année dernière, j’ai tout fait pour aller la chercher. »

    L’avertissement

    « Mais ce n’est pas fini, a-t-il prévenu. Je ne vais pas m’endormir, c’est le moment où justement je suis bien en forme. Je vais revenir encore plus fort pour les prochaines courses. »

    « Je n’ai pas eu la chance d’avoir quelqu’un dans ma catégorie devant moi avec qui je pouvais m’entraîner », avait rappelé de son côté Benjamin Daviet. « J’aimerais bien que cet athlète puisse un jour prendre les rênes de notre catégorie et me dépasser en termes de palmarès. Ce serait une immense fierté. »