Category: societe

  • Rosmerta se met en fête pour mieux se faire connaître à Avignon

    Rosmerta se met en fête pour mieux se faire connaître à Avignon

    Depuis que Rosmerta a vu le jour en 2018, les épreuves sont dans l’ADN de l’association. Créée en réponse à l’abandon de nombreux mineurs isolés, Rosmerta a installé un squat pendant cinq ans rue Pasteur à Avignon avant d’acquérir sa propre maison destinée à héberger et accompagner une trentaine de jeunes migrants et familles en exil. Un combat de longue haleine que Rosmerta entend poursuivre dans la durée. Pour ce faire, elle organise ce dimanche 31 (16h-23h) une journée festive à la ferme de la Durette. « Cela permet de rencontrer les gens, expliquer notre action d’accueil et de solidarité, faire adhérer mais aussi se retrouver entre bénévoles », indique Giguou Chenevier, une des chevilles ouvrières de Rosmerta.

    L’association redoute une nouvelle épreuve politique en 2027 avec la présidentielle. « Il est essentiel de nous rassembler pour résister de toutes nos forces contre le racisme, la xénophobie et toutes les formes mortifères de l’idéologie de l’extrême droite », enjoint Rosmerta. Face à cela, Guigou Chenevier martèle : « Quand on s’occupe bien des exilés, cela se passe très bien, depuis 8 ans, la plupart des 300 personnes que l’on a accompagnées se sont intégrées comme elles ont pu malgré les difficultés étatiques des titres de séjour. » La journée de dimanche s’annonce donc politique avec des prises de parole (17h30 et 19h), notamment des anciens élus municipaux Julien de Benito et Catherine Gay. La partie festive démarrera à 18h par un concert apéritif (avec le trio Mr Henry & the Parrots), suivi d’un repas champêtre (8 euros)* et d’un DJ set (21h-22h30).

    * Réservations : evenements@rosmerta-avignon.fr

  • [Recette] Poulpe grillé, fava à l’ail confit, fraises et légumes de saison

    [Recette] Poulpe grillé, fava à l’ail confit, fraises et légumes de saison

    Il vous faudra :

    – 100g de pois cassés, une carotte, un oignon et un petit bouquet garni

    – Quelques gousses d’ail, 4 tentacules de poulpe, un citron, 2 oignons nouveaux et 8 à 10 asperges blanches

    – De l’huile d’olive, du sel, du poivre et du sumac en poudre

    – Quelques feuilles de jeunes pousses de mizuna rouge.

    Fava, la purée de fèves grecque

    Pour commencer la recette, il vous est conseillé de cuire les pois cassés pour la fava, une purée de fèves grecque. Pour la cuisson, réalisez un bouillon avec une demi-carotte, pareil pour l’oignon et un petit bouquet garni, jusqu’à ce qu’ils soient bien tendres. Pendant ce temps, faites confire vos gousses d’ail pelées dans une petite casserole. Couvrez d’huile d’olive et faites cuire à feu très doux.

    Une fois les préparations prêtes, égouttez les pois cassés, ajoutez l’ail confit et mixez avec un filet d’huile d’olive jusqu’à ce que la texture soit crémeuse et lisse.

    Un poulpe fondant et croustillant

    Pour le poulpe, faites-le cuire dans un bouillon de légumes comme pour les pois cassés pendant environ deux heures. pour vérifier la cuisson, n’hésitez pas à y planter la pointe d’un couteau. Quand il n’y a plus de résistance dans la chair, la cuisson est parfaite. Pendant ce temps coupez en deux les oignons nouveaux, épluchez légèrement les asperges et faites-les rôtir avec de l’huile d’olive pour qu’ils soient fondants et caramélisés. Égouttez ensuite le poulpe et faites-le griller sur la plancha 3 minutes ou dans une poêle avec un filet d’huile d’olive.

    Pour réaliser l’huile citronnée, mélangez huile d’olive et jus de citron, ajoutez du sel et du poivre. Il vous est également possible d’ajouter une pincée d’origan grec dans la préparation.

    Arrive le moment du dressage. Déposez au fond de l’assiette une belle cuillère de fava, déposez vos tentacules de poulpe, vos légumes rôtis et quelques quartiers de fraises assaisonnés à l’huile d’olive. Ajoutez quelques feuilles de mizuna, puis terminez avec l’huile citronnée et une pincée de sumac.

    Bon appétit.

  • [Science] Le goût des mots se cultive tôt

    [Science] Le goût des mots se cultive tôt

    C’est le biais bien connu de la désirabilité sociale : la lecture étant valorisée socialement, quand on demande à un parent combien de temps lit son enfant, il a tendance à gonfler les chiffres. Plus de six heures par semaine en moyenne à l’école primaire, selon les questionnaires remplis pour les besoins d’une expérience au Laboratoire Parole et Langage (LPL), à Aix-en-Provence, avec le soutien du pôle Ampiric. Mais lorsque ce temps de lecture est chronométré avec une application développée au LPL, la moyenne tombe à peine plus de deux heures. « Ce temps de lecture chronométré prédit bien mieux les performances en lecture des enfants, ajoute Brice Brossette, ancien post-doctorant au LPL qui a mené l’étude publiée dans Plos One. Notre nouvel outil permet de mettre des chiffres sur l’impact de l’exposition à l’écrit sur le niveau de lecture. Cela manque car les sciences de l’éducation privilégient des approches qualitatives ».

    Cercle vertueux

    Avec des mesures plus précises du temps de lecture des enfants, les chercheurs aimeraient à l’avenir pouvoir observer des dynamiques. C’est-à-dire voir quand les enfants lisent – à quel moment de la journée ou de la semaine ? -, ce qu’ils lisent, quand ils s’arrêtent et sur quoi ils bloquent. « C’est impossible à voir avec des questionnaires, indique Brice Brossette. Cela permettra de proposer des adaptations personnalisées pour maintenir le goût de l’écrit chez les enfants ». L’idée n’est pas forcément de les contraindre à lire des livres s’ils n’ont pas envie ou n’y arrivent pas, mais peut-être de les orienter vers des bandes dessinées, de les lire avec eux, voire même simplement de faire un jeu maniant le vocabulaire, comme un Petit Bac.

    Cette étude était une première étape dans un projet plus vaste visant à développer une application mobile (Read@Home), avec le soutien de la SATT Sud-Est, pour aider les parents dans l’accompagnement à l’apprentissage de la lecture de leur enfant. « C’est un projet en cours. Nous sommes en train de recruter les familles », glisse Brice Brossette. Le but étant de maintenir dans la durée le cercle vertueux qui fait que plus on lit, plus on y arrive, plus on y prend du plaisir, et plus on lit.

  • Verbalisation des trottinettes etvélos à Montpellier : Vélocité monte au créneau

    Verbalisation des trottinettes etvélos à Montpellier : Vélocité monte au créneau

    À partir du 26 mai, les cyclistes et usagers de trottinettes circulant sur les voies du tramway dans le secteur Clemenceau – Saint-Denis à Montpellier s’exposent à une verbalisation de 90 euros. Dans un communiqué, la Ville rappelle que les plateformes de tramway sont interdites à la circulation des vélos, trottinettes, scooters et voitures, invoquant des risques de collision avec les rames et de chute liée aux rails.

    Contactée par La Marseillaise, la municipalité insiste sur une situation particulièrement dangereuse dans ce secteur du chantier de la ligne 5, malgré « plusieurs phases d’information », la mise en place d’une signalétique et l’aménagement d’itinéraires alternatifs. La Ville affirme que les circulations persistantes sur les voies « empêchent une exploitation correcte du tramway ». Des pavés disposés en quinconce ont même été installés pour empêcher physiquement le passage des vélos.

    Face à cette décision, l’association Vélocité conteste une réponse jugée trop répressive. Pour sa vice-présidente, Hélène Fourot-Quillaud, les comportements des cyclistes s’expliquent avant tout par le manque d’aménagements adaptés. « Le critère principal de déplacement dans la ville, pour beaucoup, c’est l’efficacité », explique-t-elle, évoquant également un retard français dans la prise en compte du vélo dans les politiques urbaines.

    « Encourager plutôt

    que verbaliser »

    Pour Vélocité, la situation actuelle révèle surtout les limites des aménagements cyclables autour du chantier de la ligne 5. L’association estime que la Ville a fait le choix d’écarter les vélos d’une portion de l’avenue Clemenceau, interdite à l’ensemble des véhicules, en imposant un détour jugé peu attractif.

    Selon Hélène Fourot-Quillaud, de nombreuses études montrent qu’au-delà d’un certain allongement du trajet, une partie des usagers refuse de modifier son parcours. D’autres, notamment les familles ou les personnes les moins à l’aise à vélo, acceptent les itinéraires alternatifs uniquement s’ils offrent un haut niveau de sécurité et de confort.

    D’après l’association, ces conditions ne sont aujourd’hui pas réunies. Vélocité dénonce un manque de lisibilité des déviations proposées, avec une signalétique encore insuffisante ou mal positionnée. « Il faut changer des habitudes anciennes, donc il faut une visibilité extrême de l’itinéraire alternatif », explique Hélène Fourot-Quillaud.

    L’association pointe également des défauts de conception sur certains carrefours, notamment un virage emprunté par les bus où plusieurs usagers ont signalé des risques de collision. « Au croisement entre les rues Rondelet et du Grand Saint-Jean, les bus empiètent sur la piste cyclable et les cyclistes les voient au dernier moment, des parents nous ont signalé des frayeurs avec leurs enfants », précise la vice-présidente de Vélocité. Elle demande aussi la mise en double sens cyclable de certaines rues adjacentes afin de rendre les itinéraires plus directs et compréhensibles.

    Si la Ville affirme privilégier une phase de pédagogie avant les verbalisations, Vélocité juge l’approche actuelle insuffisante. L’association redoute que les échanges avec les policiers municipaux chargés de rappeler l’interdiction ne soient pas très pédagogiques avec une obligation à quitter la zone plus qu’une explication de l’itinéraire alternatif à emprunter. Elle réclame donc la suspension des contraventions, plaidant pour « un accompagnement au changement plutôt qu’une logique répressive ».

  • Le Planning familial craint pour ses projets

    Le Planning familial craint pour ses projets

    Dans l’Hérault, le Planning familial a du mal à se projeter vers l’avenir. Pour la seconde fois en 4 ans, les finances de l’association féministe et d’éducation populaire sont dans le rouge. Au point de pousser la structure qui lutte pour une société d’égalité entre les femmes et les hommes à lancer une cagnotte. Accessible sur HelloAsso, sur le site du Planning héraultais et Instagram, elle doit permettre de lever 20 000 euros d’ici le 15 juin, sous peine de mettre la clé sous la porte. « En 2022, on avait recueilli plus de 50 000 euros. En réalité c’est cette somme qu’il nous faut pour tout juste revenir à l’équilibre », confie Mia Ferret.

    L’administratrice de l’association loi 1901 a fait les calculs. En dépit des 20 000 euros annuels de dons traditionnels, le manque à gagner se creuse chaque année en raison de la baisse des financements publics. L’État ne donne que 75 000 euros plus 46 000 par l’intermédiaire de la Délégation départementale aux droits des femmes et à l’égalité (DDFE) ainsi que 61 000 euros via l’Agence régionale de santé (ARS). Outre la somme conséquente octroyée pour le centre de santé sexuelle de Montpellier, la subvention du Département de l’Hérault est en baisse de 5 000 euros, celle de la Région de 3 000 euros. Les aides allouées par la Ville et la Métropole de Montpellier stagnent. Or, « nos frais de fonctionnement augmentent d’année en année avec le coût de l’électricité, des locaux et les revalorisations salariales », résume Mia Ferret. Trop juste pour rémunérer les 14 salariés. « On pioche dans la trésorerie. »

    22 700 personnes croisées

    L’utilité publique du Planning n’est pourtant plus à démontrer. L’an dernier, grâce à ses bénévoles, 22 700 personnes ont été accueillies (dont 3 000 au centre de santé sexuelle de Montpellier), prises en charge ou sensibilisées sur l’éducation à la sexualité, l’accès à la contraception, au droit à l’avortement et à la libre disposition de son corps ou à l’éternel combat contre les violences sexistes ou sexuelles. Trois types de missions sont menés. Un « accompagnement des personnes » pas considérées comme des « patients ». Au-delà des 250 IVG annuelles, des suivis de grossesse et des tests contre les infections sexuellement transmissibles en hausse en raison d’une baisse des protections chez les jeunes, « on écoute, on oriente, c’est une approche globale », résume Mia Ferret.

    Le Planning forme aussi au métier de conseiller conjugal et familial ou aux compétences psychosociales. Enfin, l’association effectue régulièrement des animations scolaires et périscolaires. Problème : le rectorat de l’académie de Montpellier vient de décider que le seul personnel de l’Éducation nationale se chargera désormais dans le premier degré des interventions d’éducation à la vie affective et relationnelle (programme Evar). « La plupart des enseignants ne sont pas formés à cela », regrette Mia Ferret qui soupçonne le poids du « lobby d’une minorité de parents d’élèves » au bras long. « On a le sentiment d’un deux, poids deux mesures sur la laïcité. Quand il s’agit d’aller intervenir auprès des jeunes filles musulmanes, ça se passe très vite pour leur dire comment s’habiller. Quand il s’agit de modérer les associations catholiques intégristes, il n’y a plus personne. »

    Pour le Planning, la réduction de ces missions est synonyme de manque à gagner. Dans un contexte national où l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir serait un recul majeur, Mia Ferret appelle les collectivités locales à former un « rempart » en aidant davantage le Planning familial. « Nos financements sont dépendants de nos projets. On a besoin de stabilité, d’engagements supérieurs de nos financeurs sur plusieurs années. »

    « On écoute, on oriente, c’est une approche globale »

  • L’intersyndicale refuse l’accès payant à la Justice

    L’intersyndicale refuse l’accès payant à la Justice

    La justice devient payante et c’est le plaignant qui paye, c’est inacceptable ! ». À Sète, Arnaud Jean n’y va pas par quatre chemins. Le secrétaire général de l’Union locale CGT balaie d’un revers de la main le forfait de 50 euros instauré par la loi de finances 2026 pour toute saisine du Tribunal judiciaire pour des procédures civiles ou du conseil de prud’hommes qui juge les litiges entre salariés et employeurs.

    Jeudi 28 mai en fin de matinée, il était présent devant le conseil des prud’hommes de Sète à l’appel de l’intersyndicale du Bassin de Thau (CGT, FO, CFDT). « C’était gratuit et cela devient payant », rumine le cégétiste qui assure que la somme n’est pas dérisoire. « 50 euros pour certains ce n’est peut-être pas grand-chose mais pour de nombreux salariés c’était déjà compliqué avec les frais d’avocat. Certains ne peuvent pas se le permettre », assure Arnaud Jean qui témoigne. « On reçoit pas mal de salariés en grande précarité à la Bourse du travail. Ces 50 euros, ils vont leur manquer à la fin du mois. »

    Tant et si bien qu’il redoute que certains travailleurs renoncent à faire valoir leurs droits en justice. « J’ai l’impression que certains n’iront plus aux prud’hommes. » À Sète, cette juridiction est particulièrement menacée par le manque de moyens. En avril, plusieurs mobilisations s’étaient tenues pour alerter notamment sur la pénurie d’administratifs. « Les affaires mettent plusieurs mois à être rendues. » Finalement, le poste de greffier qui était menacé est maintenu avec le 0,8 équivalent temps plein administratif. Malgré tout, ce tribunal de proximité conserve une épée de Damoclès au-dessus de lui. « On craint encore qu’ils finissent par nous le fermer », confie Arnaud Jean.

    Barème Macron et projet de loi Darmanin

    À l’exception des personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle, le timbre fiscal de 50 euros (d’ailleurs censé la financer en partie) est obligatoire depuis le 1er mars. Un salarié doit donc s’en acquitter pour pouvoir prétendre contester un licenciement ou simplement réclamer des salaires impayés à son patron. Mis à part certains cas particuliers (surendettement, procédures d’urgence pour violences conjugales ou certaines affaires devant le juge des affaires familiales…), un justiciable doit aussi sortir le porte-monnaie pour régler des litiges privés. Par exemple : engager une procédure de divorce, demander des dommages et intérêts pour un simple conflit de voisinage, poursuivre un artisan pour malfaçons ou agir contre un syndic.

    Le vice-président du conseil des prud’hommes y voit une rupture d’égalité dans l’accès au droit. « C’est une attaque de plus contre les services publics qui sont appauvris », dénonce Bertrand Lacabanne. Il s’inquiète d’une dérive favorable aux employeurs. Avec le barème Macron, les indemnités salariales ou le montant de l’aide juridictionnelle pour les demandeurs d’asile ont baissé. Un autre projet de Gérald Darmanin l’inquiète. « Ils veulent changer le taux de ressort de la Cour d’appel ». De 5 000 euros aujourd’hui, le plafond pourrait passer à 10 000 en dessous duquel les dossiers partiraient directement en Cassation. « C’est un filtre d’accès à la Cour d’appel, cela enlèverait un niveau de droit. »

  • L’État et la Ville opposés à la fermeture de la poste de Pissevin à Nîmes

    L’État et la Ville opposés à la fermeture de la poste de Pissevin à Nîmes

    L’annonce a surpris tout le monde. Par un simple appel au directeur de cabinet de Vincent Bouget, la direction de la Poste a fait savoir qu’elle allait fermer le bureau de poste dans le quartier Pissevin. « La santé et la sécurité de ses collaborateurs et de ses clients sont une priorité pour la Poste, ce qui l’a amenée à fermer le bureau de Nîmes Debussy situé place Claude-Debussy depuis le jeudi 21 mai », précise le groupe dans un communiqué.

    Si l’insécurité à Pissevin n’est pas nouvelle, le quartier est pourtant plutôt calme ces derniers mois. Les agents de la Poste s’offusquent surtout des conditions de travail et notamment de l’insalubrité des locaux. « Les habitants du quartier sont invités à se rendre au bureau de poste de Nîmes-Cadereau, situé 6 rue de Verdun, où ils pourront retrouver leurs courriers et colis en instance, effectuer leurs opérations postales et bancaires habituelles, ainsi qu’envoyer leurs colis et lettres recommandées », ajoute le groupe.

    Si cette mesure a été présentée comme transitoire, certains s’inquiètent qu’elle vise plutôt à contourner le droit de veto du maire qui peut s’opposer aux fermetures de bureaux de poste. « En tant que maire, je ne peux pas accepter qu’une telle décision puisse être prise de manière unilatérale, sans avoir mis tout en œuvre pour trouver des solutions. Cet après-midi [le 21 mai, Ndlr], à l’initiative du préfet, une réunion a rassemblé tous les acteurs concernés. J’ai proposé de trouver une solution qui empêcherait la fermeture du bureau de poste de la place Debussy. Cette volonté, partagée par l’État, a conduit à l’organisation d’un nouveau rendez-vous mardi (26 mai) afin de trouver une issue favorable. Nous ne pouvons pas opposer les conditions de travail des salariés à l’accès au service public, pour toutes et tous, partout », réagit le maire Vincent Bouget.

    Un quartier abandonné

    Cette décision est particulièrement brutale pour un quartier qui assiste à la désertification de ses services publics. Ces derniers mois, Pissevin a en effet vu le départ de la médiathèque Marc-Bernard (même si une annexe a été ouverte en novembre dernier) et la création d’un commissariat dont les horaires ne permettent pas une présence renforcée dans un territoire qui en a pourtant cruellement besoin. La présence de médecins dans le quartier est également un problème récurrent. Face à cette situation, la préfecture du Gard s’est aussi rapidement positionnée contre la fermeture du bureau de poste. « Un bureau de poste qui disparaît dans un quartier qui a vu les fermetures successives de différents services publics constitue un coup supplémentaire pour ses habitants, pour les habitants de notre ville », confirme Vincent Bouget.

    Mardi 26 mai, c’est le centre social des Mille couleurs qui a appelé à un rassemblement devant le bureau de poste. Une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel, dont Vincent Bouget, venu rassurer la population quant à sa volonté de tout mettre en œuvre pour le sauver. « La mairie, l’État et toutes les structures sont contre la fermeture », confirme Frédéric Deschamps, cosecrétaire du PCF gardois. « Le redéploiement proposé par la Poste sur Valdegour et Cadereau ne résout pas le problème des 12 000 habitants de Pissevin. »

    « La réponse aux légitimes aspirations des personnels à de bonnes conditions de travail ne peut être la fermeture pure et simple. Il faut, au contraire, assurer et développer la présence de tous les services publics », a réagi de son côté la section communiste nîmoise. Si la réunion organisée mardi soir n’a pas encore permis de trouver une solution, le bureau de Vincent Bouget confirme que les discussions se poursuivent avec la direction de la Poste.

  • Un festival dédié à la santé et la science à Marseille

    Un festival dédié à la santé et la science à Marseille

    La manifestation porte l’ambition de faire découvrir, de manière ludique et accessible, de nombreux sujets de recherche afin d’éveiller un intérêt, la réflexion et l’échange, et discuter de leur impact au quotidien. « L’idée est de mettre en lumière le travail des chercheurs et chercheuses sous plusieurs formats et que cela aboutisse à des rencontres avec les Marseillais et les Marseillaises », explique une des coordinatrices de l’événement. Explore accueille des chercheurs d’Aix-Marseille université (AMU), du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), de l’Institut national de la recherche et de la santé médicale (Inserm), l’École centrale Méditerranée et l’AP-HM (Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille).

    Parmi les activités proposées, le festival propose des « speed-searching ». Et aux organisateurs de souligner : « Les speed-searching s’appuient sur le principe du speed-dating. Ce sont des conversations flash avec l’idée de discuter pendant 10 minutes avec un chercheur », détaillent-ils.

    La 6e édition du festival InScience

    Porté par l’Inserm, le festival InScience, se déploie dans toute la France, ce samedi 30 mai. À Marseille et en collaboration avec le festival Explore, des stands en plein air animeront la Canebière de 14h à 18h. C’est à travers cinq ateliers que le public aura l’occasion de découvrir les grands thèmes de recherche à l’Inserm : les neurosciences, la génétique, l’alimentation, la cancérologie et les fake news. Au total, onze équipes d’une quinzaine de chercheurs mobiliseront des manipulations et des expérimentations pour permettre aux visiteurs de comprendre un concept ou de découvrir un domaine de recherche. « Côté Explore, ce sont des chercheurs qui travaillent sur les pathologies, les neurosciences, l’océanographie et la physique… », concluent les organisateurs.

  • [Ce cancer dont personne ne parle 2/3] Des symptômes indolores et pourtant bien réels

    [Ce cancer dont personne ne parle 2/3] Des symptômes indolores et pourtant bien réels

    Le cancer de la vessie se manifeste rarement par des douleurs. C’est là toute sa traîtrise. « Le symptôme le plus typique, c’est l’hématurie, c’est-à-dire des urines qui deviennent rouges, couleur sang », explique Jochen Walz, chirurgien urologue à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille. Un seul épisode peut suffire à déclencher l’alerte, même s’il ne dure qu’une journée ou disparaît spontanément. « Il ne faut pas se dire que cela n’est arrivé qu’une seule fois, que c’est disparu et que tout est bon. La maladie est quand même là, elle progresse », insiste le chirurgien.

    Ce saignement peut avoir d’autres origines : une infection urinaire, un problème de prostate ou des vaisseaux fragilisés. Mais seule une exploration complète permet de l’affirmer. Le médecin commence par une cystoscopie, une petite caméra introduite par les voies naturelles jusqu’à la vessie, sous anesthésie locale, en une poignée de minutes. Puis par un scanner pour inspecter l’ensemble du circuit urinaire, des reins jusqu’en bas. « Il faut explorer la totalité des voies urinaires pour être sûr qu’il n’y a nulle part une tumeur qui explique le saignement », précise Jochen Walz.

    Un délai qui a de l’importance
  • « Ne cédons pas au discours décliniste qui dit que les jeunes ne lisent plus »

    « Ne cédons pas au discours décliniste qui dit que les jeunes ne lisent plus »

    Brice Brossette : Nous manquons de données scientifiques. En France, nous pouvons regarder les sondages du Centre National du Livre (CNL). Les derniers (avril 2026) montrent que 84% des jeunes de 7 à 19 ans lisent pour l’école ou le travail. C’est stable par rapport à 2024 et en diminution de 6% par rapport à 2016. C’est une baisse, certes, mais pas dramatique pour l’instant. Il ne faut pas céder au discours décliniste qui répète que les jeunes ne lisent plus. Il y a aussi une mutation des pratiques : la lecture peut être plus fragmentée, moins sur papier, plus en ligne.

    Qu’en est-il de la compétition des écrans ?

    B.B. : Le temps d’écran chez les jeunes est important : en moyenne 3 heures par jour selon le CNL, contre 18 minutes de lecture quotidienne. Mais il est trop facile de dire que ce temps d’écran concurrence le temps de lecture. Si on supprimait les écrans, je ne suis pas sûr que les enfants se reporteraient totalement sur les livres. Quand on leur demande s’ils préfèrent faire autre chose, les écrans (jeux vidéos, films…) arrivent en tête, mais les activités sociales (voir des amis, faire du sport…) ne sont pas loin derrière.

    Finalement, pourquoi est-ce important de lire ?

    B.B. : C’est important pour le développement du langage, de la compréhension et la structuration de la pensée qui sont des capacités qui seront prédictives de l’insertion dans la société ou de la capacité à pouvoir suivre des études supérieures, par exemple.