Category: societe

  • Le capitaine Delbé a pris les rênes du centre de secours

    Le capitaine Delbé a pris les rênes du centre de secours

    Vous reconnaîtrez désormais comme chef Quentin Delbé, et vous obéirez à tout ce qu’il vous commandera ! », ordonne, d’une voix grave, puissante et péremptoire, Jean-Luc Beccari, directeur du Sdis 13* aux sapeurs-pompiers du centre de secours de La Ciotat.

    Sur le rond-point des Messageries maritimes, devant l’hôtel de ville, les sapeurs-pompiers en tenue, les marins-pompiers de Marseille, la réserve communale de sécurité civile de La Ciotat, la Croix Rouge, les élus et le public viennent d’assister à la très solennelle cérémonie de passation de commandement. Ponctuée par l’hymne national, entonné par l’orchestre, elle a consisté en un « passage de flambeau », comme l’a qualifiée Richard Miallé, président du Sdis 13, entre les capitaines Diane Borselli et Quentin Delbé.

    « Gardiens du quotidien »

    Native de Corse, Diane Borselli, dont le père était sapeur-pompier, « est arrivée au centre de secours de La Ciotat il y a trois ans », a rappelé le maire (DVD) Alexandre Doriol. La jeune femme s’en va pour un poste de « référente zonale en risques biologiques ». Originaire de Reims, Quentin Delbé, qui occupait juste avant un poste à l’état-major du Sdis 13, est chef de centre à La Ciotat depuis le 1er septembre. Il s’agit de son premier commandement. « Cette caserne est emblématique, ancrée dans un territoire urbain, maritime et terrestre », a dépeint Richard Miallé. Située avenue Emile-Bodin, elle compte un effectif de 200 sapeurs-pompiers, dont 40 professionnels, et des agents administratifs. Avec 6 859 interventions de secours en 2024, ce centre de secours, qui « veille sur les territoires de La Ciotat et Ceyreste », a indiqué Alexandre Doriol – soit près de 41 000 habitants – « est un des plus importants des Bouches-du-Rhône », a reconnu, après la cérémonie, le capitaine Quentin Delbé. « Aux risques courants, s’ajoutent les risques nautiques, industriels avec les chantiers navals, et feux de forêt », a-t-il présenté. Interrogé par nos soins sur la manière dont il entendait diriger ce centre, il a déclaré : « Je veux que l’opérationnel soit au cœur, avec une montée en compétences des agents, les acculturer aux risques locaux, veiller à la bonne condition des matériels et des infrastructures, et accompagner les collectivités. » Patrick Ghigonetto, maire (DVD) de Ceyreste a « salué l’engagement des sapeurs-pompiers et administratifs de ce centre. Vous êtes les gardiens du quotidien ». « Derrière chaque uniforme, il y a une vie d’engagement et de courage », a rendu hommage pour sa part Alexandre Doriol.

    * Service départemental d’incendie et de secours

  • Le Hero Festival vous emmène en voyage

    Le Hero Festival vous emmène en voyage

    Deux jours de fête, deux jours d’extraordinaire et deux jours d’immersion totale vous attendent pour le Hero Festival épisode 11 qui se déroule au parc Chanot à Marseille ces samedi et dimanche.

    Ce rendez-vous annuel des amoureux et passionnés de la pop culture dans toute sa diversité vont pouvoir se retrouver et célébrer ensemble ce qui les unis. Et pour marquer le coup, une fois de plus ce sont deux invités d’honneur de prestige qui se joignent aux festivités. D’abord Christopher Judge qui a incarné, entre autres, le Jaffa le plus célèbre de la galaxie dans la saga Stargate SG-1. Sera aussi de la partie James Marsters, qui n’est autre que Spike, le vampire rebelle et désinvolte de la série Buffy contre les Vampires. Deux pointures qui ont marqué les années 90 et 2 000 dans des séries télévisées aussi populaires qu’adorées du public. Ils seront tous les deux présents sur les deux jours au sein de l’espace ComicCon pour accueillir et échanger avec leurs fans mais aussi partager photos et autres souvenirs inoubliables…

    80 ans d’histoire et de véhicules à l’honneur

    L’an dernier ce n’est pas moins de 41 000 visiteurs qui ont poussé les portes du parc Chanot pour la dixième édition de l’événement. Du côté de la programmation, l’exposition « Sur les routes de l’imaginaire », proposée par le Hero Festival vous embarque à la rencontre de plus de 20 véhicules mythiques qui ont marqué 80 ans de télévision, de films, de BD ou encore de dessins animés. De la 2CV de Dupond et Dupont en passant par Starsky et Hutch ou encore Star Trek, Transformers ou la plus connue des Dolorean de Retour vers le Futur en passant Flash McQueen ou encore la Vespa rouge du récent dessin animé Luca, c’est plus de 1 500m² de décors immersifs qui vont eux aussi, vous faire voyager ! Parmi les autres temps forts on retouve le village des livres, des créateurs et artisans mais aussi des sortilèges. Sans oublier la soirée Broadway samedi qui débutera à partir de 18h30. Ateliers, espaces cosplay et animations diverses rythmeront également ces deux jours de fête, pour tous.

    Samedi et dimanche à partir de 10h. Dimanche fermeture des portes à 18h30.

  • Toulon : une conférence sur le cadmium, métal toxique méconnu mais mortel

    Toulon : une conférence sur le cadmium, métal toxique méconnu mais mortel

    « Lorsqu’on installe un dos-d’âne pour faire ralentir les automobilistes, la voiture libère des microparticules en freinant et en réaccélérant, et donc plus de toxiques dans l’air. » Les mots du Docteur Pierre Souvet mettent le bon sens à l’épreuve. Ce cardiologue de 69 ans à la gouaille charmeuse a fondé l’Association Santé Environnement France (Asef) – dont il est le directeur – en 2008, afin d’alerter sur les dangers quotidiens auxquels nous expose notre environnement. Avec, parfois, comme pour le cas des dos-d’âne, des contradictions entre l’aspect vertueux d’un objet dans un champ (en l’occurrence la sécurité) et sa nocivité (sanitaire) dans un autre.

    Ces facteurs de risque se trouvent partout dans notre environnement (air, eau, sols, nourriture animale comme végétale…) et représentent, selon l’OMS, la principale cause de mortalité avec plus d’un décès sur quatre dans le monde devant le tabagisme. Il faut donc agir, et pas seulement dans les hôpitaux : « Les élus et les acteurs de santé ont un rôle majeur », explique le docteur Souvet.

    Les taux de cadmium doublent

    Cependant, certains partis politiques sont davantage guidés par les logiques industrielles, comme l’illustre la question des particules fines, responsable de 48 000 à 97 000 décès par an en France : « En France, on est à un taux de 25 microgrammes par mètre cube. L’OMS préconise 5 pour diminuer 80% des pathologies cardio-vasculaires et respiratoires liées aux particules. L’Europe a décidé de s’aligner à 10, et un parti français [le RN, Ndlr] a voté contre », déplore le docteur.

    Mais Pierre Souvet ne se dit « ni optimiste, ni pessimiste, mais déterminé ». En mai, il a transmis, avec des confrères, une lettre au Premier ministre pour l’alerter sur l’explosion des contaminations au cadmium, un métal toxique naturellement présent dans notre environnement, mais dont la concentration est favorisée par les activités industrielles, et surtout agricoles, via l’épandage d’engrains minéraux phosphatés. Entre 2006 et 2014, la contamination des Français à cette molécule hautement cancérigène a doublé, selon l’OMS, passant de 0.29 microgramme/g de créatinine à 0.57, prenant une part croissante dans l’incidence des 483 000 nouveaux cancers par an diagnostiqués dans le pays. La durée de sa demi-vie étant de 18 à 30 ans.

    Un sujet méconnu, que le cardiologue explicitera mercredi prochain, à 19h30, à l’Espace Neptune, lors d’une conférence coorganisée avec la Communauté professionnelle territoriale de santé Toulon Littoral intitulée « Comment protéger ma santé des pollutions du quotidien ? » qui s’inscrit dans un paradigme de justice sociale défendu par Pierre Souvet, car « ce sont toujours les plus favorisés qui peuvent prendre soin de leur santé, et cela, un médecin ne peut pas l’accepter », conclut-il.

    Conférence gratuite. Infos au 06.08.15.25.15

  • La préfecture de Vaucluse rejette l’arrêté anti poids-lourds sur la rocade, à Avignon

    La préfecture de Vaucluse rejette l’arrêté anti poids-lourds sur la rocade, à Avignon

    La préfecture de Vaucluse annonce, dans un communiqué de presse, émettre un avis défavorable « en l’état » au projet d’arrêté porté par la mairie d’Avignon. La municipalité a été informée par le préfet par courrier ce jeudi 6 novembre.

    Et ce car, à l’issue de réunions tenues entre juillet et septembre avec des représentants de collectivités du bassin d’Avignon et des acteurs économiques notamment, les échanges n’ont « pas permis d’aboutir à un consensus nécessaire au déploiement du dispositif dans des conditions acceptables par l’ensemble des parties prenantes », assure la préfecture. Le préfet appelle ainsi l’ensemble des acteurs du dossier à poursuivre les discussions pour « parvenir à un compromis acceptable pour tous ».

    Dans ce long texte, le point de vue défendu par les syndicats de transporteurs est notamment évoqué, à savoir l’utilisation de l’axe par les camions pour rejoindre la plateforme rail/route de la zone d’activités de Courtine. « En effet, le terminal de Champfleury figure parmi les premiers sites de transport combiné français rail/route et contribue de surcroît de manière significative à l’approvisionnement de l’agglomération avignonnaise et à l’économie locale, en offrant des débouchés aux productions agricoles du Vaucluse et du nord des Bouches-du-Rhône. À cet égard, le développement du transport combiné, qui constitue un mode de transport respectueux de l’environnement, est une politique publique portée par l’État », précise la préfecture.

    Concernant les inquiétudes de la mairie liées à la pollution générée par le passage des poids lourds dans une zone densément peuplée, les services de l’État rappellent que, « soucieux de la préservation de la santé des habitants », un « plan d’urgence transport » est déclenché lors des épisodes de pollution. Mais aussi que l’État participe financièrement aux projets de transports en commun du Grand Avignon, ainsi qu’aux études autour du Service express régional métropolitain.

    Enfin, la préfecture remet sur la table le projet de liaison Est-Ouest de contournement de la Cité des Papes, actuellement à l’arrêt, estimant qu’il aurait permis « de concilier les objectifs de protection des populations exposées à la pollution, la préservation de l’activité économique du bassin de vie avignonnais, ainsi que la desserte à plus longue distance des pôles économiques situés dans les Bouches-du-Rhône. »

    Contactée par La Marseillaise, la mairie d’Avignon n’a pas encore réagi à cette décision.

  • Douleurs chroniques : 42% des Français seuls face à la souffrance

    Douleurs chroniques : 42% des Français seuls face à la souffrance

    Algologie. Du grec « algos » (douleur) et « logos » (savoir). Cette discipline médicale concerne la prise en charge des douleurs. La spécialité aurait vocation à se développer fortement au regard des résultats du baromètre de la douleur 2025. Il révèle l’ampleur du mal : 42% des Français affirment souffrir de douleurs chroniques, soit 23 millions de la population adulte. La dernière mesure connue, fruit d’une enquête menée en 2008, faisait état de 12 millions de personnes concernées par les douleurs chroniques. L’étude montre donc une augmentation significative de la prévalence de la douleur chronique dans notre pays.

    Ce baromètre de la douleur 2025 agrège les principaux résultats de l’enquête Prevadol, menée au premier trimestre de l’année auprès de 11 940 Français, avec l’Observatoire français de la douleur et des antalgiques (Ofda)et l’institut de sondage OpinionWay.

    Parmi les 23 millions de personnes en souffrance chronique, 57% sont des femmes et 43% des hommes. Ce ne sont pas seulement les personnes âgées les plus touchées : l’âge moyen mis en lumière par l’enquête est de 46 ans. Cette jeunesse montre que des millions de travailleurs sont concernés. Les douleurs musculosquelettiques, propres aux métiers répétitifs, qu’ils soient physiques ou de services ont une prévalence de 36% dans la population française, suivies par les douleurs céphaliques (33%), abdominales (15%) neurophatiques (12%) et en lien avec un cancer (4%).

    Plus inquiétant encore, près d’une personne sur deux présente des douleurs intenses, c’est-à-dire que sur une échelle de 10, le niveau de leurs maux se situe entre 7 et 10. La moyenne d’intensité de la douleur est de 6 sur 10 pour l’ensemble des 23 millions de Français atteints. Signe que nous sommes face à un enjeu de santé publique, 44% des Français affirment souffrir depuis plus de trois ans. Cela révèle un défaut structurel dans la prise en charge médicale ; une insuffisance qui coûte cher à la société comme l’explique à La Marseillaise le professeur Eric Viel qui dirige le Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de Nîmes.

    Avec le centre antidouleur du CHU de Montpellier, les hôpitaux publics sont à la pointe sur le sujet car leur approche est multidisciplinaire et va des soins à l’accompagnement social. Mais les listes d’attente sont longues et le médecin traitant est le principal recours.

    36% ont un handicap modéré à sévère

    Or, souligne le baromètre 2025 de la douleur « malgré la prescription d’antalgiques souvent forts – 27% ont une prescription opioïde -, ils sont peu nombreux à voir leur symptômes s’améliorer – moins de 1 patient sur 3 ». Les conséquences sur la vie quotidienne sont lourdes : « 50 à 80% [des 23 millions concernés] présentent des répercussions physiques, émotionnelles ou sociale » et 36% « un handicap fonctionnel modéré à sévère ».

    Aujourd’hui, à peine un patient sur trois est satisfait de la prise en charge de sa douleur et moins de un sur trois a vu une amélioration de ses symptômes sur les dix derniers mois. Face à l’insuffisance de structures antidouleurs pluridisciplinaires, les patients ont recours à l’automédication dans les proportions inquiétantes, de l’ordre de 87%. Au-delà du paracétamol, prescrit à 70% et des inflammatoires (51% des prescriptions médicales), 27% des ordonnances comportent des opioïdes.

    Un plan national à l’arrêt

    L’étude constate une automédication dramatique de ses substances très addictives si elles ne sont pas encadrées. Or, 16% des 23 millions de personnes souffrant de douleurs chroniques ont recours à un opioïde en automédication. Si la législation française a pour l’instant épargné le pays de l’épidémie des opiacés qui décime les États-Unis – où les multinationales ont vendu légalement une drogue mortelle – le trafic de ces substances est effréné dans le commerce en ligne qui lui n’a que peu de contrôles n’y de frontières. Ce trafic continuera à prospérer tant que le plan national pourtant lancé il y a près de 25 ans ne sera pas mis en œuvre et financé. La Société française d’étude et traitement de la douleur (SFETD) qui va tenir son congrès du 26 au 28 novembre à Lyon fait un constat alarmant : « Depuis 2013, aucun plan, aucun programme, aucune action gouvernementale n’ont été mis en œuvre autour de la douleur alors qu’il s’agit d’un des premiers postes budgétaires en Santé publique. » Les résultats du baromètre de la douleur serviront-ils d’électrochoc ? Nul ne peut ignorer l’ampleur du mal.

  • Lucile Debaille nous a quittés

    Lucile Debaille nous a quittés

    Après une enfance africaine, à Saint-Louis-du-Sénégal, Lucile Debaille a obtenu une maîtrise de philosophie, un diplôme de l’Institut d’Études Politiques, un DESS de Sciences économiques à Aix-en-Provence. Ancienne journaliste à France 3 Marseille, directrice littéraire des éditions Ornicar à Paris puis directrice du Pôle Entreprise de l’École de la Deuxième Chance à Marseille, elle a aussi vécu en Amérique du Sud et résidait dans le Vaucluse. Elle a rendu son dernier souffle le 16 octobre 2025 à l’âge de 71 ans.

    « Lucile Debaille était très fière d’être présente dans La Marseillaise et de faire partie un peu de votre famille », témoigne son éditeur Jean-Christophe Lopez.

    La Marseillaise s’associe à la peine des proches de Lucile Debaille et leur adresse ses sincères condoléances.

    Le malheur n’attend pas le nombre des années

    roman – Moby Dick, « Collection La Fille du Poulpe », 2025

  • La maire d’Apt demande deux ans pour le bloc

    La maire d’Apt demande deux ans pour le bloc

    « Nous, les habitants d’Apt, sommes démoralisés et nous espérons que l’ARS va nous écouter, mais tout le monde répète la même chose. Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles », lâche, visiblement tendue, Véronique Arnaud-Deloy, maire (LR) d’Apt, après un entretien avec l’ARS Vaucluse à Avignon ce jeudi 6 novembre, à propos de la fermeture annoncée du service de chirurgie de l’hôpital de sa ville.

    Et ce, pendant que plusieurs dizaines de personnes manifestaient devant l’entrée de la cité administrative contre cet arrêt annoncé au 31 décembre prochain, notamment pour des raisons financières. « On nous parle de 13 millions d’euros. Mais ce sont eux qui ont laissé l’hôpital s’endetter à ce point-là. Le job n’a pas été fait, car c’est leur job ! C’est la ruralité qui est touchée et cela désertifie notre territoire. Je veux qu’ils nous laissent deux ans », pousse celle qui est également présidente du conseil de surveillance de l’établissement de santé. Un nouveau recours va être déposé par la mairie.

    Postes menacés

    Devant les portes fermées de la cité administrative se trouvaient également nombre d’élus locaux, tels que le sénateur Lucien Stanzione (PS), qui avance que « la santé a un coût, mais pas de prix » et qu’un déficit devrait être compensé. Mais aussi des employés désabusés, tels que Jacques Perez, infirmier depuis deux ans et demi et qui va perdre son poste. « On se sent abandonnés par tout le monde. J’ai 61 ans et je vais devoir finir ma carrière en intérim », regrette-t-il. Une douzaine de postes sont menacés.

  • Plus de 2 000 jeunes négligés par l’austérité dans le Vaucluse ?

    Plus de 2 000 jeunes négligés par l’austérité dans le Vaucluse ?

    Depuis le début de la semaine, les missions locales (ML) de France sont en alerte. Partout sur le territoire, ces structures d’accompagnement des 16-25 ans (lire ci-dessous) sont vent debout contre le projet de loi de finances du gouvernement qui prévoit une baisse de 13% des dotations des ML. Et ce après une première diminution de 7% en 2025. « 77 millions d’euros en tout, à l’échelle du budget de l’État c’est symbolique, mais absolument pas pour nous », déplore Isabelle Gineste, directrice de la ML du Grand Avignon. Ce jeudi, avec le soutien des trois autres structures de Vaucluse (Comtat Venaissin, Luberon et Haut Vaucluse), un point presse avait lieu. Il faisait suite à l’interpellation, en fin de semaine dernière, des trois sénateurs. « Le budget arrive au Sénat le 23 novembre, on va batailler avec des amendements pour contrecarrer tout ce qui ne va pas dans le bon sens », projette Lucien Stanzione (PS). L’an dernier, la Région avait aussi diminué ses crédits de 300 000 à 200 000 euros pour la ML du Grand Avignon.

    Le financement

    à la performance arrive

    Si le budget était adopté en l’état, « nous perdrions huit postes de conseillers, sachant qu’un conseiller accompagne 130 jeunes de l’année, plus de 1 000 jeunes se retrouveraient en grande difficulté de suivi », calcule Lilou Quennesson, présidente de la ML et conseillère municipale d’Avignon déléguée à l’emploi et l’insertion. En ajoutant les jeunes des trois autres ML, ce chiffre grimpe à 2 300 en Vaucluse sur les 12 000 suivis annuellement. « Nous lançons un appel à la mobilisation et la responsabilité collective, la jeunesse n’est pas une variable d’ajustement, investir dedans c’est investir dans l’avenir du pays », fait valoir la présidente. Dans un département parmi les plus pauvres de France, « on enlève encore un élément de solidarité par des choix budgétaires », déplore David Fournier, adjoint (PS) avignonnais venu en soutien.

    Par ricochets, cette baisse « pénalise aussi les entreprises qui auront moins de contact avec les ML pour embaucher », souligne Régis Phaly, trésorier de la ML et adjoint au maire d’Entraigues. La directrice s’inquiète aussi « du financement à la performance, 10% cette année, 20% en 2028 avec des indicateurs que l’on ne connaît pas et alors que nous ne sommes tributaires des créations d’emplois », expose Isabelle Gineste. Et d’inviter n’importe quel administrateur de la ML « à venir vivre la vie d’un conseiller et prendre conscience de notre réalité ».

    REPÈRES

    13%

    de baisse prévue du financement des missions locales par l’État dans le projet de loi de finances 2026. Dans le Grand Avignon, sur un budget annuel de 3,5 millions d’euros, l’État abonde à hauteur de 2,5M (données 2024). Le reste provenant des communes et de l’agglo (435 000 euros), la Région (293 000) et le Département (45 000).

    Au service des 16-25 ans

    Les missions locales veillent à accueillir, accompagner, orienter, informer les 16-25 ans dans toutes démarches professionnelles et sociales avec comme « ADN, donner aux jeunes un sens à leur avenir ». Cela passe par l’emploi, la formation, l’orientation, l’appui à la création d’activité, le logement, la santé, la mobilité ou la citoyenneté. Dans le Grand Avignon, au sein des 14 lieux du territoire, près de 5 500 jeunes ont été accueillis en 2024, dont 1 759 nouveaux. Quelque 1 411 sont entrés en emploi (dont 315 en alternance) et 566 en formation.

    8

    emplois équivalent temps plein sont menacés à la mission locale du Grand Avignon si la baisse de 13% des dotations se concrétise. Ces 8 postes en moins, sur 65 salariés dont une quarantaine de conseillers, impacteraient directement 1 400 jeunes qui seraient moins ou mal suivis.

  • Les chats des rues stérilisés ont un nouveau refuge à Martigues

    Les chats des rues stérilisés ont un nouveau refuge à Martigues

    C’est un sacerdoce. Depuis près de trente ans, Josette Masson prend soin des chats errants de Martigues et tente d’endiguer le phénomène. « On va leur donner à manger tous les jours », raconte la présidente de l’association l’École du chat libre, créée officiellement en 2001. Chaque mois, les bénévoles qui se comptent sur les doigts de la main dépensent entre 400 et 1 000 euros de nourriture. Quelques dons et adhésions graissent les rouages de la structure, mais globalement « ce sont nos sous, notre essence, et notre temps », affirme la retraitée. Ce nourrissage permet aux bénévoles « d’apprivoiser les chats pour pouvoir les attraper plus facilement et les emmener chez le vétérinaire pour les stériliser », poursuit-elle.

    C’est bien là, le nerf de la guerre, puisqu’un couple de chats peut engendrer jusqu’à 20 000 descendants en seulement quatre ans. À Martigues, certains quartiers sont particulièrement touchés par cette prolifération, à l’instar de Notre-Dame-des-Marins ou Saint-Pierre. Josette Masson estime qu’environ 300 chats errants vivent actuellement sur le territoire.

    Chaque année, l’École du chat libre stérilise donc entre 180 et 190 animaux. Une subvention de 9 000 euros de la part de la Ville a permis de financer l’opération de 84 femelles cette année. Après la stérilisation, les chattes trouvent refuge chez une bénévole, qui accueille également les femelles en gestation, les chatons et les chats malades, faute de locaux propres à l’association. « Elle n’a plus de place », confie la présidente de l’École du chat libre.

    Un abri pour les chats

    en convalescence

    Depuis quelques années, l’association est accompagnée par la Ville de Martigues. « Nous avons réalisé mon souhait, nous avons construit un petit refuge que nous avons appelé le Chabanon », se réjouit Josette Masson. Les chats en convalescence y trouveront un peu de répit, ce qui allégera au passage la charge de travail des bénévoles. « Nous sommes aussi à la recherche d’un local pour que l’association puisse entreposer son matériel et avoir un bureau, pour à terme tenir une permanence », précise Charlette Benard, adjointe au maire déléguée aux seniors, qui s’est saisie de la problématique.

    Le service Environnement de la Ville et les jeunes des centres sociaux ont également bâti quelques petites cabanes disposées dans les quatre coins de la commune pour que les chats puissent y trouver refuge.

  • Pour sauver le dispositif Zéro Chômeur

    Pour sauver le dispositif Zéro Chômeur

    Coïncidence. Ce 6 novembre marque la journée « Grève du chômage », terme désigné il y a près de dix lorsqu’est née l’expérimentation du Territoire Zéro Chômeur. En 2016, la commune de Jouques héberge ce dispositif et accueille au sein de son entreprise à but d’emploi (Elan) une cinquantaine de profils dits « éloignés de l’emploi » au sein de son entreprise à but d’emploi. Ce jour, en sous-préfecture, le maire Éric Garcin (SE), aussi président du Comité local emploi (CLE) de Jouques et d’autres acteurs participaient à une réunion du Comité local pour l’emploi (CLPE) de l’arrondissement d’Aix.

    L’occasion, pour l’élu « d’évoquer les enjeux de l’emploi sur le territoire et d’alerter sur les perspectives à venir ». « Le CLPE est un dispositif initié depuis le début de l’année, c’est la deuxième fois que l’on se réunit avec les acteurs de l’emploi et qu’on réunit tous les organismes avec lesquels nous travaillons, détaille Éric Garcin. On s’est mis autour de la table pour établir des lignes de travail et établir des actions qui permettent de coordonner tout ce qui existe pour les recruteurs, mettre en place un travail, aider les territoires à développer ces actions et continuer de trouver des solutions pour les personnes éloignées de l’emploi. » Des indicateurs, définis en réunion, permettront d’évaluer les résultats d’ici six mois. Le contexte, dans lequel se déroule cette rencontre, pèse sur l’avenir du dispositif. Tous les cinq ans, une loi est votée pour poursuivre ou non, l’expérimentation. La seconde, votée en 2021, touche à sa fin. Un projet de loi porté par le député Stéphane Viry est actuellement débattu à l’Assemblée pour pérenniser le projet, mais il « est en péril si une troisième loi n’est pas votée, précise Éric Garcin. Notre cheval de bataille aujourd’hui ? Faire en sorte que la loi à l’étude obtienne un maximum de oui pour que ce qui est aujourd’hui une expérimentation, rentre dans le droit à l’horizon 2026. Il y a des financements qui arrivent de l’État. Mais dans cette période difficile pour les entreprises de l’insertion et d’insertion par l’activité économique, il y a des coupes drastiques qui ont été faites dans les budgets et qui sont annoncées. Il faut convaincre nos députés, nos sénateurs du bien-fondé de la démarche. Aujourd’hui, on permet à des gens de retrouver un CDI, louer un appartement, avoir un crédit pour la voiture… » En mars, Éric Coquerel, président de la Commission des finances, s’était déplacé à l’Elan, suivi de trois sénateurs en juin, venus constater les impacts concrets de l’expérimentation.