Category: societe

  • Avignon : un nouveau rond-point à Bonpas

    Avignon : un nouveau rond-point à Bonpas

    Et notamment la mise en service « progressive à partir de ce jeudi 11 décembre à 6 heures » du nouveau carrefour giratoire, près du péage d’Avignon Sud. Une mise en service tout d’abord partielle avant une ouverture totale, le mercredi 17 décembre, à 6 heures.

  • [Entretien] Eric Renard : « Une très bonne nouvelle pour les patients atteints de diabète de type 1 »

    [Entretien] Eric Renard : « Une très bonne nouvelle pour les patients atteints de diabète de type 1 »

    La Marseillaise : Comment fonctionne ce nouveau dispositif ?

    Eric Renard : Ce sont des pompes à insuline de la taille d’un petit pacemaker (6,5 cm de diamètre et 2,5 cm d’épaisseur) qu’on implante dans la paroi abdominale. Elles sont reliées à un cathéter péritonéal qui délivre l’insuline à l’intérieur du ventre. L’insuline suit donc le même circuit que celle sécrétée par le pancréas. Toutes les 6 semaines, les patients doivent venir à l’hôpital remplir le réservoir de leur pompe d’insuline. Ils disposent d’une télécommande avec laquelle ils vont pouvoir commander la délivrance d’insuline en fonction des glycémies qui leur sont fournies par une petit capteur qu’ils mettent sous la peau.

    Quelle était la situation des deux femmes implantées avant l’opération ?

    E.R. : Elles étaient traitées avec les anciennes pompes [dont la fabrication a été stoppée, Ndlr.], mais il y en a une dont la pompe ne fonctionnait plus et l’autre dont la pompe allait arriver à échéance, car ces dispositifs ont une durée de vie de 7 ans. Il y avait donc une forme d’urgence à les remplacer. En effet ces patientes souffrent d’un diabète de type 1, qu’on ne peut pas contrôler avec les pompes classiques sous-cutanées portables car leur peau absorbe mal l’insuline. Si bien que ces personnes ont un diabète complètement instable : un coup elles sont en hyperglycémie, un coup en hypo… Parfois il faut même les hospitaliser.

    Les patients dans ce cas sont-ils nombreux au CHU
    de Montpellier
     ?

    E.R. : Actuellement, on a une cinquantaine de patients traités avec ces pompes à insuline implantables. Mais ils avaient l’ancien modèle, qui arrive à échéance. Au cours des mois et des années qui viennent, on leur implantera donc le nouveau système s’il confirme son efficacité.

    Cette opération s’inscrit
    dans une étude coordonnée conduite également dans d’autres hôpitaux
     ?

    E.R. : Oui, les deux implantations réalisées à Montpellier sont les premières d’une série de 20 à 40 qui seront effectuées dans une dizaine de centres hospitaliers français ainsi que dans un centre aux Pays-Bas. Les implantations devraient être faites l’année prochaine et je pense qu’on devrait avoir les résultats de l’étude courant 2027. S’ils sont positifs, cette étude permettra d’obtenir le marquage CE et de commercialiser ces nouvelles pompes.

    C’est un dispositif très attendu ? Des patients s’étaient mobilisés suite à l’annonce par Medtronic, en 2017, de l’arrêt de fabrication de la pompe précédente…

    E.R. : Comme ce type de diabète représente peu de patients, le fabricant considérait que c’était un petit marché et que ça coûtait très cher pour un nombre limité de patients. Mais il n’avait pas pris en compte que c’était des patients qui dépendaient absolument de ce mode de traitement. Le ministère de la santé a donc réuni les diabétologues concernés et un collectif de patients, et nous avons fait valoir auprès de Medtronic qu’il ne fallait pas abandonner, car sinon ces patients étaient condamnés. Sous cette pression conjointe des malades, des médecins et du ministère, l’entreprise a revu sa position. Elle a fabriqué 175 pompes du précédent modèle pour qu’on tienne le coup dans l’attente de la nouvelle pompe.

    L’opération telle qu’elle s’est déroulée à Montpellier permet d’être optimiste ?

    E.R. : Oui ! Sur le plan chirurgical il n’y a pas de problème : les patients cicatrisent comme il faut. Et sur le plan des résultats, ils sont bons. Donc a priori on n’a pas de crainte. C’est une très bonne nouvelle pour tous ces patients atteints de diabète de type 1 en attente d’une nouvelle pompe.

  • Annonces militaristes : la « préparation des esprits »

    Annonces militaristes : la « préparation des esprits »

    Ces derniers jours, la petite musique qui monte sème l’angoisse. À mesure que le budget alloué à la défense se muscle, les annonces publiques liées à la menace russe se succèdent. Selon le chef d’état-major des armées Fabien Mandon, il faut s’attendre à une guerre « dans trois ou quatre ans ». Devant les maires de France le 18 novembre, il s’est montré plus pressant encore en affirmant qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants ». Le jeudi 27 novembre, Emmanuel Macron a ensuite dévoilé les contours du tout nouveau service national volontaire, plus militaire que le SNU (service national universel) qui le précède, et qui engagera les jeunes sur 10 mois.

    Une pression militariste inquiétante, que le chercheur en sciences politiques Jean Joana assimile à une sorte de préparation mentale. « Je crois qu’il s’agit d’une préparation des esprits, mais finalement, on reste dans la demi-mesure. Si la situation devait dégénérer au-delà de l’Ukraine, je pense que la France est plus sûrement protégée par le fait qu’elle dispose de l’arme nucléaire, que par les effectifs qu’elle est susceptible de mobiliser », analyse le chercheur.

    Si ces annonces ont suscité une vague d’émotion, c’est parce qu’elles sont inédites. « Nous avons rarement été confrontés à ce genre de situation par le passé. À l’époque de la guerre contre le terrorisme, quand le chef d’état-major des armées expliquait qu’il fallait rester sur le qui-vive et que la menace était forte, cela restait dans le cadre d’une armée professionnelle. Ce qui a suscité le débat ces derniers jours, c’est qu’aujourd’hui, l’effort demandé touche tout un chacun », ajoute Jean Joana, qui estime le risque plus élevé qu’il y a cinq ans.

    « Personne n’est dans la tête de Vladimir Poutine, mais il est dans une posture offensive. Cependant, on se dit aussi qu’il n’est peut-être pas prêt pour repartir à la conquête d’autres territoires, membres de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord) qui plus est, et qui impliqueraient une réaction militaire plus forte qu’en Ukraine. C’est peut-être hors de sa portée », tempère le chercheur.

  • Aix-en-Provence : le logement devient un obstacle pour les agents pénitentiaires

    Aix-en-Provence : le logement devient un obstacle pour les agents pénitentiaires

    Ce sujet, Cédric Apatout le martèle depuis longtemps. Régulièrement, le représentant FO pour le centre pénitentiaire de Luynes alerte sur les difficultés, pour les agents du site de trouver à se loger dans le secteur aixois. La raison ? Des loyers hors de prix et un marché de l’immobilier tendu. « La problématique a toujours existé, explique Cédric Apatout, qui est arrivé en 2015 sur site comme surveillant pénitentiaire. Mais le problème est que notre administration a continué à aller dans ce sens : la structure a été agrandie, mais il n’y a pas eu de vrai projet d’hébergement. » Il existe, dans le centre pénitentiaire de Luynes, des « chambres de passage », qui peuvent être réservées par les nouveaux arrivants mais pour un mois seulement, rapporte FO et sont surtout réservés aux élèves pénitenciers. Il y a bien des arrivées sur le site d’Aix-Luynes, notamment parce que les mutations à la sortie de l’École nationale d’administration pénitentiaire (Enap) ne sont pas volontaires : moins la note est bonne, moins l’on a le choix de l’affectation.

    Difficulté à « fidéliser »

    Pour les carrières débutantes, la recherche d’appartement est d’autant plus compliquée, les salaires ne dépassant guère 1 440 euros par mois et ne permettant pas de couvrir les premiers chèques de caution et d’entrée en appartement. Autre catégorie mise en difficulté par la recherche de logements, les agents ultramarins. « Entre Tahiti et la France par exemple, ce n’est pas le même système administratif. Il y a tellement de démarches qui les freinent, la location d’appartement, n’en parlons pas », pointe Cédric Apatout. Sur d’autres sites pénitenciers, comme ceux de Fresnes ou Villepin, explique le syndicaliste, il y aurait « des systèmes d’hébergement, qui permettent aux nouvelles arrivées de s’installer tranquillement et chercher un appartement sur le long terme ». S’il admet que la direction du site tente de faciliter les choses, elle a les mains liées. « Il faut que la mairie joue le jeu aussi (…) je dis souvent que des prisons, tout le monde en veut, mais pas chez soi et encore moins des agents pénitenciers, ajoute Cédric Apatout. Le site d’Aix-Luynes n’est pas attractif pour ces raisons de logement (entre autres). Pas pour des raisons de travail, mais parce qu’on arrive pas à fidéliser les agents, qui préfèrent aller vivre là ou ils peuvent réaliser ce que j’appelle le rêve américain : la maison, la voiture, emmener son conjoint et les enfants. Quand on ne peut pas atteindre ça, parce qu’ici un T2 est au minimum à 750 euros pas mois, on va ailleurs pour construire son avenir et c’est tout à fait normal (…) on est en sous-effectif mais quand on a des agents qui arrivent, on ne les garde pas. » Alors, quelle solution ? « Il faut une réflexion collective entre la mairie, la Direction interdépartementale des services pénitentiaires et la Direction de l’administration pénitentiaire. J’aimerais savoir pourquoi un projet de logement ne s’est jamais fait. On est quand même la troisième prison de France. » Le constat est partagé par le syndicat Ufap Unsa Justice. « L’attractivité n’est pas le souci, c’est la mobilité, les agents ne restent pas. Il faut construire du logement abordable pour les agents, des T1, des T2, au moins pour permettre l’installation. On a du terrain autour du centre pénitentiaire, estime Vincent Andrade, secrétaire local adjoint du syndicat. Il faudrait un parc de logement, mais le budget alloué au Ministère de la Justice n’est pas assez conséquent pour ça. » Au niveau du syndicat, un système d’entraide et de recherche des logements est mis en place, mais pas assez pour couvrir les besoin d’entre 20 et 50 arrivées tous les six mois d’agents stagiaires, par exemple. Il y a bien des logements sociaux, mais « souvent dans des quartiers sensibles », rapporte le syndicat. Peu compatible avec la profession. Sollicités, le Ville et l’administration pénitentiaire n’ont pas pu nous répondre.

  • Une journée départementale à Toulon pour relever les défis du bien vieillir

    Une journée départementale à Toulon pour relever les défis du bien vieillir

    En région Sud et dans le Var, une personne sur trois sera âgée de plus de 60 ans d’ici 2030. Un constat qui appelle à une réflexion sur le bien vieillir, enjeu majeur à l’heure où les cas d’isolement et de maltraitance se multiplient, comme l’illustre la fermeture de l’Ehpad de Pélissanne (Bouches-du-Rhône) en janvier.

    C’est dans ce contexte que Place publique 83 (PP) organisait, mercredi, une journée dédiée au bien vieillir, réunissant acteurs institutionnels, médico-sociaux et entrepreneuriaux. Après avoir visité des établissements, ces participants se sont retrouvés salle Franck-Arnal pour une table ronde, avant une conférence publique.

    Celle-ci s’inscrit dans le contexte du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui « masque l’importance de ces thématiques. Au Sénat, on a beaucoup discuté des politiques publiques et des questions budgétaires. Mais, avant, il faut savoir où on veut aller », introduisait le sénateur (PP) de Paris Bernard Jomier, vice-président de la commission des Affaires sociales et médecin.

    La prévention, une priorité à développer

    Cette réflexion est d’abord incarnée, au niveau territorial, par la création, en 2019, du Gérontopôle Sud. Piloté par la Région et l’ARS, il travaille sur les thèmes liés à la personne âgée, dans le but d’améliorer ses conditions de vie. Il s’appuie sur un conseil scientifique, une équipe pluridisciplinaire (recherche, silver économie, éthique…) et un conseil d’administration composé de six collèges « représentant tous les acteurs (sociaux, institutionnels, économie…) », détaille son directeur, Frédéric Rodrigues.

    Cette somme de compétences conduit à adopter des méthodes et outils novateurs tels que le programme Icop. Développé au CHU de Toulouse en 2019, il permet, via un questionnaire, de mesurer six facteurs de vieillissement et de construire une prise en charge adaptée. « L’intérêt est de réduire les fragilités, car ça assure une prise en charge en amont de la dégradation de l’état », explique Frédéric Rodrigues.

    La prévention, un sujet « sur lequel presque rien n’est fait et qui se heurte aux intérêts particuliers », dénonce Bernard Jomier. Et qui demeure, pourtant, un élément « essentiel » du bien vieillir : « Plus tôt les personnes consultent, mieux c’est. Quand la pathologie est installée, c’est fini », décrit Fabienne Dana, docteur à l’hôpital de jour Toulon-Hyères, qui estime, justement, que « l’hôpital de jour correspond mieux aux besoins des sujets âgés. Le meilleur endroit pour eux, c’est le domicile. Il faut prendre son temps avec ces personnes, ce que permet l’hôpital de jour ». Un lieu où le patient peut compter sur une équipe complète (diététicienne, kiné, psychologue), et sur une infirmière en pratique avancée, « qui peut réaliser examens et prescriptions. Ce sont des consultations d’une heure, suivies d’évaluations à domicile, ce qui renforce le lien ville-hôpital ».

    Toujours dans l’optique d’éviter l’hospitalisation, la solution des résidences intergénérationnelles est également évoquée par Agnès Filizetti, directrice de Récipro-Cité, entreprise d’ingénierie sociale, qui met en place des habitats de ce type, dont cinq dans le Var : « Pour que ça fonctionne, il faut des logements adaptés, des espaces partagés et une animation de la vie sociale, pour créer du lien avec le voisin et une veille active entre chacun. » Mais pour un modèle pérenne, « il faut définir ces résidences de manière juridique. Et la présence humaine coûte cher : comment la conserver dans le temps ? Il faut cesser de regarder ça comme un coût, mais comme un investissement ».

    Enfin, en cas de prise en charge hors domicile, les outils numériques peuvent également aider. C’est ce que propose la plateforme Zenior & Care Expert, comparateur gratuit de structures d’accueil, qui aide à choisir la plus adaptée grâce à des conseils d’experts : « On est parti des difficultés des familles, alors que le taux d’occupation en Ehpad est historiquement bas. Nous sommes là pour rassurer et conseiller », détaille l’un de ses fondateurs, Antoine Bonin, qui annonce l’implantation en cours de sa plateforme dans le Var.

  • Le sentier du parking de la Presqu’île à Port-Miou bientôt fermé pour travaux

    Le sentier du parking de la Presqu’île à Port-Miou bientôt fermé pour travaux

    « Le sentier, long d’environ d’un kilomètre, traverse une ancienne carrière, avec quelques bâtiments abandonnés et démolis. Il y a des pierres glissantes, des endroits où il n’y a pas de marches… On va créer un sentier sécurisé », présente Marion Peguin, du Conservatoire du littoral.

    Alors que le site de la Presqu’île, à Cassis, représente le point d’arrivée principal à la calanque de Port-Miou, particulièrement fréquentée en période estivale, et que Port-Miou constitue une porte d’entrée majeure du Parc national des Calanques, « la question de la connexion piétonne entre ces deux lieux est donc essentielle », présente la Ville de Cassis.

    Co-maîtres d’ouvrage dans ce chantier de sécurisation et de requalification du sentier, le Conservatoire du littoral et la Ville de Cassis prévoient notamment « d’assurer une continuité piétonne confortable et sécurisée, par la stabilisation des passages dangereux et la réhabilitation du sentier existant ; nettoyer et requalifier le sentier et ses abords, dans une approche de réhabilitation paysagère et de cicatrisation des zones dégradées ».

    Panneaux pédagogiques

    A l’occasion de ces travaux d’un peu plus de 443 000 euros, financés à 37% par la Région Provence Alpes Côte d’Azur, 33% par la commune de Cassis, 16% par le Fonds Vert, 10% par le Conservatoire du littoral et 11% par le mécénat, « le sentier va être balisé et des panneaux pédagogiques sur son histoire seront installés par le Parc national des calanques. L’esplanade, où arrive le petit train, sera également requalifiée », ajoute Marion Peguin.

  • Gazel à la recherche de projets initiateurs d’emplois

    Gazel à la recherche de projets initiateurs d’emplois

    C’est dans la continuité de la raison pour laquelle elle a été fondée que la Fondation Gazel Energie lance un appel à projet inédit dans le bassin gardannais. Créée pour « accompagner le territoire dans le cadre de l’arrêt charbon décidé par l’État (….) », précise le groupe et fournisseur d’énergie dans un communiqué de presse, alors que des centaines de salariés, dont ceux de la Centrale de Provence, perdaient leur emploi, la Fondation se donne pour mission « d’apporter son soutien au territoire, au développement économique et social de celui-ci ». A Gardanne comme dans d’autres anciens bassins miniers.

    L’emploi, critère premier

    Dans cette lignée, un appel à projets est lancé par la fondation. « En l’occurrence, cet appel à projet qui est question d’être une aide financière sur des activités qui permettraient de recréer, créer et maintenir de l’emploi, précise Camille Jaffrelo, porte-parole pour Gazel Energie. L’appel est en guichet ouvert mais on va mettre une séance avec le comité de conseil mi-février, on aimerait idéalement recevoir les dossiers début février. Plus tard, ils seront évalués dans le comité d’après. Les dossiers sont assez simples, ils sont téléchargeables sur notre site, c’est un document d’une page à remplir. » Le champ des propositions se veut élargi, précise également Camille Jaffrelo, et peuvent aller de l’associatif à l’entrepreneuriat, tant que le critère de création d’emploi reste une priorité. Et s’il reste le critère principal à être respecté par les porteurs de projet, d’autres critères sont également listés par Gazel Energie. Parmi lesquels la « lutte contre le changement climatique » et « la préservation et l’amélioration de l’environnement et de la biodiversité dans ces territoire », assure l’entreprise.

  • Un livre sur l’affaire Georges Ibrahim Abdallah

    Un livre sur l’affaire Georges Ibrahim Abdallah

    Il était considéré comme le « plus vieux détenu de France ». Incarcéré en 1987 pour complicité d’assassinats de diplomates états-unien et israélien, Georges Ibrahim Abdallah, est sorti de sa prison de Lannemezan le 25 juillet dernier, après plus de quarante ans de détention et alors qu’il était libérable depuis 25 ans.

    Ce vendredi 12 décembre, l’Union locale CGT de Martigues, le collectif Solidarité Palestine et l’association Car t’y es libre présentent l’ouvrage de René Naba « Georges Ibrahim Abdallah : l’emmuré de Lannemezan. Un homme debout », qu’ils co-éditent, en présence de l’auteur et de l’avocat franco-palestinien, défenseur des droits de l’Homme, Salah Hamouri.

    Dans son livre, le journaliste et écrivain franco-libanais, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP, retrace le parcours politique et militant du Libanais communiste, qui s’était engagé dès sa jeunesse dans le combat anti-impérialiste au Proche-Orient. « Je voyais les entrailles de cette affaire-là », explique-t-il. L’ouvrage « se veut être une radioscopie des turpitudes françaises et des différences entre l’idée que le pays se fait de lui-même, autrement dit son discours, et son comportement ».

    Un acte de solidarité

    René Naba analyse : « La France était la fille aînée de l’Église et se présentait comme la protectrice des chrétiens d’Orient. Quand elle a quitté le Liban, elle a donné la totalité des pouvoirs effectifs à la communauté maronite, qui était privilégiée. (…) Georges Ibrahim Abdallah était chrétien maronite, ce n’est pas lui qui s’est livré à un tel acte, à l’exécution des diplomates israélien et américain. Il aurait dû bénéficier d’une protection, mais le problème c’est qu’il a transgressé ces données de base : il est devenu communiste et pro-palestinien, ce qui est le crime absolu. »

    L’écrivain ajoute : « La France, pour se refaire une virginité, a troqué son antisémitisme pour un anti-arabisme et ensuite une islamophobie qui fait le miel de l’extrême droite française » et Georges Ibrahim Abdallah en « est une victime collatérale ».

    À travers son cas, le livre interroge la justice de classe et l’instrumentalisation politique de l’appareil judiciaire. Il se veut être un outil et un acte de solidarité internationaliste : l’écrivain a renoncé à ses droits d’auteur et les bénéfices des ventes seront reversés au Collectif solidarité Palestine et à l’association Car t’y es libre afin de soutenir leurs actions envers les populations opprimées. À l’heure où l’activisme est de plus en plus réprimé et criminalisé, René Naba se veut positif : « Le militantisme donne des résultats, dès lors qu’il est cohérent solide, méthodique, systématique, qu’il se refuse à la moindre concession et qu’il est justifié. »

  • L’enquête publique sur le contournement d’Arles prolongée

    L’enquête publique sur le contournement d’Arles prolongée

    Il s’agit de joindre les deux bouts de l’A54, coupée en deux par les villes d’Arles et de Saint-Martin-de-Crau, pour boucler le triangle autoroutier entre Avignon, Nîmes et Salon-de-Provence, mais aussi entre l’Espagne et l’Italie à une autre échelle. Un tel projet fait l’objet d’une enquête publique, lancée par l’État à la mi-novembre et qui devait se terminer le 19 décembre.

    Mais la préfecture a décidé de prolonger cette enquête jusqu’au 2 janvier 2026, tout en organisant des réunions publiques d’échanges avec la population. La première aura lieu ce lundi 15 décembre à 18h, à la salle Mistral de Saint-Martin-de-Crau (310 rue des compagnons), tandis que la seconde prendra place à la CCI d’Arles, mercredi 17 décembre à 18h.

    Qui payera la note ?

    Outre l’aspect environnemental, la transparence liée au péage interroge. Car, à la publication du dossier d’enquête publique, chacun a pu découvrir que « le montant définitif des péages ne sera fixé qu’à la suite de l’appel d’offres de concession européen auquel sera soumis le projet ».

    Le dossier présente « des tarifs calculés pour être les plus faibles possibles afin de limiter au maximum les reports de trafics ». Par exemple, de Saint-Martin à Nîmes, le péage serait de 3 euros, selon l’estimation.

    Le sujet pourrait s’inviter dans la campagne municipale. Nicolas Koukas (PCF), tête de liste de l’Union pour Arles, indiquait à La Marseillaise, le 27 novembre dernier, que « les Arlésiens n’ont pas été respectés en apprenant qu’on allait nous faire payer le péage pour aller travailler », et propose « de mettre en place une véritable consultation citoyenne ».

    Le maire (Horizons) d’Arles, Patrick de Carolis, estime qu’il s’agit « d’une solution pour la Ville », mais dont « la réussite dépend de la gratuité pour les trajets locaux au sein de l’agglomération », alors que « la gratuité n’est que partielle ».

    Mais en pleine campagne électorale, reste à savoir qui pourra contrer l’intérêt privé.

  • La grande braderie de la mode de Aides revient aux Docks

    La grande braderie de la mode de Aides revient aux Docks

    « On a beaucoup de stock, il y aura du réassort durant les 4 jours. Beaucoup de nouveautés, comme une zone de déstockage des invendus de 2024 à partir de 5 euros », détaille Marie Miquel chargée d’organisation de la braderie. Et de poursuivre : « Beaucoup de marques locales comme Jott, Le temps des Cerises, Sessun, Manon Martin, Savonnerie le Sérail ou encore American Vintage répondent présentes en Paca en plus de marques nationales comme Balzac, Ysé, APC ou Cyrillus, toutes soldées à -70%. »

    Pour la 6e année consécutive, la vente est sous le parrainage de Jocelyn Meire, fondateur de Fask. Pas moins de 200 cartons ont été déballés pour cette vente d’hiver. Depuis sa création il y a 32 ans, l’intégralité des bénéfices des ventes est reversé à Aides pour financer les actions de prévention et de dépistage du VIH/sida. « En Paca, 15 600 personnes vivent avec le VIH. Il est très important de se faire dépister pour connaître son statut. Sous traitement, la charge virale est indétectable, donc intransmissible », rappelle Stéphanie Baux responsable Aides en Paca. L’objectif zéro sida est toujours pour 2030.

    Du 11 au 14 décembre. Docks Village, 10 place de la Joliette (13002).