Category: societe

  • La nouvelle cuisine centrale d’Avignon se précise

    La nouvelle cuisine centrale d’Avignon se précise

    La forte augmentation de la demande de repas issus de la cuisine centrale d’Avignon oblige, la municipalité a approuvé lors du dernier conseil municipal, le samedi 20 décembre dernier, une délibération votée à l’unanimité autour de la création d’une nouvelle cuisine centrale.

    En effet, le conseiller municipal délégué à la restauration scolaire, Christian Rocci, évoque un site actuel « dimensionné selon les standards de 1999 » et donc « vieillissant, sous-dimensionné (4 800 repas par jour, avec environ 3% d’augmentation par an) et inadapté aux évolutions actuelles (+ de 1 000 couverts par jour en 8 ans) ».

    Un nouveau bâtiment dont la construction est envisagée « sur un tènement foncier du MIN ». Une structure avec un étage et 2 164 mètres carrés de surface de plancher. Elle aura donc une « capacité de production totale de 7 300 repas/jour (6 000 scolaires, 900 petite enfance et 400 adultes/seniors) », précise la municipalité. Le conseiller municipal ajoute que les « enjeux de consommation énergétique sur ce type d’équipements et la maîtrise des coûts de fonctionnement sont si forts que l’opportunité de recourir à un marché de conception-réalisation pour réaliser l’opération sera à considérer ». Mais aussi qu’une délibération ultérieure sera nécessaire « pour la définition des jurys de candidature et d’analyse des offres afin d’acter notamment le montant des indemnités de participation à la consultation ». Le montant de l’opération est estimé à 17 945 000 euros. Un projet qui devra donc être porté par la prochaine municipalité.

    Un choix fort

    Une délibération votée avec « enthousiasme » par le conseiller municipal d’opposition écologiste Jean-Pierre Cervantès, qui y voyait lors de ce dernier conseil municipal « un choix politique fort » qui « démontre qu’il est possible d’allier exigence de qualité, justice sociale et durabilité ». Il avait alors appuyé son propos car elle « marque à bien des égards l’aboutissement d’un cycle de transformation qui a été engagé par la Ville. Celui d’un passage d’une gestion privée à une régie municipale de la restauration scolaire ».

  • Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Après avoir réalisé deux enquêtes publiques sur l’école (en septembre) puis sur la gestion des déchets (en novembre), Uni.e.s pour Draguignan a cette fois interrogé, en décembre, les Dracénois sur les questions de mobilités et de démocratie participative. Une enquête réalisée « sur le marché et en porte à porte. Grâce à ça, les gens nous connaissent et viennent nous voir, et cela resserre les liens avec et entre les colistiers », se réjouit Sylvie Borgogno, l’une des colistières (LFI). Les restitutions seront réalisées vendredi, 18h, à la MSJ, après les vœux adressés par la tête de liste (LE) Christophe Terras.

    Référendums pour les grands projets

    Sur un territoire aux accès parfois difficiles, au sein d’un département où la question du logement est prégnante, notamment pour les jeunes, la mobilité, particulièrement la mobilité douce, demeure un enjeu d’importance. Sera notamment abordée la question du vélo et des infrastructures vouées à viabiliser sa pratique (pistes cyclables, parkings, moyens de location et d’acquisition…), mais aussi celle de la marche, via des rénovations urbaines et la création de parcours. Dans la même optique, le sujet des trottinettes électriques, pratiques mais décriées pour le manque d’encadrement de leur usage, sera mis sur la table, à travers, justement, un prisme sécuritaire et la proposition d’opérations de sensibilisation.

    Toujours au rang des moyens de transport individuels, Uni.e.s pour Draguignan proposera des alternatives pour limiter l’usage de la voiture (parkings relais, covoiturage…). A ce titre, les transports en commun ont forcément un rôle important à jouer. La liste désire augmenter leur portée et leur vertu écologique, et propose la gratuité pour certains publics (écoliers, retraités, précaires…).

    Les Dracénois sont ainsi invités à venir débattre de ces sujets, dans un esprit démocratique, autre thématique de l’enquête publique. « Nous soumettrons les investissements importants, typiquement le projet de PTE, à un référendum. Nous créerons une procédure de référendum d’initiative citoyenne qui permettra à tous les habitants et habitantes de participer directement à la démocratie locale. Le maire sera accessible et consacrera une demi journée par semaine pour répondre aux questions des habitantes et habitants », dévoile, entre autres, Sylvie Bourgogne.

  • Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Une projection du dernier Avatar, puis, rideau. Le Cézanne a fermé ses portes ce mercredi soir pour deux ans de travaux. « Ce n’est pas qu’une rénovation, c’est une restructuration lourde du cinéma. On fait un nouveau cinéma. Aujourd’hui, on va tout refaire », résume Rémi Peyron, directeur de cet établissement né en 1959. S’il a bien connu deux rénovations majeures pour ses salles noires au fil du temps, c’est un tout autre cinéma que les Aixois verront implanté en centre-ville.

    À commencer par le bâtiment principal qui va être démoli, puis refait. L’annexe, qui abrite aujourd’hui trois salles, et autrefois le restaurant du Passage deviendra l’entrée principale et l’espace d’accueil, où les futurs clients pourront s’installer pour boire un verre. Au total dix salles, réparties sur deux bâtiments reliés par une passerelle, et un sous-sol, qui sera creusé pour accueillir trois salles. Le tout, a été imaginé par les équipes de construction Pathé, mais aussi par le cabinet d’architecture Loci Anima et Véronique Wood, architecte du patrimoine. « On a retourné complètement les bâtiments qui se feront face dorénavant. Ensuite on aura aussi un cinéma revu complètement dans son fonctionnement avec des coursives des halls et des espaces d’accueil… », poursuit Rémi Peyron.

    Investir pour « avancer »

    C’est tout l’esprit du cinéma qui a été repensé. Les espaces se voudront plus modernes, plus lumineux… Finalement, le nouveau Cézanne – qui perd ses murs mais garde son nom – perdra quelques centaines de places, passant de 1 540 à 1 200 fauteuils. Mais le projet de rénovation, dans les clous depuis dix ans, retardé par le Covid, s’inscrit dans une logique de modernité et de survie des salles obscures plutôt que dans celle de rentabilité. « Sur les belles années 2015, 2019, on était au niveau national à 210 millions d’entrées, cette année on va faire 157 millions. On s’est payés deux fois -15 % sur ces années, recontextualise Rémi Peyron. Aujourd’hui, il faut non seulement proposer des films qui fassent envie, ce qui n’est pas de notre contrôle. Mais il faut aussi qu’on fasse notre part des choses : il faut qu’on ai des cinémas irréprochables (…) On peut appeler cela un risque mais le danger serait ne rien faire. Aujourd’hui si on ne fait rien, on va mourir : il faut qu’on investisse pour avancer. » Aussi, « on a un bâtiment qui a des volumes de salles qui sont pour la plupart petites, pas gradinées, relativement à plat », ajoute le directeur. Sur ces deux années, la programmation plus généraliste et les séances scolaires basculeront sur le cinéma Renoir, dont les horaires seront élargies en matinée. Les arts et essais seront projetés au Mazarin. Les festivals du 7e art, du traditionnel Film Judiciaire au festival Télérama, ainsi que les diverses rencontres seront conservés eux aussi, partagés entre les deux autres cinémas du centre-ville. Le coût total des travaux, financés par Pathé, n’a pas été communiqué.

  • Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Mercredi, des enquêteurs de la Brigade en criminalité financière ont mené des perquisitions au siège de 13 Habitat (4e). Une information révélées par nos confrères de La Provence, confirmée par le parquet. Ces investigations pourraient s’inscrire dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte contre l’ancienne présidente du bailleur social public, Nora Preziosi, pour prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et recel.

    Elle fait suite aux révélations de Marsactu sur l’attribution d’un appartement à la mère de la conseillère départementale des Bouches-du-Rhône. Âgée de 92 ans, elle s’était vu proposer en 2023, un logement social de 90m2 aux Catalans (7e). Le bien a fait l’objet de travaux de rénovation à hauteur de 33 000 euros. L’attribution a été validée en commission, dans un contexte sensible en raison des fonctions occupées par Nora Preziosi au sein d’une structure liée au Conseil départemental. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’élue est intervenue, dans la procédure. Elle avait assuré s’être retirée de la commission d’attribution, tout en reconnaissant avoir donné des consignes.

    Depuis, Nora Preziosi a été écartée de la présidence du bailleur, et la rupture avec la présidente du Département, Martine Vassal (DVD), s’est transformée en conflit. Elle a annoncé sa candidature aux municipales à Marseille, aux côtés d’Erwan Davoux, ancien agent du département et auteur d’une plainte visant l’exécutif du CD13.

  • Mise en examen dans l’affaire Hedi

    Mise en examen dans l’affaire Hedi

    Plus de deux ans après les faits, la commandante des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Marseille mis en cause pour « violences aggravées », a été mise en examen pour non assistance à personne en danger. Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023, quatre policiers avaient roué de coup le jeune marseillais Hedi, 20 ans, rue d’Italie (6e), en marge des émeutes consécutives à la mort de Nahel, 17 ans, tué lors d’un contrôle routier à Nanterre.

    En juillet 2023, les quatre policiers de Bac de Marseille avaient été mis en en examen et pour « violences aggravées », et leur commandante, Virginie G., placée sous contrôle judiciaire pour non-assistance à personne en danger.

    Prononcée en décembre cette mise en examen pourrait ne pas être la dernière dans ce dossier de violences policières, rapportent nos confrères de La Provence. Dans quelques semaines doit avoir lieu la reconstitution du passage à tabac ordonnée par la juge d’instruction en charge de faire toute la lumière sur cette affaire.

  • Hommage à Jean Zay, ancien ministre assassiné par Vichy

    Hommage à Jean Zay, ancien ministre assassiné par Vichy

    « Jean Zay est une figure méconnue qui nous laisse un héritage qu’il faut enseigner et perpétuer », lance Suzanne Guilhem, présidente de la Ligue de l’enseignement des Bouches-du-rhône. L’organisatrice de l’hommage tenu le 7 janvier confie qu’« il est important pour tous, dans un monde éphémère, de faire connaître cette figure politique ».

    Ni le lieu, ni la date ne sont anodins puisque Jean Zay fut incarcéré à Marseille, dans ce même Fort Saint-Nicolas, du 4 décembre 1940 au 7 janvier 1941, date à laquelle il fut transféré à la maison d’arrêt de Riom jusqu’à son assassinat en juin 1944 par la milice. La minute de silence qui lui est consacrée est l’occasion de se remémorer les motifs de cette incarcération indigne : ministre du Front populaire, juif et franc maçon, il est condamné à la déportation à perpétuité et à la dégradation militaire pour désertion en présence de l’ennemi. Au cours de la matinée, différents intervenants se sont relayés pour mettre en valeur les multiples facettes de Jean Zay. Avocat de formation et membre du Parti radical, il eut une carrière politique en tant que ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts sous le Front populaire qui célèbre ses 90 ans cette année.

    Éric Favey, co-président du conseil scientifique de la Ligue de l’enseignement, rappelle que Jean Zay fut administrateur de la Ligue et responsable de la jeunesse. Il y a un lien fort entre la Ligue et cet homme politique, surtout dans « les convictions républicaines partagées entre eux » affirme-t-il. « Amoureux du théâtre et de l’émancipation, Jean Zay est un précurseur de la démocratisation culturelle. Son héritage est de ne pas laisser s’installer dans le silence et l’indifférence ce qui détruit la démocratie ! », clame Robin Renucci, directeur de La Criée, théâtre national de Marseille. Selon lui et au nom de Jean Zay, « la culture est une bataille ». Enfin, le témoignage rapporté de sa fille, Hélène Mouchard-Zay, qui n’a pas pu être présente, rappelle au combien l’écriture lui a permis de « survivre à Marseille ». Lors que son incarcération, son père eut l’occasion d’écrire de nombreuses lettres poétiques et nouvelles pour se sortir de son quotidien macabre. La Ville de Marseille d’ailleurs, veut « faire vivre la mémoire de Jean Zay de manière récurrente », a indiqué Marie Batoux, adjointe au maire, lors de son discours, car ici, « c’est une histoire trop peu connue ».

    L’œuvre de Jean Zay aide à comprendre l’époque tourmentée actuelle et à brandir le drapeau Liberté face au détricotage actuel des valeurs qu’il a porté.

  • Un documentaire entre cinéma et littérature sur René Frégni à l’Alcazar

    Un documentaire entre cinéma et littérature sur René Frégni à l’Alcazar

    La bibliothèque de l’Alcazar accueille ce vendredi à 17h30 le documentaire Schizo-Frégni. S’en suivra un débat, une lecture, et des dédicaces en présence des réalisateurs et de l’écrivain René Frégni. « Nous sommes tous les trois documentaristes avec des approches différentes des sujets, là c’est la littérature qui nous réunit, en particulier la façon d’écrire de Frégni », explique Alain Barlatier, pour justifier leur choix de travailler autour de l’auteur René Frégni. « Nous partageons également son côté humaniste et son engagement social certain », ajoute-t-il. Le documentaire de 40 minutes se situe « aux confins de la littérature et du cinéma ».

    « Auteur de l’autofiction », René Frégni a connu les prisons militaires pour désertion, et a pris comme source d’inspiration sa propre vie, tout en y mêlant son lot d’imaginaire. « Nous est venue l’idée de faire un documentaire sur lui de la même façon qu’il écrit ses romans », développe le réalisateur. « Nous nous sommes inspirés de son œuvre “Les vivants au prix des morts”, histoire d’un écrivain en cavale qui a perdu ses mots, et qui part à leur recherche dans les Alpes », précise Alain Barlatier.

    Schizo-Frégni entre dans le cadre d’un cycle de projections à la bibliothèque de l’Alcazar, sur le thème du croisement entre le cinéma et une autre pratique artistique. Le lendemain, Déjà, portrait d’un luther iconoclaste, se situera cette fois au croisement du cinéma et de la musique.

    Entrée libre.

  • Les sinistrés du 8 juillet à Marseille demandent réparation

    Les sinistrés du 8 juillet à Marseille demandent réparation

    Les assurances et expertises traînent en longueur. Six mois après le violent incendie qui a ravagé quelques 90 habitations, accusant le manque de réactivité qui freine les réhabilitations, les habitants de l’Estaque se sont réunis au sein d’une association.

    Créée à la mi-décembre, dans le sillon d’un collectif venu en aide aux sinistrés, l’association veut « devenir l’interlocuteur des pouvoirs publics et des assurances, afin d’assurer un meilleur suivi et une meilleure prise en charge des personnes sinistrées », explique leur communiqué. Ils ont ainsi interpellé les autorités pour exiger la tenue d’un Clav, structure garantissant un suivi des dispositifs d’aide, notamment en termes d’indemnisation et d’accompagnement dans les démarches administratives.

    À ce jour, « aucuns travaux n’ont pu être entrepris à cause de l’extrême lenteur de la conduite des expertises et contre-expertises par les différentes assurances concernées », déplore dans un communiqué publié mardi l’Association des victimes de l’incendie du 8 juillet. L’association a recensé 478 personnes « sinistrées » à des degrés différents, précise sa présidente Mathilde Favier. Elle-même concernée par des travaux d’ampleur qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros. Le temps presse et les relogements temporaires sont couvert plus ou moins sur 12 mois de loyers, selon les assureurs et les contrats.

    Un Clav en février

    En proie à un sentiment d’abandon profond. D’autant plus fort que l’incendie a engendré des difficultés cumulées par la suite. Fin septembre, les pluies violentes ont charrié des torrents de boues et inondé plusieurs habitations. Il y a quelques jours, les riverains de la montée Pichou se sont retrouvés privés de chauffage, suite à une avarie électrique, en pleine vague de froid. La préfecture des Bouches-du-Rhône a confirmé la tenue d’un Clav, indique l’AFP. Avec une première réunion potentiellement début février.

  • L’aide aux élèves handicapés reste précaire : ils témoignent de leur quotidien

    L’aide aux élèves handicapés reste précaire : ils témoignent de leur quotidien

    Christel Stavros, AESH à Istres dans les Bouches-du-Rhône

    « Un statut pour pallier la pénurie »

    « Souvent, on se demande quelle est notre place dans l’équipe éducative. On a l’impression d’être des couteaux suisses. » Après 5 ans en tant qu’AESH dans le département, Christel Stavros, également membre de la FSU-Snuipp, a un regard critique sur ses conditions d’exercice « qui ne permettent pas d’accomplir ses missions ». Si elle précise que ça se passe bien dans son établissement, elle dénonce « des problématiques auxquelles ont fait toutes face ». « Le problème de fond, c’est notre statut, notre salaire, notre place dans l’enseignement. Nous sommes un vrai métier, donc on a besoin de vraies formations, d’un statut, d’une vraie rémunération. Si c’était le cas, il n’y aurait pas de pénurie car la profession serait attractive », explique-t-elle.

    Elle relate un quotidien où « le manque d’AESH mais aussi les conditions de travail ne sont pas à la hauteur des enjeux pour les élèves en situation de handicap ». Avant de développer : « L’enfant prend une place importante de par son besoin d’accompagnement. Pour certains, il faut avoir une attention permanente. » Mais l’absence de reconnaissance du métier provoque « une pénurie d’AESH ». « Ça a un impact sur la qualité de l’accompagnement. On prend beaucoup plus d’enfants à cause du manque d’AESH. Cela va jusqu’à 8 enfants, parfois 11, dans la semaine. » Le tout ayant « un impact sur la scolarité de l’enfant ». Elle résume le problème : « Pas assez d’AESH, pas assez de qualité d’accueil, pas d’inclusion réelle. »

    Amaury Baqué

    Julien Carboni, AESH à Toulon dans le Var

    « C’est un métier qui a du sens »

    Beaucoup de nos lecteurs connaissent déjà le militant des droits humains de tous les combats. C’est à travers sa profession d’AESH, qu’il exerce avec tout autant de passion, que nous présentons aujourd’hui Julien Carboni.

    « Je trouve que c’est un métier qui a du sens, très concret, puisqu’il s’agit le matin quand on arrive, d’accompagner un élève en situation de handicap et ce durant toute sa journée », analyse sobrement l’ancien président de la LDH. Un accompagnement, précise-t-il, dans ses habiletés sociales, et dans ses apprentissages. La difficulté étant d’adopter la bonne posture qui n’est pas toujours évidente à saisir professionnellement. « Il faut savoir aussi se détacher parfois, respecter l’autonomie de l’élève, afin qu’il puisse faire tout ce qu’il peut faire, et surtout pas le faire à sa place. »

    L’accompagnant d’élèves en situation de handicap précise aussitôt qu’il faut en même temps être là quand la sollicitation se présente, y compris d’ailleurs quand la sollicitation n’est pas forcément verbalisée ou formulée, être là en appui.

    Une reconnaissance de ce travail qui existe essentiellement par les élèves et par les parents des élèves, précise Julien Carboni. Bref, il ne manque plus que celle de l’administration.

    Et d’ajouter : « Je pense qu’on mériterait d’être un corps de fonctionnaires, puisque nous en avons déjà les devoirs, il ne reste plus qu’à acquérir les droits. »

    En attendant avec 1 100 euros par mois, il faut avoir, comme Julien, soif de justice et d’égalité pour résister.

    Thierry Turpin

    Audrey Marinelli, AESH à Avignon dans le Vaucluse

    « Un premier contrat à 777 euros »

    Des élèves en situation de handicap accompagnés seulement une heure par semaine, c’est ce qui pèse le plus à Audrey Marinelli, AESH depuis 8 ans dans des établissements scolaires d’Avignon, syndiquée à la CGT Educ’action. Dans le département, 1 300 accompagnants tentent de s’occuper au mieux de 5 800 élèves. « C’est très compliqué à gérer au quotidien. On en a de plus en plus chaque année et parfois, on commence un accompagnement en septembre et on ne sait pas si ça va être le cas pour toute l’année », explique celle qui est également représentante syndicale Éduc’action de la profession sur le département. Et qu’« en aussi peu de temps, on ne couvre pas du tout les besoins d’un élève, ce n’est pas possible ». La proposition de loi visant à intégrer les AESH dans la fonction publique « permettra clairement d’avoir un meilleur suivi des élèves, avec un meilleur suivi de l’apprentissage », estime-t-elle. Et ce, car « ce statut rend ce beau métier plus attractif », avec des « possibilités d’évolution de carrière ». Et donc plus d’AESH pour répondre aux besoins grandissants sur le territoire. Une question de salaire aussi. À ses débuts en tant qu’AESH dans des établissements avignonnais, pour 24 heures de travail par semaine, elle ne touchait que 777 euros par mois. Aujourd’hui, avec 32 heures travaillées par semaine, elle dépasse à peine les 1 300 euros, ce qui reste « très compliqué avec les prix qui montent et les salaires qui ne bougent pas ». Un changement en catégorie B est donc vu d’un bon œil, car cela permettrait « d’avoir un temps plein et de bien meilleures conditions de travail ».

    Mack Salman

  • Le site d’Orange à nouveau fermé le temps de l’enquête

    Le site d’Orange à nouveau fermé le temps de l’enquête

    Trois jours après la découverte d’impacts de balles sur des bâtiments du site d’Orange Massalia dans le quartier de Saint-Mauront (3e) à Marseille, la direction Grand Sud-Est a pris la décision, ce mercredi, de fermer le site à ses salariés. à compter de ce jeudi 8 janvier, « le temps de l’enquête, les collaborateurs doivent travailler sur un autre site du département ou se mettre en télétravail » indique un communiqué.

    Premiers éléments

    Cette décision guidée par le fait que « la sécurité des collaborateurs » reste « une priorité absolue », intervient après que « les premiers éléments sur cet incident » aient été portés à sa connaissance, mardi soir. Des mesures d’accompagnement pour les collaborateurs ont également été mises en place afin d’apporter le soutien adéquat face à cette situation, précise également le groupe expliquant rester « en lien étroit et régulier avec les forces de l’ordre pour toutes questions de sécurité ».

    Dans la journée, la direction en a informé les organisations syndicales. « On est soulagé, malheureusement notre direction met encore du temps à réagir. On va écrire au plus haut niveau un courrier avec Sébastien Crozier pour demander d’acter la fermeture définitive du site de Sainte-maure et officialiser le déménagement », a réagi de son côté la CFE-CGC. Mercredi dans la journée, les sites de repli étaient encore en cours d’identification par la direction indiquait de son côté la CFDT.

    Entre le 28 novembre et le 15 décembre, en raison « d’événements répétés » et de « montée en tension sur le site » sur fond de narcotrafic, après deux confinements, le site avait déjà été temporairement fermé pour deux semaines et les équipes administratives mises en télétravail.