Category: societe

  • L’écrivain et ancien élu local communiste Roger Martin est décédé

    L’écrivain et ancien élu local communiste Roger Martin est décédé

    Il était une figure locale de la littérature, mais aussi un militant du Parti communiste français connu de bon nombre de Provençaux. Roger Martin est décédé, jeudi 29 janvier à l’âge de 75 ans après avoir été renversé par une voiture.

    Depuis plusieurs années, l’auteur de multiples romans et de bandes dessinées contribuait très régulièrement dans notre supplément magazine week-end, avec sa chronique “Le coin du polar”, dans laquelle ce passionné donnait à lire et à voir des thrillers qui avaient retenu son attention.

    Engagé en politique, il s’est évertué, durant des années, à contrer la montée du Front national (puis du Rassemblement national) lors des différentes campagnes électorales, qu’elles soient nationales ou locales, comme en 2014 à Carpentras où Roger Martin s’était engagé pour faire barrage à la Ligue du Sud et au FN.

    Sur les réseaux sociaux, les témoignages en hommage à sa vie et à son engagement affluent depuis l’annonce de son décès. Nous présentons nos condoléances à sa famille et reviendrons sur son parcours dans une prochaine édition.

  • [Entretien] Bertrand Perrin : « Le journal du combat pour les services publics »

    [Entretien] Bertrand Perrin : « Le journal du combat pour les services publics »

    La Marseillaise : Quelle est votre réaction après l’annonce de l’arrivée de « La Marseillaise » dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes à partir du 7 février ?

    Bertrand Perrin : Un grand plaisir de renouer avec un journal qui porte les aspirations des citoyens et de celles et ceux qui font bouger le territoire. J’adresse un grand remerciement au journal qui nous fait confiance en tant qu’habitants de territoires reculés vis-à-vis des grandes métropoles et qui fait le pari de venir se réimplanter en croyant à la vie collective de nos départements. C’est un vrai plus pour le pluralisme de la presse et donc pour la démocratie. Les Alpins sont très attachés à la République, on habite le territoire qui s’est levé en 1851 pour la défendre contre le coup d’État de Napoléon III. C’est un héritage toujours présent. Je pense qu’il y a une vraie attente d’un journal avec un point de vue différent, une ligne éditoriale assumée. On est hyper-heureux de retrouver La Marseillaise. C’est ce que les gens confirment quand on va les voir le journal à la main. Je ne m’attendais pas à une telle réaction. Ils sont enthousiastes, ils trouvent chouette de renouer avec une part de notre histoire mais aussi avec l’idée de nous reconnecter au reste de la région. Ils espèrent un éclairage sur leur vie quotidienne dans un territoire qui est souvent oublié par l’État.

    Quels sujets prégnants dans les Alpes méritent, selon vous, un traitement spécifique ?

    B.P. : On a besoin d’une approche éditoriale qui ne se résume pas aux vide-greniers. Nos départements ont une réalité territoriale très différente du bassin métropolitain et qui nécessite des journalistes qui vivent ici. C’est important pour appréhender en profondeur les enjeux de la ruralité. Je trouve très intéressant qu’ils figurent dans une édition de dimension régionale. Ce qui se passe dans les Alpes rayonnera ainsi sur le reste de la région et on sera informé de ce qui se passe ailleurs. C’est une ouverture au monde, une manière de ne pas être en vase clos. C’est une source d’inspiration également d’avoir accès à des expériences ou des combats qui se mènent ailleurs.

    Vous évoquez l’histoire républicaine des Alpes-de-Haute-Provence, mais il est aussi le théâtre de la progression de l’extrême droite. Comment l’expliquez-vous ?

    B.P. : Oui, la montée de l’extrême droite se construit sur un sentiment de relégation. Territoire oublié de la République, plus d’éducation pour nos enfants, pas assez d’emplois, des difficultés à se soigner… Il y a un vrai sentiment d’abandon. La Marseillaise contribuera à nous reconnecter à la région, au reste du pays. D’autant plus qu’elle assume son histoire et prend position pour éclairer les débats. Ça ne peut apporter que du positif en rupture avec le discours dominant.

    « La Marseillaise » défend les services publics. Ça entre en résonance avec les combats menés dans votre département ?

    B.P. : Oui, malheureusement, les Alpes comme les autres départements ruraux sont en avance sur le recul des services publics que connaît tout le pays. Chez nous, l’ensemble des services publics sont attaqués, à commencer par l’éducation, on est en bagarre perpétuelle pour éviter les fermetures de classes ou d’écoles, en passant par la santé qui est un point central pour l’activité des communistes dans le département. On affronte un plan de réduction du personnel hospitalier. Mais il faut aussi défendre les bureaux de poste, la tranquillité publique, on manque de gendarmes… Une question fondamentale se pose chez nous également, c’est celle des transports dans un territoire très morcelé où il faut prendre la voiture parfois 30-40 mn pour avoir accès à un service de base. Ça complique beaucoup la vie des jeunes, des jeunes couples, des personnes âgées ou à mobilité réduite.

    Comment appréhendez-vous l’enjeu des JO ? En quoi vont-ils influer sur la vie quotidienne dans les Alpes ?

    B.P. : Les épreuves auront lieu dans le 05, mais le 04 est le département qui est au centre de la région et qui sera nécessairement traversé par ceux qui viendront des grandes métropoles. C’est l’occasion de poser en grand la question des transports, de la desserte ferroviaire, des aménagements durables et j’insiste sur le mot « durable » qui pourront être réalisés à cette occasion. On ne veut pas d’infrastructures jetables mais qui s’inscrivent en réponse aux besoins de la population à long terme. Il y a beaucoup à faire au niveau du train.

  • Durance, les raisons d’une crue peu habituelle mais sans dégâts

    Durance, les raisons d’une crue peu habituelle mais sans dégâts

    La Durance est sortie de son lit dans la nuit de ce mercredi 28 au jeudi 29 janvier, et a débordé sur la départementale 900 à Caumont. Ce qui a poussé le Département de Vaucluse à mettre en place une déviation en début de matinée.

    Mais aucun dégât, de maisons inondées ni de blessés n’ont été constatés suite à cet épisode. La décrue, amorcée dans la nuit, était déjà bien engagée à la mi-journée ce jeudi. Le pic aux abords d’Avignon s’étant tenu vers 1h du matin avec un débit de 900 mètres cubes d’eau par seconde. « C’est un épisode assez courant », commente Bertrand Jacopin, directeur des études et des travaux du Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD). Tout en constatant que « c’est la première fois que ça déborde avec un débit aussi faible » et que « des agents sont sur place pour identifier le mécanisme ».

    Les fortes pluies sur le secteur de Sisteron sont pointées du doigt par les autorités comme responsables de la montée du niveau de l’eau.

    Ce n’était donc pas une crue particulièrement virulente, mais le SMAVD reste particulièrement vigilant quant aux évolutions de ces prochaines semaines. « On a vu qu’avec des pluies fortes mais pas énormes, il y a de belles réactions en rivière. Même si on fait attention tout le temps et que l’on anticipe », assure Bertrand Jacopin. Nous sommes actuellement en pleine période de surveillance accrue, qui s’étend d’octobre jusqu’en mai. 300 000 personnes sont exposées à un risque d’inondation le long du fleuve.

  • Un pacte des solidarités pour accompagner les plus précaires à Avignon

    Un pacte des solidarités pour accompagner les plus précaires à Avignon

    Pour lutter contre la grande précarité à Avignon, l’État, la municipalité et les acteurs associatifs mettent l’accent sur l’accompagnement individuel avec la signature, ce jeudi 29 janvier, du Pacte local des solidarités de Vaucluse 2026.

    Le document, co-construit depuis mars dernier entre les services de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), la collectivité et une dizaine de structures d’accompagnement, propose plusieurs actions sur l’année. Avec par exemple la création d’un « coffre-fort numérique » pour pouvoir suivre le parcours de ces personnes plus simplement à travers une même plateforme. Ou encore la création d’« un espace qui pourrait accueillir les personnes à la rue proposant des services de bagagerie, des actions socio-esthétiques, des actions autour de l’éducation à la santé et de l’hygiène, afin de retrouver des temps de socialisation et renforcer l’estime de soi », peut-on lire dans ce document. Mais aussi l’objectif d’« améliorer la coordination entre les partenaires signataires du pacte, pour développer la complémentarité des interventions », avec des réunions et des échanges plus fréquents entre les structures et la collectivité.

    Rue de la République

    « Je crois beaucoup en la méthode qui consiste à s’intéresser à chacune des personnes concernées plutôt que d’apporter des réponses globales », précise le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet. Un document lancé, d’après lui, après des discussions lors de la réunion mensuelle entre la préfecture et la municipalité du Palais des Papes pour « aider les marginaux à sortir de la rue. Et notamment de la rue de la République ». Et il espère que cela permettra de « faire d’Avignon une ville apaisée et accueillante ». De son côté, la première édile de la cité des Papes a, quelques minutes auparavant, affirmé qu’une « mobilisation collective est nécessaire avec les enjeux autour de la grande marginalité » et qu’il faut « casser les stéréotypes d’exclusion ».

    Un dispositif dans le cinquième département le plus pauvre de France qui peut, si c’est un succès, se démocratiser. « C’est un outil précieux qui a valeur d’expérimentation, donc d’essaimage. Si ce que je vois marche bien, d’autres territoires pourront en bénéficier. Pour ça, il faut aussi se donner les moyens d’observer ce que nous allons faire, d’évaluer et de mesurer l’impact », précise Yolande Eskenazi, commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de région.

  • À Aix, la Plaine nature ouvre ses équipements à tous

    À Aix, la Plaine nature ouvre ses équipements à tous

    Inaugurée en avril dernier, la Plaine nature Carcassonne (autrefois complexe Georges-Carcassonne) a été pensée, par les services des sports de la Ville, comme un lieu ouvert à tous, gratuit et proche de la nature, puisque relié au Parc national urbain (PNU) et au Parc de la Torse. Surtout, la Plaine nature se veut proche du centre-ville, à une dizaine de minutes, et est desservie par les réseaux de bus, permettant ainsi aux jeunes (et aux moins jeunes) d’y accéder facilement. Le site a aussi été conçu pour être accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR).

    Depuis son inauguration, la Plaine nature ne désemplit pas, fréquentée autant par les sportifs licenciés que par les familles. Ce nouvel écrin s’inscrit dans la dynamique créée l’année des Jeux olympiques, période durant laquelle la Ville d’Aix avait été labellisée « Terre de Jeux » et désignée comme deuxième ville la plus sportive de France. Les travaux, qui ont duré un peu plus de deux ans, représentent un investissement de plus de 15 millions d’euros. Le Département a financé à hauteur de 3,190 millions d’euros, la Métropole à hauteur de 1,954 million d’euros et la Région à hauteur de 400 000 euros.

  • Cadarache : un « socle essentiel » de souveraineté industrielle

    Cadarache : un « socle essentiel » de souveraineté industrielle

    Pour Christophe Bourmaud, même dans un temps marqué par les tensions géopolitiques, le CEA de Cadarache (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) « garde le cap ». Le directeur du site présente, à l’occasion de la cérémonie des vœux de ce mercredi 28 janvier, tenue au Château de Cadarache, le bilan d’une année 2025 « singulière », tant par l’anniversaire de ses 80 ans que par les réussites nées sur site. Deux, notamment. Primo, la « divergence » de la chaufferie nucléaire du sous-marin d’attaque de Grasse. Secundo, les 650 000 euros levés par la start-up Fluiid pour « industrialiser sa technologie », spécialisée dans la détection de défauts dans les écoulements issus de procédés industriels et créée par un chercheur de Cadarache. Aussi, parmi la liste égrenée par Christophe Bourmaud, le site de Cadarache peut aussi se féliciter du prix Nobel de physique attribué à Michel Devoret, formé sur le site de Cadarache. Ou le maintient, pour la quatorzième année consécutive, « à la première place mondiale des organismes de recherche les plus innovants ».

    Le projet Iter avance

    Christophe Bourmaud, le rappelle : « Les recherches que nous menons au CEA constituent un socle essentiel pour notre souveraineté scientifique, technologique et industrielle. » 2025, pour Cadarache, rime aussi avec un « record mondial de durée de plasma sur le tokamak West, qui a marqué une étape majeure (…) il illustre notre avance dans la maîtrise des plasmas de fusion », les progrès du chantier RJH (réacteur Jules Horowitz, lancé à la fin des années 1990), « et le développement de ses futurs dispositifs expérimentaux, qui confirment notre rôle structurant pour la recherche nucléaire ». Il faudra s’attendre, pour 2026, à maintenir cette dynamique selon Christophe Bourmaud, notamment sur le projet Iter. D’abord parce que « la confiance renouvelée du président de la République lors du conseil de politique nucléaire de mars dernier est un signal fort, poursuit le directeur du CEA de Cadarache. Il nous a demandé d’établir une feuille de route pour la fermeture du cycle combustible, aux côtés d’EDF et d’Orano. Il nous a également demandé d’étudier l’implantation de SMR sur nos sites dans le cadre du programme France 2030 ». Sur le projet Iter, justement, Pietro Barabaschi, directeur général du projet Iter, annonce qu’au cours de l’année 2025 « nous avons accompli 84% de travail en plus que toutes les années précédant 2023, avec la même quantité de ressources et le même nombre de personnel ». À l’heure de la cérémonie des vœux, « le quatrième module sectoral, de 1 400 pounds (environ 635 kilos) est en train d’être soulevé. Il se trouve maintenant à environ trois mètres du sol et ce soir, il sera installé dans la fosse [espace toroïdal, Ndlr]. (Cette opération) a quatre mois d’avance sur le planning », annonce Pietro Barabaschi. Il en reste quatre, à installer au cours de l’année 2026. « Le Conseil, qui s’est tenu au mois de décembre, a été très positif. Il a été démontré que le projet, n’est plus seulement un symbole de coopération, mais aussi un symbole de haute performance (…) il n’y a pas beaucoup de projets dans le monde, qui marchent aussi bien que Iter », estime le directeur général.

    Pour les mois à venir, les enjeux diplomatiques restent l’un des objectifs majeurs pour Iter. « Nous faisons en sorte de sécuriser le soutien que nous recevons de tous nos membres. Au milieu des tensions géopolitiques, Iter est un symbole de paix (…) nous essayons de communiquer et de recevoir le soutien de tous nos membres, les États-Unis compris. Nous espérons pouvoir recevoir des élus des États-Unis. » 2026, s’annonce forte en enjeux.

  • Le salon des seniors de La Ciotat sait allier l’utile à l’agréable

    Le salon des seniors de La Ciotat sait allier l’utile à l’agréable

    « Le salon est un lieu où les seniors peuvent retrouver toutes les informations qui les concernent, délivrées par les services de la Ville, et des exposants. On met aussi en évidence des associations ciotadennes pour que les seniors découvrent leurs activités », présente Patricia Tudose, adjointe à la vie du Bel âge. Dans une ville qui compte près de 36% de plus de 60 ans, ce salon, où l’entrée est gratuite, qui propose aussi des ateliers a attiré l’an dernier 2 500 personnes. À la fois pratique et ludique, le salon est scindé en deux espaces.

    Initiation à l’escrime

    La salle Paul-Eluard réunira 60 exposants. Des acteurs institutionnels tels que le Centre communal d’action sociale (CCAS), la Maison des seniors, guichet unique créé par la Ville en 2016, la Maison du Bel âge ainsi que le pôle infos seniors « Garlaban-Calanques » tiendront des espaces dédiés pour orienter les familles. L’offre sera complétée par les associations. L’antenne ciotadenne de l’action coordination de lieux d’accueil aux personnes âgées (Aclap), par exemple, « s’occupe de personnes âgées isolées à domicile. Nous avons une vingtaine de bénévoles – et nous en recrutons – pour aller leur rendre visite, les accompagner dans leurs tâches administratives, les écouter, les distraire », explique une dame. Une asso de professionnels de santé libéraux se propose « de repérer les points d’alerte » en matière de santé chez les visiteurs du salon. Le Pôle animation s’installera salle St-Marceaux. Le 6 février de 10h à 12h, Georges Nagy animera un atelier de prévention en matière de vols (escroquerie par internet, vols par ruse…). De 16h à 18h, l’infatigable Caro (asso As de Caro) initiera le public à la danse en ligne. Le 7 février, de 10h à 12h, Maxime Schneider fera découvrir l’escrime aux seniors (club de Gémenos). De 14h à 18h, découverte du jeu de poker, par une asso ciotadenne.

  • Le nouveau robot chirurgical Da Vinci Xi arrive à l’hôpital de Martigues

    Le nouveau robot chirurgical Da Vinci Xi arrive à l’hôpital de Martigues

    Dans le bloc opératoire de l’hôpital de Martigues, la science n’est plus fiction. Au-dessus de la table d’opération, quatre bras articulés se déploient, équipés d’une caméra endoscopique, d’un bistouri ou d’une petite pince. Un morceau de tissu inaugural est saisi, patiemment découpé par la lame miniature manipulée dans un espace équivalent à celui d’une balle de tennis. Sur des écrans, le retour de la caméra permet de voir cet exercice ainsi que celui de manipulation de petits élastiques sur une surface d’entraînement en plastique. De l’autre côté de la salle, le docteur Harry Toledano manipule les commandes grâce à un viseur en trois dimensions, assis « de manière ergonomique » face à la console du robot Da Vinci Xi, de l’entreprise Intuitive Surgical.

    C’est un « game changer » pour le chirurgien urologue, comprendre un changement de donne, dans le traitement de tous types de cancers, de la chirurgie fonctionnelle ou de l’obésité. « On réduit la durée de prise en charge, il y a moins de complications, de saignements, d’infections et une récupération beaucoup plus rapide. » Le médecin illustre : « Là où il y avait de grandes cicatrices auparavant, on a maintenant des petits orifices d’un centimètre. ».

    L’humain n’est pas pour autant remplacé. « Ça ne signifie pas moins de personnel car nous sommes très attachés à l’hôpital public et à la qualité des soins pour nos patients », insiste le Dr Toledano, et parle même d’un « outil indispensable pour l’attractivité du 3e hôpital des Bouches-du-Rhône, sans lequel nous n’aurions pas pu renouveler notre pool de chirurgiens », estime-t-il.

    Un symbole de modernité

    Le sentiment de fierté habite les participants à cette démonstration. C’est le cas du Dr Luigi, président de la communauté médicale d’établissement de l’hôpital : « Je suis fier de ce symbole de modernité pour le bloc opératoire, qui voit 4 500 interventions par an. » « Quand on va au bloc on confie son corps et sa santé à l’équipe médicale, et pas juste à ce robot », rappelle-t-il.

    L’urgentiste pointe d’ailleurs un « paradoxe dans tous les hôpitaux de France, qui sont en déficit ». Car à près de 2 millions d’euros le système robotisé, sans compter les travaux d’aménagement nécessaire pour soutenir son poids pachydermique, c’est un investissement. Stéphane Luigi replace le contexte du « plan d’efficience et des économies qui nous sont demandées » et présente le robot comme un moyen d’y participer.

    Mais comme le rappelle le directeur Loïc Mondoloni, « ce n’est pas une folie » mais une réponse au « défi d’accompagner l’innovation et l’énergie de nos équipes ». Tout comme le défi de l’« attractivité pour faire tourner cet équipement » se pose avec « des chirurgiens libéraux qui pourront venir exercer » ainsi que ceux de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) pour lesquels « une convention de partenariat sera bientôt établie », dans le cadre d’« un projet universitaire territorial ».

    « Un rêve qui se réalise » pour le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, insistant sur sa volonté d’avoir « le meilleur et l’égalité pour tous dans le droit à la santé et à se soigner ». L’édile considère le robot comme « un premier pas à d’autres compléments », au regard de l’extension immobilière et du conflit social à l’hôpital.

  • Le Rove : la brousse AOP est enfin de retour !

    Le Rove : la brousse AOP est enfin de retour !

    Après trois mois de pause, de la fin octobre à la fin janvier, la brousse du Rove AOP signe son grand retour. Une période dite « creuse », nécessaire au respect du cycle naturel du troupeau, marquée notamment par les mises bas de la mi-janvier. Cette année encore, de nombreux cabris sont nés à la bergerie de la Varune, nichée au cœur du massif du Rove.

    À cette occasion symbolique, le maire de la commune s’est rendu sur place, au moment de la traite, afin de souhaiter une excellente saison aux bergers-producteurs Franck, Marc et Rafael Gouiran. « C’est une tradition locale, et c’est pourquoi il était important d’être ici aujourd’hui pour marquer ce moment essentiel pour nos amis éleveurs, que nous soutenons tout au long de l’année. Nous leur souhaitons une saison pleine et riche en événements », confie l’édile du Rove.

    Âgés de 43 et 40 ans, Franck et Marc Gouiran exercent leur métier dans le respect d’une tradition pastorale ancestrale au service du consommateur. Ils perpétuent ainsi l’héritage de leur famille (André, Marie-Ange, Gilbert, Gabrielle….), comme de nombreuses familles rovenaines.

    À la ferme, le travail est quotidien et sans relâche. La traite, assurée sept jours sur sept, dès 4h30 le matin puis le soir, représente à elle seule près de 35 heures de travail hebdomadaire. Le troupeau, fort de près de 400 têtes, est conduit toute l’année dans les collines classées du Rove – près de 2 000 hectares – par les bergers et la bergère Lison. Une alimentation naturelle qui confère aux brousses et fromageons ce goût délicatement parfumé de garrigue.

    Pour rappel, la brousse du Rove, fabriquée exclusivement à partir du lait de chèvre de la race du Rove, bénéficie depuis 2018 de l’Appellation d’origine contrôlée (AOC), devenue Appellation d’origine protégée (AOP) en 2021. Cette reconnaissance est l’aboutissement de onze années de combat menées auprès de l’Inao par les producteurs du département, avec à leur tête la famille Gouiran, et avec le soutien actif de la municipalité du Rove. Ils sont aujourd’hui huit producteurs à porter fièrement cette AOP.

    Infos pratiques Fromagerie Gouiran – 17, rue Adrien Isnardon, Le Rove

    Les 9 producteurs de brousse du Rove AOP dans les Bouches-du-Rhône sont : François Borel, La Roque-d’Anthéron ; Laurence Chaullier, Meyreuil ; Natacha Duverdier, Les Baux-de-Provence ;Bastien Falcot, Cuges-les-Pins ; Franck et Marc Gouiran, Le Rove ; Jean-Pierre Hueso, Salon-de-Provence ; Eric Prioré, Septemes les Vallons ; Bernard Thoron, St-Julien-les-Martigues ; Isabelle Boggio-Pola, Grambois

  • Place Bargemon, encore un platane à abattre

    Place Bargemon, encore un platane à abattre

    La Métropole doit procéder à l’abattage d’un nouveau platane atteint de la maladie du chancre coloré sur le haut de la place Villeneuve Bargemon. Après l’élimination ces dernières années de quatre sujets malades, l’esplanade de l’hôtel Daviel (MH) fait triste mine en dépit de jardinières posées. L’organisme sanitaire Fredon avait préconisé d’abattre préventivement les deux derniers sujets, considérant les soudures racinaires entre eux, mais l’Architecte des bâtiments de France s’y est refusé sur cette place à valeur historique et architecturale. « Le platane encore vivant sera conservé et soigné aussi longtemps que possible. Les arbres à planter seront des sujets devenant de haute tige, le choix est laissé à l’appréciation des services de la Métropole en accord avec les services arboricoles de la Ville », a-t-il exigé.

    Quelles espèces choisir pour cette dalle en béton armé ? Régulièrement interpellé par des collectifs citoyens et l’association Sites & Monuments, la Ville a exigé de la Métropole d’être associée. « Dans le cadre des échanges avec la Métropole et afin de répondre aux enjeux de diversification végétale et de préservation des infrastructures, nous avons préconisé deux micocouliers de Provence et deux chênes lombards » explique Nassera Benmarnia, l’adjointe au maire en charge des espaces verts, des parcs et jardins, du retour de la nature en ville. Ces choix viennent d’être validés dans une déclaration préalable modificative, formalité à laquelle s’est soumise la Métropole suite à un rappel à la loi de l’ABF.

    Pour la direction de la nature en ville, « la plantation de deux espèces distinctes permet de limiter les risques sanitaires liés à une attaque de pathogènes et de ravageurs en évitant la monoculture et la perte potentielle de l’ensemble des arbres. Les essences ont été sélectionnées pour leur système racinaire non invasif réduisant les risques de dégradation des structures souterraines présentes sous la place ».

    Car le choix en arbre de haute tige est restreint du fait des problèmes d’infiltration d’eau sous la dalle, le pavillon Daviel étant relié sous terre à l’hémicycle du conseil municipal. De grands travaux d’étanchéité de la dalle sont prévus. Le cèdre du Liban, le tilleul argenté ou le Sophora du Japon ont été jugés inadaptés au site.