Category: societe

  • Lancement de la campagne d’été du Secours populaire

    Lancement de la campagne d’été du Secours populaire

    « Les vacances, ce n’est pas du luxe », un slogan pour lequel le Secours populaire français (SPF) continue de se battre chaque année. Selon un sondage de l’Ipsos, parmi les foyers qui ne partiront pas cet été, 43% citent le budget comme principal frein, malgré une légère amélioration par rapport à 2025, et c’est pour cette raison que la fédération héraultaise du SPF se mobilise une année de plus.

    Le samedi 6 juin à Mèze, le lancement officiel de la campagne est prévu de 15h30 à 23h et pour l’occasion, une grande guinguette est organisée dans un esprit « festif et populaire ». « Dès 15h30, les familles sont accueillies », annonce le SPF, « pour que tout le monde y trouve son bonheur et le sens de la fête ».

    Avec des activités tous publics : stands de maquillage, tournoi de pétanque, mini-foot, présentation de témoignages de bénéficiaires, exposition Vacances pour tous, concerts Cette journée gratuite, ouverte à tous, est imaginée comme un avant-goût de vacances.

    Colonies de vacances, villages Copain du Monde, la journée des Oubliés des vacances qui réunit chaque année plusieurs centaines de bénéficiaires, des séjours en famille, l’accueil chez des familles de vacances bénévoles, des vacances pour les seniors ou les personnes en situation de handicap… Le SPF propose des séjours variés qui s’adaptent aux envies, aux situations et aux possibilités de chacun et tente ainsi de pallier cette précarité qui empêche un enfant sur trois de partir en vacances. L’an dernier, ce sont 208 000 personnes qui ont été aidées pour partir en vacances.

    Pour fêter l’anniversaire des congés payés.

    Avant 1936, les vacances étaient un privilège réservé aux classes aisées, tandis que la majorité des ouvriers et employés travaillaient sans interruption. Les congés payés, instaurés par le Front populaire, accordent pour la première fois deux semaines de vacances payées à tous les salariés.

    « En 1936, les congés payés ont représenté une conquête sociale majeure. Quatre-vingt-dix ans plus tard, ce droit reste hors de portée pour trop de familles », rappelle la fédération du Secours populaire de l’Hérault. « Les demandes d’aide au départ n’ont jamais été aussi nombreuses. » Une crise qui « frappe de nouveaux publics », selon l’organisme qui a choisi de mettre les bouchées doubles à l’occasion de cet anniversaire.

    L’antenne héraultaise du Secours populaire français annonce déjà un planning bien rempli avec notamment, du 20 au 27 juin, un séjour à Vic-sur-Cère proposé aux personnes âgées accompagnées par la fédération ainsi que la Journée des oubliés des vacances qui réunira, le 20 août, 300 enfants de 6 à 12 ans venus de toute la fédération pour une journée au bord de l’eau.

    Programme complet sur SPF34.fr

  • La Ville de Nîmes adapte ses écoles aux fortes chaleurs

    La Ville de Nîmes adapte ses écoles aux fortes chaleurs

    « C’est un sujet sur lequel on s’est très vite penché parce qu’en plus ça faisait partie de notre projet électoral », confirme Pierre-Édouard Detrez, le nouvel adjoint à l’éducation et à la réussite scolaire à Nîmes. Pour cela, il a rapidement lancé une étude de toutes les écoles pour connaître les besoins. Et depuis l’augmentation des températures fin mai, il reçoit un bilan quasiment quotidien de la situation dans les écoles et des problèmes rencontrés. Depuis la semaine dernière, les services techniques sont ainsi mobilisés, notamment sur quatre écoles (Marguerite-Long, Edouard-Vaillant, Georges-Bruguière et Langevin) où les climatiseurs étaient en panne dans les dortoirs.

    « Nous avions prévu que tous les dispositifs soient en place le 10 juin sauf que la vague de chaleur est arrivée plus tôt que prévu. Même s’il y avait la feria la semaine dernière, les services sont tout de même intervenus pour vérifier chaque classe de chaque école. Des ventilateurs ont aussi été distribués. 200 ventilateurs neufs sont prévus pour répondre à la situation et 1 100 brumisateurs vont aussi être distribués dans les jours à venir », promet l’ancien joueur international de rugby. Un rappel sur les bonnes pratiques a également été effectué auprès des directeurs d’école, des enseignants et des parents.

    Outre ces mesures d’urgence face à la canicule la plus précoce de l’Histoire, la municipalité a mis en place un service pour profiter des périodes de nuit pour rafraîchir les classes. « Pour l’instant, ce sont mille et une petites actions pour essayer de limiter la chaleur. Mais nous avons aussi entrepris un travail avec les services des bâtiments sur la climatisation. Nous souhaitons aussi remplacer les ventilateurs sur pied par des ventilateurs au plafond pour éviter que le matériel scolaire s’envole tout en baissant la température de 3 degrés. Il y a aussi des classes où les stores sont à l’intérieur et ça, ça n’empêche pas la chaleur d’entrer donc il faut les changer », explique Pierre-Édouard Detrez.

    Végétaliser à tout va

    Au-delà de ces mesures à court terme, la nouvelle municipalité prévoit de végétaliser un maximum de cours d’école durant les six ou sept années du mandat. « Il y a une partie des cours d’école déjà végétalisées mais pour le reste, nous avons pris pour modèle la ville de Marguerittes où ils ont entrepris ces travaux de “cours oasis” depuis plusieurs années. Nous souhaitons aussi créer des îlots de fraîcheur, installer progressivement des dispositifs d’ombrage, améliorer l’isolation thermique des bâtiments scolaires et renouveler les systèmes de ventilation. Nous travaillons aussi sur la climatisation mais pas celle d’il y a dix ans. Il faudra prendre le temps parce que ça fait beaucoup mais nous allons engager des travaux dès cet été dans certaines écoles. C’est nécessaire parce que c’est un sujet récurrent », ajoute Pierre-Édouard Detrez.

    Après les 81 fermetures d’école l’an dernier sur les 83 que compte la ville, la nouvelle municipalité espère donc qu’à la fin du mandat, les vagues de chaleur ne soient plus un problème dans les écoles nîmoises.

  • Rave et rodéos : le Sénat veut couper le moteur de l’impunité

    Rave et rodéos : le Sénat veut couper le moteur de l’impunité

    Dans la nuit des campagnes comme sur le bitume des parkings, il y a des colères qui montent au même rythme que les basses ou les moteurs. Celles de riverains privés de sommeil, d’élus locaux démunis, d’éleveurs qui voient leurs bêtes stressées par le vacarme, de gîtes ruraux sommés de rembourser des séjours gâchés. C’est cette France des nuisances concrètes, souvent loin des grands discours sécuritaires, que le sénateur socialiste de l’Hérault Hussein Bourgi dit avoir voulu faire entendre au Sénat.

    Avec Lauriane Josende, sénatrice LR des Pyrénées-Orientales, et Isabelle Florennes, sénatrice centriste des Hauts-de-Seine, l’élu héraultais a présenté un rapport transpartisan sur les rave parties illégales et les rodéos motorisés. 28 recommandations, adoptées à l’unanimité en commission des lois, doivent nourrir le projet de loi Ripost, examiné depuis le 18 mai au Sénat. Objectif affiché : « mettre fin au sentiment d’impunité » et donner aux pouvoirs publics des outils jugés plus adaptés aux réalités de terrain.

    Des vies bousculées

    « Je ne voudrais pas qu’on résume cela uniquement à des nuisances sonores », insiste Hussein Bourgi. Dans l’Hérault comme ailleurs en Occitanie, les rave parties illégales prennent parfois des proportions massives : 337 ont été recensées en France en 2025, pour plus de 100 000 participants. Moins nombreuses, mais plus imposantes, elles attireraient aussi davantage de teufeurs venus d’Espagne ou d’Italie, où les règles se sont durcies.

    Dans les garrigues, le vacarme laisse des traces bien au-delà de la nuit blanche : bêtes stressées, production laitière en baisse, gîtes contraints de rembourser des vacanciers chassés par les basses. Et quand 600 à 700 gendarmes sont mobilisés un week-end entier près de Bourges pour encadrer 20 000 teufeurs, c’est une facture que le sénateur juge indécente : « Il n’est pas normal que ce soit le contribuable français qui finance ce genre de manifestations illégales. » Le rapport propose donc d’abaisser de 500 à 250 participants le seuil de déclaration obligatoire, de faire de l’organisation d’une rave illégale un délit avec confiscation possible du matériel sonore et des véhicules ayant servi au transport, et de permettre à l’État de réclamer le remboursement des frais engagés (gendarmes, secours, remise en état).

    Sur les rodéos motorisés, le constat est tout aussi alarmant. Le phénomène, longtemps associé aux grands ensembles urbains, gagne les communes rurales : parkings de supermarchés, abords de caves coopératives, routes départementales. Les sénateurs avancent 4 724 rodéos constatés en 2025 et 38 500 interventions des forces de l’ordre en 2024. « C’est en moyenne une intervention toutes les quinze minutes », souligne Lauriane Josende. Le rapport préconise de faciliter la saisie et la destruction des engins non déclarés, de durcir les peines en cas de rodéo commis en réunion et de mieux caractériser l’infraction.

    Fermeté, mais jusqu’où ?

    Reste le point le plus sensible : les moyens technologiques. Drones, infiltration de messageries cryptées, expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique. Pour Bourgi, le drone peut éviter les courses-poursuites dangereuses, susceptibles de blesser participants, policiers ou simples passants. Mais à gauche, le recours à l’intelligence artificielle et à la surveillance algorithmique suscite des réserves, que le groupe socialiste a tenu à faire annexer au rapport.

    C’est là que se joue l’équilibre politique du texte. Répondre aux habitants sans glisser vers une surveillance généralisée. Protéger les riverains et les participants eux-mêmes, sans criminaliser indistinctement toute jeunesse festive. Dans ce rapport, le Sénat choisit la fermeté. Reste au Parlement à prouver que l’ordre public peut se défendre sans jamais perdre de vue les libertés publiques.

  • Le futur hôtel sur la corniche d’une toque a fait table rase

    Le futur hôtel sur la corniche d’une toque a fait table rase

    À Marseille, enfreindre les règles d’urbanisme est un sport. À quelques dizaines de mètres du rooftop illégal d’un bar, un chantier est à l’arrêt depuis l’intervention du service de l’urbanisme de la ville de Marseille alertés par des habitants que des travaux avaient entièrement rasés l’ancien cabinet dentaire au 247, Corniche Kennedy, (8e), qui devait être conservé.

    Affiché sur la grille, le permis de construire délivré en accord tacite fin juillet 2025 et que nous avons pu consulter, ne prévoyait à l’origine aucune démolition, même partielle. L’opération était présentée sous un angle étonnement peu interventionniste. « Le projet est une demande de changement de destination pour l’aménagement d’un petit hôtel constitué de 12 chambres. Il comprend la surélévation des trois bâtis afin d’harmoniser les hauteurs et les volumétries, le tout articulé autour d’un patio » peuvent lire les passants sur le panneau d’affichage de ce projet hôtelier porté par un chef cuisinier.

    C’est en effet la société de restauration SOCOMREST de Christian Ernst, le chef cuisinier du Rowing Club de Marseille, qui se lance dans l’hôtellerie sur la célèbre corniche marseillaise. Baptisé « Le Kennedy by Mr Ernst », l’établissement « s’adresse à une clientèle simple et esthète qui souhaite découvrir la cité phocéenne, les ruelles du quartier de Malmousque et ses plages attenantes » en leur « offrant une expérience intime et confidentielle » dit la présentation annexée au permis.

    Décidément, les grandes toques sont meilleures à leurs fourneaux que devant des agglos. Son confrère étoilé Gérald Passédat a démontré récemment aussi sa difficile assimilation du code de l’urbanisme. Le tribunal correctionnel l’a reconnu coupable en novembre 2025 d’avoir édifié une villa à Endoume avec un permis périmé et en infraction au PLUi. Un permis pour régularisation lui a été délivré pour se conformer au nouveau PLUI avant le prononcé de la peine que le tribunal a fixé au 4 septembre prochain.

    « Il l’a fait à la marseillaise comme on dit, mais quand on démolit de façon aussi cavalière, on s’arrange au moins pour que ça ne fragilise pas les mitoyens » commente Alain, un riverain qui nous montre les désordres occasionnés sur le bâti voisin. Une partie d’un commerce a été endommagée du fait que les charpentes étaient solidaires du bâti rasé. Interrogée, la ville s’est bornée à nous confirmer pudiquement qu’« une procédure était en cours », sans préciser si un arrêté interruptif de travaux avait été pris, comme ce fut le cas pour le chantier en infraction de l’hôtel cinq étoiles Amédée Armand, au 11, rue Lafon. Il nous a été indiqué qu’il avait été demandé au maître d’ouvrage de mettre urgemment en sécurité l’immeuble mitoyen, ce qui a été fait : un mur a été remonté et la toiture voisine refaite. Depuis le chantier est arrêté.

    La parcelle litigieuse de 244 m2 a été acquise 650 000 euros en 2021. Elle comprenait un bâtiment principal d’un niveau et d’anciens petits bâtiments en retrait organisés en patio et un bâtiment ruiné en pierre conservé. Le dossier d’urbanisme ne comporte aucune photo du bâti démoli, ce qui est une anomalie. Le descriptif rédigé par un cabinet d’architecte présentait l’opération comme un simple « réaménagement (décoration) du bâtiment existant sans toucher aux structures et aux planchers ». Il décrivait « la création de trois ailes attenantes à R+1 d’une surface totale de 140,1 m2 (hors bâtiment existant) entourant un espace à l’air libre de 72 m2 ».

    S’agissant du traitement du bâtiment sur rue, l’Architecte des bâtiments de France avait émis un « avis favorable de principe » sous la réserve de la reprise du porche central et l’ajout d’un balcon ajouré sur le modèle des architectures des années 30. Le permis de construire accordé le 15 octobre 2025 a bénéficié d’une dérogation du préfet sur la non-accessibilité des personnes handicapées, après un refus initial. Contacté, Christian Ernst, n’a pas donné suite à notre demande.

  • Des internes en médecine accueillis à Manosque

    Des internes en médecine accueillis à Manosque

    L’objectif est de renforcer l’attractivité médicale du territoire, d’améliorer l’accès aux soins et de créer les conditions favorables à leur installation future. « Cette stratégie produit déjà des résultats concrets », selon le maire de Manosque : en l’espace de deux ans, une dizaine de nouveaux professionnels de santé s’y sont installés.

  • Une marche des fiertés contre la montée de l’extrême droite à Avignon

    Une marche des fiertés contre la montée de l’extrême droite à Avignon

    Pour cette quatrième édition de la marche des fiertés organisée
    à 100% par une quinzaine d’associations, dont le pôle LGBT Vaucluse, le défilé s’est élancé depuis la place Pie jusqu’à la Porte Saint-Lazare dans un élan de fraternité. L’objectif, défendre les droits de la communauté LGBT+ mais aussi promouvoir une société de paix et d’amour. Un rassemblement qui a aussi été l’occasion de protester contre la montée de l’extrême droite et dans lequel était présent le député LFI Raphaël Arnault.

  • À La Garde, un parc urbain au nom du résistant François Accusano

    À La Garde, un parc urbain au nom du résistant François Accusano

    Le lieu se veut un « îlot de fraîcheur » végétalisé accessible pour tous les habitants, les familles et les enfants. La réalisation d’un coût de 2,3 millions d’euros (HT) a été cofinancée par la Métropole TPM, la Ville de la Garde, le Département du Var, l’Agence de l’eau et la Région Sud.

  • Avignon : une nouvelle unité de réanimation « ultra moderne » à l’hôpital Henri-Duffaut

    Avignon : une nouvelle unité de réanimation « ultra moderne » à l’hôpital Henri-Duffaut

    Ça sent le neuf dans les couloirs du centre hospitalier d’Avignon et en particulier au niveau des réanimations. Ce mardi 26 mai, les premiers patients ont été intégrés dans la toute nouvelle unité « ultra moderne », comme la qualifient les équipes de l’hôpital, présentée ce jeudi à la presse.

    Accolée aux deux unités anciennes et vieillissantes construites dans les années 80, de 10 lits chacune, qui étaient les seules du Vaucluse, le contraste est frappant. C’en est bientôt fini des couloirs exigus, des portes coulissantes en bois ou encore des chambres sans fenêtres ni lumière naturelle. Place à un espace flambant neuf où se trouvent, au centre, un accueil permettant de superviser les dossiers ainsi que des écrans au-dessus affichant la surveillance des électrocardiogrammes et des constantes des patients en réanimation. Ceux-ci, souvent dans un état critique et qui restent en moyenne une semaine, doivent être surveillés de près en permanence, même en salle de pause où des écrans ont aussi été installés. « Il faut toujours être sur le qui-vive en réa », glisse Cathy Barascud, cadre de santé.

    « Le premier avantage est surtout de gagner des lits en réanimation car on était sous-dotés dans le département », confie Nicolas Poussard, chef de service réanimation. En effet, il y a environ 5 lits pour 100 000 habitants sur le territoire, contre 10 aux alentours de Marseille par exemple. De plus, les deux unités déjà existantes vont également être réhabilitées. La nouvelle unité et les travaux sur les deux plus anciennes vont coûter au total plus de 17 millions d’euros, intégralement financés par l’ARS Paca. La réhabilitation va se faire pas à pas, une unité après l’autre, afin d’assurer un roulement et de ne pas perdre de places de réanimation pendant les travaux. Le tout sera opérationnel en 2028.

    Lumière et guérison

    Le changement se remarque aussi évidemment dans les chambres. Ce que notent en premier les équipes médicales et paramédicales, c’est la lumière. En effet, un puits de lumière illumine le hall, tandis que les chambres donnent toutes sur l’extérieur, ce qui n’était pas le cas auparavant dans les unités plus anciennes où les chambres se trouvaient en plein milieu du bâtiment. « Il y avait des enjeux de privation sensorielle. Les patients se réveillaient sans savoir où ils étaient ni quand. C’est bien mieux et ça améliore vraiment la vitesse de réhabilitation », poursuit la cadre de santé.

    D’autres équipements facilitant les soins ont aussi été installés. Dans les chambres, des rails lève-malades permettent, comme leur nom l’indique, de soulever plus facilement les patients qui doivent être déplacés. Ou encore une tablette qui permet aux personnes hospitalisées, souvent intubées de toute part, de communiquer à l’aide d’un doigt, voire même grâce au mouvement des yeux avec l’utilisation de pictogrammes sur une tablette à proximité des lits. Sans oublier la pharmacie connectée. Celle-ci « sécurise et facilite la gestion des médicaments au plus près des soins, tandis que les outils numériques déployés renforcent la continuité et la traçabilité de la prise en charge des patients », assure l’établissement de santé. En effet, le personnel n’y a accès qu’à l’aide de son empreinte digitale. Et dès que la quantité d’un médicament baisse en dessous de 70% de son stock maximum, la machine en commande automatiquement.

  • Des vestiges d’un bâtiment antique mis à jour dans le Var

    Des vestiges d’un bâtiment antique mis à jour dans le Var

    Débutées en février et programmées jusqu’au 15 juin, des fouilles préventives ont été menées par des archéologues de l’Inrap et sur prescription de l’État représenté par la Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur la commune varoise de Vinon-sur-Verdon. L’opération, menée en amont d’un projet d’aménagement privé sur un terrain de 3 000 m² a permis de révéler un établissement antique structuré qui daterait du Ier ou IIe siècle après J.-C. dont une toiture écroulée en parfait état de conservation.

    Cette découverte rare permet un éclairage sur l’architecture rurale antique de l’époque et renouvelle ainsi les connaissances sur l’occupation du territoire à cette époque.

    Un intérêt scientifique majeur

    Bien que le potentiel archéologique de Vinon-sur-Verdon soit connu depuis le XIXe siècle avec de nombreuses découvertes, cette fouille met au jour un bâtiment d’environ 40 m² dont les fondations en galets bien conservés permettent d’établir un plan précis du lieu composé de plusieurs pièces distinctes. Des objets y ont également été retrouvés comme un contrepoids, des outils et des fours soumis à analyse pour comprendre leur fonctionnement et les activités associées. A priori une occupation domestique avec petit artisanat. De son côté la toiture dont l’effondrement semble davantage dû à l’abandon qu’à un événement destructeur, constitue un cas unique dans la région et un intérêt scientifique majeur dont l’analyse précise révélera les techniques et méthodes de construction antiques.

  • Un exercice de sauvetage de force majeure sur un ferry

    Un exercice de sauvetage de force majeure sur un ferry

    « Mayday ! Mayday ! Nous signalons un départ d’incendie dans la salle de barre avec des blessés. Et nous avons perdu notre capacité de manœuvre ! » Aux alentours de 9h, dans la salle de pilotage du ferry, le commandant Nicolas Chatot contacte le centre de contrôle de la préfecture maritime. Le préfet déclenche alors le dispositif de sauvetage Orsec de niveau 3, c’est-à-dire le niveau maximal. Dans quelques minutes, des renforts humains et matériels vont arriver de la mer et des airs. Tout ceci pour un exercice grandeur nature.

    Conditions réelles

    Mais les conditions, elles, sont quasi réelles. Dans le garage qui fait office de théâtre d’un feu, des mannequins entassés et des marins-pompiers, acteurs d’un jour, recouverts de faux sang, certains plâtrés, d’autres sous perfusion. Dans ce scénario, vingt victimes sont à déplorer, certaines gravement blessées. Trois nécessitent une évacuation d’urgence. L’atmosphère de grande concentration des équipes de pompiers contraste avec le chaos des corps au sol. Mais il faut du renfort pour maîtriser le feu (fictif) qui se déploie tout en secourant les victimes. Les pompiers vêtus de lourds uniformes (20kg au total) éteignent le feu et évacuent les blessés, qui sont pris en charge par des soignants au Point de rassemblement des victimes (PRV) improvisé sur place, dans une zone du parking. Le temps presse, l’exercice demande une grande coordination entre les différentes équipes, afin de sauver tous les passagers.

    En parallèle de l’action dans le garage souterrain, des équipes de renfort arrivent de toutes parts. Et là encore, la coordination prime. Une embarcation du bataillon des marins-pompiers de Marseille s’approche du ferry. Au même moment, un hélicoptère de la Marine nationale, avec à son bord l’Équipe d’évaluation et d’intervention (EEI), arrive depuis Hyères. Il tourne plusieurs longues minutes autour du Paglia Orba. L’hélicoptère se rapproche à grand bruit du point d’hélitreuillage et fait descendre un à un les membres d’équipage, créant des rafales de vent. Il repart au bout d’une dizaine de minutes. Quelques instants plus tard, un deuxième hélicoptère du Samu fait descendre des soignants. Tous se rendent en courant sur le lieu de l’incident. En une trentaine de minutes, le feu est éteint et les blessés sont pris en charge. Une victime se fait hélitreuiller en civière par le Samu, pour être emmenée à l’hôpital d’urgence.

    Au même moment, une deuxième action a lieu. En effet, le ferry a besoin d’assistance pour être remorqué jusqu’au port maritime de Marseille, son point de départ. C’est la mission de l’Abeille Méditerranée. Ce bateau est un remorqueur d’intervention d’assistance et de sauvetage (Rias). Son petit volume contraste avec l’immensité du ferry, de plus de 200 mètres de long. Mais il ne faut pas s’y fier : sa puissance de tractage lui permet de remorquer les plus gros navires. Pour l’exercice, le tractage ne s’effectuera pas sur tout le trajet du retour.

    Un exercice nécessaire

    La situation est maîtrisée, les derniers blessés légers sont pris en charge. C’est au tour de l’Équipe d’évaluation et d’intervention de jouer, afin de contrôler l’état du navire. La pression peut enfin se relâcher. « Sur ce genre d’exercice, les conditions sont réalistes. C’est nécessaire de s’entraîner sur des missions de cette ampleur pour travailler la coordination entre les équipes », explique Tony, matelot des marins-pompiers de Toulon. « Comme en conditions réelles, on doit faire face à des imprévus et réagir en conséquence. » Ce type d’exercice est exceptionnel par le nombre d’équipes déployées. Il est réalisé une fois par an. « Mais évidemment, nous nous entraînons toute l’année sur des missions de sauvetage en mer de plus petite ampleur. »

    En passerelle, le commandant du ferry, Nicolas Chatot, se réjouit du déroulement de l’exercice : « On a observé une réactivité sans faille. C’est important avant la saison qui arrive. » Emmanuel, capitaine de corvette et représentant de la Marine nationale, ajoute : « Nous nous entraînons aussi sur des missions de crash aérien, c’était le cas l’an passé, mais aussi à du contre-terrorisme. » Les professionnels se préparent au pire pour le jour J, tout en ayant conscience que chaque situation reste imprévisible.