Category: sports

  • Chakib Arezzo en quête d’un premier titre mondial

    Chakib Arezzo en quête d’un premier titre mondial

    À 21 ans, la jeune carrière de Chakib Arezzo prend une nouvelle tournure. Sacré champion de France amateurs de MMA en juin dernier, le poids-moyens a validé son ticket pour les championnats du monde qui auront lieu en Géorgie, dès ce samedi. Dans le Caucase, terre emblématique de sports de combat, il n’a qu’une seule ambition : « Je veux être champion du monde, bien sûr. Représenter Marseille au plus haut niveau et représenter mon club. C’est tout ce que j’espère. »

    Un dessein clair, mais le jeune homme est dans les meilleures dispositions, d’après son coach Yvan Sorel. « Il est vraiment prêt, mentalement, physiquement, pour continuer à faire entrer son nom dans l’histoire du MMA moderne et surtout actuelle. » L’entraîneur poursuit, sur le caractère irréprochable de son protégé : « Il respecte les valeurs de citoyenneté, les valeurs des arts martiaux. C’est un bon jeune, qui est diplômé, un jeune qui est sans souci quelconque, qui est bien éduqué par la voie familiale et la voie sportive. C’est une force humaine magnifique », livre l’emblématique coach.

    Ces Mondiaux représentent une chance inouïe de se montrer, de prouver sa valeur. Le Marseillais entre dans un cercle fermé, avec cette sélection nationale. « Je pense que c’est le rêve de tout combattant amateur. C’est le plus haut niveau amateur et passer par ça avant d’être professionnel, je pense que c’est le rêve de tout le monde. Justement, ce n’est pas donné à tout le monde d’être ici, je ne peux être que fier de ça. »

    Un format unique et très compétitif

    Un titre mondial, ça se mérite et le format de cet événement laisse penser que le plus fort, mais aussi celui qui évitera les blessures, sera couronné. Un réel parcours du combattant, littéralement. « Le format des Mondiaux est très différent de ce qu’on peut voir en France, par exemple, avec les ligues ou les galas. Pour être champion du monde, il faut faire cinq combats. Il y a un combat par jour, chaque jour il faut être au point, ne pas avoir de blessure. Tout ça on le sait. Ça se passe par élimination directe, donc si je fais deux combats je gagne, et le troisième je le perds, je suis éliminé. »

    L’histoire commence lundi pour Chakib Arezzo, avec un face-à-face qui doit lui permettre de franchir le premier jour de compétition. Si tout se passe bien pour lui, il combattra samedi pour l’or mondial.

    Les championnats du monde en Géorgie représentent sans doute la dernière occasion de briller en amateurs pour le gamin des quartiers nord de Marseille. Ensuite, il faudra mettre tout en œuvre pour passer professionnel. Avec un bilan de neuf victoires pour une défaite, Chakib Arezzo figure actuellement au 12e rang français, chez les amateurs, dans sa catégorie de poids. « C’est le but [de passer pro], j’espère cette saison. Je pense qu’on va essayer de voir quand exactement. Je ne peux pas vous dire maintenant, parce que c’est une chose que je vais voir avec mon coach. Dès cette saison-là, je pense qu’on passera le pas vers le professionnalisme et on écrira un nouveau livre. »

  • L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    Fêter un centenaire, rare pour un être humain, pas si fréquent pour une structure associative. C’est le bel accomplissement que va célébrer, en 2027, l’Union sportive mourillonnaise, fondée en 1927 dans « un quartier populaire, profondément marqué par la mer, les marins, les ouvriers », retrace Michel Grillot. « Le rugby y trouve naturellement sa place. L’USM devient un club de quartier, de copains qui se retrouvent autour d’un ballon et de valeurs simples : l’amitié, le courage, la solidarité, le respect. » Mais cette histoire est troublée par la Seconde Guerre mondiale, d’abord, qui met le club en sommeil de 1939 à 1946. Puis, à partir des années 1960, par les difficultés à assurer la pérennité du club. Une nouvelle dynamique émerge en 1991, avec « une bande de copains avec l’envie de refaire vivre le club. Personne ne pensait que nous serions là 35 ans plus tard ».

    Des festivités « ouvertes sur la ville »

    Aujourd’hui, l’USM compte 332 licenciés, de l’école de rugby au sport adapté jusqu’à l’équipe séniors. Il a formé plusieurs joueurs professionnels passés ensuite dans les rangs du grand frère du RC Toulon. Mais au-delà de ces réussites sportives, « nous sommes fiers de tous ceux qui ne sont pas passés pros, et disent avec le sourire qu’ils ont porté ce maillot », tient à souligner Michel Grillo. Car avant tout, « les clubs amateurs sont des acteurs essentiels de la cohésion sociale et de la vie du territoire. Leur rôle dépasse largement les limites du terrain. Ils créent des liens, là où notre société a tendance à en perdre ». Cela, grâce à une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, sans qui « le club ne tiendrait pas ». Pour les accompagner, l’embauche d’un salarié à temps plein est souhaitée, « car la pérennité d’une association ne peut reposer que sur la bonne volonté », clame le président de l’USM.

    Pour fêter ces 100 ans d’histoire, le club a prévu de nombreuses festivités pour 2027. Sur les terrains, forcément, avec un tournoi international jeunes en mars et un tournoi de rugby adapté en avril. Mais aussi avec des événements « ouverts sur la ville, pas uniquement célébrés entre ses joueurs », appuie Jean-Luc Barthélémy, responsable des projets du club. « Nous voulons que les enfants, les habitants du quartier et les partenaires puissent s’approprier cette année. » À ce titre, chacun est invité à se rapprocher du club pour partager ses souvenirs. Y figureront, d’ailleurs, en bonne place, ceux qui ont fait l’US Mourillon et qui nous ont quittés trop tôt, comme Raoul Celioli, président du club à sa refonte en 1991, Jean-Alex Fernandez, créateur de l’école de rugby, ou encore Ludovic Astier, jeune éducateur du club disparu en 1998.

  • Jérémy Sinzelle à la croisée des chemins

    Jérémy Sinzelle à la croisée des chemins

    On ne l’a vu en action que 85 minutes depuis le début de saison. Mais pour sa seule titularisation, à Édimbourg, il y a deux semaines, Jérémy Sinzelle a montré qu’il en avait encore sous la pédale. « À 36 ans, ça m’impressionne », salue Cédric Béal. « Moi, j’ai arrêté à 34 ans car je n’en pouvais plus. Lui a une rigueur qui lui permet de jouer. » Moins qu’avant, « mais quand il joue, il est à fond. Ce n’est pas le meilleur, mais il rend les autres meilleurs ».

    Car s’il n’est plus un leader de jeu, « Sinz » l’est d’autant plus dans le vestiaire, où il met son expérience au profit du groupe, particulièrement de ceux qui représentent, davantage que lui, l’avenir au poste de centre. « Ils progressent car il leur laisse la place. Je l’ai même entendu dire qu’ils devaient jouer plutôt que lui », affirme l’entraîneur de la défense toulonnaise. Preuve de la clairvoyance du bonhomme, dont il était prévu que cette probable dernière pige soit une année de transition avant de passer de l’autre côté de la main courante. « Il prend de la place naturellement, car il donne beaucoup et aide staff et l’équipe à progresser », appuie Cédric Béal.

    L’intéressé, qui travaille physiquement pour « challenger les mecs et les rendre meilleurs », avoue tout de même qu’« il y a eu des moments difficiles ». « À moi de mettre mon ego de côté. Je le vis bien, car on les sent intéressés, ils se tirent vers le haut avec la Coupe du monde qui arrive », analyse-t-il. Sans oublier d’« apporter un truc » quand on fait appel à lui, car l’heure de la retraite n’a pas encore sonné.

  • Le coup de pouce de la Ligue Sud à la formation

    Le coup de pouce de la Ligue Sud à la formation

    C’est à Sanary-sur-Mer, salle des Oliviers, que l’opération « Passe ton Bafa » a connu son épilogue.

    Baptisée « Passe ton Bafa avec ton club », cette opération a été lancée en 2024. Jeudi dernier, la seconde promotion a reçu son diplôme, après plusieurs séances de formation.

    L’idée est de permettre à des jeunes joueurs de rugby, déjà engagés dans la vie de leur club, de bénéficier d’un financement intégral de leur Brevet d’aptitude à la fonction d’animateur (Bafa).

    Avec un double objectif, permettre aux jeunes d’acquérir un diplôme reconnu dans l’animation tout en favorisant leur insertion professionnelle par le biais des valeurs du rugby. Permettre aux clubs de s’appuyer sur des animateurs qualifiés pour encadrer les plus jeunes et développer des actions d’animation locales.

    Neuf diplômés

    « Cette initiative renforce les valeurs de partage et d’entraide au cœur de notre sport. Avec l’appui des clubs, des tuteurs engagés et de nos partenaires, ce projet marque un bel essai en faveur de l’insertion professionnelle et de l’animation éducative », précise Sébastien Rizza. Le président de la Ligue Sud de rugby a salué l’engagement des neuf candidats, dont quatre filles, qui représentaient les clubs de Martigues, Salon-de-Provence, Monaco, L’Isle-sur-la-Sorgue, Sénas-Mallemort, Smuc, Nice, Valréas et Alpha Provence.

    Lors de la remise des diplômes, des ateliers ont été animés par les bénéficiaires et des discussions sur les retours d’expérience ont clôturé la soirée. Avant que ne soit annoncée la troisième session de formation, annoncée par Mireille Dorey, directrice RH de la Ligue Sud.

    Inscriptions jusqu’au 2 novembre, auprès des clubs.

  • Tout est prêt pour la grande traversée de la Route du Rhum

    Tout est prêt pour la grande traversée de la Route du Rhum

    Dimanche, à 13h02, la flotte va prendre le large, direction la Guadeloupe.

    Amarrés depuis le 22 octobre dans les bassins de Saint-Malo, les skippers sont entrés de plain-pied dans cette nouvelle édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Pour tous, ce regroupement était le point d’orgue d’une préparation de longue haleine, qui s’est intensifiée ces derniers mois. Les dernières courses qui ont été disputées cet été et à la rentrée ont apporté leur lot d’enseignements et certains skippers aborderont forcément la course avec un peu plus de confiance que d’autres.

    Parmi eux, le Marseillais Mathieu Claveau. À bord d’un nouveau Class40, Inherent – Phare 40, il s’apprête à disputer son second « Rhum », quatre ans après une première traversée en solitaire de l’Atlantique. « J’ai maintenant hâte de partir, vivre cette course qui reste magique. » Avec un objectif ambitieux, « terminer sur le podium ».

    C’est un sprint de 17 jours qu’il va donc lancer, aux côtés d’une flottille de Class40 qui sera la plus importante à prendre le départ, dimanche. « Si je veux réussir, il me faudra aller vite dès le début », note-t-il. Sachant que faire la course en tête n’est pas synonyme de victoire assurée. Car, une fois en vue de la Guadeloupe, il faudra faire un tour de l’archipel. « Ce sera une autre course qui débutera, et mon expérience en Méditerranée peut faire la différence », estime-t-il.

    Mathieu Claveau va surtout tester sa capacité à tenir la distance sur une course en solitaire longue distance. Dans sa ligne de mire, le Vendée globe et un passage en Imoca. « C’est un peu une répétition générale, avant de monter en gamme. »

    Outre les Class40, où deux bateaux font figure de favoris (Corentin Douguet sur SNSM, Faites un don ! et Guillaume Pirouelle sur Sogestran – Seafrigo), d’autres classes vont se disputer la victoire jusqu’à Pointe à Pitre.

    Ouverte à tous les niveaux

    En Imoca, derrière Sam Goodchild, ils seront 21 à tenter de lui damer le pion. Le skipper de Macif Santé Prévoyance, a placé la barre très haut. Le Franco-Britannique a impressionné par sa capacité à exploiter son bateau et à limiter les erreurs. Un statut d’homme à battre qu’il assume, sans pour autant considérer que la partie est jouée. « Si je fais partie des favoris, je suis loin d’être le seul. Et puis, c’est une course en solitaire : ça remet les choses à plat, ça ouvre le jeu et les opportunités. On devra se méfier de tout le monde ! »

    Les huit Ultim de la planète seront tous réunis sur une même ligne de départ. Tenant du titre, Charles Caudrelier revient avec une machine révolutionnaire (Gitana 18) dont la mise au point est encore loin d’être achevée. Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) misent sur des trimarans éprouvés, Anthony Marchand (Actual Ultim 4) a hérité du bateau victorieux en 2022 et Tom Laperche (SVR-Lazartigue) possède de sérieux arguments pour bousculer ses aînés. Guirec Soudée (Liamm), Alexia Barrier (Idec Sport-CIC) et Louis Burton (Ultim Armand Thiery) apportent, eux, leur lot d’inconnues. De quoi brouiller les lignes dans une hiérarchie difficile à établir.

    À suivre également les Océan fifty. Ils sont dix à tenter l’aventure à bord de ces multicoques de 15 mètres. Et parmi eux, ils sont très nombreux à pouvoir prétendre au podium ou à une place d’honneur. Un suspense exacerbé avec une bataille, aussi, entre les plus expérimentés dont Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton by Delanchy) et les plus jeunes menés par Basile Bourgnon (Edenred).

    Tous ces candidats n’attendent désormais qu’une chose. Le top départ de la course. Ce sera dimanche, à 13h02 exactement, que sera lancée la grande traversée.

    Les amateurs pourront également participer, sur www.virtualregatta.com

  • Montpellier à la mode Lebrun

    Montpellier à la mode Lebrun

    Ils reçoivent à leur table. Jusqu’au dimanche 1er novembre, les frères Lebrun invitent le monde du tennis de table à la Sud de France Arena de Montpellier, leur ville d’origine, pour le WTT Champions, second échelon des tournois mondiaux. Pour la troisième édition du tournoi montpelliérain, tous les meilleurs pongistes sont là. Ou presque.

    Félix (20 ans) et Alexis (22 ans) ont renversé la table lors des JO de Paris. Depuis, les deux Montpelliérains ont drainé dans leur sillage ce sport par leur simplicité, leur popularité et leurs performances. Ils ont précipité leur ascension au plus haut niveau mondial et ont entraîné avec eux une ville pour ancrer le ping-pong dans sa vitrine. La Métropole, l’entreprise Nicollin, caution sportive, une famille élargie, dédiée à leur réussite et au club, et un public.

    Leur réussite s’incruste à tous les étages. Tout repose avant tout sur leur permanence au plus haut niveau. Leurs médailles de bronze à Paris par équipe, et en simple pour Félix, n’étaient pas le coup d’un jour. Valeurs émergentes sur la scène internationale, les deux frangins avaient pour objectif les JO de Los Angeles en 2028.

    Ils avaient juste un train d’avance sur les quais de la Seine. Et depuis, ils n’ont pas relâché la pression entre tournois au bout du monde, calendrier démentiel et sollicitations. En deux ans, Félix et Alexis ont fait un bout de chemin pour s’approcher un peu plus du sommet. Pour légitimer leur place nouvelle dans le sport français par leur savoir-faire et le caractère de champions.

    À mi-mandat entre deux olympiades, vraie borne populaire et médiatique, Félix (n°2) et Alexis (n°8) figurent parmi les dix meilleurs mondiaux. Avec son style particulier, le plus jeune a façonné son corps, entre fin d’adolescence et entrée dans le monde adulte, pour rivaliser avec les meilleurs. Il a conquis le titre de champion d’Europe, a remporté un grand Smash, équivalent d’un tournoi du Grand chelem au tennis, et flirte aujourd’hui avec la place de numéro 1 mondial.

    Cette semaine, il revient à Montpellier pour être prophète en son pays. Et refaire le coup de 2024 où il s’était imposé sur l’élan parisien. Pour aller au bout de ce défi, il pourrait croiser en quart de finale son frère Alexis. Et revivre la finale épique du championnat de France de 2025. Une finale mémorable, où Alexis avait cédé pour la première devant son jeune frère. Et perdu une bataille psychologique.

    Si Alexis avance aujourd’hui dans l’ombre du prodige, il a néanmoins remporté deux fois le Top 16 européen en Slovénie et s’est hissé en demi-finale du Grand smash de Singapour en janvier 2025. et les deux phénomènes restent parmi les meilleurs au monde en double.

    Parallèlement, la Métropole se mobilise pour faire de Montpellier « la capitale du ping-pong », écho lointain de la politique sportive initiée par Georges Frêche, ancien maire (1977-2004) et patron de la Métropole.

    Le maire Michaël Delafosse a lancé au début de l’automne la rénovation de la salle Alain Achille, qui jouxte le stade Philippidès du décathlonien Kévin Mayer. « L’ambition est de créer un pôle d’entraînement de référence pour l’équipe de France et le tennis de table de haut niveau », selon l’élu.

    Le chantier, qui sera bouclé en 2028, constitue un véritable investissement, à hauteur de 11ME, et vise à tout reconstruire. Le gymnase sera divisé en deux salles. L’une au rez-de-chaussée de 577m2 pour la compétition avec six tables et 436 places en gradins fixes. L’autre d’une superficie de 534m2 à l’étage avec 16 tables pour l’entraînement et une zone de musculation de 73m2.

    L’alliance Nimes-Montpellier, héritage du Montpellier Tennis de table de l’ex-président Dominique Bilbao, était à l’étroit dans les murs d’Alain Achille, antre historique depuis 1976. Avec l’effet JO, de plus en plus d’adeptes ont pris la raquette pour pratiquer pour le plaisir ou la compétition, délaissant la table au fond du garage. En effet, la progression du nombre de licenciés sur le territoire a atteint 250 000.

    Jusqu’au dimanche 1er novembre, ces pongistes du dimanche et surtout le grand public convergeront vers la Sud de France Arena, aux 8 500 places. Pour encourager les frères Félix et Alexis Lebrun, revivre les émotions des JO de Paris. L’écho ne cesse de se propager.

  • [Entretien] Fabien Colotti, Spartiates : « On va jouer une équipe de Gap dangereuse »

    [Entretien] Fabien Colotti, Spartiates : « On va jouer une équipe de Gap dangereuse »

    La Marseillaise : Vous êtes toujours troisièmes du championnat après les treize premières journées de Ligue Magnus. Comment analysez-vous ce début de saison ?

    Fabien Colotti : C’est un premier tiers assez positif. On voit les prémices du potentiel de notre équipe. On a connu un très gros début de saison, mais on a moins de réussite ces derniers temps, on perd des points un petit peu bêtement. Mais globalement, les plans de jeu et les ingrédients qu’il y a à l’intérieur de nos rencontres, en dehors des résultats, sont positifs. On veut vraiment imprégner une manière et une identité de jeu chez nous, avec de la compétitivité.

    Vous sortez d’une défaite pesante contre Amiens (2-3, a.p.). Comment accueillez-vous cette mauvaise passe actuelle ?

    F.C. : On essaie de se concentrer sur le contenu. Je ne pense pas qu’il soit si différent des victoires que l’on a connues en tout début de saison. On a eu beaucoup de matches aussi qui ont tourné en notre sens. Parfois, c’est plus simple, et parfois, c’est plus difficile. Le match de mardi soir l’a prouvé. On mène de deux buts, le contenu est très bon, mais sur deux petites erreurs, on se fait rapidement rattraper. Après le match tourne complètement, ce n’est plus le même scénario. Mais dans le contenu, il y a quand même beaucoup de positif et ça n’impacte pas notre bilan comptable. Il n’y a pas d’alarme. Il faut qu’on continue à travailler là-dessus.

    Qu’est-ce qui fait, selon vous, la force de votre équipe actuelle ?

    F.C. : On a un groupe plus fourni que les saisons précédentes, très homogène, avec quatre lignes complètes capables de compétitionner contre n’importe quelle équipe. Le danger peut venir de partout. On sait qu’on a des joueurs qui sont plus amenés à faire des points ou à être décisifs. On a un gros noyau de joueurs capables de faire ça, malgré les nombreux blessés que l’on a connus depuis le début de la saison. Le point positif est que ça ne se ressent pas dans la qualité de notre jeu.

    Vous affrontez les Rapaces de Gap, ce vendredi (20h) à l’Alp’Arena, une équipe que vous avez battu à six reprises lors de vos sept dernières rencontres. Comment appréhendez-vous ce duel face à votre ancien club ?

    F.C. : On affronte des équipes qui ont connu un mauvais début de saison et qui se redorent la pilule dernièrement. On va jouer une équipe de Gap dangereuse, on sait qu’ils sont très intenses et qu’ils patinent très vite. Cette année, aucun match n’est facile. Il va falloir mettre les ingrédients nécessaires pour aller chercher trois points précieux afin de partir sur une trêve de deux semaines avec l’esprit tranquille.

  • Nicolas Chabot au FC Nantes, histoire d’une vocation

    Nicolas Chabot au FC Nantes, histoire d’une vocation

    Qu’est-ce qui est emblématique à Nantes ? La biscuiterie et le Grand éléphant fait de bois et d’acier arrivent sûrement en tête. Mais il y a aussi le Football Club et son mythique antre de la Beaujoire. Nicolas Chabot connaît parfaitement les lieux, en tant qu’enfant de la ville et ancien salarié du FCN. Le néo-entraîneur des Marseillaises retrouve, ce vendredi (21h), son ancien club à l’occasion du lancement de la 7e journée de Première Ligue. Le technicien de 32 ans a développé sa carrière de coach chez les Canaris, au cours des dix dernières années.

    Après avoir été un joueur de niveau régional, Chabot a vite basculé vers le banc de touche. À 15 ans, il coachait déjà dans son village avant de passer à la vitesse supérieure. Diplômé en Staps, à l’Université de Nantes, le natif de Rezé entre au FCN en 2014. « Je suis rentré dans le cadre d’un stage. À l’époque, Michel Der Zakarian et Bruno Baronchelli étaient à la tête des pros. J’ai intégré les catégories de jeunes chez les garçons et j’ai grimpé un peu chaque année jusqu’à temps d’avoir mon premier contrat à Nantes. »

    Ce dernier est signé en 2020 et Nicolas Chabot obtient une double casquette entraîneur de l’équipe réserve féminine et des U13 garçons. Couvre-chef qu’il va garder jusqu’au printemps 2023, moment où Oswaldo Vizcarrondo, coach de l’équipe première, voit son rôle évoluer. « On est sur une fin de saison où je crois que ça ne se passe pas très bien chez les hommes. Moi je travaillais à l’époque avec l’équipe réserve, mais ça se passait plutôt bien. Finalement, le club ne veut pas tout bouleverser, donc ils font un appel en interne. C’était aussi une demande des joueuses que je puisse basculer, que ce ne soit pas un nouveau coach qui arrive », détaille le principal intéressé.

    Le meilleur coach en 2026

    Finalement, Nicolas Chabot est resté trois années avec cette équipe, obtenant la montée dans l’élite dès la première saison, avant de finir 7e puis 4e de D1 par la suite. Son développement personnel s’est fortement accéléré, tout comme celui de son groupe. L’exercice 2025-2026 a été la cerise sur le gâteau. « Oui, je pense qu’on a été dans la bataille pour la 3e place pendant longtemps, mais le PFC a été plus régulier que nous sur la saison. On a tiré le maximum du groupe qu’on avait par rapport aux conditions dans lesquelles on était. Avec les possibilités d’action qu’on avait, je sentais que c’était difficile de faire mieux. C’est ce que j’avais aussi dit à ma direction à Nantes, on était arrivé au bout de notre potentiel », explique celui qui a remporté le trophée d’entraîneur de l’année, la saison dernière. À Marseille, l’expatrié poursuit le bon travail effectué.

  • Laura Fleury, une femme de caractère à la tête des Rapaces

    Laura Fleury, une femme de caractère à la tête des Rapaces

    Dans la famille Fleury, le nom de Damien, ancien international français de renom, est bien connu du monde du hockey. Mais depuis mai dernier, c’est sa petite sœur, Laura, qui attire les regards. Elle a relevé le défi de prendre les rênes des Rapaces de Gap en devenant manager générale.

    Originaire de Caen, dans le Calvados, elle est ainsi devenue la première femme à occuper cette fonction en Ligue Magnus, l’élite du hockey sur glace français. Cette responsabilité s’accompagne nécessairement d’une certaine pression, « mais elle est davantage liée au rôle de manager et à ma volonté de bien faire qu’au fait d’être une femme », souligne Laura Fleury. Une situation qu’elle a déjà connue lorsqu’elle était directrice des ressources humaines du circuit Paul-Ricard, au Castellet. Elle n’a pourtant jamais eu le sentiment que son genre constituait un obstacle dans son parcours professionnel. « Je suis peut-être une femme bulldozer qui avance sans se soucier de ceux qui ne veulent pas suivre, ou peut-être ai-je simplement toujours été respectée. C’est ce que je préfère croire », poursuit-elle.

    Spectatrice assidue

    Depuis sa plus tendre enfance, Laura Fleury a grandi au rythme du hockey, arpentant les vestiaires et suivant de près les exploits de son grand frère, dont la passion est née dès l’âge de deux ans, à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver. « Je n’ai pas eu le choix que de suivre les traces de Damien », sourit-elle. Laura a ainsi traversé la France entière, avant de le suivre en Suède durant ses quatre premières saisons à l’étranger, afin de rester au plus près de sa carrière. Damien a ensuite poursuivi son parcours en Allemagne, en Finlande, puis jusqu’en Chine.

    Malgré leur relation fusionnelle, elle a choisi de prendre ses distances avec le hockey. Une parenthèse de courte durée, puisque son fils a décidé de perpétuer l’histoire familiale. Et six mois plus tard seulement, elle avait accepté le poste de présidente du Marseille Hockey Club Amateur (MHCA), structure reliée aux Spartiates. « Le hockey fait partie intégrante de ma personnalité. Je ne suis pas simplement fan de ce sport, il fait partie de moi. C’est donc tout naturellement que je m’y investis avec plaisir et que je souhaite contribuer à son développement, car il reste encore beaucoup à faire », estime celle qui n’avait jamais eu l’occasion de monter sur la glace avant la saison passée. « Mes parents n’ont pas souhaité que je pratique le hockey, car ce sport demande beaucoup de temps et d’investissement financier, entre les déplacements, les équipements et les licences », détaille-t-elle avec compréhension.

    Passion énergivore

    Après près de trois ans passés à la tête du club amateur de Marseille, installé au Palais omnisports, Laura Fleury a décidé de passer le relais à Jessye Austen, son binôme durant deux saisons, pour se consacrer pleinement à ses fonctions de manager générale des Rapaces de Gap. « Cette structure, c’est un peu mon bébé », confie-t-elle, en révélant par ailleurs que l’association était au bord de la cessation de paiements quand elle en a repris la présidence. « Gérer un club, ce n’est pas seulement prendre la lumière en tant que présidente. C’est mettre les mains dans le cambouis au quotidien. C’est extrêmement fatigant », raconte l’ancienne bénévole.

    Elle reste toutefois reconnaissante de ce que le hockey lui a apporté dans sa vie. « Ce sport véhicule des valeurs de respect, de fair-play et d’exigence. Ça demande aussi un fort investissement des familles, entre les déplacements et les week-ends de compétition. Tout cela crée une vraie proximité entre les parents, mais aussi des liens très forts entre les enfants, qui partagent ensemble des moments intenses », explique la maman de Sandro, toujours licencié au MHCA. Ils ne portent désormais plus le même maillot, mais partagent toujours la même passion.

    Rebondir dans les Hautes-Alpes

    Après une défaite frustrante au Pomge, contre Amiens (2-3), les Spartiates sont en déplacement, ce vendredi (20h), sur la glace de Gap. Les Marseillais affrontent les Rapaces, seulement 10e après 13 journées de Ligue Magnus. Face à la pire défense du championnat, Marseille a l’opportunité de retrouver le goût de la victoire et de rester collé aux basques du duo de mastodontes : Grenoble et Rouen.

    Cette rencontre est la dernière avant une trêve internationale de 15 jours, où Enzo Cantagallo et Kevin Spinozzi ont été invités à la Coupe des Nations, avec les Bleus. Les Spartiates retrouveront Grenoble, le vendredi 13 novembre.

    P.G.

  • Dakar prête pour les Jeux Olympiques de la jeunesse

    Dakar prête pour les Jeux Olympiques de la jeunesse

    Pour la première fois, l’Afrique accueille les Jeux olympiques.

    Et pour qu’ils soient une réussite, diverses initiatives ont accompagné la dynamique. Dès 2019, après l’octroi des JOJ à Dakar, l’Alliance Dioko a été créée (institutions, collectivités et fédérations) afin de suivre et renforcer le Continuum olympique entre Paris 2024 et Dakar 2026. Coopération historique, elle regroupe de nombreux acteurs tels le ministère de la Jeunesse et des Sports français, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’ambassade de France au Sénégal, l’ambassade du Sénégal en France, le groupe de l’Agence française de développement duquel est membre Expertise France, des collectivités territoriales, fédérations sportives françaises et sénégalaises entre autres.

    « Ces Jeux sont le fruit d’un travail d’équipe. Le Cojoj l’a compris très tôt et a impliqué de nombreux partenaires publics et privés indispensables à leur réussite », indique Jasmine Benhammouda. La conseillère stratégique auprès du Comité d’organisation des JOJ détaille les grandes lignes d’une coopération étroite entre la France, le Sénégal et le Comité international olympique, « car ces Jeux de la jeunesse s’inscrivent dans la continuité des JO de Paris. Les réalisations étant le fruit d’un partage d’expertises et d’expériences, afin que les structures sportives sénégalaises puissent en sortir renforcées ».

    Des collectivités telles la Ville de Marseille, qui a des relations privilégiées avec Dakar, la Région Ile de France et le Département de Seine St-Denis se sont ainsi impliquées dans la construction de la manifestation, au travers de nombreuses coopérations décentralisées. Sur la formation, le MEAE français, via son ambassade à Dakar a soutenu le projet de la Learning Academy, visant la formation de 309 jeunes aux métiers de l’encadrement et l’organisation de la manifestation sportive. À l’issue, ils ont tous rejoint le Cojoj Dakar 2026. Sur les sportifs, de nombreuses fédérations et athlètes sénégalais ont bénéficié d’un accompagnement pour renforcer leur compétitivité et renforcer les capacités de leurs encadrants.

    « Des efforts particuliers ont été faits auprès de nombreux sports comme pour le judo par exemple », précise Jasmine Benhammouda. Le Sénégal a déterminé quels étaient les besoins, et une coopération a été mise en place afin d’accompagner le développement. À ce titre, l’Agence française de développement a permis la réhabilitation de deux infrastructures de ces Jeux et la construction de 11 équipements de proximité. « La France a contribué avec un prêt de 100 millions d’euros dans le domaine du sport et du développement, dont 85 consacrés spécifiquement aux JOJ », détaille l’experte technique internationale. Tout a été pensé en partageant les savoir-faire, afin que les deux semaines de compétition puissent aboutir à un héritage durable, notamment les jeunes et les athlètes.

    Alors que la flamme olympique, qui est en train de traverser le pays, après avoir été rallumée à Olympie, est en approche de la capitale, c’est tout un pays qui est prêt à vivre un événement majeur. « Le sport est un vrai vecteur de développement socio-économique. Le fait que les JOJ soient organisés ici est une belle concrétisation d’une collaboration entre les ministères français et sénégalais, mais aussi des Comités olympiques respectifs », souligne la représentante d’Expertise France, qui dépend du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

    Ils sont 69 Bleus en quête de médailles

    La France aura la deuxième délégation de ces Jeux, en nombre, derrière le Sénégal.

    Les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont destinés aux jeunes athlètes de 14 à 17 ans. Au-delà de la compétition, ils sont pensés comme une véritable porte d’entrée vers l’univers olympique et une étape de formation pour les générations futures.

    Le Comité national olympique et sportif français conduira une délégation composée de 69 athlètes, 40 filles et 29 garçons. Elle sera engagée dans 22 des 25 sports au programme (hors futsal, natation et sports équestres). À Buenos Aires 2018, lors de la dernière édition, l’équipe de France, forte de 99 membres, avait remporté 27 médailles (5 en or, 15 en argent et 7 en bronze).