Category: societe

  • À L’Estaque, les familles sinistrées de Château Bovis dans l’impasse

    À L’Estaque, les familles sinistrées de Château Bovis dans l’impasse

    Du petit immeuble à coursières construit en 1880 par le négociant en bois Pépin Bovis et classé à l’inventaire général du patrimoine culturel il ne reste plus grand-chose. Locataires depuis des lustres de ces logements à loyers sociaux, les familles sinistrées se sont relogées dans des mobil-homes sur un terrain en contrebas mis à disposition par la Ville.

    La solidarité a joué dans le quartier, puis les familles ont rapidement investi dans des mobil-homes et les ont aménagés, essuyant encore les inondations de septembre. En un an, la vie s’est réorganisée dans ce mini-village provisoire. Mais les traumatismes restent vifs et l’avenir incertain. « J’en rêve encore la nuit », explique Anne-Marie Lacroix, 64 ans. Pourtant, venue habiter Château Bovis « à l’âge de 10 ans », elle souhaite comme les autres locataires « retourner vivre là où on a fait notre vie ». Une ombre sérieuse se dresse encore devant l’espoir de ces familles. Anne-Marie déplie une assignation datée du 1er juin à comparaître devant le tribunal judiciaire de Marseille le 4 mai 2027. Une requête de la SCI en vue d’une expulsion du logement sinistré d’où elle a été évacuée. Chaque locataire a reçu la même notification.

    « Les locataires ont déjà un contentieux judiciaire avec ce propriétaire. Nous avons contesté des factures d’eau faramineuses » précise Jennifer, sa fille, également locataire. Propriétaire depuis 2018, via la SCI Terrasse Bourguignon, Bruno Junes évoque un passif hérité de l’ancienne gestion. Il se dit « touché par la situation des sinistrés ». Mais l’entrepreneur cannois déplore « 80 000 euros d’impayés de charges et loyers ».

    Restitution des clés

    Il n’a pas cherché à organiser leur relogement retranché derrière l’article 1722 du Code civil qui stipule « Si, pendant la durée du bail, la chose louée est détruite en totalité par cas fortuit, le bail est résilié de plein droit ». Et il réclame aujourd’hui à tous ses locataires « de restituer les clés ».

    Les familles craignent que le propriétaire tire du sinistre un effet d’aubaine pour « se débarrasser de nous », lâche un des sinistrés. La tension est montée entre « certaines familles » et Bruno Junes, qui a déposé une plainte « pour menaces verbales et physiques ». Quant à l’avenir du bâti sur ce terrain à la vue splendide, « je n’ai aucune visibilité », explique-t-il, déplorant « la lenteur abjecte des assureurs et de l’administration ». Dans l’attente d’une solution pérenne, la Ville doit prolonger la convention d’occupation. « Pas question de les laisser tomber » assure Jean-Marc Coppola, maire PCF du secteur.

  • En mer, les forces de police veillent à la sécurité de tous

    En mer, les forces de police veillent à la sécurité de tous

    Police nationale et municipale, gendarmerie, affaires maritimes, parc national des calanques… Tout le monde s’est mobilisé ce mercredi 12 août sous la houlette de l’État pour une vaste opération de sécurité en mer. La 3e depuis le début de la saison estivale. Le but : sensibiliser les usagers aux comportements adéquats. Dans le viseur notamment, les excès de vitesse des plaisanciers mais pas que…

    Au départ du Fort Saint-Jean, sur un des deux bateaux armés par la brigade maritime de la police municipale, Guillaume, Anis et Carine font dans la prévention et la pédagogie. « Au remous que les navires laissent dans leur sillage, on est capable d’évaluer la vitesse… » explique Anis. Vitesse limitée à 5 nœuds à 300 mètres des côtes.

    Aux abords du Frioul, ce couple un poil trop véloce et qui le reconnaît volontiers. « Je suis passé rapide, il y avait la navette », argumente le pilote pas franchement soutenu par son épouse. « Je lui ai dit qu’il allait trop vite, il y a des gens là sous l’eau », indique-t-elle. Gilets de sauvetages, deuxième coupe-circuit, fusées de détresse, extincteur, les policiers lui demandent de tout sortir. Il s’en tirera avec des recommandations. « J’ai été négligent », convient-il, « ça lui fera une piqûre de rappel », poursuit sa femme.

    Les paddlers présument de leurs forces

    Direction la petite plage du Morgiret. « On vérifie que les navires mouillent dans les zones délimitées par les bouées, cela évite d’arracher les posidonies », précise Guillaume. Et en cas de manquement, « cela peut coûter plusieurs milliers d’euros », ajoute Anis. Entre deux baigneurs, un paddler se fraie un chemin. Une vraie problématique cet été pour les garants de la sécurité en mer. « Depuis le début de la saison, nous avons aidé 30 personnes » se désole Carine, « les gens partent et ne regardent pas la météo, le vent tourne, ils n’arrivent pas à revenir et s’épuisent ».

    Il y a aussi ce père de famille qui saute avec son fiston et sa gamine depuis les rochers. « Monsieur, vous êtes champions de saut ? Non hein c’est bien ce qu’il me semblait », l’interpelle Anis qui rappelle que se jeter des rochers est interdit par arrêté municipal sur tout le littoral marseillais. Quelques jours auparavant, deux jeunes Grenoblois qui ont passé outre sur la digue des Catalans, ont été hospitalisés. « L’un d’entre eux saignait à la tête et ne sentait plus ses jambes », raconte Carine.

    À quelques encablures, un navire arrive à fond. Il faudra que la brigade le prenne en chasse pour qu’il coupe les gaz. Sur les genoux d’un des passagers, une petite fille sans gilet de sauvetage. La mauvaise grâce du pilote, pourtant cadre dans les chantiers navals, finit d’agacer les policiers qui ne laissent pas passer. Il sera convoqué à la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer). Pris à 18 nœuds pour 5, soit environ 33 km/h pour 10, il risque une amende voire un retrait de permis…

  • Des milliers de regards tournés vers le ciel pour admirer l’éclipse

    Des milliers de regards tournés vers le ciel pour admirer l’éclipse

    « Ça commence ! » Il est 19h30 au stade nautique Florence-Arthaud quand les milliers de spectateurs se munissent de leurs lunettes spéciales éclipse. Un rendez-vous astronomique rare qu’Emmanuelle et Maxence attendaient depuis très longtemps. Mère et fils ont acheté leurs lunettes il y a déjà deux mois : « On se dit qu’on a rendez-vous avec l’histoire », s’émerveille Emmanuelle. « J’avais hâte. Je n’ai pas l’habitude de voir ça ! », sourit le jeune garçon, subjugué par l’évènement.

    Il est 20h25 quand l’éclipse atteint son maximum, sous les applaudissements du public.
    « C’était mon moment préféré ! », s’exclame Lina, 10 ans, en vacances à Marseille avec ses parents. Sa mère Djanane se réjouit d’avoir passé « un beau moment en famille », même si elle regrette que « l’éclipse ne soit que partielle ».

    Partage entre novices

    et passionnés

    Cette soirée est aussi l’occasion pour les astronomes amateurs de transmettre leurs connaissances. « Je donne quelques explications sur la vraie couleur du soleil, à savoir plutôt blanc que jaune », précise Pascal Benalloul, membre de l’association marseillaise Andromède. Il nous donne rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle éclipse : « Il faudra qu’on se retrouve au Maghreb ! » Car le soleil n’a pas de frontière.

    Andréa Goyard-de Castro et Clara Gazel

  • La France brûle et l’État regarde ailleurs

    La France brûle et l’État regarde ailleurs

    Au moins 120 000 hectares partis en fumée et la France brûle toujours. Une douzaine d’incendies est encore en cours, entre ceux qui n’ont pas été éteints et ceux qui ont démarré, au cœur d’un été bouillant où se succèdent les vagues de canicule à un rythme effréné. Alors que les pompiers s’épuisent à venir à bout de « feux extrêmes », ils dénoncent en bloc le manque de moyens, d’organisation et d’anticipation d’une situation pourtant prévisible. Au point de se demander si des leçons pourront enfin véritablement en être tirées.

    D’abord parce que de rapports en rapports, depuis le début des années 2000, les scientifiques, comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), n’ont cessé d’alerter sur la montée des températures fort probable. Les données de l’observatoire européen Copernicus publiées ce lundi 10 août attestent encore, si besoin était, que les choses ne vont pas s’arranger, la sécheresse alimentant la sécheresse, la chaleur affectant aussi la surface de la mer avec « le développement rapide de conditions de type El Niño dans le Pacifique équatorial » note l’observatoire. Les sommets pour le climat se sont enchaînés mais les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent de progresser, faute d’ambition commune des États.

    Au niveau national et local, plusieurs questions fondamentales émergent. Après le feu dévastateur en Gironde, Didier Chautard (SE), le maire de Saumos, commune largement impactée par le méga feu girondin, a adressé une lettre ouverte aux dirigeants régionaux et nationaux, dont Emmanuel Macron, les appelant à s’attaquer aux « causes profondes » des feux. « La Nature nous rappelle à l’ordre » écrit-il. « À nous de l’entendre, estime-t-il, avec une véritable stratégie, construite avec celles et ceux qui vivent, travaillent et administrent ces territoires au quotidien. » Il appelle à un « point de départ d’une réflexion collective » et non à « un laboratoire de décisions prises dans l’urgence ».

    Les Départements financeurs essentiels

    « Le soutien de la nation » et « l’unité », prônés par le président de la République lors de sa visite à Bordeaux le 27 juillet, ont fait… long feu. Emmanuel Macron a beau arguer que le budget de la sécurité civile est passé de 450 millions d’euros en 2017 à plus 800 millions d’euros aujourd’hui, l’opposition notamment de gauche (PCF, LFI, PS, EELV) lui a vertement rappelé, que la loi promise à l’issue du Beauvau de la sécurité civile, engagé entre 2024 et 2025, n’était toujours pas à l’ordre du jour. Factuellement, à la relecture des votes au sein de l’hémicycle du Palais Bourbon, sur les textes concernant la lutte contre les incendies, droite, macronistes et RN s’illustrent particulièrement par leur refus du recrutement de pompiers professionnels, de la hausse et l’attribution d’une partie de la taxe de séjour aux Sdis ou de la création de pare-feux de feuillus.

    Pire, en février 2024, le gouvernement de Gabriel Attal avait acté par décret une coupe budgétaire de 52,8 millions d’euros dans les crédits de cette dernière. De quoi remettre en cause la commande de deux Canadairs supplémentaires. Des avions souvent cloués au sol pour maintenance, qui auront mis par exemple plus de quatre heures à survoler le feu de Gironde rappellent nos confrères de Sud Ouest.

    Les premiers financeurs des services d’incendie et de secours restent donc les Départements, ces collectivités assurant 60% des 5,6 milliards de budget des Sdis. Une contribution qui a doublé en 20 ans, dans un contexte d’austérité budgétaire accrue.

    Attendu le 17 août en Gironde, le Premier ministre, Sébastien Lecornu s’est, pour le moment, contenté de créer une (énième) mission, sur la « reconstruction et adaptation des territoires », dédiée aux zones touchées par les feux cet été. Composée de « cinq personnalités qualifiées, expertes des sujets d’aménagement du territoire, d’Économie, de finances publiques, de développement durable, de forêt et de logement », elle entend sans surprise « accélérer et faciliter la reconstruction, le soutien économique et l’appui à la population » touchée par les incendies.

    Pendant ce temps, au niveau européen, on cause stratégie. La Commission a présenté en mars son plan, axé sur quatre piliers : prévention, préparation, réponse et réhabilitation. On promet aussi du matériel, hélicoptères et Canadairs d’ici 2030.

    L’exemple australien

    Et puis il y a l’exemple australien où on a pris le taureau par les cornes. Sur l’île continent, on a mis en place un suivi de la prévention bien avant la saison des feux et remis au goût du jour le brûlage maîtrisé par les Aborigènes pour éliminer les feuilles mortes et herbes sèches, du combustible pour les flammes. Des plans de survie précis ont été élaborés pour les habitants et trois niveaux d’alerte décrétés.

    Où les feux extrêmes peuvent finalement être un déclic pour, enfin, passer à l’action.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille

    [C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille

    Les expériences scientifiques permettent d’aborder des questions concrètes comme le changement climatique, l’énergie, l’alimentation, la santé ou la biodiversité. Les Petits Débrouillards montrent que la science aide à comprendre les grands défis contemporains.

    L’objectif n’est pas seulement d’acquérir des connaissances, mais aussi de permettre aux habitants de participer aux débats de société en disposant d’informations solides et d’outils de réflexion.

    Le temps d’une semaine, Les Petits Débrouillards ont posé leur modulothèque « Notre mer Méditerranée » au Stade nautique Florence Arthaud à Marseille avec Nina pour animer tout cela. L’exposition pédagogique interactive invitait le public à participer à des activités scientifiques ludiques pour explorer l’histoire, la biodiversité, les grands fonds, déconstruire les idées reçues autour des mobilités, mieux connaître les usages partagés.

  • À Barjac, cinq jours pour chiner le temps

    À Barjac, cinq jours pour chiner le temps

    Du 12 au 16 août, Barjac remettra les pendules à l’heure ancienne. Pendant cinq jours, le village gardois accueillera la 105e édition de sa Foire aux antiquités et à la brocante, l’un des grands rendez-vous estivaux des chineurs. Sous les platanes centenaires, près de 300 exposants professionnels venus de toute la France et parfois d’ailleurs déplieront meubles patinés, vaisselle, tableaux, bijoux, livres, jouets et objets insolites.

    Dès l’ouverture, mercredi à 9 heures, les plus aguerris avanceront d’un pas vif entre les camions et les tréteaux, l’œil déjà accroché à une commode, une affiche ancienne, une poignée de cartes postales, et parfois même des bustes antiques ! À Barjac, le premier déballage conserve des allures de coup d’envoi : on fouille, on jauge, on marchande. Quelques euros pour une curiosité, plusieurs milliers pour une pièce rare : la foire mêle les fortunes et les époques dans un même joyeux désordre.

    « Ce côté bric-à-brac »

    Du champ de foire au château, les places et ruelles du village Renaissance se transformeront en vaste brocante à ciel ouvert. On y vient pour acheter, bien sûr, mais aussi pour flâner, écouter les récits des marchands et retrouver cette atmosphère où le temps semble s’être déposé sur le bois, le métal ou la porcelaine. Un « côté un peu bric-à-brac qui convient bien à l’esprit de la foire », résume Michel Raoux, membre de l’association organisatrice.

    Créée au début des années 1970 pour donner un nouvel élan au village, la manifestation est devenue une institution, organisée deux fois par an, à Pâques et autour du 15 août. Plus d’un demi-siècle après ses premiers étals, elle demeure un moteur pour les cafés, restaurants, hébergements et commerces de Cèze-Cévennes. Mais elle doit aussi composer avec des coûts en hausse, un marché de l’ancien bousculé par les plateformes en ligne et le vieillissement d’une partie des professionnels. L’enjeu est désormais d’attirer une nouvelle génération sans perdre le goût du face-à-face et de la négociation.

    * La foire sera ouverte chaque jour de 9h à 17h, en accès libre. Le marché du vendredi sera exceptionnellement déplacé à Vagnas.

  • L’artisanat à l’honneur sur le marché des créateurs à Marseille

    L’artisanat à l’honneur sur le marché des créateurs à Marseille

    La place Général de Gaulle (1er) devient une vitrine de la création ce week-end. Samedi 15 et dimanche 16 août, de 10h à 19h, 45 exposants sont attendus pour le marché de créateurs organisé par l’association Marquage.

    Créée en 1994, l’association organise depuis plusieurs décennies de tels marchés à Marseille. Un rendez-vous important pour les artisans. « Ça leur permet de rencontrer leur clientèle donc de pérenniser leur activité. C’est aussi l’occasion de rencontrer leurs pairs et de créer une bonne émulation », explique Age, artiste et fondateur de Marquage.

    Du textile à la céramique

    Côté stands, l’offre est pléthorique : « Il y a aussi bien des créations contemporaines autour du textile, des bijoux que des créations plus traditionnelles avec des savons, des bougies et de la céramique », souligne Age. Les matériaux travaillés sont, eux aussi, variés, « du bois au verre, en passant le métal ».

    Les créateurs viennent de Marseille et de la région, mais aussi de plus loin : un artiste italien et un allemand seront présents. L’association sélectionne les exposants en privilégiant « la direction personnelle et l’originalité » des créations.

    Les prix se veulent, eux aussi, accessibles. « On choisit volontairement les artistes exposés pour que toutes les bourses y trouvent leur compte », précise Age.

    De 10h à 19h, place Général de Gaulle (Marseille 1er)

  • [C’est l’été] À Manosque, le centre social offre des vacances

    [C’est l’été] À Manosque, le centre social offre des vacances

    Sorties baignade à Marseille, séjours au camping, virées organisées par les jeunes du centre… Cet été, le centre social de Manosque est « pris d’assaut » par des familles précaires, qui n’ont pas les moyens de partir en vacances. « On a de longues listes d’attente. Cette année, il y a beaucoup plus de familles qui ne peuvent pas partir en vacances, de mamans qui ne sont pas véhiculées, qui ont des problèmes financiers avec l’explosion des prix, qui s’inscrivent à nos sorties », constate Emmanuelle Evin, directrice du centre social municipal. La structure a organisé par exemple deux sorties en mer pendant l’été : une en juillet, et une en août, avec un grand bus de 50 places. « Pour certaines familles, c’est leur seule sortie de tout l’été. Les participants sont ravis, ils ne veulent plus repartir », regrette la directrice.

    En plus de ces sorties, le centre social municipal propose des permanences France Travail en pied d’immeuble, pour aider les habitants des quartiers prioritaires de la ville à trouver du travail. « On travaille beaucoup avec les entreprises Proman et La Pizza Manosque pour qu’ils puissent embaucher des personnes des quartiers », explique Nesrine Rahou Guerfi, adjointe déléguée au centre social. La structure est également financée par le Conseil départemental pour accompagner les bénéficiaires du RSA. « Nous, assistantes sociales, manquons de moyens. Que le centre social puisse accompagner certaines personnes, c’est un vrai plus, une vraie aide pour les assistantes sociales », avance l’adjointe, qui exerce elle-même cette profession à Forcalquier.

    Un fonds de participation des habitants

    Le centre social organise également des « week-ends famille » ciblés pour les familles non francophones, les parents d’adolescents ou encore « les familles en grande précarité », explique Emmanuelle Evin. « Si on voit que les familles ont envie de passer le pas et d’essayer d’aller passer un week-end ou une semaine seules avec leurs enfants, on enclenche un dispositif avec la fondation “Je pars, Tu pars, Il part“, qui offre des séjours pour des familles vraiment défavorisées à 60 euros la semaine l’hébergement », détaille la directrice du centre.

    Le centre encourage aussi les habitants à monter des projets, avec son « fonds de participation des habitants ». Des participantes ont par exemple monté « un atelier sortie répit parental maternel », raconte Emmanuelle Evin. « Ce sont des mamans qui ont envie de prendre du temps pour elles, sans les maris, sans les enfants, pour souffler. Elles ont fait un programme avec différentes sorties, comme le spa, le karaoké ou le laser game », explique-t-elle. D’autres habitantes ont décidé d’organiser des ateliers loto, quiz musical ou encore plantation à la maison de retraite Saint-André. Une subvention de 2 000 euros est répartie entre quatre projets des habitants, soit 500 euros par projet.

    Le centre a également un espace jeunes, agréé par la CAF, qui leur permet de monter eux aussi des projets. L’année dernière, ils ont monté le projet « Paca 360 », qui leur permettait de découvrir chaque mois une nouvelle ville de l’un des départements de la région.

  • [C’est l’été] Sous les étoiles à Lourmarin

    [C’est l’été] Sous les étoiles à Lourmarin

    Accompagnés par Fabrice, partez pour une immersion douce et conviviale dans l’univers de la nuit. La soirée commence par un temps d’écoute et d’observation de la faune nocturne, pour mieux percevoir l’ambiance particulière du Luberon lorsque le jour laisse place à la nuit au pied du château de Lourmarin.

    De 20h30 à 22h.

    Entre 10 et 12 euros.

    Gratuit – 10 ans.

    Réservations : 04.90.71.32.01

  • [C’est l’été] Une série d’énigmes sensibilise les enfants à l’écologie à Marseille

    [C’est l’été] Une série d’énigmes sensibilise les enfants à l’écologie à Marseille

    « Je suis venue parce que c’était à côté de chez nous, je pensais pas rester longtemps mais mon fils s’éclate », rigole Pauline, dont le fils de 7 ans participe à un atelier. Les enfants, projetés en 2050, voient leur monde en danger, ils doivent libérer le gardien du parc en répondant à des énigmes. Cette activité, proposée par L’été marseillais dans différents parcs de la ville, sensibilise les enfants aux enjeux écologiques.

    « Le but était de reprendre les grands classiques de l’enfance et de demander à des collectifs d’artistes locaux de s’emparer du jeu de piste, et de le réviser à une sauce créative et accessible pour le public », explique Manon Bernard, chargée de production. Les enfants, répartis en groupes, vont d’ateliers en ateliers proposés par quatre artistes de la collective Panthera, guidés par un robot.

    Le premier atelier est tenu par Juliette, les enfants cherchent à identifier des odeurs ou à composer des formes avec du slime. Clara incarne un cafard qui a survécu à la destruction de la planète et s’amuse en tenant une kermesse avec ce qu’il a pu récupérer. Au bout du pont, Nicol, incarne « une fleur ». « Il y a un jeu de mémoire sur les aliments et les plantes, et pour les petits, ils recomposent une fleur à partir des couleurs ». « Ces activités ludiques permettent aux enfants d’avoir un rapport concret à la nature », ajoute Nicol.

    Équilibrer l’écosystème

    du parc

    Une fois les ateliers réalisés, les équipes récupèrent une clé USB pour avoir le dernier indice donné par le robot. « Il faut récupérer une carte au trésor », crie une petite fille en courant vers les buissons. Cette carte mène à un coffre dans lequel se cachent les éléments pour reconstituer le gardien du parc. « À quels éléments de la nature cela vous fait-il penser ? », demande le robot. « Au feu ! », « À l’eau ! », « À l’air ! », chaque enfant crie une réponse, ravi. Petit à petit, chaque équipe reconstitue le squelette du gardien. « Vous avez réussi ! », tonne le robot, la musique est lancée, les enfants hurlent de joie : ils ont libéré le gardien qui pourra équilibrer l’écosystème du parc.

    Gabrielle Cartellier