Category: sports

  • L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    Roberto De Zerbi ne sera pas le Diego Simeone de l’OM.

    Deux semaines après avoir déclaré, dans les pages du Telegraph, qu’il souhaitait ancrer la mission de l’Italien dans la durée sur le banc de l’OM, sur le modèle de Diego Simeone à l’Atlético de Madrid, Pablo Longoria s’est dédit. En signifiant la fin de sa mission à l’ancien entraîneur de Brighton, le président marseillais alimente l’idée d’un club instable. Incapable de gérer une crise.

    Celle déclenchée par l’humiliation au Parc des Princes, dimanche dernier, aura été celle de trop. La défaite historique concédée face au PSG (5-0) a donc scellé l’histoire d’amour entre le gamin des rues de Brescia et un club qui continue de vivre sur son glorieux passé. Et perd au fil des ans les dorures de son blason.

    L’OM demeure bien un club unique en son genre. Mais en cultivant le passé, il en oublie que, depuis 1993, le football a changé. Et avec lui la recette pour rester un grand d’Europe. Tel ces généraux romains portés en triomphe au Capitole et qui finissaient au pied de la roche Tarpéïenne pour avoir abusé de leurs privilèges.

    à son arrivée, Roberto De Zerbi était vu comme celui qui devait ramener une certaine stabilité. « Je signe comme si j’allais rester dix ans. L’idée est de remettre Marseille à sa place et lutter pour le titre », confiait-il, lors de sa première prise de parole officielle, le 9 juillet 2024.

    Si les premières semaines furent idylliques, la première sortie de route, contre Auxerre au Vélodrome le 8 novembre, a valu une mise au point de sa part. L’OM venait d’être puni (1-3) au Vélodrome. Et l’entraîneur de dire, « si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir. Rompre mon contrat et partir sans argent ! »

    Il parviendra à sortir indemne de sa première tempête. Après une retraite à Mallemort et une série de bons résultats. Jusqu’à ce qu’une autre rouste, à Reims, n’entraîne de nouveaux propos forts, alors que ses joueurs avaient boycotté l’entraînement. « Je passe pour un criminel, un délinquant. Mais je ne suis pas ça », lâchait-il. Avant de poser la question : « Pourquoi un entraîneur ne dure pas plus de deux ans à Marseille ? »

    Retraite romaine

    Dans la foulée, une seconde retraite, cette fois dans la banlieue de Rome, lui permettait de remobiliser ses hoplites. à la clé, une fin de saison qui, si elle ne permettait pas à l’OM d’aller chercher le PSG, le voyait terminer deuxième. Avec un billet pour la phase de poule de la Ligue des Champions.

    Les clignotants étaient au vert à l’orée de la nouvelle saison. Après une victoire de prestige contre Aston Villa au Vélodrome (3-1), les Olympiens étaient prêts à chasser le titre. Mais, dès la sortie à Rennes
    (1ère journée), la crise est revenue. Une bagarre entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot dans le vestiaire entraînait le départ des deux hommes et un affolement de dernière minute dans le mercato d’été.

    L’OM a pourtant retrouvé un équilibre et entretenu l’illusion d’être un candidat crédible à la succession du PSG, grâce au succès du Vélodrome contre les Parisiens (1-0) et un Trophée de Champions qu’ils ont failli ramener du Koweït. Jusqu’aux deux dernières journées de la Ligue des Champions, où Roberto De Zerbi va toucher du doigt les limites de ses plans de jeu.

    En concédant deux défaites 3-0 contre Liverpool et Bruges, l’OM a été renvoyé à ses chères études. Entre les deux matches, et une victoire face à Lens au Vélodrome, Roberto De Zerbi martelait : « Je suis lié à Marseille. C’est un endroit spécial où beaucoup peuvent critiquer, se sentir le patron. Mon seul patron, c’est Frank McCourt. »

    Après l’improbable élimination de Bruges, il était encore optimiste. « J’étais l’entraîneur de Marseille et je le reste. Je pense encore rester cinq ou six ans parce que j’aime ça. Les joueurs me suivent », disait-il, alors que la rumeur de sa démission courrait. Avant de « demander pardon aux supporters », après la déroute au Parc des Princes, dimanche.

    Il ne pourra pas se racheter une nouvelle fois. Il quitte ses fonctions au petit matin d’un triste mercredi, tel un condamné à la peine capitale. Son adjoint Pancho Abardonado, épaulé par Romain Ferrier, entraîneur de la Pro 2, va relever le gant. Ce départ peut-il en amener d’autres ? En disant « dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place », au soir du Trophée des Champions, Medhi Benatia a suscité les doutes.

    « Si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir, rompre mon contrat
    et partir sans argent ! »

  • OM : Un duo Abardonado – Ferrier pour assurer l’intérim

    OM : Un duo Abardonado – Ferrier pour assurer l’intérim

    Le divorce avec Roberto De Zerbi étant effectif, il reste malgré tout un match à préparer. Samedi, l’OM accueille Strasbourg. Avec un retour au Vélodrome qui sera celui de tous les dangers pour les Phocéens, qui passeront au révélateur des supporters.

    Si le nom du successeur du natif de Brescia n’est pas encore officiel, il faut bien des entraîneurs pour encadrer les joueurs et organiser les entraînements. Comme en septembre 2023, après le départ précipité de Marcelino, Pancho Abardonado va assurer l’intérim. Il sera secondé par Romain Ferrier, l’entraîneur de la Pro 2 olympienne.

    Lors de son premier intérim, Pancho Abardonado avait dirigé le match de Ligue Europa face à l’Ajax. L’OM avait ramené le nul (3-3) de son voyage à Amsterdam, le 21 septembre 2023. Trois jours plus tard, il était à la tête de l’équipe balayée par le PSG (4-0). Avant de céder sa place à Gennaro Gattuso.

  • Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Même si plus rien ne nous étonne avec l’Olympique de Marseille, on s’attendait au moins à ce que Roberto De Zerbi aille jusqu’au bout de sa deuxième saison. Mais la cruelle élimination en Ligue des Champions, additionnée à la fessée subie dimanche sur la pelouse du Paris Saint-Germain aura finalement eu raison de lui.

    L’entraîneur italien de 46 ans, qui avait rejoint le club phocéen à l’été 2024, n’est désormais plus à la tête de la formation olympienne. Après de nombreux échanges en interne, son départ a été acté dans la nuit de mardi à mercredi au travers d’un communiqué, où l’OM a annoncé « la fin de leur collaboration d’un commun accord ». Pour le moment, aucune précision n’a encore été donnée sur le futur occupant du banc olympien.

  • JO : Éric Perrot décroche une médaille d’argent sur l’individuel

    JO : Éric Perrot décroche une médaille d’argent sur l’individuel

    Le Français Éric Perrot est devenu vice-champion olympique de biathlon sur le format de l’individuel (20 km), mardi aux JO 2026 de Milan-Cortina, échouant à une quinzaine de secondes du Norvégien Johan-Olav Botn, sacré champion olympique pour la première fois. Auteur d’une seule faute (19/20) sur son premier tir de debout, Éric Perrot a skié plus vite que Johan-Olav Botn. Mais le Norvégien a blanchi ses vingt cibles, pour conserver 15 secondes d’avance sur le Français sur la ligne d’arrivée. Le podium est complété par un autre Norvégien Sturla Laegreid (19/20), qui termine à 48 secondes.

    Il s’agit de la deuxième médaille du biathlon français sur le site en altitude d’Anterselva (1 600 m) dans le nord de l’Italie, après l’or sur le relais mixte dimanche. C’est la troisième médaille de la délégation française en y ajoutant l’argent de Mathis Desloges en skiathlon. Extrêmement rapide sur les skis, Perrot a été le premier des favoris à s’élancer sur la boucle de 4 kilomètres effectuée à cinq reprises. Champion du monde en titre de la spécialité, il n’a fait qu’une seule erreur qui lui a été fatale dans sa quête d’or, car Botn s’est montré très solide derrière la carabine.

    « C’est un mixte d’émotions entre une joie unique d’être sur ce podium olympique, c’est quand même magique. C’est dur de savourer tout de suite, parce que j’ai aussi la frustration, j’ai envie de gagner ces courses », a réagi Perrot au micro de France Télévisions après la course. C’est sa première médaille individuelle aux Jeux olympiques, lui qui ambitionne de chercher l’or en solo, à seulement 24 ans, sur le site d’Anterselva. Il aura deux autres occasions dès ce week-end, avec le sprint vendredi et la poursuite dimanche, avant une dernière possibilité en fin de quinzaine olympique lors de la mass start.

    Après avoir blanchi sa 20e cible (accompagné d’un cri de joie dans le centre de presse de la légende du biathlon Ole Einar Bjoerndalen, octuple champion olympique et consultant pour la télévision publique norvégienne), Botn a été renseigné de son avance à la sortie du pas de tir, qui a oscillé entre 11 et 15 secondes sur la piste. Auteur d’un début de saison tonitruant, Botn a vécu le drame Sivert Bakken de près, puisque c’est lui qui a découvert le corps inanimé de son coéquipier, lors d’un stage juste avant Noël en Italie. Malade en janvier, il avait eu du mal sur la dernière étape de Coupe du monde à Nove Mesto.

    Classement de l’individuel :

    1. Johan-Olav Botn (NOR) 51:31.5 (0 tour de pénalité)

    2. Éric Perrot (FRA) à 14.8 (1)

    3. Sturla Holm Laegreid (NOR) 48.3 (1)

    4. Olli Hiidensalo (FIN) 1:29.7 (0)

    5. Philipp Nawrath (GER) 1:31.5 (1)

    6. Tommaso Giacomel (ITA) 2:27.5 (3)

    7. Sebastian Samuelsson (SWE) 2:29.3 (2)

    8. Quentin Fillon Maillet (FRA) 2:49.4 (4)

    Jeanmonnot veut briser le plafond de verre

    Biathlète la plus régulière ces trois dernières saisons, la Française Lou Jeanmonnot débute son aventure olympique en solo, ce mercredi, dans le format de l’individuel (15 km) en quête d’une médaille d’or, ce métal qui lui a échappé jusqu’à présent dans les grands rendez-vous. « J’ai envie de me montrer en premier que je suis capable de performer sur la course d’un jour. C’est en ça que ce sera grandiose. C’est juste mes rêves qui ont évolué et mes ambitions avec », a-t-elle expliqué avant le début des Jeux.

  • Handball : Plan-de-Cuques reçoit Chambray avec l’intention de mettre fin à sa série noire

    Handball : Plan-de-Cuques reçoit Chambray avec l’intention de mettre fin à sa série noire

    Impériales en début de saison, les handballeuses de Plan-de-Cuques ont perdu leur rythme de croisière. Alors qu’elles comptaient six victoires et une seule défaite après les sept premières journées, les Guerrières, 7e du championnat désormais avec quatre points sur Saint-Amand (4e), possèdent un bilan à l’équilibre (7V – 7D), avant de se pencher sur la 15e journée de Ligue Butagaz Energie face à Chambray-Touraine, présent sur le podium avec cinq points d’avance sur leurs adversaires du jour.

    En dehors des leaders brestois, invaincus depuis le début de la saison en championnat, la formation tourangeoise a le mérite d’être l’équipe la plus en forme du moment, en débarquant au gymnase des Ambrosis avec une série de quatre victoires de suite. Les protégées d’Angélique Spincer, emportées dans une spirale négative en championnat, se sont toutefois imposées entre-temps en Coupe de France face à Toulon (32-33) et sont, ainsi, revenues à deux points de Nice.

    Confrontations serrées

    Après Dijon (27-30) il y a deux semaines, Plan-de-Cuques s’apprêter à se frotter à une autre équipe du calibre européen. Malgré cette différence de statut, leurs dernières confrontations ont toujours été très serrées sur le parquet provençal. En 2023, les Guerrières s’étaient imposées sur le fil (28-27), avant de terminer les rencontres de 2024 (27-27) et 2025 (26-26) sur un score de parité. Elles auront également à cœur de renouer avec le succès afin de rendre hommage à leur ancienne coéquipière Jemima Kabeya, décédée le 10 février 2025.

  • L’AVC Aix Provence Dole mise toujours sur la jeunesse

    L’AVC Aix Provence Dole mise toujours sur la jeunesse

    Auteur d’un excellent début de saison, avec deux récompenses remportées lors de la 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille La Marseillaise – Jack Brough comme meilleur grimpeur et Joseph Brookes pour le prix du plus combatif -, l’AVC Aix Provence Dole commence à s’affirmer chez les plus grands. Le club aixois, dirigé par Jean-Daniel Beurnier et managé par Jean-Michel Bourgouin, compte sur de jeunes coureurs de qualité pour créer la surprise lors de cette deuxième année avec le statut d’équipe « Continentale Fédérale ».

    Sous la supervision de Sébastien Cottier, successeur d’Evaldas Siskevicius – parti rejoindre l’équipe professionnelle de Cofidis -, la formation verte et noire a ciblé entre 25 et 30 courses à étape. « C’est une nouvelle aventure, avec un nouvel effectif et un nouveau calendrier inédit à mes yeux. On voit que la mayonnaise prend sur ce début de saison », souligne l’ex-directeur sportif de l’UC Nantes, conscient de l’enjeu « formation » à l’AVC Aix Provence Dole, dont la moyenne d’âge est de 20 ans seulement.

    Porta et Nilsson-Julien en porte-étendard

    Selon Olivier Presse, l’un des responsables du recrutement, le club aixois recevrait plus d’une centaine de CV chaque année. Ce qui crée forcément « beaucoup de concurrence », comme l’a reconnu Jean-Michel Bourgouin, qui connaît chacun de ses poulains sur le bout des doigts. Parmi ses 33 coureurs, les noms d’Elise Porta et d’Oscar Nilsson-Julien ne cessent de gagner en popularité. Vice-championne du monde et championne de France Enduro en 2026, la jeune aixoise de 18 ans va passer un cap, cette année, en se frottant aux Élites.

    Quant au prodige franco-britannique âgé de 24 ans, qui a quitté l’équipe continentale Groupama-FDJ il y a quelques mois, il tentera de continuer à faire forte impression. Avec l’espoir d’être sélectionné pour les JO de Los Angeles en 2028.

    Effectif jeunes : Nathan Barez, Melvin Crommelink, Gauthier Deltrieu, Gabriel Layrac, Luc Marsan, Robbe Schut, Peer Van Den Aker, Axel Vuillier, Valentin Beck.

    Effectif N1 : Maxime Ayral, Paul Boichis, Sofiane Corniglion, Maxime Luzi, Timeo Olive, Dorian Martino, Sevane Matossian.

    Effectif Continental : Ciro Alvarez Perez, Joseph Brookes, Mathis Guay, Julien Marin, Raphaël Pottier, Pierre Saint-Martin, Maël Soranzo, Alix André-Gallis, Jack Brough, Lucas Grieco, Mark Lightfoot, Oscar Nilsson-Julien, Jérôme Raus, Adam Smith.

  • Le Cercle joue sa survie européenne à Sabadell

    Le Cercle joue sa survie européenne à Sabadell

    La victoire ou rien. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille (6 points), troisièmes de la poule D avant d’attaquer la dernière journée, ont l’obligation de s’imposer, ce mercredi à 20h à 30 km Barcelone, dans le bassin de Sabadell (3 points), dernier du groupe, afin d’obtenir le ticket qualificatif pour la seconde phase de la Ligue des Champions.

    Mais comme les choses ne sont jamais simples avec les poloïstes phocéens, leur avenir européen sera également entre les mains du leader Barceloneta (12 points), qui reçoit Hanovre (9 points), le concurrent direct pour la précieuse deuxième place. En cas de victoire des Marseillais et de défaite des Allemands, le capitaine Crousillat et ses coéquipiers auraient l’avantage au classement en raison d’un meilleur goal-average.

    « Ce match arrive dans un contexte qui est un peu complexe, après le championnat d’Europe. On a beaucoup de joueurs qui ont participé pour leur équipe nationale », note Milos Scepanovic, entraîneur du Cercle des Nageurs de Marseille. « Le premier objectif était de basculer sur notre objectif, ce qui est difficile pour les joueurs. Ils ne sont pas des machines. Le stress émotionnel et physique était énorme pendant ce championnat d’Europe. La préparation et tout ce qu’ils ont vécu avec l’équipe nationale, ça s’est passé super bien. J’ai vu l’équipe motivée, prête à se donner à fond et préparer cet objectif », poursuit le technicien monténégrin, qui a récemment organisé un stage avec la formation italienne de Pro Recco, pour être fin prêt à l’échéance européenne. « L’équipe ne sera pas parfaite au niveau physique, tactique, etc. Par contre, je la vois super bien, motivée, déterminée. C’est une des conditions les plus importantes pour faire un bon match », assure Scepanovic, qui pourra compter sur l’entièreté de son effectif.

    « On est meilleurs qu’eux »

    Même si les Catalans ne sont plus en course, ils auront à cœur de conclure cette campagne européenne par une victoire devant leurs supporters. Sabadell compte des internationaux espagnols d’expérience dans ses rangs, à l’image de Sergi Cabanas, Alberto Barroso ou le gardien Eduardo Lorrio. « ça fait des années qu’ils sont dans le top 3 du championnat d’Espagne. Ils participent régulièrement à la Ligue des Champions », souligne l’ex-gardien international originaire de Belgrade, conscient qu’ils sont très performants dans leur antre, malgré leurs défaites face à Barceloneta, puis Hanovre.

    « C’est une équipe qui propose un waterpolo avec beaucoup de pression, où l’on doit avoir la discipline en imposant notre style de jeu avec beaucoup de rythme, de pression et d’activité en défense. On doit construire nos attaques tranquilles, les unes après les autres, sans beaucoup de stress », développe Milos Scepanovic, persuadé que lui et ses protégés sont « meilleurs qu’eux ». On en demande la preuve.

    Dernière journée décisive pour se qualifier

    Comme le Cercle des nageurs de Marseille au sein de la poule D, d’autres équipes sont toujours en course pour se qualifier. Dans le groupe A, l’Olympiakos (12 points) n’est pas assuré de continuer l’aventure malgré son statut de leader. Radnicki (9 points) et Mladost (9 points) n’ont que trois petits points de retard sur la formation grecque. Tout est encore possible. Dans la poule B, Pro Recco (15 points), invaincu lors des cinq journées, est déjà qualifié pour la seconde phase. Derrière, Novi Beograd (6 points), Jadran Herceg Novi (6 points) et Jadran Split (6 points vont devoir batailler pour la dernière place restante. Et dans le groupe C, Ferencvaros (13 points) et Brescia (11 points) n’ont laissé aucune chance à Primorac (3 points) et Oradea (3 points).

  • Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    L’Étoile de Bessèges édition 2026 a offert une ribambelle de surprises. En l’absence des grosses formations World Tour, la course s’est ouverte, laissant la place à des coureurs moins huppés, moins habitués aux projecteurs. Concrètement, quatre des cinq vainqueurs d’étape n’étaient pas forcément attendus à pareille fête. Tom Crabbe, Mathieu Kockelmann et Louis Hardouin ont été impactant au moins une partie de la semaine et ont mérité leur mise en lumière.

    Tom Crabbe (Team Flanders Baloise)

    Son équipe a été la première animatrice de cette Étoile de Bessèges – Tour du Gard. La Team Flanders Baloise s’est glissée dans l’échappée matinale, lors de la 1ère étape, avec une certaine réussite. Victor Vercrouillie a bien failli l’emporter en haut de la côte de la Méditerranée, à Bellegarde. Le Belge, repris à 400 mètres, a ensuite vu surgir Tom Crabbe, son jeune coéquipier. Ce dernier a résisté à Lukas Kubis pour devenir le premier maillot corail de la 56e édition.

    Le coureur de 20 ans a été impressionnant, il a tenu le choc le lendemain jusqu’à Domessargues, avant de baisser le pied. Non-partant au matin de la quatrième journée, il a été l’un des visages découverts à l’occasion de l’épreuve gardoise. Une belle première surprise.

    Mathieu Kockelmann (Intermarché-Lotto)

    Ne pas vouloir spécialement gagner et le faire tout de même, c’est ce qu’a réalisé Mathieu Kockelmann. La 2e étape entre Saint-Gilles et Domessargues était sans doute la plus terrible d’un point de vue météorologique. Tout au long de l’après-midi, les coureurs ont lutté contre les conditions et face aux baroudeurs, excellents dans leur rôle. Dans le dernier kilomètre, le peloton a fondu sur le Suisse Arnaud Tendon, pour le croquer à 100 mètres de la ligne. Ce sprint désorganisé a profité à Kockelmann, qui a surgi en milieu de route pour se dresser face à Groenewegen et Moschetti. Le Luxembourgeois s’impose à la photo-finish, pour un demi-vélo. Il en était le premier surpris disant après la course que « je devais emmener Matys Grisel sur le sprint et je me suis retrouvé en position de gagner. »

    Sa 2e victoire chez les professionnels et une semaine globalement excellente. Il a résisté également lors du contre-la-montre pour boucler son Etoile à la 7e place au classement général. Le maillot de meilleur jeune lui échappe même pour 20 secondes par rapport à Maxime Decomble. La Lotto a trouvé un homme sur qui compter cette année.

    Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix)

    Lancer sa carrière professionnelle de cette manière, il fallait le faire. Louis Hardouin disputait sa première semaine dans le grand monde. Déjà aligné sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, le pensionnaire de l’équipe Van Rysel Roubaix s’est fait remarquer positivement lors de l’Étoile de Bessèges. L’incertitude était présente autour de ce coureur de 25 ans, encore amateur il y a quelques mois. Depuis, sa signature dans l’équipe nordiste a changé son statut. Le peloton mondial a découvert ce jeune homme, qui a réalisé une semaine pleine, étant notamment présent aux avant-postes sur deux étapes.

    Lors de la 3e étape très mouvementée autour de Bessèges, il s’est fait oublier dans le groupe de tête et a joué la victoire. Seulement battu par l’Allemand Henri Uhlig et le malheureux Lukas Kubis, Hardouin est monté sur son premier podium. Sans être complètement satisfait. « Je remercie les gars pour leur travail aujourd’hui, mais je suis un petit peu déçu de ne pas gagner. Je suis tout de même content », avait-il dit quelques instants après l’arrivée.

    Le lendemain, il terminait 5e à Vauvert, quelques mètres derrière son coéquipier Joppe Heremans, incroyable vainqueur du jour. Pour le premier chrono de sa carrière, dimanche, il a vécu un retour à la réalité. Une dernière étape loin de ses qualités, plus d’une minute 30 concédée, et finalement une 24e place au classement général. Il était encore 3e le matin du contre-la-montre. Mais avec un coureur de cette trempe, les tuniques roses ont de beaux jours devant elles. Il sera assurément un coureur à suivre durant les différentes courses appartenant au calendrier de la Coupe de France.

  • Première sortie réussie pour les escrimeurs aixois

    Première sortie réussie pour les escrimeurs aixois

    Auvergne-Rhône Alpes, Alpes et Provence Côte d’Azur avaient rendez-vous à Aix-en-Provence.

    Durant deux jours, c’est dans le fief d’Escrime du Pays d’Aix que les meilleurs tireurs de ces trois régions sont allés quêter des podiums, afin de lancer au mieux leur saison. Dans ce contexte, les Aixois ont su tirer leur épingle du jeu.

    Avec notamment deux titres inter-zones. Le premier décroché par Thibaud Gaven-Mary, chez les moins de 20 ans hommes. Le second revenant à Alice Villedieu, dans la catégorie des moins de 15 ans filles.

    Un podium 100% aixois

    à noter dans cette catégorie féminine, que le podium est 100% aixois. Outre Alice Villedieu, ses coéquipières Elise Janel (2e) et Romane Veilleux (3e) complètent le trio des meilleures tireuses du grand sud-est. Une quatrième aixoise termine dans le top 10. À savoir Angélique Cornuché, qui décroche la 8e place.

    D’autres podiums ont été obtenus par Clément Montet. Dans la même catégorie que Thibaud Gaven-Mary, il termine quant à lui sur la troisième marche du podium. Alors que chez les moins de 20 ans féminines, Chloé Jabouille échoue de peu pour le titre. Mais elle obtient néanmoins la deuxième place de la compétition.

    Chez les hommes, trois autres Aixois figurent dans le top 10 des moins de 20 ans. Il s’agit d’Arlo Barthélémy (5e), Rémi Tracol (6e) et Alexis Chardin (7e). Enfin, chez les moins de 20 ans filles, on peut également retenir la belle 8e place obtenue par Jeanne Latge.

    Ces résultats montrent que la formation demeure une valeur sûre au sein du club d’Escrime du Pays d’Aix. Ils donnent le ton de ce que pourrait être la saison qui n’en est qu’à ses débuts.

  • La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    C’est ce que l’on appelle un départ tonitruant. Moins de trois semaines après l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, la barre symbolique des 1 000 joueurs inscrits a été franchie ce lundi. 335 équipes étaient engagées à midi. Un temps de passage bien supérieur à l’an dernier, année du record historique de participation, puisque ce premier cap n’avait été franchi que le 23 février 2025, soit plus d’un mois après le lancement des inscriptions.

    Quatorze nations déjà sur la ligne de départ

    Alors évidemment, rien ne dit pour l’heure que le tout nouveau record (4 784 triplettes sur la ligne de départ en juillet dernier) sera effacé l’été prochain, au coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise (5 au 8 juillet). Mais cette première tendance vient mettre du baume au cœur à l’équipe organisatrice qui se met en branle au cœur de ce pluvieux hiver.

    Que nous dit cette première salve d’engagement ? Que ce Mondial s’annonce déjà très international. Pas moins de quatorze pays sont déjà représentés. Sans surprise, l’Allemagne avec six triplettes mène le bal devant la Suisse (4).

    Les Pays-Bas, la Slovénie, le Luxembourg, le Danemark, Monaco et l’Italie complètent l’armada européenne. Le Sénégal, le Maroc et l’Algérie constituent, eux, les premiers représentants du continent africain, dont les ressortissants malgaches ont été, en 2025, la première nation étrangère à remporter La Marseillaise. Au total plus de 160 joueurs sont déjà annoncés, c’est une vingtaine de plus que l’an passé à la même époque.

    61 départements

    D’autres joueurs viennent de plus loin. On pense à cette triplette formée par Lamas Argentina, Dolan Dan et Rogers Rhonda, originaire d’Atlanta aux États-Unis. Trois Français expatriés au Brésil ont aussi pris place sur la ligne de départ. Portée par les Bouches-du-Rhône (56 équipes), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se taille évidemment la part du lion avec plus de 28% des équipes engagées mais les départements présents dans le top 5 des inscrits offrent une vraie diversité géographique : l’Isère (23 équipes), la Loire (18), le Rhône (18), la Gironde (13) ou la Haute-Garonne (11) sont bien installées dans le top 10. Au total 61 départements sont présents dont une triplette ultramarine, formée par Benjamin Couet, Vincent Dewez et Christophe Dicolangelo, licenciée à l’amicale bouliste Saint-Barth. Près de 7 000 km les séparent de Marseille.

    Tradition bien ancrée à La Marseillaise, les équipes venant en famille se font déjà remarquer. Une douzaine sont composées de joueurs portant le même nom et certaines s’affichent même 100% familiales comme les Ivaldi de Marseille, les Robin de Faverges de la Tour en Isère, les Negro de La Bouilladisse, les Maron-Nadalin engagés sous la bannière de la Boule joyeuse aussonnaise en Haute-Garonne, ou les Chaussinand venus de Coubon (Haute-Loire).

    Premières têtes d’affiche

    Deux chiffres retiennent également notre attention : 13% des équipes inscrites à ce stade comptent au moins une femme dans leur rang et quatre triplettes 100% féminines sont déjà engagées. Elles aussi entretiennent l’esprit de cette Marseillaise ouverte à tous.

    Rayon têtes d’affiche enfin, on note déjà la présence de plusieurs anciens vainqueurs. Patrick Messonnier, lauréat en 2015 et 2019, portera le n°25. Équipé de Michel Loy et Yohan Cousin, il a été un des tout premier à s’engager. Marco Foyot, sextuple vainqueur de l’épreuve, qui court après une septième couronne est aussi sur les rangs. Il fera équipe comme l’an passé avec Cissou Cantarell associé cette fois à Jérémy Fernandez, une équipe 100% Boule aixoise. Pierre Maurel, Maison Durk et Kévin Prud’homme sont aussi en lice, tout comme Rémy Galleau associé à Jason Giraud et Dylan Dubois.