Category: sports

  • Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Dans chaque tempête, il y a toujours une éclaircie. L’horizon s’est obscurci depuis le début de l’année calendaire à l’Olympique de Marseille. Les changements en interne ont été nombreux, sur le banc aussi un nouveau visage est apparu et le léger rayon de soleil transperçant les nuages est venu du terrain.

    Habib Beye s’est montré lucide et transparent depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône : son équipe ne joue pas très bien, en tout cas sur une partie entière. « Le contexte n’était pas simple et nous n’avons pas réussi à mettre du rythme. Nous avons joué de manière très sécuritaire. La deuxième mi-temps, en revanche, nous a permis d’emballer un peu plus le match, notamment grâce au soutien des supporters », dira le coach en conférence de presse. Mais ses joueurs ramènent tout de même de bons points et les Olympiens ont enchaîné un troisième succès de suite en Ligue 1, ce week-end.

    Deux clean-sheet consécutifs -contre Toulouse et Auxerre-, ce n’était plus arrivé depuis début novembre pour l’OM. Brest et, déjà, Auxerre n’avaient pas réussi à inscrire un seul but dans leur affrontement respectif face aux Phocéens. C’est quelque chose que l’on retrouvait chez le Stade Rennais de Beye. Cette capacité à savoir gagner des matches, même quand le niveau de jeu n’atteint pas des sommets. Un point qui peut être positif, mais qui ne va pas satisfaire longtemps le public marseillais, toujours avide de beau football, que ce soit dans la victoire ou la défaite.

    Des adversaires directs encore moins réguliers

    Justement, dans un Vélodrome bien calme durant 45 minutes, vendredi soir, l’OM a été timoré, avant de reprendre pied avec une intensité plus importante et des changements tactiques efficaces. L’entrée d’Emerson et le passage dans une sorte de 4-2-2-2 ont donné un nouveau souffle. La différence s’est vue immédiatement, notamment grâce à l’impact offensif d’un duo que l’on est amené à revoir ensemble : Gouiri- Aubameyang. « Nous savions qu’Auxerre allait défendre bas et Amine, avec sa qualité technique, peut faire la différence face à une équipe fatiguée », justifiait Habib Beye. Un choix payant puisque l’international algérien était au bon endroit au bon moment lors de l’unique but de la rencontre. De quoi poursuivre une dynamique alors que les adversaires directs ne font que trébucher.

    Lyon semble déjà exténué et n’a pas gagné en Ligue 1 depuis quatre matches. Rennes a lâché des points après une bonne série, mais Monaco et Lille grattent des positions au classement. Le Losc est le prochain adversaire des Marseillais, ce dimanche (17h15), et une victoire des pensionnaires du Vélodrome serait un avantage important. Surtout avant deux semaines de trêve, qui doivent permettre de recharger les batteries et de poursuivre cette progression dans le jeu. « Il reste huit rencontres et nous devons rester devant », souligne simplement l’ex-défenseur sénégalais.

  • André Kabile, un emblème nîmois, est parti

    André Kabile, un emblème nîmois, est parti

    Il ne fait qu’un avec le vieux Nîmes Olympique. Il ne fait qu’un avec le mythe du stade Jean-Bouin. À l’époque des Trente glorieuses et de sa dynamique industrielle, Nîmes était l’épicentre du football du Languedoc. Au cœur de ce club, il y avait un Martiniquais comme symbole : André Kabile. Ce gaillard, qui a fait toute sa carrière avec les Crocodiles, est décédé vendredi 6 mars d’un cancer de l’estomac à l’âge de 87 ans.

    « Il est devenu une légende et les légendes ne meurent jamais », confie Michel Mézy, qui a joué durant dix ans à ses côtés. « C’était un homme très attachant et humble, qui avait des ressorts moraux et physiques au-dessus de la moyenne », précise l’ancien milieu de terrain international (17 sélections).

    « C’est un type important »

    Michel Mézy (77 ans), talent d’alors, s’est révélé au côté d’André Kabile, rugueux défenseur. « Je me suis élevé à ses côtés. J’avais 16 ans quand il est arrivé à Nîmes. J’ai joué dix saisons avec lui. J’ai débuté avec lui, j’ai joué avec lui jusqu’à la fin. C’est un type important », rappelle l’ancien conseiller du président de Montpellier. Un type important pour Nîmes, un type important pour lui.

    Kabile est né à Saint-Esprit (Martinique). À son arrivée en Métropole, il est repéré à Port-Saint-Louis (Bouches-du-Rhône) par Kader Firoud, ex-entraîneur de Nîmes. Dès lors, il s’installe sur le côté gauche de la défense des Crocodiles. Il y dispute 534 matchs entre 1974 et 1979. Un record.

    Il devient vice-champion de France en 1972 au côté de Landi, Augé, Vergnes, Adams… Et juste derrière l’OM de Josip Skoblar et de l’ailier suédois Roger Magnusson. « Cela a été un arrière latéral de grand talent, il savait se faire respecter. Il ne se laissait pas faire, mais il ne commettait pas d’attentats contrairement à ce que j’ai pu entendre parfois », nuance Michel Mézy,

    Fidèle à Nîmes

    Kabile taille sa propre légende. Et entre de plain-pied dans la mémoire de Nîmes. L’ancien Stéphanois Patrick Revelli, surnommé le Gaulois, se régalait de leurs duels. Des duels francs, loyaux et dénués de complaisance. Sans coups bas mais de haute lutte.

    Le 4 mai 1976, quelques jours avant la finale de la Coupe des champions à Glasgow, les deux hommes s’étaient défiés pour un énième duel que l’on attend comme une gourmandise. Ils n’avaient pas cédé à ce « match de bouchers » où Gérard Farison et Christian Synaeghel, blessés, y ont laissé leurs places en finale. Et un goût d’inachevé.

    André Kabile avait gardé sa ligne de conduite. Fidèle à lui-même, fidèle à Nîmes, avec lequel il n’aura fait qu’un.

  • Saez revient aux commandes

    Saez revient aux commandes

    Il a à peu près tout connu à sa tête, mais il ne s’attendait pas à une telle année. Jean-Louis Saez, homme fort des filles de Montpellier, a entamé le 11 mars face à Lens une nouvelle expérience. Celle de pompier de service.

    Ce technicien respecté ne fait pas de miracles. Son équipe a perdu le match de la peur face à Lens (2-1) et a plongé à la dernière place. « On a un pied en D2, mais on n’a pas dit notre dernier mot », consent-il.

    Jean-Louis Saez, ancien directeur sportif, a été intronisé dans l’urgence à la tête de l’équipe féminine de Montpellier, engagée dans la course au maintien en Première Ligue.

    Saez (58 ans) a succédé jeudi 5 mars à l’ancien entraîneur Yannick Chandioux, démis de ses fonctions le 11 février et remplacé provisoirement par son adjoint Baptiste Merle. L’ex-coach, âgé de 50 ans, dirigeait l’équipe montpelliéraine depuis l’été 2021, où il était arrivé en provenance de Dijon. Il a payé les mauvais résultats de son équipe, plongée à la dernière place de la Première Ligue après avoir concédé 11 défaites en 15 journées.

    Saez possède une expérience certaine de l’équipe féminine qu’il a dirigée durant six saisons (2013-19) et lui a permis de disputer le quart de finale de la Ligue des champions face à Chelsea. Le fils de Louis Saez, décédé en décembre, a par ailleurs l’avantage d’avoir créé le centre de formation et donc de connaître les jeunes joueuses, envoyées au feu pour sauver le club en pleine transition.

    Cet entraîneur fédérateur, proche de Laurent Nicollin, avait vécu aux premières loges la vente du club au cours de l’automne. Début octobre, la famille Nicollin, pionnière du football féminin en France, a vendu la section féminine à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. Montpellier, pionnier de la professionnalisation du football féminine, n’avait jamais connu jusque-là un parcours aussi compliqué.

  • Trois points pour remettre en route la machine OM

    Trois points pour remettre en route la machine OM

    Amine Gouiri décisif, deuxième match sans encaisser de but pour la défense. Et victoire au bout.

    En données brutes, la soirée de l’OM, vendredi contre Auxerre, a été parfaite. Les trois points ont permis aux hommes de Habib Beye de conserver leur troisième place. Le but d’Amine Gouiri montre le retour en forme de l’attaquant. Mais là s’arrête le positif de la soirée.

    Car face à une formation qui lutte pour sauver sa place en Ligue 1, le candidat marseillais à la prochaine Ligue des champions a encore montré des faiblesses. À commencer par la prestation collective de la première période.

    Une première période où l’OM a été au diapason du Vélodrome : amorphe. « C’était mou, nous n’avions pas les supporters avec nous » a noté Timothy Weah. Le latéral marseillais est lucide. « Les supporters font l’équipe, c’était dur en première mi-temps. Sans eux, nous ne sommes rien. »

    Un but à l’instinct

    Heureusement, durant les 45 premières minutes où il ne s’est strictement rien passé côté phocéen, Auxerre n’en a pas profité. Les Bourguignons sont restés dans leur moitié de terrain. Faisant preuve d’une timidité qui a aidé les hommes de Habib Beye à tenir bon. Comme si ces derniers attendaient l’acte II, et sa promesse de retour à la normale en matière d’encouragements du stade.

    « Ils ont le droit d’être en colère » a admis l’international États-uniens. Mais le désamour a été oublié au retour des vestiaires. Et quand le Vélodrome a retrouvé sa voix, l’OM a retrouvé son jeu. Du moins en partie. Suffisamment pour aller chercher une brèche dans la défense icaunaise.

    Habib Beye reconnaît la métamorphose de la seconde période. « Elle nous a permis, à l’image des supporters qui nous ont soutenus, d’emballer un peu plus le match mais en étant toujours conscients que nous pouvions être pris en transition. Le changement de système et les entrées nous ont fait du bien. » Tout en restant réaliste sur la manière dont son équipe s’est comportée. « Maintenant c’est un match que nous gagnons par la plus courte des marges mais qui est important pour nous aujourd’hui. »

    Un homme a permis à l’OM de sortir la tête de l’eau. Grâce à son but, Amine Gouiri a débloqué la situation et rendu le sourire à l’ensemble des coéquipiers. L’intéressé y est allé à l’instinct. « Je ne me dis rien du tout. Je me dis juste qu’il faut juste que j’enfonce. Le ballon arrive, il y a du monde dans la surface. En revoyant l’action, il passe entre des jambes. Il y a un peu de réussite, mais l’essentiel, c’est que ça finit au fond », a-t-il confessé en zone mixte.

    L’OM a gravi la première des neuf marches qui doivent le conduire à la prochaine Ligue des champions. Il en reste huit à négocier. Dont la prochaine encore une fois au Vélodrome, face à Lille. Un adversaire qui sera plus coriace. Mais qui sera un véritable test sur la capacité d’aller au bout du rêve de podium.

  • De nouvelles règles pour accélérer le jeu

    De nouvelles règles pour accélérer le jeu

    L’International football association board (Ifab), qui édicte les lois de la pratique du football, a officialisé la mise en place de nouvelles règles, à l’issue de son assemblée générale au Pays de galles.

    Trois nouvelles utilisations de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) ont ainsi été actées. L’assistance vidéo pourra désormais intervenir, en présence de preuves manifestes, lorsqu’un carton rouge est donné après un deuxième carton jaune erroné. Lorsque l’arbitre sanctionne la mauvaise équipe pour une infraction entraînant un carton (rouge ou jaune) au mauvais joueur. Lorsqu’un corner est accordé à tort, si cette vérification peut être effectuée immédiatement et sans retarder la reprise du jeu.

    Dans une volonté déjà connue de limiter les pertes de temps, l’Ifab a également étendu son utilisation du compte à rebours, appliqué jusqu’ici à la conservation du ballon par les gardiens. Désormais, l’arbitre peut décider de lancer un compte à rebours virtuel de cinq secondes s’il considère qu’une remise en jeu ou qu’un dégagement est trop long. S’il est dépassé, la remise en jeu revient à l’adversaire, et le dégagement peut se transformer en corner.

    Par ailleurs, un joueur remplacé aura 10 secondes pour quitter le terrain une fois que le panneau d’affichage sera visible ou que l’arbitre aura signalé le changement. Si le délai est dépassé lorsque l’intéressé s’est exécuté, son remplaçant devra attendre le prochain arrêt de jeu pour entrer, forçant ainsi son équipe à poursuivre avec un joueur en moins dans l’intervalle.

    Enfin, l’Ifab a décidé d’obliger les joueurs blessés à sortir du terrain pendant au moins une minute en cas d’intervention du staff médical, avant de pouvoir revenir. Cette exclusion temporaire, qui a pour but d’éviter les blessures tactiques, ne pourra en revanche pas être appliquée aux gardiens.

    Plus de bouche masquée ?

    Ces modifications des lois du jeu seront mises en pratique à l’occasion de la prochaine Coupe du Monde, organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. La compétition dont le coup d’envoi sera donné le 11 juin, servira de test. À l’issue de la finale, le 19 juillet, l’Ifab invitera l’ensemble des fédérations nationales à mettre en pratique ces nouvelles règles.

    Celle interdisant aux joueurs et entraîneurs de masquer leurs lèvres avec la main en cas de discussion sur le terrain, sous peine de recevoir un carton jaune, est également à l’étude. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, en a fait son nouveau cheval de bataille.

  • Deuxième Tournoi d’affilée remporté par le XV de France

    Deuxième Tournoi d’affilée remporté par le XV de France

    Victorieux avec six essais, dont un quadruplé de Louis Bielle-Biarrey, contre sept pour les Anglais, les hommes de Fabien Galthié (21 pts) remportent le Tournoi des Six Nations devant l’Irlande (19 pts), qui s’était imposée en début d’après-midi face au XV du Chardon à Dublin (43-21).

    K.O. debout après la claque à Edimbourg (50-40) et ces sept essais encaissés, les Bleus savaient au coup d’envoi qu’une simple victoire, même sans bonus, était suffisante pour oublier ce cauchemar et gagner le Tournoi. Et ils l’ont donc fait, pour les 120 ans du « Crunch », face à une équipe d’Angleterre qui était pourtant elle aussi revancharde après trois défaites d’affilée, dont le premier revers de son histoire contre l’Italie (23-18). « Pour moi, gagner deux fois cette compétition, ça veut dire que des joueurs étaient là, puis plus là, comme Antoine [Dupont] en fin de Six Nations l’an dernier, ça veut dire que l’équipe a bougé », a souligné Fabien Galthié, le sélectionneur du XV de France. « On a très, très bien démarré la compétition cette saison et puis il a fallu se battre pour rapporter un point d’Écosse (50-40), et se battre pour gagner ce match à la dernière seconde (48-46). C’est un Tournoi qui a une valeur sportive énorme, c’est monstrueux en termes de compétitivité », a poursuivi le technicien tricolore, conscient que ses Bleus se sont fait peur jusqu’au bout, malgré leur excellent début de match.

    Ramos, comme en 2024

    Bien lancés par deux essais de Louis Bielle-Biarrey, la fusée de l’Union Bordeaux-Bègles (7e et 13e minutes), les Français semblaient avoir pris la rencontre par le bon bout. Mais à chaque fois les Anglais ont répliqué avant de prendre le large sur deux pénaltouches (26e et 34e). Avec trois points de retard seulement à la mi-temps (24-27), et à 15 contre 14, l’équipe de France a ensuite puni le XV de la Rose en sept minutes, avec le troisième essai de Bielle-Biarrey (42e), son 28e essai en 27 sélections, puis celui de l’ailier palois Théo Attissogbe (49e), sur une pénalité jouée vite à la main par Antoine Dupont. Et c’est une nouvelle fois l’ailier bordelais qui a frappé, avec son 4e essai du soir, son 29e en 27 sélections, au bout d’une passe au pied en profondeur de Dupont encore. « Arme fatale, record d’essais, productions incroyablement prolixes… Les qualificatifs sont difficiles à trouver pour parler de lui. Il marche sur les traces d’Antoine [Dupont] », a lancé Galthié. Avec ce 30e essai dans ce Tournoi, les Bleus ont donc égalé le record établi par une équipe en un tournoi qu’ils avaient établi l’an dernier. Puis c’est Ramos qui a sauvé le pays, après la sirène, sur une ultime pénalité, alors que les Anglais avaient repris la tête encore une fois (45-46) sur un essai de leur centre Freeman (77e). De 45 mètres, l’arrière Toulousain n’a pas tremblé, offrant un succès qui semblait perdu, comme il y a deux ans à Lyon, quand il avait aussi frappé à la 80e minute contre ces mêmes Anglais (33-31). Cerise sur le gâteau pour le XV de France : avec ce Tournoi 2026, et ce doublé jamais réalisé par les Bleus depuis 2006-200, c’est le huitième trophée des Six nations qu’ils pourront exhiber à Marcoussis. Un de plus que les Anglais et deux de plus que les Irlandais et les Gallois.

  • Un séjour à Milan Cortina contrasté pour les Bleus

    Un séjour à Milan Cortina contrasté pour les Bleus

    Alors que l’objectif affiché en début de compétition était de 18 médailles et un Top 4, les Bleus en sont loin et font également moins bien qu’aux Jeux de Pékin, d’où ils avaient rapporté sept médailles d’or. Dimanche, à quelques heures de la cérémonie de clôture à Cortina, sur le thème du « souvenir italien », pour se rappeler les meilleurs moments des compétitions en compagnie du groupe italien de musique électro Plante Funk, 10 Français (sur 13) étaient encore engagés en para ski alpin et ski de fond. Mais outre Anthony Chalençon, accompagné de son guide Florian Michelon, aucun n’est parvenu à décrocher un podium.

    Parmi les favoris de l’épreuve de slalom, Arthur Bauchet a notamment manqué l’occasion d’aller chercher un troisième titre en Italie, après avoir enfourché dans la première manche et perdu 10 secondes sur le leader russe Aleksei Bugaev, sacré champion paralympique. Il termine 11e. « Mon bilan des Jeux est clairement mitigé, finir là-dessus c’est quand même dur, j’espérais bien mieux », a-t-il admis avant même la seconde manche, un constat qui pourra être fait par l’ensemble de la délégation tricolore. Point positif, la jeune génération a tout de même réussi à sortir son épingle du jeu. En ski alpin, Aurélie Richard, 20 ans, a décroché quatre médailles pour ses premiers Jeux (trois en argent, une en bronze) quand le fondeur Karl Tabouret, 22 ans, a été sacré champion paralympique sur le 10km classique. Mais il y aura aussi les regrets, comme le rendez-vous manqué des snowboardeurs tricolores en Banked Slalom ou encore l’absence de médailles en biathlon.

    Place aux Alpes 2030

    L’Italie passera désormais le flambeau à la France, chargée d’organiser la prochaine édition des Jeux en 2030, dans les Alpes. Comme pour les Jeux olympiques, le dévoilement de la carte définitive des sites, répartis entre les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, est attendu pour juin prochain. « Les Jeux en Italie, sont les premiers à être aussi éclatés, et les Alpes-2030 seront sur ce modèle-là donc nous devrons être attentifs », avait déclaré en janvier dernier la présidente du Comité paralympique et sportif français Marie-Amélie Le Fur, qui a tenu une conférence de clôture dimanche pour dresser le bilan. Entre « expérience des athlètes », « stratégie de billetterie » ou question de l’accessibilité de la montagne, la France aura encore quatre ans pour préparer ses Jeux. Elle pourrait aussi connaître le retour des athlètes du sport adapté, privés d’épreuves depuis 1998.

  • [Rugby] Les Bleus défientla Rose pour un doublé

    [Rugby] Les Bleus défientla Rose pour un doublé

    Au coup d’envoi, à 21h10, au Stade de France, Antoine Dupont et ses hommes (1ers, 16 pts) sauront le résultat du choc entre l’Irlande (3e, 14 pts) et l’Écosse (2e, 16 pts) à Dublin. Et, sauf scénario improbable, il leur faudra absolument gagner, voire avec le bonus, pour conserver leur titre 2025. Une finale et un anniversaire : les 120 ans du « Crunch », ce duel franco-anglais disputé pour la première fois le 22 mars 1906, au parc des Princes (défaite 35-8). Un revers qui reste le plus large de l’histoire des coqs contre l’Angleterre sur le sol français.

    « Le passé, c’est le passé »

    Épouvantail de la compétition, avec 12 victoires d’affilée dont un 33-19 cinglant contre les All Blacks à l’automne, le XV de la Rose est brutalement retombé sur terre, avec une claque en Écosse (31-20), la plus large défaite de son histoire à domicile contre l’Irlande (21-42), puis sa première défaite en 33 rencontres contre l’Italie
    (23-18). Mais attention à une bête « blessée », avertissait mercredi Servat. « Les Anglais traversent un moment difficile. Mais ils sont toujours redoutables », a confirmé jeudi Fabien Galthié.

    Une certitude : en cas de victoire samedi, les Anglais sauveraient leur tournoi et sans doute la tête de leur sélectionneur au passage. Et, à un an et demi du Mondial 2027 en Australie, ils mettraient KO un XV de France sans doute encore un peu groggy après sa désillusion écossaise. Même si « le passé, c’est le passé », a tenté d’évacuer jeudi le sélectionneur tricolore, refusant de parler de revanche.

    5e journée – Tournoi des six nations

    À 21h10, au Stade de France, à Paris

    Arbitre : Nika Amashukeli (GEO)

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Barassi, Moefana, Bielle-Biarrey – Jalibert, Dupont (cap.) – Matiu, Ollivon, Cros – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand, Gros.

    ANGLETERRE : Daly – Roebuck, Freeman, Atkinson, Murley – Smith, Spencer – Earl, Pepper, Chessum – Coles, Itoje (cap.) – Heyes, George, Genge.

  • Le président lillois demande à nouveau un report d’OM – Lille

    Le président lillois demande à nouveau un report d’OM – Lille

    Côté lillois, la faveur accordée au PSG, dont la rencontre de la 26e journée face à Nantes a été reportée au 22 avril pour cause de préparation de 8e de finale de Ligue des Champions ne passe toujours pas. Car Lille, adversaire de l’OM le 22 mars, est également encore engagé en Ligue Europe. Et si les choses en restent là, le club devra se rendre à Marseille trois jours après son déplacement à Londres.

    « La Ligue nous avait dit que reporter le match serait difficile à cause du calendrier. Encore une fois, il faut être rationnel. Si on ne peut pas jouer à 20h45 parce que c’est trop dangereux, pourquoi jouer à 17h15 et nous faire sortir au moment où ça va être plus chaud ? » s’interroge Olivier Létang chez nos confrères de L’Equipe. Le président du Losc estime comprendre une partie de la décision. « Le match contre Marseille n’a pas pu être fixé à 20h45 malgré le souhait du diffuseur, Ligue 1+, et de la Ligue de football professionnel, car les autorités compétentes ont considéré qu’il y avait des risques trop importants en termes de sécurité. OK, c’est la position des services de l’État. Ma position à moi est de dire qu’en jouant à 17h15, notre délégation va sortir du stade entre 20h30 et 21 heures. Les premières estimations (des élections municipales, ndlr) sont communiquées vers 18h ou 19h. À 20h30, tout le monde saura quel est le résultat. Donc, si ce n’est pas moi, si ce n’est pas vous, mais la Préfecture de police qui dit qu’il est trop dangereux de jouer à 20h45, pourquoi notre délégation serait plus en sécurité en sortant à ce moment-là ? C’est pour cette raison que j’ai fait une demande de report de ce match, en amont, au conseil d’administration de la LFP qui l’a refusée. » Néanmoins, Olivier Létang espère encore un changement de la part de la LFP. «L’élimination de Marseille fait qu’il y a des dates disponibles» suggère-t-il.

  • Coup d’envoi des mondiaux sur la piste de Chabrières

    Coup d’envoi des mondiaux sur la piste de Chabrières

    Deux épreuves de très haut niveau auront pour cadre Vars. Les Speed Masters sont sans conteste l’événement phare du calendrier mondial de ski de vitesse. Chaque année, ce rendez-vous rassemble l’élite internationale de la discipline, pour un véritable défi de vitesse pure, où chaque fraction de seconde compte. Organisé par la Vars Glisse Académie, en collaboration avec la station de Vars, le championnat promet de faire vibrer les spectateurs et de révéler des performances spectaculaires.

    Les Speed Masters se dérouleront du 13 au 18 mars et comprendront plusieurs étapes cruciales.

    Les ambitions

    de Simon Billy

    Dans la continuité, du 19 au 22 mars, se dérouleront, également sur les pistes de Chabrières, les trois dernières finales de la Coupe du monde de ski de vitesse. Ces rendez-vous viendront prolonger l’intensité des Speed Masters et inscrire la station dans une dynamique entièrement dédiée au kilomètre lancé (KL). Ces épreuves décisives réuniront les meilleurs athlètes du circuit international pour les dernières descentes de la saison.

    Ces finales détermineront le classement général 2026. À l’issue des runs officiels, le globe de cristal sera remis à Vars, consacrant les leaders du circuit et clôturant la saison internationale dans un cadre à forte portée symbolique.

    C’est dans ce contexte que Simon Billy, le régional de l’étape et quadruple champion du Monde, tentera de ramener un cinquième titre et glaner par la même occasion le globe de cristal.