Category: sports

  • OM : une victoire de caractère pour rester sur le podium

    OM : une victoire de caractère pour rester sur le podium

    Au-delà du facteur chance qui peut intervenir dans une rencontre sportive, l’OM et l’AS Monaco se sont livrés une belle bataille, dimanche soir au stade Vélodrome, pour la 16e journée de championnat. « C’était un très beau match, pour le public comme pour les entraîneurs », souligne Roberto De Zerbi, l’entraîneur marseillais. « Les deux équipes se sont créées beaucoup d’occasions, et quand on en crée autant, il y a forcément des erreurs défensives. Monaco est un adversaire fort, mais je pense que nous avons mérité de gagner. La première période nous a offert les meilleures occasions, et la seconde a été plus équilibrée. C’est une victoire de caractère », poursuit le technicien italien, conscient que son équipe avait clairement la possession du ballon (62%), avec 18 occasions de son côté contre 12 pour les Monégasques. « On doit améliorer notre jeu, on doit être plus propres dans la sortie du ballon. La pression de Monaco n’était pas très différente de celle du PSG. Les faits sont là, et ils parlent d’eux-mêmes. »

    Toujours dans les faits, Mason Greenwood a parfaitement joué son rôle de chef d’orchestre sur le terrain, tout en se montrant décisif en fin de match pour apporter trois points précieux à l’OM. Ce dernier termine ainsi l’année 2025 à la troisième place du championnat, à quatre points du Paris Saint-Germain et à cinq longueurs du Racing Club de Lens. « Mason a déjà montré toute sa qualité », estime le défenseur latéral gauche italien Emerson Palmieri. « Vous le connaissez depuis l’an dernier. C’est un joueur très important pour nous, parce qu’il est capable de tout faire : relier l’équipe, créer du jeu, marquer. »

    Projection en janvier

    Un autre protégé de Roberto De Zerbi s’est une nouvelle fois illustré face aux joueurs de Sébastien Pocognoli : Gerónimo Rulli. Le gardien argentin a multiplié les parades pour éviter aux Olympiens d’être dominés au tableau d’affichage. « Rulli a été très bon, les sauvetages de Weah et Aguerd nous ont aidés. On a joué avec courage. Je pense qu’il y a des situations qu’on doit mieux défendre. Le hors-jeu se joue de peu, il y a des fois où ça tombe dans notre sens », reconnaît l’ancien manager de Brighton, qui n’a toujours pas digéré les erreurs commises par le passé. « Je suis plus déçu d’avoir perdu des points contre Angers, Toulouse que d’être content d’être troisième. En Ligue des champions, on a fait des erreurs aussi. Je pense qu’après les fêtes, on va être content mais pas satisfait pleinement. C’est la mentalité pour devenir une grande équipe », ajoute-t-il, désormais tourné vers le dernier match officiel de l’année pour les Marseillais, dimanche 21 décembre à Bourg-en-Bresse, à l’occasion du 32e de finale de la Coupe de France.

    « La reprise au mois de janvier sera cruciale : dix matches en trente-cinq jours. Il faudra mettre le turbo, tout le monde devra s’impliquer. Les matches contre Lens et le PSG arrivent dans une période clé. Si on est au complet, je pourrai mieux gérer les énergies. Avec des retours comme Medina, Traoré ou Gouiri, ce sera plus simple de gérer le groupe. »

    Longoria évoque la course au titre et le mercato d’hiver

    Avant le coup d’envoi de la 16e journée entre l’OM et l’AS Monaco, le président Pablo Longoria a fait le point sur les ambitions du club, au micro de Ligue1+. « La question des titres est toujours présente à Marseille, il faut avoir de l’ambition. Pour nous, l’essentiel est de nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler, c’est-à-dire les prochains matches. Le moment pour faire un vrai bilan viendra plutôt en mars ou en avril, car la saison passe très vite », a-t-il déclaré. En ce qui concerne le futur mercato d’hiver, « l’objectif n’est pas d’accumuler des joueurs, mais de réduire certaines inefficiences dans l’effectif afin d’ajuster les coûts. Nous devons faire les comptes, en tenant compte du retour de joueurs importants, et rester prudents », a-t-il ajouté.

  • Les minots de l’OM terminent en beauté une semaine rêvée

    Les minots de l’OM terminent en beauté une semaine rêvée

    Les minots olympiens ne chôment pas en cette fin d’année. Après être remontés de deux places en championnat grâce à leur victoire à la dernière seconde sur la pelouse de l’OGC Nice (2-3), puis avoir arraché de manière historique la dernière place qualificative pour les 16e de finale de la Youth League (Ligue des champions juniors) suite à leur victoire mercredi à l’Union Saint-Gilloise (1-4), les pensionnaires de la pouponnière phocéenne ont passé avec brio le premier tour de la Coupe Gambardella, dimanche après-midi à l’OM Campus, en battant Colomiers (4-1). « On savait que l’on avait fait une grosse semaine et il fallait remettre de l’énergie et les bons ingrédients pour passer contre Colomiers », souligne Grégory Auger, l’entraîneur des U19 de l’OM. Ce dernier a fait appel à plusieurs joueurs de la génération 2009, et même quelques-uns nés en 2010, à l’image du prodige Samy Bedja – entré en fin de match – pour compléter l’effectif. « Il y a quelques bons joueurs dans ces générations », confirme le technicien marseillais, en ayant conscience que certains sont déjà parfois conviés par Roberto De Zerbi à participer à des séances d’entraînement avec le groupe professionnel, notamment Antoine Valero et le capitaine Milan Leccese.

    Quatuor de choc

    Face à Colomiers ce dimanche, un adversaire présent dans leur groupe en championnat, les Olympiens ont dû faire face à un bloc bas efficace en début de match, qui a permis aux Haut-Garonnais d’exploiter la moindre contre-attaque éclair. Pourtant en pleine maîtrise de la possession, les coéquipiers de Gianni Calisto ont concédé le premier but de la partie sur une erreur défensive. Derrière, ce petit revers a réveillé les Marseillais : Dan Cohen sur un centre-but inattendu, Saïd Remadnia sur une contre-attaque idéalement lancée, Antoine Valero sur un pénalty parfaitement exécuté et Moctar Guirassy face à un but vide, se sont montrés intransigeants.

    « Quand on est à l’OM, il faut gagner les matches », martèle Grégory Auger, conscient que son équipe n’est plus qu’à sept victoires d’une finale au Stade de France. Avant d’en arriver là, les U19 de l’OM devront se présenter face au grand Real Madrid, au début du mois de février, pour les 16e de finale de la Youth League.

    MARSEILLE 4 (2) COLOMIERS 1 (1)

    1er tour fédéral – Coupe Gambardella

    Stade Paul-le-Cesne, à l’OM Campus (500 spectateurs environ)

    Arbitre : Nolhan Zermane

    Buts : Cohen (26e), Remadnia (40e), Valero (53e), Guirassy (76e) pour Marseille ; Pochot (16e) pour Colomiers

    Avertissements : Remadnia (18) pour Marseille ; Bicakci (23), Danglades (34) pour Colomiers

    MARSEILLE : Badaoui – Cohen, Calisto (Cesarini 69e), Baradji (Camara 79e), Dione – Guirassy, Remadnia (Ahamadi 69e), Levy – Valero, Leccese (Bedja 79e), Ali.

    Entraîneur : Grégory Auger

    COLOMIERS : Bedoui – El Jadidi, Danglades, Mesbah (Diallo, 70e), Chapuis – Bicakci, Rusques – Pochot, Roche, Injiraky (Boateng, 58e), Yao (Anakaba, 64e).

    Entraîneur : Kalifa Kaba

  • Football féminin : les Marseillaises mises à terre par les Nantaises

    Football féminin : les Marseillaises mises à terre par les Nantaises

    Lucie Calba (23e), Abdulai Toloba (31e) et Mélissa Bethi (33e) se sont montrées décisives pour les Bretonnes. Avec cette sixième défaite de la saison, Les Marseillaises pointent toujours à la neuvième place du championnat, avec seulement trois points d’avance sur le RC Lens et l’AS Saint-Etienne, positionnés dans la lanterne rouge. Les protégées de Corinne Diacre auront l’occasion de finir l’année en beauté samedi sur la pelouse de Montpellier (à 21h).

  • Sylvain André a inauguré le pumptrack de Grans

    Sylvain André a inauguré le pumptrack de Grans

    Il est fait de boucles et de bosses et serpente aux abords du lac de la Canebière.

    En plein cœur du Parc de Mary-Rose, le circuit de pumptrack est le nouvel équipement sportif qui vient enrichir le patrimoine de Grans. Né d’une proposition faite par le conseil municipal des jeunes de la commune, il a un parrain prestigieux, Sylvain André, le Cavaillonais médaillé d’argent aux Jeux de Paris, lors d’un triplé français historique.

    « C’est un honneur pour moi d’avoir été appelé sur cette manifestation », confie le champion du Monde 2018. Sous l’œil de dizaines de jeunes Gransois, il a coupé le ruban symbolique de la mise en service de la piste, au côté de Philippe Léandri, maire de la ville, et Alisson Devaux, représentant le conseil départemental des Bouches-du-Rhône, partenaire de l’opération.

    Sur une surface de 2 000 m2, le pumptrack comprend trois niveaux de circuit, sur une longueur de 49 mètres et une largeur de 37 mètres. Adapté à tous les âges, à partir de 3 ans et jusqu’à 99 ans, voire plus, il peut accueillir des pratiquants de BMX, skate-board, longboard, rollers ou encore trottinettes. Cela pour des pratiquants de tous les niveaux, qu’ils soient débutants, ou champion du Monde comme Sylvain André.

    Le médaillé d’argent de Paris 2024 n’a pas résisté à la tentation et a fait quelques tours de piste. « C’est un magnifique équipement et cela va créer des émulations dans la région, qui est riche en équipements de ce type, ce qui est une très bonne chose. Et ce qui est cool, c’est que ce n’est pas que pour une seule discipline », souligne-t-il. Dans son sillage, les gamins de Grans et des environs ont apprécié.

  • Monaco n’a pas fait de cadeau aux Olympiens

    Monaco n’a pas fait de cadeau aux Olympiens

    Avant le coup d’envoi, le système mis en place par Roberto De Zerbi pouvait rappeler l’organisation choisie face à Saint-Gilles en Ligue des Champions.

    Mais rapidement, l’OM a dévoilé ses plans. Avec Timothy Weah appelé à suppléer Igor Paixão dans le couloir gauche de l’attaque. L’États-unien se montrait rapidement à l’aise dans sa zone. Alors que le jeu était confié à Arthur Vermeeren, et que la défense retrouvait Benjamin Pavard, associé à Nayef Aguerd dans l’axe.

    Les Marseillais auraient pu rapidement prendre le score. Mais les deux occasions nettes de Pierre-Emerick Aubameyang n’allaient pas au bout. Des Marseillais qui avaient le contrôle, face à des Monégasques prudents, mais, à l’image d’Alexandr Golovin, prompts à se projeter vers la surface de Gerónimo Rulli.

    Monaco était finalement plus dangereux. Alors que les Olympiens ne mettaient que sporadiquement le nez à la fenêtre. Après deux buts refusés aux Monégasques, l’OM allait enfin au bout de ses intentions, à l’image de Mason Greenwood, buteur prodigue.

  • L’OM joue moche mais gagne

    L’OM joue moche mais gagne

    Malgré une soirée compliquée, l’OM termine l’année sur le podium.

    Pour cela, il n’avait pas d’autre solution que battre Monaco. Car les résultats de Lens et Lille, vainqueurs de Nice (2-0) et à Auxerre (4-3), dans l’après-midi, combinés au succès du PSG à Metz samedi (3-2) ne lui avaient pas été favorables.

    Pour l’ultime match au Vélodrome, c’était aussi le minimum que les hommes de Roberto De Zerbi devaient à des supporters qui permettaient de nouveau à l’enceinte du boulevard Michelet d’être à guichets fermés.

    Malheureusement, si les premières minutes ont donné le sentiment d’un OM volontaire et attiré par le but monégasque, au fil des minutes, la bonne volonté marseillaise s’étiolait. Ce dont devait profiter Monaco pour engranger de la confiance. Pour ensuite s’offrir les opportunités les plus franches, dans une première période plus équilibrée que ce que l’on pouvait penser.

    Une première période durant laquelle Geronimo était le gardien le plus en vue. Tandis que Lukas Hradecky n’avait que quelques ballons sans grand danger à négocier. Une première période qui ne laissait augurer rien de bon de la part d’un OM visiblement à bout de souffle et à court d’inspiration.

    Les retouches de Roberto De Zerbi n’allaient pas changer grand-chose. Même s’ils étaient plus présents aux abords de la surface monégasque, les Olympiens continuaient à faire des frayeurs à un Vélodrome qui pensait voir Lamine Camara ouvrir le score. Mais ce dernier était signalé hors-jeu (51e).

    Si dans le dernier quart d’heure, Mason Greenwood semblait enfin entrer dans son match, c’était toujours Gerónimo Rulli qui était sur le gril. L’Argentin avait heureusement retrouvé ses réflexes pour éviter à son équipe une cruelle désillusion. Et après que l’assistance vidéo à l’arbitrage ait annulé un second but monégasque, sur l’action qui suivait, Mason Greenwood sortait enfin de sa coquille pour offrir un avantage inespéré à l’OM.

    OM 1 (0) MONACO 0 (0)

    16e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (64 509 spectateurs)

    Arbitre : F. Letexier.

    But : Greenwood (83e).

    Avertissements : Kondogbia (41e) à l’OM, Vanderson (64e) à Monaco.

    OM : Rulli – Murillo (Balerdi, 59e), Pavard (Paixão, 59e), Aguerd, Emerson- Höjbjerg (c), Kondogbia (O’Riley, 46e)- Greenwood, Vermeeren (Nadir, 82e) , Weah – Aubameyang (Bakola, 86e).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    MONACO : Hradecky – Vanderson, Kehrer, Salisu, Caïo Henrique – Camara (Ilénikhéna, 86e), Zakaria (c) – Akliouche, Minamino (Biereth, 86e), Golovin( Tézé, 74e) – Balogun.

    Entraîneur : S. Pocognoli.

    Le fait de match

    « Autorités/LFP, contrairement à vous, on a la lumière à tous les étages. » Pour étayer son message, le Virage nord a craqué des centaines de fumigènes, alors que François Letexier s’apprêtait à donner le coup d’envoi. Résultat, il a fallu attendre douze minutes avant que la pelouse ne retrouve de la visibilité. Un retard qui va coûter cher à l’OM.

  • Champions Cup : Sous pression, le RC Toulon domine Bath et se relance

    Champions Cup : Sous pression, le RC Toulon domine Bath et se relance

    Au pied du mur après son premier match de Champions Cup raté à Edimbourg la semaine dernière, le RC Toulon n’avait d’autre choix que de l’emporter face à Bath, champion d’Angleterre, leader de son championnat, vainqueur de la Champions Cup et de son premier match dans la compétition face au Munster (40-14). Mission accomplie, non sans souffrir, mais avec une âme retrouvée, et un précieux bonus offensif.

    Dans un début de rencontre très physique, les deux équipes se rendent coup pour coup au tableau d’affichage. Ce sont les Anglais qui dégainent les premiers sur une pénalité de l’inévitable Finn Russell (0-3, 9e). Bousculés jusque lors, les Toulonnais réagissent, puisque quatre minutes plus tard, Alainu’uese inscrit le premier essai du match, sur un ballon porté consécutif à une touche (7-3, 14e).

    Après deux pénalités de Russell (16e) et Garcia (19e), ce sont les Anglais qui parviennent cette fois à franchir l’en-but grâce à Hill, suite à une succession de rucks devant la ligne, pour reprendre l’avantage (10-13, 22e). De courte durée, puisque Garcia envoyait une nouvelle pénalité entre les perches (13-13, 25e), avant que Brex ne conclut une attaque initiée par Serin, permettant aux siens de rentrer aux vestiaires avec un avantage de cinq points (18-13, 34e).

    Le RCT prive Bath du Bonus défensif

    Le second acte redémarre sur les mêmes bases. Garcia, sur une nouvelle pénalité, donne un peu d’air aux siens (21-13, 47e). Les Anglais recollent rapidement par Carreras (21-20, 51e). Dans la foulée, Dréan redonne huit longueurs d’avance au RCT (28-20, 55e). Mais Bath n’abdique pas, et replace Toulon sous sa menace sur un essai de Green, en force (28-27, 61e).

    La partie n’a pas encore choisi son vainqueur. Alors, il faut forcer le destin. Et c’est le RC Toulon qui parvient à le faire, grâce à Ludlam, suite à une mêlée à cinq mètres de la ligne, pour l’essai du bonus offensif (35-27, 67e). Garcia, sept minutes plus tard, gonfle encore le score (38-27, 74e). Mais comme trop souvent, les hommes de Mignoni sont victimes de leurs sautes de concentration. Sur une mêlée anglaise, Hennessey se fait oublier et transperce la défense toulonnaise, pour offrir aux siens le point du bonus offensif et remettre, une énième fois, les coéquipiers de Charles Ollivon sous pression (38-34, 74e).

    Un petit bémol sans conséquence, et que le RCT parvient finalement en quelque sorte à effacer, grâce à un ultime essai, en force, de Baubigny, qui enlève, sur la sirène, le bonus défensif aux Anglais (45-34, 80e). Le RC Toulon est relancé dans la course à la première place.

    RC Toulon 45 – 34 Bath (MT : 18-13)

    2e journée de Champions Cup

    Dimanche 14 décembre, 16h15

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Amashukeli (GEO)

    RCT : Gros (Priso, 59e), Lucchesi (Baubigny, 41e), Sinckler ; Rebbadj (Mézou, 67e), Alainu’uese ; Ludlam (Quere-Karaba, 80e), Ollivon (c), Mercer (Abadie, 61e) ; Serin (White, 67e), Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Brex (Smaili, 74e), Dréan ; Ferté.

    BATH : Obano, Dunn, Sela (Van Wyk, 56e) ; Roux (Richards, 55e), Molony ; Hill, Underhill (Reid, 55e), Barbeary (Green, 55e) ; Carr-Smith (Le Roux, 71e), Russell (c) ; Arundell, Redpath (Hennessey, 67e), Ojomoh, Cokanasiga ; Carreras

    Points RCT : 5E Alainu’uese (13e), Brex (34e), Dréan (55e), Ludlam (67e), Baubigny (80e) ; 4T Garcia (14e, 56e, 67e, 80e) ; 4P Garcia (19e, 25e, 47e, 74e)

    Points Bath : 4E Hill (22e), Carreras (51e), Green (61e), Hennessey (74e) ; 4T Russell (22e, 51e, 61e, 74e) ; 2P Russell (9e, 16e)

  • Richard Gasquet, le dernier bal

    Richard Gasquet, le dernier bal

    Sa première vie a pris fin le 29 mai sur le court de Roland-Garros. Sa vie de tennisman de haut niveau s’est achevée à 39 ans sur la terre de Paris devant le numéro 1 mondial : l’Italien Jannik Sinner. Plus de 1 000 matchs sur le circuit ATP, plus de vingt ans d’une carrière au très long cours à défier les plus grands joueurs de la planète.

    Tout est fini, tout est presque derrière lui. Richard Gasquet n’est pas là pour exhumer aujourd’hui son parcours, pour remonter le temps et corriger la trajectoire d’une carrière à courir après l’attente née de sa précocité et de son « génie ». Mardi 16 décembre, au stade Raoul-Barrière de Béziers, le Sérignanais (39 ans), veut partager sur les terres de son enfance et ce lieu de l’épopée de l’ASB une dernière balle avec ses amis de la génération post-Noah, avec d’autres retraités du haut niveau et le Variétés Club de France, qui rassemble d’anciens sportifs, la plupart footballeurs, sous la mainmise du journaliste Jacques Vendroux.

    Richard Gasquet vient peut-être humer les embruns de l’ex-stade de la Méditerranée en quête des sensations d’une enfance volée ou pour le moins très vite envolée. « Je voulais faire quelque chose à Béziers, parce que c’est là où je suis né. J’allais voir des matches de rugby quand j’étais tout jeune. Le stade de la Méditerranée, c’est un endroit que je connais depuis toujours. J’ai des souvenirs de rugby depuis tout petit, déjà parce que Richard Astre est un ami de mon père. J’ai vu des dizaines et des dizaines de matches au stade, c’est un lieu important pour moi » racontait-il récemment à nos confrères de Midi Libre. Richard Gasquet tombe quelque peu le masque d’un homme introverti, longtemps écrasé par sa réputation de petit génie et les promesses de ses premiers succès au tournoi des As à Tarbes devant Rafael Nadal ou de Monte-Carlo en quart de finale face à Roger Federer. Comme des jeunes footballeurs (Bravo, Ferreri…) ont été étouffés par la succession de Michel Platini, il a fait face à l’après Yannick Noah, dernier vainqueur français d’un tournoi du Grand Chelem (Roland-Garros en 1983), au charisme insolent. « Quand un magazine titre le champion que la France attend, quand tout le monde se retourne sur lui, on imagine tout le poids que ça peut engendrer chez un enfant », explique Julien Gillet, ancien sparring-partner de Richard Gasquet.

    « Une très belle carrière »

    Très tôt dans la région, très vite en France, tout le monde veut imiter le revers à une main d’un joueur, au talent rare. Très tôt, très vite, il est confronté à la médiatisation, au star-system d’un tennis, peut-être trop envahissant pour lui. Très tôt, très vite, au lieu de s’enthousiasmer pour la fulgurance de sa carrière naissante, tout le monde pointe ses échecs répétés en Grand chelem. Lui comme Tsonga, Monfils, Simon… croisent au début du siècle les trois monstres : Federer, Nadal et Djokovic.

    « Il y avait une attente en France, parce que depuis Noah, il n’y a pas eu de vainqueur de grands Chelem. En France, on a une densité de joueurs de haut niveau, mais on n’a pas l’égal des Espagnols, avec des joueurs comme Nadal ou Alcaraz capables de gagner les grands tournois. On lui a dit, mais pourquoi tu n’as pas réussi à en gagner alors que tu étais très fort jeune ? Ce ne doit pas être facile à gérer », relève le coach héraultais, qui se souvient de son style particulier. « Il jouait un tennis peut-être un peu moins puissant que n’est le tennis moderne. C’est du beau tennis, mais c’est vrai que c’est un tennis qui est aujourd’hui un peu moins joué. Il était très très régulier quand même dans ses performances, parce qu’il était très solide, il maîtrisait bien ce qu’il faisait. Pour être encore plus fort, il lui a manqué de servir mieux et de prendre la balle un peu plus tôt du fond de cours », décrypte Julien Gillet, entraîneur de Valentin Royer (58e mondial). Dans ce tennis, et ce sport de haut niveau musclé, Richard Gasquet oppose un jeu, empreint d’esthétique. Pas vraiment dans l’air du temps. Longtemps, peut-être s’est-il réfugié derrière ce jeu léché comme une carapace. « Il a fait tout de même une très, très belle carrière », rappelle l’ancien coach du Montpelliérain Arthur Cazaux. Ancien numéro 7 mondial, vainqueur de 16 tournois, notamment à l’Open Sud de France, présent à trois demi-finales de Grand chelem, deux à Wimbledon, une à l’US Open. « Sur la fin, il était plus démonstratif, plus accrocheur. Au début, c’était un peu moins le cas. On avait l’impression qu’il avait du talent, mais qu’il ne forçait pas son talent plus que ça. Alors qu’en fin de carrière, j’ai vraiment l’impression qu’il était vraiment dans la bagarre », pointe Julien Gillet comme on décèle une énigme.

    Cette vie est désormais derrière lui. Une autre peut commencer. Comme membre de la cellule « expert » de la fédération française. Pour aider peut-être des talents innés à mieux grandir.

  • Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    La Marseillaise : Quelle est, selon vous, la cause principale de ces violences ?

    Dominique Bodin : La recherche du symbolique, c’est-à-dire que les dirigeants et les entraîneurs recherchent la réussite. Et les parents rêvent, pour la plupart, d’avoir chez eux le futur Zidane ou Mbappé. Il y a un décalage important sur ce qui devrait être un jeu, notamment chez les jeunes, sur lequel on apprend à jouer et à marquer bien sûr. Mais un jeu pour gagner où la défaite ne devrait pas un problème.

    Mais cette violence s’exerce aussi bien sur le terrain qu’en dehors…

    D.B. : Il n’y a pas qu’un facteur, il faut concevoir ça impérativement comme une approche multifactorielle. Vous avez les problèmes des parents, du capital symbolique, des réseaux sociaux, des différences culturelles, voire religieuses parfois, vous avez des tas de sources d’opposition. Ce sont des comportements communautaristes, au sens culturel du terme, qui déclenchent des attitudes bien souvent disproportionnées et parfois déplorables.

    À vos yeux, comment peut-on lutter contre ce phénomène ?

    D.B. : Le premier axe, c’est la coercition. C’est-à-dire qu’il faut impérativement que chacun en arrive à prendre ses responsabilités. Le deuxième niveau, c’est la prévention. Sur ce point là, les instances font du mieux qu’elles le peuvent avec les renseignements qu’elles obtiennent. Il y a notamment eu de réels progrès sur le plan des contenus de formation et sur le fait de prendre en charge réellement des équipes, avec non plus de simples entraîneurs, mais de vrais éducateurs. Et il reste l’aspect réglementaire, à travers les règlements sportifs, où, malheureusement, les Fédérations ne se penchent pas assez sur la question.

  • Des personnalités marseillaises inaugurent le city stade rénové

    Des personnalités marseillaises inaugurent le city stade rénové

    Un nouveau city stade en plein cœur de Marseille, destiné à de nombreux enfants du quartier. Ce vendredi après-midi, le terrain jouxtant l’école Peyssonnel (3e) a été inauguré par de nombreuses personnalités locales. Le maire de Marseille (DVG) Benoît Payan était présent, tout comme le président de l’Olympique de Marseille, Pablo Longoria. La Ville, l’OM et la Fondation CMA CGM sont les instigateurs de ce projet de rénovation.

    Pour l’occasion, de nombreux élèves étaient invités. Au total, une bonne centaine de personnes ont pu fouler pour la première fois ce terrain peint de différentes teintes de bleu et d’orange. Tous ces enfants étaient habillés d’un t-shirt à l’effigie de leur city stade. Les sourires étaient présents sur les visages, alors que le speaker faisait grimper le volume en annonçant plusieurs surprises.

    Ces surprises se sont avérées être des joueurs et joueuses de l’Olympique de Marseille. Deux Marseillaises avec Ninon Blanchard et Tess Laplacette, ainsi que les grands blessés actuels, Amine Gouiri et l’Argentin Facundo Medina. Des invités d’honneur accueillis sous les cris de ce parterre de minots, tous âgés de 10 ans et moins. Ces derniers ont même pu rencontrer un Ballon d’Or, en la personne de Jean-Pierre Papin, « dieu vivant », d’après les dires de Benoît Payan. « C’est bien de voir tous ces sourires, c’est leur terrain maintenant », dit entre deux dédicaces l’ancien international français.

    Bain de foule pour

    les footballeurs de l’OM

    Ce city stade de Peyssonnel est le cinquième inauguré en l’espace de quelques mois dans la ville. L’OM et Pablo Longoria ne sont jamais bien loin. Le dirigeant espagnol évoque ce projet en faveur de la jeunesse : « Depuis que je suis au club, je cherche à augmenter la pratique du sport au sein de la ville. Vous savez, le football, ce n’est pas que des matches au stade Vélodrome, c’est aussi du partage et de la convivialité. »

    Sur les coups de 14h30, toutes ces personnalités ont dévoilé la plaque officialisant l’ouverture du lieu. Ensuite, c’était bain de foule pour les sportifs avec photos et dédicaces au milieu des jeunes. Un long moment de partage, avec des joueurs et joueuses ne sachant plus où donner de la tête. Les enfants ont pu ensuite tester ce nouveau bitume, situé juste en dessous d’une immense fresque avec l’inscription : Saint-Jean, terrain de passion.

    Ils ont pu tâter le ballon à un endroit où Ninon Blanchard espère voir « de nouvelles pépites éclore ». La défenseure arrivée durant l’été 2024 souligne aussi « l’initiative du club et de Treizième Homme ». L’après-midi ensoleillé s’est poursuivi avec un grand cookie au chocolat pour tous et un avis unanime sur le city stade. Les jeunes du 3e arrondissement de Marseille ont désormais une nouvelle aire de jeu pour se dépenser et pratiquer leur sport favori dans « la capitale du football », d’après Pablo Longoria.