Category: societe

  • La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    Des grillages métalliques entourent les pieds de la passerelle. Les travaux de la gare de Miramas ne sont pas tout à fait terminés, mais la nouvelle infrastructure est accessible depuis ce mardi 11 août. Valises à la main, un couple de Miramasséens appelle l’un des quatre ascenseurs qui desservent les quais. « C’est sûr que ça met plus la gare en valeur que le passage souterrain un peu lugubre qu’on avait avant », commentent-ils.

    Pour eux, ce nouvel ouvrage de 75 mètres de long qui surplombe les voies est enfin à la hauteur du pôle de mobilité, qui voit chaque jour près de 110 trains transiter. Chaque année, 800 000 voyageurs passent par la commune construite autour de son réseau ferroviaire. « L’objectif, c’est de passer à 1,5 million d’ici 2030 », révélait Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud au sein de la SNCF, lors de la pose des piles de la passerelle en janvier dernier.

    Près de 27 millions investis

    Venue regarder passer les locomotives avec son fils Kenaël, Sabrina assure : « La gare est toujours pleine, parce qu’on est bien desservis : on peut aller à Paris en TGV, à Marseille ou à Avignon. C’est rare pour une petite commune de 26 000 habitants ».

    Les 26,83 millions d’euros investis par la Métropole (7,62), la Région (11,3), l’État (5,65) et la SNCF Gare et Connexions (2,26) doivent donc améliorer le service pour les usagers, qu’ils soient des habitués ou qu’ils fassent partie des nouveaux voyageurs. Reste encore à végétaliser les quais, qui ont été rehaussés, et à installer le nouveau mobilier. « Ces travaux sont une bonne chose pour les personnes en fauteuil roulant, les quais et les trains sont plus accessibles », souligne Sabrina.

    La Miramasséenne note aussi l’amélioration de la desserte du centre-ville : « Il n’y a plus besoin de faire le tour de la gare pour aller des quartiers nord aux quartiers sud ». Alors qu’ils attendent leur train, le couple de deux retraités fait remarquer : « La mobilité progresse dans toute la ville : nous, on a pris le BHNS (Bus à haut niveau de service) pour venir à la gare, et ça fonctionne vraiment bien ! »

  • Sur le boulevard Rabatau à Marseille, la voiture va enfin laisser une place au vélo

    Sur le boulevard Rabatau à Marseille, la voiture va enfin laisser une place au vélo

    Le boulevard Rabatau est en travaux. La Métropole Aix-Marseille-Provence a engagé la semaine passée un chantier de réaménagement entre le square Paul-Mélizan et la place du Général-Ferrié. Une opération à 2,7 millions d’euros qui doit s’achever au printemps 2027 avec l’objectif affiché de « redonner de l’espace aux mobilités douces et améliorer le cadre de vie des habitants » et sécuriser les abords de l’école Teisseire.

    Piste cyclable bidirectionnelle

    Sur près de 400 mètres, soit un peu plus de la moitié du boulevard, une voie de circulation sera supprimée pour créer une piste cyclable bidirectionnelle de trois mètres de large, séparée de la chaussée. Le projet prévoit aussi une réorganisation du stationnement, l’installation de 40 arceaux à vélos, la désimperméabilisation de certains espaces et la plantation d’arbres autour du square. La Métropole précise que les accès aux logements et aux commerces seront maintenus pendant les travaux.

    Au-delà du réaménagement de voirie, le tronçon concerné par l’opération à la particularité de s’inscrire dans la ligne cyclable n°5 dite « Nord-Est ». Destinée à relier les plages du Prado à Château-Gombert, elle est intégrée au Plan vélo de la Métropole adopté en 2019 pour structurer un réseau sécurisé à l’échelle du territoire. Or sept ans après son lancement, le déploiement du Plan vélo est toujours au ralenti et emprunter son tracé relève de l’exercice à trous.

    Il y a sept ans, la Métropole s’était engagée à doubler la part modale du vélo grâce à un investissement de 60 millions pour la création progressive d’un vaste réseau cyclable de seize grandes lignes représentant plus de 280 kilomètres, à l’horizon 2030. Huit traversent Marseille. Mais comme le note le collectif Vélos en ville qui suit l’avancement du programme avec son observatoire du Plan vélo, seuls 47 kilomètres ont à ce jour été réalisés, soit 39% du total.

    Les critiques portent moins sur l’ambition du plan que son exécution, car plusieurs tracés structurants, destinés à offrir des continuités cyclables sécurisées dans une ville pensée pour l’automobile, peinent à voir le jour. Rabatau illustre bien cette situation. Axe majeur du sud marseillais, très fréquenté et marqué par une circulation dense, il ne compte aujourd’hui qu’une « bande cyclable à hauteur de trottoir » sur 463 mètres entre le rond-point du Prado et le square Paul-Mélizan où elle se termine sèchement.

    Les travaux engagés devraient permettre de la connecter à d’autres aménagements déjà réalisés. Il sera en effet possible de rejoindre en sécurité la ligne 3 qui traverse la place du Général-Ferrié le long du nouveau tracé du tramway entre Dromel et Castellane, ouvert en 2025. Ils permettront aussi de se rapprocher de la ligne 5 dont la portion la plus aboutie a vu le jour sur le Jarret entre 2020 et 2022, avec les réaménagements des boulevards Maréchal-Juin, Sakakini, Françoise-Duparc et Jean-Moulin : une piste cyclable qui n’avait alors pas été raccordée à la place du Général-Ferrié.

  • Le Roucas de Vitrolles, un piton qui nécessite d’être conforté

    Le Roucas de Vitrolles, un piton qui nécessite d’être conforté

    Pour l’atteindre, il faut accepter de gravir pas loin de cent marches taillées dans l’imposant piton rocheux qui domine le vieux village de Vitrolles. À l’arrivée, c’est une double récompense : d’abord cette vue imprenable et contemplative sur l’étang de Berre et jusqu’à la Sainte Victoire. Ensuite deux monuments chargés d’histoire à découvrir : la Tour Sarrasine et la chapelle Notre-Dame-de-Vie.

    « Dès le Ve siècle, la situation privilégiée du Roucas de Vitrolles en fait un lieu de refuge et d’observation afin de se protéger des invasions barbares ou sarrasines. Mais la chapelle Notre Dame de Vie et la Tour Sarrasine n’ont été bâties toutes deux qu’entre le Xe et XIe siècles probablement après le départ des Sarrasins de Provence » décrit la Fondation du Patrimoine qui avec la Mission Patrimoine de Stéphane Bern soutient les travaux de sauvegarde et de restauration portés depuis plusieurs années par la mairie.

    Pour l’heure, la commune programme des travaux de confortement de son rocher pour réduire le risque de chutes de blocs. Le rocher qui culmine à 25 m de hauteur fait jusqu’à 75 m de long et 20 m de large, bénéficie déjà d’ouvrages de protection. Pour autant, de nombreuses instabilités ont été relevées sur les faces du rocher, notamment de gros pans de falaise décomprimés.

    « Un aléa très élevé

    de chute de pierres »

    « La face ouest la plus affectée présente 44 instabilités identifiées dont 15 à aléa élevé à très élevé. 4 des instabilités potentielles identifiées sont des pans de falaises volumineux et problématiques » énonce un rapport d’étude géotechnique qui a conclu en novembre 2025 à « un aléa très élevé de chute de pierres au droit de toutes les falaises. Un aléa variable, au cas par cas, d’écroulement de blocs, chandelles, voire de pans de falaise de volume important ».

    Ces risques exposent à des degrés divers la stabilité de la tour sarrasine, de la chapelle, la route en pied de falaise, quatre habitations, les piétons, le parking. Le rapport prescrivait d’interdire l’accès aux talus, de renforcer les mesures d’information « en insistant bien sur le risque accru pendant les périodes pluvieuses ». Il était demandé une surveillance instrumentée pour s’assurer de l’absence d’évolution d’un pan rocheux représentant une masse de 344 tonnes d’aléa élevé.

    C’est pourquoi la commune a lancé un marché public de réalisation de travaux de « réduction du niveau de risques » afin de conjurer ces risques liés à l’érosion naturelle de la falaise. Il prévoit la réalisation d’études géotechniques, l’exécution de mesures préventives telle que la pose de 5 fissuromètres électroniques connectés à des balises d’alerte au droit des instabilités critiques. Les premiers travaux consisteront en des opérations de débroussaillage, de purges manuelles et mécanisées par des cordistes des éléments les plus instables et les plus déconsolidés. Il est prévu la projection de béton projeté fibré et teinté et l’entretien des ancrages déjà installés. Des nappes de grillages et des barres d’ancrage seront posées. Des filets à haute limite élastique viendront recouvrir les falaises de la face sud et une partie de la face est du rocher de Vitrolles pour stopper les chutes de pierres et de blocs de faible volume et d’être le moins visible.

    Le risque résiduel de chutes de pierres et de blocs de faibles volumes reste encore possible après les travaux. C’est pourquoi sur la base de scénarii trajectographiques de chutes simulées, il est prévu de construire des parois de soutènement en béton cloué, de poser des écrans pare-blocs au pied du talus en face nord.

  • Marseille appelle l’État à agir face au crack

    Marseille appelle l’État à agir face au crack

    « La responsabilité de l’État doit être pointée », insiste l’adjoint (PCF) à la santé, Anthony Gonçalves. Trois ans après les premières alertes médiatiques sur l’arrivée du crack à Marseille, riverains et associations ont multiplié les interpellations auprès des autorités, au fil de l’été, face à l’explosion de sa consommation. Une situation qui s’est encore aggravée avec la fermeture temporaire depuis le mois de mai du Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud) Sleep’in.

    La droite marseillaise n’a pas tardé à se joindre aux alertes. Dans un courrier adressé à l’adjoint à la santé ce lundi, le conseiller départemental (DVD) Sylvain Di Giovanni, l’élu d’opposition (Ren.) Romain Simmarano et la secrétaire générale (Ren.) du mouvement Une génération pour Marseille Sandra Blanchard réclament la mise en place « dans les plus brefs délais possibles » d’une halte soins addictions en milieu hospitalier, couplée à un soutien renforcé aux associations de terrain. « Les Marseillais, comme les malades, ne peuvent plus attendre », écrivent les signataires. Tout en refusant la moindre implantation en centre-ville, dans la droite ligne de la pétition lancée pendant les municipales contre « la salle de shoot voulue par la gauche » (notre édition du 21 février).

    Nouvelles places dédiées

    « La lutte contre les trafics de stupéfiants, le maintien de l’ordre et de la sécurité publique, la politique pénale et une grande partie de la politique sanitaire en matière d’addictions relèvent de l’État », réplique l’adjoint communiste à travers un courrier publié ce mardi. Mais il partage les alertes : le maire (DVG) Benoît Payan avait déjà interpellé le Premier ministre, le 28 mai dernier, pour réclamer un plan d’action interministériel, tandis que la maire (GRS) Sophie Camard des 1-7 a écrit à la ministre de la Santé le 17 juillet. Sans réponse.

    « Nous n’avons pas renoncé à l’objectif d’une halte soins addictions, même si ce n’est pas le seul élément et qu’elle n’est pas suffisante à elle seule », réaffirme Anthony Gonçalves auprès de La Marseillaise. Si les échanges ont repris avec les diverses autorités, sans écarter les pistes d’une implantation en milieu hospitalier, près des lieux de consommation ou associant les Caarud, « il faut un portage politique, sanitaire, un financement et une impulsion de l’État », rappelle l’adjoint à la santé, l’expérimentation restant soumise à un feu vert du ministère. « Mais même si nous sommes au-delà des compétences régaliennes de la Ville, nous essayons d’apporter des solutions », insiste l’élu communiste. Un budget de 160 000 euros est consacré à la réduction des risques et des addictions, les actions de ramassage ont permis de retirer 5 000 seringues de la rue au premier semestre – autant qu’en 2025 – et 40 000 euros ont été débloqués pour mettre à disposition du matériel supplémentaire pour la réduction des risques.

    La municipalité va également prendre en charge, à parité avec l’Agence régionale de santé, le poste de coordinateur du dispositif Tempo mis en place au début de l’année par les associations de terrain pour agir collectivement et mieux documenter cette crise sanitaire, sous l’égide de Médecins du monde.

    La municipalité soutient également l’ouverture de deux nouveaux centres d’hébergements dans les jours à venir avec l’associ ation Habitat alternatif social (HAS), l’un de 17 places à Belsunce (1er arr.), et un autre de 10 chambres individuelles pour les femmes, dans un bâtiment municipal du 9e arrondissement. « Cela préfigure une réponse plus globale et plus coordonnée d’une échelle nouvelle, défend Anthony Gonçalves. Pour peu que l’État mobilise les moyens nécessaires. »

  • Près de trois siècles d’éclipses solaires racontées dans les archives

    Près de trois siècles d’éclipses solaires racontées dans les archives

    « Oh, il a amené des lunettes ! » À l’entrée de l’auditorium de la bibliothèque de l’Alcazar, Martine ne cache pas son enthousiasme. À ses côtés, Ghislaine lui répond : « Je suis allée acheter les miennes à l’Observatoire. On m’a dit de bien faire attention à ne pas les rayer et à ne pas les déballer avant le jour J ». Comme elles, une soixantaine de curieux ont rempli la salle pour assister à la conférence de Michel Marcelin consacrée aux « 300 ans d’éclipses solaires à Marseille ».

    D’emblée, l’astrophysicien du Laboratoire d’astrophysique de Marseille, ramène le phénomène à l’échelle de la cité phocéenne. « Si on considère la Terre comme un ballon de football et la Lune comme une balle de ping-pong à l’autre bout de la pièce, le Soleil est une montgolfière au niveau du Mucem ou à l’entrée du Vieux-Port », schématise-t-il. Une comparaison qui aide à comprendre pourquoi, ce mercredi, l’éclipse ne sera que partielle à Marseille. « La Lune cachera 96% du Soleil. Si vous voulez la voir totale, il faut aller en Espagne. Mais ici, 4% du Soleil sera visible », souligne-t-il.

    Pourquoi un tel spectacle reste-t-il si rare ? Parce que l’orbite de la Lune est inclinée de cinq degrés par rapport à celle de la Terre autour du Soleil. « Ça suffit pour qu’elle passe parfois au-dessus ou au-dessous », résume Michel Marcelin. Rare, au point que Marseille n’a connu qu’une seule éclipse totale en trois siècles : le 8 juillet 1842.

    Ce jour-là, Benjamin Valz, directeur de l’Observatoire de Marseille, observe le phénomène depuis les Accoules tandis que Jean-Jacques Blanpain s’installe aux Aygalades. Les notes de Benjamin Valz, conservées aux archives départementales, ont permis à Michel Marcelin de retracer cette journée. L’éclipse n’a duré que deux minutes. L’astrophysicien décrit notamment les célèbres « grains de Baily », ces perles lumineuses provoquées par le relief de la Lune au moment où le Soleil réapparaît. « Si vous êtes en Espagne, peut-être pourrez-vous les voir », glisse-t-il.

    Prochaine éclipse totale en 2081

    Au fil des cartes et des photographies, l’astrophysicien rappelle que Marseille a connu de nombreuses éclipses partielles, notamment celle de 1961, lorsque le Soleil avait été masqué à 99,9%. La dernière éclipse totale visible en France remonte, elle, au 11 août 1999. La prochaine n’est attendue qu’en 2081, mais elle ne sera encore que partielle à Marseille.

    Dans le public, l’histoire nourrit déjà l’impatience. « Ça sera ma première éclipse à 75 ans », confie Ghislaine, qui prévoit de suivre les conseils de Michel Marcelin et d’aller observer le phénomène au stade nautique Florence-Artaud. Zohra, venue préparer ce moment avec sa fille de 11 ans, repart « plus futée que jamais » après avoir découvert que les éclipses étaient bien plus fréquentes qu’elle ne l’imaginait. Hélène, qui avait déjà assisté à celle de 1999 en Normandie, espère cette fois « partager ce moment exceptionnel avec toute [s]a famille ».

    Ce mercredi, l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille accueille le public dès 18h au stade nautique Florence-Artaud. Des lunettes spéciales éclipse seront distribuées gratuitement. Michel Marcelin y commentera en direct le phénomène, tandis qu’une vingtaine d’astronomes amateurs accompagneront les observations.

    Trois siècles après les premiers récits conservés à Marseille, une nouvelle page d’histoire s’apprête à s’écrire, les yeux tournés vers le ciel.

  • [C’est l’été] Journée jeux à Château-Arnoux

    [C’est l’été] Journée jeux à Château-Arnoux

    Le soir, un apéro est proposé pour poursuivre ce moment de partage.

    Mardi 11 août à partir de 15h.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] Escales patrimoine à Marignane

    [C’est l’été] Escales patrimoine à Marignane

    Vous évoluez dans cet espace naturel, encadrés par une enseignante diplômée.

    De 16h45 à 18h.

    25 euros par personne.

  • La Feria de Béziers va s’embraser

    La Feria de Béziers va s’embraser

    Depuis 1968, elle est devenue un tel rituel qu’on en oublierait presque que la Feria de Béziers est, avec sa voisine nîmoise, l’événement qui réunit chaque année le plus de monde en Occitanie.

    Cette année encore, du 12 au 16 août, les Biterrois et les touristes, qu’ils soient aficionados, fêtards ou simples curieux, seront près d’un million à s’immerger cinq jours durant dans la cité Paul Riquet entre traditions, cérémonies et festivités.

    Raison d’être de la Feria, la tradition tauromachique sera au cœur de l’événement. À commencer par les spectacles dans les arènes, qui semblent toutefois souffrir d’une lente et continue érosion des aficionados. Quatre corridas sont prévues du 13 au 16 août chaque jour à 18h. Celle d’El Parralejo lance les hostilités jeudi 13 avec Alejandro Talavante, David de Miranda et le local de l’étape, Sébastien Castella. Le lendemain, place à la corrida de Garcia Jimenez avec Emilio de Justo, Juan Ortega, Andrés Roca Rey. Samedi 15 août, Diego Ventura, Léa Vicens seront les acteurs de la corrida de rejon de Fermin Bohorquez. Enfin, dimanche 16, Juan Leal, Carlos Olsina, Christian Parejo affronteront les taureaux de Robert Margé.

    À noter que 3 novilladas sont également au programme du 14 au 16 août à 11h. Les deux premières (de Roland Durand) sans picadors avec les élèves de l’école taurine de Béziers. La troisième (4 novillos de Robert Margé et 2 de Julio de la Puerta) mettra aux prises Olga Casado, Victor et Clovis.

    Défilés, concerts et sport

    Hors des arènes où se déroulent aussi des spectacles de voltige et d’art équestre en soirée ainsi que des toros piscine, la tradition taurine inonde toute la ville. Les abrivados, ces lâchers de taureaux encadrés par des gardians à cheval sur les allées Paul Riquet, animeront la Feria au rythme du passage des fanfares (bandas y peñas). Outre le patio des pitchouns à l’école Casimir Péret (village occitan), les familles pourront apprécier chaque soir à 22h30 et 23h place de la Madelaine le spectacle sons et lumières.

    Un soir à la Feria, c’est aussi faire un choix de bodega et donc de musique. Du côté de la scène pop/DJ du parvis du théâtre municipal, on retrouvera DJ Cassou, Morgan Rotondo et Mathieu Bost (12 août), le grand concert RTS Live (13 août), une soirée années quatre-vingt avec concert des peñas et bandas et paquito géant (14 août) puis le Show DJ’s avec Le Kid et Maéva Carter (15 août). Au village occitan, après les bals traditionnels de 20h, de grands concerts sont prévus à partir de 22h avec Giramundo (mercredi), Fucking Freedi (vendredi), Christian Almerge / TEST (samedi) et Goulamas’K (dimanche). Enfin, au bas des allées, au village de la 3e mi-temps, le trublion Ricoune fera deux apparitions (les 12 et 15 août à 23h) après le concert festif du groupe auvergnat Wazoo mercredi 21h) et du Tribute Florent Pagny par Marc Amsellem (samedi 21h).

    Comme chaque année depuis l’arrivée de Robert Ménard en 2014, la 59e Feria s’ouvrira sur une série de cérémonies religieuses en présence du maire d’extrême droite qui s’assoit sur le principe de laïcité. Après la procession de la vierge (12 août à 19h), la grande messe (19h30) ouvrira la Feria dans les arènes avant la grande parade nocturne en ville (20h45) avec des chars géants. À noter que deux événements sportifs se tiendront en amont de cette inauguration officielle. D’abord le match de rugby entre l’ASBH et le Racing Club Narbonnais (11 août, 19h30 au stade Raoul Barrière). Le lendemain dès 9h, les plus courageux s’élanceront depuis les allées pour la course des 10 km de la Feria.

  • [Entretien] Eclipse partielle : « C’est un phénomène relativement rare »

    [Entretien] Eclipse partielle : « C’est un phénomène relativement rare »

    La Marseillaise : Pourquoi cette éclipse est-elle considérée comme un événement exceptionnel ?

    Jean Marie Lopez : Il s’agit d’une éclipse totale dont la bande de totalité traversera une partie de l’Europe, en touchant notamment l’ouest de l’Islande, puis le nord de l’Espagne, avant de se prolonger vers les Baléares. En revanche, la France restera en dehors de cette zone de totalité. Nous observerons une éclipse partielle, avec une occultation du soleil pouvant dépasser 95% dans plusieurs régions. C’est un phénomène relativement rare, puisque la dernière éclipse totale observable depuis la France remonte à 1999.

    Que se passe-t-il dans le ciel au moment d’une éclipse solaire ?

    J.M.L. : Une éclipse solaire correspond au passage de la lune devant le soleil. Selon l’endroit où l’on se trouve, si l’on n’est pas dans la zone de totalité, une partie du disque solaire reste visible. En France, nous assisterons à une éclipse partielle. Le soleil sera progressivement « mangé » par la Lune, mais un arc lumineux restera toujours apparent.

    Même si l’éclipse ne sera que partielle en Occitanie,
    pourra-t-on tout de même profiter du spectacle
     ? Où conseillez-vous de l’observer ?

    J.M.L. : À Montpellier, environ 96% du soleil seront occultés, ce qui reste un spectacle remarquable. Il faudra toutefois être prêt assez tôt, car le phénomène se déroulera en fin de journée, au moment du coucher du soleil. Les observateurs devront se positionner dès 20h environ, avec une phase particulièrement intéressante entre 20h15 et 20h30. Les quelques pourcents de soleil encore visibles imposeront le port de lunettes homologuées ou de filtres solaires adaptés.

    Le soleil étant très bas sur l’horizon au moment du phénomène, il faudra privilégier un point d’observation avec un horizon parfaitement dégagé vers le nord-ouest. Le moindre obstacle : une colline, des arbres ou des bâtiments, pourra masquer l’éclipse. Des secteurs en hauteur, comme les environs de Murviel-lès-Montpellier ou encore le sommet du mont Aigoual dans les Cévennes, offriront d’excellentes conditions d’observation, à condition que la météo soit favorable.

    Une éclipse solaire attire toujours beaucoup de curieux, mais elle comporte aussi des risques. Quelles sont les précautions à prendre pour observer le soleil sans danger ?

    J.M.L. : Pour observer une éclipse solaire en toute sécurité, il faut impérativement utiliser des lunettes homologuées norme ISO 12312-2 ou des filtres spécialement conçus pour l’observation du soleil. Les lunettes de soleil, les verres fumés, les radiographies ou tout autre système de fortune sont à proscrire. Ils ne filtrent pas les infrarouges, qui peuvent brûler la rétine sans provoquer de douleur. Il ne faut jamais observer le soleil avec des jumelles, une longue-vue ou un télescope dépourvus de filtres adaptés. Les brûlures de la rétine sont irréversibles. En France, où l’éclipse sera seulement partielle, il est interdit de retirer sa protection à quelque moment que ce soit. Seule la zone de totalité permet d’observer le phénomène à l’œil nu, et uniquement pendant la phase où le soleil est entièrement occulté.

    Pourquoi, selon vous, faut-il vivre une éclipse totale au moins une fois dans sa vie ?

    J.M.L. : C’est toute la magie des éclipses de soleil. On observe un soleil noir avec des protubérances et surtout la couronne solaire qui s’étend sur des milliers de kilomètres comme une chevelure autour de notre étoile. Lorsqu’on n’a jamais assisté à un tel spectacle, on a du mal à imaginer à quel point il est grandiose.

    Propos recueillis par Amélia Siapo

    * Début de l’éclipse partielle à Montpellier : 19h31. Maximum de l’éclipse : 20h25. Coucher du Soleil : 20h53.

  • Certaines chèvres ne produisent plus de lait plusieurs mois avant la période

    Certaines chèvres ne produisent plus de lait plusieurs mois avant la période

    Ici, le dérèglement climatique se voit dans les prés vides et les stocks de foin qui fondent avant l’heure, transformant en profondeur le quotidien des exploitations agricoles. Depuis plusieurs semaines, la chaleur dessèche les pâturages, l’herbe se raréfie et perd en qualité nutritive.

    Au GAEC La Fontaine de Lacan, à Saint-Pargoire, Odile Boutieres constate chaque jour les conséquences des canicules à répétition. « Aujourd’hui, il n’y a plus rien à manger dehors. Nous sommes obligés de nourrir les chèvres à l’intérieur avec le foin que nous venons juste de récolter. Nous avons déjà commencé à utiliser les stocks de cette année alors que l’été n’est pas terminé. »

    La sécheresse s’ajoute à des températures qui ne redescendent plus suffisamment la nuit. Les épisodes de canicule, où le mercure reste proche des 25 °C, empêchent les animaux de récupérer. Avec ce stress thermique continu les animaux récupèrent de moins en moins. Certains meurent, d’autres produisent beaucoup moins de lait.

    Le quotidien d’une éleveuse à bout de souffle

    Face à ces épisodes de chaleur qui s’installent, le métier d’éleveur change lui aussi. Les journées s’organisent désormais autour de la surveillance des troupeaux, de l’approvisionnement en eau et de l’alimentation des animaux. « Habituellement, nos chèvres sortent tous les jours. Aujourd’hui, elles restent à l’intérieur parce qu’il n’y a plus rien dehors », raconte l’éleveuse. Une situation qui bouleverse toute l’organisation de l’exploitation. À cette vigilance permanente s’ajoutent des journées particulièrement longues. « Je suis à la traite dès sept heures du matin. Toute la matinée, avec mon fils, nous faisons les fromages. Le soir, je fais les marchés et je rentre vers minuit et demi. Cette année est très, très dure », résume-t-elle. Derrière cette phrase se cachent des semaines d’incertitude, de fatigue physique et d’inquiétude. « On vit au jour le jour », souffle-t-elle, avant d’ajouter : « On se sent seuls. » Comme l’explique Odile Boutieres, la baisse de la production se répercute directement sur la transformation fromagère et sur les ventes. « Nous produisons 50% de lait en moins avec les mêmes chèvres », explique-t-elle. Pour cette exploitation familiale, récemment agrandie avec l’installation du fils, le choc est brutal.

    Les investissements réalisés pour gagner en autonomie alimentaire deviennent aujourd’hui difficiles à rentabiliser, tandis que les remboursements d’emprunts continuent de courir. Le mois dernier, les deux associés n’ont perçu que 320 euros chacun. Pourtant, malgré les difficultés, il n’est pas question de renoncer. Comme beaucoup d’éleveurs, elle cherche désormais d’autres sources de revenus, en relançant notamment la ferme-auberge familiale ou en développant de nouvelles activités. « On cherche toutes les solutions possibles pour continuer », affirme-t-elle. Une phrase qui résume, à elle seule, le défi auquel sont confrontés de nombreux éleveurs.

    Face à la multiplication des épisodes de chaleur, les pouvoirs publics ont lancé le Plan Agriculture Méditerranée, destiné à accompagner l’adaptation des exploitations de l’arc méditerranéen. En Occitanie, 28 territoires ont été labellisés « aires agricoles de résilience climatique » en 2024 et 2025. Dix-huit projets ont également été retenus, représentant 23,7 millions d’euros d’investissements, dont 9,5 millions d’euros d’aides de l’État. Reste à savoir si ces dispositifs bénéficient directement aux petites exploitations comme celle d’Odile Boutieres.

    Amélia Siapo