Category: societe

  • La pollution de l’air diminue mais il reste encore beaucoup à faire

    La pollution de l’air diminue mais il reste encore beaucoup à faire

    À l’échelle régionale, les émissions annuelles de polluants dans l’atmosphère sont en baisse. C’est là le principal enseignement de l’inventaire des émissions publié en ligne ce 6 novembre par l’association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud. Cet outil permet de suivre sur chaque commune l’évolution des polluants atmosphériques, les consommations et productions d’énergie en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Plus précisément, les émissions de particules fines (PM 2,5), produites notamment par le chauffage au bois, ont réduit de 15%, les oxydes d’azote (Nox), principalement issus du trafic routier et maritime, de 7,6%, les gaz à effet de serre (GES) de 5%. Mais « malgré ces progrès, notre territoire reste loin de ses objectifs : 97% de la population vit au-dessus des seuils de l’OMS, 11% au-dessus de la valeur limite 2030, et loin de la neutralité, puisqu’il ne compense encore que 12% de ses émissions de GES », analyse AtmoSud.

    Un outil pour anticiper

    Cette année, les particules ultrafines ont été intégrées dans l’inventaire communal, une « première mondiale », se félicite AtmoSud. Ces dernières sont principalement émises par le trafic routier mais si la contribution de l’aérien est faible, il reste le premier contributeur des particules les plus fines des ultrafines, comprises entre 10 nanomètres et 13 nanomètres, en étant responsable de 35% de ces émissions.

    Le calcul des émissions maritimes a aussi été revu « grâce au partage des données réelles avec les acteurs portuaires ». Les résultats sont sans appel : « À Marseille, le secteur maritime demeure un contributeur majeur aux émissions de polluants atmosphériques. Il représente 37% des émissions d’oxydes d’azote (1 456 tonnes), juste derrière le transport routier (45%). » À Fos-sur-Mer, ce secteur reste le premier émetteur, avec 6 212 tonnes de NOx, soit 57% des émissions totales de la commune. Les axes routiers secondaires sont également pris en compte et le calcul de « la séquestration carbone » amélioré « avec la prise en compte de la mortalité des végétaux ».

    Cette étude sert également de base pour « comprendre les phénomènes de pollution, mieux anticiper la pollution de l’air et évaluer la performance environnementale de notre territoire ».

    Pour en savoir plus : cigale.atmosud.org

  • Les Soudanais exilés appellent à l’arrêt des massacres

    Les Soudanais exilés appellent à l’arrêt des massacres

    « La communauté internationale, elle est où ? » Rassemblés aux Réformés, à l’appel de l’Association des Soudanais des Bouches-du-Rhône, du Var, ou encore de l’association de la Cantine soudanaise en France, ils sont venus rendre visible « le massacre. »

    « On essaie de faire en sorte que le monde tourne ses yeux vers le Soudan pour trouver une solution de paix car les victimes sont des femmes, des enfants, ce n’est pas une guerre mais un génocide », alerte Tamzain, un des manifestants. Pas plus tard que vendredi, l’ONU a mis en garde contre des « préparatifs en vue d’une intensification » des hostilités dans un Soudan déchiré par une guerre entre l’armée et les paramilitaires, malgré l’annonce par ces derniers de leur accord à une proposition de trêve humanitaire.

    Le troisième plus grand pays d’Afrique est ensanglanté depuis avril 2023 par une lutte pour le pouvoir opposant l’armée du général Abdel Fattah Al-Burhane aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, tous deux accusés d’exactions.

    Des milliers de morts

    « En juin 2023, 15 000 membres de la population masalit d’El Geneina, dans l’Ouest du Darfour, ont été tués et des milliers d’autres ont été contraints de fuir vers le Tchad voisin », indiquent les manifestants marseillais, rapportant le récit d’une humanitaire sur place, en date du 6 novembre. Depuis le 26 octobre, la FSR a pris le contrôle de la ville d’El Fasher après un siège complet de 18 mois empêchant l’entrée de toute nourriture, ajoutent-ils évoquant des viols, tueries de civils, de journalistes, d’activistes. Des « horreurs » constatées dans des vidéos postées par les combattants de la FSR eux-mêmes. Sur leurs pancartes, les Soudanais exilés ont d’ailleurs apposé des images terribles d’enfants pendus, de corps ensanglantés. Des atrocités auraient été aussi commises dans la ville de Bara, dans la région du Nord-Kordofan.

    Le conflit a déjà fait des milliers de morts, forcé le déplacement de 12 millions de personnes et plongé le pays dans la plus grande crise humanitaire au monde selon l’ONU.

    Pour les manifestants marseillais, le soutien des Émirats arabes unis à la FSR lui permet de disposer d’« armes en nombre et récentes » en échange d’accès aux richesses du sol, « de l’or dans l’Ouest ». Pour Tamzain, les Émirats visent une scission du pays pour s’emparer définitivement de cette manne économique. Des mobilisations ont été organisées aussi à Paris ou Mulhouse, toujours « pour faire parler du conflit. » D’autres rassemblements ne sont pas exclus, « il faut que ça s’arrête, qu’on envoie des vivres et des médicaments », intime-t-il.

  • COP30 : un sommet sous le signe de l’urgence

    COP30 : un sommet sous le signe de l’urgence

    Alors que deux semaines de négociations s’ouvrent ce lundi 10 novembre à l’occasion de la COP30, à Belém, au Brésil, le « sommet des leaders » organisé en amont, où ont défilé des dizaines de ministres et quelques chefs d’État et de gouvernement, laisse déjà entrevoir des points d’achoppement. Le tout sur fond de climatoscepticisme assumé par certaines puissances parmi les plus gros pollueurs, comme les États-Unis de Trump qui a ouvertement boycotté le rendez-vous. Mais les chiffres sont têtus…

    Les décideurs ont été forcés de réconcilier leurs discours avec le fait que les onze dernières années sont les onze plus chaudes jamais mesurées, selon un rapport de l’ONU publié le 29 octobre. Et pour l’année 2025, de janvier à août, la moyenne était déjà de 1,42 degré au-dessus de la température pré-industrielle, ce qui devrait en faire la 2e ou 3e année la plus chaude de notre histoire, derrière 2024. Une chaleur dont on meurt.

    Selon The Lancet Coutdown 2025, publié également le 29 octobre par la revue médicale britannique éponyme, depuis les années 1990, le nombre de décès liés à la température a grimpé de 63%, atteignant en moyenne 546 000 morts par an entre 2012 et 2021, cite le Réseau action climat France. Soit une hausse de 23% si l’on tient compte de la croissance démographique mondiale. Les événements météorologiques extrêmes, canicules, inondations, tempêtes, et surtout le manque d’adaptation à ces derniers, ont causé au moins 16 000 morts et déplacé plus de 800 000 personnes en 2024.

    L’année 2025 marque aussi les dix ans de l’Accord de Paris, signé par 195 pays, qui posait des objectifs clairs et visiblement partagés, comme le maintien du réchauffement sous la barre des 1,5 degré. Tout le monde s’étant engagé à mettre en œuvre des plans climat plus ambitieux, au plus tard cette année, pour y parvenir.

    Une France pas

    très exemplaire

    Si les dirigeants ont aujourd’hui admis que le monde n’y parviendrait pas, sans pour autant se résigner à 2 degrés, l’autre limite négociée alors, selon les scénarios les plus pessimistes, le réchauffement serait contenu entre 2,6 et 2,8 degrés, contre 4 annoncés avant l’adoption de l’Accord, note néanmoins le réseau action climat France. L’accord « ne suffit pas encore mais il fonctionne », estime l’association Oxfam qui liste également des avancées juridiques comme la reconnaissance du principe de justice climatique ou une certaine prise de conscience ou pour le moins une réorientation du monde de la finance. Avec « des marchés désormais contraints d’intégrer les risques climatiques », qui « réorientent progressivement les investissements vers les énergies renouvelables et les solutions bas carbone ».

    Mais pour le reste, rien n’a vraiment été respecté, relevant d’autant les enjeux de cette COP30. Notamment en termes de financement. Les pays du Nord avaient accepté de mettre au pot 1 300 milliards supplémentaires lors de la COP29 à Bakou, pour convaincre les pays du Sud de mettre aussi la main à la poche. De quoi dégager 300 milliards de dollars par an, en théorie. La France, dont le président Emmanuel Macron s’est plu à positionner en véritable leader climatique, appelant encore ce 6 novembre à « l’action face au fatalisme », a vu stagner ses émissions depuis 2024. « Ses budgets verts sont en baisse et son gouvernement a reculé sur 43 mesures climatiques », pointe Oxfam. Alors que l’examen parlementaire du projet de loi de finances (PLF) 2026 a démarré, le budget du ministère de l’Écologie, de 24 milliards d’euros, s’affiche comme un parent pauvre quand les magistrats de la Cour des comptes ont estimé dans un rapport rendu public en septembre qu’« atteindre la neutralité carbone en 2050 suppose de doubler les investissements actuels d’ici 2030 », soit 110 milliards d’euros supplémentaires.

    Bien qu’emmenée par un Lula volontariste, le président brésilien se pose comme un pont entre Nord et Sud, cette COP30 s’inscrit aussi dans un contexte de fortes tensions entre guerre en Ukraine, éradication du peuple palestinien ou conflits sur les tarifs douaniers. Une atmosphère de crise que les nations vont devoir dépasser…

    Les objectifs de la COP régionale

    Un an après son lancement, les principaux acteurs s’étaient donné rendez-vous à l’hôtel de Région, fin octobre, pour un premier point d’avancement afin de bâtir « un plan régional de transformation énergétique et écologique ambitieux » et « atteignable ». Outre le diagnostic, les protagonistes ont fixé plusieurs enjeux visant à s’adapter au changement climatique : la baisse de la consommation énergétique pour atteindre la neutralité carbone en 2050, une baisse de 10% de la consommation d’eau, le développement d’une économie circulaire ou encore la protection forte d’espaces naturels.

    REPÈRES

    540000

    morts par an entre 2012
    et 2021, victimes d’effets du réchauffement climatique ont été recensés par la revue médicale « The Lancet ».

    2,3%

    d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre… Le monde continue à brûler avec toujours plus de pétrole, de gaz et de charbon en 2024, selon l’ONU.

  • « Les adhésifs sont parmi les premiers matériaux de synthèse »

    « Les adhésifs sont parmi les premiers matériaux de synthèse »

    La Marseillaise : Quand sont apparus les matériaux adhésifs durant la Préhistoire ?

    Martine Regert : Ils sont parmi les premiers matériaux de synthèse fabriqués par les êtres humains – avec les pigments qui ont aussi pu être transformés. On en retrouve avec certitude en Europe entre -70 000 et -50 000 ans, témoignant de la fabrication de brai de bouleau par Neandertal. Dans d’autres endroits, ils pouvaient être réalisés avec d’autres matériaux : du bitume au Proche-Orient ou des résines en Afrique du Sud. C’est une innovation qui a permis d’emmancher des outils en silex et de gagner en performances techniques.

    Les retrouve-t-on facilement ?

    M.R. : Non car il s’agit de matériaux organiques qui se dégradent avec le temps. Nous en retrouvons au bord des lacs ou dans des environnements subaquatiques, là où il y a peu d’oxygène et donc peu ou pas d’attaque bactérienne. Cela dit, pour les adhésifs résultant d’un traitement thermique -comme le brai de bouleau-, une partie est minéralisée et aide à conserver la matière organique.

    Le bouleau est-il toujours très présent là où on retrouve du brai de bouleau ?

    M.R. : Pas forcément. Il faudrait que nous fassions une carte de répartition du bouleau et de l’usage du brai de bouleau. Nous nous demandons s’il y avait des circuits d’approvisionnement pour ce matériau avec peut-être certaines régions spécialisées dans sa fabrication. Nous voyons avec les ressources minérales qu’il existait des circuits d’échange entre certaines régions. Peut-être était-ce aussi le cas avec les matières biologiques.

    Propos recueillis par X.B.

  • [Science] Outils et chewing-gum : ce qu’une colle raconte de nos ancêtres

    [Science] Outils et chewing-gum : ce qu’une colle raconte de nos ancêtres

    L’originalité de l’étude vient de la combinaison de deux analyses : celle de la composition chimique des résidus organiques et celle de l’ADN. « Les deux étaient d’ordinaire menées séparément », souligne Martine Regert. « Elles sont complémentaires », ajoute Tabea Koch, ancienne doctorante au Cepam et co-autrice principale de l’étude. Car l’ADN est parfois détruit et nombre de plantes identifiées ici n’auraient pas pu l’être avec des marqueurs chimiques uniquement. « Combiner les deux aide à comprendre l’histoire de ces objets, de leur fabrication à leur utilisation », ajoute la chercheuse, aujourd’hui au British Museum de Londres.

    Hygiène dentaire ?

    Les analyses montrent que le brai de bouleau a servi à réparer des céramiques et à fixer des pierres taillées sur des supports en bois pour fabriquer des outils ou des projectiles. De manière intéressante, les échantillons les moins chauffés livrent de l’ADN humain buccal : ils auraient donc été mâchés. Pourquoi ? « Nous l’ignorons, admet Martine Regert. Peut-être pour soulager des douleurs ou améliorer l’hygiène dentaire. » Mais probablement pas pour le rendre plus adhésif, si l’on en croit Tabea Koch : « Nous avons testé : le mâcher le rend moins collant. »

    Mais cet ADN a permis de distinguer le sexe biologique des individus qui ont mâché ces « chewing-gums ». « Cela pourrait nous permettre d’avoir une vision genrée de certaines activités, souligne Martine Regert. Nous avons trop peu d’échantillons pour conclure aujourd’hui. Mais cela ouvre des perspectives. »

    Enfin, de l’ADN animal et végétal donne une idée de ce que mangeaient ces populations : noisettes, pavot, poisson, sanglier… « Cela complète ce que racontent des éléments plus abondants comme les contenus des céramiques, les ossements, les graines des plantes ou les grains de pollen, précise la chercheuse pour qui la suite consiste à poursuivre ce type d’étude sur plus d’échantillons. Nos partenaires danois ont obtenu un financement européen pour le faire. »

  • [Recette] La milanaise d’aubergine et sa garniture à la grenobloise

    [Recette] La milanaise d’aubergine et sa garniture à la grenobloise

    Pour deux personnes vous faudra :

    – 2 aubergines
    de gros calibre

    – du pain sec

    – persil et ail frais, huile d’olive

    – de la salade mesclun

    – des câpres, un citron

    – de la farine
    et 2 œufs

    – de quoi faire
    une vinaigrette

    Pour débuter, mettez vos aubergines entières au four sans assaisonnement ni matière grasse pendant 45 minutes à 180°. Il ne faut pas que la peau commence à flétrir, n’hésitez donc pas à surveiller de temps en temps. Une fois que c’est prêt, laissez refroidir et ôtez la peau de l’aubergine à la main en la laissant entière. Pour une esthétique plus soignée mais aussi pour des questions pratiques, vous pouvez laisser le pédoncule de l’aubergine afin de la manipuler plus facilement. Une fois que votre aubergine entière est pelée, déposez-la sur la farine et écrasez-la délicatement à la main pour l’aplatir. Un peu comme une escalope milanaise. Secouez délicatement pour enlever le surplus de farine puis plonger dans les œufs battus et enfin dans la chapelure réalisée à l’aide d’un pain sec de la veille par exemple. Soyez généreux sur la chapelure.

    Des saveurs diverses

    Pendant ce temps dans une poêle mettez un beau filet d’huile d’olive et faites chauffer à feu fort quand de petites bulles ou une petite fumée apparaissent déposez-y l’aubergine panée. Laissez-la bien dorer des deux côtés puis baissez le feu. Réalisez la persillade avec du persil frais et de l’ail frais mixés. Ajoutez un peu d’huile d’olive pour avoir un rendu davantage similaire à un pesto plutôt qu’à une sauce vierge. Disposez généreusement sur l’aubergine placée au centre de l’assiette car il s’agit de la seule sauce du plat pour retrouver les saveurs argentines de cette milanaise végétarienne.

    Disposez quelques câpres sur le tout et coupez un quartier de citron en suprêmes dont vous ferez de petits cubes, inspiration directe de la garniture grenobloise revisitée par le chef.

    Accompagnez d’une salade mesclun et de la vinaigrette de votre choix, par exemple une vinaigrette à la moutarde. Servez dans un petit récipient à part.

    Bon appétit !

  • Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Les allées du parc Chanot grouillent de monde et il n’est pas impossible de croiser au détour d’un stand une créature imaginaire, un personnage kawaï ou encore un héros tout droit sorti d’un jeu vidéo. Le Hero Festival est le rendez-vous des cosplayeurs qui peuvent, ici être eux-mêmes et profiter de chaque instant. «Ici on est bien on sait que les gens ne vont pas nous regarder bizarrement il n’y a pas non plus de concurrence. C’est un lieu très agréable où l’on peut profiter de chaque instant et ce n’est pas le cas de toutes les conventions de ce genre », soulignent un groupe de cinq amis, tous costumés venus de Lyon pour l’occasion. Cela fait des années qu’ils se donnent rendez-vous à Marseille, un «rituel» qu’ils partagent.

    Une ferveur qui se partage

    « C’est bien plus que porter un costume, c’est un partage d’expérience du personnage que l’on devient. C’est un exercice très intéressant au même titre que le théâtre pour les personnes timides et je le conseille. D’ailleurs ça ressemble beaucoup au drag ! C’est un exutoire pour nous », poursuit Ela, habillée en Sans d’Undertale.

    Un endroit qui se veut donc convivial mais aussi sans contrainte pour l’ensemble des participants qui sont libres de représenter l’univers qui leur parle. « Il y a énormément d’univers qui se mélangent ce qui favorise l’interaction on prend tous beaucoup de plaisir et c’est très motivant», ajoute Maxime, aka Link dans Twilight Princess. Une passion qui s’exprime à travers des costumes plus extraordinaires les uns que les autres dont certains sont des œuvres réalisées à la main. «J’ai commencé mon costume au mois d’avril et je l’ai terminé ce matin », sourit Clément avec son armure noir et or de Monster Hunter. Il y vient chaque année en famille avec son frère et sa sœur eux aussi gagas de cosplay. Une ferveur qui peut aussi se transmettre de mère en filles. « On vient chaque année, c’est un rendez-vous qu’on ne raterait pour rien au monde», s’enthousiasme Jessica fan de Dragon Ball qui a transmis son amour du manga à ses filles respectivement habillées en Sailor Moon et en Geisha.

  • La 40e édition du Noël artisanal invite les chefs à faire le show à la Halle

    La 40e édition du Noël artisanal invite les chefs à faire le show à la Halle

    Ils font bien 1,80 m de hauteur, habillés de tartan et de chapeaux à poils d’ours, et gardent consciencieusement l’entrée de la Halle. Ces deux casse-noisettes géants ont été amenés par leurs créatrices de Santa K à l’occasion de la présentation à la presse du Noël artisanal de Martigues qui se déroule du vendredi 14 ou dimanche 16 novembre à la Halle.

    Pour sa 40e édition, l’événement met à l’honneur la gastronomie avec des animations proposées par plusieurs chefs, dont le Martégal d’origine Fabien Morreale, ancien participant à Top Chef et créateur du restaurant Le Garage, à Jonquières. Mais aussi avec le champion du monde de la pizza 2016 Ludovic Bicchierai. Jean-Claude Annaloro, directeur de la Halle, détaille : « On va monter une scène au milieu pour mettre en avant leur savoir, les filmer et retransmettre en direct ce qui se passe sur écran géant. C’est une première sur le salon, Ça va mettre le feu ! Mais on va le gérer », promet-il

    12 000 visiteurs attendus

    160 exposants sont attendus cette année, pour une fréquentation annoncée à 12 000 visiteurs. Pour l’adjoint (PCF) Gilles Picard, « le Noël artisanal a pris une dimension qui sort largement de la ville et même des limites du département », estime-t-il, alors qu’au départ, « ça a démarré avec l’Union des femmes françaises et le centre social Eugénie-Cotton sous le chapiteau installé sur ce qui n’était pas encore le parking de la Halle, pour devenir la grande manifestation qu’on connaît aujourd’hui ».

    Une manifestation familiale accessible pour 4 euros par adulte, gratuite jusqu’à 13 ans.

  • Fréquentation record pour le congrès national des avocats

    Fréquentation record pour le congrès national des avocats

    Plutôt que renforcer les moyens de la justice, on préfère dissuader les citoyens d’y recourir » : c’est une présidente du Syndicat des avocats de France (SAF), Judith Krivine, très offensive qui a ouvert vendredi le 52e congrès qui se déroule à Marseille jusqu’à dimanche matin.

    Accueilli place Bargemon, le congrès a été lancé par Fabien Perez, pénaliste mais aussi adjoint au maire de Marseille en charge des financements européens. « On essaye de résister contre les idées brunes à Marseille et ici le défi de la justice est immense », a-t-il notamment clamé face à un auditoire nourri, la présidente du SAF soulignant avec plaisir que « le nombre d’inscrit à ce congrès est un record ! ».

    Au menu de cette première matinée, le rapport moral du syndicat. Avec 91 communiqués de presse réalisés cette année, 77 recours et interventions volontaires et des dizaines d’actions contre les drones, l’année a été intense. Pour autant, le SAF a bien l’intention de monter en puissance en 2026 en développant ses effectifs et de nouvelles sections avec l’ambition de parvenir à plus d’ancrage local et davantage de réseaux.

    Anniversaire oblige, les intervenants sont revenus sur le scandale du centre de rétention d’Arenc, hangar sur le port de Marseille où l’État séquestrait illégalement des étrangers pour des expulsions extrajudiciaires, révélé il y a 50 ans, par un avocat du SAF, Sixte Ugolini, dans les colonnes de La Marseillaise.

    Les atteintes au droit de la défense et la lutte contre l’extrême droite ont irrigué les réflexions des différents ateliers pour viser « la recherche de l’État de droit ». « On vient aussi pour l’énergie, l’élan, la force de vie, pour repartir continuer de se battre, ce qui reste l’essence de notre métier », témoigne Florence Alligier, avocate en droit du travail au barreau de Lyon. L’égalité et l’équilibre institutionnel sont au menu des tables rondes qui se déroulent samedi matin avant une après-midi consacrée à des ateliers professionnels sur les barricades numériques par exemple pour contrer les attaques de l’extrême droite. Dimanche, la session se résumera à un brunch durant lequel sera abordée la question des échéances électorales.

  • La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

    La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

    Un pas en avant… Après une rencontre avec des représentants de la direction du Grand port maritime de Marseille le 30 octobre, le collectif « Camembert de Cousteau », qui réunit la fédération des comités d’intérêt de quartier (CIQ) du 16e arrondissement, le collectif Thala et la coopérative Hôtel du Nord, se félicite d’avoir réussi à ouvrir un espace de discussion.

    Cet été, habitants et associatifs s’étaient mobilisé pour évoquer l’avenir du bâtiment menacé de démolition et propriété du port, situé à deux pas de l’espace Mistral, tout à côté du hangar qui abrite le sous-marin Saga, machine imaginée par le marin au bonnet rouge, et du siège du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Une pétition avait été lancée pour sa sauvegarde. En parallèle, une quinzaine d’artistes avaient donné à voir toutes ses possibilités en le transformant en musée éphémère, empli de graffs et de fresques colorés. Le chantier de démantèlement avait finalement été suspendu. Un des pieux de la plateforme supportant le Saga ayant été fragilisé.

    « Trop tôt pour communiquer »

    « Nous allons entamer, dès janvier 2026, un travail sur une convention d’occupation », précise Michel Teule, président de la fédération des CIQ du 16e arrondissement. Les demandes n’ont pas bougé : faire du Camembert un espace public, un lieu patrimonial et associatif avec « différentes activités en relation avec la mer et le quartier », rappelle Michel Teule.

    Leur projet a été présenté, reste à en définir les modalités de financement, à régler aussi la question du loyer. Des échanges « riches » s’est réjouit ce dernier. À terme, une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) pourrait même voir le jour. Autour de la table, ils ont insisté aussi pour que le Port soit partie prenante des discussions menées autour des projets de réaménagement du littoral qui seraient menés au sein du « grand Estaque ».

    Contactée, la direction du GPMM a confirmé ce vendredi 7 novembre que des discussions étaient en cours mais considéré qu’« il était trop tôt pour communiquer sur les modalités précises ». Et de réaffirmer que le Port travaille « en concertation avec la Ville et les acteurs locaux pour définir l’avenir du site », dans le cadre justement du « Grand Estaque ». Le GPMM rappelle que « toute occupation du domaine public du Port » doit « respecter les règles en vigueur » et « garantir la sécurité et la viabilité des projets ».