Category: societe

  • Avignon : sans local, l’épicerie sociale et solidaire pour étudiants s’arrête

    Avignon : sans local, l’épicerie sociale et solidaire pour étudiants s’arrête

    Derrière les vitres et les grilles de l’épicerie sociale et solidaire l’Agoraé, quelques cartons remplis de flyers, une machine à café, ainsi que des paquets de pâtes et des bouteilles de jus jonchent le sol depuis plusieurs semaines. Le projet, lancé en 2023 sous la précédente municipalité de Cécile Helle (PS), va s’arrêter faute de locaux mis à disposition par la mairie.

    Ce lieu de rencontre permettait aux étudiants de trouver des denrées alimentaires et des produits d’hygiène à des prix défiant toute concurrence, parfois jusqu’à 10% des prix du marché.

    Contactée, la municipalité confirme que la convention de partenariat qui liait la Ville, l’Université d’Avignon, l’association étudiante Inter’asso avec le bailleur social Erilia, propriétaire des lieux, dans le cadre d’une convention d’occupation précaire, est arrivée à son terme le 3 juillet dernier. La municipalité assurait cette mise à disposition « à titre gracieux » en prenant en charge le loyer qui s’élevait à 10 336 euros par an. Les locaux, ainsi que deux autres espaces attenants également exploités par les services municipaux, ont été restitués à Erilia. La mairie explique qu’elle « n’est donc plus en mesure de poursuivre cette mise à disposition dans les conditions prévues par la convention ».

    Mais, comme pour d’autres projets lancés avant la prise de pouvoir du nouveau maire Olivier Galzi (DVD), tels que l’aide aux devoirs d’enfants en difficulté dans les quartiers populaires ou encore la végétalisation des cours d’écoles, la situation financière de la ville est avancée pour justifier l’arrêt de cette aide. « Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et alors qu’une démarche de rationalisation du patrimoine communal est engagée, la Ville est dans l’obligation de ne pas pouvoir supporter de nouvelles dépenses pour financer ou rechercher un local de substitution », précise-t-elle. Tout en assurant que « cette évolution ne remet toutefois nullement en cause l’engagement de la Ville en faveur de la vie étudiante ». Notamment en renforçant ses liens avec l’Université et les acteurs de l’enseignement supérieur, « afin de renforcer la coordination autour des enjeux de vie étudiante ». La municipalité estime également que cette « mobilisation constante contribue à soutenir l’attractivité universitaire et le rayonnement d’Avignon ». Au dernier classement des villes étudiantes du média L’Étudiant, la Cité des Papes figurait à la 37e position sur 50, à égalité avec Annecy et Troyes.

    « Choix politique »

    « Je n’attendais pas grand-chose de cette nouvelle municipalité soi-disant d’aucun parti. Apparemment, le bon sens, c’est de supprimer les aides aux étudiants et de les laisser crever », déplore Louis, de l’association l’Union étudiante Avignon.

    Cette décision suscite l’indignation des forces progressistes du Vaucluse. Les Jeunes Socialistes, à travers un communiqué ce lundi 14 septembre, regrettent un « choix du maire » qui ne fait que « renforcer la précarisation des étudiants avignonnais et montre que Monsieur le maire se préoccupe davantage de rentabilité financière que de l’avenir des étudiants avignonnais ».

    Du côté de la conseillère d’opposition Mathilde Louvain, (LFI), on s’interroge sur les réseaux sociaux : « La mairie est en roue libre ? ». « On commence à être habitué à la méthode. On décide manu militari. Zéro rencontre en amont. Cette majorité a définitivement du mal avec les mots solidarité, entraide, soutien », poursuit-elle.

    La section du PCF d’Avignon, Morières et Le Pontet estime que la fermeture de l’Agoraé « est un choix politique, pas une fatalité budgétaire. (…) La décision est d’autant plus incompréhensible que l’Agoraé était installée dans le “Repère de la caserne“, au cœur d’un secteur récemment requalifié. Ces lieux avaient justement vocation à créer de l’activité, du passage et de la vie dans la Carreterie. Une ville attractive ne se construit pas seulement avec des travaux : elle se construit aussi avec les associations, les étudiants et les services qui font vivre les quartiers ».

    Une pétition en ligne demandant la réouverture a récolté une centaine de signatures.

    Pétition contre la fermeture sur change.org

  • La bailleur social Grand delta habitat victime d’un pirate informatique ?

    La bailleur social Grand delta habitat victime d’un pirate informatique ?

    Grand delta habitat (GDH) a-t-il été victime d’une immense cyber attaque ? Selon le site French breaches, spécialisé dans les fuites de données numériques, le bailleur social s’est fait dérober quelque 188 000 éléments informatiques, couvrant la période de mai 2018 au 7 septembre dernier, impactant potentiellement 36 000 locataires. Une revendication d’un pseudonyme « fdp » a été publiée, dimanche dernier, sur un forum cybercriminel. Le pirate affirme mettre en vente cette base de données contenant « commandes et interventions, associées notamment à des logements, des occupants, des coordonnées personnelles, des fournisseurs et à l’historique de traitement des demandes », écrit French breaches.

    Contacté, GDH temporise : « Bien que le sujet ne soit pas confirmé, nous le prenons très au sérieux. à ce stade, les vérifications sont toujours en cours », tout en assurant que « nos équipes sont pleinement mobilisées pour mesurer précisément la situation. La protection des données de nos locataires, de nos partenaires et de l’ensemble des personnes concernées reste notre priorité ». Le bailleur appelle aussi à la vigilance : « Pour rappel, nous ne demandons jamais par téléphone, e-mail ou SMS de communiquer des coordonnées bancaires ou des mots de passe, ni d’effectuer un paiement ».

    Risque de faux techniciens et de fraude

    Ce vol de données aurait permis de recueillir des informations ultra détaillées sur les noms et coordonnées des locataires, leurs demandes de travaux, mais aussi les entreprises missionnées par GDH. « Les données pourraient par exemple révéler qu’une intervention a été demandée à une adresse précise, ainsi que le fournisseur chargé de la prestation et l’état d’avancement de celle-ci », analyse French breaches. Conséquence majeure, un risque de faux techniciens et d’ingénierie sociale. « Un fraudeur pourrait notamment tenter de se faire passer pour GDH ou pour une entreprise réellement chargée d’une intervention, afin de demander un paiement, récupérer d’autres informations ou organiser un faux rendez-vous », alerte le site spécialisé. Le bailleur gère plus de 42 000 logements dans sept départements, dont 30 000 en Vaucluse.

  • [Entretien] Yann Bisiou, université Paul-Valéry : « La priorité, ce n’est pas l’interdit mais l’accompagnement, la prévention »

    [Entretien] Yann Bisiou, université Paul-Valéry : « La priorité, ce n’est pas l’interdit mais l’accompagnement, la prévention »

    La Marseillaise : Depuis quand la consommation de protoxyde d’azote s’est-elle développée ?

    Yann Bisiou : C’est relativement récent. Il y a déjà eu un usage détourné à la fin des années 1950 mais très limité et qui ne concernait pour l’essentiel que les médecins. Cela fait une dizaine d’années que le protoxyde d’azote commence à être consommé avec une augmentation très forte ces cinq dernières années. C’est désormais une consommation du quotidien qui touche toutes les couches de la jeunesse. C’est difficile d’évaluer le nombre de consommateurs aujourd’hui car c’est un produit qui reste très peu de temps dans l’organisme et comme il est légal, il n’y a pas de statistiques sur le sujet.

    Comment expliquez-vous cette explosion ?

    Y.B. : D’abord parce que le produit était légal alors que le cannabis est interdit. La prohibition renforcée sur le cannabis a un impact sur la consommation de protoxyde d’azote. Le protoxyde d’azote va servir de produit de substitution au cannabis. Le protoxyde d’azote n’est donc pas une porte d’entrée vers d’autres drogues. Cette consommation correspond aussi aux attentes des jeunes, je le compare souvent au « binge drinking » pour l’alcool. C’est-à-dire que c’est une consommation qui va vous donner une ivresse immédiate, intense, rapide, et qui va partir.

    Quel regard portez-vous sur la loi Ripost ?

    Y.B. : Nous sommes à la troisième loi en cinq ans (2021, 2024, 2026) et quand je vois une accumulation de lois, je ne suis pas optimiste. Au lieu de considérer le protoxyde d’azote comme un stupéfiant, ce qui est le cas dans certains cas, on a créé une catégorie à part. Il fait partie des produits d’usage courant susceptibles de détournement mais on lui applique le régime des stupéfiants. C’est une zone floue, où les professionnels de l’alimentation ont toujours le droit d’acheter du protoxyde d’azote, ce qui fait quand même beaucoup de monde. Je pense que cette loi Ripost c’est avant tout de l’affichage et qu’elle ne règle pas le problème. Sur les stupéfiants, on a interdit, avec des sanctions quand même très raides, l’usage de cannabis et l’usage de cocaïne. On assiste à une explosion de la consommation de cocaïne – multipliée par trois en cinq ans – donc je ne vois pas comment on peut être efficace avec une loi qui ne l’a pas été pour le cannabis ou la cocaïne. Les pouvoirs publics, les autorités, devraient quand même s’interroger sur l’efficacité de leur stratégie. Il y a un million de consommateurs par an de cocaïne, avec une loi qui va jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité avec peine incompressible pour les organisateurs d’un trafic international. Ça n’a pas l’air d’être d’une efficacité redoutable.

    Des politiques de prohibition ont-elles fonctionné ?

    Y.B. : Oui mais il faut que plusieurs facteurs soient réunis. D’abord, il faut qu’on soit capable d’appliquer la prohibition. Dans l’hexagone, on ne peut pas contrôler les consommations, ni du cannabis, ni de la cocaïne, ni du protoxyde d’azote, parce que le nombre de consommateurs est trop important. La deuxième condition pour que ça marche, c’est qu’il faut un substitut aux consommateurs. Quand on a interdit l’absinthe, on a fait la promotion du pastis, un produit moins dangereux, et ça a marché. La troisième condition, c’est qu’il ne faut pas que ça soit un phénomène de société. Aujourd’hui, il y a environ 400 stupéfiants et il y en a 395 qui ne posent pas de problème. La prohibition pour ces substances fonctionne. Par contre, la cocaïne, le cannabis, l’ecstasy posent problème. Pour le protoxyde d’azote, l’État n’est donc pas en mesure d’appliquer son interdit et c’est ce qu’on a connu aux États-Unis avec l’alcool. Il faut donc se dire que la priorité, ce n’est pas l’interdit mais l’accompagnement, la formation, la prévention. C’est aussi notre modèle de société qu’il faut questionner pour comprendre pourquoi les jeunes d’aujourd’hui recherchent des ivresses rapides et intenses.

    Votre solution c’est donc avant tout de réaliser de la prévention…

    Y.B. : Sur le protoxyde d’azote, on a clairement une problématique d’image. Il y a donc un travail de prévention et d’information à faire. Mais est-ce que l’on sait faire de la prévention dans un système prohibitionniste ? C’est très compliqué puisque vous n’avez pas le droit de parler du produit. Il ne faut jamais oublier qu’un consommateur connaît la dangerosité du produit, plus ou moins bien, mais il en a conscience. S’il a déjà consommé, il en connaît les effets. Si vous ne pouvez pas commencer par expliquer que cette consommation est un plaisir dangereux, éphémère et qu’il y a d’autres moyens d’aboutir à un plaisir plus intense que de prendre du protoxyde d’azote, la base même de votre travail de prévention est sapée.

  • [Entretien] Sylvette Fayet, PCF : « Nous avons gardé les choses qui marchent »

    [Entretien] Sylvette Fayet, PCF : « Nous avons gardé les choses qui marchent »

    La Marseillaise : Quelles sont les nouveautés concernant la tauromachie pour cette feria des Vendanges ?

    Sylvette Fayet : C’est la première feria où on est vraiment en responsabilité. L’abrivado rue Sully, qui ne se faisait plus mais était très attendue par la population et les commerçants, sera de retour le 17 septembre. Pour Pentecôte, les abrivados avaient été rassemblés sur le boulevard Jean-Jaurès ce qui avait créé du mécontentement chez les gens de la rue de la République donc on avait promis qu’on y reviendrait pour les Vendanges. Il y aura aussi une abrivado avec des cabestros boulevard Amiral Courbet. Le dimanche 20, il y aura une autre abrivado rue Notre-Dame, où les cavaliers seront des cavalières. Depuis le 1er septembre, le musée des cultures taurines est aussi gratuit. Le samedi et le dimanche, il y aura des conférences assurées par Gilles Raoux pour en connaître davantage sur le monde taurin. Nous avons aussi inauguré l’infirmerie aux arènes en espérant qu’on n’en aura pas besoin. Ensuite, nous avons gardé les choses qui marchent.

    Vous avez maintenu le même nombre de corridas, pourquoi ?

    S.F. : L’année dernière, il y avait une corrida de plus que ce que prévoyait le contrat avec le délégataire de service public (Simon Casas) et cette année ce sera pareil. Le délégataire a ainsi jugé qu’il pouvait prévoir une course de plus dimanche matin qui pourrait attirer du monde. Nous avons approuvé ce choix mais c’est une proposition de Simon Casas. Nous allons aussi remettre à toutes les personnes qui rentrent dans les arènes pour les corridas des éventails avec des explications sur la couleur des mouchoirs. À noter que le samedi, c’est Macarena de Pablo Romero, la petite fille de l’éleveur Pablo Romero, qui est aussi présidente des corridas à Séville, qui a accepté de présider.

    Le retour dans l’Union des villes taurines françaises (UVTF) entraîne-t-il déjà des changements ?

    S.F. : Oui, avec l’éventail nous remettons à tout le monde les extraits du règlement taurin de l’UVTF. Nous allons aussi faire la saisie des cornes que nous ne faisions pas. Il y aura également une pesée des taureaux au petit matin en présence des membres de la commission taurine extra-municipale. Nous réunissons aussi les membres de cette commission le lundi de la semaine de la feria pour que ces membres puissent voir en priorité les taureaux qui viennent de débarquer. Après, nous travaillons avec l’UVTF parce qu’il faut changer certains articles du contrat qui nous lie avec Simon Casas pour pouvoir appliquer l’adhésion à l’UVTF.

  • Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla est l’actuel adjoint avignonnais chargé de la sécurité et des risques majeurs, mais fut aussi lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers et chef de la caserne d’Avignon.

    Seul candidat, il succède à Joël Guin dans la délicate mission de remettre de l’ordre au sein de la SPL, dans le viseur de la justice depuis juillet et l’ouverture d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité. Comme nous le révélions, des perquisitions simultanées ont été menées, début juillet, aux sièges du Grand Avignon, de Tecelys, mais aussi du domicile de Joël Guin. Jean-Luc Queyla aura fort à faire en s’appuyant aussi sur les recommandations de la Chambre régionale des comptes, qui a transmis son rapport provisoire sur la SPL. Déjà, l’audit commandé par le précédent exécutif avait tiqué sur le cumul de casquette entre président et directeur général, plaidant pour scinder les deux fonctions « afin de bénéficier d’une séparation claire des pouvoirs entre stratégie/surveillance (président) et opérationnel (DG) ».

  • La Méridionale ouvre ses ventes pour 2027 avec deux nouveaux navires

    La Méridionale ouvre ses ventes pour 2027 avec deux nouveaux navires

    « Plus modernes, plus confortables et plus performants sur le plan environnemental, ces deux navires incarnent l’investissement de la compagnie dans l’avenir de la desserte maritime de la Corse », explique la compagnie, filiale de la CMA-CGM. Sous pavillon français premier registre, d’une capacité de 935 passagers et de 274 cabines chacun, les deux navires proposeront sept catégories de cabines, dont 21 cabines Luxe avec balcon. Leur propulsion hybride GNL-électrique, associée à des batteries de 13,5 MWh, permettra de réduire de l’ordre de 50% leurs émissions de CO 2 par rapport au Piana.

    Réservations : www.lameridionale.fr ou 09.70.83.20.20

  • Un partenariat renforcé entre Aix-Marseille Université et le Frac Sud

    Un partenariat renforcé entre Aix-Marseille Université et le Frac Sud

    Alors que 25 projets conjoints ont été mis en place depuis 2019, ce renouvellement va permettre à « de nouvelles perspectives » de voir le jour. Une manière d’illustrer la « volonté de faire dialoguer durablement science, recherche, culture et création contemporaine », pour Éric Berton, président d’Aix-Marseille Université. Caroline Pozmentier-Sportich, présidente du Frac Sud, souligne : « Nous affirmons notre ambition commune : faire de l’art contemporain un levier de connaissance, d’expérimentation et d’innovation (…) ».

  • À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    « Démocratiser l’action de l’Europe », informer, orienter, fournir une aide administrative et encourager les porteurs de projets à se tourner vers les fonds européens : tels sont les objectifs du centre Europe Direct inauguré, mardi, à Forcalquier. « L’objectif est de faire le lien entre les territoires et les institutions, de comprendre les attentes des citoyens, de dialoguer sur les projets qu’ils souhaitent mener, sur leur ressenti vis-à-vis de l’Europe », explique Tanguy Specq, représentant de la Commission européenne à Marseille. L’idée est également de redorer le blason de l’Europe et de montrer qu’elle ne se résume pas qu’à des contraintes, alors que « l’on voyait de plus en plus d’eurosceptiques sur notre territoire », constate Alexandra Fol-Gutierrez, responsable du centre.

    « On a besoin aujourd’hui pour peser d’une Europe qui soit forte. Mais pour pouvoir avoir une Europe forte, il faut qu’elle soit incarnée dans les territoires, avance David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier et président de la communauté de communes. Il faut saisir l’opportunité de ces fonds européens qui sont à disposition. »

    Le nouveau centre Europe Direct mettra en place des ateliers pour faire connaître les fonds européens aux élus, et a également pour projet d’intervenir dans les établissements scolaires, les collèges et les lycées agricoles. « L’agriculture est une partie prenante de ce lieu », pour lequel la communauté de communes a travaillé avec la Chambre de l’agriculture, a expliqué David Gehant. Avec cet espace, il espère « faire de cette commune un laboratoire de la ruralité active ». « Les territoires ruraux incarnent l’avenir de notre pays. La ruralité a un potentiel immense », a-t-il lancé.

  • La station France Musique n’est plus diffusée en FM dans les Hautes-Alpes

    La station France Musique n’est plus diffusée en FM dans les Hautes-Alpes

    Dans plusieurs secteurs du département, notamment dans le Briançonnais, il n’est plus possible d’écouter la station de radio publique France Musique en FM sur son poste de radio. Depuis juillet, il faut passer par internet.

    Radio France indique avoir été amenée à restituer une partie de ses fréquences FM pour des raisons d’économie et d’usage : « L’écoute de la musique se fait de plus en plus via des supports numériques. »

    Fracture territoriale

    La députée Valérie Rossi (PS) a saisi la ministre de la Culture dès la fin de l’été : « La transition vers le numérique et le développement du DAB+ sont nécessaires, dit-elle. Mais la modernisation ne doit pas se traduire par un recul du service public dans nos territoires ruraux et de montagne. » Le DAB+, norme de radiodiffusion numérique terrestre en cours de déploiement, permet aussi de recevoir la radio par les ondes. « Mais ce n’est pas encore partout une alternative effective, tandis que l’écoute par Internet suppose une connexion et un équipement adaptés, poursuit la députée. Ce qui risque donc de créer une nouvelle fracture territoriale et culturelle. »

    Le sénateur Jean-Michel Arnaud (Les Centristes) a également posé une question au gouvernement le 3 septembre : « Cette situation est particulièrement pénalisante pour ce territoire où une partie de la population, notamment les personnes âgées, ne peut accéder facilement aux supports digitaux. La diffusion hertzienne demeure indispensable pour garantir l’égalité d’accès au service public radiophonique. »

    Agathe Di Lenardo

  • Les apéros scientifiques de l’Osu Pythéas débattent santé à Marseille chez Zoumaï

    Les apéros scientifiques de l’Osu Pythéas débattent santé à Marseille chez Zoumaï

    Organisés par l’institut OSU Pythéas, les apéros Hyperbar de la brasserie Zoumaï (6e) à Marseille, reprennent leur rythme mensuel. Ce 16 septembre de 19h à 21h, le thème abordé est une seule santé (One Health). Le concept repose sur une idée simple : la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont profondément interdépendantes. Les crises récentes – pandémie de Covid-19, émergence de nouvelles maladies, pollution de l’air et de l’eau, perte de biodiversité ou encore multiplication des événements climatiques extrêmes – rappellent que les frontières longtemps établies entre santé et environnement sont aujourd’hui largement dépassées.

    Vulgariser la science

    Face à un public de curieux attablés devant un verre, les trois intervenants de cette soirée sont Anthony Gonçalves, adjoint (PCF) au maire de Marseille et délégué à la santé, Zoé Le Monnoyer, chargée de mission « une seule santé » à l’Agence régionale de biodiversité environnement (Arbe) Région Sud et Thierry Tatoni, professeur en écologie AMU à l’Imbe et membre de l’Académie des sciences, lettre et arts de Marseille. À travers des échanges durant toute la soirée, Pression Hyperbar ouvre le débat sur cette question : « la véritable prise en compte de notre santé ne nécessite-t-elle pas de prendre soin du vivant dans son ensemble ? » Grâce à des projections, tableaux et photos à l’appui, chaque intervenant micro en main présente de façon la plus didactique possible la problématique, et tente d’impulser des pistes de réflexion et d’action au sens le plus large possible. Les questions sont ensuite ouvertes dans la salle. Les 21 heures passées, la soirée continue à battre son plein de façon informelle.

    Zoumaï, 7 cours Gouffé (6e)