L’occasion de rendre hommage aux pompiers disparus en mission et de remettre des médailles et des grades. Par ailleurs, 25 nouveaux véhicules, pour un montant total de 5,3 millions d’euros, financés par le Sdis, ont été distribués aux casernes du département.
Category: societe
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![[La recette du Vieux-Port] Saint-Pierre au four](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/af5c5b0c87c94fae9ca56cb9de300c30.jpg)
[La recette du Vieux-Port] Saint-Pierre au four
Eliane et Daniel, couple de Marseillais, sont chanceux : il y a un beau Saint-Pierre présenté sur l’étal de Philippe, ce matin-là, sur le Vieux-Port. Poisson star de la bouillabaisse, le Saint-Pierre est aussi excellent en solo. Eliane, toute contente de sa trouvaille, livre sa recette : « C’est le poisson préféré de Daniel, mon mari. Je le fais au four avec des tomates, des oignons frais, du fenouil et une feuille de laurier, avec un filet d’huile d’olive. Je mets le four à 180 degrés, et une demi-heure plus tard, il est prêt ! »
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![[Chronique des invisibles] Un de mes héros s’en est allé…](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/6d616c09c3724322e0857df9e10c41e3.jpg)
[Chronique des invisibles] Un de mes héros s’en est allé…
Il faut que je vous parle de quelqu’un qui a énormément compté pour moi. Pour tous celles et ceux qu’il a aidés au cours de son existence. Il s’appelait Guy Diaz. Ce fut mon camarade, mon ami et mon frère. Tu as lutté avec acharnement et dignité, dans ce dernier combat que nul ne choisit. Toi, l’immense militant, le syndicaliste, le mutualiste, l’homme debout. Toi qui portais le prénom de mon écrivain préféré, comme un signe discret, presque une promesse.
Hier j’écrivais encore sur la lâcheté ordinaire. Aujourd’hui je perds l’un de mes héros. Je regrette aujourd’hui les mots tus, les silences trop lourds, les visites remises à plus tard.
Je nous revois avec Renée, ton épouse, dans ces moments suspendus où la ville de Marseille devenait récit sous ta voix. Ta connaissance de la fascinante cité phocéenne était charnelle, précise, presque amoureuse.
Tu en connaissais l’histoire comme on connaît un visage aimé. Chaque rue, chaque pierre, chaque porte chargée de mémoire, notamment dans ce Vieux Panier où tu avais usé tes fonds de culotte, devenait prétexte à raconter, transmettre, faire vivre.
Je me souviens de mon coup de cœur pour le Vallon des Auffes. C’est à cet endroit où enfant, toi le fils d’immigrés espagnols, tu as appris à nager. C’est sur ce bord de quai où tu as conté fleurette à cette charmante jeune fille qui allait devenir ta femme pour la vie.
Dans tes veines coulait le sang des républicains espagnols, cette noblesse de ceux qui ne baissent les yeux que pour faire leurs lacets, cette fierté de défendre les opprimés. Avec toi, je marchais aussi dans les pas de Pagnol. Et j’aime à croire qu’aujourd’hui, de l’autre côté du miroir, Marcel t’accueille pour une de ces discussions passionnées dont tu avais le secret. Ce monde donne trop souvent des noms indignes à ses places et à ses rues : anciens présidents douteux, esclavagistes, figures troubles que l’histoire n’a pas su juger à la hauteur de leurs fautes.
Toi, Guy, tu méritais mieux que ces pierres sans mémoire. Tu méritais les Vivants. Tu es, et tu resteras, cette étoile au-dessus de nos vies. Celle qui continue de briller, même lorsque nous fermons les yeux.
La maladie aura beau essayer de tout dévorer jusqu’à digérer ton dernier souffle, on ne peut avaler le feu sacré, dissoudre la mémoire de ceux qui t’ont aimé, enlever toutes ces luttes pour lesquelles tu as donné sans compter.
Je t’embrasse fraternellement. Et je te pleure. Adesias mon ami, mon frère.
À Monsieur Guy Diaz, un Grand Homme pour l’éternité.
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![[Mémoire ouvrière] Lucien Molino. L’explosion au palais de justice](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/7921060d4b8098e6e18549599e97a3a9.jpg)
[Mémoire ouvrière] Lucien Molino. L’explosion au palais de justice
La revendication de l’acompte provisionnel de 25% fut avancée, mais l’essentiel restait la protestation et la libération des emprisonnés.
Une délégation des déportés, conduite par le révérend père Perceval, intervint auprès du préfet et l’association des anciens détenus de la centrale d’Eysses demanda la libération de Dani, secrétaire de la section marseillaise, déporté à Dachau.
Malgré le témoignage des gardes mobiles affirmant honnêtement qu’ils n’avaient été l’objet d’aucune violence, le préfet socialiste exigea que les ouvriers arrêtés soient déférés devant le tribunal. Le procès eut lieu devant la 5e chambre correctionnelle le mercredi 12 novembre 1947.
Nous appelâmes tous les camarades à assister au procès. Effrayé, le commissaire central envoya deux pelotons de gardes mobiles dès 7h30 au palais de justice, répartis dans le cabinet du président du tribunal et dans la salle d’audience.
Pendant ce temps, les manifestants affluaient par milliers devant le palais de justice. Les travailleurs étaient en grève dans la plupart des entreprises métallurgiques.
Les travailleurs de la métallurgie au premier rang
Ceux de la navale, de la SPCN, Terrin, Groignard, Paoli, Durbec, Duclos, des aciéries du Nord, Bolsonni et Jauffret, de la SNCASE de Marignane, étaient présents. Beaucoup s’introduisirent dans la salle d’audience, la police voulut faire évacuer tous les étages du palais.
Mais le barrage policier établi à la rue Fortia céda sous la pression des travailleurs. Le commissaire central fit fermer les portes du palais, mais trop tard. La salle d’audience était pleine à craquer et les travailleurs de la métallurgie au premier rang.
À 10h, après délibération, seul Dani est mis en liberté, les trois autres inculpés furent maintenus sous mandat de dépôt. Le président du tribunal n’eut pas le temps de poursuivre la lecture des décisions prises par les magistrats. Sur l’ordre de Georges Brunero, secrétaire du bureau de l’UD, les travées des témoins et des avocats furent envahies par les travailleurs. Les magistrats se réfugièrent dans le cabinet du président.
Devant une telle manifestation, le magistrat instructeur s’apprêtait à signer l’ordre de mise en liberté provisoire, lorsque le préfet exigea un jugement de maintien sous dépôt, qui s’appliquait aux trois inculpés malgré l’absence de délit. Deux inculpés furent libérés par les travailleurs, malgré les policiers qui reculèrent devant eux. Les deux autres, dont Dani, furent maintenus par les gardes mobiles retranchés dans un bureau du Palais. Les travailleurs avaient leur outil de travail, « le ganchou », qu’ils ne quittaient jamais et qui effrayait les policiers.
Dès midi, la grève s’étendit. Les dockers arrivèrent en masse au palais de justice avec leurs outils de travail ; « le ganchou » qu’ils ne quittaient jamais et qui effrayait les policiers. Les marins, les produits chimiques, l’alimentation, la Sécurité sociale en mouvement, réclamaient la libération et un non-lieu pour les quatre inculpés.
à suivre la semaine prochaine…
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![[Chroniques méditerranéennes ] Là où vivent les mots – Le refuge d’Erri De Luca](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/ff53df785860351848cb13a8550ddd4d.png)
[Chroniques méditerranéennes ] Là où vivent les mots – Le refuge d’Erri De Luca
Un trésor de mots au cœur de la ville. C’est une petite librairie, le refuge d’Erri De Luca lorsqu’il revient à Naples. L’odeur du papier, les volumes, dont beaucoup sont introuvables, dressent un rempart silencieux contre le tumulte de notre époque. Raimondo Di Maio est là depuis des décennies. Et il a toujours utilisé les livres comme armes pour défendre la liberté.
Il me montre une vitrine où sont exposés les textes d’Erri. Non seulement ceux que nous connaissons tous, mais aussi des livres qu’il a publiés sous l’égide de « Dante Descartes », le nom de la librairie.
Depuis le 25 mai, De Luca est la cible d’un harcèlement en ligne orchestré par un activiste, suite à la publication d’un article dans un journal qui republiait un de ses textes paru dans le quotidien Israel Hayom. Dans cet article, l’auteur se déclarait sioniste, affirmant que ce qui se passe à Gaza ne peut être qualifié de génocide. Deux mots qui ont déclenché une véritable tempête. Entre ceux qui ont promis de brûler ses livres et ceux qui l’ont traité de traître, De Luca se trouve au cœur d’une tempête cauchemardesque.
Que se passe-t-il ? « Nous sommes amis avec Erri depuis toujours », explique Raimondo. « Nous connaissons tous ses positions, ses idées. C’est un homme qui a toujours pris le parti des plus faibles. Il a même été jugé pour avoir soutenu le mouvement No TAV, qui s’opposait à la ligne ferroviaire à grande vitesse Turin-Lyon. »
Les mots « incriminants » : sionisme et génocide.
« Le sionisme revêt de nombreuses formes, la plus répandue étant l’idée de deux peuples, deux États. Erri s’est donc déclaré sioniste. Le mot génocide exprime un concept complexe. Appelons-le horreur, massacre. Erri, fort de son vocabulaire, a employé un terme qui nécessite une reconnaissance officielle de l’ONU pour être valide. C’était de sa part une tentative de perfectionnisme linguistique inadaptée à une masse qui se forge ses propres vérités pour se ranger du bon côté. »
Ce qui se passe en Italie avec l’affaire De Luca est tout simplement kafkaïen. Un lynchage où une partie du monde culturel s’est ralliée à une vérité indiscutable.
« Un monde incapable de s’attarder sur le particulier. Emprisonné dans une intolérance et un narcissisme qui le coupent de toute discussion, de tout débat et de toute circulation des idées. »
Raimondo me montre quelques textes d’Erri publiés sous son label. Il doit y en avoir une douzaine.
« Ce sont ses hommages à ce lieu », me dit-il en feuilletant Napòlide, un livre qui relate la condition philosophique de ceux qui sont nés à Naples et qui prennent leurs distances avec la ville tout en conservant ses traits au plus profond d’eux-mêmes.
Il existe une Fondation Erri De Luca, créée en 2011. Pouvez-vous m’en parler ?
Erri n’a pas d’enfants ; il a donc créé la fondation pour gérer les archives et son œuvre. Mais ce n’est pas tout. Entièrement financée par lui, cette organisation promeut des initiatives culturelles, des interventions humanitaires et la solidarité sociale, notamment par le biais de bourses d’études pour jeunes migrants. Je me demande maintenant si un homme comme lui devrait subir une telle vague de violence.
Son exclusion d’un festival littéraire à Salerne pour « propos inappropriés » suite à ses commentaires témoigne de la passion qui existe en Italie pour la confrontation et les idées.
Au point d’affirmer, à tort, qu’on n’est pas ce qu’on écrit. Certes, la littérature exige de la créativité narrative ; pourtant, écrire ne se résume pas à des éclairs de génie au service de la fiction. Au cœur de chaque page se trouve l’auteur : une âme faite d’histoire, d’expérience et de sensibilité. Un monde entier vit dans les mots. Un peu comme ici, dans cette petite librairie napolitaine, où le sens profond de la vie se cache parmi des milliers de livres. Où Erri De Luca aime se réfugier.
Journaliste et
romancière,
Stefania Nardini vit
entre Naples et
Rome
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![[Entretien] Andrea Pasini, CNRS : « Il y a un intérêt grandissant des biologistes autour de “Trichoplax” »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/cd1b50f33c0b38e3d72a26b52d8bf1e0.jpg)
[Entretien] Andrea Pasini, CNRS : « Il y a un intérêt grandissant des biologistes autour de “Trichoplax” »
La Marseillaise : Vous avez étudié le déplacement
de « Trichoplax », cet animal marin multicellulaire très simple. Est-ce un organisme classique sur lequel les biologistes aiment travailler ?Andrea Pasini : Non, pas du tout. Il a été, et reste, peu étudié. Découvert en 1883, il est tombé dans l’oubli jusqu’aux années 1970 quand un zoologiste allemand s’est rendu compte que, avec d’autres organismes semblables, ils composaient une famille d’animaux plats : les placozoaires. Depuis les années 1980, il y a un intérêt grandissant des biologistes autour de ces animaux.
Pourquoi ?
A.P. : D’un point de vue évolutif, ils pourraient nous renseigner sur la transition qui s’est produite pour passer d’organismes composés d’une seule cellule vers ceux composés de plusieurs cellules. Ils pourraient ressembler aux premiers animaux multicellulaires apparus à la surface de la Terre au cours de l’évolution. Ensuite, ils peuvent nous renseigner sur les conditions minimales nécessaires pour la survie d’un animal. Car il s’agit d’êtres multicellulaires, mais dépourvus de muscles, d’organes, de systèmes nerveux, digestif ou reproducteur. Et pourtant, ils arrivent à survivre dans des environnements parfois complexes et agressifs.
D’où viennent ceux que vous étudiez ?
A.P. : Nous les avons prélevés dans un magasin d’aquariophilie du centre de Marseille. Dans un aquarium d’eau de mer avec des coraux et des algues tropicales, il y avait des petits organismes sur la vitre. Il s’agissait de Trichoplax. Depuis six ans, nous cultivons cette même souche au laboratoire.
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![[Sciences] Sans muscles ni neurones, cet animal « crêpe » s’enfuit face au danger](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/79c58875088e527f6520455c78493219.jpg)
[Sciences] Sans muscles ni neurones, cet animal « crêpe » s’enfuit face au danger
Découvert à la fin du XIXe siècle, Trichoplax reste méconnu. Cet animal aquatique est minuscule, plat et simple : un tapis de cellules qui se déplace grâce à des cils vibrant sous sa face inférieure. Il peut ainsi ramper au fond de la mer, où il vit, et réagir à des agressions extérieures –quand on le pique par exemple. Pourtant, il n’a ni muscles ni neurones ! Comment fait-il ? « C’était une énigme depuis plus d’un siècle, pointe Andrea Pasini, chercheur CNRS à l’Institut de biologie du développement de Marseille. Nous cherchons la réponse depuis cinq ans et nous avons enfin compris. » Avec son doctorant Marvin Leria et son collègue Raphaël Clément, il montre dans un article paru dans Current Biology que les cils sur sa face inférieure se réorientent rapidement et de manière coordonnée pour prendre la fuite.
Ce mode de déplacement grâce à des cils est connu chez d’autres animaux. Mais les cils prennent généralement une certaine orientation au cours du développement et il est difficile d’en changer. « C’est parfois possible chez certains animaux mais cela prend du temps : des dizaines de minutes voire des jours », insiste le chercheur. Chez Trichoplax, quelques secondes suffisent. « C’est unique, ajoute-t-il. Cela montre à quel point les tissus épithéliaux sont plastiques et peuvent faire des choses que nous ne soupçonnions pas. »
Calcium
C’est un des buts derrière l’étude de cet étrange animal : comprendre comment les tissus épithéliaux -ces ensembles de cellules qui forment la peau, recouvrent certains organes, tapissent les veines… -ont pu évoluer et s’adapter à des environnements extrêmes. « Les organismes modèles généralement étudiés en biologie– souris, ver, mouche…- ne couvrent qu’une petite partie du monde animal, précise Andrea Pasini, spécialiste des tissus épithéliaux. Trichoplax est intéressant car il est composé presque essentiellement de cellules épithéliales. Il peut donc mieux nous renseigner sur certaines de leurs spécificités. »
Pour tenter d’expliquer comment les cils changent brutalement d’orientation, les chercheurs se sont penchés sur le calcium. « Il est connu pour être impliqué dans des réactions cellulaires rapides », souligne Andrea Pasini. En plongeant Trichoplax dans une eau dépourvue de calcium ou en empêchant cet élément d’entrer dans les cellules, le petit animal ne parvient plus à se déplacer normalement. « Le calcium a donc un rôle important, poursuit le chercheur. Toute la question est maintenant de savoir où et comment il agit précisément. » Y répondre fera l’objet de futures recherches.
Cette capacité à interagir avec l’environnement sans aucun neurone interroge : « Soit nous sommes face à une forme très simple de système nerveux, soit face à une sorte de système nerveux alternatif, ce qui serait encore plus intéressant, souligne Andrea Pasini. Mais tout cela reste à éclaircir. »
REPÈRES
Épithéliums
Il s’agit de tissus formés de cellules juxtaposées. Tous les animaux en ont. Ils peuvent former des revêtements (comme la peau, les contours des organes) ou sécréter des substances essentielles à l’organisme (comme celles produites par les glandes).
Placozoaires
Ces animaux plats de 1 à 3 millimètres n’ont ni bouche, ni tube digestif, ni système nerveux, ni organes et n’ont pas une forme symétrique. Leurs cellules sont capables de se réorganiser pour que l’organisme change de forme.
« T. adhaerens »
Trichoplax adhaerens a longtemps été le seul représentant du groupe des placozoaires -jusqu’à la découverte d’autres espèces plus récemment. Il vit sur des supports (coraux, rochers) au fond de la mer, dans des eaux tropicales ou tempérées, et se nourrit d’algues, bactéries et autres micro-organismes grâce à un système de digestion externe.
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Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte
Samedi et dimanche, le parc de l’Arbousière, à Châteauneuf-de-Gadagne, prend des airs de fête à l’occasion de la 9e édition de « Terroirs en fête ». Un événement organisé par le Département de Vaucluse. « C’est l’un des plus grands rendez-vous pour les agriculteurs et artisans de bouche dans le Vaucluse », explique Pierre Charline, créateur de l’événement et responsable événementiel pour le Département de Vaucluse. « Plus de 150 exposants seront présents cette année et nous avons à cœur de leur demander un stand qui soit unique pour Terroirs en fête, un stand que l’on ne retrouve pas ailleurs parce que ce n’est pas juste un grand marché. »
Au programme, tout au long du week-end, des démonstrations culinaires, des concerts et musiques lives, mais aussi un salon des vins et spiritueux ou un espace élevage pour découvrir ce que le Vaucluse à de meilleur à offrir.
Un événement convivial et familial
« Avec Terroirs en fête nous voulons montrer et faire découvrir au public la beauté et le savoir-faire dont regorge notre département. Nous accordons aussi une place importante aux activités familiales puisque cette année nous proposons par exemple des balades à poneys, des jeux en bois divers ou un jeu de piste géant », poursuit-il. « Les maîtres-mots pendant ces deux jours sont convivialité, partage et rencontre, c’est pourquoi nous voulons que chacun passe un bon moment dans un lieu exceptionnel. » Depuis 4 ans maintenant l’événement est associé à une personnalité et cette année c’est Mercotte qui en sera la marraine. « Nous en sommes ravis car elle est connue du grand public et elle a un capital sympathie qui est assez incroyable ! Elle sera donc présente samedi et dimanche et évoluera au sein de l’événement en participant à diverses animations », sourit le responsable. Parmi les temps forts, un concours de tartes aux fraises samedi mais aussi l’épreuve nationale du concours international de hamburgers dimanche où 6 chefs venus de toute la France vont s’affronter pour réaliser le meilleur burger avec des produits du terroir vauclusien.
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![[Entretien] Christian Bosq : « Les traminots se sont battus avec détermination »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/d42394ae33938b4ad7267c0a56f9d4ba.jpg)
[Entretien] Christian Bosq : « Les traminots se sont battus avec détermination »
La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?
Christian Bosq : C’était un moment important de ma vie personnelle puisque 46 jours de grève, on n’en sort pas indemne. Je voulais surtout remercier tous les gens qui se sont mobilisés. Il faut quand même rappeler que les traminots se sont battus pendant 46 jours avec force et détermination et que ce conflit social a pris une dimension nationale. Tout le peuple français s’est reconnu dans la défense du service public. Enfin, c’était aussi un moyen de remémorer les problèmes de transport à Marseille. Pour moi, on a toujours 50 ans de retard.
Quelle leçon avez-vous tirée de ce conflit ?
C.B. : La leçon que j’en tire, c’est que rien n’est impossible quand le combat est juste et que les salariés ont décidé de se battre. La grève est arrivée après un an de discussion. On a eu tout le monde contre nous, mais la détermination des travailleurs a eu raison du privé, car ce tramway tout neuf devait être donné à une filiale de Veolia.
Cet épisode de votre vie a-t-il nourri votre mandat municipal (2020-2026) ?
C.B. : Quelque part, oui. Même si, quand j’ai rejoint le Printemps marseillais, être délégué aux transports n’a pas été possible pour moi. J’ai eu une autre délégation, mais je regardais et je regarde toujours attentivement ce qu’il se passe à ce niveau-là. Aujourd’hui, j’aimerais justement que mon livre soit déclencheur de quelque chose.
« Marseille – Le Tramway de la discorde », Christian Bosq, Éditions Maïa, 21 euros.

![[Travailleuse de demain] Emmy Mercier, Argentiéroise aux doigts d’or](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/1bff7462fc2fdd9483565cff0fa6069c.jpg)