Category: societe

  • Nuits magiques à Fontaine-de-Vaucluse

    Nuits magiques à Fontaine-de-Vaucluse

    C’est sur l’un de ses sites emblématiques et plus précisément sur celui qui a donné son nom au département que le Département de Vaucluse vous propose de découvrir un spectacle son et lumière unique pour vivre une expérience nocturne comme vous n’en avez jamais vu.

    Célébrer les mythes et légendes

    Dès ce samedi et jusqu’au 16 août les bords de la Sorgue qui traversent la commune de Fontaine-de-Vaucluse deviennent le décor d’un show unique à la croisée des chemins entre l’art numérique, la nature et l’émotion avec « Fontaine-de-Vaucluse, source de légendes ».

    Ce temps fort proposé durant la première quinzaine d’août raconte les mystères du gouffre d’où jaillit la rivière si célèbre et les mythes qui entourent ce site fascinant, à l’image de la nymphe gardienne des eaux ou du combat mémorable entre la terrible coulobre et saint Véran. L’occasion également de vivre de belles échappées à travers le département, en évoquant plusieurs sites emblématiques allant du Ventoux à la cité des papes en passant par les ocres du Luberon.

    Et pour ce vidéo-mapping, ni écran de projection ni façade n’ont été installés car il a été conçu par l’artiste Marie Jumelin et la société et la société de production vauclusienne Artcom diffusion installée à Pernes-les-Fontaines, dont la particularité est d’utiliser les frondaisons comme écran de projection. Ainsi, les images seront projetées directement sur la végétation, transformant les arbres du vallon de la Sorgue en support pour cette découverte visuelle qui respecte le site classé.

    Pour le son, la magie sera tout autant au rendez-vous puisque les visiteurs auront la chance de profiter d’une création spécialement pensée pour le site. Cette dernière dialoguera avec les bruits naturels de la Sorgue afin de plonger les spectateurs dans une expérience sensorielle et visuelle totale.

    Première projection à 21h30 puis trois autres par soirée. Accès libre et gratuit.

  • Déremboursements, franchises : l’amère pilule

    Déremboursements, franchises : l’amère pilule

    Sans avoir pris connaissance des détails du décret, le président du comité héraultais de la Ligue contre le cancer ne veut pas y croire. « Je ne pense pas que les malades du cancer seront touchés. C’est un effet d’annonce pour faire passer la pilule. Il y aura forcément des dérogations pour les affections de longue durée*. Sans quoi, cela signifie que nous sommes en banqueroute. Ce serait une remise en cause totale de notre système de protection sociale selon lequel la solidarité aide ceux qui en ont le plus besoin », estime le professeur Jean-Bernard Dubois.

    Et pourtant, en l’état actuel des annonces de Stéphanie Rist, il y a de quoi s’alarmer. Le 23 juillet, la ministre de la Santé a annoncé que le plafond des franchises médicales sera relevé de 100 à 200 euros annuels (toujours 1 euro par boîte de médicament et par acte paramédical, 2 euros par consultation médicale, examen radiologique ou analyse, 4 euros par transport sanitaire). Le lendemain, elle enfonçait le clou pour l’Assurance maladie en promettant une baisse des remboursements dentaires, des transports sanitaires et autres médicaments jugés « moins efficaces ». Le tout dans une logique comptable d’économies de bouts de chandelle (1,5 à 1,7 milliard d’euros pour les déremboursements) afin soi-disant de « lutter contre les abus ».

    Inflation des tarifs des complémentaires santé ?

    Une logique inacceptable selon les associations car elle revient à faire payer davantage les malades. « Les patients ne peuvent plus être l’éternelle et unique variable d’ajustement des comptes de l’Assurance-maladie », a tout de suite dénoncé France assos santé. « Il vaudrait mieux lutter contre les fraudeurs plutôt que punir tout le monde », regrette Gilles Loison.

    Si on sait déjà que 18 millions de Français ne seront pas concernés (mineurs, bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), femmes enceintes), le secrétaire héraultais du Secours populaire s’inquiète des répercussions chez les plus fragiles. « Nous recevons des publics qui ne sont pas en capacité de se payer une mutuelle et qui parfois, faute de moyens, renoncent à des soins dentaires ou sur des lunettes alors qu’ils sont la porte d’entrée de la santé. »

    De son côté, Que choisir Ensemble craint que les complémentaires santé qui ont déjà augmenté leurs tarifs de 25% en 3 ans (selon une étude de cette association de consommateurs), ne répercutent encore la mesure sur ses tarifs. « Ce sera pour elles un prétexte », prévient Claude Gaubert. Selon le responsable communication montpelliérain de l’asso qui fêtera ses 50 ans en septembre, aucun patient n’a à gagner à s’enfermer dans une logique où le privé prend une part de plus en plus importante des soins. « Quand vous donnez 100 euros à la Sécu, il vous en revient 95. Et seulement 80 quand c’est une complémentaire santé qui doit rémunérer ses actionnaires. » Une logique aussi fustigée par Gilles Loison au Secours populaire. « On va vers des soins à deux vitesses avec une sorte de système à l’américaine. Ils veulent la mort du système de Sécu d’après guerre. »

    * Cancers, diabétiques, AVC, maladies psychiatriques, neurodégénératives, insuffisances cardiaques, rénales…

  • Les syndicats dénoncent des défaillances structurelles

    Les syndicats dénoncent des défaillances structurelles

    En avril 2024, le ministère de l’Intérieur, alors dirigé par Gérald Darmanin, lançait le Beauvau de la sécurité civile, une large concertation nationale censée faire évoluer le modèle français « pour mieux l’adapter aux enjeux climatiques, technologiques et sociétaux ». Deux ans et quatre changements de gouvernement plus tard, ce modèle semble plus que jamais à bout de souffle.

    « Nous sommes au bout de ce système, que ce soit en termes de moyens humains ou matériels », affirme Mathieu Manetti, secrétaire départemental du syndicat Sud du Service départemental d’incendie et de secours du Gard (Sdis 30). Il rappelle qu’en France, ce sont les conseils départementaux et les communes qui financent en majorité les Sdis. « Nos conditions de travail sont donc différentes selon les territoires, puisqu’elles dépendent de la richesse des Départements, explique-t-il. Le Gard est un département pauvre, mais nous avons de la chance d’avoir une bonne volonté politique. » Il ajoute que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter, avec une hausse de 10% cette année dans le Gard. « Les interventions augmentent mais le financement ne suit pas, dans un contexte où le budget des collectivités ne cesse de diminuer. » Par ailleurs, certains sapeurs-pompiers professionnels ne sont pas payés durant l’intégralité de leurs heures de garde. « Dans le Gard, nous sommes rémunérés en heure pour heure dans presque toutes les casernes. En revanche, dans les Bouches-du-Rhône par exemple, beaucoup sont en 24h comptées 16 ou 17 heures », déplore le syndicaliste.

    Toujours dans le Gard, Sébastien Perrier, président départemental du Syndicat autonome SPP-PATS, attire l’attention sur une autre difficulté. « Avec l’actualité, nos confrères ont besoin de renfort en Gironde. Seulement, dans beaucoup de départements, les pompiers professionnels doivent obligatoirement avoir un contrat de volontaire pour partir en renfort. Cela revient à ce que certains d’entre eux posent des congés pour travailler, c’est absurde. » Une actualité qui pose aussi la question des risques pour la santé. « Depuis peu, l’état reconnaît deux types de maladies professionnelles pour les pompiers, explique Mathieu Manetti. Cependant, certains pays du Nord en reconnaissent une vingtaine. »

    La crise des pompiers volontaires

    En France, les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) représentent environ 80% des effectifs de la sécurité civile. Selon Eric Bonijoly, secrétaire du syndicat Sud Sdis 34, « l’utilisation du volontariat à outrance est commune à tous les départements. Cependant, les SPV cumulent généralement une deuxième activité. Cela peut donc se ressentir dans la fatigue des agents et représenter, parfois, un danger pour eux et leurs collègues. »

    De son côté, Bernard Pedrotti est référent départemental du Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France (SSPVF) dans l’Hérault. Il explique : « Il faut différencier deux sortes de SPV. Il y a des volontaires fixes, en caserne, qui sont en quelque sorte professionnalisés et qui effectuent des gardes de 24 heures. Et puis il y a le maillage des volontaires dans les villages, qui sont payés uniquement à l’heure d’intervention quand on les bipe. Ce sont eux qui sont la véritable puissance de la protection civile. Or, les SPV n’ont pas de dispositif de retraite sérieux. Ils bénéficient seulement de la Prestation de fidélisation et de reconnaissance, au bout de vingt ans de service. S’il y a moins de vocations, c’est parce qu’il faut donner beaucoup de sa personne contre trop peu de reconnaissance. »

    Selon Sébastien Perrier, l’accumulation de ces problèmes structurels se traduit dans l’actualité mais n’est pas nouvelle. « On va laisser passer la saison avant de donner rendez-vous aux pompiers dans la rue. Les troupes sont exaspérées, donc la rentrée sociale s’annonce bouillante », prévient-il.

  • [C’est l’été] Le jardin du Rocher des Doms à Avignon

    [C’est l’été] Le jardin du Rocher des Doms à Avignon

    À quelques encablures de la bouillante et minérale place du palais des Papes, il faut se donner encore un peu la peine de monter vers la cathédrale et découvrir ce jardin, véritable promontoire sur la ville mais surtout le Rhône. Créé en 1865 par l’architecte-paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps [concepteur du parc Borély à Marseille], le jardin a récemment fait l’objet d’une profonde réhabilitation nécessitant un an et demi de fermeture : désimperméabilisation, reprise du bassin, nouvelle vue vers le palais des Papes, renouvellement de 90% des arbustes et 30% des arbres ont notamment été réalisés. La grande fontaine rocheuse est toujours là, de même qu’une aire de jeux pour enfants.

  • [C’est l’été] Laurent Belorgey, oléiculteur : « S’adapter, c’est un défi »

    [C’est l’été] Laurent Belorgey, oléiculteur : « S’adapter, c’est un défi »

    « Après des études d’ingénieur, je suis parti dans une banque au Luxembourg. Pas vraiment destiné à faire un métier agricole. Au décès de mon père en 2002, je fais des allers-retours hebdomadaires sur l’exploitation pendant un an. Viens ensuite l’heure du choix » explique Laurent Belorgey. Et de préciser : « Je me souviens très bien, c’était au mois de mai à Marseille. J’ai pris la corniche pour me rendre à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et je me suis dit que c’était vraiment trop beau. Le Luxembourg y a que des banquiers et des assureurs. Faut être honnête, ce n’est pas la vraie vie ».

    En constante adaptation

    Au mois de septembre de l’année suivante, il rentre au pays avec sa petite famille. La Lieutenante est le nom de son exploitation à Saint-Martin-de-Crau près d’Arles qui doit son nom à la femme d’un lieutenant qui, sous le règne du roi Henri IV, à la suite des guerres de religion avait repris le domaine. « Mon histoire familiale commence là, sur cette propriété transmise depuis deux siècles. à l’origine, il y a avait du foin, des oliviers plantés en 1961 par mon grand-père Jean et puis un troupeau ovin IGP agneau de Sisteron label rouge » détaille Laurent. En 1963, Jean rachète avec quelques amis et voisins un moulin pour transformer les olives en huile et préparer des olives de bouche. « A partir de 1992, mon père Marc Bélorgey poursuit le développement de l’oliveraie familiale et participe au plan de relance de l’oléiculture française », retrace-t-il. En 2008, suite à une décision de l’ARS, une partie du troupeau doit être abattue, le reste est cédé à un berger.

    La passion pour moteur

    Une variété locale d’olivier est longue à produire, presque une dizaine d’année, Laurent le sait, alors il continue de planter des oliviers comme son grand-père et son père. « Si dans l’imaginaire, un olivier n’a pas besoin d’eau, il faut savoir que poussé à l’extrême, il ne produit plus. Il est hyper résiliant mais pour avoir des olives, il faut de l’eau et au bon moment » précise l’oléiculteur. Equipé de dendrométres pour mesurer la respiration de l’arbre, et les flux de sève et d’outils multispectraux… Il faut arroser juste.

    Son foin de Crau voit aussi de fait son système d’irrigation s’améliorer. Convaincu que « le tabouret tient mieux avec 3 pieds », Laurent avec un voisin s’intéresse aux amandiers à partir de 2017, et il commence à en planter. « La monoculture est trés compliqué dans l’agriculture. on est en première ligne du changement climatique. On le voit sur les dates de récoltes, de floraison. » L’olivier a besoin d’être pollinisé, un décalage sur la floraison impacte forcément la chaîne de l’écosystème. Aujourd’hui 80 hectares d’amandiers, 50 d’oliviers et 80 de foin composent le domaine. « La récolte est avancée de 15 jours actuellement. S’en rendre compte c’est une chose, s’adapter, c’est un défi. » Une seule certitude reste : il n’y a pas d’agriculture sans eau. Mais attention « Ce n’est pas du gaspillage, l’évapotranspiration des arbres, donne un climat plus frais dans la Crau. On doit être 5 degrés de moins que dans la Crau sèche, où il n’y a pas de foin. L’eau, c’est un cycle. »

    En agriculture, mieux vaut être passionné mais pas que. « La résiliance, le fait d’aller au bout des projets, de se donner tous les moyens pour y aller, c’est un travail de tous les jours » confie Laurent. Mais il ne faut pas oublier l’humilité. « On est face à la nature, on ne peut pas tout expliquer, tout maitriser. On est obligé de s’adapter en permanence. On doit faire avec le climat. » Laurent se pose quelques minutes puis poursuit « avec les fortes chaleurs de mai, on a fait du foin comme jamais au niveau qualité depuis 10 ans. » Ensuite vient l’interrogation : « Mais pour les oliviers ? Ils venaient juste de fleurir, je ne suis pas certain du coup de chaud sur les fleurs et sur les petites olives qui venaient à sortir. »

    Laurent garde en tête la nécessité de la polyculture et l’attachement à produire des beaux produits. « Voir les gens prendre du plaisir à consommer ce qu’on produit. C’est ma plus grande satisfaction. C’est concret. »

    Des huiles labellisées AOP

    Les quatre variétés d’oliviers, reconnues par l’appellation de la Vallée des Baux de Provence A.O.P sont cultivées au domaine de la Lieutenante : la Salonenque, la Béruguette, la Verdale des Bouches-du-Rhône et la Grossane.

    Grand cru noir ou vert ou encore huiles aromatisées sont proposées.

  • Un transfert de la facture aux mutuelles… et aux assurés

    Un transfert de la facture aux mutuelles… et aux assurés

    Le gouvernement a présenté de nouveaux transferts de remboursements de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé. Concrètement, la Sécurité sociale remboursera moins les consultations chez le chirurgien-dentiste (50% contre 60%), les transports sanitaires (55% contre 50%) et les médicaments jugés « les moins efficaces ».
    La Mutualité française, qui regroupe 500 mutuelles, estime que les complémentaires devront absorber entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros de dépenses supplémentaires. Interrogée par Franceinfo sur une éventuelle hausse des cotisations, la ministre de la Santé, assure que « la répercussion sur le prix n’est pas automatique », tout en reconnaissant ne pas pouvoir imposer un gel tarifaire.

    « Les assurés vont payer plus »

    Un discours que conteste Hélène Gaufichon, secrétaire générale de Solimut : « Les assurés vont payer plus à cause d’une augmentation mécanique de leur cotisation mutualiste ». Sur la méthode, Hélène Gaufichon dénonce « un déni de démocratie réalisé en plein cœur de l’été par le biais de décrets, qui enlèvent la parole au Parlement ». Le projet, transmis au Conseil de l’Assurance maladie, a d’ailleurs reçu, mardi, un avis défavorable.

    Au-delà de l’impact financier, la secrétaire générale de Solimut y voit « une attaque d’envergure contre la Sécurité sociale et contre l’accès aux soins ». « On a fêté les 80 ans de la Sécurité sociale et, plutôt que de la renforcer, le gouvernement la détruit un peu plus », fustige-t-elle. Les mutuelles ont lancé la plateforme defendonslasecu.fr pour interpeller les parlementaires et tenter d’obtenir le retrait de cette mesure dès la rentrée.

  • À Sanary, dernier jour pour la collecte pour les sinistrés des incendies

    À Sanary, dernier jour pour la collecte pour les sinistrés des incendies

    Après un week-end de permanence assuré par les élus de la commune, la collecte se poursuit pour une dernière journée ce lundi 3 août, à la salle 35 de l’Espace Vie Associative 99 avenue Desmazure, de 8h à 16h30. Les dons collectés seront ensuite acheminés dans le cadre d’une organisation mutualisée à l’échelle de l’Agglomération Sud Sainte Baume.

  • [C’est l’été] Semaine des familles à Allos

    [C’est l’été] Semaine des familles à Allos

    Ateliers créatifs, course d’orientation, atelier jeu, et animations diverses pour petits et grands !

    De lundi à vendredi.

    Accès libre.

  • [Entretien] Anthony Gonçalves : « Le calcul égoïste d’un gouvernement à l’affût de la moindre économie »

    [Entretien] Anthony Gonçalves : « Le calcul égoïste d’un gouvernement à l’affût de la moindre économie »

    La Marseillaise : Le gouvernement a annoncé le doublement des franchises médicales et une hausse du reste à charge. Quel regard portez-vous sur ces mesures ?

    Anthony Gonçalves : Je suis profondément choqué par ces annonces. Le gouvernement considère que les gens consomment des médicaments ou ont des actes médicaux pour se faire plaisir. Il imagine qu’en augmentant ces franchises, ils vont réduire leur consommation médicale, ce qui est totalement faux. La grande majorité de ces consommations répond à des besoins réels. Ça va toucher des personnes atteintes de maladies graves qui n’ont pas choisi de l’être.

    Ces mesures permettraient, selon
    le gouvernement, de financer l’accès aux soins. Qu’en pensez-vous
     ?

    A.G. : C’est incroyable de ponctionner les malades pour favoriser l’accès aux soins. C’est l’inverse qui va se passer. Penser qu’on va freiner des dépenses de santé comme s’il s’agissait d’une consommation de confort est un calcul terrible. Les plus modestes, souvent en affection de longue durée, vont renoncer aux soins dont ils ont besoin. Les malades du cancer, avec des traitements lourds et réguliers, seront touchés de plein fouet. Au final, cela dégradera leur état de santé et coûtera encore plus cher lorsqu’il faudra les hospitaliser. C’est le calcul égoïste d’un gouvernement à l’affût de la moindre économie. Il ne va pas chercher l’argent là où il se trouve. On nous parle du déficit de la Sécurité sociale, mais il est largement alimenté par les exonérations de cotisations accordées aux entreprises.

    Qui seront les plus pénalisés ?

    A.G. : Les retraités vivant avec moins de 1 500 euros par mois et atteints d’affections de longue durée, de cancer ou de maladies cardiovasculaires. Ce sont des patients qui ont besoin de consultations et de prescriptions régulières. On va aller taper dans la poche de ceux qui n’ont déjà pas beaucoup pour vivre.

    Quelles seront les conséquences de ces mesures sur le prix des mutuelles ?

    A.G. : On parle d’un transfert de charges de 1,5 à 2 milliards d’euros, donc les mutuelles vont mécaniquement augmenter leurs tarifs, alors qu’ils sont déjà un problème pour une partie de la population. D’où notre idée d’instaurer une mutuelle communale à Marseille, pour permettre aux plus modestes d’accéder à une complémentaire à un tarif plus favorable.

    Que révèlent ces annonces sur
    la gestion politique de notre système de santé
     ?

    A.G. : Depuis des années, on entend cette petite musique de la responsabilisation des malades. L’idée serait de dire que le droit à la santé est une affaire de responsabilité individuelle. C’est un retour en arrière de plus sur un droit universel, qui ne doit dépendre ni des revenus ni du niveau social. On assiste à une attaque en règle globale contre notre système de Sécurité sociale.

    Les annonces ont été faites en plein été, sans débat parlementaire.
    Que pensez-vous de la méthode
     ?

    A.G. : La méthode est aussi choquante que le fond. L’an dernier, cette proposition avait été rejetée par le Parlement. Le gouvernement revient à la charge sans passer par le débat. C’est le pari abominable du gouvernement : on fait passer les mauvais coups pendant l’été.

  • Forte mobilisation pour contenir l’incendie du Gros Bessillon ce week-end, 1850 hectares parcourus depuis vendredi

    Forte mobilisation pour contenir l’incendie du Gros Bessillon ce week-end, 1850 hectares parcourus depuis vendredi

    Le feu n’est pas encore fixé, mais la situation s’améliore dans le massif du Gros Bessillon. Après une journée cataclysmique vendredi, durant laquelle 1 000 hectares ont été parcourus en quelques heures suite à une reprise du feu au sud-est de Correns, le travail des 1 500 sapeurs-pompiers a permis de limiter sa progression. Notamment grâce aux 675 largages effectués par les canadairs, avions Dash et hélicoptères bombardiers d’eau, dont 450 samedi, « un record », précisait le préfet du Var, Simon Babre. Des brûlages tactiques ont aussi été opérés pour éviter de donner du combustible à l’incendie. L’objectif principal : sécuriser les points chauds et éviter toute potentielle reprise. Deux ont eu lieu dimanche en début d’après-midi mais ont été rapidement traitées, offrant une fin de journée plus calme.

    Un travail dans la continuité de celui mené samedi, journée durant laquelle le principal combat a peut-être été gagné, a minima de manière provisoire. Après une nuit de vendredi durant laquelle les sapeurs-pompiers avaient déjà procédé à des brûlages tactiques, l’après-midi était particulièrement redoutée avec un mistral et une chaleur intenses. Ce qui laissait craindre que le feu au sud de Correns ne franchisse une nouvelle vallée, et ne rejoigne un autre massif, ce qui aurait menacé les communes de Montfort, le Val, Vins-sur-Caramy et 3 000 à 4 000 hectares supplémentaires. Et déjà, la sécurisation des points chauds avait été fructueuse.

    Nouvelle journée à risque lundi

    Dimanche soir, le bilan était de 1 850 hectares parcourus. Au vu de l’accalmie, l’ensemble des mesures d’évacuation et de confinement avaient été levées, et les axes routiers rétablis. « Mais de nouvelles mesures pourraient être prises », prévient le préfet.

    Car lundi, ce dernier craint une nouvelle journée périlleuse, avec « un fort vent de sud-est et des rafales à 50 km/h ». « Les 1 500 pompiers mobilisés restent sur place », ajoute le directeur du Sdis 83 Eric Grohin. Par ailleurs, la gendarmerie a mené « une action forte en matière de sécurité », précise Simon Babre, avec plus de 500 contrôles effectués quant au transport, interdit jusqu’à ce lundi, de dispositifs allume-feu, tandis qu’une mise à feu volontaire, rapidement contrôlée, a été déplorée du côté du Muy.