Category: societe

  • J-L Roumégas veut porter la voix des pompiers

    J-L Roumégas veut porter la voix des pompiers

    Ce sont 110 000 hectares de forêt partis en fumée, les moyens de sécurité civile débordés, le manque de Canadairs, des pompiers exténués… » Pour Jean-Louis Roumégas, qui revient sur un été marqué par des incendies d’une ampleur exceptionnelle, « tout cela était prévisible. On sait depuis deux ans qu’il y a un besoin de modernisation de la sécurité civile », estime le député écologiste de l’Hérault, qui dénonce une « impréparation » face à des risques naturels appelés à augmenter avec le changement climatique.

    Au cœur de l’été, le groupe Écologiste et Social a donc décidé de se saisir du sujet à travers une proposition de loi déposée en juillet, qui doit notamment permettre de garantir des financements pérennes et d’adapter la sécurité civile française aux nouveaux enjeux. Ce 5 octobre, dans le prolongement de la mobilisation nationale des sapeurs-pompiers, Jean-Louis Roumégas a choisi de présenter ce texte aux côtés de représentants de l’intersyndicale des pompiers de l’Hérault venus témoigner des difficultés rencontrées sur le terrain.

    « Ce qu’on revendique en premier lieu, c’est un financement pérenne adapté aux besoins réels », explique Gassien Gambier, président d’Avenir secours. « Sur le montpelliérain, entre l’année dernière et cette année, le nombre d’interventions a augmenté de 15%, mais pas le budget… » D’où, insiste-t-il, la nécessité de recruter des sapeurs-pompiers professionnels, « car il en manque énormément ». Sur cette question des moyens, la proposition de loi écologiste prévoit de mettre en place des financements pérennes via une hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance consacrée à la sécurité civile, une taxe de séjour affectée aux services d’incendie et de secours (Sdis) – le tourisme accroissant les besoins de secours – ou encore une contribution des compagnies d’assurances, détaille Jean-Louis Roumégas.

    Santé et retraite à 55 ans

    Les syndicats réclament également un recentrage du secours à la personne sur « de l’urgence pure », afin de limiter les transports par carence (lorsque les pompiers interviennent faute d’ambulance privée disponible, parfois sans urgence médicale), ainsi qu’une meilleure prise en compte de la santé des sapeurs-pompiers, à travers notamment la reconnaissance de maladies professionnelles. « On a un taux de cancers beaucoup plus élevé que dans le reste de la population et une espérance de vie moindre quand on est à la retraite », souligne Gassien Gambier. Le texte écologiste comporte tout un volet consacré à « la santé physique et mentale » des pompiers, et prévoit également un retour à 55 ans de l’âge légal de départ à la retraite pour les sapeurs-pompiers professionnels. Il propose aussi de créer des classes de jeunes sapeurs-pompiers dans les collèges et lycées, afin de favoriser l’engagement au sein de la profession. Enfin, la proposition de loi entend développer une « culture du risque » dans la population, en généralisant notamment la maîtrise des gestes qui sauvent via une formation annuelle aux gestes de secours dans les établissements scolaires et l’enseignement supérieur, ainsi que pour les enseignants, les salariés, les élus et les agents publics.

    Le texte pourrait être examiné en décembre à l’Assemblée nationale, à la faveur d’une niche parlementaire du groupe.

  • [Science] Des arbres témoignent d’une éruption solaire hors-norme… il y a 14 300 ans

    [Science] Des arbres témoignent d’une éruption solaire hors-norme… il y a 14 300 ans

    Des morceaux de troncs d’arbres ont enregistré, il y a 14 300 ans, des éléments chimiques issus de cette éruption solaire hors-norme. Celle-ci a provoqué une arrivée massive de particules dans l’atmosphère, générant différents éléments. Notamment du carbone-14 qui a fini dans du dioxyde de carbone, lui-même absorbé par les arbres lors de la photosynthèse. L’accélérateur de particule AixMicadas du Cerege a observé un pic particulièrement élevé de carbone-14, daté d’il y a 14 300 ans. « Le signe d’une éruption deux fois plus importante que la plus grosse connue jusqu’alors », précise Edouard Bard. Celle-ci s’était produite en l’an 774 de notre ère et avait été observée dans des cèdres du Japon, en 2012.

    Bascule

    Cette découverte de 2012 a rebattu les cartes. « Jusque-là, nous pensions que le carbone-14 était produit uniquement par des protons issus du rayonnement cosmique galactique », explique Edouard Bard. Les scientifiques expliquaient les variations de la teneur en carbone-14 dans l’atmosphère par les fluctuations du champ magnétique solaire qui dévie plus ou moins les protons venus de la galaxie. Mais ces fluctuations sont lentes. La variation de l’an 774 est trop brutale. Il faut trouver une autre origine : « L’éruption solaire est la piste privilégiée », souligne le chercheur.

    Depuis, d’autres anomalies majeures en carbone-14 ont été identifiées et associées à des éruptions solaires exceptionnelles : en 660, 5259 et 7176 avant notre ère, par exemple. Mais celle d’il y a 14 300 ans est particulièrement intense. Elle s’est produite par le passé et pourrait donc se reproduire à nouveau. Cela serait problématique quand on sait les dégâts que peuvent provoquer les éruptions solaires sur les réseaux de télécommunications et les satellites. « D’où l’importance de mieux comprendre ces éruptions géantes, ce qui les provoque et leur fréquence », conclut Edouard Bard.

  • [Recette] Le tataki de thon et sa sauce leche de tigre

    [Recette] Le tataki de thon et sa sauce leche de tigre

    Il vous faudra :

    – Un pavé de thon

    – Une brique de lait de coco

    – De la coriandre, de la ciboulette et une échalote émincées

    – Le jus d’un demi-citron, du paprika en poudre

    – Des verts de poireaux, de l’huile neutre

    – Du vinaigre, du sucre en poudre, un oignon rouge

    – Un radis, de la fleur de sel

    De belles saveurs et de belles couleurs vous attendent dans l’assiette pour profiter encore un peu de la saison estivale.

    Pour commencer, émincez l’oignon rouge et réservez. Pendant ce temps faites bouillir trois volumes d’eau dans lesquels vous ajoutez deux volumes de vinaigre et un volume de sucre. Renversez le liquide sur les oignons et laissez reposer une bonne dizaine de minutes.

    Préparez maintenant l’huile de poireaux. Faites réchauffer de l’huile neutre à 70°, ajoutez les verts coupés très finement. Mixez, passez au chinois et laissez reposer.

    Enfin, coupez un radis en fines lamelles et plongez-les dans l’eau. Réservez.

    Un thon nacré et des condiments savoureux

    Pour la recette en elle-même, versez dans un cul-de-poule ou un bol votre brique de lait de coco. Ajoutez une belle pincée de coriandre ciselée, puis la même quantité d’échalote ciselée et le jus du citron jaune. Enfin un peu de paprika en poudre pour la couleur. Laissez la sauce de côté.

    Faites chauffer une poêle avec de l’huile neutre. Une fois qu’elle est chaude déposez le pavé de thon et snackez toutes les faces du poisson en laissant environ 45 secondes de chaque côté.

    Votre thon est ainsi cuit à l’extérieur et encore cru à l’intérieur avec de beaux reflets nacrés. Coupez le pavé en tranches assez épaisses pour avoir de la mâche en bouche. Déposez-les dans votre assiette pour le dressage. Recouvrez le tout de sauce leche de tigre au lait de coco, soyez généreux sans noyer le poisson. Saupoudrez la fleur de sel sur le tout pour le croquant de la recette. Ajoutez ensuite vos pickles d’oignon maison, les lamelles de radis dont l’amertume aura été atténuée par l’eau, une pincée de ciboulette ciselée et un beau filet d’huile de poireaux.

    Vous pouvez déguster. Bon appétit !

  • À Manosque, les lycéens sont déçus

    À Manosque, les lycéens sont déçus

    De nombreux lycéens se sont montrés déçus de l’affaiblissement de la mobilisation et des annonces de sanctions du maire de Manosque, Camille Galtier, jeudi. « C’est dommage de punir tout le monde, alors que c’est une minorité qui casse et que la mobilisation de mardi s’est bien passée », a avancé Léon, élève en classe de première au lycée professionnel Martin-Bret.

    L’édile veut interdire les aides de la commune et de l’Agglomération pour les manifestants condamnés et a décidé d’annuler une soirée rap gratuite à destination des jeunes. Il a reçu quatre lycéens, mercredi. « Tout le monde n’a pas les moyens de se payer une place de concert, on nous prive de culture », a déploré Sacha, élève en terminale au lycée Martin-Bret, au lendemain de sa rencontre avec le maire. « On lui en a parlé, mais il nous a répondu qu’il ne comptait pas revenir sur sa décision », regrette le lycéen de 17 ans, décrivant l’attitude de l’édile comme de la « provocation ».

    Les quatre lycéens reçus par Camille Galtier, mercredi, ont évoqué auprès de lui « un projet de bus gratuit » pour les élèves qui doivent suivre leur spécialité dans un autre lycée, arrivent en retard et ratent une partie de leurs cours à cause du temps de trajet. « Rien n’est gratuit. Si c’est gratuit, c’est qu’il y en a qui payent derrière », leur a répondu le maire, selon Sacha. « On s’attendait à une discussion, à quelque chose d’ouvert pour essayer d’améliorer la situation. Cela nous a surpris et dérangés. C’était lui qui essayait de nous imposer sa vision des choses et de nous dire que ce qu’on faisait, c’était mal », a affirmé Jana, élève de 16 ans, en terminale au lycée Esclangon. « Dès qu’on avait des choses à dire, il nous contredisait. » Les mesures de sanctions prises par l’édile « vont plus attiser la haine qu’autre chose, c’est jeter de l’huile sur le feu », selon la lycéenne. « Pourquoi toujours faire des économies sur la culture ? », s’est-elle interrogée. Annuler cette soirée gratuite, « c’est priver les gens qui n’ont pas de moyens de la culture », a avancé l’élève, qui regrette la présence de casseurs qui ont « décrédibilisé » la mobilisation, la semaine précédente.

    Des élèves reçus par

    la directrice académique

    « Il nous a dit qu’il avait 40 000 euros à rembourser pour les dégradations », mais cette somme ne doit pas être prise du « budget culturel qui est réservé à la jeunesse », a argumenté Camille, 16 ans, élève en première à Esclangon. « Il nous a dit qu’il était 1 000 fois plus déçu que nous, mais lui peut se payer un autre concert aux arènes de Nîmes ou à La Défense Arena. »

    Quatre lycéens des trois établissements ont été reçus par Véronique Blua, directrice académique des services de l’Éducation nationale des Alpes-de-Haute-Provence, à 11h, au lycée Esclangon. « Elle était vachement plus ouverte à la discussion que le maire. Elle était très à l’écoute et comprenait bien nos revendications. Elle n’était pas là pour nous faire la morale. Cela fait du bien après la rencontre avec le maire », s’est réjouie Jana.

  • À Aix, antifascistes et militants d’extrême droite face à face malgré l’interdiction

    À Aix, antifascistes et militants d’extrême droite face à face malgré l’interdiction

    La manifestation prévue ce samedi 10 octobre place de l’Hôtel-de-Ville, par le Collectif Antifa, avait été interdite par la préfecture en raison de risques d’affrontements entre militants antifascistes et groupes d’ultradroite. Un rassemblement s’est néanmoins formé spontanément sur la Rotonde, dans la matinée.

    D’un côté, des militants d’ultradroite, avec des néonazis; de l’autre, des organisations et associations antifascistes. Plusieurs drapeaux de La France insoumise (LFI) étaient également visibles dans la foule. Le député de Vaucluse Raphaël Arnault a pris la parole lors de la mobilisation. Sa présence était initialement annoncée avant l’interdiction préfectorale de tout rassemblement.

    Selon les organisateurs, 200 personnes mobilisées « contre le fascisme » étaient présentes, contre une « trentaine » du côté de l’ultradroite. Les forces de l’ordre ont finalement dispersé les groupes à l’aide de gaz lacrymogène.

    Malgré cette issue, les organisateurs considèrent la mobilisation comme une « victoire ». « On a réussi à tenir bon, à montrer qu’on était plus nombreux », estime Lina, du Collectif Antifa d’Aix.

  • [#DisMoiPourquoi] Est-ce que le cerveau des filles et des garçons est différent ?

    [#DisMoiPourquoi] Est-ce que le cerveau des filles et des garçons est différent ?

    Nina, 11 ans au collège des Caillols à Marseille (13012)

    La Marseillaise relance en partenariat avec les Petits débrouillards son opération « Dis moi pourquoi ? ». Le principe : demander à un scientifique de répondre aux questions formulées par les enfants… Vous avez une question ? Donnez-nous le prénom de l’enfant, son âge, sa classe, son école et sa ville. Et envoyez à dismoipourquoi@lamarseillaise.fr

    Les garçons et les filles ont un corps différent, évidemment. C’est pour ça qu’on dit, à la naissance, qu’un bébé est un garçon ou une fille. Mais ces différences corporelles n’impliquent pas qu’il y aurait des cerveaux de garçons et des cerveaux de filles, avec des idées de garçon ou des idées de fille.

    Le cerveau, ce n’est pas l’intelligence non plus. En réalité, chaque personne, fille ou garçon, a un fonctionnement cérébral différent, et c’est important de se connaître soi-même, sans se laisser limiter par une étiquette, « fille » ou « garçon » ! Et en fait, tu poses là une bonne question, car certaines sociétés du passé, et encore aujourd’hui, ont du mal à reconnaître aux petites filles le droit de faire des études ou de la recherche scientifique. Tu peux te renseigner sur l’histoire de Marie Curie, tu verras ! »

  • « Être LGBT en ruralité n’est pas horrible ! »

    « Être LGBT en ruralité n’est pas horrible ! »

    La Marseillaise : Pourquoi vous semblait-il important d’organiser un événement sur ce sujet ?

    Camille Theureau : Depuis quelques mois maintenant, le Planning familial de Gap est agréé centre LGBTQIA+ par l’État. Dans ce cadre-là, on a décidé qu’une fois par an on mettrait en place une journée thématique autour de ces questions. Pour cette première année, compte tenu de là où on est situé, dans les Hautes-Alpes, ça paraissait assez évident comme sujet ! L’idée, c’est de ne pas penser uniquement que c’est négatif et horrible d’être LGBT à la campagne. C’est réfléchir collectivement à ce qu’on peut mettre en place. Pas qu’entre personnes concernées, mais aussi avec les personnes alliées, qui sont plus que bienvenues !

    Comment va se dérouler cette journée ?

    C.T. : Durant la table ronde à 14h, il y aura deux intervenants. Élodie Potente, qui est journaliste et créatrice du podcast Champs queers, et qui vient tout juste de sortir un livre qui s’appelle Fiertés des Champs. L’autre intervenant est Colin Giraud, sociologue et chercheur à l’Université Paris-Ouest-Nanterre. Il a aussi travaillé sur les personnes LGBTQIA+ en ruralité. Puis Samuel Castinel, membre du Planning familial présentera différents outils d’éducation.

    Quelles sont les spécificités dans le fait d’être LGBTQIA+ en milieu rural ?

    C.T. : La première des spécificités, c’est la difficulté des déplacements, notamment dans les Alpes avec les différentes vallées, sans parler du fait que le département est pauvre en transports en commun. C’est donc compliqué de se rassembler pour faire communauté. S’y ajoute le manque de lieux de socialisation identifiés, comme dans les grandes villes où il y a des bars ou associations dédiés par exemple. On peut aussi noter la difficulté en termes de soins : certains peuvent ne pas se faire soigner car les soignants ne sont pas forcément formés à ces questions. Enfin, en ville, il est plus simple de se fondre dans la masse. Quand on habite un village de 100 habitants, on est vite « outé », c’est-à-dire que les personnes savent qu’on est gay, bi, lesbienne, trans, etc.

    Vous organisez un samedi par mois un temps convivial ouvert aux personnes LGBTQIA+. Ces problématiques ressortent-elles des échanges ?

    C.T. : Oui, l’idée est de faire communauté et d’échanger, par exemple sur quel gynéco est bienveillant. On partage des infos, des conseils entre personnes concernées, pour pouvoir potentiellement mieux affronter l’extérieur, qui est un monde plutôt hétéro-patriarcal.

    En plus de Planning familial, quelles ressources sont disponibles aux personnes LGBTQIA+ ?

    C.T. : Sur le territoire des Hautes-Alpes, il y a l’association sportive Grimpe et Glisse qui propose des activités de montagne aux personnes LGBTQIA+ et alliées. Une autre association vient de se lancer : Arc-en-Cimes. Elle aimerait notamment organiser une pride à Briançon.

  • Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Ce vendredi à l’Hôtel du Département, la présidente (DVD) des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a ouvert la toute première Journée de l’inclusion : « Il y a énormément d’organismes pour aider les personnes en situation de handicap. » L’élue a souhaité tous les réunir « pour trouver des solutions » et « recrédibiliser la parole du politique dans ce sujet ». Cette première édition a réuni 750 inscrits. L’événement doit « devenir annuel », précise Martine Vassal.

    « Nous voulons permettre à chacune et chacun d’avoir le choix de participer à la vie en société », a affirmé la présidente. Elle a d’abord entrepris de combattre les préjugés à travers des tables rondes thématiques, en matinée. Au programme des échanges figuraient l’habitat inclusif, les stéréotypes, l’accès à l’enseignement supérieur et la situation des jeunes aidants. L’élue a insisté sur le dernier sujet, que le Département entend mieux accompagner à travers des dispositifs de repérages et d’écoutes dans les établissements scolaires.

    Un Village dédié

    Dans l’atrium de l’Hôtel du Département s’est tenu un forum, regroupant stands associatifs, partenaires institutionnels et dispositifs départementaux. Le rassemblement a été apprécié par les participants. « On est venues chercher de l’information », a expliqué la maman de Jeanne, qui souhaite s’inscrire à des cours d’équitation. Elles ont trouvé leur bonheur auprès de Défi Sport, un club marseillais de sports et loisirs pour les personnes en situation de handicap mental ou psychique. « On a créé l’association pour permettre à ces publics de pratiquer une activité physique régulière adaptée, de sociabiliser, tout en offrant des temps de répit aux familles aidantes », précise Stéphane, directeur de Défi Sport.

    Le village de l’inclusion était un moyen de visibiliser les dispositifs adaptés pour les exposants, mais aussi d’établir des liens dans le réseau. « C’est agréable de se rassembler », ont fait remarquer Tom et Azzedine, du club handisport d’Aix-en-Provence, venus simplement faire un tour au milieu des autres acteurs associatifs.

  • Mobilisés contre un spectacle lié à Pierre-Édouard Stérin

    Mobilisés contre un spectacle lié à Pierre-Édouard Stérin

    Une « tentative de récupération de l’Histoire au service d’un récit nauséabond et dangereux », selon le Collectif aixois contre les idées et violences de l’extrême droite. Un spectacle « qui distille une idéologie nauséabonde et des pratiques problématiques quant au respect du droit des salariés, comme souvent avec ces shows portés par des militants d’extrême droite », pour la CGT Spectacles. Les deux organisations, ainsi que Visa 13 et le Syndicat français des artistes (SFA), rejoints par d’autres associations, seront mobilisés devant l’Aréna du Pays d’Aix, ce dimanche 11 octobre, dès 16h.

    En cause : La Dame de Pierre, présentée sur le site de l’Aréna comme un « récit légendaire du plus célèbre monument du monde », actuellement en tournée et programmée à 18h. Comme un air de déjà-vu, puisque le 16 novembre dernier, date de programmation de ce même spectacle, une mobilisation s’était déjà tenue. Ils étaient à cette époque, plusieurs dizaines à manifester.

    Pour cause, le spectacle, mis en scène par Corentin Stemler, est en partie financé par le Fonds du Bien commun, fondé à l’initiative de Pierre-Édouard Stérin, milliardaire d’extrême droite. « Dans le contexte de remise en cause du financement du service public de la culture que nous connaissons aujourd’hui, les milliardaires de l’extrême droite française ne cachent plus leurs ambitions d’investir massivement dans le secteur culturel (…). Pierre-Édouard Stérin lui, avance tous les jours les pions de son projet Périclès, acronyme pour “Patriotes enracinés résistants identitaires chrétiens libéraux européens souverainistes”. Son projet a pour objectif d’assurer une victoire idéologique et politique à une alliance entre l’extrême droite et la droite libérale conservatrice de France », résume la CGT des Spectacles.

    Des tracts seront distribués aux spectateurs, pour « alerter » à propos d’un spectacle qui, selon les organisateurs de la manifestation, distille une « idéologie réactionnaire ».

  • Étudiants solidaires : 5 campus bloqués à Montpellier

    Étudiants solidaires : 5 campus bloqués à Montpellier

    La mobilisation s’étend du côté des étudiants en soutien à la mobilisation lycéenne », assure Théo, étudiant en licence de géographie à l’université Paul Valéry et membre du Scum (syndicat de combat universitaire de Montpellier). Outre le campus principal de la fac Paul Valéry, situé route de Mende et bloqué depuis le 1er octobre par le Scum, les blocages se sont étendus, mardi 6 octobre, à quatre autres campus montpelliérains : la faculté de droit et sciences politiques, la faculté des sciences (campus Triolet), la faculté d’éducation et le site Saint-Charles (Albert 1er) de l’université Paul Valéry. « Les revendications des lycéens sont absolument légitimes. Ils dénoncent des choses qu’on dénonçait déjà quand j’étais lycéen. Et on constate qu’après 10 ans de macronisme, la situation n’a fait que s’aggraver », déplore Théo.

    « Beaucoup d’adultes pensent que ce n’est qu’une bande de gamins qui ont envie de tout casser, mais non. Ce sont des enfants qui ne sont plus en capacité d’étudier, et ça, depuis très longtemps. Ce n’est que maintenant qu’ils ont le courage d’enfin bouger, et c’est super. C’est maintenant qu’il faut essayer de changer les choses », estime de son côté Léa, étudiante en licence d’anthropologie à Paul Valéry. « Le fait qu’on tourne en dérision leurs revendications, c’est le mépris classique qu’on a à l’encontre de la jeunesse. Qu’on soit lycéen ou étudiant, on subit une forme d’infantilisation », renchérit Théo.

    Lycéens, étudiants : même galère

    Une jeunesse, qui, « ces dernières années, a subi énormément d’attaques, que ce soit la suppression des APL pour les étudiants internationaux, l’application de frais différenciés pour ces mêmes étudiants, mais aussi une potentielle augmentation drastique des frais d’inscription pour tous prescrite par un récent rapport du Sénat ou la suppression pure et simple des APL pour plus de 200 000 jeunes dès 2027 en calculant l’aide en fonction des revenus des parents », liste l’étudiant montpelliérain.

    « Dénoncer Parcoursup et la sélection sociale et raciste dans l’enseignement supérieur, qui broie tout le monde, nous laisse sans avenir, qui conduit à une précarité à court ou long terme et nous promet des boulots pourris payés une misère est une revendication commune aux lycéens et aux étudiants. Car c’est un continuum : on a été lycéens, on est actuellement étudiants et on sera travailleurs avant d’être retraités. C’est pour ça que nos revendications dépassent le strict milieu étudiant », insiste le représentant du Scum.

    Le syndicat annonce d’ores et déjà qu’il « continuera la mobilisation dès la semaine prochaine, y compris à l’occasion du retour des Gilets Jaunes le 17 octobre ».