Category: societe

  • [C’est l’été] La ligne des Alpes à l’aube du renouveau

    [C’est l’été] La ligne des Alpes à l’aube du renouveau

    À 8h30, lorsque le train quitte la gare de Briançon, à 1 300 m d’altitude et s’élance à travers la vallée de la Durance dans la fraîcheur du matin, nul besoin de roman ou de série, le spectacle se déroule derrière les larges vitres du TER. Aux cimes qui culminent à plus de 3 000m du massif des Écrins, succèdent les écluses et méandres de la Durance. Dans les allées, on voit de nombreux randonneurs aux sacs à dos chargés, la tête enfouie dans leurs bras croisés, rattraper une nuit de montagne pas tout à fait complète. Beaucoup sont des touristes intrarégionaux, comme Sam, venu de Marseille pour arpenter la montagne : « Je suis arrivé il y a quatre jours à Briançon. De là, j’ai randonné en Italie et je suis revenu par le Queyras, en prenant le train à Guillestre. Là, je fais un saut à Décathlon à Gap pour acheter des chaussures puis je prends le bus pour Barcelonette. C’est super chouette ! Moi, je fais sans voiture, je n’en veux absolument pas ! »

    La ligne est presque une activité en soi, tant elle chemine entre les sites spectaculaires à explorer dans le département. « Par exemple, en train, on a plusieurs tunnels successifs, un coup on découvre la Durance, un coup on découvre autre chose, alors qu’en voiture sur les rampes de l’Argentière, on va passer complètement au-dessus, témoigne Vincent Guazzi, directeur de la ligne pour la SNCF. Quand on part de Marseille, du littoral et qu’on arrive à Briançon, la ville la plus haute de l’Union européenne, ça fait quand même de sacrés changements. » Côté négatif, un chemin de fer de haute montagne est plus complexe à exploiter. « Il n’y a qu’une seule ligne, donc si un train a du retard pour arriver à son point de croisement où l’autre train l’attend, ça fait qu’en cascade, les retards peuvent vite augmenter », explique-t-il.

    À Embrun, un petit garçon, accompagné de sa mère, a même le droit de visiter brièvement la cabine du conducteur. « Vous voyez, on ne voit pas ça partout. Les agents qui travaillent sur cette ligne y sont très attachés », commente Vincent Guazzi. Passé Embrun, le lac de Serre-Ponçon offre à la vue ses eaux bleu turquoise dominées par le pic Morgon baignant dans la lumière encore timide du soleil matinal. À bord, Malika, Embrunaise, emmène ses deux garçons chez le coiffeur à Gap. « C’est plus agréable que la voiture et c’est surtout moins cher, rappelle celle-ci. C’est pratique, mais par contre quand il faut aller à Marseille, c’est long, c’est plus de 4 heures… »

    Avant les JO, un an et demi de chantier

    Pour rallier Marseille et la mer Méditerranée, il faut en effet compter en moyenne 4h53, une durée que l’État, la Région et la SNCF ont promis de raccourcir à 3h40 d’ici 2030. Car la ligne des Alpes vit peut-être son dernier été sous sa forme actuelle. En 2027, des travaux à hauteur de 327 millions doivent débuter pour l’adapter à l’arrivée des JOP d’hiver 2030. Avec, à la clef, la promesse d’une ligne rénovée à hauteur des besoins du territoire.

    Un défi sur lequel les élus se savent attendus. « Les travaux pour les JO 2030 permettront d’avoir des conditions considérablement améliorées, des trains plus souvent et plus rapides. Ceci doit être complété par des parkings à proximité des gares, on travaille aussi avec la SNCF pour avoir plus d’abris vélo, il y a une demande forte à ce niveau, constate Chantal Eymeoud, maire d’Embrun et 2e vice-présidente de la région Paca. La population des Hautes-Alpes attend aussi qu’on désengorge les flux routiers, surchargés pendant l’été et l’hiver. Sur l’axe Briançon-Tallard, on a des kilomètres de bouchon durant les week-ends de neige. » Pour voir advenir cette nouvelle ligne, il faudra passer par une période délicate. De 2028 à 2030, pendant un an et demi, plus aucun train ne circulera sur la ligne des Alpes. « On travaille avec le conseil régional pour mettre en place une desserte de substitution avec des bus. En sachant qu’il y aura aussi d’importants chantiers sur les routes, ça va être un an et demi-compliqué, concède Vincent Guazzi. Mais c’est un mal pour un bien. »

  • [C’est l’été] Découvrir Avignon en une balade

    [C’est l’été] Découvrir Avignon en une balade

    Le jeudi 27 août et les dimanches 6, 13 et 27 septembre, au départ de l’office de tourisme, cours Jean Jaurès, les visiteurs peuvent découvrir la place de l’Horloge et la place du Palais. Cette dernière rassemble plusieurs monuments emblématiques, dont le Palais des Papes, la cathédrale Notre-Dame des Doms et le musée du Petit Palais.

    Mais la visite ne se limite pas aux lieux les plus connus. Le parcours permet également de découvrir des endroits plus confidentiels et de mieux comprendre l’histoire de la ville. Les étapes peuvent d’ailleurs varier selon le guide et ses anecdotes.

    Le parcours peut passer par le Rocher des Doms, qui offre un panorama sur le Rhône et les remparts. L’office de tourisme conseille également le pont Saint-Bénezet, la rue des Teinturiers ou encore les Halles.

    La visite se déroule entièrement en extérieur et accueille jusqu’à 25 personnes. Les participants doivent se présenter quinze minutes avant le départ qui se fait devant l’office de tourisme. Les tarifs sont compris entre 8 et 10 euros. Davantage d’informations sont à retrouver sur le site Avignon tourisme.

    Louis Golliot

  • Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Transmise par les moustiques, cette maladie qui se manifeste habituellement par une fièvre brutale avec des douleurs et une éruption cutanée peut dans de rares cas susciter des complications graves, voire mortelles. « Des mesures de gestion ont été immédiatement engagées afin de limiter tout risque de propagation », précise le communiqué, avec des opérations de démoustication dans le voisinage. En complément, des visites seront réalisées par l’ARS et Santé publique France avec l’appui de la municipalité pour identifier de potentiels cas secondaires et sensibiliser les habitants. L’ARS invite à se protéger des piqûres, consulter immédiatement son médecin traitant, limiter ses déplacements en cas de symptômes.

  • La rentrée solidaire d’Emmaüs Pointe-Rouge

    La rentrée solidaire d’Emmaüs Pointe-Rouge

    « Ils sont sympas, je viens souvent leur rendre visite. Aujourd’hui j’ai acheté 35 feutres pour 3,50 euros », détaille Laura trentenaire ravie de son gros paquet de feutre. Pour le matériel de type cahier, feuilles Canson, classeurs, trousses, règles ou ardoises, le prix de 50 centimes est unique. Mais pour les stylos, les feutres et les crayons, l’affaire est encore plus belle. « Je les fais à 50 centimes les cinq », déclare Hervé, compagnon de la communauté en mode « maître d’école » du stand. « Les livres, manuels scolaires, ou les dictionnaires, ça part super bien. Je les choisis moi-même dans notre bibliothèque », poursuit-il joyeusement. Sur le côté du stand, Nora et Aïcha trouvent 4 jolis sacs à dos à trois euros chacun, inespéré avant la rentrée.

    Inquiétudes

    Le stand fournitures scolaires est en plein air et jamais vide. Nouara Bernou explique : « C’est à la demande des clients que nous avons commencé la vente il y a une semaine. Il n’est pas rare de trouver une maîtresse en quête de matériels pour les élèves que les parents n’auront pas pu fournir. » Et de poursuivre « Cette année, c’est un peu particulier. On sent les gens inquiets des factures qui vont arriver, des taxes, de la politique en général. » La clientèle d’Emmaüs a beaucoup évolué ces dernières années, un retour des jeunes par éthique mais surtout par nécessité est observé. « La classe moyenne a de plus en plus de mal à faire face, la précarité est en constante hausse. Les équipements coûtent de plus en plus cher avec l’engouement des marques » observe-t-elle. Elle réfléchit, puis reprend « comment demander à son enfant de bien travailler, si on n’est pas en mesure de bien l’habiller ? » Cerise sur le gâteau, aucun don de grandes surfaces cette année…

    Emmaüs Pointe-Rouge
    110 Trav. Parangon, Marseille 8e.

  • L’UL CGT rappelle son rôle dans la Libération d’Arles

    L’UL CGT rappelle son rôle dans la Libération d’Arles

    C’est une première. Ce mercredi 26 août, l’Union locale CGT s’est réunie devant la stèle de la place Lamartine pour souligner la contribution du monde ouvrier, et en particulier son organisation syndicale, dans la Libération de la ville d’Arles.

    Le secrétaire général Nicolas Bourcy explique : « Nous avons retrouvé dans les archives une déclaration du Comité local de la Libération, chargé de gérer la ville en attendant les élections municipales au printemps 1945, datant du 26 août 1944.» Y sont cités les membres représentant « les divers mouvements de libération, c’est-à-dire : Mouvements unis de la résistance, CGT, Parti communiste, et Front national de lutte pour l’indépendance de la France ».

    Le syndicat est « ainsi reconnu comme tenant une place singulière dans l’histoire résistante de la ville », souligne Nicolas Bourcy. « Son occupation depuis 126 ans de ses locaux historiques dans la Bourse du travail, sa visibilité, avec son signe au fronton, en constituent une reconnaissance matérielle autant que morale. Ceux qui s’y attaquent aujourd’hui n’ont d’autre volonté que de chercher (…) à affaiblir, à nier cette histoire (…).»

    Un moratoire à l’expulsion

    En juillet, le tribunal administratif de Marseille a validé l’expulsion de l’UL de ses locaux, au motif de l’échéance de la convention d’occupation des lieux, en 2023, que le maire (Horizons) Patrick de Carolis a refusé de renouveler. Le syndicat a annoncé faire appel, ce qui ne suspend ni l’expulsion ni l’astreinte financière de 50 euros par jour, qui s’appliquera à compter de la mi-septembre. « Nous demandons un moratoire au préfet, en attendant les conclusions de la mission interministérielle lancée en juillet pour réfléchir à l’avenir des Bourses du travail », précise Nicolas Bourcy.

  • Des publications religieuses de maires RN font polémique

    Des publications religieuses de maires RN font polémique

    Lors des jours fériés, bon nombre de responsables d’exécutifs s’en font l’écho sur les réseaux sociaux. Même lorsque ces jours sont liés à des fêtes religieuses. Le 15 août, jour de l’Assomption, plusieurs maires vauclusiens en ont fait mention. Comme le maire RN de Morières, Grégoire Souque, voire celui (DVG) de Bollène, Anthony Zilio. Mais de manière assez neutre, adressant une sorte de pensée républicaine aux catholiques.

    En revanche, les maires RN d’Orange et de Bédarrides ont développé un message plus prosélyte aux yeux de la Ligue des droits de l’Homme et de la Libre pensée. Les deux associations ont adressé un courrier au préfet *. La Libre pensée demande à Thierry Suquet de bien « vouloir rappeler » à Jean-Dominique Artaud (Orange) et Guillaume Taddio (Bédarrides) « leur obligation de respecter la loi de 1905 et, en conséquence, de retirer le message qu’ils ont publié ». « La République ne reconnaissant aucun culte, elle n’en privilégie donc aucun de quelque manière que ce soit », rappelle La libre pensée.

    Le maire d’Orange parle ainsi d’un « héritage chrétien qui a profondément façonné la France » évoquant « nos processions, nos églises, nos fêtes et nos traditions », quand le maire de Bédarrides souligne une « une fête qui occupe une place particulière dans notre patrimoine et nos traditions ». « Ces formulations peuvent donner le sentiment que ces deux maires associent l’identité de la commune à une référence religieuse particulière », juge la LDH rappelant qu’une « collectivité territoriale s’adresse à l’ensemble de ses administrés, quelles que soient leurs convictions religieuses ou philosophiques : sa communication doit respecter les exigences de neutralité qui s’attachent à l’action publique ».

    Une « polémique » qui « emmerde » Guillaume Taddio. Sur Ici Vaucluse, le maire s’érige contre « une conception de la laïcité qui consiste à effacer notre histoire et notre tradition ». Et de remettre en cause la neutralité de la LDH se demandant si elle agirait de la sorte s’il « faisait le même genre de post avec l’Aïd », accusant la LDH d’être « de gauche et christianophobe » et finissant par dire qu’il ne publiera rien sur les fêtes juives ou musulmanes car pas liées à l’histoire de France. La LDH réclame « une égale considération des religions ».

    * Sollicitée, « la préfecture
    ne souhaite pas s’exprimer
    sur ce sujet
     ».

  • [C’est l’été] Le festival de cuisine italienne bat son plein à La Ciotat

    [C’est l’été] Le festival de cuisine italienne bat son plein à La Ciotat

    L’odeur des risottos, des « fusillo » et des pizzas embaume La Ciotat depuis ce mercredi. C’est la 8e année que la mairie et la Chambre de commerce italienne pour la France s’associent dans l’organisation de cette manifestation. La gastronomie de la Botte et la cuisine provençale vont dialoguer jusqu’au dimanche 30 août, place Evariste Gras.

    Pour cette nouvelle édition, 13 food trucks provençaux et italiens sont au festival. Ces derniers représentent six régions italiennes : le Piémont, l’Emilie-Romagne, la Sicile, la Vénétie, la Campanie et le Latium. Sont aussi proposés des ateliers, des démonstrations et des dégustations.

    L’Association des cuisiniers italiens de France propose, lors de ces ateliers gratuits, de passer derrière les fourneaux pour apprendre à réaliser des « gnocchis verts », des « pizzoccheri » ou, pour les becs sucrés, des « cannoli siciliani ». Des animations accessibles sur inscription sur place, dans la limite de 15 participants par session.

    Michel Balsaldella, chef du Grand Puech a Mimet et Agostino Coppola chef napolitain et président de l’Association des chefs italiens de France animeront des spectacles culinaires tous les matins à 10h30. Ils mélangeront les cuisines italiennes et provençales dans des recettes inédites.

    Les autres animations

    Cette année, le festival a adopté le thème de l’automobile. L’occasion de se lancer quelques défis au simulateur de course. Avec en point d’orgue dimanche, à 17h, la rediffusion du Grand Prix de France 2004 remporté par Ferrari.

    Le festival se décline aussi en cinéma et en musique. Ce jeudi à 17h, Il Vigile, une comédie italienne, réalisée par Luigi Zampa, sera diffusée en plein air. Tous les soirs, le pianiste chanteur Laurent Versini alternera avec le groupe Italian Akustik Trio pour reprendre les grands classiques de la chanson italienne. Samedi et dimanche, place au karaoké et au quiz musical, pour se mettre en appétit avant de savourer à nouveau les délices de la gastronomie italienne.

    Gabrielle Cartellier

  • Dans le Var, une plateforme pour la transparence des subventions

    Dans le Var, une plateforme pour la transparence des subventions

    Rendre visible l’action de l’État. C’est l’ambition de la nouvelle plateforme Suivi subvention lancée par l’État dans le département du Var. Présenté ce mardi lors d’une conférence de presse, le site cherche à rendre plus lisibles les financements étatiques. Il permet aussi de mettre en valeur les projets très concrets que l’État permet de financer.

    Sur le site suivi-subvention.fr, il est donc possible pour n’importe qui de chercher les projets varois subventionnés. La recherche peut s’effectuer par commune, année, dispositif de financement ou encore type de projet. Pour la préfecture « l’objectif est de passer d’une information administrative parfois complexe à une information directement compréhensible », explique-t-elle dans un communiqué de presse.

    La plateforme intègre également l’intelligence artificielle dans son assistant de recherche, afin de ne pas avoir besoin de maîtriser tout le vocabulaire administratif pour retrouver le projet souhaité. Une manière de faciliter l’accès à ces informations pour les administrés.

    « C’est un outil qui permet une meilleure transparence sur les finances publiques et il permet aussi aux élus ruraux d’avoir accès à toutes les aides qui sont à notre disposition », explique Marjorie Viort, maire du Thoronet et présidente de l’association des maires ruraux du Var. Disponible uniquement dans le Var la plateforme pourra être développée par d’autres préfets départementaux.

  • Quarante familles réussissent le défi de l’alimentation durable

    Quarante familles réussissent le défi de l’alimentation durable

    Si elles étaient cinquante sur la ligne de départ fin novembre, quarante familles ont finalement suivi l’aventure jusqu’au début de l’été. Ce sont les chiffres encourageants que présente la Communauté de Communes de Serre-Ponçon, qui a lancé en fin d’année 2025 des « défis déchets alimentation ». Cuisiner « zéro déchets », remplacer la viande par des protéines végétales… Chaque mois, un nouveau défi et des ateliers pour aider à les relever étaient proposés aux familles participantes. C’est l’association Gap Sciences et Animations qui s’est chargée du volet réduction des déchets, tandis que l’association Solidarités et Environnement menait les ateliers pour adopter une alimentation plus saine, de saison et locale sans augmenter son budget.

    « Il y a beaucoup de choses très simples qu’on peut faire, sans se rajouter beaucoup d’efforts ou de charge mentale en plus », constate Justine, Embrunaise, qui a participé aux défis de réduction des déchets avec ses deux enfants, de cinq et neuf ans, qui ont fabriqué leur éponge réutilisable pour remplacer celles en plastique. « Maintenant, avec les magasins où il y a du vrac il y a des produits comme les cosmétiques, qui sont faciles à récupérer avec ses contenants, plutôt qu’acheter puis jeter le tube de dentifrice, le stick de déodorant, le shampooing, le liquide vaisselle ou la lessive… », affirme-t-elle.

    Des efforts moindres

    que ce que l’on pense

    Pour aider les participants à consommer localement, le programme a organisé des visites chez les agriculteurs, comme à la ferme des Têtes rousses à Réallon, ferme d’altitude de brebis laitières. « Ça permet aussi de se rendre compte qu’on a tout à portée de main, surtout nous dans notre région où l’on ne manque pas de producteurs. Et je trouve que ce n’est pas non plus super compliqué à mettre en place. Surtout qu’en circuit court, avant, on était obligés d’aller chez chaque producteur. Maintenant, il y a des associations comme le panier Embrunais, qui regroupe tout en une seule commande », note Audrey, habitante des Orres qui a relevé tous les défis d’alimentation.

    « Si la plupart des familles participantes étaient déjà assez sensibles à ces sujets, le fait de pouvoir impliquer toute la famille, de venir avec ses enfants, a créé un bel engouement, commente l’une des techniciennes de la communauté de communes en charge du projet. Les recettes partagées par exemple, ont été très appréciées et reprises par les gens chez eux. Sur l’autre volet également, on a constaté une nette réduction des poids de déchets au fil des pesées. » L’équipe organisatrice prépare désormais une nouvelle session pour 2027, mais sur une période plus réduite, pour faciliter le suivi de tous les ateliers de bout en bout.

  • Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    À l’embouchure du Rhône, entre terre, mer et fleuve, Port-Saint-Louis-du-Rhône est l’une des portes d’entrée de la Camargue. Érigée en municipalité distincte des territoires d’Arles et de Fos-sur-Mer en 1904, cette commune du bout du monde s’est bâtie autour de son port de transbordement. Plus de 120 ans plus tard, elle se dessine un nouveau visage en se tournant vers le tourisme, sans oublier son héritage. « Nous assumons pleinement cette histoire industrielle et maritime en la transformant en atout touristique », souligne l’adjointe au maire déléguée à l’attractivité Marion Castellani.

    Observation des flamants roses, plages naturelles, salins, randonnée, vélo, navigation entre Rhône et Méditerranée, découverte des métiers de la pêche, visite des sites portuaires et industriels en activité… La programmation, qui met en valeur les traditions camarguaises et provençales, tout comme le patrimoine ouvrier, porte ses fruits. « Port-Saint-Louis-du-Rhône confirme sa montée en puissance comme destination de nature, de littoral et de tourisme itinérant », poursuit l’élue. L’Office de Tourisme accueille chaque année plus de 5 000 visiteurs dans ses locaux, « un chiffre qui ne cesse de progresser », précise la directrice Mandy Girard-Marin. L’aire de camping-car, inaugurée en 2022, permet à elle seule d’accueillir près de 10 000 visites.

    Un tourisme

    quatre saisons

    Si la clientèle est majoritairement française (principalement issue de la région Sud, de l’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes), la Via Rhôna offre une visibilité européenne à Port-Saint-Louis-du-Rhône, située au terme du parcours reliant le lac Léman à la Méditerranée, avec des touristes venant d’Allemagne, des Pays-Bas ou encore d’Italie.

    Deux ports de plaisance, le port central et un partenariat avec des compagnies de tourisme fluvial permettent également d’accueillir une clientèle plus internationale. « Les Américains, les Canadiens et les Australiens », amateurs de balades sur le Rhône, sont particulièrement représentés. La Ville travaille à la création de nouvelles escales dans le cadre de la démarche Provence fluviale. Le futur Pôle Nautisme Mer, avec la réhabilitation des 300 hectares de la Presqu’Île du Mazet, doit renforcer l’accueil des plaisanciers, avec la création de 4 500 places à sec et à flot, tout en promouvant les métiers maritimes. « Ce projet repose sur deux principes : développer des activités écoresponsables et réinvestir intelligemment les friches pour valoriser le foncier disponible sans artificialisation inutile », précise Marion Castellani. Avec un objectif : « Allonger les durées de séjour tout en développant une activité touristique plus étalée sur l’année ». Le chiffre d’affaires est évalué à 220 millions d’euros, avec 570 emplois attendus à la clef.