Category: societe

  • La Pride phocéenne, déterminée, fière et unie, est lancée

    La Pride phocéenne, déterminée, fière et unie, est lancée

    Le lancement du mois des fiertés s’est déroulé au centre de la Vieille Charité, dans la soirée de ce jeudi. « Ce n’est pas seulement un beau bâtiment historique, c’est un lieu qui porte une mémoire. Une mémoire de l’enfermement, (…) un lieu où l’on a contenu celles et ceux que l’on ne voulait pas voir. (…) Ce soir, nous venons y dire autre chose. Les corps qu’on a cachés peuvent prendre la parole, les vies qu’on a méprisées peuvent faire institution, les marges peuvent rentrer au centre sans se déguiser en respectabilité », souligne la drag-queen, Fifi du Calvaire.

    Pour célébrer la 33e Pride Marseille, un mois de festivités est au menu, avec un « gros focus sur les Prides de la région », affirme Lilian Agostini Rivière, de l’équipe de coordination Pride Marseille. Il ajoute : « C’est la deuxième année consécutive où l’on fait un mois entier d’événements culturels, militants et festifs dans tout Marseille. (…) Notre objectif est de mettre en avant le travail des associations, collectifs, commerces, artistes de la communauté et les emmener à la rencontre d’autres publics. »

    Ainsi, le comité de pilotage interassociatif et commerçants propose des animations, des activités culturelles et sportives, jusqu’au 5 juillet. Ces propositions s’articulent autour de cinq parcours et de différents thèmes : culture, sport, fête et débat. Parmi lesquels on retrouve l’exposition « Si(x) queer ! » au Solarium, la projection du documentaire L’Etincelle au Cinéma le Chambord ou encore celle du film Peau d’âne, en plein air, à l’Opéra. « On reçoit des solistes de l’Opéra de Marseille pour la deuxième année. (…) Et la fête de la musique prendra les couleurs de l’arc-en-ciel au Café la Muse », partage Lilian Agostini Rivière.

    Clôture festive

    Parmi les temps d’échanges et de débats, le public retrouvera, entre autres, les Conviviales Trans ou la marche Résistrans, le 20 juin. « On va essayer de raconter des vécus et transmettre des savoirs ».

    « À Marseille, la Pride, c’est une manifestation », confiait Fifi du Calvaire en début de soirée. Cette manifestation, c’est la Marche des fiertés, organisée le samedi 4 juillet. Le Village des associations reviendra pour lancer la journée, place Castellane, dès 12h. Au programme : des ateliers et animations avant le début de la marche, à 16h30. Après une déambulation vers le Vieux-Port, en passant par la rue de Rome puis la Canebière, un concert gratuit sera proposé devant l’Hôtel de Ville. En effet, cette année, la Pride Marseille et l’Été Marseillais s’associent pour une soirée unique. Dès 19h, le public sera convié à un show avec une dizaine d’artistes de la scène locale LGBTQIA+. Un rendez-vous présenté par deux drags légendaires, Mami Watta et Ruby on the Nail. Yelle, icône pop queer qui fête ses 20 ans de carrière, prendra ensuite le relais. Enfin, un « after pride » officielle conclura cette soirée du samedi, à La Plateforme (ex-Dock des Suds), avec cinq univers artistiques proposés à travers des DJ sets.

    Détails sur pride-marseille.com

    Le PCF d’Aix appelle à rejoindre la Marche des fiertés, samedi

    « Cofondateurs » de la Marche des fiertés, à Aix, l’antenne locale du Parti communiste appelle les Aixois à « se joindre massivement à la Marche des fiertés », ce samedi 6 juin. Celle-ci, portée par l’association Aix Vanguard, partira de la place de la Mairie, dès 14h30. « Si de nombreux progrès ont été obtenus, les LGBTphobies demeurent encore très présentes dans notre société et les droits LGBTQIA+ doivent être défendus face à la montée des projets politiques réactionnaires fondés sur l’exclusion tel que celui de l’extrême droite », rappelle le PCF.

  • Nuñez muscle la flotte contre les incendies

    Nuñez muscle la flotte contre les incendies

    Sous le soleil de Nîmes-Garons (Gard), là où les avions jaunes et rouges de la Sécurité civile attendent la saison comme d’autres attendent l’orage, Laurent Nuñez a lancé depuis le tarmac, jeudi 4 juin, la campagne nationale 2026 de lutte contre les feux de forêt. Aux côtés de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, et de la commissaire européenne Hadja Lahbib, le ministre de l’Intérieur est venu donner corps à une promesse présidentielle née après les incendies ravageurs de l’été 2022 : renforcer les moyens aériens français face à un risque qui ne cesse de gagner du terrain.

    L’annonce tient en une signature : l’État commande deux nouveaux Canadair DHC-515 au constructeur canadien De Havilland, pour près de 200 millions d’euros. Ils s’ajouteront aux deux appareils déjà commandés en 2024, attendus en avril et novembre 2028. Les deux nouveaux, eux, ne devraient arriver qu’en 2032 ou 2033. À terme, la flotte française doit compter 16 Canadair amphibies, en plus des huit Dash, trois Beechcraft, hélicoptères Dragon en renouvellement, dix hélicoptères bombardiers d’eau et six Air Tractors loués chaque été.

    « Le risque incendie ne cesse d’augmenter et nous devons l’intégrer », a martelé Laurent Nuñez, rappelant qu’en 2025, près de 15 000 départs de feu ont été recensés en France, pour 30 000 hectares brûlés. Parmi eux, 1 800 feux de forêt ont ravagé près de 20 000 hectares, avec le traumatisme encore vif du massif des Corbières, dans l’Aude. En Europe, ce sont environ un million d’hectares qui sont partis en fumée l’an dernier. Dans l’Aude, le mégafeu des Corbières a rappelé combien le Sud reste en première ligne, du Gard aux Bouches-du-Rhône, même si le danger s’étend désormais bien au-delà du pourtour méditerranéen.

    Le gouvernement met en avant une stratégie en trois temps : « Mieux prévenir, mieux combattre et mieux reconstruire. » La ministre Monique Barbut a insisté sur la prévention, avec les obligations de débroussaillement et les gestes du quotidien, rappelant que « neuf incendies sur dix sont d’origine humaine ». Laurent Nuñez a aussi annoncé le renforcement des véhicules terrestres, avec un parc qui doit passer d’environ 541 unités à 1 200 d’ici 2028.

    Des avions, mais

    quels moyens au sol ?

    Mais derrière la mise en scène ministérielle, la question sociale demeure brûlante. Car les avions ne suffisent pas à éteindre la colère des soldats du feu. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers alerte : « La France ne peut pas attendre la livraison de nouveaux appareils étrangers pour préparer l’avenir. » Elle réclame une capacité française et européenne de production d’avions bombardiers d’eau, et s’inquiète de la baisse de 54,7% de la dotation de soutien à l’investissement structurant des Sdis.

    Quelques jours plus tôt, neuf syndicats de pompiers interpellaient déjà le gouvernement sur un financement des Sdis « au bord de la rupture ». Dans les casernes, la saison des feux commence rarement avec des discours : elle débute avec des effectifs tendus, des matériels vieillissants, des volontaires épuisés et des territoires qui brûlent plus vite que les budgets ne suivent.

    À Nîmes-Garons, l’État a donc affiché ses ailes. Reste à savoir si, sur le terrain, les femmes et hommes du feu auront les bras, les camions et les budgets pour tenir jusqu’à l’arrivée des avions.

  • Dans l’Hérault, un contrôle unique des exploitations agricoles mis en place

    Dans l’Hérault, un contrôle unique des exploitations agricoles mis en place

    C’était une demande de longue date des agriculteurs. En 2024, alors que la crise agricole s’abat sur l’Hexagone, les manifestants mettent en avant plusieurs revendications, dont la mise en place du contrôle unique de leur exploitation. Deux ans plus tard, la préfecture accède à cette demande en signant une charte avec la Chambre d’agriculture héraultaise, le 29 mai. « On s’est aperçu qu’il pouvait avoir plusieurs contrôles sur la même exploitation au cours de la même année. Cela peut être des contrôles liés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, des contrôles liés à la Politique agricole commune, des contrôles sur l’eau, etc. Jusqu’alors, il n’avait pas d’éléments de coordination et nous avons recensé une quinzaine de cas d’agriculteurs qui avaient plusieurs contrôles durant l’année », soutient Jérôme Despey, président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault.

    Signée par la FDSEA, les JA, la Coordination rurale et plusieurs corps de l’État, « cette charte donne un cadre partagé pour les bonnes pratiques entre les agriculteurs et les différents corps de l’État. L’exploitant contrôlé est présumé de bonne foi. Ce contrôle doit être programmable et réalisé physiquement sur l’exploitation. La charte ne comprend que les contrôles administratifs et exclut tout ce qui est obligation européenne, les contrôles sanitaires, tout ce qui est judiciaire. Elle n’affaiblit pas les missions essentielles de protection de la santé et de l’environnement », précise Chantal Mauchet, préfète de l’Hérault.

    Sur les 2 000 contrôles réalisés en 2025 dans le département, 25% étaient uniques. Une proportion qui sera amenée à augmenter, pour le bénéfice des agriculteurs. « Ces contrôles sont un sujet anxiogène. Les agriculteurs ont la boule au ventre, c’est très réglementaire. De façon pédagogue, la Chambre va accompagner les agriculteurs à préparer les contrôles et les pièces demandées », reprend Jérôme Despey, également secrétaire général de la FNSEA. La charte reconnaît aussi un droit à l’erreur pour les agriculteurs et prend en compte la saisonnalité des filières, là encore, pour « ne pas rajouter du stress ». L.D.

  • Face au manque de médecins, un nouveau centre de santé ouvrira en juin à Béziers

    Face au manque de médecins, un nouveau centre de santé ouvrira en juin à Béziers

    C’est une problématique qui touche l’ensemble de l’Hexagone. Attirer des blouses blanches s’apparente de plus en plus à un véritable casse-tête chinois. Béziers n’échappe pas à la règle, tout comme le Biterrois. C’est en tout cas le constat dressé par la Communauté professionnelle de santé (CPTS) Ouest Hérault, organisation regroupant l’ensemble des professionnels de santé du territoire. « Il y a un manque de médecins généralistes, beaucoup partent à la retraite, ils ne sont pas remplacés et nous avons des difficultés à recruter de jeunes médecins dans l’immédiat. Nous sommes plus optimistes pour l’avenir mais pour les dix prochaines années, cela va rester compliqué », soutient Laurence Safont, pneumologue et présidente de la CPTS Ouest Hérault. La communauté, qui englobe un vaste territoire allant de Sérignan à Prémian et d’Olonzac à Faugères, regroupe 1 200 professionnels de santé pour 185 000 habitants dont 18 000 sont sans médecin traitant.

    Conséquence, ces derniers se retrouvent souvent aux urgences, risquant ainsi de les saturer. « De plus, les urgences de l’hôpital de Béziers et de la polyclinique Saint-Privat nous ont signifié qu’ils auraient du mal à assumer l’afflux de population estivale et qu’il fallait qu’on les aide », reprend Laurence Safont. La CPTS a donc décidé d’ouvrir un centre libéral de santé à la mi-juin en profitant des locaux de la maison médicale de garde, située à côté du centre hospitalier de Béziers.

    Actuellement, les médecins libéraux y exercent la nuit en semaine (20h-00h) et toute la journée le week-end (12h-00h le samedi, 8h-00h le dimanche). L’idée est donc d’ouvrir la maison médicale la journée. « Les médecins ont été d’accord pour céder une demi-journée par semaine, par mois, en fonction de leur activité, pour aller travailler dans ce centre – soit en présentiel, soit en téléconsultation assistée – pour voir des patients sans médecins traitants ou des patients qui se sont présentés aux urgences mais qui n’ont pas besoin de l’infrastructure des urgences », détaille la pneumologue.

    Une trentaine

    de médecins attendue

    Une trentaine de médecins libéraux est attendue dans les prochains jours, épaulée par 22 infirmiers libéraux, qui viendront assister lors des téléconsultations. « Le chariot de télémédecine a un logiciel qui permet de stocker les données des patients. De cette manière, s’ils sont vus plusieurs fois en un temps réduit, le médecin suivant pourra avoir accès au dossier de la téléconsultation précédente », fait valoir Laurence Safont.

    Si le centre ouvrira dans un premier temps de midi à 20h – « nous avons consulté l’hôpital, il y a des pics de fréquentation des urgences entre 12h et 14 puis aux alentours de 17h », indique la présidente de la CPTS Ouest Hérault – les professionnels espèrent l’ouvrir également le matin. Un dispositif unique en France à en croire la pneumologue, et nécessitant peu de coûts : les locaux ainsi qu’un poste de secrétaire médical sont mis à disposition par l’hôpital. Seul un peu de matériel médical est à financer. « On espère que cela va fonctionner et que ce modèle sera reproductible », soutient Laurence Safont.

    Ce n’est pas la seule mesure pour pallier le manque de blouses blanches. Bien que le numerus clausus ait été levé en 2020, son effet sur le recrutement ne s’est toujours pas fait sentir. En attendant, d’autres solutions ont été mises en place. « Il y a les “nouveaux métiers” qui ont été créés comme les infirmiers en pratique avancée ou les assistants médicaux. Nous allons également avoir une dernière aide qui arrivera au mois de novembre : 12 “docteurs juniors”, des internes qui feront leur 4e année dans des cabinets médicaux », annonce Laurence Safont. Une bouffée d’oxygène que beaucoup attendaient.

  • En Occitanie, l’agriculture en quête d’un second souffle

    En Occitanie, l’agriculture en quête d’un second souffle

    N’en déplaise à Pascal Praud et sa clique de climatosceptiques, le dérèglement climatique est un fait bien réel, en témoignent les fortes chaleurs de ces derniers jours, inimaginables pour un mois de mai. Ce dérèglement se traduit par des épisodes climatiques plus intenses et plus fréquents, notamment des périodes de sécheresses. Obligeant certaines professions à réinventer ses modes de production, sous peine de disparaître. C’est le cas des agriculteurs, aux premières loges de ce dérèglement. « L’augmentation des températures et l’évapotranspiration plus importante impactent les cultures. Chacun essaye de s’adapter en fonction de son territoire, de son fonctionnement. Dans le pastoralisme, beaucoup vont au Mont Lozère pour mettre leurs bêtes au frais pendant 15 jours, 3 semaines. Pour ceux qui traient à l’année, les bêtes sont dehors toute la nuit. En maraîchage, face aux fortes températures, les produits susceptibles de se faire brûler seront couverts, mis à l’ombre », détaille Dominique Soullier, secrétaire de la Confédération paysanne héraultaise.

    La relégation de l’écologie et de la défense de l’environnement au second plan par nos responsables politiques ne risque pas d’inverser la tendance du dérèglement climatique. « À la vitesse où ça va, que faire ? Nous, paysans, sommes seuls. Quand est-ce que les collectivités territoriales vont s’apercevoir qu’il y a une grosse problématique avec l’agriculture méditerranéenne. Avec toute la matière grise que l’on a à Montpellier, nous avons besoin de nous mettre autour d’une table et d’avoir une réflexion collective afin d’amener des réponses sur le devenir de l’agriculture méditerranéenne dans 5, 10, 15 ans », poursuit Dominique Soullier.

    Des pistachiers et grenadiers

    Et l’agriculteur d’envisager plusieurs pistes de réflexion. Notamment sur la culture. « Nous sommes en train de voir mourir une filière, la viticulture, qui a besoin d’être remplacée. Car ce n’est pas en mettant des bassines de rétention que cela va changer la donne pour le vigneron, qui a besoin de revenu plus que d’eau. Il faut repenser l’agriculture méditerranéenne. On pourrait planter des pistachiers, des grenadiers ou encore des caroubiers, des plantes qui consomment beaucoup moins d’eau et qui pourraient être cultivées ici. Mais il y a besoin d’organiser la filière », insiste Dominique Soullier. Des idées que le syndicaliste aimerait être mises au débat. Mais il semblerait que taper sur l’interdiction de pesticides est plus porteur électoralement.

  • La fronde anti-McDonald’s gagne du terrain dans le Gard

    La fronde anti-McDonald’s gagne du terrain dans le Gard

    C’est le paradoxe sur lequel mise la direction de McDonald’s : malgré la fronde d’une partie des habitants à chaque annonce d’implantation d’un nouveau restaurant, si celui-ci parvient à ouvrir, il est très vite pris d’assaut. Le nouveau fast-food inauguré à Saint-Geniès-de-Malgoirès, bourgade de 3 200 habitants située entre Nîmes et Alès, l’illustre parfaitement. « J’ai rencontré des riverains, des locaux et des paysans de Saint-Geniès pour leur demander comment ça se passe avec ce nouveau McDo en zone rurale. Ils me disent que c’est plein. C’est incompréhensible. Mais s’il y a des gens qui sont en demande de cette bouffe-là, à ce prix-là, et que McDo offre ça, en tant que paysan, je n’ai pas grand-chose à dire », regrette Simon Le Berre, porte-parole de la Confédération paysanne du Gard qui s’était mobilisé contre cette ouverture.

    La direction de McDo en est bien consciente et a d’ailleurs affiné sa stratégie ces derniers mois autour de la ruralité. L’objectif désormais affiché par l’enseigne est simple : posséder un « restaurant » à moins de 20 minutes de chaque Français. Cette ambition est désormais lancée dans tous les départements. Dans le Gard, trois McDo ont ainsi ouvert en 2025 à Saint-Geniès donc, à Garons (5 400 habitants) et Langlade (2 300).

    Exploiter

    la désertification

    Après avoir maillé la banlieue nîmoise, le groupe américain cherche désormais à s’aventurer dans le reste du département. Un projet est actuellement à l’étude aux Mages, commune de 2 100 habitants au nord d’Alès. Un permis de construire déposé en avril est actuellement à l’étude. Mais la population locale a décidé de se mobiliser pour arrêter le projet en lançant une pétition qui a déjà rassemblé 600 signatures sur papier et près d’un millier en ligne. Elle avance plusieurs arguments pour s’opposer au projet comme « l’augmentation importante de la circulation automobile », les « risques accrus pour la sécurité des piétons et des enfants », les « nuisances sonores et olfactives », la « pollution visuelle et lumineuse dans une zone classée Réserve internationale de Ciel Étoilé », ou encore « l’impact économique très négatif sur l’ensemble des restaurants et commerces déjà présents ».

    Il y a un peu plus d’un mois, les habitants du territoire d’Anduze se sont aussi mobilisés. En effet, une zone commerciale est à l’étude sur la commune voisine de Boisset-et-Gaujac où seraient implantés une boulangerie Marie Blachère, un Carrefour Market et un McDo. Une pétition a également été lancée et dépasse les 1 500 signatures. Ici aussi les élus s’opposent au projet mais les maires font aussi part de leur impuissance face à des projets construits sur des terrains privés. Il y a quelques mois, c’était à Laroque, petit village héraultais à la frontière du Gard, que s’est constitué un collectif pour s’opposer au McDo qui a rassemblé 3 000 personnes pour sa pétition.

    « Ces nouvelles implantations ne vont pas dans le bon sens », regrette Claude Gaubert de l’association Que choisir de l’Hérault. « Ça va mettre en difficulté tout un tas de petits restaurants et cantines. Cela va à l’encontre d’une approche tournée vers les circuits courts et les produits locaux. Ça pose finalement un problème d’éducation à la nourriture puisqu’ils rencontrent un public. L’éducation nutritionnelle devrait être abordée dans les écoles. »

    Aujourd’hui, élus et collectifs s’interrogent effectivement sur leur capacité à lutter face à une telle multinationale. Ses installations posent aussi une question démocratique. « On peut le faire comme à l’ancienne, à la José Bové, et tout casser. Aujourd’hui trouver des militants qui sont prêts à faire de la prison pour s’opposer à un projet de construction, c’est compliqué. Certains seraient quand même motivés chez nous. Mais pour quel but ? Nous avons un doute à la Conf’ sur la pertinence de ces actions pour faire arrêter un projet », explique Simon Le Berre.

    Surtout, McDo, qui promet à chaque projet de créer de l’emploi, exploite une ruralité abandonnée par les services publics et touchée par le chômage. Dans ces terres où les lieux de sociabilisation disparaissent, la multinationale s’implante pour devenir le lieu de rendez-vous du territoire. Au détriment du local : ses restaurants, ses camions pizzas et ses agriculteurs locaux.

  • Le fournil qui fait les meilleurs colombiers

    Le fournil qui fait les meilleurs colombiers

    Ce gâteau traditionnel provençal se prépare à la Pentecôte. Le secret du premier prix obtenu par Franck et Céline les gérants de la boulangerie du village du Pays d’Aix résulte dans la combinaison d’un biscuit moelleux aux amandes, de melons confits d’Apt, le tout imbibé d’un subtil sirop au Kirsch. La tradition veut qu’on y cache une colombe, à qui la pâtisserie doit son nom. Le Fournil de Châteauneuf-le-Rouge avait déjà remporté cette année le concours de la meilleure baguette et du meilleur croissant du département. Situé place Auguste-Baret, il est ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h.

  • Xavier Niel livre sa conception de l’investissement et de l’IA

    Xavier Niel livre sa conception de l’investissement et de l’IA

    Au Pharo, face aux professionnels de l’information venus du monde entier, c’est un milliardaire qui a clos les grandes plénières, ce mercredi. Xavier Niel, fondateur de Free et actionnaire du Monde, s’est prêté au jeu du « coin du feu », un entretien animé par Lisa McLeod, directrice éditoriale de FT Strategies.

    Xavier Niel entame la discussion en parlant, en anglais, de ses investissements dans les médias : « J’ai commencé à investir dans tous les services en ligne, y compris Mediapart, où j’ai fait cinq fois mon argent. » Sa version de l’entrée au capital du Monde, en 2010, semble presque altruiste : « Ils ont un énorme problème, ils vont finir en faillite. » Depuis, assure-t-il, il n’interfère jamais dans la ligne éditoriale. La preuve, selon lui : Le Monde Diplomatique, « très à gauche, contre le capitalisme », reste libre.

    Sur l’IA, Xavier Niel se veut pragmatique : il faut vivre avec son temps et les technologies qui vont avec. Il dit avoir vite signé un accord (sur l’entraînement des modèles et les services) avec le géant américain, OpenAI, sans attendre ses confrères éditeurs. « Nous ne sommes peut-être pas de bons partenaires pour les autres éditeurs français », note-t-il, dans un sourire. Interrogé sur ce qui le « garde éveillé la nuit », le milliardaire répond la « polarisation » des médias. Il regrette que le New York Times ait été « trop contre » Donald Trump. Concentration des médias, précarité dans les rédactions et désinformation n’ont pas été évoquées.

  • Les enfants imaginent « la cour d’école idéale »

    Les enfants imaginent « la cour d’école idéale »

    Pendant deux ans, une centaine d’élèves de CM1, venant des seize arrondissements de Marseille ont réfléchi aux besoins des jeunes Marseillais et construit des projets destinés à améliorer leur quotidien. Élus par leurs camarades, ils ont d’abord été répartis au sein de huit mairies de secteur, avant de porter collectivement la voix des écoliers marseillais et de découvrir le fonctionnement de la démocratie locale.

    « La ville est amie des enfants et ce sont eux l’avenir de la ville », a déclaré Nathalie Tessier (PCF), adjointe au maire déléguée aux droits des enfants, mercredi 3 juin, lors de la séance plénière du Conseil municipal des enfants qui marque l’aboutissement officiel du mandat 2024-2026 de ces jeunes.

    Des projets ambitieux

    et engagés

    Accompagnés par la Ville, l’Unicef et la Ligue de l’enseignement, les jeunes élus ont restitué leurs projets autour de la solidarité, de la culture, de l’environnement et de l’aménagement des espaces scolaires. Fil rouge de ce mandat : « Quelle est la cour de récréation de vos rêves ? ». Cours d’école plus végétalisées et inclusives, accès élargi à la culture, lutte contre le gaspillage alimentaire, actions de solidarité envers les enfants de Gaza ou encore sécurisation des abords des établissements : les propositions ont témoigné d’une réelle conscience des enjeux sociaux et environnementaux. Les enfants ont également interpellé l’adjointe sur la propreté de la ville, la place de la nature dans l’espace public ou encore l’aide aux personnes sans logement. « Ce qui a été dit nous oblige », a souligné Jean-Marc Coppola, le maire communiste des 15-16.

    Pour l’Unicef, ce conseil illustre le droit des enfants à participer aux décisions qui les concernent. Une maturité et un engagement unanimement salués par les adultes présents.

  • Vaste opération de la police de l’environnement en Méditerranée

    Vaste opération de la police de l’environnement en Méditerranée

    La police de l’environnement s’est mobilisée durant le long week-end de l’Ascension sur la mer Méditerranée, pour sensibiliser les différents usagers des espaces maritimes. Au total, plus de 90 bateaux ont été contrôlés. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de l’opération Airpro, qui consiste à mener des actions de prévention et de contrôler les éventuelles atteintes aux espaces protégés. Pour cause : une dégradation des milieux liée à l’augmentation de la fréquentation touristique et de la pêche de loisir.

    Les eaux de Méditerranée occidentale constituent un « hotspot de biodiversité », explique l’Office français de la biodiversité. Elles abritent des habitats comme des herbiers de posidonie ou des récifs et de nombreuses espèces protégées (tortues marines, cétacés…). «Le réseau d’aires marines protégées tels que les parcs naturels marins, qui couvre plus de 80% du linéaire côtier méditerranéen français vise à préserver cette richesse écologique et les équilibres du littoral », ajoute l’office.

    C’est la première fois qu’une action de police de l’environnement se déroule sur les aires marines protégées de la Méditerranée. Une opération qui rappelle certaines pratiques à adopter sur les milieux littoraux et en mer, comme tenir son chien en laisse en cas d’oiseaux nichant sur les plages… Elle vise également à sensibiliser les usagers aux règles encadrant la fréquentation de ces espaces et aux impacts des activités humaines sur la biodiversité.