Category: societe

  • De nouvelles fouilles menées dans l’épave des Laurons

    De nouvelles fouilles menées dans l’épave des Laurons

    Les étudiants ont à peine eu le temps de commencer à retirer les sédiments qui recouvrent l’épave que les vents violents de la tempête Deborah les ont contraints à cesser toute opération. « La météo ne nous a pas beaucoup aidés cette semaine, confie Marine Sadania, responsable du littoral de la région Sud pour le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Ce genre d’aléas climatiques peut abîmer la coque quand elle n’est pas protégée. Là, elle est en danger. Ça tombe vraiment mal, ça ralentit le processus de fouilles et ça impacte la formation. »

    Depuis le 23 mars et jusqu’au 3 avril, les deuxième année du Master d’archéologie maritime et côtière participent à un chantier-école dans l’anse des Laurons. C’est dans cette crique, à proximité de la centrale EDF, que gît l’épave Laurons 11 à seulement 2 mètres de fond.

    Une étude du lest

    Datée entre 1450 et 1630, de taille modeste (environ 12 mètres de long pour 4 de large), son intérêt historique est immense. « Ce sont des unités de travail pour lesquelles on a peu de sources historiques, c’est inédit d’en avoir une en si bon état », explique Marine Sadania. Son collègue et directeur de recherche émérite au CNRS Éric Rieth poursuit : « Ce sont celles qui ont laissé le moins de traces alors qu’elles constituaient l’activité de base. Les grands vaisseaux se comptaient par trentaines mais ils étaient conservés car ils représentaient de gros investissements, alors que ces petites embarcations se comptaient par centaines sur le littoral, elles animaient l’activité maritime locale et régionale. Ces fouilles sont importantes pour la connaissance de toute cette économie. »

    Cette année, les étudiants vont se concentrer sur la zone centrale du bateau, le maître-couple, « une clé de compréhension essentielle de l’architecture », affirme Éric Rieth. Un géologue d’Aix-Marseille université mènera également un travail sur le lest. « On espère connaître la provenance des pierres calcaires qu’on a trouvées, et donc avoir l’aire géographique du bateau, développe Marine Sadania. Ça devrait confirmer nos observations et l’identité régionale du bateau, puisqu’on pense que c’est un petit caboteur qui ne va pas en haute mer. » Pour en savoir plus, rendez-vous à l’anse des Laurons mercredi 1er avril pour une journée ouverte au public.

  • [Recette] La bouillabaisse pas comme les autres de Christian Qui

    [Recette] La bouillabaisse pas comme les autres de Christian Qui

    Les ingrédients

    Il vous faudra :

    – Des pommes de terre, du paprika fumé, du gros sel

    – Des tranches de pain, de l’huile d’olive, de l’ail, des tomates séchées, du poivre

    – Des oignons, des carottes, du concentré de tomates, une pincée de safran

    – Des poissons frais selon arrivage chez les pêcheurs du Vieux-Port, ici du poulpe et du congre

    – Un jaune d’œuf, du piment doux, des écorces de citrons séchées, de la spiruline, des verts de poireaux, du vinaigre et des piments verts.

    Une recette à adapter en fonction de vos goûts, de vos envies mais aussi des poissons frais qui s’offrent à vous sur l’étal des pêcheurs.

    Commencez la veille par préparer un bouillon avec de l’eau, des carottes, des oignons, de l’ail, du concentré de tomates et tous les restes de poissons que vous aurez. Les têtes, queues, arrêtes etc. Faites bien cuire le tout et laissez refroidir. Une nuit au frais pour laisser infuser puis filtrer et mixez. Le lendemain faites réchauffer et ajoutez à la fin le safran.

    Innovation et saveurs

    Pour le poisson, levez les filets de congre, en l’occurrence et coupez les poulpes en lamelles pour avoir une texture agréable en bouche. Mais vous pouvez utiliser le poisson de votre choix que vous aurez poché dans le bouillon. Faites cuire vos pommes de terre à l’eau, à part puis assaisonnez-les avec du paprika fumé et du gros sel. Coupez-les en quartiers.

    Pour la rouille faites une émulsion, comme une mayonnaise en mixant jaune d’œuf, ail, tomates séchées, piment doux et montez à l’huile d’olive et à l’huile neutre. Pour les croûtons, faites un mélange à base d’huile d’olive, de tomates, d’ail et de poivre, frottez le pain au pinceau et passez au four. Réservez.

    Si vous voulez réaliser une bouillabaisse à l’image de celle de Christian, préparez une poudre avec des piments doux, des tomates séchées, les écorces de citrons, du poivre et mixez le tout. Pour le dressage, déposez trois croûtons, quelques pommes de terre, votre poisson et une lamelle de poulpe. Puis une cuillère à soupe de rouille, saupoudrez avec la poudre et disposez quelques baies roses. Enfin, versez le bouillon et dégustez. Bon appétit.

  • [Sciences] Une boule de bactéries géante découverte à Carry-le-Rouet

    [Sciences] Une boule de bactéries géante découverte à Carry-le-Rouet

    En plongeant dans la baie de Carry-le-Rouet, non loin de Marseille, pour récolter des échantillons de sédiments à quelques mètres de profondeur, les scientifiques de l’Institut de biosciences et biotechnologies d’Aix-Marseille (Biam, Saint-Paul-lès-Durance) voulaient étudier des micro-organismes unicellulaires qui s’orientent grâce au champ magnétique terrestre – dits « magnétotactiques ». Au laboratoire, c’est un micro-organisme jusque-là inconnu qui attire leur attention : une boule de bactéries semblant liées les unes aux autres, vivant et se déplaçant collectivement. Ils viennent de découvrir une nouvelle espèce de procaryote multicellulaire magnétotactique (MMP) qu’ils appelleront Magnetogigantoglobus et décrivent dans The ISME Journal.

    Communication

    Les bactéries sont connues pour être composées d’une seule cellule. Mais certaines vivent en consortium, comme les MMP. « Leur existence est connue depuis les années 1990 », précise Caroline Monteil, chercheuse CEA au Biam et dernière autrice de l’article. Mais seuls deux types étaient connus : les MMP sphériques et ellipsoïdaux, qui font 3 à 6 micromètres et sont composés d’une cinquantaine de cellules, pas plus. Magnetogigantoglobus est trente fois plus volumineux et composé d’environ 130 cellules. Pour les scientifiques, cette grande taille serait liée à sa capacité à dégrader des composés organiques complexes. « Cela implique une grande diversité d’enzymes et du stockage de nutriments, donc il faut de la place, résume Caroline Monteil. Cela pourrait aussi être un moyen de protection contre la prédation. Mais ces hypothèses sont à vérifier. »

    Au-delà de l’intérêt que représente la découverte d’une nouvelle espèce, « cela éclaire d’un jour nouveau la complexité du monde bactérien et apporte un modèle inédit pour comprendre les mécanismes ayant amené à l’émergence de la multicellularité », souligne Caroline Monteil. Car les chemins pour passer de la première cellule apparue il y a quelques milliards d’années aux organismes divers et complexes du vivant actuel sont toujours très mystérieux. « Ce nouveau micro-organisme multicellulaire représente une étape évolutive où les cellules ne semblent pas spécialisées et peuvent a priori fonctionner de la même façon, mais elles sont potentiellement capables de communiquer et de coopérer tout en ne réalisant pas la même tâche en même temps », ajoute la chercheuse qui aimerait éclaircir les mécanismes qui permettent cette communication. « Elles sont 130 cellules et capables de décider en une fraction de seconde d’aller dans la même direction, souligne-t-elle. C’est très intrigant. »

    Et si la réponse était dans le petit espace vide au cœur de la boule de bactéries ? « Il n’est pas forcément vide, insiste-t-elle. Il s’y passe peut-être des choses, comme l’échange de messages moléculaires. » Il reste à les intercepter et à les déchiffrer.

    Repères

    Procaryotes

    Ces micro-organismes sont généralement composés d’une cellule dépourvue de noyau. Ce domaine regroupe les bactéries et les archées. Il s’oppose à celui des eucaryotes dont les cellules ont un noyau (comme les animaux et les plantes).

    Bactéries

    Dans la grande majorité des cas, ces procaryotes sont composés d’une seule cellule. Mais elles peuvent parfois vivre en consortium – comme Magnetogigantoglobus, récemment décrit –ou adopter des comportements multi-cellulaires– c’est-à-dire agir temporairement de manière coordonnée, pour chasser par exemple.

    R. Blakemore

    Ce microbiologiste américain a décrit pour la première fois les bactéries magnétotactiques dans la revue Science en 1975. Observées dans des sédiments marins, elles contiennent des particules magnétiques qui leur permettent de s’orienter grâce au champ magnétique terrestre.

  • [Mars bleu, le colon passé au crible 3/3] Adapter les traitements en fonction du profil de la tumeur

    [Mars bleu, le colon passé au crible 3/3] Adapter les traitements en fonction du profil de la tumeur

    Médecin senior depuis plus de trois ans, Roxane Mari est oncologue spécialisée en oncologie digestive à l’Institut Paoli-Calmettes. Une discipline transversale où le travail se fait en collaboration avec des chirurgiens, des gastro-entérologues ou encore des radiologues. « Ainsi, nous pratiquons beaucoup de traitements en radiologie interventionnelle avec des thérapeutiques faites par les radiologues », souligne la professionnelle. Comme pour la chirurgie (lire édition du 20 et 21 mars) les traitements administrés dépendent du stade de la maladie. Il faut d’abord la définir pour savoir si elle est, ou non métastatique.

    Si ce n’est pas le cas, le traitement en première intention sera la chirurgie, pierre angulaire du traitement. Elle-même précédée ou suivie d’une chimiothérapie. « Avant, pour essayer de faire diminuer le volume de la lésion tumorale et donc de la rendre plus facilement résécable. Après, s’il s’agit d’une tumeur à risque plus élevé de récidive et ainsi diminuer ce risque », précise le docteur Mari.

    Trouver la meilleure option

    « Si une tumeur est localisée au niveau du rectum et non métastatique alors il y aura un traitement néo-adjuvant, c’est-à-dire avant la chirurgie qui est un traitement lourd avec trois mois de chimiothérapie puis de la radiothérapie associée à cette chimiothérapie par voie orale, suivi de la chirurgie et enfin la possibilité en cas de nécessité de refaire 3 mois de chimio par voie intraveineuse cette fois. » Un traitement lourd car ce genre de tumeur est plus agressive et présente un risque plus fort de récidive à l’endroit même où elle a été opérée. « Avec ensuite de gros retentissements fonctionnels et des chirurgies secondaires à haut risque d’être très délabrantes », ajoute-t-elle.

    Quoi qu’il en soit, les traitements proposés sont, le plus possible, personnalisés en fonction du profil de la tumeur mais aussi du patient. « Nous ne ferons pas le même traitement à un patient de 50 ans qu’à un patient de 85 ans, c’est une évidence. Sans compter que nous essayons également de nous adapter autant que faire se peut aux souhaits que peuvent avoir les patients concernant leur traitement », indique Roxane Mari.

    C’est donc à ce moment-là qu’intervient la réunion pluri-disciplinaire afin de trouver la meilleure option. « En effet, c’est très codifié mais rien n’est jamais tout blanc ou tout noir », constate-t-elle. Le tout en essayant là aussi en fonction des traitements de trouver un équilibre. « Seuls 10 à 15% des patients ont des tumeurs qui permettent d’avoir accès à une immunothérapie. Pour la chimiothérapie, nous utilisons un agent qui s’appelle Oxaliplatine et qui peut entraîner une toxicité neurologique. Tout l’enjeu c’est donc de trouver un équilibre pour ne pas que le patient subisse des toxicités au long cours et même après guérison. »

  • [Mars bleu, le colon passé au crible 3/3] Adapter les traitements en fonction du profil de la tumeur

    [Mars bleu, le colon passé au crible 3/3] Adapter les traitements en fonction du profil de la tumeur

    Médecin senior depuis plus de trois ans, Roxane Mari est oncologue spécialisée en oncologie digestive à l’Institut Paoli-Calmettes. Une discipline transversale où le travail se fait en collaboration avec des chirurgiens, des gastro-entérologues ou encore des radiologues. « Ainsi, nous pratiquons beaucoup de traitements en radiologie interventionnelle avec des thérapeutiques faites par les radiologues », souligne la professionnelle. Comme pour la chirurgie (lire édition du 20 et 21 mars) les traitements administrés dépendent du stade de la maladie. Il faut d’abord la définir pour savoir si elle est, ou non métastatique.

    Si ce n’est pas le cas, le traitement en première intention sera la chirurgie, pierre angulaire du traitement. Elle-même précédée ou suivie d’une chimiothérapie. « Avant, pour essayer de faire diminuer le volume de la lésion tumorale et donc de la rendre plus facilement résécable. Après, s’il s’agit d’une tumeur à risque plus élevé de récidive et ainsi diminuer ce risque », précise le docteur Mari.

    Trouver la meilleure option

    « Si une tumeur est localisée au niveau du rectum et non métastatique alors il y aura un traitement néo-adjuvant, c’est-à-dire avant la chirurgie qui est un traitement lourd avec trois mois de chimiothérapie puis de la radiothérapie associée à cette chimiothérapie par voie orale, suivi de la chirurgie et enfin la possibilité en cas de nécessité de refaire 3 mois de chimio par voie intraveineuse cette fois. » Un traitement lourd car ce genre de tumeur est plus agressive et présente un risque plus fort de récidive à l’endroit même où elle a été opérée. « Avec ensuite de gros retentissements fonctionnels et des chirurgies secondaires à haut risque d’être très délabrantes », ajoute-t-elle.

    Quoi qu’il en soit, les traitements proposés sont, le plus possible, personnalisés en fonction du profil de la tumeur mais aussi du patient. « Nous ne ferons pas le même traitement à un patient de 50 ans qu’à un patient de 85 ans, c’est une évidence. Sans compter que nous essayons également de nous adapter autant que faire se peut aux souhaits que peuvent avoir les patients concernant leur traitement », indique Roxane Mari.

    C’est donc à ce moment-là qu’intervient la réunion pluri-disciplinaire afin de trouver la meilleure option. « En effet, c’est très codifié mais rien n’est jamais tout blanc ou tout noir », constate-t-elle. Le tout en essayant là aussi en fonction des traitements de trouver un équilibre. « Seuls 10 à 15% des patients ont des tumeurs qui permettent d’avoir accès à une immunothérapie. Pour la chimiothérapie, nous utilisons un agent qui s’appelle Oxaliplatine et qui peut entraîner une toxicité neurologique. Tout l’enjeu c’est donc de trouver un équilibre pour ne pas que le patient subisse des toxicités au long cours et même après guérison. »

  • Un appel citoyen pour en finir avec le sans-abrisme dans l’Hérault

    Un appel citoyen pour en finir avec le sans-abrisme dans l’Hérault

    Ils sont une soixantaine venant de tous horizons : médecins, éducateurs spécialisés, artistes ou encore journalistes. Se joignent à eux des associations et des syndicats. Ensemble ils viennent de signer un appel pour en finir avec le sans-abrisme. « Que quelqu’un puisse mourir de froid à deux pas d’un lieu d’hébergement saturé à Montpellier, c’est inadmissible. Nous appelons les pouvoirs publics […] à ouvrir au plus vite suffisamment d’hébergements d’urgence pour que plus personne ne soit contraint de dormir à la rue », écrivent les signataires.

    La genèse de cet appel remonte à début janvier, à la suite du décès d’un jeune SDF à Montpellier en face d’un hébergement d’urgence qui ne pouvait l’accueillir. Une première pétition est lancée pour demander l’ouverture d’un gymnase. La réponse des pouvoirs publics jugée insuffisante, l’idée d’un second appel fait son cheminement. « On voulait dire notre colère et faire connaître cette situation insupportable. Cet appel ne concurrence pas du tout le travail réalisé sur le terrain par les associations mais vient en complément », détaille Claude Dubois, membre du NPA héraultais.

    48 ans d’espérance de vie

    Car l’urgence est là. Selon les estimations, 2 800 personnes dorment à la rue dans la capitale héraultaise. « On veut informer sur les conditions de survie dans la rue. En 2025, 34 personnes sont décédées à Montpellier. L’espérance de vie pour ceux qui ont connu la rue à un moment dans leur vie est de 48 ans », soutient Gilles, du collectif citoyen contre le sans-abrisme. Des familles, des mineurs non accompagnés, des femmes seules, des personnes en situation de handicap, beaucoup de publics sont touchés. « J’ai rencontré une jeune fille à la rue qui venait d’arriver à Montpellier. Elle ne trouvait pas de place d’hébergement, elle est partie à Grenoble. Elle est décédée là-bas, à l’âge de 21 ans », soupire Samuel Forest, président de l’association Solidarité Partagée.

    Ce dernier espère « une prise de conscience et qu’on mette la pression aux politiques pour qu’ils en fassent une priorité. » D’autant que les logements vacants foisonnent à Montpellier, que la municipalité pourrait réquisitionner. Mais face à la faible volonté des pouvoirs publics, dont l’État, premier responsable du sans-abrisme, l’action pourrait venir des militants. Le 16 avril, le porte-parole du Droit au logement d’abord (DAL) viendra donner une formation sur la réquisition de logements vides. « Une des autres missions est de nous fédérer », reprend Gilles. En ce sens, les signataires viennent de se regrouper au sein d’une « coordination plus personne à la rue ». Aussi, la pétition de janvier* vient d’être réactualisée dans l’espoir de bouger les lignes. Car les signataires sont clairs : « Si aucune solution n’est trouvée, nous soutiendrons toutes les initiatives en faveur du logement ».

    * change.org.

  • Une explosion de tulipes et de couleurs à Jonquières

    Une explosion de tulipes et de couleurs à Jonquières

    C’est devenu l’un des événements incontournables dans le Vaucluse au moment où le printemps pointe le bout de son nez. Petits et grands ont rendez-vous au domaine Martin de Grangeneuve à Jonquières pour profiter de la floraison des champs de tulipes présentes par milliers offrant des couleurs et variétés diverses.

    Un spectacle éphémère qui a débuté pour la saison actuelle le week-end dernier et se poursuit jusqu’au 6 avril.

    Une parcelle destinée à la cueillette

    Elles y sont plantées ici depuis plusieurs années par l’entreprise néerlandaise Triflor France qui a choisi Jonquières et le Vaucluse pour son climat, permettant une floraison et donc une cueillette précoce par rapport aux Pays-Bas.

    « Fêtons les tulipes de Jonquières » est donc une fête unique en son genre, spontanée, gratuite et joyeuse portée par l’association du même nom créée en 2019 qui, au retour du printemps s’attelle a offrir le plus beau des événements aux curieux venus de la région et d’ailleurs, transformant les parcelles cultivées dont les bulbes sont plantés à l’automne en véritable tableau vivant qui semble s’étendre jusqu’aux Dentelles de Montmirail avec le Géant de Provence en toile de fond.

    Tout au long de l’ouverture au public, une parcelle spécifique est mise à disposition des visiteurs pour que chacun puisse cueillir son bouquet. Une vente qui permet de soutenir l’association organisatrice mais aussi de valoriser le travail réalisé sur ces terres dont la culture est professionnelle et destinée à l’export. D’ailleurs, une fois la floraison terminée, les bulbes enfouis sous terre sont récoltés puis triés pour être expédiés vers de nouveaux horizons auprès d’horticulteurs et fleuriste en Europe, notamment aux Pays-Bas où ils pourront de nouveau fleurir.

    Ouvert tous les jours pendant la période de floraison de 10h à 18h30 en accès libre. Parking gratuit à proximité.

  • Le festival de Pâques débute à Aix-en-Provence

    Le festival de Pâques débute à Aix-en-Provence

    Ateliers pour enfants, concerts, tables rondes ou encore conférence… Le festival de Pâques est de retour à partir de samedi et avec lui une programmation soignée, riche et variée qui s’adresse à tous les publics à travers divers lieux de la ville jusqu’au 12 avril.

    Pour débuter les festivités ce sont des ateliers musicaux à destination des enfants qui sont proposés aux côtés de Solesne Loy, violoniste et pédagogue au sein du salon Jessye Norman du Grand théâtre de Provence. Dès samedi et dimanche de 10h30 à 12h et ce tous les week-ends que dure le festival, les débutants entre 7 et 10 ans pourront s’essayer au violon.

    Sinon, à partir de 6 ans, samedi à 14h et dimanche à 15h30, les minots pourront découvrir la « Symphonie Pastorale » de Beethoven, une ode à la nature en lien avec le concert familial, illustré et accompagné de six musiciens du même nom qui est prévu le 31 mars à 19h au Conservatoire Darius-Milhaud.

    Le pouvoir de l’Art et de la musique

    Un atelier où la musique prend vie et où les jeunes mélomanes sont invités à éveiller tous leurs sens. Un autre le samedi à 15h30 leur proposera de créer leur propre univers sonore en inventant les sons de la nature en musique.

    Le dimanche, à partir de 14h et pendant une heure les enfants pourront tout savoir du compositeur de génie, Ludwig van Beethoven.

    Du côté du camp des Milles, dimanche c’est toute une journée gratuite qui est prévue sur le thème « Penser, ne pas oublier » et fait de tables rondes et concerts pour s’interroger ensemble sur « le pouvoir de l’Art comme ciment du vivre ensemble dans une période où les crises et changements permanents peuvent conduire à un affaiblissement de nos repères ». À vivre à partir de 9h30.

    L’ensemble des événements présentés sont gratuits sur réservation.

  • Les Rovenains célèbrent le traditionnel carnaval ce dimanche

    Les Rovenains célèbrent le traditionnel carnaval ce dimanche

    Dès 14h dimanche, le public sera accueilli avec l’ouverture des stands et des nombreuses animations prévues pour petits et grands. Les enfants pourront profiter de structures gonflables, d’un toboggan géant ou encore d’un mini-village ludique en intérieur. Une mini-ferme et des balades à poney viendront compléter cette offre festive, tandis que les plus curieux pourront s’initier aux arts du cirque : fil de funambule, boule d’équilibre, jonglage ou encore assiettes chinoises. Sans oublier la magie close-up, la sculpture sur ballons et un stand maquillage pour parfaire les déguisements.

    L’après-midi sera également rythmée par la déambulation du groupe « Lollipop », apportant une touche musicale et colorée à l’événement ainsi que la participation des associations locales « Rove Zumba Dance » et « Ponpom Dance Crew ». Une buvette ainsi qu’un stand de barbes à papa permettront à chacun de se restaurer dans une ambiance chaleureuse.

    Moment phare de la journée, une dégustation gratuite d’oreillettes traditionnelles sera proposée à 15h30, préparées avec soin par les bénévoles du comité municipal des fêtes, perpétuant ainsi une tradition gourmande chère à la commune.

  • Un festival du Nouvel an kurde à Marseille pour « la paix et la solidarité »

    Un festival du Nouvel an kurde à Marseille pour « la paix et la solidarité »

    L’ambiance est festive dans la salle du conseil de la mairie des 2e et 3earrondissements. Une centaine de personnes est rassemblée, ce jeudi 26 mars, pour fêter le Nouvel an kurde, appelé le Newroz. Cette soirée inaugurait la quatrième édition du Newroz Marseille, organisée par le collectif Solidarité Kurdistan 13 et l’association Solidarité Liberté Provence.

    « Nous pensons à nos sœurs et nos frères kurdes, à celles et ceux qui se battent sous les balles », amorce Anthony Krehmeier, maire réélu du 2e et 3earrondissements, en remerciant les participants pour leur présence. « Ici, nous les mettons à l’honneur », poursuit-il.

    Inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco depuis 2009, cette fête ancestrale de la culture kurde, signifie le jour nouveau et célèbre l’équinoxe du printemps le 21 mars. Annick Samouelian, présidente de Solidarité Liberté Provence, rappelle que le Newroz est un « symbole identitaire, d’unité, de diversité », et également « l’emblème de la résistance ». Sous les applaudissements chaleureux, elle lance les festivités : « Que ce Newroz soit synonyme de paix et de solidarité. »

    Moment convivial et festif

    Vêtues de robes aux broderies pailletées et colorées et de ceintures dorées à la taille, un groupe de jeunes filles dansent le Govend, une danse traditionnelle kurde. Aux retentissements des grelots attachés aux robes se mêlent les claquements de mains des participants, enthousiastes. Deux musiciens ont offert au public une performance de daf, un instrument de percussion, typique de la culture kurde. « À l’origine, c’est un instrument religieux joué exclusivement par les femmes pour saluer le lever du soleil », explique Deriz, un des percussionnistes.

    Les murs de la salle exposent les planches d’un manuscrit exceptionnel. Publié en 2016, cet ouvrage a été entièrement illustré et édité à la main depuis la prison de femmes de Mardin, en Turquie. Accompagnés de leurs traductions, ces récits poignants témoignent du quotidien des détenues, dénonçant leurs conditions de vie et les violations répétées de leurs droits. L’exposition est à découvrir jusqu’au mercredi 1er avril.

    Le festival organise d’autres événements et soirées. Une projection du film Lire Lolita à Téhéran, sorti en 2024, adapté du livre éponyme de l’écrivaine iranienne Azar Nafisi, est organisée le vendredi 3 avril, à 19h30 au cinéma Le Gyptis (3e). Une rencontre suivie d’un échange sur l’ouvrage. « Nous vous écrivons depuis la révolution – Récits de femmes internationalistes du Rojava », publié aux éditions Syllepse en 2021, se déroulera aux Rotatives de La Marseillaise (1er), le samedi 4 avril à partir de 17h. En présence de Sarah Marcha, Marie, Mireille Court, coautrices du livre et de Yasmina Touaibia, docteure en science politique. Un moment convivial avec un buffet clôturera le festival.