Category: sports

  • Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Dire que les hommes de Pierre Mignoni étaient attendus au tournant après une énième contre-performance à l’extérieur relevait de la lapalissade. Et même si l’USAP, qui sortait de deux victoires lors de ses trois derniers matches (dont la première de la saison en Top 14 contre Clermont la semaine dernière), et montre un autre visage depuis quelques semaines, avait le profil du trouble-fête par excellence, le public de Mayol n’attendait rien d’autre qu’une victoire pour ce dernier match de l’année 2025.

    Le RCT tente d’emblée d’asphyxier l’USAP, mais les Catalans, dans la lignée de leur prestation de samedi dernier face à l’ASM, mettent beaucoup d’énergie pour résister aux coups de butoir des coéquipiers de Charles Ollivon. Il faut attendre 15 minutes pour voir ces derniers récompensés, sur une passe au pied de Garbisi, sauvée in extremis par le revenant Domon, qui sert Ludlam d’une astucieuse chistera pour le premier essai du soir (7-0, 15e).

    Mais en cette période de Noël, fidèles à leur mauvaises habitude, les Rouge et Noir font des cadeaux. Sur une mêlée en leur faveur, la passe de Sinzelle en direction de Garbisi est à contre temps. Une aubaine pour l’USAP, qui ne se fait pas prier pour contrer et égaliser grâce à Granell (7-7, 19e). Puis pour prendre les devants, Reus sanctionnant l’indiscipline de Toulonnais visiblement dans le doute sur pénalité (7-10, 28e). Une illustration parfaite de la récurrente perte de momentum de ses joueurs dénoncée par Pierre Mignoni depuis de longues semaines. Et la conclusion d’un triste premier acte, à la fin duquel ses nombreuses imprécisions, en dépit d’une nette domination, n’ont pas permis au RCT de rentrer aux vestiaires avec l’avantage, mais bien sous la bronca de Mayol.

    Les entrants font la différence

    La pause fait du bien aux Varois, en supériorité suite au carton jaune de Beria avant la mi-temps, qui poursuivent et concluent leur domination grâce à Alainu’uese, fraîchement rentré, sur un maul porté consécutif à une touche (14-10, 46e). Un coaching gagnant qui en appelle un autre. Entré à la place de Domon (suspicion de commotion), Villière signe ses premières minutes de la saison d’un essai qui permet au RCT de respirer (21-10, 49e).

    Mais l’affaire est loin d’être rendue. En dilettante, toujours aussi imprécis dans ses enchaînements, le RCT se met à la faute (62e, 67e), offrant à Reus l’opportunité de ramener les siens à 5 points (21-16). Heureusement, il va s’offrir une fin de match digne de son rang. Alainu’uese signe d’abord le doublé sur un nouveau maul porté (26-16, 76e) pour l’essai du bonus, avant que Tomas Albornoz, malheureux sur ses deux transformations, ne signe son arrivée d’une superbe diagonale à destination de Dréan, auteur de son huitième essai de la saison (31-16, 78e). Sans briller, le RCT signe un sixième succès bonifié en sept matches à Mayol et retrouve le podium, avec son meilleur total de points depuis 10 ans. De quoi faire oublier la manière et conclure 2025 sur une bonne note.

    RCT 31 (7) – USAP 16 (10)

    13e journée de Top 14. Stade Mayol, 16 776 spectateurs.

    Arbitre : Jonathan Dufort

    Points : 5E Ludlam (15e), Alainu’uese (45e), Villière (49e), Alainu’uese (76e), Dréan (78e) ; 3T Domon (15e, 46e), Garbisi (49e) pour le RCT ; 1E Granell (19e) ; 1T Reus (19e) ; 3P Reus (28e, 62e, 67e) pour l’USAP

    Carton jaune : Beria (40e) pour l’USAP

  • A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Meilleure équipe ex æquo du Top 14 avec Toulouse à domicile (six victoires en autant de matches, cinq bonus), il présente le 11e bilan hors de ses bases (une victoire, six défaites). La donne est la même en Champions Cup, avec une bouillie de rugby en guise de premiers pas à Edimbourg il y a trois semaines, puis une prestation d’un autre calibre face à Bath, à Mayol, une semaine après. Et au-delà de ces faits, c’est le contenu qui interpelle. Lors de leurs trois dernières sorties, les Rouge et Noir ont encaissé 59 points à Toulouse, 51 à Paris et donc 46 face à l’UBB, dimanche dernier, en n’en marquant que sept en retour. Fébriles, maladroits, dépassés dans l’intensité, les coéquipiers de Charles Ollivon ont cette fois perdu le fil dès les premières secondes, alors qu’ils avaient parfois su bien démarrer leurs matches à l’extérieur. Au point de réaliser « certainement, la plus mauvaise sortie » de sa saison, déplorait Pierre Mignoni.

    « Toulon ne mérite pas ça »

    « On avait une équipe de qualité ce soir, qui a battu le champion d’Angleterre (Bath). On a deux visages. C’est notre mystère à nous. Toulon ne mérite pas ça. Je ne sais pas quoi dire à part que je suis désolé », s’excusait même l’entraîneur du RCT, qui a semblé, pour la première fois, à court de ressorts.

    Mais à défaut de trouver tout de suite les clés qui lui permettront d’acquérir la constance nécessaire à ses ambitions, le club de la Rade va devoir bien terminer l’année, dimanche, face à une équipe de Perpignan dans une situation bien plus critique que la sienne. Bons derniers du Top 14, les coéquipiers de l’ancien Toulonnais Mattéo Le Corvec viennent toutefois d’enregistrer leur premier succès de la saison face à Clermont (26-20). De quoi redonner du baume au cœur dans la course au maintien.

    Pour bien terminer 2025 dans un stade à guichets fermés, Pierre Mignoni pourra notamment compter sur le retour de plusieurs blessés importants et de plus ou moins longue date (Domon, Villière, Ribbans, Brennan), et peut-être sur son nouvel ouvreur argentin Tomas Albornoz, qui s’entraîne depuis le début de semaine. Mais il devra se passer de Swann Rebbadj (genou) et Priso (commotion), qui viennent agrémenter la (trop) fournie infirmerie toulonnaise.

  • Jean-Louis Gasset, l’emblématique entraîneur a tiré sa révérence

    Jean-Louis Gasset, l’emblématique entraîneur a tiré sa révérence

    Un grand monsieur au grand cœur a rejoint le paradis du ballon rond.

    Jean-Louis Gasset, ancien milieu de terrain qui a passé la quasi-totalité de sa carrière à Montpellier, avant de se reconvertir comme entraîneur, est décédé vendredi matin à l’âge de 72 ans. « J’ai appris avec une grande tristesse le décès de Jean-Louis Gasset, ancien joueur et entraîneur du Montpellier Hérault Sport Club. Profondément amoureux “de la Paillade” que son père avait cofondé avec Louis Nicollin, il avait accepté de sortir de sa “retraite” il y a quelques mois encore pour reprendre place sur le banc de touche et tenter de sauver le club d’une relégation annoncée », indique Michaël Delafosse, le maire de Montpellier.

    Le club héraultais a rapidement confirmé le décès d’une de ses plus illustres figures. « Le MHSC a appris ce jour avec une immense tristesse la disparition de Jean-Louis Gasset. Fils de Bernard Gasset, l’un des membres fondateurs du club pailladin aux côtés du président Louis Nicollin, Jean-Louis a successivement été joueur, éducateur puis entraîneur de l’équipe à trois reprises, la dernière d’octobre 2024 à avril 2025. »

    De son côté, l’Olympique de Marseille a fait part de « sa grande tristesse » à l’annonce de la nouvelle. « Le club perd aujourd’hui bien plus qu’un entraîneur : il perd un homme de football respecté, un technicien d’expérience, et une figure profondément attachée aux valeurs humaines de ce sport », déclare le club en lui rendant un hommage très appuyé.

    Après avoir commencé sa carrière d’entraîneur à « La Paillade », Jean-Louis Gasset a été l’adjoint de Luis Fernandez à Istres, avant de collaborer avec Laurent Blanc aux Girondins de Bordeaux, au Paris Saint-Germain et en équipe de France. Avec le « Président », l’ancien milieu de terrain a réalisé à quatre reprises le triplé historique « Championnat de France, Coupe de la Ligue, Trophée des champions » (une fois avec Bordeaux en 2008-2009 et trois fois avec le PSG de 2014 à 2016).

    « Avec Laurent Blanc, on a vécu une période positive, on a gagné beaucoup de choses. Il a fait en sorte que les joueurs restent eux-mêmes et puissent s’exprimer. Il imposait très peu de restrictions et il avait un très bon adjoint [Gasset, Ndlr], un type vraiment fantastique », expliquait Zlatan Ibrahimovic en 2018, deux ans après avoir quitté le club de la capitale.

    Dernier carré olympien

    Après avoir obtenu son diplôme d’entraîneur professionnel en 2017, « Papy Gasset » a repris en main Montpellier, Saint-Étienne et Bordeaux en tant qu’entraîneur principal. Il n’est jamais resté plus de deux saisons dans l’un de ces trois clubs. Sa carrière d’entraîneur a connu un nouveau rebond en 2022, lorsqu’il devient le sélectionneur de la Côte d’Ivoire. Il a démissionné de son poste d’entraîneur au cours de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, suite à des contre-performances face au Nigeria et à la Guinée équatoriale, alors que les Éléphants ont fini par remporter la compétition à domicile.

    L’OM lui met le grappin dessus dans la foulée, pour assurer l’intérim de Gennaro Gattuso lors de la deuxième partie de la saison 2023-2024, où il emmène les Olympiens jusqu’en demi-finale de la Ligue Europa à Bergame. La saison passée, après avoir annoncé pour la deuxième fois de sa carrière sa retraite d’entraîneur, il a quand même fini par tenter de sauver son club de cœur, Montpellier, d’une descente quasi inévitable en Ligue 2.

    Il n’a finalement pas réussi sa mission, mais cette dernière aventure – alors que le club hongrois de Ludogorets lui a proposé un contrat au mois d’octobre qu’il a décliné, en considérant qu’il avait fait son temps – a démontré, si besoin était, que Jean-Louis Gasset était un homme de défis.

  • Une nouvelle page se tourne au tournoi Maurice-Revello

    Une nouvelle page se tourne au tournoi Maurice-Revello

    Après avoir organisé la 50e édition du tournoi qui porte de nos jours le nom de son père, Alain Revello était décidé à passer le flambeau. L’ex-tournoi de Toulon, qui a déménagé principalement dans les Bouches-du-Rhône en 2017, a été racheté la semaine dernière par le Varois Stéphane Abreu (53 ans), président de la société MOVE To Meet, une société toulonnaise reconnue pour son expertise dans l’organisation d’événements en France et à l’international.

    Cette transition marque « la volonté de pérenniser et renforcer l’un des rendez-vous internationaux les plus prestigieux du football de jeunes » et symbolise également « l’alliance stratégique entre une compétition sportive mondialement reconnue et un savoir-faire événementiel de premier plan ».

    La Sud Ladies Cup passe

    à la trappe en 2026

    Stéphane Abreu ne débarque pas dans l’affaire comme un cheveu sur la soupe. Sa société MOVE To Meet était un partenaire privilégié du tournoi Maurice-Revello depuis 18 ans. L’agence assurait notamment la gestion logistique et l’hébergement des délégations participantes. « Le tournoi Maurice-Revello m’accompagne depuis de nombreuses années. J’y ai d’abord été spectateur, puis partenaire hôtelier, avant de devenir prestataire du tournoi avec MOVE To Meet dès 2008. J’y ai découvert un événement d’envergure internationale, porté par des équipes engagées et particulièrement professionnelles. Reprendre aujourd’hui le flambeau est un honneur », souligne celui qui prépare activement l’édition 2026 avec ses équipes.

    Certains changements accompagnent l’arrivée de la nouvelle direction : la compétition débutera un dimanche et se terminera un samedi, pour être « en adéquation avec les attentes des sélections et des diffuseurs », comme l’a expliqué Stéphane Abreu à La Provence.

    Le Toulonnais souhaite également rendre l’événement « plus attractif », en améliorant plusieurs éléments parties prenantes de l’aspect événementiel, son fonds de commerce principal, comme « l’expérience des équipes, les hospitalités » et l’expérience des spectateurs.

    Si le tournoi masculin va revenir à une formule à deux poules de cinq où les deux premiers de chaque groupe s’affronteront en finale, le pendant féminin – la Sud Ladies Cup, créée en 2018 et organisée ces dernières années dans le Vaucluse – ne verra pas le jour en 2026, suite à des pertes économiques qui mettaient en danger l’un de deux plus importants tournois internationaux de la planète.

    Hormis la France, grande habituée de la compétition et tenante en titre, d’autres grandes nations comme l’Espagne ou le Brésil seraient attendues pour cette 52e édition du tournoi Maurice-Revello, qui se tiendra du 31 mai au 13 juin 2026, sur « deux à trois départements », selon Stéphane Abreu.

  • OM : Jean-Louis Gasset s’en est allé à l’âge de 72 ans

    OM : Jean-Louis Gasset s’en est allé à l’âge de 72 ans

    Un grand monsieur a rejoint le paradis du ballon rond. Jean-Louis Gasset, ancien joueur qui a passé la quasi-totalité de sa carrière à Montpellier, avant de se reconvertir comme entraîneur, est décédé ce vendredi matin à l’âge de 72 ans.

    « J’ai appris avec une grande tristesse le décès de Jean-Louis Gasset, ancien joueur et entraîneur du Montpellier Hérault Sport Club. Profondément amoureux « de la Paillade » que son père avait cofondé avec Louis Nicollin, il avait accepté de sortir de sa « retraite » il y a quelques mois encore pour reprendre place sur le banc de touche et tenter de sauver le club d’une relégation annoncée », indique Michaël Delafosse, le maire de Montpellier.

    Le club héraultais a rapidement confirmé le décès d’une de ses plus illustres figures. « Le MHSC a appris ce jour avec une immense tristesse la disparition de Jean-Louis Gasset. Fils de Bernard Gasset, l’un des membres fondateurs du club pailladin aux côtés du président Louis Nicollin, Jean-Louis a successivement été joueur, éducateur puis entraîneur de l’équipe à trois reprises, la dernière d’octobre 2024 à avril 2025. »

    De son côté, l’Olympique de Marseille a fait part de « sa grande tristesse » à l’annonce de la nouvelle : « Le club perd aujourd’hui bien plus qu’un entraîneur : il perd un homme de football respecté, un technicien d’expérience, et une figure profondément attachée aux valeurs humaines de ce sport », déclare le club en lui rendant un hommage très appuyé.

    Après avoir commencé sa carrière d’entraîneur à « La Paillade », Jean-Louis Gasset a été l’adjoint de Luis Fernandez à Istres, avant de collaborer avec Laurent Blanc aux Girondins de Bordeaux, au Paris Saint-Germain et en équipe de France. Avec le «Président», l’ancien milieu de terrain a réalisé à quatre reprise le triplé historique « Championnat de France, Coupe de la Ligue, Trophée des champions » (une fois avec Bordeaux en 2008-2009 et trois fois avec le PSG de 2014 à 2016).

    Après avoir obtenu son diplôme d’entraîneur professionnel en 2017, « Papy Gasset » a repris en main Montpellier, Saint-Etienne et Bordeaux en tant qu’entraîneur principal. Il n’est jamais resté plus de deux saisons dans l’un de ces trois clubs. Sa carrière d’entraîneur a connu un nouveau rebond en 2022, lorsqu’il devient le sélectionneur de la Côte d’Ivoire. Il a démissionné de son poste d’entraîneur au cours de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, suite à des contre-performances face au Nigéria et à la Guinée Equatoriale, alors que les Éléphants ont fini par remporter la compétition.

    L’Olympique de Marseille lui met le grappin dessus dans la foulée, pour assurer l’intérim de Gennaro Gattuso lors de la deuxième partie de la saison 2023-2024, où il emmène les Olympiens jusqu’en demi-finale de la Ligue Europa à Bergame. Après avoir annoncé pour la deuxième fois de sa carrière sa retraite d’entraîneur, il a quand même fini par tenter de sauver son club de cœur, Montpellier, d’une descente quasi inévitable en Ligue 2. Il n’a finalement pas réussi sa mission, mais cette dernière aventure a démontré, si besoin, que Jean-Louis Gasset était un homme de défis.

  • À l’OM, continuer de grandir pour retrouver les sommets

    À l’OM, continuer de grandir pour retrouver les sommets

    Chaque entraîneur le dira, il y a toujours des points à améliorer dans le jeu de leur équipe. Connaissant désormais la manière d’être et de fonctionner de Roberto De Zerbi, c’est aussi le cas pour le technicien italien. L’Olympique de Marseille a réalisé une solide première partie de saison avec un podium provisoire en championnat et une qualification se dessinant en Ligue des Champions. Autour de cette réussite, certaines choses restent fragiles et plusieurs axes sont à développer pour aller chercher un trophée en mai prochain.

    Un milieu de terrain en manque d’impact

    Geronimo Rulli a donné satisfaction, la plupart du temps la défense marseillaise a assuré et l’OM fait partie des meilleures écuries européennes sur le plan offensif. Mais, parfois, l’entrejeu olympien s’est montré frileux, discret et a été dominé lorsque l’adversaire imposait un rythme supérieur. Globalement, les milieux de terrain phocéens ont une marge de progression importante, qui pourrait offrir à l’équipe plus de sécurité sur certains matches. Ce secteur est clairement le moins impactant depuis cet été et Marseille a pu pêcher lors de rencontres disputées.

    Peu sont les déceptions individuelles depuis le début de la saison, mais s’il y en a, elles se trouvent donc au milieu de terrain. À commencer par Angel Gomes. Le joueur arrivé libre de Lille a réussi une préparation optimale avec des matches de pré-saison aboutis et prometteurs. L’Anglais s’est progressivement effacé, perdant peu à peu sa place, au profit d’un Arthur Vermeeren surprenant et irréprochable. Matt O’Riley a également excellé lors de ses premières semaines – jusqu’au match à Metz – avant de lui aussi baisser en qualité au cœur de l’automne. Le niveau de Pierre-Emile Hojbjerg a fluctué avec des points hauts et d’autres plus bas. Sans dénigrer le rôle dans le vestiaire d’un joueur de ce calibre et de cette expérience. À voir si les dirigeants vont se pencher sur une solution extérieure lors du mercato, même si la rotation de ce secteur est fluide depuis le mois d’août.

    Des irrégularités dans le jeu et des blessures

    Si l’OM n’est pas leader de Ligue 1 à la trêve de Noël, c’est parce que la formation de Roberto De Zerbi a connu des jours sans et quelques irrégularités préjudiciables. Des prestations creuses ou même des bouts de matches manqués ont plongé les Marseillais dans le doute.

    À Lille (0-1), par exemple, Marseille n’a pas vu le jour. Les regrets sont toujours présents à propos des rencontres face à Angers et Toulouse (2-2) et ces égalisations adverses dans le temps additionnel. Des points lâchés d’où la présence olympienne au contact de Lens et Paris, mais pas devant.

    Le sujet des blessures est revenu avec insistance ces dernières semaines. Toutes les équipes subissent des indisponibilités, qui chamboulent plus ou moins leur rotation. Plus que les lésions en question, c’est le flou autour de plusieurs cas qui ont laissé un sentiment étrange aux fans. Facundo Medina a souffert d’une entorse de la cheville fin septembre. Une torsion grave qui devait nécessiter deux mois de soins au maximum. Mais l’Argentin n’est revenu que dimanche, contre Bourg-en-Bresse. Situation similaire pour Hamed Junior Traoré qui a passé la barre des 100 jours d’absence pour sa blessure à la cuisse. « J’ai préféré être précautionneux, il est quasi prêt à rejouer », a répondu De Zerbi, dimanche. Reste que se rapprocher des grandes équipes européennes à tous les niveaux, est toujours l’objectif d’un Olympique de Marseille en progression constante ces trois dernières années.

  • La highline, un sport à la mode porté par une championne marseillaise

    La highline, un sport à la mode porté par une championne marseillaise

    Il faut avoir le cœur bien accroché pour jouer les funambules dans des spots à couper le souffle. Zoë Goultas, jeune Marseillaise adepte de ce genre de sensations fortes, va même plus loin dans sa quête d’adrénaline avec l’highline freestyle, pratique qui consiste à faire des figures en utilisant la sangle comme un trampoline. Elle en est depuis le mois dernier la championne du monde en titre. « Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est un sport hypersécurisé, parce qu’on est attaché », souligne Zoë, passionnée d’escalade et de danse avant de se lancer dans la highline à Marseille. « Je suis tombée amoureuse de la pratique et de la communauté présente autour. Il y a énormément d’entraide et de partage », poursuit celle qui envisage de créer une association pour « pouvoir conventionner des endroits et avoir une pratique un peu plus organisée. » « On voit que notre sport se développe, notamment en France où l’on constate plus de participation féminine », se réjouit Zoë, consciente du manque de soutiens financiers afin d’être un sport plus légitime.

  • Arysia Porter : « Les Harlem Globetrotters ont brisé les barrières raciales »

    Arysia Porter : « Les Harlem Globetrotters ont brisé les barrières raciales »

    La Marseillaise : Comment avez-vous rejoint les Harlem Globetrotters ?

    Arysia Porter : Après mes études secondaires et universitaires, je suis partie jouer au Mexique pendant environ un mois. Je comptais tenter ma chance en WNBA, la ligue majeure aux États-Unis. Mais avant cela, j’ai reçu un appel des Harlem Globetrotters de l’époque ; ils ont dit à mon agent qu’ils adoraient mes vidéos, car je publiais des vidéos de basket en ligne, notamment sur mes réseaux sociaux. Ils m’ont dit qu’ils adoraient ma façon de manier le ballon et ma personnalité, car j’ai un côté un peu gaffeur et j’aime répandre la joie autant que possible. Quand j’ai passé l’essai, je me suis dit que ça correspondait parfaitement à mon objectif : voyager à travers le monde et partager la joie, le bonheur et les rires grâce au sport que j’aime. C’était le meilleur des deux mondes.

    Vous êtes actuellement l’une des six femmes seulement à porter le maillot de cette mythique équipe. Est-ce que vous avez connu des difficultés à vous faire accepter dans ce milieu très masculin ?

    A.P. : Quand j’ai commencé à m’intéresser au basket, il n’y avait pas beaucoup de filles dans mon quartier qui y jouaient. Je jouais surtout avec les garçons et j’aimais bien leur montrer ce dont j’étais capable. Dès mon plus jeune âge, j’ai réussi à gagner leur respect et à leur montrer que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, je pouvais les battre à plate couture. Aujourd’hui, je veux être un modèle pour les autres femmes et les petites filles qui grandissent, pour leur montrer que si on s’en donne les moyens et qu’on croit en soi, on peut faire tout ce qu’on veut. Dans la lignée de ce qu’a entrepris Lynette Woodard, première femme à faire partie des Harlem Globetrotters, en 1985.

    Comment décrivez-vous la vision des Harlem Globetrotters ?

    A.P. : Cette équipe a toujours regorgé d’innovateurs et de pionniers. C’est d’ailleurs comme ça qu’est née l’expression « ambassadeurs de bonne volonté », grâce à notre impact et notre capacité à voyager à travers le monde pour répandre la joie et la bonne humeur, et rassembler les gens. Même si vous ne connaissez pas grand-chose au basket, nous le présentons de façon tellement simple que, quel que soit votre âge, vous pouvez comprendre notre style. Et je pense que cet héritage, nous essayons de le perpétuer.

    Cette équipe a également été une source d’inspiration pour la communauté afro-américaine…

    A.P. : Je pense qu’on a donné le ton, qu’on a placé la barre plus haut et qu’on a brisé les barrières raciales. En 1948, Nat « Sweetwater » Clifton a été le premier Afro-Américain à intégrer la NBA. Et c’était parce qu’on avait battu les Lakers du Minnesota à deux reprises à l’époque. Et ça nous a permis d’atteindre un niveau d’excellence, un niveau professionnel exceptionnel. Et ça a donné un véritable coup de pouce, ça a transformé les choses en quelque chose de bien plus important.

    Vous habitez à San Antonio, ville dans laquelle évolue Victor Wembanyama. Un mot sur lui ?

    A.P. : Je pense que c’est l’un des plus grands joueurs de tous les temps. Et ici, à San Antonio, ils l’apprécient vraiment, son style de jeu est incroyable. Il est déjà un joueur d’élite, il cherche à trouver son rythme. Je le vois très souvent parce que je travaille depuis neuf ans pour les Spurs. C’est mon deuxième emploi, en fait. On profite pleinement de lui, c’est certain, et on espère qu’il se sentira comme chez lui ici à San Antonio. Il est vraiment super.

  • L’éclosion rafraîchissante de Tadjidine Mmadi

    L’éclosion rafraîchissante de Tadjidine Mmadi

    Les supporters marseillais découvrent peu à peu les joueurs issus de leur centre de formation. Il y a eu Bilal Nadir, Darryl Bakola, Robinio Vaz et il y a désormais Tadjidine Mmadi. Le jeune ailier gauche (18 ans) est entré pour 21 minutes, dimanche, face à Bourg-en-Bresse. Un court laps de temps qui lui a permis d’adresser une passe décisive à Bilal Nadir avant de marquer d’une lourde frappe croisée dans la lucarne droite. L’histoire retiendra qu’il a inscrit son premier but professionnel au stade Marcel-Verchère, lors de cette rencontre de Coupe de France. Un temps de jeu parfaitement utilisé pour celui qui commence à se faire une place dans la rotation de Roberto De Zerbi.

    Une saison d’apprentissage

    Le coach italien a suivi ses préceptes en récompensant un joueur s’appliquant à l’entraînement, bien que son statut dans l’effectif soit moindre par rapport à ses coéquipiers. L’entraîneur souligne aussi qu’il n’a pas un grand nombre de choix sur le poste du joueur d’origine comorienne. « Tant qu’il s’entraîne bien… Je dois être juste avec tout le monde, qu’ils aient 17 ou 40 ans. Il méritait de jouer. Dans ce secteur, on a peu de joueurs disponibles. On a Paixao, Weah et Greenwood, donc j’ai parfois besoin de piocher des joueurs du centre de formation. »

    De par son envie, son imprévisibilité et son insouciance, Tadjidine Mmadi peut devenir un élément important pour la suite de saison des Olympiens. Des qualités qui plaisent évidemment à l’ancien entraîneur de Sassuolo et de Brighton. « C’est un joueur fort, qui peut être déterminant pour nous. Il prend de bonnes décisions, il a un bon 1 contre 1, donc on verra sa progression. Les jeunes peuvent faire des exploits et ensuite baisser de niveau. C’est peut-être le cas de Robinio Vaz en ce moment, mais je suis certain qu’il reviendra à son niveau », décrit Roberto De Zerbi.

    L’ailier pré-formé à Malpassé (13e), où il a débuté le foot, a vécu un automne intense. Six compétitions jouées entre l’OM et ses sélections chez les Bleuets. Mmadi était présent au Chili, pour disputer la Coupe du monde des moins de 20 ans. La France a terminé à la 4e place, mais le joueur a pu gratter du temps de jeu, bénéfique pour les mois qui ont suivi. Avant même de partir en Amérique du Sud, il s’était illustré en Youth League, avec un doublé sur la pelouse du Real Madrid. Une première prestation de haut vol, face à une équipe que l’OM retrouvera dès les 16e de finale de cette Ligue des Champions de la jeunesse (3 février). En tout, le nom de l’international français a été couché sur dix feuilles de match, pour quatre entrées. Une minute contre l’Atalanta, à peine plus contre Lille et Brest, avant ses exploits à Bourg-en-Bresse.

    Bilal Nadir n’a dit que du bien de son jeune coéquipier, dimanche, après la rencontre dans l’Ain. « C’est un bon garçon. Il est travailleur, avec une bonne mentalité. Il a beaucoup de qualités et, s’il prend son mal en patience, il peut réussir de grandes choses, ici, à Marseille. » Justement, Marseille va devoir s’habituer à voir le visage juvénile de Tadjidine Mmadi.

  • Les Diables rouges donnent une leçon de réalisme aux Spartiates

    Les Diables rouges donnent une leçon de réalisme aux Spartiates

    Les Spartiates sont tombés, ce mardi, face à une équipe de Briançon impeccable à la finition. Marseille termine l’année à domicile par une défaite 4-1 en ayant largement dominé les débats. Les locaux ont fait face à un gardien haut-alpin de gala.

    Marseille a effectué une pression maximale sur les Diables Rouges lors de ce premier temps. Une multitude de tirs (18 !) et de grandes occasions de buts tout au long des vingt premières minutes du match. Malheureusement pour les Bleus et Noirs, sans aucune réussite. Toute la patinoire a bien cru à une ouverture du score mais le palet n’a tapé que l’intérieur du poteau. Cette situation a amené à une interruption puisque les fans ont lancé leurs peluches sur la glace, comme prévu au premier but. Mais, encore une fois, ce palet n’était pas rentré dans la cage.

    Briançon a frappé aux moments idoines

    Complètement contre le cours de jeu, Briançon a trouvé la faille à deux reprises alors qu’ils jouaient à un de plus. Deux infériorités numériques sévèrement données par les arbitres et deux buts marqués par les visiteurs. Entre ces réalisations, Elias Ruusu avait permis aux Marseillais de trouver les filets. 4 tirs en une période, pour 2 buts, les Diables Rouges en réussite maximale. Grâce à de nouvelles supériorités numériques, les Haut-Alpins marquent deux autres fois au début du dernier tiers-temps. Au tour de Bisson puis de Cal de battre Libor Kasik. Le score est monté à 4-1, un écart trop conséquent pour espérer une remontée. Marseille s’incline donc pour sa dernière au Pomge, en 2025. Quatrième succès de rang à l’extérieur pour Briançon, qui continue sa remontée au classement de Ligue Magnus.

    Marseille 1 – Briançon 4 pour 27e journée de Ligue Magnus au Palais omnisports

    Buts : Ruusu (35e) pour Marseille ; Abramov (28e, 39e), Bisson (42e), Cal (48e) pour Briançon

    Marseille : Kasik – Pettersson, Lindgren, Bourgeois, Coulaud, Ruusu, Cantagallo, Corvez – Welsh, Bouvet, Nsonsa-Kitala, Wong, Thompson, Lavoie, Tavernier, Stromberg, Lavoie, Dair, Colotti, Joubert Entraîneur : Luc Tardif Jr

    Briançon : Outhouse – Bisson, Pouncy, Faure, Dame-Malka, Bermont-Gonnet, Despatie – Vrielynck, Fine, Barnaby, Bonnardel, Abramov, Persson, Dubois, Cal, Stromberg, Berard

    Entraîneur : Pierre Bergeron