Category: societe

  • Un collectif dresse un bilan alarmant des morts de la rue

    Un collectif dresse un bilan alarmant des morts de la rue

    Le collectif « Les morts de la rue » (CMDR) a recensé, en 2025, 927 décès de personnes sans domicile. Ce chiffre, paru dans le rapport annuel du CMDR sur les décès liés au sans-abrisme, représente une faible amélioration par rapport aux 938 morts enregistrés en 2024, alors que le nombre de décès de personne à la rue augmente régulièrement depuis la création du collectif, en 2003.

    Le rapport dénonce une « urgence humanitaire » et fait part de l’enquête du collectif sur les causes, souvent violentes, des morts de la rue. « L’âge moyen des décès dans la rue est de 49 ans, soit 30 ans d’écart avec la population générale. Mourir sans chez-soi, c’est mourir avant l’heure, systématiquement. Derrière chaque chiffre, il y a une personne, une vie brisée par le sans-abrisme », déplore le rapport de 182 pages.

    Un recensement loin d’être exhaustif

    Le CMDR collabore avec des associations locales comme les Marseillais solidaires des morts anonymes (MSMA). Ils œuvrent pour assurer des funérailles dignes aux personnes décédées dans la précarité et accompagner les proches en deuil, lorsqu’ils parviennent à les retrouver. Bérangère Grisoni, présidente des MSMA, constate une hausse des décès dans la rue à Marseille. « Et le recensement est loin d’être exhaustif. Il dépend des signalements d’associations partenaires. Ce n’est pas la totalité des décès qui concernent les personnes sans-abri », ajoute celle qui est aussi présidente du CMDR.

    Une cérémonie d’hommage aux personnes décédées à Marseille sans proches identifiés aura lieu ce samedi à 11h au cimetière Saint-Pierre.

  • Lucien Molino. La dénonciation d’une politique de guerre

    Lucien Molino. La dénonciation d’une politique de guerre

    En même temps qu’ils multipliaient les obstacles au fonctionnement de nos organisations, les gouvernants français aidaient la CFTC et FO à constituer des syndicats scissionnistes, alors qu’ils refusaient à la FSM la possibilité d’organiser une conférence syndicale africaine, mettant aussi tous leurs moyens à la disposition de l’Internationale syndicale « jaune » pour tenir des conférences. Cela ne leur réussit guère et ils essuyèrent un échec en dépit des moyens financiers mis en œuvre. La séance inaugurale de leur conférence ne put se tenir en raison de l’attitude hostile des travailleurs du Doubs, mais il n’est pas douteux que les impérialistes allaient tenter de renforcer dans tous ces pays leurs politiques colonialistes et nous devions soutenir les travailleurs des pays d’Outre-Mer dans leur résistance.

    Tous ces faits vérifient pleinement l’appréciation que nous donnions du plan Marshall quand nous disions : « Le plan Marshall, c’est l’emprise des milliardaires américains sur la France, c’est la misère et la guerre », et nous ajoutions : « Il faut nous débarrasser au plus tôt du fardeau écrasant du plan Marshall. » Si la situation de la classe ouvrière était aussi pénible et si elle s’aggravait chaque jour, si dans le même temps, l’appauvrissement gagnait les paysans travailleurs et les petites gens en général, si l’économie et les finances de notre pays étaient sur la voie de la catastrophe et de la ruine, c’était uniquement en raison de la politique de guerre suivie par nos gouvernements. La seule guerre du Vietnam avait déjà coûté plus de 1 000 milliards, ce qui représentait 40% de la totalité des salaires payés en France durant une année ! Les frais de la guerre augmentaient chaque jour, le budget de la guerre représentait encore, pour 1951, 1 300 autres milliards, et les Américains exigeaient de nouvelles dépenses. De ce fait, le budget comportait un déficit de 800 milliards de francs que les banqueroutiers de la majorité parlementaire n’avaient pas voulu prendre en compte avant les élections. La référence au péril fasciste de 1934, personnifiée cette fois par De Gaulle, transparaissait d’autant plus que la scandaleuse loi des apparentements permettait un détournement du suffrage universel aux élections législatives du 17 juin 1951. Avec ces élections, c’est l’accentuation de la contre-offensive de la droite qui se trouvait facilitée. C’était le délabrement de l’économie et l’appauvrissement de la classe ouvrière, la perspective de nouvelles charges fiscales qui allaient peser uniquement sur les masses populaires et provoquer la hausse des prix.

    La marche de cette économie de guerre, cela signifiait un nombre toujours plus grand pour les fabrications liées à la guerre et un nombre restreint d’entreprises de matières premières pour les produits de consommation. Les impérialistes étaient pressés, ils multipliaient leurs provocations et poussaient au maximum leurs préparatifs de guerre. Nous constations que notre pays se couvrait de bases américaines, que nos usines tournaient à plein régime pour la production des armements.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Les jeunes initiés à différents sports

    Les jeunes initiés à différents sports

    La Ville de Marseille, à travers le programme « Tremplin du sport », promeut depuis plusieurs années « des activités sportives variées, pour tous les jeunes de 6 à 14 ans, pendant les vacances », explique Eric Mery (MadMars), adjoint au maire délégué aux Sports. Des initiations sont proposées aux enfants, avec par exemple de l’escalade, du tir à l’arc, du rugby ou encore de la boxe, afin de favoriser la pratique d’une activité physique et le partage des valeurs du sport.

    « C’est important pour nous de faire découvrir des sports différents. Et qui sait, peut-être que l’on va créer des vocations », poursuit l’élu. « Les centres sociaux sont bien au courant désormais, donc on a toujours une affluence sympa. Mais le grand public connaît moins », précise-t-il, en rappelant que les initiations sont ouvertes aux centres sociaux comme aux autres jeunes, sans réservation.

    Au cours de ces vacances, le dispositif s’est décliné en huit événements dans l’ensemble des secteurs de la ville, afin de toucher le plus grand nombre de jeunes marseillais. L’après-midi de vendredi est venue clôturer une semaine de sport. « Pendant les vacances de la Toussaint, 800 enfants ont participé au “Tremplin du sport”. Depuis le début du programme, ce sont environ 5 000 jeunes que nous avons pu toucher », se satisfait Eric Mery.

    Pour Moon, qui travaille au centre social de la Corderie, « c’est cool comme projet, parce que, souvent, c’est dur de les intéresser ». Il est venu, cet après-midi, avec douze jeunes âgés de 11 à 15 ans. « Le beau temps et le fait que les activités changent régulièrement, ça les motive encore plus. »

  • Ils réclament un tarif résidents et saisonniers pour stationner

    Ils réclament un tarif résidents et saisonniers pour stationner

    Lors de la séance du conseil municipal du 21 octobre, les élus d’Orcières ont approuvé une décision qui a fait grincer des dents une partie des habitants et des saisonniers de la station de ski d’Orcières Merlette : pour toute la saison hivernale, l’ensemble des places de stationnement de la station sera payant. De 9h à 17h jusqu’en avril, les tarifs seront de 8 euros la journée ou 250 euros l’abonnement à la saison.

    « Pour moi, ça va être compliqué de monter avec ma voiture », regrette Ange Venturelli, saisonnier sur la station au Village club du soleil. Voyant que beaucoup de saisonniers et habitants partagent son ressenti, il a décidé de lancer une pétition, qui recense déjà plus de 300 signatures. « En tant que membres essentiels de la communauté d’Orcières, nous devons appeler à une révision des tarifs de stationnement afin qu’ils soient plus équitables et reflètent mieux nos besoins », a-t-il écrit. « La plupart des saisonniers ont déjà du mal à boucler les fins de mois, précise-t-il. Si en plus de ça, on doit leur rajouter un tarif pour le stationnement, alors que c’est eux qui font plus ou moins marcher la station… ça pose problème. » La pétition réclame à la municipalité d’instaurer un tarif résidents/saisonniers « qui permettrait de stationner à un coût raisonnable, tout en assurant la viabilité économique de notre commune ». Un compromis qui est possible selon Ange Venturelli, qui donne l’exemple de Chamonix-Mont-Blanc ou d’Annecy : « Ces villes ont déjà mis en place de tels systèmes de stationnement résidentiel, offrant ainsi aux citoyens locaux et saisonniers une réduction significative sur leurs frais mensuels de stationnement tout en maintenant l’attractivité touristique et économique. »

    « Le choix a été fait de ne pas faire de forfait résident, explique le maire Sébastien Rouit, qui ne compte pas revenir sur cette décision. Qui est résident permanent, qui ne l’est pas… On ne peut pas le savoir. » Il rappelle que sur les 22 hameaux qui constituent la commune d’Orcières, il y a environ 650 habitants à l’année, dont une centaine seulement à la station d’Orcières Merlette, et pas loin de 19 000 lits touristiques. « Ma responsabilité, c’est d’organiser l’accueil de nos clients de l’hiver prochain dans les meilleures conditions possibles. On est en phase de travaux structurants pour deux ans, poursuit-il, on investit 46 millions d’euros. » Avec les travaux prévoyant la création d’un parking sous-terrain de plus de 600 places, « énormément de places de parking ont été supprimées ». D’autres mesures ont été mises en place pour « assurer la sécurité » des visiteurs, comme la suppression du marché hebdomadaire pour une durée de deux ans. « Certes, on a généralisé le stationnement payant, mais il est complété par un service de navettes gratuites au départ de la base de loisirs d’Orcières, avec trois parkings relais et des rotations toutes les demi-heures, de 7h du matin à 19h pour pouvoir accueillir nos saisonniers, précise le maire. Et les habitants à l’année d’Orcières Merlette les plus modestes pourront bénéficier de l’aide du CCAS (centre communal d’action sociale). On travaille sur le barème. »

    « L’idée en soi n’est pas mauvaise de mettre une aide à disposition, admet Ange Venturelli, qui comprend que la gratuité totale puisse être compliquée au vu des besoins de financements. Le problème, c’est que beaucoup de personnes ont du mal avec la paperasse, ou n’oseront pas la demander. » Quant aux navettes, il estime qu’elles ne régleront pas le problème : « Certains saisonniers commencent à travailler avant le premier service, et terminent bien après 19h, notamment en restauration. »

  • Les cimetières de la ville se transforment

    Les cimetières de la ville se transforment

    À l’occasion de la fête de la Toussaint, où la fréquentation des cimetières augmente de manière significative, la Ville de Marseille a exposé, ce vendredi, ses initiatives pour améliorer leurs capacités d’accueil. L’objectif de ce processus de transformation, déjà en cours, est de repenser leur fonctionnement afin de « répondre aux besoins des Marseillais ».

    Perrine Prigent, adjointe au maire en charge des espaces verts, détaille la volonté de la Ville de densifier le patrimoine végétal des cimetières marseillais : « On aimerait qu’ils soient davantage intégrés dans la ville. Ils servent à commémorer les morts, mais ce sont aussi des espaces de respiration. On plante des arbres dans les cimetières pour remettre du vert dans la ville. »

    Afin de trouver des solutions face au manque d’emplacement pour les nouvelles sépultures, la mairie compte acquérir de nouveaux espaces, qui leur seront dédiés, et promet une meilleure gestion des parcelles déjà existantes. « On travaille sur des extensions dans plusieurs cimetières et sur une réduction du temps d’attente pour obtenir une concession. On veut être plus prompt sur les reprises administratives quand la tombe n’est plus entretenue, mais il faut que l’emplacement soit suffisamment dégradé pour la reprise légale d’une place occupée, dont la concession n’a pas été renouvelée par la famille », explique Julien Rossi, conseiller municipal en charge de la gestion des cimetières.

    Un accueil plus humain

    Les démarches de la Ville visent aussi à combattre plus efficacement les vols d’objets funéraires grâce à l’automatisation des portails et l’installation de caméras de surveillance.

    La mairie cherche à améliorer un service qu’elle souhaite plus humain. « Les cimetières sont des lieux de vie où on entretient des liens générationnels. On ressent donc ce besoin de mieux accueillir nos concitoyens quand ils viennent se recueillir », conclut Julien Rossi.

  • « Avant d’avoir une réponse, la science c’est d’abord des questions »

    « Avant d’avoir une réponse, la science c’est d’abord des questions »

    À l’occasion de la 35e édition, elle revient sur le bilan de l’événement et ses perspectives.

    La Marseillaise : Quel bilan tirer de la Fête de la science 2026 ?

    Solène Merer : Cette édition était super agréable, de plus en plus de structures s’associent à nous pour participer à l’événement. Le festival s’inscrit durablement dans le paysage. Du côté du public, on constate qu’il vient, revient, prend plaisir. Nous avons créé un système d’évaluation participative qui nous a permis de beaucoup discuter à la fin du week-end. Ils devaient voter, du coup, on a eu le temps de discuter. Je leur ai demandé quel stand ils avaient préféré. La réponse quasi systématique est qu’il est hyper dur de choisir car il y a plein de choses chouettes et très différentes. Le plaisir et la variété des découvertes dominent avec le critère qualité.

    Quelle est la tendance de cette année ?

    S.Me. : On a travaillé particulièrement sur le volet festif. Par exemple, avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD) qui a eu un succès fou avec son stand de dégustation d’insectes. Ou bien le jeu spectacle « Fortuna et les déesses de la moula » de l’association le Tamis, qui offrait une prise de recul ludique sur la fabrique des inégalités économiques. Ce sont des moments marquants qui embarquent le public hors de ses habitudes. Sans oublier les filles qui avaient un stand sur l’archéologie de l’alimentation  elles ont fabriqué et fait déguster du pain préhistorique. Jouer sur le plaisir et l’inattendu pour appuyer la thématique sont nos nouveaux axes de développement.

    En quoi votre action est unique sur la Fête de la science ?

    S.Me. : L’association les Petits Débrouillards est coordinatrice régionale et c’est unique. On a plus l’habitude de retrouver à ce poste des musées ou bien des centres de culture scientifique et technique partout ailleurs. Ou encore les centres de recherches eux-mêmes, soit les universités. Du coup, nous arrivons à mobiliser de façon plus large, comme cette année, où nous avions une cinquantaine de bénévoles autour de nous. Ils ont participé toute la semaine de 8h à 21h bien souvent, ils ont donc été plus impliqués. C’est un mix entre les jeunes plutôt sur la plateforme « je veux aider » et les moins jeunes depuis Bénévoles Marseille. L’objectif est de rajouter notre touche éducation populaire, expérience, diversité… Le phénomène surprise en plus des stands. On a dépassé l’époque du flyer unique, tout le monde propose désormais des animations nouvelles chaque année sur son stand.

    Depuis six ans, les chercheurs et les enfants échangent dans le cadre du « Dis-moi pourquoi ? ». Suels sont les retours ?

    S.Me. : J’adore cette initiative car elle est en lien avec notre quotidien. Les sciences, c’est partout et tout le temps dans notre vie. Pas que des éprouvettes, dans un labo. Cette initiative entre les chercheurs, les enfants et votre journal rappelle que derrière toute question naïve, il y a une curiosité sur le monde et il y a une science pour l’étudier. C’est génial de partir d’une question, car la science, c’est ça. Avant d’avoir une réponse, c’est d’abord des questions. Ce n’est pas toujours évident pour les chercheurs, mais ils y prennent tous beaucoup de plaisir. C’est un super exercice pour résumer leur pensée, mais aussi pour contribuer, notamment quand ils ne peuvent pas être disponibles physiquement.

  • À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    De quoi clore les polémiques… Les conclusions de l’audit « Ressources humaines », réalisé par la Ville d’Aubagne au sein de sa police municipale, ont été rendues public, ce jeudi 29 octobre. Et elles sont positives, se félicite la Ville dans un communiqué. Cette démarche avait été entreprise par la majorité de Jean-Pierre Squillari (DVG) suite à un signalement pour harcèlement du Syndicat national de la sécurité publique (SNSP) lors de la deuxième mandature de Gérard Gazay (LR), en septembre 2025.

    Agir sur la base des faits

    « La municipalité a choisi d’écouter les agents, de regarder la réalité du service et d’agir sur la base des faits », justifie la Ville. Forte d’un taux de participation de 68 agents des pôles et unités de la direction concernée sur 98, soit 70%, elle estime que « la perception du fonctionnement de la police municipale [est] globalement positive », celle-ci étant « décrite comme structurée, organisée et cadrée ». Les agents apprécient le cycle de travail et le climat de « respect, considération et cohésion au sein des équipes ». Mieux, « aucune situation de harcèlement moral, de discrimination ou de management toxique, ni aucun comportement managérial constitutif de tels faits » n’a été « identifié ou signalé ».

    Le directeur de la police municipale, Vincent Gomez, est reconduit dans ses fonctions. Une « continuité », mais pas de « l’immobilisme », tempère la Ville, qui veut donner « une nouvelle impulsion aux actions de proximité et de prévention ». Avec six équipages de jour et deux de nuit, la police municipale assure actuellement la surveillance des écoles, la lutte contre les incivilités, le respect du stationnement, la sécurisation des commerces, la régulation de la circulation et des actions avec la police nationale et la SNCF.

  • La tortue Caouanne s’installe sur la côte Bleue

    La tortue Caouanne s’installe sur la côte Bleue

    C’est un carnet rose inattendu pour la côte Bleue, à Martigues. Le 13 octobre dernier, des coquilles d’œufs sont retrouvées sur la plage de Sainte-Croix, deux semaines après un signalement de promeneurs ayant aperçu un bébé tortue marine sur le sable.

    La soixantaine de membranes d’œufs vides retrouvées dans le nid ne laisse aucun doute sur ce qu’il s’est passé. Pour les équipes de l’Office français de la biodiversité, du Parc marin de la Côte Bleue et de l’association Émergence chargée du suivi de l’espèce. Il s’agit du premier nid de tortue Caouanne (Caretta caretta) découvert dans l’emprise du Parc marin de la Côte Bleue et le neuvième recensé sur le littoral méditerranéen français, sur les 11 ayant été découverts jusqu’à fin octobre.

    Cette découverte tend à renforcer l’idée selon laquelle le comportement de l’espèce change. « La Caouanne se reproduit plutôt vers la Turquie, Chypre et la Grèce », indique Sidonie Catteau, déléguée générale de l’association Émergence et cheffe de projets relatifs aux tortues marines. « Nos côtes méditerranéennes n’étaient pas jusqu’alors un site de ponte, mais d’alimentation, principalement fréquenté par des juvéniles et des subadultes, rarement des adultes », précise la déléguée.

    Le climat pourrait changer le comportement

    Plusieurs pontes ont été observées sur les littoraux méditerranéens français, italiens et espagnols depuis 2023, dont une quinzaine en 2025 dans chaque pays. La tortue Caouanne étant une espèce protégée et surveillée, le défi qui se présente pour Émergence est d’avoir « une vision sur l’ensemble du bassin méditerranéen », dans l’idée de Sidonie Catteau, en pleine création des groupes de travail avec la Turquie et la Grèce en ce sens.

    La question de fond reste de savoir ce qui provoque ce changement de comportement. Certains individus balisés ont été suivis dans leur déplacement entre les eaux françaises où les Caouannes s’accouplent et pondent, et repartir jusqu’en Turquie. « On pense qu’il y a un lien avec le dérèglement climatique, mais il faudra du temps pour le confirmer », explique la déléguée d’Émergence, rappelant que « la température d’incubation détermine le sexe » des tortillons. Parmi les hypothèses, « soit les femelles explorent de nouveaux sites pour échapper aux températures à l’est, soit c’est une expansion ou un déplacement de la zone de ponte ». Dans une dynamique comparable à celle des oiseaux migrateurs. « Peut-être y a-t-il un groupe qui fait tout son cycle de vie par chez nous ? », s’interroge Sidonie Catteau.

    En attendant, face à ce nouveau phénomène, la spécialiste insiste sur « le défi de la cohabitation » sur nos plages. En cas de découverte d’œufs ou de tortillons, surtout : « On n’intervient pas ! », prévient la déléguée. Il faut noter la date, localiser au mieux l’endroit de la découverte et contacter le Réseau tortues marines de Méditerranée française (RTMMF) coordonné par l’association Émergence au 06.16.86.26.86. Les photos sont possibles, à distance, et sans flash puisque les tortillons se guident avec la lumière et reflets de l’eau.

  • Après le feu, l’Empéri prêt pour la rentrée

    Après le feu, l’Empéri prêt pour la rentrée

    Les ouvriers s’affairent encore dans le hall du lycée l’Empéri. Quelques dalles du faux plafond restent à poser et l’établissement sera prêt pour accueillir ses 1 250 élèves à la rentrée grâce à des travaux financés par la Région Sud à hauteur de 300 000 euros.

    Le 3 octobre, le bâtiment avait en partie été incendié. Le proviseur, Laurent Suret, relate : « Une poubelle avec de l’essence a été poussée par un individu de 21 ans depuis la cour contre la façade. Le feu s’est propagé aux halls, au bureau de la CPE. L’enduit extérieur a été esquinté, les circuits électriques abîmés, le faux plafond endommagé et la suie est montée dans la trentaine de salles de classe. » Des dégâts matériels importants, mais le pire a été évité alors que des agents « étaient dans leur logement de fonction juste au-dessus ».

    Après avoir fermé ses portes quatre jours, le lycée a pu rouvrir le 9 octobre, en déplaçant la vingtaine de classes dans le bâtiment B. Après un chantier qui aura permis de reconstruire et d’assainir les locaux, et renforcer la protection du site avec un rehaussement des clôtures et un gardiennage 24h/24, ce lundi sonne le retour à la normale pour les lycéens. « On se devait de leur offrir les meilleures conditions d’accueil », se satisfait le président de Région François de Canson (DVD), qui voit cette réhabilitation comme un « symbole », alors que l’établissement avait brûlé le jour de son élection. « L’équipe a été touchée, mais la réactivité et la solidarité a permis d’amortir un peu le choc », remercie Laurent Suret. Au total, la Région a mobilisé 6 millions d’euros pour « face aux dégradations commises dans les lycées du territoire ».

    Alors que La Gazette des communes place la Région Paca à l’avant-dernière place de son classement sur l’investissement dans les lycées avec 1 068 euros par élève entre 2022 et 2025, contre 1 347 euros en moyenne au niveau national, François de Canson cible l’héritage « après Vauzelle » et dit avoir fait voter « 2 milliards d’euros pour les dix ans qui viennent ». Par ailleurs, 10 millions ont été mobilisés pour adapter les établissements au changement climatique.

  • [#DisMoiPourquoi] On rêve de choses qu’on n’a jamais vues ?

    [#DisMoiPourquoi] On rêve de choses qu’on n’a jamais vues ?

    Aya, 9 ans, en CE2 à l’école Gabriel-Péri de Bollène

    La Marseillaise a relancé en partenariat avec les Petits débrouillards son opération « Dis moi pourquoi ? ». Le principe : demander à un scientifique de répondre aux questions formulées par les enfants…

    Aya, 9 ans, en CE2 à l’école Gabriel-Péri de Bollène

    Le rêve, je suppose que tu parles du rêve endormi, ce n’est pas une projection des images de ta journée, comme une projection de cinéma. C’est une construction de ce qu’on appelle ton inconscient, puisque tu dors et que ta conscience n’a plus la même activité que quand tu es réveillé(e). As-tu regardé le dessin animé Vice-versa ? On voit bien, dans une des scènes, comment les éléments vus ou vécus se reconfigurent pour former des choses nouvelles, qui n’existent pas, voire ne pourraient pas exister. Bref, ton imagination joue également un rôle là-dedans ; les processus qui mènent à la construction des rêves sont compliqués. Voilà pourquoi tu as cette impression d’étrangeté avec leur contenu. Mais il est nécessaire de rêver, et c’est une chance de te souvenir de tes rêves : comme l’a dit l’inventeur de la psychanalyse, Sigmund Freud, « les rêves sont souvent les plus profonds lorsqu’ils semblent les plus fous. »