Category: sports

  • Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
    (32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.

    Pause avant deux chocs

    Au-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
    (30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre.

  • Coupe de France de football : Istres s’offre Aubagne

    Coupe de France de football : Istres s’offre Aubagne

    Malgré leur statut de favoris et une fin de match en supériorité numérique, les pensionnaires de Ligue 3 ont dû baisser pavillon face à celui de National 1.

    Les Istréens ont ouvert le score en première période. Pour ensuite faire preuve de solidarité pour conserver leur avantage. Les hommes de Zaki Noubir s’imposent donc 1-0 et se qualifient pour le sixième tour de l’épreuve.

    Le but de la qualification des Violet a été inscrit par William Baku (16). Il offre également le premier succès de la saison à son équipe.

  • Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Au terme d’un week-end qui a réuni 408 équipes à l’occasion de la deuxième édition de l’International d’Aix-en-Provence, National Top 1 000 organisé au parc Jourdan, Patrice Gregori, Jean-Christophe Gimenez, dit « Steeve » et Marc Cognard, surnommé « Fafou », ont décroché la victoire. Les trois compères marseillais, licenciés dans le club corse de Saint-Georges, ont chacun joué leur partition à merveille de bout en bout.

    « On se connaît, on se complète, on a l’habitude maintenant », sourit Steeve Gimenez, le canonnier du trio, qui décroche ainsi sa première victoire de la saison après avoir enchaîné les demi-finales et les finales.

    L’ancien pensionnaire du Case de Nice évolue régulièrement avec Marc Cognard depuis près de trois ans, mais n’a commencé à jouer aux côtés de Patrice Gregori que cette saison, depuis que tous trois ont rejoint l’île de Beauté.

    Ensemble, ils ont rapidement marqué les esprits en se hissant jusqu’en demi-finale du championnat de France triplette. « On mérite, on a fait un super week-end », lance Gregori, le pointeur expérimenté, conscient qu’ils ont chacun d’entre eux « un sacré caractère ».

    Une finale à sens unique

    Mais pour s’adjuger l’International aixois, les Corso-marseillais ont dû franchir plusieurs obstacles de taille, notamment lors de la dernière journée. En huitième de finale, ils ont écarté l’équipe de Joseph « Tyson » Molinas, avant de prendre le dessus sur celle d’Antoine « Vigo » Dubois en quart, puis sur la formation de Kevin Delys en demi-finale.

    Restait à négocier la finale face à la bande de Maison Durk, annoncée comme favorite après avoir éliminé en seizièmes de finale la triplette de Jean-Michel Puccinelli, accompagné par Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Dans cette ultime opposition, la complémentarité du trio Gregori-Cognard-Gimenez ont fait merveille. Les Corso-Marseillais ont profité d’une entame complètement manquée de leurs adversaires, qui ont concédé pas moins de onze points en deux mènes, afin de prendre rapidement le large.

    Mais fallait-il encore transformer cet avantage en victoire. Steeve Gimenez s’en est chargé avec brio, signant une prestation exceptionnelle au tir avec neuf tirs réussis sur dix, dont huit carreaux, malgré deux sorties de bouchon successives de Prud’homme.

    Associée à la précision de Gregori au point et à la régularité de Cognard, cette adresse a permis au trio de maîtriser les débats jusqu’au bout.

    Marsille brille à domicile

    Mélissa Marsille, licenciée à la Boule Aixoise, club organisateur de l’International d’Aix, a remporté le National Top 1 000 féminin, dimanche après-midi, aux côtés des Aubagnaises Léa Navarro et Mélissa Mordenti. Dès les quarts, cette triplette a totalement imposé son style sur les terrains du Parc Jourdan. Elles ont même conclu la journée en infligeant une Fanny en finale face à Marion Ferrero, Alice Ferrero et Marine Rocchietta.

  • L’Algernon, course phocéenne où chacun trouve sa place

    L’Algernon, course phocéenne où chacun trouve sa place

    Course emblématique du paysage marseillais, l’Algernon a célébré dimanche matin sa 42e édition, au départ du palais du Pharo. Au total, 8 400 participants ont pris le départ, dont près de la moitié en situation de handicap, de vulnérabilité ou avancés en âge. « C’est vraiment un événement qui permet aux personnes de se rencontrer, de vivre une expérience ensemble et de franchir la ligne d’arrivée tous ensemble », souligne Arnaud Chikli, directeur de course, conscient qu’un tel rendez-vous repose sur une organisation rodée.

    Plus de 1 000 bénévoles se sont mobilisés, tout au long du week-end, pour faire de cette édition une réussite. « C’est une course qui évolue dans tous les secteurs », observe le directeur sportif de l’association. « On voit que des entreprises se servent de la course pour créer de la cohésion, rassembler leurs collaborateurs et réunir les familles. On constate aussi que nous recevons de plus en plus de sollicitations d’établissements scolaires qui souhaitent sensibiliser leurs élèves au handicap, avec pour objectif final de les faire participer à la course », poursuit-il.

    Cette évolution témoigne de la portée inclusive de l’événement, où les générations se côtoient et les différences s’effacent le temps d’une course. Parmi les participants, le doyen de cette 42e édition, âgé de 103 ans, a ainsi pu croiser le regard de nombreux minots, illustrant à lui seul l’esprit de partage qui anime l’Algernon. « Il y a la question de la personne avant la question du handicap, de penser l’autre surtout », insiste Arnaud Chikli.

    Le directeur de course se réjouit également d’avoir attiré l’attention sur ces enjeux à près de 150 lycéens, mobilisés tout au long du parcours pour assurer les différents ravitaillements. « C’est notre ADN et on ne pas le changer », assure le coordinateur de ce deuxième rendez-vous du mois de l’inclusion.

  • Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Au vu des premières minutes de la rencontre, débutée par un coup d’envoi d’Albornoz directement en touche, ce samedi après-midi avait, de prime abord, tout pour être le coup de grâce d’une semaine éprouvante dans la rade. Mais bien que malmenés par le Racing, acculés sur leur ligne d’en-but, auteurs de nombreuses fautes et réduits à 14 au bout de sept minutes, les Toulonnais ont résisté, au prix d’une débauche d’énergie significative de leur envie de se racheter.

    « Je pense qu’on gagne le match sur nos dix premières minutes. Sur notre ligne, on n’a rien lâché. Les joueurs se sont envoyés et ont été très solidaires », salue Franck Azéma, désormais seul aux commandes du bateau rouge et noir. Les prémices d’une réaction d’orgueil attendue suite au départ de Pierre Mignoni, qui avait vocation à créer « un électrochoc », comme on le martelait cette semaine au club. « On peut dire que c’est réussi », appuie l’entraîneur toulonnais après la victoire des siens (29-15).

    L’ex-directeur du rugby du RCT était dans toutes les têtes, avant et après le match. « Des pertes, j’en ai vécues plein. Mais comme Pierre, c’est rare. C’est la première fois avec autant d’émotions et autant d’affection pour la personne, avoue Gaël Fickou, très affecté par son départ. On avait vraiment à cœur de faire un énorme match pour nous, pour nos supporters mais aussi pour lui, pour tout ce qu’il a apporté à ce club car il y a tout gagné, il a grandi ici. »

    « Il fallait les agresser »

    Ses ex-protégés lui ont bien rendu. Car leur envie n’a jamais semblé décroître tout au long du match, et a permis d’emmener un public de Mayol dont la réaction était forcément attendue, voire crainte. « Tout le monde s’est mis au diapason à partir du moment où ils ont vu que les mecs se retroussaient les manches. Les gens ont senti ça, c’est ce qui fait la force de Mayol », constate Franck Azéma.

    Une communion favorisée par une prestation certes imparfaite, mais bien plus proche des attentes liées à cet effectif. Sans avoir pour autant tout révolutionné en une semaine : « On s’est concentré sur nous, on a fait un plan de jeu qui nous correspondait. On a eu peu de jours pour s’entraîner, donc on a été à l’essentiel », résume Charles Ollivon. « Il y a eu du mieux, notamment dans l’agressivité, dans l’intensité, dans notre jeu, dans notre stratégie aussi », note Gaël Fickou, dont la connaissance du Racing, où il a passé les cinq dernières saisons, a bien aidé à préparer la rencontre : « Je ne voulais pas les attendre. Il fallait qu’on les agresse, parce que je les connais par cœur : si on les attendait, on allait se faire pulvériser. » Et c’est finalement cela qui a, selon Franck Azéma, permis de « construire la confiance. D’abord à travers la défense, en ne lâchant rien sur le premier quart d’heure, puis en provoquant des fautes dans leur défense. Petit à petit, on a pris le score et construit le match ».

    Après les deux essais de Gros et Baubigny en première période, illustrations d’un jeu plus direct et incisif, c’est en effet grâce aux pénalités, converties par le pied d’Albornoz, auteur de 19 points et d’un sans-faute, que le RC Toulon a creusé l’écart en prenant à chaque fois les points : « Il y a eu des bonnes décisions de Lewis [Ludlam] et des leaders dans la période qu’on traverse », loue l’entraîneur varois.

    L’objectif sera désormais de poursuivre dans cette voie, en entamant de la même manière l’aventure européenne sur le terrain d’Édimbourg, vendredi : « Quand tu bastonnes comme ce soir, c’est aussi ce qui nourrit ton ambition et le plaisir que tu prends en équipe. Il faut s’appuyer là-dessus, essayer de l’exacerber et de le faire grossir petit à petit dans les prochaines semaines », se projette-t-il.

  • L’OM sort de la zone rouge

    L’OM sort de la zone rouge

    De notre envoyé spécial à Troyes, Michel Garoscio

    Quand deux équipes en plein doute s’opposent, il ne faut pas s’attendre à vivre une grande soirée, dimanche. La première période du duel entre Troyes et l’OM l’a vérifié. Le stade de l’Aube, à guichets fermés, restait sur sa faim lorsque Guillaume Paradis a sifflé la pause. Car, à part un carton jaune distribué à Lucas Maronnier et Angel Gomes, il n’y avait pas eu grand-chose à voir. Même si les Troyens s’étaient montrés volontaires. S’ils avaient même fait frissonner la délégation de 900 supporters olympiens, il n’y avait pas de quoi se réchauffer, malgré de petites alertes sur le but de Jeffrey de Lange.

    La bonne volonté était auboise, face à des Olympiens qui n’arrivaient pas à se libérer. Comme s’ils jouaient avec le frein à main. Symbole d’un collectif qui n’a pas repris confiance et qui n’arrive pas à se lâcher. Même face à un promu.

    Un OM qui, dans cette première période, n’aura pas été capable d’inquiéter Patrick Beach. Un OM dont l’animation du milieu, confiée au duo inédit Himad Abdelli-Nouhoum Kamissoko, manquait de suite dans les idées pour prendre en défaut l’arrière-garde troyenne. Alors qu’aux avant-postes, Igor Paixão n’était que l’ombre de lui-même.

    Mais un OM qui devait finalement prendre les commandes, grâce à un but digne d’un coup de billard. Avec Amine Harit, qui s’était fait oublier dans le dos des défenseurs aubois. Sa réussite apportait du baume aux cœurs des Marseillais. Et ravivait les chants des supporters.

    L’OM faisait alors un pas de géant vers un succès ô combien important, car synonyme de sortie de la zone rouge. Mais un OM qui devait faire face à la révolte auboise, dans des dernières minutes crispantes. Et après sept minutes de temps additionnel, dans lequel Kelyann Bezahaf a fait preuve de sang froid et de maturité dans ses interventions,

    Un OM qui aura même le mot de la fin. Avec un penalty transformé par Himad Abdelli au bout du temps additionnel.

    TROYES 0 (0)

    OM 2 (0)

    6e journée de Ligue 1

    Stade de l’Aube (19 000 spectateurs)

    Arbitre : G. Paradis

    Buts : Harit (50), Abdelli (90+7 sp).

    Avertissements : Maronnier (22), Karim (58), Mille (88), Beach (90+6), à Troyes, Gomes (45) à l’OM.

    TROYES : Beach – Maronnier, Monfray ( c ), Diaz, Gozzi – Diop (Nkada, 78), Karim (Batola, 78) – Diawara (Picard, 69), Mille, Gomis (Ripert, 61) – le Douaron (Phliponeau, 78).

    Entraîneur : S. Dumont

    OM : de Lange – Bezahaf, Egan-Riley, Aguerd, Palmieri ( c ) – Kamissoko (Nnadi, 73), Gomes (Kondogbia, 87), Abdelli – Harit (Abdallah, 63), Gouiri (Maupay, 63), Paixão (Moumbagna, 87).

    Entraîneur : B. Genesio

  • Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol

    Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol

    Pour la première fois depuis septembre 2022 – à l’exception d’une rencontre la saison dernière sur le terrain du LOU, alors que l’ancien demi-de-mêlée du RCT avait été victime d’un burn-out -, Pierre Mignoni, qui a quitté ses fonctions de directeur du rugby du club toulonnais mardi, n’a pas pris place sur le banc, ni dans les tribunes de Mayol ce samedi après-midi face au Racing 92.

    Après une semaine de préparation difficile, et un début de saison raté, les hommes de Franck Azéma espéraient repartir de l’avant, mais montraient des signes de fébrilité dès le coup d’envoi. Albornoz envoyait inexplicablement le ballon en touche, permettant aux Franciliens d’obtenir une mêlée et de s’installer dans le camp toulonnais. S’ensuivait une succession de phases de jeu visiteuses, pour autant de fautes varoises, qui conduisaient à un carton jaune pour Kyle Sinckler (7e), symbole de la nervosité des siens.

    Une efficacité offensive retrouvée, le sans faute d’Albornoz au pied

    Mais après avoir résisté à l’orage, les Rouge et Noir reprenaient le jeu à leur compte. Avec une adresse retrouvée ballon en main, ils parvenaient, comme trop peu souvent depuis le début de saison, à mener des attaques rapides et étaient logiquement récompensés grâce à Gros, en force (7-0, 21e). Six minutes plus tard, Baubigny, sur un maul porté consécutif à une touche, concrétisait une deuxième fois la domination varoise (14-0, 28e). Mais piqué, le Racing réagissait dans la minute, grâce à Gibert, qui exploitait les largesses sur la droite de la défense toulonnaise pour aplatir sous les perches (14-7, 31e). Juste avant la pause, le Racing se voyait refuser un essai pour un en-avant du passeur Naituvi, et malgré dix dernières minutes plus difficiles, le RCT regagnait les vestiaires avec l’avantage au score.

    Dans un second acte plus cadenassé, le RCT s’en remettait au pied de Tomas Albornoz. L’ouvreur argentin (43e, 58e, 63e, 68e) profitait de l’indiscipline parisienne pour donner jusqu’à 16 points d’avance au RCT et faisait oublier les maladresses de Melvyn Jaminet dans ce secteur ces dernières semaines. Les hommes de Patrice Collazo réduisaient cet écart par Hughes, en force (26-15, 70e).

    Les dix dernières minutes s’avéraient une nouvelle fois compliquées pour les coéquipiers de Lewis Ludlam, en infériorité numérique après le carton jaune reçu par Quere-Karaba (74e). Mais Albornoz poursuivait son sans-faute et enquillait une nouvelle pénalité de 50 mètres (77e) pour entériner une victoire plus que bienvenue avant de se déplacer à Édimbourg, vendredi prochain, pour la première journée de Challenge Cup.

    RC Toulon – Racing 92 (MT : 14-7)
    6e journée de Top 14
    Samedi 10 octobre, 16h35
    Stade Félix-Mayol, Toulon
    13 225 spectateurs
    Arbitre : M. Marbot
    Points RCT : 2E Gros (20e), Baubigny (27e) ; 2T Albornoz (21e, 28e) ; 5P Albornoz (43e, 58e, 63e, 68e, 77e)
    Points Racing : 2E Gibert (30e), Hughes (70e) ; 1T Seunes (31e) ; 1P Seunes (55e)
    Cartons jaunes : Sinckler (7e), Quere-Karaba (75e) pour le RCT

    RCT : Gros (Ametlla, 59e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Gigashvili, 56e) ; Kpoku (Cancoriet, 51e), Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer (Quere-Karaba, 69e) ; Serin (White, 64e), Albornoz ; Ferté (Jones, 41e, Rebbadj 75e), Fickou, Brex, Tuicuvu (Gigashvili, 12e ; Tuicuvu, 17e) ; R. Rebbadj (Keletaona, 72e). Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke (Kharaishvili, 56e), Escobar (Basse, 76e), Bamba (Tupou, 56e) ; Lainault (Martins, 46e), Taofifenua (Joseph, 48e) ; Diallo (Hughes, 46e), Manyarara (Sanconnie, 69e), Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.) (Spring, 64e). Entraîneur : Patrice Collazo

  • Le grand frère M’Changama à la rescousse des Aubagnais

    Le grand frère M’Changama à la rescousse des Aubagnais

    Partout où il est passé, Youssouf M’Changama a fait l’unanimité. Comment l’expliquer ? Le natif du quartier de La Savine, dans le 13e arrondissement de Marseille, est décrit par ses anciens coéquipiers, dirigeants et même adversaires comme un « homme extraordinaire », « qui rend bons les autres » et un « meneur d’hommes formidable » au sein d’un collectif.

    « Youssouf, c’est un amour », résume Salim Laassami, son ancien coéquipier à Marseille Consolat en 2015-2016. Les deux hommes se connaissent depuis l’enfance. Avant de se retrouver sous le même maillot, ils s’étaient affrontés à plusieurs reprises quand M’Changama faisait ses premiers pas à l’OM et Laassami à Air-Bel.

    Retour en Provence

    Ensemble, ils ont contribué à écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du club phare des quartiers Nord, passé tout près d’une accession en Ligue 2. « Youssouf était un moteur de notre équipe », souligne Jean-Luc Mingallon, président historique de Consolat et actuel dirigeant du SC Berre. Pour lui, le retour du milieu dans la cité phocéenne a relancé sa carrière, après plusieurs expériences à l’étranger, notamment à Oldham Athletic, en Angleterre, puis au RC Arbaâ, en Division 1 algérienne, où il s’est heurté à un contexte économique particulièrement difficile.

    « Je devais signer avec lui là-bas », raconte Salim Laassami, qui a finalement rejoint l’USM Alger la saison suivante. À 36 ans, après avoir porté les couleurs de onze clubs, principalement en France, M’Changama retrouve aujourd’hui sa Provence natale. Cette semaine, le milieu de terrain a officiellement rejoint Aubagne.

    « C’est un grand plaisir de revenir dans le Sud », confie-t-il avec le sourire. Une nouvelle étape pour l’international comorien, qui évoluait récemment à Al-Batin, en Arabie saoudite, où joue toujours l’ancien Martégal Simon Falette. « En venant à Aubagne, je me rapproche de ma famille et de mes amis », souligne l’ex-capitaine des Cœlacanthes. Sous les couleurs bleu et or, il retrouve deux coéquipiers de la sélection comorienne : le gardien Ali Ahamada et l’entraîneur adjoint Kassim Abdallah. Durant l’intersaison, M’Changama s’est entraîné avec le Scaab « pour garder le rythme ».

    Convaincu qu’il peut apporter son expérience à un collectif assez jeune, le club provençal a décidé de lui faire confiance en lui proposant un contrat. « C’est ce qu’il y avait de mieux pour moi. J’étais dans le moule, je suis donc parfaitement intégré. Je me vois un peu comme le grand frère qui apporte son expérience et complète ce que les autres ont dans leurs bagages », explique-t-il.

    « Le Juninho comorien »

    Au-delà de son expérience, le Marseillais apporte sa maîtrise des coups de pied arrêtés, qui lui vaut le surnom de « Juninho comorien ». « Il restait plus d’une demi-heure après chaque entraînement pour travailler ses coups francs », se souvient Salim Laassami. Un investissement sans faille récompensé lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2021, avec un coup franc d’environ 30 mètres expédié dans la lucarne d’André Onana, puis, lors de la saison 2024-2025 en Ligue 2, face au Red Star, avec une frappe sans élan sous le maillot de l’Estac Troyes.

    Surnommé « Canto », en référence à Éric Cantona, par les grands frères de son quartier, M’Changama est aussi réputé pour ses frappes spectaculaires et sa qualité de passe. Pour sa troisième et dernière saison (en 2021-2022) à l’En-Avant Guingamp, club cher à son cœur, il a signé la meilleure saison de sa carrière avec neuf buts et quinze passes décisives, décrochant une place dans l’équipe type de Ligue 2 et le prix du plus beau but de l’année aux Trophées UNFP.

    Aujourd’hui, à plus de 1 000 km du Roudourou, le Comorien relève un nouveau défi. Celui de libérer, comme le maréchal De Lattre-de-Tassigny, nom associé au stade aubagnais, ses coéquipiers de la zone rouge.

  • « C’est un match de Coupe et surtout un derby »

    « C’est un match de Coupe et surtout un derby »

    La Marseillaise : Avec deux victoires seulement après neuf journées de Ligue 3, votre équipe pointe à la seizième place du championnat. Comment se sent votre groupe après ce début de saison compliqué ?

    Karim Masmoudi : Le groupe vit bien. On travaille, on avance. Il faut savoir que j’ai le groupe le plus jeune de Ligue 3, avec pas mal de joueurs qui n’avaient pas joué la saison dernière. Ce qu’on ressent, aussi bien au sein de l’équipe qu’au sein du club, c’est qu’il y a une vraie progression. Je suis convaincu que l’équipe sera prête lorsque tout le monde sera au même niveau physique et que je pourrai disposer de l’ensemble de mon groupe pour un match.

    Que manque-t-il à votre équipe pour être plus performant ?

    K.M. : Un peu de maturité. Quand on regarde le contenu de nos matchs, on constate que les équipes adverses sont souvent impressionnées par ce qu’on propose. On gagne 1-0 à La Roche-sur-Yon, on joue à dix à Rouen tout en conservant la possession, et à Caen, on encaisse un but à la dernière seconde. Les adversaires nous ont régulièrement félicités pour la qualité de notre jeu. Mais dans l’analyse des matchs, on sent que l’on manque encore d’expérience dans certains moments clés. Avec un groupe aussi jeune, il faut deux ou trois cadres capables d’accompagner ces joueurs, de les guider et de les faire grandir. Le rôle de l’entraîneur et du staff est important, mais il ne suffit pas toujours. C’est aussi pour cette raison que nous avons fait revenir Ali Ahamada et recruté Youssouf M’Changama. Ce sont des profils dont nous avions besoin.

    Vous affrontez Istres ce samedi (à 17h, à Parsemain) au 5e tour de la Coupe de France. Comment appréhendez-vous ce match ?

    K.M. : C’est un match de Coupe, et surtout un derby des Bouches-du-Rhône. La Coupe n’est pas forcément notre priorité, mais c’est toujours intéressant de passer quelques tours. On est satisfaits de ce qu’on propose et de ce qu’on met en place. On trouve notre travail cohérent et on n’est pas dans une situation de doute. On est sereins sur le plan du jeu et dans la dynamique collective. Après, la Coupe peut aussi nous permettre d’engranger de la confiance et de continuer à avancer. On va aborder ce match avec sérieux et ambition, tout en restant fidèles à ce qu’on veut construire. Istres est une équipe difficile à jouer, même si elle connaît aussi un début de saison compliqué. Mais sur un match de Coupe, tout est possible.

  • L’OM à l’heure du réveil

    L’OM à l’heure du réveil

    Troyes-OM, sur le papier, c’est un peu David qui accueille Goliath.

    Mais cette saison, au regard du classement, c’est le barragiste qui accueille le premier relégable. Un choc de bas de tableau dont le perdant s’enfoncera un peu plus dans le marasme. Avec d’un côté des Aubois habitués à gérer la problématique d’une équipe placée dans les relégables potentiels, du fait de leurs antécédents. De l’autre un OM pas forcément rodé à se battre pour garder sa place en Ligue 1.

    Si certains estiment qu’après avoir mangé leur pain noir lors des cinq premières journées, ponctuées de quatre défaites consécutives, Bruno Genesio joue la prudence. « Les équipes comme Troyes ne sont pas des faire-valoir. Il ne faut pas s’attendre à gagner très facilement nos trois prochains matches, à commencer par celui de dimanche. Il faudra être capables de reproduire ce que nous avons fait contre Paris, mais avec plus de continuité sur la durée du match. Être performants et à 100% pour gagner », lance-t-il.

    Côté terrain, Angel Gomes voit dans le match de dimanche « un premier test ». L’international anglais a bien vécu les trois semaines de trêve. « Nous avons pu bien travailler. Progresser sur certains aspects. À Troyes, le moment est venu de rectifier le tir. Montrer de quoi nous sommes capables ! »

    Si Bruno Genesio a apprécié la longue trêve, une première dans le calendrier, « car elle nous a permis de travailler physiquement et tactiquement, de voir d’autres jeunes aussi », il a suivi avec inquiétude les sorties de ses internationaux.

    Deux sont revenus blessés, Pierre-Emile Højbjerg et Derek Cornelius. Deux autres, Amine Gouiri et Himad Abdelli, ont connu des alertes. « Pour eux deux, c’est finalement moins grave que prévu », a-t-il soupiré. Autre alerte, sans conséquence visiblement, du côté de CJ Egan-Riley. En revanche, alors qu’il revenait bien, Bamo Meïté s’est tordu la cheville jeudi et ne saura que samedi s’il est apte.

    Le reste du groupe, en dehors de Timothy Weah suspendu, est donc disponible pour Troyes. Où la carte jeune sera sans doute à nouveau abattue pour pallier certaines absences. Notamment dans le couloir droit de la défense, où Ulisses Garcia et Kelyann Bezahaf sont en balance. Tandis qu’au milieu, Tochukwu Nnadi, rétabli de sa blessure au genou, devrait compenser l’absence de Pierre-Emile Højbjerg.

    À Troyes, l’OM va lancer un nouveau cycle de 5 matches en deux semaines. À l’issue duquel Bruno Genesio saura dans quelle catégorie placer son équipe pour la suite. « J’attends plus de continuité dans nos intentions de jeu », admet-il. Ses joueurs savent donc ce qu’il attend d’eux.