Category: societe

  • Une chocolaterie artisanale nichée dans les vignes à Gigondas

    Une chocolaterie artisanale nichée dans les vignes à Gigondas

    Ding, ding, ding, les cloches enverront les chocolats et autres douceurs dans les jardins et les habitations des petits gourmands ce dimanche… Alors si vous êtes encore à la recherche de la perle rare à cacher quelque part chez vous ou à offrir, c’est dans le Vaucluse et plus précisément dans le village de Gigondas que vous pourrez trouver votre bonheur.

    Au milieu des vignes et de la garrigue, au bout d’un petit chemin de terre se trouve un endroit qui tend à être connu du plus grand nombre. Caroline Chochois, amoureuse du chocolat depuis toujours, y a ouvert en 2010 sa « petite chocolaterie » et vous accueille uniquement pour Pâques et pour Noël afin de vous faire découvrir ses chocolats artisanaux, qu’elle fabrique seule, manuellement dans son atelier-boutique. Bien loin des chocolats que l’on peut trouver en grandes surfaces, ici le produit brut est sublimé, travaillé avec délicatesse et subtilité pour un goût d’antan comme on en trouve encore que rarement. Et surtout, à des prix abordables, à partir de 2 euros et allant jusqu’à 24,50 euros pour le plus gros des œufs garni.

    Des sujets aussi adorables que gourmands

    Pour trouver cette mine d’or, il vous faudra mettre en route votre GPS mais, promis, ça en vaut le détour. Cette année, à la chocolaterie Lencieux les sujets se déclinent en plusieurs versions, toujours noir ou lait allant de la traditionnelle poule aux petits nounours, moutons et lapins adorable en version tricot en passant par des lamas et Moai inspirés du voyage.

    2126, chemin de Lencieu

    84190 Gigondas

    Ouvert ce samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.

  • Deux ans après son décès, la lutte contre l’amiante continue

    Deux ans après son décès, la lutte contre l’amiante continue

    Il y a deux ans, Marie Josée de la Cruz, professeur d’école à Marseille, nous quittait après cinq années d’une lutte acharnée contre un cancer de l’amiante. Le lien avec l’école de la Savine, où elle a exercé pendant 14 ans, ne faisait aucun doute : le Dossier Technique Amiante (DTA) et le délabrement des locaux témoignaient de la dangerosité des lieux lorsqu’elle y travaillait.

    Dès l’annonce de sa maladie, sa priorité fut les autres : ses collègues, les personnels et, par-dessus tout, les enfants. C’est avec cette volonté qu’elle a co-fondé l’association AVALÉ 13 (Association des Victimes de l’Amiante dans les Locaux de l’Éducation du 13). Elle s’est battue contre la maladie, mais aussi contre l’inconséquence des pouvoirs publics qui laissent, aujourd’hui encore, des vies exposées au danger. Après de très longues et fastidieuses démarches, elle a gagné sa bataille pour sa reconnaissance en tant que victime du travail, mais elle est partie sans un mot de condoléances de l’éducation nationale (qui doit protéger ses agents) ni de la Ville (pourtant propriétaire donc responsable des locaux).

    Aujourd’hui nous n’oublions pas. Nous réclamons toujours l’accès aux Dossiers Techniques Amiante qui permettent de savoir où, et dans quel état, se trouvent les matériaux amiantés qui envahissent encore tant d’établissements scolaires.

    Nous attendons toujours la sécurisation réelle des bâtiments avec le retrait des matériaux amiantés, partout où ils se trouvent, alors que ce matériau est interdit depuis bientôt 30 ans.

    Nous attendons toujours qu’une véritable politique de prévention soit faite auprès de tous les agents afin qu’à l’avenir plus aucun ne risque sa vie au travail. Nous attendons toujours une révision des seuils de tolérance d’empoussièrement : 5 fibres d’amiante tolérées par litre d’air est un seuil inacceptable quand une seule fibre peut tuer. Il est inacceptable que ce « seuil de tolérance » serve d’excuse à l’inaction.

    Pour Marie Josée de la Cruz, pour les personnels et pour les enfants : nous ne lâcherons rien. Plus que jamais, son combat reste vivant.

  • La carte scolaire entérine 143 fermetures de classes dans les Bouches-du-Rhône

    La carte scolaire entérine 143 fermetures de classes dans les Bouches-du-Rhône

    Syndicats d’enseignants, élèves et organisations de parents d’élèves l’avaient exigé par la grève et dans la rue les 26 et 31 mars : l’école publique a besoin de plus de moyens. La carte est passée de 152 fermetures de classes programmées à 143 pour 88 ouvertures, après débat, « quelques avancées » pour les syndicats, mais les moyens restent « insuffisants ».

    Avec plus d’une trentaine de suppressions de postes envisagées dans l’académie d’Aix-Marseille pour le premier degré, dont une vingtaine dans les Bouches-du-Rhône, le CSA-SD qui se tenait vendredi matin en préfecture s’annonçait tendu. Des bougés ont eu lieu et la carte peut encore subir des modifications jusqu’à la rentrée en fonction des nouveaux inscrits ou de problématiques non encore débattues. Ce sont donc 105 fermetures de classes qui sont programmées ainsi que 38 classes dédoublées en éducation prioritaire pour 71 ouvertures, plus 14 en éducation prioritaire ainsi que trois en très petites sections.

    À Marseille, le centre-ville reste le plus touché par les fermetures, notamment dans les 1er et 2e arrondissements avec quatre classes en REP+ en moins et une autre à Franklin-Roosevelt (5e) où une classe avait déjà été supprimée à la rentrée dernière. En revanche, dans le 6e arrondissement l’école élémentaire Friedland regagne sa classe, comme celle de Saint-Barnabé dans le 12e et le secteur de Malpassé (13e) récupère une classe REP+ aux Oliviers.

    Aucun bougé pour Aix-en-Provence qui perd 11 classes. Mais pour le reste du département, des fermetures ont aussi été annulées : la maternelle Anaïs-Gibert et la primaire Albaron d’Arles conservent chacune leur classe, comme les écoles élémentaires Simone-Thoulouze à Carry-le-Rouet, la primaire Claudie-Haigneré des Pennes-Mirabeau, la maternelle la Tour à Mimet et l’élémentaire de Saint-Étienne-du-Grès. Quant à Gardanne, si l’école Paul-Cezanne ne perd plus de classe, l’ouverture d’une classe REP à Beausoleil n’est plus à l’ordre du jour. Pour les classes en dédoublement, Istres est recrédité sur Jules-Ferry.

    Zéro inclusion

    Sur les moyens consacrés à l’inclusion, on ne note aucune ouverture mais une fermeture de classe Ulis pour élèves en situation de handicap, et cinq fermetures de postes en CMPP, Sessad, IME… enfin, zéro création de poste en classe recevant des élèves allophones (UPE2A). De même aucun poste de brigade n’a été annoncé en dépit de difficultés chroniques de remplacements. Enfin, les seuils de nombre d’élèves par classes ont été déterminés en fonction de l’indice de position sociale : 20 élèves pour un IPS inférieur à 75, 23 pour un IPS entre 79 et 95 et 26 pour un IPS de plus de 95.

    Dans la droite ligne du budget d’austérité Macron-Lecornu, cette carte scolaire répond « à une vision purement arithmétique, au lieu de ne permettre de profiter de la baisse démographique dans certains secteurs pour améliorer les conditions de travail des enseignants et assistants d’éducation comme les conditions d’apprentissage des élèves » estime Sébastien Boistel, élu au conseil syndical FSU-SNUipp 13, dont les élus ont voté contre la carte proposée par la Dasen. De même pour les élus des syndicats CGT et FO. L’Unsa s’est quant à elle abstenue et le SIAES n’a pas siégé. « Et pour les postes, les mouvements vont être difficiles à opérer », ajoute le syndicaliste. Dans le second degré, les mobilisations doivent encore tomber.

    « Une vision purement arithmétique »

  • Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Vous l’aurez compris, cette année le carnaval de La Ciotat fait la part belle aux animaux pour une nouvelle édition qui s’annonce féroce ! Qu’ils soient à poils ou à plumes, qu’ils nagent, qu’ils volent ou qu’ils rampent, l’ensemble des compagnies présentes mais aussi les 13 associations participantes se prêtent au jeu et ont confectionné leurs plus beaux costumes pour les uns, tandis que les autres proposeront des tableaux en rapport avec la thématique de cette nouvelle édition.

    Un bestiaire festif
    et des manèges à gogo

    Allant des ElecRo’frOgs pour la compagnie carpentrassienne Archibald Caramantran aux faucons de la compagnie Ballet Gawazi Alcoy venue tout spécialement d’Espagne, en passant par les papillons de la compagnie allemande Stelzen Art, c’est tout un monde qui s’offre aux petits comme aux grands. C’est un après-midi animé qui attend donc les familles où musiques et chars investiront les rues du centre-ville à partir de 15h30 et au départ du Port-Vieux pour une arrivée place de l’Escalet.

    Tout au long de la déambulation, le carnaval se déclinera en plusieurs tableaux. Poissons géants, félins colorés, oiseaux merveilleux et créatures champêtres composeront ce bestiaire festif et onirique en invitant tout le monde à y participer.

    Le même jour, la fête foraine, elle aussi rendez-vous annuel, prendra ses quartiers le long des plages et plus précisément sur l’esplanade Langlois pour y rester jusqu’au 26 avril. Manèges pour petits et grands, pêche aux canards qu’ils soient drôles ou à sensations, tirs aux ballons, cascades ou encore stands de confiseries divers et variés vous accueilleront tous les jours de 14h à 20h et les vendredis et samedis jusqu’à 22h.

    à noter que les mercredis 8, 15 et 22 avril, des animations surprises faites de mascottes, de dinos et de personnages de Zootopie seront au programme à partir de 15h.

  • Escale littéraire au Rojava à l’occasion du Newroz

    Escale littéraire au Rojava à l’occasion du Newroz

    Troisième et dernier rendez-vous de la 4e édition de Newroz Marseille organisée par le collectif Solidarité Kurdistan 13 et l’association Solidarité Liberté Provence pour célébrer le Nouvel an kurde. Ce samedi, dans les rotatives de La Marseillaise, cette séquence se penche sur la littérature avec une rencontre organisée à partir de 17h autour du livre Nous vous écrivons depuis la révolution : Récits de femmes internationalistes au Rojava publié en 2021 aux éditions Syllepse.

    Composé de textes de réflexion, poèmes, contes, extrait de journaux intimes, lettres, interviews… « L’ouvrage a été pensé collectivement et écrit par des femmes : internationalistes, mères, journalistes, militantes, principalement françaises, qui ont passé de quelques jours à plusieurs années au cœur de la plus jeune révolution du Moyen-Orient », résume l’éditeur. « Avec ce récit, elles invitent à découvrir le projet et la réalité des femmes du Rojava et du nord-est syrien, qui depuis 2012 travaillent minutieusement à la création de leurs structures autonomes : autodéfense armée et civile, éducation, coopératives, démocratie de base… » Pour en discuter, Sarah Marcha, Marie et Mireille Court, co-autrices du livre, et Yasmina Touaibia, docteure en Science politique.

    « Emblème

    de la résistance »

    Fête ancestrale de la culture kurde, le Newroz célèbre l’équinoxe du printemps le 21 mars. C’est un « symbole identitaire, d’unité, de diversité » et « l’emblème de la résistance », précise Annick Samouelian, présidente de Solidarité Liberté Provence qui orchestre l’événement avec le Collectif Solidarité Kurdistan 13 et le soutien de la mairie 2-3, de la Ville de Marseille… et de La Marseillaise.

    Cette manifestation permet d’attirer l’attention sur cette communauté bien implantée dans la région mais aussi sur le combat mené par ces résistants et combattants de la liberté au Moyen-Orient. La première soirée organisée en mairie des 2-3 a focalisé sur le sort réservé aux femmes dans la prison de Mardin en Turquie. La seconde étape a conduit en Iran. Direction le Rojava avec cette dernière rencontre à l’occasion de laquelle la librairie l’Ile aux mots tiendra un stand littéraire.

  • Des éléments de l’épave des Laurons restaurés

    Des éléments de l’épave des Laurons restaurés

    Le chantier-école se sera terminé de la même manière qu’il a commencé : dans le vent. Ce vendredi, les huit étudiants de deuxième année du Master d’archéologie maritime et côtière et leurs encadrants remballent le matériel après deux semaines de fouilles dans l’épave du XVIe siècle de l’anse des Laurons. Et ce n’est pas une mince affaire. D’abord, il y a l’équipement de plongée. Les bouteilles, les masques, les détendeurs, les combinaisons constamment en train de sécher sur un fil tendu entre deux poteaux… Ensuite, les appareils archéologiques, plus fragiles : l’aspirateur à sédiments, dont le moteur, posé sur la côte, ronronnait régulièrement, le scanner, disposé dans une salle sombre du petit poste de secours mis à disposition par la Ville, le nettoyeur haute pression et tout le reste.

    Marine Sadania, responsable du littoral de la région Sud pour le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), est satisfaite des deux semaines de travaux malgré des conditions météorologiques défavorables. « Les objectifs sont remplis, on a trouvé l’emplacement du mât ce qui va permettre de bien dessiner le portrait architectural du bateau. »

    Margaux Fasquelle, étudiante, confie : « Il a fallu charbonner, d’autant qu’on a pris énormément de retard avec le vent. On était sur site à 8h15, on faisait deux plongées par jour par étudiant quand on le pouvait, en sachant que quand on n’était pas dans l’eau on avait toujours quelque chose à faire : étude du bois, documentation, photographie, topographie ou l’organisation de l’accueil des publics, comme mercredi.»

    Mise en valeur

    du patrimoine

    La pédagogie envers les publics est un pan important du cursus des étudiants. « Ça n’a aucun sens de faire de l’archéologie si on la partage pas, surtout aux gens du coin qui parfois découvrent des sites à proximité de l’endroit où ils vivent depuis des années, développe l’apprentie archéologue. C’est aussi primordial de sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques pour qu’ils fassent attention au matériel archéologique qu’ils pourraient trouver, pour éviter le pillage et ce genre de
    choses.
     »

    Sa formatrice Marine Sadania ajoute : « L’idée c’est de former cette jeune génération pour qu’elle devienne sentinelle. Ce sont les acteurs du patrimoine de demain. »

    Pour pérenniser cette transmission, certains éléments retrouvés dans l’épave Laurons 11 vont être donnés à la Ville, qui participe financièrement à leur restauration. « Le maillet et la manne, donc le panier, sont aujourd’hui dans le laboratoire grenoblois de pointe ARC Nucleart, qui est spécialisé dans tous les matériaux organiques, précise Marine Sadania. Ils ont aussi un élément de décor qu’on avait découvert sur le bateau. Tous ces objets remarquables, encore en traitement pour un an je pense, sont destinés à revenir à Martigues. »

    À la question : où ? L’archéologue de la Ville Hélène Marino répond : « Ces objets qui appartiennent à l’État seront pris en dépôt pour exposition, soit au musée Ziem ou dans d’autres lieux. On les valorisera avec des conférences, des visites, etc. »

  • Belles enchères de 350 biens mal acquis repris aux voyous

    Belles enchères de 350 biens mal acquis repris aux voyous

    Il n’y a pas que des yachts et des villas que les juges confisquent aux trafiquants. Le tribunal de commerce était le théâtre vendredi d’une vente exceptionnelle organisée par l’Agrasc avec les Domaines d’objets confisqués. 350 lots de bijoux, d’or, de montres, de vêtements et de maroquinerie de luxe issus des scellés des tribunaux de Marseille, Aix-en-Provence, Draguignan et Nice sont partis sous le marteau des commissaires-priseurs.

    Portée par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués et son partenaire, les Domaines qui l’organisaient, cette vente a permis de mettre en exergue que « la justice ne se limite pas à sanctionner les auteurs mais aussi à restituer aux citoyens ce qui leur revient, tout en témoignant de la fermeté des institutions face à la criminalité organisée et aux trafics » explique Charlotte Hemmerdinger, la directrice de l’Agrasc.

    « Cette vente représente déjà tout le travail accompli en amont par les enquêteurs de police, de gendarmerie, des douanes. Elle permet à l’État de récupérer des sommes non négligeables » souligne pour La Marseillaise, Franck Rastoul, le procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, présent avec des chefs de juridiction pour le lancement des enchères. « Il faut évidemment des réponses pénales contre les trafics et notamment des peines d’emprisonnement, mais on sait très bien que pour lutter il faut être capable d’infliger une sanction patrimoniale pour reprendre l’argent généré par les trafics et ces biens de luxe vendus qui sont des vecteurs de blanchiment. »

    Estimée à 750 000 euros, les organisateurs espéraient atteindre 1,2 million d’euros. « On verra à la fin, mais il ne faut pas perdre de vue que ces sommes considérables sont à mettre en regard avec les millions d’euros qui chaque semaine sont générés par les reventes de stupéfiants. On ne peut que se féliciter de la multiplication de ces ventes vertueuses qui sont la partie émergée de l’iceberg. C’est la réaction de l’État face aux trafics et l’Agrasc joue un rôle essentiel », ajoute M. Rastoul.

    Le procureur et les claquettes Louboutin !

    L’appât du gain et un goût immodéré pour le luxe tapageur qui motivent les délinquants s’exposent dans les vitrines surveillées par des vigiles. Des bagues, des colliers, des boucles de grands joailliers Cartier, Van Cleef & Arpels, Bulgari, Boucheron, Mauboussin ou Chopard sont âprement bataillés, à la fois en direct dans la salle et en ligne pour les enchérisseurs discrets ou très éloignés sur les plateformes de vente Drouot.com et Moniteurdesventes.com. Mise à prix 12 000 euros, une bague de marque inconnue en or gris ornée d’un diamant ancien de 5,87 carats, a été adjugée à 24 200 euros. tous les acquéreurs doivent s’acquitter d’une taxe de 11%. Réservés aux professionnels, plusieurs lots de plaques d’or étaient proposés dont un de 620 gr d’or à 24 carats adjugé 71 920 euros.

    Les hommes n’étaient pas en reste pour se disputer des articles de grandes marques d’horlogerie : des montres Rolex, Hublot, Chopard, Audemars Piguet, Breitling, Patek, etc. Une Rolex GMT-Master II mise à prix 30 000 euros s’est vendue 54 000 euros. Une montre Werk en titane et or rose s’est vendue 32 200 euros pour une mise à prix de 6 000 euros. Débuté à 12 000 euros, un chronographe-bracelet Tourbillon Jules Audemars est parti à 27 500 euros. Le coup de marteau pour une superbe montre Yacht-Master en or rose estimée à 8 000 euros s’est posé au prix triplé de 24 500 euros.

    « 4 000 personnes sont inscrites ce matin à cette vente, et j’ai vu qu’il y en a des terres australes françaises, de Polynésie et sur trois continents avec des inscrits au Mexique, à Macao et Hong Kong », se réjouit Alain Caumeil, le directeur national des interventions domaniales (DNID). « Nous sommes en pointe ici dans la lutte contre le blanchiment », intervient Nicolas Bessone, le procureur de la République de Marseille qui souligne que son tribunal contribue à « 73% des confiscations remises à l’Agrasc sur l’ensemble du ressort de la cour d’appel et qui rentrent dans le budget de l’État. Ce sont des politiques partenariales qui portent leurs fruits ». D’exprimer avec humour le regret de ne pouvoir par déontologie participer à une enchère : « Un lot m’aurait beaucoup plu, les claquettes Louboutin ! » Estimée à 80 euros, la paire de « Pool Slides » d’occasion en caoutchouc rouge avec des traces d’usure, peut-être celle que portait l’épouse d’un caïd le jour de son interpellation, est partie à 140 euros. Les enchères se sont achevées par la vente d’un rare sac Hermès, dessiné par et pour Jane Birkin, clin d’œil peut être au duo de gangsters Bonnie & Clyde.

  • Le Pôle Nord de l’hôpital psychiatrique fond encore

    Le Pôle Nord de l’hôpital psychiatrique fond encore

    On a déjà fermé dedans, maintenant on ferme dehors ! » Devant l’hôpital psychiatrique, Édouard-Toulouse, les personnels sont inquiets. Déjà mobilisés en 2024 contre la fermeture de l’unité la Nef, puis par la fin du dispositif des accueillants familiaux en septembre 2025, c’est maintenant la fin des centres médico-psychiatriques et autres relais de soins de proximité dans les quartiers Nord de Marseille qu’ils redoutent.

    « C’est encore un nouveau coup porté aux patients de tout le secteur des 15e et 16e arrondissements et aux équipes médicales, déplore Olivier Boyer, secrétaire FO Édouard-Toulouse, c’est une fragilisation dans la prise en charge et la continuité du soin et une mise en difficultés des soignants, sans compter que cette suppression aura une répercussion sur les autres pavillons, voire sur tous les secteurs. » Une réunion du conseil de surveillance se tenait vendredi matin à l’hôpital. La question du pôle Littoral était à l’ordre du jour. Alors que le CHET est réputé pour ses hospitalisations sans contention avec des chambres d’apaisement pour les patients souffrant de crises de violence, et que « près de 100% des patients y sont hospitalisés sous contrainte, c’est-à-dire ordonnés par l’État », précise Kader Benayed, secrétaire SUD Santé sociaux, son avenir semble menacé. « Nous voulons mettre un terme à ces fermetures de lits et d’unités », exigent les soignants.

    Inégalité territoriale

    « Quand je suis arrivé, il y avait une centaine de lits, aujourd’hui il en reste 23 », fait le décompte Gilles, infirmier en poste depuis 24 ans. Les fermetures de services avaient été justifiées par les difficultés à recruter et le manque d’attractivité de la profession. Ses personnels restent pour autant très dévoués à leur mission qu’ils souhaitent exercer dans des conditions moins dégradées. « Voilà des années qu’on tient les services à bout de bras. Au regard des engorgements et files d’attente, les médecins se sont mobilisés, mais ce déficit va créer plus d’inégalités d’accès aux soins au détriment des 15e et 16e arrondissements », assure Pierre-Édouard Thiebaud, secrétaire du syndicat CGT.

    Une pétition a déjà réuni plus de 400 signatures. Josette Sportiello, conseillère départementale et présidente du conseil de surveillance de l’établissement hospitalier, a rappelé qu’elle soutenait le service public et indiqué qu’elle serait attentive aux décisions sur le pôle. Également venu assister à la réunion, Azad Balalas-Kazandjian, conseiller départemental et candidat sur la liste pour la mairie centrale de Marseille aux côtés de Benoît Payan lors des dernières municipales, assurait quant à lui « voir comment éviter d’éventuelles fermetures de services avec le Département et comment être en appui avec la Ville pour que tous les Marseillais puissent être soignés dans de bonnes conditions ». Quant au directeur intérimaire de l’établissement hospitalier, Benoît Thomassin, il a fait savoir qu’il répondrait le 14 avril.

  • L’initiation aux sports nautiques de plus en plus efficace à Marseille

    L’initiation aux sports nautiques de plus en plus efficace à Marseille

    Les rayons du soleil frappent le stade nautique Florence-Arthaud, sous le regard des anneaux olympiques, posés fièrement face à une mer peu agitée. Ce mercredi 1er avril, l’association l’Avi Sourire a inauguré le dispositif Sport Handi Nautique Marseille (SHNM). Présent depuis 2010 à Corbières, l’événement a basculé sur un site multifonction et idéal pour initier au plus grand nombre. « Le message que l’on veut faire passer c’est, les activités nautiques sont adaptées et adaptables à tout le monde. Parfois, les gens pensent qu’ils sont éloignés de ce type d’activités. Nous, on leur dit “ici, sur un site accessible, on peut vous accueillir” », souligne Florin, membre de l’association. Par ailleurs, les stands proposés sur place mettaient en valeur le sport à travers différentes thématiques, comme la nutrition, la biodiversité ou le ramassage des déchets.

    Parmi l’armée de bénévoles habillés de rose, un homme se détache. Sylvain est partout, mais, en même temps, il est chez lui ici. Sylvain se déplace en fauteuil roulant à cause d’un dysfonctionnement du cervelet, affectant son équilibre, sa parole et sa perception des mouvements. Lunettes de soleil jaunes sur le nez, il coupe notre première question : « Attendez, je refais mon brushing » –, on nous avait précisé qu’il avait de l’humour. Membre du club, il décrit son rôle et la raison de sa venue. « Je suis rameur, avant tout, auprès de l’association, et bénévole. Avant, j’ai fait de la natation pendant 20 ans et je voulais faire autre chose. Ça s’est fait par bouche à oreille, j’ai entendu qu’il y avait un club d’aviron à Corbières. Maintenant, ça fait cinq ans que je suis là. J’apporte ma pierre à l’édifice et je suis heureux », dit-il dans un sourire.

    Après son court moment de célébrité, le rameur est revenu à sa mission principale : faire à découvrir le nautisme aux enfants atteints de handicap. Environ 450 se sont inscrits, pour pratiquer l’aviron, le kayak et autres sports sur l’eau. « Ces enfants viennent d’instituts médico-éducatifs (IME). Il y en a environ 60 dans la région marseillaise. Avant, la plupart se trouvaient en classes Ulis et ils passent généralement en IME jusqu’à leurs 20 ans. » Ces paroles sortent de la bouche de Dominique Guende, créatrice de l’association, en 2003. « À l’origine, nous étions le seul club français de para-aviron avec une section pour les valides. Car c’est ça l’inclusion, permettre à absolument tout le monde de participer », glisse la femme aux cheveux courts.

    Les écoles marseillaises remplissent les créneaux

    Les bénévoles doivent donc gérer et apprendre les sports nautiques à des enfants autistes, amputés ou encore sourds et muets. Avec calme et bienveillance. « C’était trop bien ! », affirme Sacha, en débarquant de son kayak. L’activité plaît visiblement aux principaux concernés, vu les sourires affichés sur leur visage. La promesse de rendre le stade nautique aux petits Marseillais est en passe d’être validée. Aurélie Di Napoli, responsable du site, détaille : « On a une capacité annuelle d’accueil de 330 classes et on va les atteindre. C’était l’objectif et on va l’accomplir dès cette année scolaire. » Le dispositif d’accès au nautisme se fait par le biais de l’éducation nationale, qui décide de l’attribution des créneaux. « Nous, on ouvre des créneaux, les écoles publiques de la ville s’y inscrivent et ensuite il y a la sélection de la part de l’éducation nationale. Ils vont choisir en fonction du projet pédagogique, si l’école en a déjà bénéficié et du maillage territorial et les écoles », appuie Aurélie Di Napoli.

  • Justine Mettraux : « Pour mettre en valeur les équipes féminines »

    Justine Mettraux : « Pour mettre en valeur les équipes féminines »

    La Marseillaise : Quels sont vos liens avec la Semaine nautique internationale de la Méditerranée ?

    Justine Mettraux : La Snim, ce n’est pas une course à laquelle j’ai beaucoup participé. Je l’ai faite une seule fois, il y a une vingtaine d’années donc ça commence à dater. C’est toujours chouette de revenir, ici, à Marseille. L’un de mes sponsors – la Snef – a son siège dans la ville et le lien s’est créé grâce à leurs relations. Ce sont des personnes qui naviguent beaucoup et qui sont attachés à la Société nautique de Marseille. C’est pourquoi je suis là aujourd’hui.

    Pourquoi avoir accepté d’être la marraine de cette 60e édition de la Snim ?

    J.M. : J’étais disponible pour le faire et j’apprécie de contribuer à ce type d’événements. Cette année, l’épreuve fait un effort pour mettre en valeur des équipages féminins, en mettant en place un trophée, donc ça me fait plaisir de soutenir ça également.

    Justement, vous pensez que ce genre d’événement peut être un tremplin pour les jeunes générations de navigateurs ?

    J.M. : Ça peut l’être. Je pense que, lorsqu’on fait du bateau, toutes les compétitions auxquelles on peut participer amènent de l’expérience supplémentaire. Cette règle spécifique, mise en place cette année pour les femmes, peut inciter les jeunes femmes à plus participer et c’est top. Ce trophée peut contribuer à augmenter leur participation et leur donner plus de place dans une épreuve comme celle-ci.

    Est-ce que vous connaissez le site de compétition autour de Marseille ? Vous pouvez le décrire ?

    J.M. : Oui, je le connais un peu puisque j’ai déjà participé à la Snim, mais pas très bien. Je vais surtout pouvoir me reposer sur les locaux qui ont une meilleure connaissance du site que moi. La rade de Marseille reste un superbe plan d’eau, je suis très contente d’avoir l’opportunité de naviguer dans les prochains jours.