Category: sports

  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    La Marseillaise : Vous êtes leaders de Ligue Magnus après neuf journées avec une seule défaite. Comment analysez-vous ce début de saison ?

    Jonathan Zwikel : Le bilan comptable est positif, avec des points précieux dans la course aux play-offs. Mais le plus encourageant reste le contenu, la cohésion et la motivation du groupe. L’équipe est soudée, suit les consignes et va dans le même sens, ce qui permet d’aborder plus sereinement certains aléas.

    Comment vous adaptez-vous
    à la vague de blessures que vous connaissez depuis la première journée de championnat
     ?

    J.Z. : Elles ont particulièrement touché des joueurs clés de notre effectif. Nous avons d’ailleurs appris qu’Albin Nilsson sera absent au moins dix jours après avoir subi une commotion sur une charge [face aux Rapaces de Gap, ndlr]. Il faut anticiper la profondeur de l’effectif, mais lorsque les absences s’enchaînent aussi tôt dans la saison, nous devons réagir rapidement. L’objectif est d’éviter de trop solliciter les mêmes joueurs, au risque de provoquer de nouvelles blessures. Nous avons donc travaillé rapidement pour trouver des solutions en recrutant Anton Gradin et Jesper Larinmaa comme jokers.

    Y a-t-il un match référence depuis le début de saison ?

    J.Z. : Notre premier match à domicile contre Briançon a été difficile, notamment en raison d’une mauvaise gestion des émotions et d’un manque de cohérence. C’est celui qui nous a le plus appris. Nous avons compris que mettre de l’énergie sans coordination ni cadre ne suffisait pas. Le fait d’avoir vécu cette expérience, puis d’avoir identifié ensemble ce qui n’avait pas fonctionné, nous a beaucoup aidés pour la suite.

    Sur quel point votre équipe
    a-t-elle le plus progressé
     ?

    J.Z. : La saison dernière, certains n’en avaient pas les moyens ou l’envie, ce qui suffisait à déséquilibrer l’équipe. Cette année, le groupe croit dans le plan et possède les capacités pour le mettre en œuvre. Cela n’empêche pas les erreurs ou les périodes plus difficiles, mais cette cohérence est essentielle.

    Quel impact aura l’enchaînement des déplacements à Rouen et Amiens, jeudi et vendredi ?

    J.Z. : Les joueurs de hockey ont l’habitude d’enchaîner les efforts malgré la fatigue et les petits pépins physiques. Amiens bénéficiera toutefois d’un avantage puisqu’ils n’auront pas joué la veille. Les joueurs savent gérer ce type de situation, même si deux matchs consécutifs restent peu fréquents.

    Que ressentez-vous lorsque vous retournez à Rouen, où vous avez débuté et conclu votre carrière ?

    J.Z. : C’est un club particulier pour moi. Ma famille, mes amis d’enfance et plusieurs personnes du club y sont toujours. C’est aussi le club où j’ai été formé et où j’ai commencé puis terminé ma carrière. J’ai toujours plaisir à y retourner et je m’y sens encore un peu chez moi. Avec le temps, l’émotion est moins forte qu’au premier déplacement, mais retrouver ces personnes et ces souvenirs reste agréable. Une fois le match commencé, je me concentre toutefois sur notre objectif.

    Quels souvenirs gardez-vous
    de votre passage à Rouen
     ?

    J.Z. : Les saisons 2009-2010 et 2010-2011 restent marquantes. Nous avons remporté deux titres de champion avec mon frère, ainsi qu’une Coupe de France et une Coupe de la Ligue. Je retiens particulièrement la finale de 2010 contre Angers. Après avoir perdu les deux premiers matchs, nous avons remporté les deux suivants avant de gagner le match décisif à Rouen. Mon frère et moi jouions sur la même ligne et avions chacun marqué lors de cette rencontre. C’est un souvenir très fort que nous partageons.

    Comment analysez-vous les deux rencontres à venir ?

    J.Z. : Ce double déplacement représente un énorme défi. Rouen a construit une équipe très complète, avec de grandes ambitions et des joueurs de qualité à tous les postes. Même si nous les avons battus à domicile, gagner chez eux sera très difficile. À Amiens, il faudra enchaîner. Malgré son classement, elle possède une réelle valeur et a été pénalisée en début de saison par des blessures. C’est une équipe physique, qui joue avec beaucoup d’intensité.

  • L’OM cherche l’élan européen face à l’Olympiakos

    L’OM cherche l’élan européen face à l’Olympiakos

    Les Grecs seront toujours un peu à la maison à Marseille, tant leur pays occupe une place particulière dans l’histoire de la cité phocéenne. Mais pour l’OM, il n’est pas question de faire de cadeaux à ses lointains cousins. L’Olympiakos débarque sur la Canebière avec l’objectif de poursuivre sa moisson de points. Vainqueur à domicile de Bialystok (2-1) lors de la première journée, le club du Pirée entend revenir du sud de la France avec six points au compteur.

    Pour les Ciel et Blanc, au contraire, la moindre unité sera précieuse dans la course à la qualification, surtout après la défaite 4-1 subie sur la pelouse de Besiktas. Les hommes de Bruno Genesio ont toutefois retrouvé de la confiance dimanche sur le terrain de Troyes en décrochant un premier succès depuis la journée inaugurale en Ligue 1 contre Strasbourg.

    Le technicien olympien a expliqué en conférence de presse qu’il reconduirait une grande partie de l’équipe victorieuse dans l’Aube : « Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte lorsqu’on joue plusieurs compétitions, pour savoir si l’on fait tourner ou pas. Il y a la forme du moment, l’état des garçons qui ont pu avoir de petites blessures dernièrement, le contexte du match… Demain, une grosse partie des joueurs présents à Troyes seront là au coup d’envoi. » Bruno Genesio ne compte donc pas reposer les siens. L’entraîneur signale que, même à Lille et Rennes, il avait pu créer des séries d’invincibilité conséquentes malgré deux matches par semaine : « J’utilisais 14 à 15 joueurs à ces moments-là. »

    Le coach se méfie néanmoins de l’Olympiakos, habitué des joutes européennes : « C’est une équipe qui a changé d’entraîneur il y a trois matches, qui est invaincue, en confiance. C’est une bonne équipe, bien organisée, avec beaucoup d’intensité, donc ce sera à nous de répondre dans ce domaine, parce que c’est une équipe qui fait beaucoup de pressing. Si on veut sortir de ce pressing, il faudra que, techniquement, on soit très, très bons. »

    Dans la lignée des autres coaches basques à succès (Enrique, Arteta, Iraola, De la Fuente), Imanol Alguacil sait faire jouer ses équipes et ne ressent pas la menace marseillaise à l’aube de cette confrontation. « Oui, c’est une équipe agressive, avec un public qui va nous mettre la pression. Mais nous sommes l’Olympiakos et nous allons nous battre pour gagner. Ce sont des matches qui se jouent sur de petits détails, chaque minute sera importante », appuie l’entraîneur arrivé mi-septembre.

    REPÈRES

    Kamissoko semble trop juste

    Lors de sa première titularisation, dimanche, à Troyes, Nouhoum Kamissoko est sorti crampé à la 70e minute. Bruno Genesio a annoncé qu’une grande partie de ses titulaires à Troyes seraient reconduits, mais a laissé entendre que ce ne serait pas le cas pour son milieu. Le Malien devrait débuter sur le banc.

    Ayoub El Kaabi gravement blessé

    Ayoub El Kaabi estle buteur phare de l’Olympiakos depuis plusieurs saisons. Le Marocain avait notamment largement participé à la victoire finale en Ligue Conference, il y a deux ans. L’attaquant sera absent, ce jeudi, puisqu’il a souffert d’une fracture de la jambe lors d’un match de Super League grecque contre Volos (1-1). Sa saison est déjà terminée, une grosse perte pour son club.

    Marseille et AEK Athènes, l’amitié sans frontières

    Il sera sans doute possible d’apercevoir quelques touches de jaune dans les tribunes du Vélodrome, ce jeudi soir. Une présence qui s’explique par l’amitié de longue date entre les ultras de l’OM et ceux de l’AEK Athènes. Une relation née au début des années 1990, alors que le club marseillais était plongé dans l’affaire VA-OM. Pas plus tard que dimanche, des fans grecs étaient présents dans le parcage visiteurs du stade de l’Aube, pour la rencontre entre l’Estac et les Marseillais.

    Plusieurs fans grecs ont aussi notamment assisté à une rencontre disputée à Stamford Bridge, où le Shakhtar Donetsk accueille ses adversaires européens.

    Certains pourraient donc être de nouveau présents au Vélodrome ce jeudi, pour la réception de l’Olympiakos, rival de l’AEK. À l’origine, les liens entre supporters se sont surtout construits autour d’échanges entre groupes et d’une culture ultra commune, davantage que sur des considérations politiques. Le paysage du supportérisme grec demeure d’ailleurs complexe. Au sein d’un même club coexistent souvent plusieurs groupes, aux sensibilités parfois très différentes. Historiquement, l’Olympiakos s’est imposé comme le grand club populaire du Pirée.

  • OM : les supporters de l’Olympiakos autorisés, le club grec leur demande de ne pas venir à Marseille

    OM : les supporters de l’Olympiakos autorisés, le club grec leur demande de ne pas venir à Marseille

    « L’Olympiakos FC dénonce de la manière la plus catégorique la gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse de la présence de nos supporters à Marseille par les autorités françaises compétentes. » C’est par cette phrase que le club athénien a débuté un communiqué, publié mardi à 22h30, à propos du traitement de ses supporters. Le Pirée exhorte ses fans déjà présents à Marseille de quitter la France et appelle ceux qui avaient prévu de venir de ne pas le faire.

    Mardi a été une journée rocambolesque pour l’équipe grecque avec, dans un premier temps, un arrêté de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône interdisant la présence des supporters hellènes au stade, pour le match prévu ce jeudi soir. Suite à de nombreuses conversations entre les diverses parties au cours de la journée, l’arrêté a été supprimé, laissant les 3 500 fans libres d’assister à la rencontre d’Europa League.

    L’Olympiakos affirme dans ce communiqué qu’il « n’existe pas de garanties suffisantes pour la protection efficace et la sécurité de nos supporters. » Le club conseille donc à ses fans de quitter le territoire français avant même la tenue du match.

  • L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’amour entre Marseille et la Grèce ne date pas d’aujourd’hui. Historiquement, bien entendu, les liens sont étroits, mais une relation footballistique s’est tissée depuis la fin des années 1980. À travers ses nombreuses joutes européennes, l’OM a croisé à 14 reprises des clubs grecs et une statistique ressort de ces différentes confrontations. Dix victoires et 71% de réussite, ceci représente le meilleur ratio des Olympiens face à une nation de l’UEFA.

    Club ami des ultras marseillais, l’AEK Athènes est la première équipe hellène croisée sur les terrains continentaux. C’était en 1989 à l’occasion des huitièmes de finale de la Coupe des clubs champions. Après une victoire 2-0 au Vélodrome, les Phocéens ont assuré le coup en Grèce avec un match nul (1-1). Il a fallu attendre 34 années supplémentaires pour recroiser les Jaunes et Noirs. Placés dans le même groupe en Ligue Europa, les hommes de Gennaro Gattuso n’avaient pas tremblé pour battre leurs homologues 3-1 puis 2-0. Mbemba, Ismaïla Sarr ou Veretout étaient les buteurs.

    Toujours aussi récemment, lors de la saison 2021-2022, l’OM a également affronté le PAOK, club de Salonique. Lors des quarts de finale de la Ligue Conférence, les Phocéens ont aussi fait le boulot. 2-1 au match aller, sur le boulevard Michelet, dont un but de Dimitri Payet qui a frôlé le Prix Puskas de plus belle réalisation de l’année. Pour le retour dans le nord de la Grèce, le Réunionnais était encore buteur (1-0), alors qu’Amine Harit, titulaire, est le seul survivant de cette époque.

    Le Panathinaïkos, blessure ouverte

    Le match OM-Olympiakos, jeudi, sera la 7e confrontation entre les deux formations. Le bilan face au club du Pirée, le grand port athénien, est de 4 victoires pour 2 défaites. Tout avait commencé en 1994, quelques mois après l’affaire VA-OM, ayant rétrogradé l’équipe de Bernard Tapie en deuxième division. Malgré tout qualifiés pour la Coupe UEFA, les Marseillais découvrent l’Olympiakos et le match aller-retour marque les esprits. 5-1 au cumulé, des buts de Jean-Christophe Marquet ou encore Tony Cascarino permettent aux Ciel et Blanc de passer un tour supplémentaire.

    En 2011 et 2020, retrouvailles en phase de poules de la Ligue des Champions avec, cette fois, un statu quo. Au début de la décennie 2010, les Grecs iront gagner à Marseille, Marseille ira gagner en Grèce, Lucho Gonzalez étant le seul buteur phocéen. L’OM tombera cette année en quarts de finale face au Bayern (0-4), futur finaliste. En pleine crise Covid, devant des tribunes vides, les hommes de Villas-Boas s’imposeront au Vel (2-1), après une défaite à Athènes (0-1).

    Le Panathinaïkos, affronté au cœur de l’été 2023, en 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions, reste un crève-cœur important pour les fans olympiens. Dans sa quête de phase de groupes, l’OM va buter en Grèce, non sans de nombreuses polémiques arbitrales, avant d’aller jusqu’à la séance de tirs au but au retour. L’ambiance du Vélodrome n’y changera rien et Marseille est douché par le club au trèfle (2-2, 5-3 aux t.a.b.). Un épisode jamais vraiment digéré, le coach espagnol Marcelino tombera peu après.

    La préfecture de police rétropédale

    La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a sérieusement cafouillé en interdisant, dans un premier temps, par un arrêté rendu public mardi matin, aux supporters de l’Olympiakos et de l’Étoile Rouge de Belgrade d’assister au match au stade Vélodrome et de se déplacer dans le centre-ville. Une annonce vivement critiquée. Quelques heures plus tard ce mardi, la préfecture de police se contredit et a rendu un arrêté « portant abrogation » du précédent arrêté d’interdiction. Elle autorise donc « toute personne se prévalant de la qualité de supporter [de l’Olympiakos] et de l’Étoile rouge de Belgrade prise en charge par les effectifs de police d’accéder au stade Cepac Vélodrome de Marseille, le jeudi 15 octobre 2026 ». Il est vrai que plus de 3 000 supporters grecs ont leur billet en poche et certains sont déjà arrivés.

  • Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Réunissant plus de 47 clubs et associations ainsi que 200 bénévoles, cet événement 100% inclusif et solidaire a permis à des centaines de participants (petits et grands, valides et en situation de handicap) de s’initier gratuitement à des dizaines de disciplines. Portée conjointement par les comités départementaux Handisport et Sport Adapté avec le soutien de la Ville de Toulon, cette première édition réussie a vocation à se pérenniser pour les prochaines années.

  • [Roller] Carla Pasquinelli s’est placée sur le toit du monde

    [Roller] Carla Pasquinelli s’est placée sur le toit du monde

    En voilà un parcours rocambolesque avant d’obtenir un premier titre de championne du monde de street. Arrivée au Paraguay quelques jours avant sa compétition, Carla Pasquinelli a dans un premier temps connu quelques mésaventures. « Au 2e entraînement, je fais une grosse chute, je me fais très mal au dos, au point où je n’étais pas sûre de pouvoir participer. Je pars sur les qualifs en pleurs parce que j’avais mal, j’avais peur d’aggraver ce que j’avais déjà », décrit-elle, plusieurs jours plus tard.

    Qualifiée 11e, « avec un run très light, avec quasi rien dedans », la Marseillaise accède tout de même aux demi-finales. L’essentiel est assuré et une autre donnée entre en considération : la météo. 80% de pluie sont annoncés durant la finale, il faut donc tout donner durant la demie, en prévision d’une annulation. « C’était tout ou rien. C’était sur la première figure que j’avais un peu peur de me faire mal. La première figure passe, la deuxième aussi, tout passe. Quand j’ai tout plaqué, je ne regardais même pas le tableau des scores. La seule chose qui m’importait, c’était de ne pas m’avoir fait mal. »

    Le tableau des scores rend finalement son verdict, 83.87. Soit plus de deux points de mieux que n’importe quelle concurrente. Le jour de la finale arrive et les risques de pluie restent élevés. Les entraînements se déroulent, quelques gouttes débarquent et l’annulation de la compétition juniors est prononcée. Finalement, une tempête balaie Asuncion. Fin de la partie, Carla Pasquinelli est sacrée devant deux Brésiliennes : « Au début, j’avais un peu de mal à réaliser. Je commence seulement. Il m’aura fallu trois jours », raconte-t-elle en riant. Ses World Games ne sont pas terminés puisque l’épreuve de park se déroule ce week-end. Le voyage est déjà une réussite.

  • [International de pétanque] Christophe Pattier persiste à faire patiner les boules

    [International de pétanque] Christophe Pattier persiste à faire patiner les boules

    Les passionnés de pétanque se sont massés autour du carré d’honneur, dimanche matin au Parc Jourdan, pour assister au quart de finale de Maison Durk, Kévin Prud’homme et Baldwin Magny, considérés comme les favoris au titre après avoir éliminé la veille Jean-Michel Puccinelli, Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Face aux trois canonniers, trois hommes aux maillots blancs, dont un reconnaissable à sa barbe soignée et à son regard déterminé, étaient prêts à en découdre.

    Originaire de Marseille, avec des attaches familiales à Aix-en-Provence et Tarascon, Christophe Pattier, licencié au Jardin du Luxembourg (Paris 6e), a longtemps été considéré comme un prodige de la pétanque. « Il était très fort quand il était jeune », se souvient Maryan Barthélémy, directeur du Mondial La Marseillaise.

    Une dizaine de titres des Bouches-du-Rhône chez les jeunes, trois titres de Ligue (championnat régional) et un titre de champion du Vaucluse, lui ont ouvert les portes du groupe France junior en 2003. Malgré son talent, Christophe Pattier n’a jamais eu sa chance avec la sélection nationale, pour des raisons « extra-sportives ».

    « J’avais a minima le même niveau que les autres », estime le minot de la génération 1988, en concurrence avec des garçons à l’instar de Mickaël Jacquet, Christophe Calissi ou Jérémy Darodes. « Il savait tout faire », confirme Maryan Barthélémy.

    Longue pause de 12 ans

    Sa progression fulgurante s’est construite au sein de clubs provençaux comme les Cigalons Meyrarguais, « chez Jean-Roch (Marchetti) » à la Boule du Panier, avec laquelle il a été champion des clubs des Bouches-du-Rhône, ou encore la Boule de la Petite Vitesse, au parc Jourdan. Lieu qu’il a retrouvé ce week-end lors de son aventure jusqu’en quart de finale de l’International d’Aix.

    « Ce sont des bons souvenirs qui remontent. J’ai été licencié ici, j’allais à l’école et au lycée ici. J’avais les boules dans le sac pour aller faire des parties d’intérêt après les cours », sourit-il.

    Après une seule saison chez les seniors, le Marseillais avait rangé les boules pour se consacrer à sa vie familiale et professionnelle. Douze ans plus tard, il a retrouvé le chemin des terrains, malgré un emploi du temps chargé. Père de six enfants, il travaille dans le secteur du nucléaire, avec six jours de travail par semaine et de nombreux déplacements en France et à l’étranger.

    Le National aixois n’est d’ailleurs que sa 5e compétition de la saison. « Je suis devenu l’ombre de moi-même », lâche Christophe Pattier. « Sans pratique, impossible de performer. Après un long arrêt, retrouver le rythme, le mental et la confiance est compliqué. »

    Cela ne l’a toutefois pas empêché de signer une belle performance à Aix, en éliminant en 8e de finale Sébastien Batista et Stéphane Pagni, quarts de finalistes du France doublette.

  • L’OM colmate ses premières plaies en gagnant à Troyes

    L’OM colmate ses premières plaies en gagnant à Troyes

    Le dimanche troyen aurait pu mal se terminer pour les Olympiens.

    Preuve de la fébrilité du moment, à l’échauffement, Geoffrey Kondogbia a été pris à partie par un individu. Un incident qui pouvait rappeler un précédent à Guimaraes, impliquant Patrice Evra. Heureusement, au stade de l’Aube, cela s’est limité à un échange de mots, alors qu’au Portugal en 2018, le défenseur en était venu aux mains, avant d’être expulsé par l’arbitre avant le coup d’envoi.

    Preuve aussi que les Olympiens sont encore en quête de repères, et surtout de confiance, le temps nécessaire pour prendre la mesure d’une équipe troyenne pourtant peu efficace. Mais dont les attaques auront néanmoins touché à deux reprises le but de Jeffrey de Lange. « Je n’ai pas douté mais j’étais agacé », a admis Bruno Genesio. L’entraîneur marseillais qui a noté « un manque d’initiatives, des joueurs trop timorés face à une équipe bien en place. Nous avons manqué de rythme, d’initiative, de spontanéité ».

    Loin d’accabler ses joueurs, il s’est montré compréhensif. « Parfois, quand vous restez sur cinq défaites de suite, vous éprouvez le besoin de vous sécuriser. J’ai beaucoup insisté là-dessus à la mi-temps ». Un discours qui a porté puisque « nous avons été bien meilleurs en début de seconde période ». Tout en regrettant « qu’après le but, nous nous sommes recroquevillés et aurions pu le payer cher ».

    Toutefois, son OM a su tenir le score. Et même l’aggraver pour donner au succès, le premier à l’extérieur cette saison, une ampleur plus acceptable. Même si tout n’a pas été parfait dimanche, loin s’en faut. Bruno Genesio l’a souligné. « Je ne peux pas être pleinement satisfait, car je m’attache beaucoup au contenu de nos matches », a-t-il confié en salle de presse du stade de l’Aube. Avant de tempérer ses propos. « Vu notre situation, nous sommes satisfaits de renouer avec la victoire qui nous échappait depuis trop longtemps, même si dans le jeu nous savons que nous pouvons faire mieux et que c’est loin d’être notre meilleur match. Mais nous l’avons gagné, les autres nous les avions perdus. Il faut savoir être pragmatique. Le plus important était de casser cette spirale négative ».

    Première étape

    à confirmer

    C’est chose faite en Ligue 1. Maintenant arrive la réception d’Olympiakos en Ligue Europa jeudi, un match dans lequel ses Phocéens devront montrer qu’ils peuvent enchaîner un nouveau résultat positif.

    Pour Bruno Genesio, cette victoire « demandera à être confirmée. Nous avons besoin d’une série positive ». Il reconnaît que son équipe a encore besoin d’engranger de la confiance. Une confiance qui passe par d’autres résultats positifs pour gommer un peu plus les doutes. « Cela s’est vu en première mi-temps durant laquelle nous étions assez stressés, timorés. Nous avons eu la possession mais avons peu avancé, peu pris de risques. Ce genre de victoire peut nous redonner de la confiance ». Avant de conclure que « c’était un match très important, nous l’avons bien négocié, il fallait répondre présent et ça peut nous aider mentalement ».

    Bruno Genesio donne des nouvelles des blessés

    À Troyes dimanche, Tochukwu Nnadi et Geoffrey Kondogbia ont retrouvé leur place dans le groupe.

    Les deux hommes sont entrés en cours de match pour aider l’OM à conserver son avantage et le gain de la rencontre.

    Dans ses commentaires d’une soirée positive, Bruno Genesio a donné des nouvelles sur deux autres cadres, qui se sont blessés avec leur sélection nationale.

    « La blessure de Derek [Cornelius, ndlr] est assez rare, il ne sera pas disponible avant la trêve hivernale. Concernant Pierre [Emile Højbjerg, ndlr], il sera trop juste pour cette semaine, nous verrons la semaine prochaine ». Le Danois est espéré pour la réception du Havre.

    M.Ga.

  • Un éclair a suffi au bonheur olympien

    Un éclair a suffi au bonheur olympien

    Le premier a débuté dans le couloir droit, vacant du fait de la suspension de Timothy Weah. Le second a finalement été préféré à Tochukwu Nnadi. Le Nigérian avait pourtant la cote pour compenser l’absence de Pierre-Emile Höjbjerg. Mais, revenant de blessure et sans doute dans l’optique de la réception d’Olympiakos, jeudi en Ligue Europa, Bruno Genesio a préféré abattre la carte jeune.

    Les deux équipes ont offert une opposition de styles, entre un OM misant sur une conduite plutôt appliquée et des Troyens se projetant vers le but de Jeffrey de Lange à la moindre récupération. Avec à la clé les actions les plus abouties côté aubois. Tandis que les Olympiens se montraient encore une fois brouillons à l’approche du but de Patrick Beach. Mais devaient marquer sur leur premier véritable tir cadré, signé Amine Harit.

    Troyes n’allait pas s’en remettre, malgré un dernier rush en fin de rencontre.

  • [Football] Olympiakos rit

    [Football] Olympiakos rit

    Un derby toujours aussi bouillant entre les frères ennemis du championnat grec qui a tourné à l’avantage du club du Pirée qui, bien que réduit à dix, s’impose 1 à 0 grâce à Panayiotis Retsos.

    Olympiakos est 3e, Panathinaïkos reste leader.